Introd. in S. S., II
336 Voy. XII. S.\M.VRIE-SÉBASTE De Jérusalem
De Naplouse à, Sébastiyéh.
En sortant de Naplouse, du côté occidental de la ville, on suit pendant une heure la roule carrossable de JaflFa, qui côtoie une fertile vallée. Sur les dernières pentes du Garlzim, on aperçoit Rafîdia, village habité par 500 Grecs non-unis, quelques Latins et quelques protestants. A dr., le village de Zouâta occupe le versant de l'Hébal. Vingt min. plus loin, on voit à g. Beit Oudlien, puis Beit Iba. Au bout d'une heure de marche, on quitte la route de Jafla pour prendre le chemin qui so dirige au N.-O. Après 20 min. de montée, on aperçoit au fond d'une vallée Deir Schérâf^ plus loin, vers l'O. Keisîn et Beit Lîd^ au N.-O. Ramîn et Ànebtâ ; ce dernier village possède d'anciens sépulcres et une piscine taillée dans le roc. A dr., se présente en Naqoûra situé sur une éminence, et au-delà Djennesinia. Bientôt on descend la côte ; puis, 10 min. après avoir traversé le vallon, on passe sous un aqueduc. Après une nouvelle montée de 15 min., on arrive à Sébastiyéh,
Samarie. — Sébaste.
Histoire. Jéroixmm avait transféré sa résidence royale de Sichem à Thirza ou TherBa,aujourd'liui Talousa, à 9 km. à VÈ. de Sébastiyéh.
Thirza avait été détruite par Josué, et son roi mis à mort avec toute la population ^ Burchard de Mont-Sion (1285) rappelle cette localité par son nom biblique, mais Jean de Maundeviile la nomme Délouse.
La 6* année de son rèj^ne (928 ou 929), Omri acheta pour deux talents d'argent la colline de Séméron de son propriétaire Somer, et y fonda une cité appelée en araméen Schomeraïn, nom que les Grecs ont rendu par Samareia. Le roi en lit la capitale du royaume d'Israël.
Achab, fils d'Omri, épousa Jézabel, fille du roi de Sidon, et introduisit à Samarie le culte de Haal, auquel il bâtit un temple. Samarie fut assiégée deux fois par Benhadad I", roi de Syrie. La seconde fois, le siège dura trois ans, et telles furent les horreurs de la famine, qu'une mère mangea son propre enfant. Néanmoins, l'ennemi, efirayé par des bruits mystérieux, leva le siège et s'enfuit, comme l'avait prédit le prophète Elisée *. A cette époque, Samarie fut témoin de plusieurs miracles et prédictions des prophètes Elie et Elisée.
Jéhu s'empara de Samarie, extermina la famille d'Achab et fit mettre à mort les prêtres de Baal. Ce roi y fut ensevelit après sa mort.
Salmanasar m, puis Sargon II, rois d'Assyrie, mirent le siège devant la ville qui succomlw au bout de trois ans. Ce fut la fin du royaume d'Israël ; 27.000 Israélites lurent emmenés en captivité à Babylone, et iJO ans plus lard, Assarhaddon envoya à Samarie une colonie étrangère.
Alexandre le Grand châtia sévèrement cette ville qui, l'an 331 av. J. C, s'était révoltée contre le gouverneur de la Syrie. Les habitants qui échappèrent à la mort furent expulsés et remplacés par des colons syro-macédonieus.
L'an 129, Aristobule et Antigone, secondés par Hyrcan, leur pèrt*,. prirent la ville a])rès un siège d'un an. Gabinius la rebâtit et Auguste la céda à Hérode le Grand. Celui-ci l'agrandit, l'embellit avec un luxe