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TEMPLE DE JUPITER

ces sallea possèdent encore de beaux restes de moulures de leur plafond ou de leur voùle en quart de spbère. Les mieux conservées sont celles du N.-O. Le front du mur qui sépare un exédre de l'autre est orné avec la même richesse que les pièces demicirculaires, c'est-à-dire, qu'il porte aussi une niche surmontée d'un édlcule, entre deux pilastres d'angle de retour.

A Vextrémlté occidentale de la cour, un second escalier monumental en marbre à trois paliers, d'une hauteur de 6 m*, montait au temple de Jupiter. Au-devant de Tescalier s'élevait l'autel des sacrifices.

Basilique. C'est ici que sous l'empereur Théodose (iv*" s.) les chrétiens élevèrent une basilique, dont le sol recouvrait l'autel païen. Elle avait trois nefs supportées par des piliers plus longs que larges. A l'origine, le monument était tourné vers l'O. et les trois absides correspondantes aux nefs s'élevaient sur le premier palier et étaient bâties dans la masse des substructions de rescaUer. Le chevet du choeur s'appuyait contre le soubassement du péristyle qui entourait le temple. Plus tard, du v° au VI* s., on a élevé une nouvelle abside à l'E., pour donner à la basilique l'orientation alors prescrite par les Constitutions apostoliques. De nouvelles portes d'entrée furent pratiquées au fond des absides, à l'O. Il faut faire remonter à cette même époque la construction de la chapelle baptismale située au N.-O., derrière l'abside latérale.

Autel des sacrifices* En fouillant le sol de la basilique, les ingénieurs ont mis au Jour la moitié de l'ancien autel des sacrifices» épargnée par les chrétiens, et les gradins que montaient les prêtres lorsqu'ils allaient sacrifier âi leurs divinités. Cet autel, privé de ses parois de marbre et de sa couverture de bronze, a plusieurs mètres de largeur. Au N. de l'autel, on a retrouvé une longue piscine formée de dalles de marbre où figurent en bas-relief des guirlandes, des tôtes de lion et autres emblèmes ; elle servait aux lustrations. Une piscine semblable se trouvait au S. de l'autel ; mais elle à été ruinée par Tiastallation de bains liturgiques au iv<^ s.

Temple de «lupiter. Par l'imposant escalier et à travers l'abside centrale de la basilique, on arrive au grand temple périptère, dédié à Jupiter, ou mieux aux dieux d'Héliopolis. La cella, qui a complètement disparu, était entourée d'un péristyle de 19 colonnes sur chaque côté, et de 10 sur chaque front. Beaucoup d'entre elles gisent sur le sol ; mais au midi, 6 sont encore debout sur leur stylobate. Elles ont 19 m. de hauteur et â^ m. y compris la base et le superbe chapiteau corinthien. Les fûts, qui sont sans cannelures et sans rétrécissement, ont 2 m. 20 de diam. et se composent de 3 tambours reliés entre eux par des crampons de hronze. Au-dessus des chapiteaux court rentable*

ment, dont l'architrave, la frise et la large corniche richement sculptées forment une hauteur de 5 m. 30. A la vue de ces majestueuses colonnes, on ne s'étonne plus qu'anciennement le temple du Trilithon ait passé pour l'une des merveilles du monde.

Temple de BacchuSt Ce temple, également de style corinthien, se rencontre au midi, à 50 pas du précédent, mais sur un soubassement différent et moins élevé. Parmi les monuments de l'antique Syrie, il est sans contredit un des plus beaux et des mieux conservés. La cella, dont les 4 murs se dressent encore à mi-hauteur, mesure à l'intérieur 27 m. sur 22,50. A l'extérieur, règne un péristyle de 15 colonnes de flanc et 8 de front, sur un stylobate long de 69 m. et large de 35 m. Le pronaos ou vestibule contient de plus,' sur un second rang, 6 colonnes et doux autres sur les côtés, correspondant à celles des antes, ou saillies des murs de la cella ; les colonnes du pronaos seules sont cannelées. L'escalier monumental qui y monte n'est pas précédé de cour.

Le péristyle a conservé debout une rangée de 9 colonnes au N., une de 3 colonnes à l'O. et une autre de 4 au S., où depuis le tremblement de 1759, un fût composé de 3 tambours s'appuie contre le mur de la cella. Chaque colonne, y compris le chapiteau, a 14 m. 20 de hauteur, avec un diam. de 1 m. 80. Au-dessus des chapiteaux règne un riche entablement avec une double frise et une élégante corniche. A chaque colonne, l'entablement est relié au mur de la cella par une architrave de 3 m. de longueur ; l'espace carré resté libre est couvert d'immenses dalles formant des plafonds à caissons. Ces plafonds sont divisés par des figures géométriques, au centre desquelles sont sculptés avec beaucoup d'art des bustes de dieux et d'empereurs, des feuillages, des rinceaux, etc. Dans le vestibule, les jambages de la grande porte de la cella (6 m. sur 12) sont ornés à profusion et avec un art merveilleux, de bacchantes, de satyres, de génies occupés aux vendanges, etc. Au linteau de la porte se voit un aigle tenant dans ses serres un bâton et dans son bec les cordons d'une splendide guirlande, dont les extrémités sont portées par des génies.

En entrant, on remarque à dr. et à g. de la porte une sorte

de pylône avec des escaliers tournants. Celui du N. seul est

accessible. Les parois de la nef sont ornées de colonnes engagées

de pilastres cannelés surmontés d'un entablement, et de deux

rangées de niches, richement décorées. La paroi septentrionale

^.st divisée par 7 colonnes et 3 pilastres. Au milieu, la niche

upérieure porte une plaque commémorative de la visite de

empereur d'Allemagne en 1898. Un escalier de 6 marches, qui

ccupe toute la largeur de la salle, mène à un perron. Là, un

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