DRAGÉES
qui s'administrent sous la forme de petites boules, et dont la consistance est celle d'une pâte assez ferme pour ne pas adhérer aux mains et pour conserver leur forme sphérique; les bols sont des pilules du poids de 40 centigr.
et plus.
Granules, Draguées.
On donne le nom de granules aux pilules enrobées, ou à de petites dragées dans lesquelles le principe actif, soluble dans l'eau ou l'alcool étendu, est associé au sucre.
Dans ce dernier cas, le noyau est formé, soit par un anis de Flavigny, soit par de la mignonnette très-régulière. Cette forme pharmaceutique présente les avantages d'assurer la conservation et de faciliter l'administration des médicaments; mais quand il s'agit de substances actives, on ne doit jamais abandonner leur fabrication à la routine d'ouvriers droguistes. Les granules imprimés Frère offrent les garanties de pureté et de dosage.
Granules de digitaline»
Digitaline 10 centigr.
Sucre de lait pulvérisé l^ gram.
Gomme arab. pulvérisée 1 gram.
Sirop de miel q. s.
Triturez longte.nps la digitaline dans un mortier de porcelaine avec le sucre de lait, que vous ajouterez par petites portions à la fois: mêlez la
RECETTES COLLECTIVES
somme arabique, et faites avec le sirop une masse pilulaire bien homogène.
Divisez cette masse en cent granules que vous argeiiterez.
Cliacun de ces granules contient 1 nkiiligramnie de digitaline.
Préparez de la même manière et aux mêmes doses les granules de :
Acide arsénieux, Atropine, Strychnine etc.
Dans les cas où une prescription médicale ne spécifierait pas l'emploi d'une dps deux digitalines, amorphe ou cristallisée, le j^harmacien devra toujours délivrer !a digitaline amorphe d'Homolle et Quevenne. ^Codex.)
Pitut. et graniil. imprimés (Frère et Ch. ïorclion).
Ces pilules et granules sont préparés avec des masses pilulaires divisées mécaniquement; leur dosage est de la plus grande exactitude ; sur chaque pilule ou granule sont inscrils les noms et la dose du médicament actif, double garantie contre toute erreur.
Granules d'aconitine cristallisée (Champigny).
Aconitine cristallisée 1 centigr.
Sucre de lait pulvérisé. 4 gramm.
Mellite simple. Q. G.
Dissoudre 1 alcaloïde à froid dans un gramme de chloroforme et verser goutte à goutte cette solution sur le sucre de l;iit en tritur;iut longuement jusqu'à disparition complète de toute odeuichloroformiquo, ajouter la gomme arabique et faire avec le mellite une masse pilulaire que l'on divisera en cnit graimles. Chaque granule conlient un dixième de niilliçirmn- 7>i/rs d'aconitine cristalliser.
On préparera de nules de digitaline dixième de milligr.
même les gr cristallisée n
Gvan. d'azotate d'aconitine.
Azotate d'aconitine 1 cent.
Sucre de lait pulvérisé 4 gr.
Gomme arabiquepulvér. 1 gr.
Mellite simple Q. G-
Faire dissoudre le sel à chaud dans quelques goutles d'eau distillée et verser cette solution goutte à goutte sur le sucre de lait en tiiturant longuement, ajouter la gomme arabique et faire avec le mellite une masse pilulaire que l'on divisera en cent.
Chaque granule contient vrt, dixirme de milligramiws d'azotate d'aconitine.
Capsules.
Les capsules sont des enveloppes préparées au moyen d'une composition élastique à laquelle on donne une forme sphérique, olivaire, ou aplatie; elles sont destinées à recevoir les substances dont on veut dissimuler l'odeur et la saveur. La formule suivante est celle que l'on emploie le plus ordinairement :
Gélatine incolore Glycérine Sucre pulvérisé
25 grani.
10 gram.
8 gram..
^5 granu
Faites dissoudre au bain-marie.
Plongez dans cette solution de petites olives de fer étamé, légèrement huilées, et fixées sur un plateau au moyeu d'une tige mince. Au bout de quelques instanls, retirez le plateau, et imprimez-lui un mouvement circulaire en tous sens, jusqu'à ce que la matière gélatineuse soit un peu refroidie : pui» portez le plateau dans une étuve trèslegèrement chaulVée. Lorsque la capsule est assez sèche, retirtz-la par un brusque mouvement de traction, et
icoupez avec des ciseaux rexcéilt-nt qu termine Tolive. Pour piocéder au remplissage, disposez plusieurs capsules sur des supports de bois percés de ti-ous: introduisez alors le liquide dans une burttte ellilée. Si la substance destinée a remplir l a capsule avait une consistance trop épaisse, comme le baume de copahu, par exemple, chauHéz-la au bain-marie pour la rendre plus liquide. Fermez ensuite Touverture de cbaque capsule au moyen d'un pinceau de blaireau enduit de solution gélatineuse rbaiide ; puis, pour rendre plus unie la partie supérieure des capsules, plongez-les de nouveau jusi|u'au quart environ de leur longueur dans la solution gélatineuse, et laissez-les sécher à l'air ou dans une étuve très-légèremenl chaulï'ée.
Les substances pulvérisées sont introduites dans des tubes ouverts par l'un des bouts, qu'on ferme au moyen d'un second tube vide, sensiblement de même dimension, qui s'emboîte sur le premier à la manière d'un étui.
Les capsules renfermant des médicaments très-liquides et volatils, comme celles qu'on désigne aujourd'hui sous les noms de globules ou p<;rles, s'obtiennent au moyen d'un appareil spécial, qui, soudant l'une à l'iiulre, par une forle pression, deux plaques minces gélatineuses, laisse enfermé dans la cavité produite le médicament litjuide, de telle sorte que la capsule étant découpée en même temps que soudée par ses bords, elle sort de r;ippui«îil suus la forme d'un sphéroïde aplati, i.es médicaments qu'on peut avec avantage préparer de Cette manière sont les ca[jsules de :
Ether.
T«:inlures élhérées, Essence de teiébeiilhine, (chloroforme, etc.
.Codex,
Cachets.
Feuilles de pain azvme découpées en forme ronde, plates sur leurs bords et con-