Nomb., XXV
au Jourdain. mer morte Voyage VIII. 279
« à l'époque de la moisson où le fleuve regorge par-dessus toutes ses rives *. »
Le camp des Israélites s'étendait entre Betl^ésimoth au S. et Abel satlm au N., d'après l'Ecriture sainte^, et renfermait Bétharan, d'après la tradition.
Abelsatim, en hébreu Abel ha Sittim, le Pré des Acacias, appelée communément Sittim par abréviation, est une localité restée inconnue. Nous savons seulement par Josèphe que « le camp d'Abila, environné de palmiers, » était sur le Jourdain, à 60 stades (11 km.) de Jéricho 3.
Bethjésimoth, ou Beth-Simot était une ville conquise par Moïse sur le roi Séhon, dans l'Arabah de Moab, près de la mer Salée ^. Josèphe raconte que sous Vespasien le général Placide s'empara d'Abila, de Juliade (S. Jérôme et d'autres disent avec raison Liviade) ou Betbaran, et de Bésimoth, trois villes situées sur le Jourdain, près de la mer Morte ^. Cette ville existait encore au temps de S. Jérôme qui l'indique à 10 milles (15 kil.) au S. de Jéricho •. Le Pèlerin de Plaisance, se rendant du lieu du baptême de N.-S. à la mer Morte, visita le camp des Israélites à Salamaïda (probablement pour Samaîta) et rapproche ce lieu des Fontaines de Moise^ qui coulent à 18 km. à l'E. de l'embouchure du Jourdain. Les Talmuds mettent entre Bethsimoth et Abelsatim une distance de 12 milles (18 kil.). Toutes les indications topographiques fournies par la Bible, Josèphe, les Talmuds et Antonin conviennent fort bien aux ruines appelées Khirbet Soueimet, ou au site des sources d'Aïn Soueïmet, qu'on voit à 10 km. au S.-S.-E. de Jéricho, à 4 kil. à l'E. du Jourdain et à 2 km. au N.-E. de la mer Morte, avec plusieurs dolmens dans le voisinage"^. Sainte Sylvie d'Aquitaine permet de préciser l'étendue de ce camp. Venant du N., du lieu du baptême de N.-S., elle y entra à Livias, alors siège d'un évêché. Au temps de Jésus-Christ, Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pétrée, donna le nom de Livias (en l'honneur de Livia, femme de l'empereur Auguste) à l'antique ville de Bétharan, en grec Betharam. Josèphe l'appelle Betharamatha et Betharamphta, et le Talmud Belha-Ramta, forme chaèdéenne de Ram ou Ramah. Dans la Bible cette ville est toujours associée avec Bethnemra, appelée par le Tahnud Beth-Nimrîn et indiquée par Eusèbe à 5 milles de Bélharan- Livias. Bethnemra est sans contredit le l'en Nimrîn k 9 km. à l'E. du Jourdain et à 15 km. au N. de la mer Morte, et Livias ou Betharam répond fort bien au Tell er-liaméh situé à 9 kil, à l'E. du Jourdain, à 8 kil. au S. de Tell Nimrîn et à 7 au N.-E. de Soueimet •*.
Le camp des Israélites s'étendait donc de la mer Morte à la hauteur du gué tl Hadjlâ et se prolongeait à l'E. probablement vers les Fontaines de Moïse, au septentrion du mont Phasga et du mont Nébo.