Jos., XVII, 11. - 2. I. B., XXVIII, 18-2ii
à Tibëriade, gethhÉpher Voyage XVII, 397
au sommet d'el Chanoûk (15 min.), d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur la ville et les environs de Nazareth. En descendant sur l'autre versant dans la direction du N.-E-, on aperçoit a g. Seffourtyéh (248 m.) situé à 5 km. au N.-N.-O. de Nazareth. C'est Fancienne ville de Sepphoris. (F. p. 520).
Devant soi on voit er Reinéh qu'on atteint en 20 min. Au S.-E. du village coule une bonne source dont l'eau est recueillie dans un bassin. Un sarcophage décoré de gracieuses guirlandes de fleiirs sert d'auge pour abreuver le bétail.
Le florissant village appuyé sur le versant S.-O. d'une fertile colline, compte 1.096 habitants dont 109 sont de rite latin, 480 de rite grec nonuni, 40 protestants et 467 musulmans. Le.s Franciscains ramenèrent un bon nombre de schismatiques du village à la religion catholique. En 1880 on y érigea une paroisse latine desservie par un prêtre du patriarcat.
A 9 min. au delà d'er Reinéh, on traverse un petit ruisseau alimenté par VAïn es Schemàliyéh, source Septentrionale, qui coule à dr. Autour do cette source, appelée par les historiens des Croisades fontaine du Cresson, une poignée de Francs livra un combat acharné à une armée musulmane.
A la fin d'avril 1187, Afdal, fils de Saladin, passa le Jourdain et envahit la Galilée à la tête de 7.000 cavaliers d'élite. Jacquelin de Maillé, maréchal du Temple, ressembla les 90 chevaliers du château d'Èl Foûléh et les 40 do la garnison de Nazareth, avec leurs écuyers au nombre de 400, e»l marcha contre l'ennemi qu'il rejoignit le 1" mai, près de la fontaine du Cresson. Los hardis chevaliers liront trois charges formidables contre la cavalerie arabe. Mais, enveloppés de tous côtés et séparés du groupe des fantassins qui avaient lâché pied, ils périrent l'un après l'autre, en faisant autour d'eux un horrible carnage. Jacquelin resta seul debout et fit mordre la poussière à tous ceux qui osaient l'approcher, l^s Arabes, pleins d'admiration et de terreur, le prirent pour saint Georges en personne. Finalement, son cheval s'élant abattu et l'ayant entraîné dans sa chute, le héros tomba percé de coups, mais non sans avoir immolé dans une dernière lutte phisieurs de ses adversaires. Trois chevaliers purent seuls rejoindre les écuyers et rentrer avec eux à Nazareth.
Gethhépher. A 10 min. de là, on voit à g. sur une colline (382 m.), le village d'el Meschhed, dominé par une mosquée à 2 coupoles blanchies à la chaux. C'est l'ancienne Gethhépher de Zabulon *, patrie du prophète Jonas 2. D'après la tradition juive et chrétienne, le prophète fut enterré dans sa ville natale. Les musulmans vénèrent son tombeau dans la mosquée aux deux coupoles.
Getliliéplier ou Gretb bA Hépher, Pressoir de l'ICxcavation, est une ville frontière de Zabulon. Saint Jérôme dit que Getà en Opher, patrie de Jonas, est un grand village situé à 2 milles do Sepphoris du côté de Tibériadc. Il ajoute qu'il renferme le tombeau du prophète '. Le Taimud indique celte ville dans la même région. A l'époçiue d«s Croisades, cette localité semble avoir été désorlo, car Benjamin de Tudéla
\. Jos., XIX, 13. — 2. IV R., XIV, 2:>. — 3. Vref, in Jm.
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(1160) indique le tombeau de Jonas sur une colline «près de Sepphori s, » sans nommer aucun lieu. En 1334, le rabbin Isaac Chelo dit : « De Seçphoris on va à Gathahépher, aujourd'hui Meschhad.,, C'est un endroit peu considérable hal^ilé seulement par quelques pauvres musulmans ^ m Les nouveaux colons, ij^norant sans doute l'antique nom de la localité, lui ont donné, on ne sait pourquoi, celui de Meschhed, Sanctuaire du Martyr.
De Meschhed, on arrive en 30 min., à travers deux colossales haies de cactus, à la fontaine de Kefr Kenna^ la célèbre Cana de Galilée, qu'on voit à 4 min. de là. La source qui alimente la fontaine, jaillit au fond d'un puits à quelques pas de la place, vers le S., au milieu d'un champ de grenadiers et de cactus. L'eau est amenée par un canal dans le bassin, à côté duquel on voit l'inévitable sarcophage en guise d'abreuvoir. Les pèlerins ne manquent pas de goûter cette eau, d'ailleurs très bonne, quoique peu fraîche. Antonin de Plaisance raconte môme qu'il s'y était lavé par dévotion, parce que de cette fontaine fut puisée l'eau, pensait-on, que Jésus changea en vin au repas des noces. « Près de la fontaine, dit le P. Nau, pèlerin du xviii* s., il y a une petite chapelle précédée de son parvis bien pavé avec de belles pierres. Les Turcs l'ont aussi profanée en y faisant l'exercice de leurs prières et de leur infidélité. » De cet oratoire, souvent signalé par les pèlerins, il ne reste plus aucune trace.
Cana.
Cana est un digne pendant de Nazaretli et évoque dans le cœur du pèlerin bon nombre de souvenirs non seulement pleins de charmes et de suavité, mais aussi pleins de salutaires enseignements.
A Nazareth, Jésus mena jusqu'à l'âge de trente ans une vie cachée, dans la parfaite soumission à ses parents. A Cana, il inaugure sa vie publique en assistant avec ses disciples à des noces. Là, il élève par sa présence le mariage à la dignité d'un sacrement de la nouvelle loi et pose les bases de la famille chrétienne. Cana entend la première intercession de la Vierge Marie auprès de son divin Fils. Sur la prière de sa mère, le Sauveur opère son premier miracle, qui, par ga nature et ses circonstances, eut un si grand retentissement dans toute la Palestine. C'est également à Cana que, peu après, il exerça sa puissance divine une seconde fois, en guérissant à distance le fils d'un officier royal, gravement malade à Capharnaûm. EnQn, saint Jean précise que Nathanaêl, l'apôtre saint Barthélémy, était de Cana. De haute antiquité les chrétiens fixèrent le sou-