MARCHÉS
Premier arrondissement.
MAncnË de la madeleine. — C’est un emplacement couvert construit récemment entre la place de la Madeleine et la rue Castellane.
marché aux fleurs, place de la Madeleine.— Il se tient les mardis et vendredis, autour de l’église de ce nom.
marché saint-honoré , rue du Marclié-Saint-Honoré. — Construit en 1809, sur l'emplacement du couvent des Jacobins, qui fut détruit pendant la Révolution. Il se compose de galeries spacieuses où sont étalées toutes sortes de comestibles.
Deuxième arrondissement.
marché notre -dame-de- lorette. — Récemment établi au coin des rues. Notre -Dame -de- Lorette et de la Rochefoucauld.
Troisième arrondissement.
marché saint- joseph. — Construit en 1814, sur le terrain occupé par une chapelle dédiée à saint Joseph.
marché des proitvaires, près l’église Saint-Eustachc. — On y vend toutes sortes de comestibles, et deux fois par semaine de la viande de boucherie à un prix inférieur à celui de la viande qui se débite chez les bouchers de Paris.
Quatrième arrondissement.
C’est dans cet arrondissement que se trouve l’emplacement des Halles.
Cinquième arrondissement.
marché du chateau-d'eac , rue du Château-d’Eau. — Ce nouveau marché, élégamment construit et commodément disposé , vient d’étre bâti pour remplacer le marché saint-Laurent, situé près de l’embarcadère du chemin de fer de l’Est, et qu’on a détruit pour ouvrir le boulevard de Strasbourg.
marché aux fleurs, boulevard Saint-Martin, au pied du Château-d’Eau. — Les lundis et jeudis.
marciié saint-martin. — Édifié en 1807, dans l’enclos
de l'ancienne abbaye de Saiut-ÎIartin-des-Champs, il est formé de deux halles en arcades, divisées en stalles au nombre de 400; au milieu, il y a une fontaine décorée de trois figures allégoriques.
marché du temple. — Construit en 1802, sur une partie de l’ancien Temple. 11 s’v vend particulièrement du linge, des vêtements d'occasion, et môme des meubles et des objets de literie.
Septième arrondissement.
marché des blwcs-maateaijx . — Fondé en 1819, sur l’emplacement du couvent des Filles -Hospitalières- de - Sainl-Gervais.
marché saint-Jean. — Ce marché avait été établi sur l’emplacement de l’hôtel de Craon, qui fut démoli en punition de l’assassinat du connétable de Clisson par Pierre de Craon. C’est au corps de garde voisin que se portèrent, le 12 mai 1839, une partie des insurgés aux ordres de Barbés. Ils désarmèrent le poste et tuèrent ou blessèrent plusieurs soldats. Le corps de garde a disparu et le marché vient d’ôtre supprimé.
marché des enfants-rouges, rue de Bretagne.
Huitième arrondissement.
marché popexcourt, rue de Ménilmontant.
marché sainte-catherine, place Sainte-Catherine, près la rue Saint-Antoine. — Ouvert en 1783, sur l’emplacement du couvent de Sainte-Catherine-du-Yal-des-Écoliers.
marché beauve.au ou marché lenoir, rue Lenoir, entre les rues de Charenton et du Faubourg -Saint -Antoine. — Construit en 1830 par Lenoir, il prit le nom d’une abeüJ le Saiut-Àntoine.
Neuvième arrondissement.
marché neuf, rue du Marché-Palü, dans la Cité. — Malgré son nom, ce marché est certainement le plus ancien de Paris; car il existait dès la première race, sous le nom de marché Pain et à peu près sur son emplacement actuel.
marché aux jambons, bbulevard Bourdon. — Commence avec la semaine sainte et se continue durant trois jours.
Dixième arrondissement.
marché de la rue de sèvres, rue du même nom. — Ce marché se tient sous des parapluies de toile goudronnée, et disparaît tous les jours à une heure après midi, pour laisser la place à la circulation.
Onzième arrondissement.
marché saint-germain. — C’est le plus beau de Paris ; il fut bâti en 1811 par Blondel. Le plan de ce marché est un parallélogramme de 92 mètres de long sur 75 de large. 11 se compose de quatre corps de bâtiment symétriques, percés de grandes arcades.
Au milieu de la cour formée par ces bâtiments est une jolie fontaine qui était auparavant sur la place Saint- Sulpice : sa forme est celle d’un tombeau antique, elle est surmontée d’un fronton et ornée de bas-reliefs consacrés aux Arts et au Commerce. Vers le bas sont deux coquilles ou demi-vasques dans lesquelles l’eau tombe pour s’échapper par des mascarons dans un bassin quadrangulaire formant le soubassement de ce monument — Le dimanche, marché de pigeons et d’oiseaux vivants.
marché a la volaille, quai des Augustins. — Ce
marché, appelé aussi la Yrallée, fut construit, en 1810, à la place qu’occupait l’église du couvent des Augustins. Sa longueur est de 64 mètres et sa largeur de 48. Marché les mercredis, vendredis et samedis. C’est là que doivent être apportés, avant d’être vendus dans Paris, la volaille et le gibier.
marché aux fueurs, quai aux Fleurs. — Ce marché, longtemps le seul de ce genre à Paris, continue à être le plus fréquenté. Son emplacement sert de lieu de promenade aux habitants de ce quartier.
Douzième arrondissement.
marché des carmes, place Maubert. — Assez analogue au marché Saint-Germain. Bâti, en 1818, sur le terrain de l’ancien couvent des Carmes. Aux journées de juin 1848, il s’y livra un sanglant engagement. Le corps de garde fut livré aux flammes par les insurgés.
marché des patriarches, entre la rue Mouflelard et la rue d'Orléans-Saint-Marcel. — La cour où a été établi ce marché est appelée cour des Patriarches, parce qu’elle dépendait autrefois d’une maison appartenant à Bertrand de Chanac, patriarche de Jérusalem, et à Simon de Cramault, patriarche d'Alexandrie.
marché aux chevaux, boulevard de l’Hôpital. — Ce marché fut d’abord établi sur le boulevard des Capucines en 1604, par Henri IV, et fut transféré en 1642 où i est aujourd’hui. En 1818, on y planta des arbres et on forma des avenues pour l’exercice des chevaux. Un endroit appelé YEssai, formé par un chemin semi-circulaire, montant et descendant, a été pratiqué pour l’essai des chevaux que l’on veut acheter. Le marché se tient les mercredis et samedis. 11 est sous la surveillance spéciale de la police.
Près de là est le marché aux Chiens, qui a lieu le dimanche.