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MÉDICATION ANTIPHLOGISTIQUE

vent être chaudes ou froides, simples ou composées.

Les douches froides sont employées dans les cas d'aliénation mentale, et de beaucoup d'autres maladies du système nerveux, dans la misère physiologique (voy. Hydrothérapie, p. 2 /il).

Les douches chaudes^ aromatiques, sont administrées contre les douleurs rhumatismales chroniques, dans certains cas d'ankyloses incomplètes, d'engoi gements froids et d'hémiplégie, etc.

Les douches sulfureuses chaudes conviennent dans plusieurs affections herpétiques rebelles, rhumatismales.

Lavage de V estomac. — Enduire de glycérine le siphon stomacal de caoutchouc de Faucher; présenter le tube au fond de la cavité buccale.

Exercer d^s mouvements énergiques de déglulition ; pousser légèrement le tube ; s'arrêter à 50 centimètres. Elever l'entonnoir qui termine le siphon, verser un à deux litres d'eau de Vais ou de Vichy. Abaisser rapidement l'entonnoir dans le tube contenant du liquide. Renouveler l'introduction et l'évacuation du liquide. Un lavage chaque jour. Gastrite avec épaississement, dilatation, ulcération de l'estomac, dyspepsie atoniquc ou putride, catarrhe de la nmqueuse stomacale.

B-ain avec le son (F. H. P.).

Sou E

2 kilo^

Faites bouillir le son pendant un quart d'heure dans sullisante quantité d'eau, passez et mélangez avec l'eau destinée au bain.

Bain gélatine uuc (Codex).

Colle de Flandre 500 gram.

Eau chaude 10 kilogr.

Faites dissoudre à chaud, et mélangez avec l'eau du bain.

Bain êmollient.

Espèces émollientes 2000 giam.

Graines de lin 250 gram.

Faites bouillir le tout daiis :

Eau commune 5000 gram.

Passez à travers un linge avec forte expression; versez dans une quantité sutlisante d'eau chiiud»; pour un bain général

Prép. liuil. p. U6ag:e externe.

Les huiles douces constituent un élément utile de la médication antiphlogistique :

elles relâchent les tissus. Administrées à l'intérieur, elles sont employées dans les phlegmasies, et particulièrement dans celles qui ont le poumon pour siège ; à haute dose, elles agissent comme laxatifs. Les huiles qu'on doit préférer sont celles d^amandes douces.^ d'olives fines. On emploie celles de noix^ iVœillette et de lin; mais elles sont particulièrement usitées pour lavements laxatifs. Les huiles d'amandes, d'olives, sont très -utiles en onctions et injections, pour relâcher les tissus dans des cas de vives inflammations, érysipèle, furoncles, inflammation d'oreilles, pour prévenir les accidents de desquamation qui accompagnent souvent la scarlatine. L'axonge, ou graisse de porc, et les graisses animales, d'ours, de blai-

EMOLLIENTS

reau, de renard, etc., jouis- ' sent de propriétés analogues.

LOOCh blanc* Amandes douces inondées de leur pellicule, 30; amandes anières, 2; sucre blanc, 30 ; ^omme adragaut pulvérisée, 0,5; eau de tleur d'oranger, 10; eau commune, 120.

(Codex.) A prendre par cuillerées.

Faites une émulsiou avec ies amandes, l'eau et la presque totalité du sucre: triturez la gomme adragant avec le reste du sucre ; ajoutez peu à peu l'émulsion et Teau de Heur d'oranger en ayant soin de triturer constamment.

Les rédacteurs du Codex de 1866 ont supprimé l'huile d''amande du looch blanc, et par là annihilé presque toutes les propriétés de cette préparation, dont l'emploi est populaire; car si ce looch a une propriété utile dans les maladies de poitrine, il la doit certainement à l'huile.

Loocli solUfe {pâte amygd,).

Amandes douces mondées

de leur pellicule 600 gram.

Amandes amères mondées 60 gram.

Sucre ro^al 600 gram.

Eaudistilî. de fleur d'orang. 180 gram.

Pilez les amandes et le sucre dans un mortier de marbre, en ajoutant peu à peu l'eau de fleur d'oranger. Lorsque le tout sera réduit en pâte grossière, on achèvera de broyer cette pâte sur un marbre ou une pierre à chocolat, avep un rouleau de bois ou de pierre, jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement homogène. On la conserve pour l'usage dans des pots recouverts d'un peu de sucre en poudre et d'une feuille d'étain.

Pour .« préparation d'un looch :

Pâte amygdaline 60 gram.

Eau commune 125 gram.

Délayez la pâte dans l'eau, passez, et vous obtiendrez sur-le-champ une émulsion dans laquelle vous développerez le mucilage en triturant :

Gomme adragant pulvérisée 7 décigr.

Sucre 5 gram.

Looch tlUilenX. Huile d'amandes douces, 15 ; gomme arabique pulvérisée, 15; sirop de gomme, 30; eau de tleur d'oranger, 15 ; eau commune, 100. Versez l'huile sur la gonmW, mêlez ; ajoutez le sirop peu à peu, pui» l'eau et Peau de fleur d'oranger.

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