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à Sepphoris. iotapata Voyage Si
Elle compte environ ï.SOO habllants, savoir, TOj 400 tnuiulmaas, 300 Drusea. 80 Israélites et queiq tsnta. La ioca11I<^ est domini^e par un château lori tutti en 1*61 par Dbaber el Amer, pacba do Saint-J L« mémo Schelkli tlt élever un fortin sur une collin l'E., et un autre au S. ; ce deroier porta le nom d Râs.
A i'orlcnt de la bourgade, lea Dames de Nazaretl un liel «tabtlisement londé en 1866. Daos le Jardin, c su jour deux beaux eépulcres juils taillés dana le ro ruant chacun deux auges iiipulcrales recouvertes d
A une lieue au S.-O. île Schel Amr. une ancienne iocsii porte le nom de Khirtel Kouscliéh. C'est la ville d'Onadhi Sanhédrin s'élahlil. après avoir quille Janinia, Yétmnii, chute de Blltir. 1^ Tnluiud l'incilque i deux mesures sahballi tarain (Neubauer, lUSI, Les musulmans y rnl bâti un Otieti du prophète Osée ; mais, d'après la tradilian ' rabblnique enterré à Saled.
Au sortir de Schet Amr, on suit pendant quelqu crélo des collines et, après une heure de marche v )ouU d'un l>eau coup d'cBil sur la iahet el BaUottf de ZabuloD de la Bible, l'Azoehis des Grecs et de;
ir. p. «s;.
Iotapata. A i lieues vers le N-, s'élève une colline entoti
c^une citadelle et les londements d'une tour. Celte eolline, a bel DJéfàl. portail la ville lorle de lotapala. Josèphe, dcieni des deux tialilées, tartlUa cette cilé. Vespasleu. après s'Slrc de Gabara (probablement Kabrès è 16 km. au N. de Khirbet
otapata détendue t de W 1<
0 tours. Jodèphe échappa i I eaihant dans un pulls communiquant avec une caverni?, Gnaleinent au vainqueur qui lui avait oflerl la vie sauve.
[j Mischna mentionne c« lieu sous le nom de ïodapc cumule une ville de la Galilée foninéeiar Jusué (>eubaue possible, dit A. Reland (53.1 et S67), que kMrbel Djifàt suit mentionnée en 536 comme siège épiscopal.
RouniR* En poursuivant sa route, on laisse à ( Rouméh l'ancienne ville de Rouma, patrie de Né Philippe qui aidèrent Josépbe à détetidre lotapala Romains {G. J. III, vji, 4). Ruma est aussi la patrie doDl la Ulle devint la mère du roi Joahim (IV R., Il n'est toulelois pas certain si cette Ruma se trou' plaine de Zabulon. Mais Khirbet Rouméh est la vlll< où, d'après le Targum et les rabbins, devait veni (0- St. 1876, 98).
Un peu plus loin apparaît le village do Routnir clenne Rimmon. {V. p. iOt). Encore 13 km. et SelTowtyéh,
520 Voyage XXIII. sepphoris
Sepphoris,
Seflourieh n'apparaît pas dans la Bible ; mais un siècle avant notre ère, c'était une des villes les plus importantes de la Galilée. Josèphe l'appelle Sepphoris et le Talmud Tsippori, nom qui dérive de Tsippor, oiseau. Les Romains lui donnèrent le nom de Diocésarée.
Histoire. Gabinius partagea la nation juive en cinq divisions, créa autant de synodes ou tribunaux et en établit le 5* à Sepphoris (A. J., XIV, V, 4). Ce fut Tan 65 avant notre ère. En 39, Hérode le Grand, en guerre contre Ântigone, enloa la place sans coup férir, la garnison s'étant enfuie (A. J. XIV, xv, 4;. L'an 3 de notre ère, Judas, fils d'Ezécbias qu'Hérode avait fait mettre à mort sous le règne d'Hyrcan, se mit à la tète d'une multitude d'hommes perdus de crimes et s'empara de Sepphoris. Bientôt Acétas, roi de Pétra et allié de Quintilius Varus, fondit sur la ville, la livra aux flammes et vendit les habitants comme esclaves. L'année suivante, liérode Antipas, tétrarquede Galilée et de Pérée, releva la ville de ses ruines, la fortitia e) lui imposa le nom de Diooés&rée en l'honneur d'Auguste (A. J., XVIII, ii, 1). Lorsqu'éelala la révolte des Juifs contre les Romains (G6 , les Sepphoritains secouèrent le joug du gouverneur Josèphe et Invitèrent Gestins Gallius, préfet de Syrie, à occuper la ville avec ses troupes.
Vers l'an 180 aç. J.-C, le prand Sanhédrin quitta Schefamar et vint s'établir à Sepphoris. Saint Epiphane nous apprend c[ue, sous Constantin, Joseph, comte de Tibériade, y construisit une basilique chrétienne (K. p. 368). A la suite d'un soulèvement des Juifs contre l'empire, la ville fut de nouveau détruite en 339. Toutefois, elle se releva bientôt de ses ruines, d'après Eusèbe.
L'empereur Valens (364-378) fit jeter une centaine d'anachorètes en prison à Diocésarée. Mélanie l'Ancienne quitta Jérusalem et vint secourir et consoler ces confesseurs de la foi. Elle-même fut arrêtée et jetée dans les fers. Mais, lorsque Valens eut appris qu'elle était une des premières matrones de l'empire romain, il lui fit ses excuses, et la laissa libre d'exercer sa charité envers les prisonniers chrétiens.
En 536, Cyriaque, évêque de Diocésarée, assista au concile de Jérusalem. Sepphoris joua un grand rôle pendant les Croisades. La ville, il est vrai, était à peu près déserte, et l'acropole seule était parfois occupée par une garnison latine. Mais les abondantes sources qui coulent à une demiheure de distance, au S.-O., étaient le rendez-vous naturel des armées chrétiennes, pour attendre l'attaque des Sarrasins qui arrivaient de la rive orientale du Jourdain. Amaury, Baudoin IV et Guy de Lusignan avaient rassemblé leurs troupes autour des sources de Sepphoris. Six siècles plus tard, Kléber et Junot choisirent le même camp.
SefTouriéh s'étend sur le penchant d'une haute colline et compte une population de 3 à 4.000 habitants, tous mahométans. Le château fort posté au sommet de la colline mesure 15 m. 50 de côté. Dbaher el Amer le construisit en 1725, avec les matériaux de la forteresse judaïque et de celle des Croisés, qui s'élevait à cette même place.
Basilique. A l'O. du château fort, un mur d'enceinte, construit il y a quelques années par les Pères Franciscains, renferme les ruines de l'église bâtie au iv' s. par Joseph de Tibériade et restaurée au xn* s., probablement par les chrétiens du pays.
SEFFOURIÉH Voyage XXIIl. 521
Deux tronçons de colonnes en granit sont encore en place ; ils mesurent 0 m. 55 de diam. La largeur totale de l'église est de 19 m. 50 ; la nef du milieu est large d'axe en axe de 9 m. 85 et se termine par un hémicycle d'un diam. de 7 m. 15 ; sa conque 00 voûte en quart de sphère est encore bien conservée. La nef septentrionale se termine par une chambre carrée de près de 5 m. de côté ; elle sert aujourd'hui de chapelle. A l'extrémité de la nef méridionale, on voit une abside qui remonte au xu^ s. A l'extérieur, le chevet forme un mur droit dans toute la largeur de l'édifice. Près de la 1'^ baie au N., un escalier pratiqué dans l'épaisseur du mur, conduit sur la terrasse, d'où la vue est très belle.
Au vi< s., Antonin de Plaisance visita cette même basilique et y vénéra, entre autres reliques, le siège occupé par la sainte Vierge, lorsqu'à Nazareth elle reçut la visite de l'archange Gabriel.
D'après la tradition recueillie au temps des Croisades (Bur-
cbard de Mont-Sion, 12S5), Sepphoris était le lieu d'origine de
saint Joachîm, père de la très sainte Vierge.
A 700 m. du village, du côté de l'O., on peut visiter la caverne de l'Enlep, Moghâreth et Djehennem. C'est une grotte en partie artificielle, en partie naturelle, de 2^ m. de longueur, qui servait anciennement de réservoir d'eau. Elle était alimentée par un aqueduc qui partait de la source d'ei Djinnân, à 6 km. de distance et passait au S.-O. d'el Meschhed.
Le chemin prend la direction du S. et à 30 min. de distance on traverse une petite forêt d'oliviers. De là, on s'engage dans une petite gorge qui conduit en 30 min. sur une hauteur en vue û'er Reinéh (V. p. 397). Pour arriver à Nazareth, on peut suivre soit la rouie de Cana (20 min.), soit le sentier qui passe près du Oueli de Nébi Sain,