FORTIFICATIONS
Depuis la révolution de 1789, à plusieurs reprises, on a eu le projet d’élever des fortifications autour de Paris. Après les désastres de 1815, Napoléon éprouva à Sainte- Hélène un regret bien amer de ce que les Parisiens avaient été forcés d’ouvrir leurs portes aux armées coalisées, faute d'être suffisamment protégés ; et ce regret, il l’a consigné dans le Mémorial de Sainte-Hélène.
Enfin, après de longs débats parlementaires, les fortifications furent votées en 1841, et leur érection coûta 140 millions de francs. C’est un travail gigantesque.
Elles se composent : 1° d’une enceinte continue d’environ 38 kilomètres de développement, qui s’étend sur les deux rives de la Seine, surmontée de bastions et de terrasses, avec une escarpe revêtue de 10 mètres; 2® de dix-sept forts détachés, avec plusieurs tranchées. Le tout est relié par des routes stratégiques.
Voici le nom des forts détachés :
forts de Charenton, de Nogent , de Rosny, de Noisy, de Romainville, d'Aubervilliers, de l 'Est, de la Couronne du Nord, de la R riche, du Mont-Valérien, de Vanves, d'Issy, de Montrouge, de Bicétre, d 'Ivry, de Stains, de Rouviay.
On a également augmenté l’importance du fort de Vincennes.