PRÉFACE
Chaque pays a sa capitale ; mais aucun État n’est exprimé, résumé, centralisé tout entier dans sa première métropole, comme la France, qui vit entièrement dans Paris.
La capitale de tous les autres États européens est une commune ordinaire, se distinguant des villes proprement dites, parce qu’elle renferme les pouvoirs politiques, et qu’elle est le siège du gouvernement. Il n’en est pas ainsi parmi nous ; car, la centralisation ayant détruit l’esprit local et l’institution communale en France, la direction des intérêts et des affaires se trouve transpor-
tée tout entière à Paris. C’est dans ce centre que tout vient aboutir, c’est de là que tout émane. Dans les plus grandes villes, vous ne trouverez point d’existence propre, rien de particulier ni de . saillant : Paris a tout pris, tout absorbé. C’est donc à Paris, tête de la France, que l’on peut seulement étudier son esprit, et sentir battre son cœur.
Paris étant le produit de la centralisation française, il résume aujourd’hui tous les pouvoirs et toutes les influences qui s’éparpillaient autrefois dans le pays. Quand la féodalité succomba, les châteaux se vidèrent; mais Paris se remplit de seigneurs très-heureux de vivre désormais à la cour. Lorsque les communes eurent cessé d’exister, ce fut Paris, siège du gouvernement et du pouvoir royal, qui accapara les droits souverains dont on dépouillait ces Aères républiques du moyen âge.
Paris a donc progressivement absorbé, de siècle en siècle, toutes les forces locales de la France. A l’exception du pouvoir épiscopal , demeuré debout dans nos cathédrales catholiques , et dont le trône spirituel s’est conservé dans les principaux centres de notre pays, il n’est rien resté, dans les départements , de l’ancienne organisation politique des provinces.
Paris a gagné tout ce que les autres villes ont perdu. Et c’est là seulement qu’il faut étudier aujourd’hui les arts, la littérature, les monuments et les mœurs de la France.
Paris n’est donc pas une simple cité ni même une capitale : c’est toute la France résumée, mais organisée. De là, le secret-de cette puissance et de cette influence qu’exerce souverainement Paris aussi . bien sur les nations étrangères que sur notre patrie elle -même. De là aussi peut-être le secret de cette mission initiatrice et toute de propagation, que les historiens ont signalée comme un des glorieux attributs de la France.
Si, en général, les événements, les grands faits, les institutions, ont besoin de traverser la France pour devenir européens et se répandre ensuite dans la civilisation universelle, c’est que ceux-ci, en se produisant à Paris sur une grande échelle, agissent avec une uniformité, un développement et une grandeur qui leur donnent quelque chose d’achevé et de complet ; c’est que les peuples trouvent, dans cet immense foyer de lumière, des clartés qui illuminent leur esprit, un but supérieur à leur propre but, et le moyen de l’atteindre pour mieux fixer leurs destinées respectives.
Quoi qu’il en soit, l’histoire apprend à tout le monde que les événements qui sont repoussés par la France restent locaux, particuliers aux pays où ils sont nés, et qu’ils ne revêtent un caractère d’universalité qu’autant qu’ils sont nés ou qu’ils sont bien accueillis par elle.
C’est à Paris surtout que doit revenir l’honneur de ce glorieux destin d’initiation et de propagation qu’il remplit généralement de tout temps, mais plus particulièrement au xvme siècle.
L’influence du gouvernement français s’était singulièrement amoindrie. La grande monarchie de Louis XIV avait vieilli en quelque sorte avec le grand roi. Ce despotisme brillant qui avait sauvé, organisé et relevé la France, si affaiblie et si humiliée par les discordes de la Fronde, par la guerre civile et la guerre espagnole , s’éclipsait et s’affaissait sur lui-même , comme toutes les puissances qui ne reposent pas sur des institutions, et qui n’ont pas de profondes racines dans l’histoire, dans les mœurs ou dans les lois. La monarchie de Louis XV, toute nominale , laissait en réalité l’influence et le pouvoir à cette prétendue philosophie du xviu* siècle qui, des salons de Paris, a fait le tour de l’ Europe, agitant les villes, exaltant
les populations et pénétrant ainsi dans les contrées les plus lointaines, pour leur apprendre les pensées, les opinions et les doctrines de la France.
Le pouvoir au xvme siècle est tout entier dans les salons de Paris; le gouvernement disparaît alors presque complètement, et l’esprit humain apparaît comme principal et presque seul acteur.
La puissance de Paris ne s’arrête plus. Tous les faits, tous les événements la confirment. Voilà la révolution qui se produit. Dans son amour de réforme, dans ses allures et même dans ses excès, elle sera essentiellement parisienne.
Cette grande et belle époque du Consulat , cette magnifique préface de l’Empire , aura Paris pour interprète et pour appui; la France applaudit à des idées et à une influence où elle se reconnaît elle-même, en quelque sorte, mais transformée et agrandie. C’est Paris, toujours Paris qui sera l’àme et la tête de la France, soit qu’il faille défendre la nationalité, soit qu’il faille propager la civilisation.
Quelle belle fortune faite à une ville, à la capitale de la France ! Où trouver en Europe, et même dans le monde, une destinée pareille et une domination aussi haute ?
En réalité, Paris est donc la France ; c’est à ce titre qu’il mérite l’intérêt et l’étude, l’amour et l’admiration du genre humain.
Depuis le moyen âge, cette mission continue sans intervalle et sans interruption. Mobile comme les événements et comme les situations, Paris peut changer toujours dans la-forme, mais il ne changera jamais d’esprit. Aussi est-il dans le présent ce qu’il était autrefois dans le passé, à savoir la tête et le cœur de la France.
Nulle part l’esprit humain n’a été travaillé ni l’âme humaine remuée à une aussi grande profondeur ; c’est donc à Paris qu’il faut venir demander le secret du génie de la France.
C’est à Paris qu’il faut venir étudier à la fois le passé, le présent et l’avenir. Où trouver des monuments en aussi grand nombre P Où rencontrer autant de richesses d’art ? Quelle variété, quelle fécondité dans cette glorieuse et magnifique unité française !
Le livre destiné à expliquer et à faire comprendre notre grande cité, devait être presque un résumé de l’histoire et de la nationalité de la France. Ainsi compris, c’eût été un ouvrage immense, une encyclopédie historique ; mais au risque d’être insufli-
sant,il fallait chercher à être complet dans un seul volume.
Telle est la tâche difficile et sérieuse que nous avons voulu remplir. Déjà nous avions, dans le passé, publié" divers Guides sur Paris. Profitant de notre propre expérience, nous avons voulu refondre les matériaux si nombreux mis à notre disposition, et, dans un cadre restreint, chercher à dire tout avec peu de paroles : tel est l’ouvrag-e substantiel et concis que nous présentons aujourd’hui au public.
Nous avons tenu beaucoup moins à l’étendue des documents qu’à leur exactitude complète. Depuis un grand nombre d’années, les nouveaux Guides sur Paris sont, à des degrés divers, la reproduction des ancien^ ; ils perpétuent des erreurs et présentent un Paris de merveille et de convention , qui n’est pas le Paris de la réalité et de l’histoire. Ce dernier n’a qu’à gagner pour tout le monde en perdant les fausses couleurs du roman.
C’est ce Paris des annales françaises que nous avons voulu expliquer et reproduire. La critique la plus sévère a présidé à notre travail , et nous espérons que, sous le rapport de l’exactitude et de la fidélité historique, notre livre sera irréprochable.
L’Exposition universelle appelle de tous les pays de l’Europe de nombreux voyageurs, qui viennent prendre part à ce grand concours de l’industrie et du commerce. Ils seront admis à visiter, sans billets spéciaux :
Les palais impériaux et les établissements de la couronne, de 1 heure à 3 heures, les mardi, jeudi et dimanche de chaque semaine , à moins que LL. MM. II. n’habitent un de ces monuments ;
Tous les jours , la salle des séances , celle des conférences, le salon de l’Empereur et la bibliothèque, dans le Palais législatif;
Le Musée des Monnaies, tous les jours de 10 heures du matin à 4 heures du soir, les dimanches et lundis exceptés; et les mêmes jours, de 10 heures du matin à 1 heure de l’après-midi, mais sur la présentation de billets personnels dont la demande devra être faite au président de la Commission des monnaies, les ateliers de fabrication des monnaies ;
Sur la présentation des passeports, la manufacture impériale des tabacs, les mardis, jeudis et samedis, de midi à 4 heures ; et la douane de Paris, rue de l’Entrepôt , n° 2 , les dimanches, de midi à 4 heures ;
L’église et le dôme des Invalides, tous les jours, de 11 heures à 5 heures, excepté le dimanche ;
La Bibliothèque impériale, les lundi, mercredi et vendredi de chaque semaine, de 10 heures à 3 heures ; les bibliothèques de l’Arsenal, de Sainte-Geneviève et de la Sorbonne , tous les jours aux mêmes heures, excepté les dimanches et fêtes; la bibliothèque Sainte-Geneviève, tous les soirs, de 6 heures à 10 heures;
Les galeries du Muséum d’histoire naturelle, les mardis et vendredis, de 2 heures à 5 heures, et les dimanches, de midi à 4 heures ; — les lundi, jeudi et samedi, de 11 heures à 3 heures, sont réservés pour les personnes munies de billets ou de passeports ;
Le Conservatoire impérial des arts et métiers, les dimanches et jeudis, de 10 heures à 4 heures ; — les étrangers sont admis, en outre, les autres jours ;
Les Collections de l’École impériale des mines, les mardis, jeudis et samedis, de 10 à 3 heures;
Le Musée de l’artillerie, les lundis et jeudis, de midi à 4 heures. — On demandera les cartes d’entrée au ministre de la guerre ou au président du Comité de l’Artillerie ; mais les étrangers sont admis sur la simple présentation de leurs passeports ;
Le Palais des Thetmes et le Musée de l’hôtel de
Cluny, tous les jours, de midi à 4 heures, excepté les lundis.
Des traductions du Nouveau Guide à Paris sont faites dans plusieurs langues, et chacun pourra lire l’histoire de nos monuments, de nos ég-lises, de nos places, de nos rues, dans le langage familier à ses habitudes et à son intelligence.
Le Nouveau Guide est divisé de la manière suivante :
1° Une notice historique sur Paris et ses agrandissements reproduit le tableau de cette ville aux différentes époques de notre histoire ;
2° La description de tous les monuments publics de Paris, faite dans l’ordre de leur importance historique ;
3° La revue des établissements religieux, si curieux par leur architecture, et les richesses qu’ils renferment ;
h° L’énumération des établissements de sciences et d’arts, des musées et des bibliothèques ;
5° La visite des théâtres, concerts, bals publics ;
6° La description des établissements de bienfaisance, prisons, casernes et barrières ;
7° Les halles et marchés, les abattoirs, les aqueducs, les canaux, les fontaines ;
80 Les ponts, places, promenades, boulevards, bazars et passages ;
9° Tous les renseignements divers sur les institutions, les ministères, les ambassades, les mairies, les services publics qu’il importe à l’étranger de connaître;
10° Une promenade dans les principales rues de Paris, dont les vieilles légendes, les anciens monuments, las grands hommes morts et les grandes institutions détruites, se trouvent en quelque sorte ressuscités ;
11° Les ordonnances de police concernant les voitures publiques ou de remise ;
12° Un tableau exact de la valeur de toutes les monnaies principales en usage dans les différents pays du monde ;
13° Un dictionnaire alphabétique indiquant toutes les rues de Paris, avec les modifications si nombreuses qui sont le résultat des démolitions et percées nouvelles récemment accomplies ;
14° Le plan de Paris, avec toutes les indications nécessaires pour se diriger seul dans ce réseau si compliqué de rues, de carrefours, de places, de quais, de ponts, de passages, d’impasses et de boulevards qui composent Paris ;
15° Dix-huit gravures sur bois reproduisant
les dessins des principaux monuments et palais ;
16° Les plans des dix principaux théâtres de Paris, avec l’indication du numéro des loges, du nombre et du prix de location des places.
Cette nomenclature doit suffire pour donner une idée un peu exacte de l’importance et de l’étendue du travail de notre livre.
Ce nouveau Guide ajoute un volume à notre collection de la Bibliothèque du Voyageur , éditée avec le plus grand soin par notre Maison.
Aujourd’hui, chaque ligne de Chemin de fer a son Guide spécial. Chaque Guide , à son tour, est complété par un petit Atlas.
Au milieu de tous les besoins nouveaux, éclos à la vapeur des chemins de fer, les Guides et les Atlas qui les complètent ne sont pas les seuls ouvrages utiles. L’imprimerie centrale des chemins de fer avait un titre qui lui imposait des devoirs. Elle devait observer et deviner tous les goûts, tous les besoins, tous les désirs de ceux qui voyagent. Elle a interrogé avec sollicitude toutes les situations, toutes les possibilités; son expérience a, chaque jour, recueilli des observations nouvelles dont elle a su profiter, et le résultat de ces laborieuses études est entré dans les petits livres qui composent la Bibliothèque du Voyageur.
Les Guides et les Atlas forment une série de cette Bibliothèque. Ils montent avec le touriste dans les wagons, et répondent à tout ce qui leur est demandé, sur les stations, sur le paysage, les villes, les fleuves , les châteaux et les monuments. Ils donnent rhistoire pittoresque et animée, mais toujours vraie, de tout ce qui intéresse le voyageur. Ici, un drame de deuil et de sang ; là, un souvenir de fête et de splendeur ; dans ce château, une conquête de suzeraineté féodale ; plus loin, un grand acte de la royauté, une mystérieuse légende d’abbaye, une ville avec les grandes luttes de sa charte et de sa commune jurée; plus loin, une idylle, une douce expansion du cœur ; enfin, toute la variété dont se compose l’unité de l’histoire de notre patrie, dont les moindres souvenirs ont droit à notre intérêt, à notre étude et à notre préférence. Voilà la part des Guides et des Atlas.
Mais, pour ne rien laisser à désirer, notre Bibliothèque devait comprendre encore d’autres publications. Avant de monter en voiture, avant d’avoir fixé l’heure du départ, on a besoin de connaître en détail les services de toutes les Compagnies ; il faut savoir les heures d’arrivée et de départ ; il faut apprendre où et quand on doit changer de ligne pour arriver au but du voyage que l’on s’est proposé.
— so —
Pour tous ces documents si utiles à connaître, donnant au voyageur cette certitude et, par suite, cette tranquillité, ce calme de l’esprit dont connaissent si bien l’avantage tous ceux qui se déplacent, Y Indicateur officiel des Chemins de fer , et le Livrct- Chaix, qui existe depuis bientôt dix années, fournissent tous ces détails.
Des Livrets spéciaux de chaque ligne, un Livret des Environs de Paris et un Livret des Rues de Paris complètent cet ensemble de documents, et mettent sous les yeux du lecteur les services relatifs à chaque ligne, que l’on trouve ainsi réunis, et qu’il est facile de consulter.
Or, nulle part on ne peut voir exposé avec plus d’exactitude et de fidélité tout ce qui touche aux nombreux services des Compagnies de Chemins de fsr, que dans cet Indicateur , dans le Livret-Choix et dans les Livrets spéciaux.
Toutes ces publications sont faites avec les renseignements mêmes fournis par les Compagnies; ils sont, vis-à-vis du public, leurs organes officiels.
U Indicateur s’adresse plus spécialement au simple voyageur en France , au touriste ; il se renouvelle toutes les semaines, et il le tient toujours au courant des moindres modifications apportées dans les services.
Le Livret-Chaix est un joli volume, avec des cartes spéciales pour chaque ligne ; il paraît tous les mois. Il entre dans les moindres détails des services divers de voyageurs et de marchandises, et
donne les tarifs des différentes vitesses. Il ne se borne pas seulement aux chemins de fer français ; il franchit la frontière, et embrasse les ligues étrangères et les bateaux à vapeur. Le Livret-Chaix est le véritable Moniteur détaillé de la circulation générale dans toute l’Europe. C’est le livre des Ministères, des Ambassades, des Consulats, de la Direction des postes, des Administrations de tous les services publics, et des grandes Maisons industrielles et commerciales.
Les Livrets spéciaux de chaque ligne donnent des « renseignements détaillés sur les divers services de chaque Compagnie ; ne s’occupant que d’un seul réseau, ils permettent de trouver très-facilement les documents dont on a besoin.
Un voyage n’est un plaisir qu’à la condition d’être préparé sérieusement comme une affaire. On doit y apporter cet esprit de prévoyance que la Providence impose à tous comme une loi générale, et dont les infractions sont punies par le désappointement et souvent par la douleur, cette triste compagne de l’homme sur la terre.
Nous avons voulu que notre expérience pût servir à tout le monde, et nous publions, sous le titre de Conseils aux Voyageurs en Chemins de fer , en Bateaux à vapeur , en Poste et en Diligence , les renseignements les plus intéressants sur la manière de voyager, et les soins à prendre en état de santé ou de maladie. Ce livre indique aussi les préparatifs à faire avant le voyage, et la conduite à tenir pendant et après ; il doit être consulté toutes les fois que le Voyageur a perdu ses bagages ou qu’il a quelques réclamations à adresser à une Compagnie.
V Almanach officiel des Chemins de fer, des Bateaux à vapeur et de la Télégraphie électrique donne des notions élémentaires sur tout ce qu’il importe le ' plus de connaître dans le mécanisme et dans l’organisation des Chemins de fer.
Tels sont les premiers ouvrages qui composent actuellement la Bibliothèque du Voyageur. Leur utilité spéciale a été reconnue du Public, et nous nous faisons un devoir de compléter chaque jour notre œuvre en ajoutant de nouveaux livres à cette collection.
En dehors de cette Bibliothèque, notre Maison a édité d’autres livres d’une utilité pratique pour toutes les personnes qui ont besoin du service des Compagnies de Chemins de fer.
Ainsi a été publié le Manuel du Voyageur et de V Expéditeur en France et à l'Étranger. Il enseigne les droits et les devoirs des Voyageurs, Expéditeurs et Commissionnaires. Il traite de toutes les questions de responsabilité , de douane et d’octroi , et rapporte tout ce que la législation, la jurisprudence ou l’usage ont consacré sur cette matière importante.
L’Essai administratif sur V Exploitation pratique des Chemins de fer contient des instructions générales et particulières sur tous les emplois qui dépendent de l’Administratioij des Compagnies et sur les soins à donner au matériel.
Le Guide commercial , à l'usage des Chefs de Gares et Stations , comprend toutes les instructions nécessaires au service commercial, à celui du mouvement et au contrôle des Compagnies.
L’Annuaire officiel des Chemins de fer apprend, chaque année, au Public la situation administrative et financière de chaque Compagnie ; il rapporte textuellement les conventions et les cahiers de charges, les statuts et les documents de législation et de jurisprudence ; il explique le mode d’exploitation de chaque ligne, et donne des notices sur les Chemins de fer étrangers.
Le Bépertoire de la législation des chemins de fer ,
réunit tous les documents épars dans les recueils officiels et difficiles à trouver. Pour simplifier les recherches et pour faciliter l’étude, le bureau de la statistique de la direction générale des chemins de fer a rédigé ce répertoire, présentant l’énumération complète et la classification méthodique de toutes les dispositions législatives et réglementaires. Ce livre est ainsi, par le fond et par la forme, le véritable manuel pratique de la législation des chemins de fer.
Le Précis historique et statistique des voies navigables, complète l’Annpaire et fait pour la navigation ce que celui-ci a accompli si heureusement pour les Chemins de fer. Chaque cours d’eau, rivière ou canal, y est la matière d’un article spécial et complet. Ce précieux ouvrage est un traité complet sur les voies navigables. Toutes les questions qui se rattachent à l’économie de transport y sont approfondies et résumées.
Le Traité juridique de la Construction, de l’Exploitation et de la Police des Chemins de fer renferme l’exposition complète du droit et de la jurisprudence sur les trois états divers des Chemins de fer : avant la construction, sur les questions d’expropriation pour établir les lignes ; pendant la construction, sur les questions de devis, de marchés, d’extrac-
tion de matériaux, etc. ; pendant l’exploitation, sur toutes les questions de louage d’industrie et de transport de marchandises. Cet ouvrage traite encore de la police ou de la partie pénale des Chemins de fer. *
A côté de ces publications de livres existent, dan3 le même but, plusieurs séries de Cartes géographiques. qui donnent' pour l’Europe, l’Amérique et la France le réseau complet de toutes les lignes.
La Carte générale des Chemins de fer de l'Europe embrasse tous les Chemins de fer étrangers ; elle met sous les yeux le résultat obtenu par des travaux gigantesques, résultat que toutes les nations ont cherché à s’approprier, aucune ne voulant rester en arrière des autres. C’est, en quelque sorte, un tableau complet de la force et de la puissance commerciale de chaque pays. Le principal office du commerce est, en effet, de distribuer partout les produits suivant les besoins. Les Chemins de fer, qui relient les mers et les territoires, sont aujourd’hui l’instrument nouveau du commerce qu’ils renouvellent.
La Carte générale des Chemins de fer et des Voies navigables de la France n’embrasse que notre territoire; mais elle donne avec le plus grand soin toutes les lignes exploitées , celles qui sont en construc-
tion, et celles seulement concédées. Toutes trois se distinguent les unes des autres, et rendent visible le réseau actuel de nos lignes de fer. Cette Carte indique ainsi tout le parti pratique que l’industrie, le commerce, l’agriculture, peuvent tfrer de ces nouvelles voies de communication, combinées avec les anciennes grandes routes, avec les canaux et les fleuves.
Les Cartes spéciales de chaque réseau français , éga lement sur format grand-aigle, donnent, d’une manière très-étendue, le parcours complet, avec l’indication des stations, des localités et des routes desservies par les voitures de correspondance.
Le Grand Atlas des principaux chemins de fer du monde, des canaux, des fleuves et de la télégraphie électrique, contient une série de cartes qui présentent dans tous leurs développements le vaste réseau de tous les moyens de circulation existants actuellement.
Aujourd’hui, notre Nouveau Guide à Paris est terminé. Le plus grand soin y a présidé. Plein de con-fiance, nous le présentons au public, et nous espé rons qu’il l’accueillera avec la même bienveillance qu’il a déjà accordée à nos précédents ouvrages.