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SUR LES INJECTIONS HYPODERMIQUES

Sur les injectioii.«t hypodermiques (C. Paul).

La plupart des praticiens supposent deux choses : que les seringues de Pravaz qu'ils possèdent donnent une goutte à chaque demi-tour de piston, et que ces gouttes pèsent exactement 5 centigrammes.

Ce sont là deux erreurs manifestes, et, pour arriver à la précision, voici comment il faut agir :

On pèse la seringue \ide, pais pleine de glycérine pure : on a ainsi le poids de glycérine qu'elle contient; puis on compte le nombre de demi- tours du piston.

Il suffit alors de mettre dans la quantité de glycérine que renferme la seringue autant de milligrammes qu'il y a de demi-tours, pour que chaque demi-tour donne rigoureusement 1 milligramme.

Prenons un exemple. Supposons que la seringue renferme l'J',17 de glycérine, et que le piston ait 21 demi-tours. IJ faut mettre, par l'J%17 de glycérine, autant de milligrammes qu'il y a de demi-tours du piston, c'est-à-dire 21.

La formule est donc celle-ci : Mettre dans la quantité de glycérine que renferme la seringue autant de milligrammes qu'il y a de demi-tours au piston. On a ainsi, quelle que soit la seringue, 1 milligramme par demi-tour.

Si Ton veut arriver à posséder un outillage pratique, il suffira d'avoir, dans la même boîte que la seringue, des solutions titrées et très bien choisies pour les injections.

De cette manière, on est toujours prêt à faire des injections hypodermiques avec sécurité et précision.

Pour ma part, quand je suis appelé à voir un malade le soir ou dans la nuit, j'emporte toujours avec moi ma boîte à injections hypodermiques, qui n'est guère plus grande qu'un porte-monnaie, et, s'il y a lieu, je trouve plus simple de faire une injection hypodermique avec l'alcaloïde indiqué par la maladie, que de faire lever un pharmacien la nuit pour piéparer une potion.

Ma boîte contient les chlorhydrates demorphine, denarcéine^ le sulfate d'atropine, le sulfate de strychnine, la digitaline, l'aconitine et la conicine.

Pour obéir aux indications courantes, ces solutions ont une concentration d'autant plus grande que la dose doit être plus forte. Mes solutions sont :

Sulf.ite d'atropine. . 1/2 mllllgr. par demi-tour.

Chlorhydrate de iiarcéine et sulfate

de strychnine 1 — —

Cblorhjdrate de morphine .... 2 — . —

RECETTES COLLECTIVES

Palpes.

On donne le nom de pulpes à des médicaments mous formés par la division mécanique de la substance molle des végétaux.

Pulpe de ciguë.

Feuilles fraîches de grande ciguë q. i. Réduisez-les en pâle Une dans un mortier de marbre, et pulpez à traders un tamis de crin. On prépare de la même manière les pulpes de toutes les autres feuilles ou fleurs fraîches.

Pulpe de carottes.

Racines de carottes q. s.

Réduisez les carottes en pulpe au moyen de la râpe.

On préparera de la même manière

les pufpes de patience, d'ail, de scille, de lis, de pommes de terre, etc.

Pulpe de pruneaux.

Exposez les pruneaux sur un diaphragme à l'action de la vapeur d'eau, jusqu'à ce qu'ils soient tout à fait ramollis, et, après avoir rejeté les noyaux, pilez la chair du fruit dans un mortier de marbre, et passez à travers un tamis de crin.

On prépare de même les pulpes de :

dattes, jujubes, oignons communs,

Racine d'aunee , de guimauve,

Espèces émullientes, etc.

Sues aqueux.

On donne le nom de sucs aqueux aux liquides aqueux qui sont contenus dans les cellules des végétaux, et qu'on extrait pour les besoins pharmaceutiques.

Suc de chicorée.

Feuilles de chicorée mondée q. s. Pilez-lus dans un mortier de marbre; exprimez le suc, et passez-le à travers filtre de papier.

On préparera de même les sucs de Feuilles de belladone,

— de ciçuè', Stramonium, Pétales de roses, Ecorce de racine de sureau, et en général de toutes les plantes vertes, comme feuilles de cerfeuil, cocliléaria, cresson, fleurs de pêcher, de bourrache.

Quand les plantes contiennent un suc trop mucilagineux, comme les borragi»

nées, ou qu'elles ne sont pas assez succulentes, comme les labiées ou les feuilles de noyer, après les avoir pilées, on y ajoute le cinquième de leur poids d'eau, pour pouvoir eu extraire le auc.

Suc de nerprfcx.

Baies de nerprun en maturité q. a.

Ecrasez les baies de nerprun aani les mains, et abandonnez-les à la fermentation pendant trois ou quatre jours; passez avec expression, llltrec le suc, et conservez-le par la méthode d' Appert.

On préparera de même les suça de Baies d'hièble, — de sureau.

Mûres.

Sucs éthérés des plantes actives.

Ajoutez au suc assez d'éther pour qu'après l'agitation il soit surnagé d'une couche légère de ce liquide. Après vingt-quatre heures, on enlève avec une pipette la couche d'élher, on filtre pour séparer un dépôt qui s'est formé, on ajoute la couche d'élher précédemment enlevée, et Ton conserve dans des vases exactement clo§ pour empêcher Tévaporation de l'éther. Veut-on employer le suc, on retourne le flacon :

la couche d'éther est renvei^

TISANLS.

sée, et il ne s'écoule que du suc tenant en dissolution une petite quantité d'étiior qui a servi à le préserver de toute altération.

Les sucs des plantes actives sursaturés d'éther se conservent indéfiniment sans altération et gardent toutes leurs propriétés physiologiques.

G*est surtout pour les sucs ^-thérés d'aconit (racines et feuilles) y à'anémoTief d'' si lébore noiry que j'espère obtenir un avantage marqué sur les préparations pharmaceutiques communément employées dont ces substances sont la base.

Tisanes.

Les tisanes sont de-<i î^quides qui ccntiennevii en aissolution une certaine quantité de principes médicamenteux, et qui sont destinés à servir de boisson habituelle aux malades. On les fait légères et dussi agrèibles que possible ; les tisanes devront être préparées au moment du besoin*

Tisane de bardane, (J\ H. P.)

Eacioes de bardaae 20 gram.

Eau bouillatfl^ 1 litre.

Faites infuser trois heures, passez et décantez.

Préparez de la même mauière les tÎMDes avec Icj racines de t

Acbe,

Angélique,

Asperge,

Aunée,

Chardon Roland,

Chicorée,

Fougère mile,

Fraisi«r,

GuimauTe,

Patience, Kaifort ffiaîche], Uatdnliia, Saponaire, Squiiie.

Les écorces de :

Quinquina iris, Quinquina jaune.

Sureau, Siniarnuba,

Tige de douce-amère.

Les liourgeons «le sapin.

Grande coiisoude.

Tisane de polygala. (F. H. P.)

Poljgala de Virginie lO gram.

Eau bouillante 1 litre.

Faites infuser pendant deux heures, et passez.

On préparera df la même manière des tisanes avec les racines de :

Guimauve. Celles de gentiane, quas-

sia amara , sassafras , valériane ,

liuis, doivent être préparées à

5 grammes.

Tisane de chiendent. (F. H. P.)

Chiendent fin 20 gram.

Lavez le chiendent à Peau froide, contusez-k dans un mortier de marbre, et faites le bouillir pendant une heure dans la quantité d'eau suffisante pour obtenir un litre de tisane :, passez et décantez.

On prépare de même, mais sans recourir au lavage préalable, les tisanes de racines de :

Canne de Provence,

Consoude.

Tisane avec la bourrache.

Feuilles de bourrache 10 gram.

Eau bouillante i lilrt.

Faites infuser pendant une heure et passez.

On prépare de même les tisanes avec les feuilles de :

Armoise, Anis,

Capillaire, J3uchu,

Chaniaedrys, Coca,

Chardon bénit. Houblon,

Chicorée,

Fumeterre,

Lierre terrestre.

Oranger,

Pariétaire, Pensée saui?age, Saponaire, Scabieuse, Scolopendre, Scoidium, Séné,

Turquette, I3\a ursi, Véronique.

Tisane avec l'hysope

Hysope 5 gram.

£au Ijouillante 1 l>tre.

Faites infuser pendant une heure, et

passez.

On prépare de même le» luanei avec les feuilles de :

Calament,

Lierre terrestre,

Marrube.

Mélisse,

Oranger,

Oripan,

Sauge,

Thé.

Tisane avec les fleurs d'arnica (F. H. P.).

Fleurs d'arnica A gram.

£au bouillante 1 litre.

Faites infuser pendant une heure, et passez à trafers uùe toile serrée.

O*» préparera de même lef tisanei •vcc les Heurs de :

Camomille romainci

Coquelicot,

Matricaire,

Sureau.

Tisane avec les fleurs de bouillon-blanc (F. H. P.).

Pleurs de houillon-hlanc 8 gram.

Eau bouillante 1 litre.

Faite! iniuser pendant un« heure, et (OMez.

On préparera de même lei tiianei trec les fleurs de •

Petite centaurée.

Guimauve,

MauTe,

Pied-de-chat,

Tilleul,

Tussilage,

Roses rouges.

RjXETTfcS r.OLLECÏlVl>.

Tisane avec Canis (F, H. P.).

Fruits d'anis 8 gram.

Eau bouillante 1 litre.

Faites iniuser pendant deux heures, et passez.

On préparera de même les tisanes avec :

Les fruits d'anis étoile,

— de phellandrie aquatique,

— de genévrier (baies de ge niévre) ;

Les écorces d*oranges amères ; La graine de lin.

Tisane avec les pruneaux (F. H. P.).

Pruneaux 60 gram.

Ouvrez les pruneaux en deux parties, et faites-les bouillir pendant une heure dans une quantité d'eau sufiisante pour en obtenir un litre de tisane ; passez a travers une étamine.

On préparera de même les tifan«t avec :

Les dattes.

Les ligues.

Les jujubes.

Tisane avec le riz (F. II. P.).

Riz 20 gram.

Faites bouillir dan» une quantité d'eau suilisante pour obtenir un litre de tisane jusqu'à ce que le riz soit crevé; passez à travers une étantine claire.

On préparera de même les tisanes avec :

L'orge perlé, Le gruau.

Bouillon de veau.

Rouelle de veau 120 j;ram.

Eau de rivière 1 litre.

Faites cuire à une douce chaleur, dans un vase couvert, pendant deUÂ heures; passez le bouillon quand il sera refroidi.

On préparera de même les houilloni de '

Mou de vesu,

Ponlet,

Ecre visse*,

Tortue,

Grenouille*.

RlMLLMO.NS.

ÊmalslODft.

On donne le nom d'émulfions à des liqueurs d'apparence laiteuse, que Ton prépare en divisant les semences huileuses au moyen de Teau.

Ce sont des médicaments trèsaltérables, et que, pour cette raison, on ne doit préparer qu'au moment du besoin.

On nomme encore émulsions des préparations qui ont la même apparence que les précédentes , mais dont la composition est différente :

on les obtient en divisant et suspendant quelques matières huileuses, résineuses ou gommo-résineuses dans Teau à l'aide d'un mucilage de gomme ou de jaune d'oeuf,

EmuUion simple (lait d'amandes;.

Amandes douces dépouillées

d'- leur pellicule 50 gram.

Sucre blanc 50 f;ram.

Eau froide 1000 grarn.

Pilez les amandes afec une petite quantité d'eau froide dans un mortier de marbr:', de manière à les réduire en une p««le très-line: délayez cette pâte «Tec le reste de l'eau ; laites distoudre le lucre ; passez à travers une étftmine.

On prépare de même les émuleions

•Tec :

Amandes amere»,

Semences froides,

Chènevis,

Pistaches,

Pifjnons doux.

Et autres semences éniulsiTes.

Mucilages.

Sous le nom de mucilages^ on comprend des médica-

ments liquides qu» coulent lentement, et qui doivent leur consistance ii la gomme ou à d'autres principes analogues tenus en dissolution ou rarement en suspension dans l'eau. La consistance des mucilages doit varier suivant les usages auxquels on les destine. On l'augmente ou on la diminue facilement en employant à leur préparatior) une plus ou moins grande quantité d'eau.

Mucilage de Un»

Semences de lin 30 gram.

Eau tiède 150 gram.

Faites digérer pendant six heures, en agitant de temps en temps, passez avec expression.

On préparera de même les mucilagea de :

Semences de coings»

Racine de guimauve,

Semences de psyllium.

Potion».

Les potions sont des préparations magistrales dont la composition est extrêmement sujette à varier, et (jui sont toujours prescrites pur le médecin au moment même de l'emploi. Elles sont liquides, et on les administre aux malades par cuillerées à des époques plus ou moins rapprochées.

Eaax distillées.

On nomme eaux distillée»

Teau chargée par distillation des principes volatils de5 plantes.

KECBTTES COLLECTIVES.

Eau distillée de laitue.

Tiges fraîches de laitue 5000 gram.

Eau commune 10000 gram.

Pilez les tiges de laitue; mettez-les •Tec Teau danslacucurbite d^un alambic, et distillez à un feu modéré jusqu^à ce que le produit obtenu soit de 5000 grammes.

On préparera de même les eaux distillées de :

Bourrache, plantain, pariétaire, bleuet, el autres plantes inodores.

Eau distillée de cochléaria»

Feuil. fraîch. de cochléaria 1000 gram.

Eau commune q. s.

Contusez la plante, mettez-la promptement dans un alambic ordinaire, avec assez d^eau pour qu'elle en soit recouverte, et distillez à un feu modéré jus- Îu'à ce que vous ayez obtenu en produit 000 grammes.

On préparera de la même manière feau distillée de cresson.

Eau distillée de laurier-cerise.

Feuilles de latsrier-cerise

récentes , recaeillies

^e mai à septembre . 1000 gram.

Eau AOOO gram.

Contuseï les feuilles, distillez-lcs avec l'eau, à feu modéré, jusqu'à ce que TOUS ayez obtenu :

Produit distillé 1500 gram.

Lorsque Topération sera terminée, agitez fortement Peau distillée, iiltrez, pour séparer PhuiJe essentielle. L'eau distillée de laurier-cerise ainsi préparée contient de 55 à 70 milligrammes d'acide cyanhydrique sur 100 grammes.

Pour l'usage médical, on doit abaisser ce titre à 50 milligrammes, en l'étendant d'eau distillée. On détermine le titre de l'eau de laurier-cerise, au moyen d'une dissolution titrée de sulfate de cuivre, contenant 23 gram. 9 centigram. de ce sel cristallisé sur 1000 ceotimétres cubes.

Eau de rose.

Pétales de roses pllei 1000 gram.

Eau commun* q« k

Distillez à la vapeur jusqu'à ee qtM vous ayez obtenu, eau distillée, 1000 fT«

Pour l'eau dût. </« fleur é'orangtr on obtient 2 d'eau pour 1 de fleur.

Eau distillée de tilleul.

Fleurs sèches de tilleul 1000 gram Eau commune q. s.

Distillez à la vapeur, jusqu'à ce que vous ayez obtenu, eau distillée, 4000 grammes.

On préparera de même les eaux distillées de .

Camomille, mélilot, sureau, origan,

serpolet.

Eau dlstill, de menthe poivrée.

Sommités fraîches de menthe poivrée lOUO gram.

Eau commune q- s.

Distillez à la vapeur pour obtenir, eau distillée, 1000 grammes.

On préparera de même les eiui distillées de :

Coquelicot,

Hysope,

Mélisse,

Armoise,

Nymphaea,

Pouliot,

Absinthe.

Eau distillée de lavande*

Sommités H. et fr. de la-

▼ande 1000 gram.

Ëau commune q« ••

Distillez à la vapeur jusqu'à ce que le produit obtenu soit de 1000 grammes.

On préparera de même les oiux distillées de :

Sauge, Thym, Tanaisi«, Lierre terrestre.

Eau distillée d'anis.

Semences d'anis 1000 gram.

Eau commune q. s.

Distillez à la vapeur pour obtenir, eau distillée, 4000 grammes. Filtres.

On préparera d« même las eaui dit tillées d« t

ALCOOLATS,

Semences de persil,

— de fenouil,

— d'angèlique, Baies de genièvre.

Eau distillée de cannelle.

Cannelle de Ctjlan 1000 gram.

Eau commune 8000 giam.

Laissez macérer pendant douze heures: distillez ensuite à feu nu, en faisant bouillir doucement jusqu'à ce que vous ayez obtenu AOOO grammes de produit. Après 24 beures, filtrez.

On préparera de même les eaux distillées de :

Bourgeons de pin,

Badiane,

Cascarille,

Girolles,

Piment,

Sassafras,

Valériane.

Alcoolats.

Les alcoolats sont des préparations qui résultent de la distillation de l'alcool sur une ou plusieurs substances médicamenteuses.

Alcoolat d'écorce d'orange (esprit d'orange).

Zestes frais d'oranges 500 gram.

Alcool à 80» 3000 grum.

Faites macérer pendant deux jours ; distillez au bain-marie jusqu'à siccité.

On préparera de la même manière les alcools de :

Citron,

Cédrat,

Bergamote,

Fleur d'oranger.

Alcoolat de romarin {esprit de romarin).

Sommités fleuries et fiaîclies de romarin, lOOO gram.

Alcool à 80", 3000 gram.

Eau di^tillée de romarin 1000 gram. Faites macérer pendant quatre jours et distillez au bain-marie, jusqu'à Ce que vous ayez obtenu en alcoolat 2500 srammes.

On préparera de la mêu-.e manière les alcools de :

Menthe poivrée, mélisse, lavande, et ceux de toutes les labiées.

Alcoolat de cannelle (esprit de cannelle).

Cannelle de Ceylan 500 gram.

Alcool à 80o AOOO gram.

Réduisez la cannelle en poudre grossiéie, laissez-la macérer dans l'alcool pendant quelques jours, et distillez au bain-marie jusqu'à ce que vous ayez obtenu sous forme d'alcoolat la presque totalité de l'alcool employé.

On préparera de la même manière les alcools de ; Badiane, girofle, muscade, sassafras,

calamus aromaticus, genièvre.

Teintures.

On appelle teintures alcooliques ou alcoolés, des liqueurs préparées avec de lalcoo dans lequel on fait dissoudre le plus ordinairement des matières d'origine végétale ou animale au moyen d'une macération ou d'une digestion plus ou moins prolongée. Le Codex emploie l'alcool à G0% à 80% à DO" centésimaux.

Teinture de benjoin.

Benjoin en poudre 100 gram.

Alcool à 80o 500 gram.

Faites macérer pendant dix jours, en agitant de temps en temps, puis filtrez.

On préparera de même les teintures avec les substances suivantes :

Baume de Tohi, ettous les baumes Térébeiilliiiie, Résine de gaïac, et tous les autres

sucs résineux, Scanmiouée, euphorbe, Asd fœlida, Connue ammoniaque.

Myrrhe, et toutes les autres gommes-résines.

RECETTES COLLECTIVES

Teinture de gentiane.

Racine de gentiane 100 grani.

Alcool à 60° 500 gram.

Faites macérer pendant dix jours, passez avec expression, tiltrez.

Préparez de la même manière les teintures de

Fleurs d'arnica, de noix de galle, bois de gaïac (teinture dite eau-devie de gaiac): racine d'auriée, de Colombo, de jalap, dMpécacuanba, de cainça, de quassia, de ibubarbe, de valériane; bulbes de scille, de colcliique; d'absintbe (feuilles), aconit (feuilles), aloés, belladone (feuilles), cbanvre (feuilles), ciguë (feuilles), coca, colcbique (semences), digitale, jaborandi, jusquiame, lobelie, noix de galle, qiiinquinas gris, jaune et rose, ratanbia, séné, stramoine. cachou, kino.

Teinture de cannelle.

Cannelle de Ceylan en poudre demi fine 100 grani.

Alcool à 31° Cart. (80o c.) 500 —

Faites macérer en vase clos pendant 10 jours, en agitant de temps en temps, et passez avec eipression ; filtrez.

On préparera de même les teintures avec les substances suivantes :

Racine : d'ellébore noir , de contra ^verva, gingembre, pyrèthre, asarum, noix vomique, girofle, cascarilb:, anis, asa fœtida, badiane, boldo, buchu, cubèbe, eucalyptus (feuilles), euphorbe, fève de Calabar, ellébore blanc, iris (rhizomes), matico (feuilles), orange amcre (zeste), panama (écorce) , polygala de Virginie.

Teinture, ou alcooléy ou esprit de menthe.

Essence in«nlhe, 2; alcool à 90f>,98.

Mêlez, filtrez.

Préparez de même les teintures :

Anis et ombelliféres , bergamote, cédrat, citron, genièvre, orange, oranger (néroli), romarin et labiées. {Codex.)

Teinture de castoréum.

CasloréuDi pulvérisé 100 grani.

Alrool à 80o p. 100 1000 gram.

Faites macérer pendant huit jours, pa.'sez avec expression et filtrez. Préparez do la même manière les teintures de :

Ambre gris, cochenille, musc, vanille,

safran, succin.

Alcoolature de Rhtis radicans.

Feuilles réc. de Rhus radicans 500 gr.

Alcool à 90o 500 gr.

Contnsez les feuilles de rhus, el faites-les macérer pendant quinze jours dans Talcool; passez avec expression, filtrez.

On préparera de même les alcoolatures avec les feuilles fraîches de : Aconit, anémone pulsalille, ciguë,

cresson de Para, digitale, belladone,

jusquiame, bulbes de colchique,

laitue vireuse, noyer, stramoniuni;

fleurs d'arnica, fleurs de colchique,

eucalyptus, drosera.

Toutes ces teintures dilTèrent essentiellement de celles que Ton prépare ordinairement avec les mêmes plantes desséchées, et elles doivent être délivrées sur une prescription spéciale.

Teinture éthérée de ciguë.

Poudre de feuilles de ciguë ^O gram.

Elher alcoolisé à 0,'' ^JOprani.

Traitez la pcru. t/e ciguë par l'éther dans l'eniemnoir à déplacement; recevez le liquide élhére, que vous conserverez pour l'usage.

On préparera de la même manière les teintures éthérées de :

Jusquiame, aconit, belladone, digitale pourprée, morelle, nicotiane, fleurs d'arnica, racines de pyrèthre, de valériane.

Teinture éthérée de castoréum.

Castoréum pulvérisé 100 gram.

lilher alcoolise 500 gram.

Mettez ces deux substances dans un flacon à Pémeri, faites macérer pendant (piatre jours, en ayant soin il'agiter le vase de temps en temps; mirez ensuite dans un entonnoir

EXTRAJTS.

couvert, et conservez pour Fusajïe.

On préparera de même les teinturos éthérées de :

Succin karabé, musc, ambre gris.

Teinture éthérée d'asa fcetida.

Asa fœtida 100 gram.

Ether alcoolisé à 0,76 500 gram.

On préparera de même la teinture de tolu.

Et en général les teintures étliétées des résines et des gommes-resines.

Tins médicinaux.

Les vins médicinaux sont des médicaments qui résultent de l'action dissolvante du vin sur une ou plusieurs substances organiques ou inorganiques.

Vin d'absinthe.

Feuilles sèches d'absintlie 30 gram.

Vin blanc généreux lOllO gram.

Alcool à 66» 60 gram.

Incisez l'absintlie; arrosez-la avec l'alcool, et, après vingt-quatre heures de contact, ajoutez le vin, et faites macérer le tout pendant deux jours.

Passez, exprimez et iiltrez.

On préparera de la même manière le vin de :

Racine d'aunée.

Vinaigres médicinaux.

Vinaigres chargés par macération des principes solubles des plantes.

Vinaigre scilliUque.

Squames sèclies de scille 100 gram.

Vinaigre blanc 980 —

Acide acélique cristallisable 20 —

Faites macérer dans un matras pendant quinze jours, passez et iiltrez.

Vinaigre rosat.

Pétales desséchées roses rouges.

Se prépare, d'après le nouveua comme le vinaigre sciliiliqu<.-.

On préparera de la même manière les vinaigres de :

Fleurs de suieau, romarin sauvage,

lavande, œillet.

Ces divers vinaigres sont plutôt employés comme cosmétiques que comme médicaments. Velpeau prescrivait souvent avec avantage une cuillerée de vinaigre rosat pour un litre d'eau, pour combattre les granulations du col de l'utérus et les écoulements chroniques.

Vinaigre framboise.

Framboises récentes mondées de leura calices 1500 gram.

Vinaigre blanc 1000 gram.

Faites macérer dans un matras de

verre, ou dans une cruche de grès,

pendant quinze jours; coulez ensuite

sans expression ; iiltrez.

On préparera de la même manière

les vinaigres avec les autres fruits

rouges.

Extraits.

On donne le nom d'extrait au produit de l'évaporation jusqu'en consistance molle, ferme ou sèche, d'un suc ou d'une solution obtenue avec une substance végétale ou animale et un véhicule vaporisable, tel que Teau, l'alcool, l'éther, et plus rarement le vin et le vinaigre.

Lorsqu'on prépare avec la même substance un extrait aqueux et un extrait alcoolique, et que le médecin ne spécifie pas, on doit délivrer l'extrait aqueux.

Lesextraits obtenusavecles

RECETTES COLLECTIVES

SUCS de fruits ont reçu nom particulier de robs.

le

Extrait de haies de sureau (rob de sureau).

Suc exprimé et non fermenté de baies

de sureau q. s.

Evaporez au bain-marie eu consistance de miel épais.

On préparera de la même manière les robs de :

Raisin, groseille, belladone, brou de

noix, concombre sauvage.

Et celui de nerprun, en employant

le suc fermenté.

Extrait de ciguë (Codex).

Suc de ciguë claritlé à ciiaud q. s.

Evaporez au bain-marie en consistance d'extrait.

On préparera de la même manière les extraits de :

Anémone pulsatille , belladone, laitue vireuse, rbus radicans, brou de noix, jusquiame, stramonium, ortie, cocbléaria, cresson.

Extrait de ciguë avec la fécule verte (n'est plus au Codex).

Ciguë en fleur q. s.

Ecrasez la ciguë, exprimez-en le suc; passez celui-ci à travers une toile, et divisez-le dans des assiettes de faïence en couches de deux lignes d^épaisseur environ; mettez ces assiettes dans une étuve que vous entretiendrez à une température de 35o à 40o, ou au soleil, jusqu'à ce que le •uc soit entièrement desséché. Sortez alors les assiettes de l'étuve, et aussitôt que l'extrait sera suffisamment ramolli a l'air pour pouvoir être détaché aisément, enfermez-le dans des pots ou dans des bouteilles à large ouverture, que vous boucherez avec des bouchons de liège et que vous goudronnerez.

On préparera de même les extraits avec la fécule verte de :

Belladone, jusquiame, stramonium,

aconit, anémone, Inilue vireuse, rhus radicans, Dclivr. surprcscrijit.

spéciale.

Extrait de réglisse.

Racine sèche de réglisse q. s.

Coupez la racine de réglisse en tronçons minces ; faites-la sécher à l'étuve, et réduisez-la en poudre demi-fine en la passant au moulin. Humectez cette poudre avec la moitié de son poid»

d'eau distillée froide, et, après douze heures de contact, tassez-la convenablement entre deux diaphragmes dai»

un cylindre d'élain ; lessivez-la avec de l'eau distillée à l5o ou 20"; arrêtez Técoulement des liqueurs aussitôt qu'elles passeront peu concentrées.

ChaulFez-les au bain-marie, passez-les . pourséparerlecoaguluinqui se sera formé,et procédez à l'évaporation au balnniarie jusqu'en consistance d'extrait.

On préparera de même les extraits de :

Racine de rhubarbe, de bardane, de bistorte , de gentiane , de persil, de saponaire, d'année, de patience, de ratanhiu, de chiendent, de quassie an.ère, de Pareira brava; tiges de douce-amère, écotces de saule, de monésia.

Extrait de digitale.

Feuilles sèches de digitale 1000 pram.

Eau distillée bouillante 8000 gram.

Réduisez les feuilles de digitale en poudre grossière; faites-les infuser pendant douze heures dans 6000 gr. d'eau.

Passez avec expression à travers une toile, laissez déposer. Traitez le mare de la même manière avec le reste de l'eau. Concentrez au bain-marie la première infusion ; ajoutez la secomde»

après l'avoir amenée à l'état sirupeui, et évaporez jusqu'en consistance d'extrait mou.

Préparez de la même manière le»

extraits de :

Feuilles d'absinthe, aconit (feuilles)^ chicorée, fumeterre, féné, trèfle d'eau, feuilles d'armoise, de chamadrys,de chardon bénit, de bourrache, de pensée sauvage, de séné; fleursde camomille, du petite centaurée.

Extrait alcoolique de ciguë.

Ciguë sèche 1000 gram.

Alcool à 60o 6000 gram.

Réduisez la ciguë en poudre demi-fine, humectez-la avec 500 gram. de l'alcool prescrit; tassez convenablement entre deux diaphragmes dam un cylindre

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