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ARC DE TRIOMPHE DU CARROUSEL

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Cet arc de triomphe, véritable chef-d’œuvre de délicatesse et de goût, s’élève à l’entrée de la cour des Tuileries. Napoléon donna ordre aux architectes Percier et Fontaine, de le construire, en 1806, pour célébrer la gloire des armées françaises. Les proportions de ce monument ne dépassent pas 15 mètres de hauteur sur 20 de largeur et 4 d’épaisseur. -

Comme l’arc de Septime-Sévère et celui de Constantin, celui-ci est percé de trois arcades dans sa face coupée par une arcade transversale. Huit colonnes d’ordre corinthien, de marbre rouge du Languedoc, décorent les deux façades principales et soutiennent l’entablement.

Chaque colonne supporte une statue représentant des militaires français de diverses armes. Au-dessus de l'entablement, il y a un attique, surmonté d’iin double socle, au-dessus duquel se trouve un char de triomphe attelé de quatre chevaux et conduit par la Victoire. Ce morceau de sculpture, assez faible d’exécution, est cependant l’œuvre de Bosio.

Les bas-reliefs, dus au ciseaux de Cartelier, de Parcieux, de Deseine, dô Claudion, de Lesncur, de Ramey, représentent la Capitulation d’Ulm, la Bataille d’Austerlitz, l'Entrée des Français à Vienne, le Retour du roi de Bavière à Munich, et la Paix de Presbourg. Cet arc de triomphe était couronné, avant 1815, par le fameux

quadrige de Venise, que l’Empereur ayait fait transporter à Paris.

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