SUR LE VIN
loin d'offrir des avantajçes comparables au point de vue de Taltitude et des autres conditions hygiéniques. En Suisse, )e canton le plus visité est celui d' Appenzell : on se rend à Gais et à Weisb§d. Dans TOberland de Berne, il faut citer Interlaken etAaarmutli; Engelberg, dans le canton d'Unterwald, et enfin Rolirchach, sur le lac de Constance, qui convient aux plilliisiques, de même que Fured, sur le lac Balaton. — Saison : du 15 juin au ^5 septembre.
En France, les stations de petit-lait doivent être établies au voisinage des établissements thermaux.
Koumis. — Boisson fermentée, obtenue par la fermentation alcoolique et lactique du lait de jument, ou de !aii de vache étendu de son volume de so'ution aqueuse saturée de lactine. Utile dans les consomptions et surtout dans la phthisies vanté dans les cas de diarrhée rebelle. Une à quatre bouteilles par jour. Durée du traitement six semaines au minimum.
Mélif . — Boisson obtenue par la fermentation du lait de vache ; mêmes indications.
Du vin ; ses usages lliérapeutiqnes.
Autant l'abus des alcooliques produit de maux, autant le vin de bonne qualité pris en quantité modérée peut rendre de services dans les maladies, dans les convalescences et dans la santé. Depuis quelques années l'emploi de l'alcool dans plusieurs affections a de nombreux partisans; à tous les titres, les bons vieux vins sont préférables à l'eau-de-vie. Voici depuis longtemps en quels termes j'ai légitimé cette préférence : « Quand on cherche à se rendre compte du rôle du vin dans la nutrition, on reconnaît d'abord l'importance de l'association de l'alcool avec un liquide d'une acidité prononcée; non-seulement les deux saveurs, celle des acides et celle de l'alcool, s'associent heureusement, mais aussi, absorbées simultanément, l'acide modère l'énergie de la destruction de l'alcool dans l'économie.
j) Le tannin et les matières colorantes exercent une action sur l'estomac qui, dans certaines conditions, peut être regardée comme favorable ; le bouquet, qui charme le sens du goût et de l'odorat, doit avoir son utilité hygiénique, «car on sait par l'observation de beaucoup d'autres faits que de très-pttites quantités de substances sapides exercent une heureuse influence sur la nutrition.
» Le vin, dont la densité est voisine de celle de l'eau, est
absorbé moins rapidement que l'eau-de-vie; c'est encore une
ondilion favorable qui a poui- cffel, en réparlissani dans un
temps plus long Tabsorption et Tutilisation de Talcool, d'atté nuer les dangers de Texcès. A dose égale d'alcool, le vin rougei enivre moins, ébranle moins le système nerveux que Teau de-vie. 0
)> Le vin s'absorbe sans subir d'autre modification que celle d'être étendu d'eau par son mélange avec le suc gastrique ; les ferments digestifs n'ont donc pas besoin d'intervenir pour son absorption et son rôle ultérieur dans la nutrition : ce qui ex plique très-bien son utilité dans les maladies dans lesquelles la sécrétion des ferments digestifs est suspendue.
» La complexité des matériaux organiques qui entrent dans la composition du vin et qui, à certains égards, se rapprochent de ceux de l'organisme humain, rend bien compte de l'action restaurante du vin chez les individus épuisés par la vieillesse, par la maladie, ou par suite d'une alimentation insuflisante. »
Nature du vin; quantité^ mode d' administration ; indications thérapeutiques, — Le vin vieux qui n'a perdu aucune de ses bonnes qualités doit être préféré ; si la quantité est un peu élevée et si le vin est pris à un repas dans les conditions de santé ou de convalescence, les grands vins de la Bourgogne et du Bordelais viennent au premier rang, à la condition d'en modérer la dose pour ne point déterminer d'excitation encéphalique. Si le vin est ordonné comme remède avant ou hors des repas, c'est aux vins sucrés et alcooliques que l'on doit donner la préférence. Rien de mieux alors que celui de Saint-Raphaël. C'est lui qui, depuis longtemps, a remplacé avec grand avantage le vin de Malaga qu'on prescrivait dans les hôpitaux de Paris. C'est à l'initiative de mon très cher ami Soubeiran que l'on doit cette heureuse substitution. La dose de ce cordial par excellence est habituellement dans les hôpitaux de 120 grammes dans les vingt-quatre heures, administrés par cuillerée toutes les heures; cette dose correspond à 20 grammes environ d'alcool pur. On comprend qu'elle peut être sans inconvénient doublée, en insistant toujours sur le fractionnement dans l'administration. Tous les médecins des hôpitaux, parmi lesquels je citerai mes maîtres et mes amis Chomel, Rostan, Requin, Grisolle, Trousseau, etc., prescrivaient journellement ce vin généreux, et en obtenaient les meilleurs résultats.
Les vins blancs de Bourgogne et du Jura fournis par les deux admirables cépages le r/irtrdenef et le .<ta*;i7<7nîn jaune, étendus de deuxou trois ibis leur volume d'eau, constituent une tisane alimentaire des plus précieuses dans un grand nombre de maladies aiguës. Le vin blanc acide fourni par le cépage le melon.