‹ Nouveau guide de Terre SainteChapitre 248 sur 251 · IX« STATION · texte numérisé non relu

IX« STATION

Jésus tombe pour la troisième fols.

Au pied du Calvaire, les forces trahissent de nouveau l'Innocente Victime, qui tombe pour la troisième fois.

Vous saviez, Jésus, combien la volonté de l'homme est ehancelaDte. Mais l'abîme de votre clémence est sans fond. Vous nous avez fait dire par votre prophète que nos iniquités, lussent-elles rouges comme l'écarlale et nombreuses comme les grains de sable de la mer, elles obtiendraient toujours grâce devant un véritable repentir. Gonflant en votre bonté, je lève vers vous les yeux pleins de larmes d'une doulenr sincère, répétant sans cesse : Jésus, miséricorde ! Mon Jésus, miséricorde 1

X* STATION Jésus est dépouillé de ses vêtements.

On est arrivé au lieu du dernier supplice. Jésus se vit arracher violemment la tunique qui adhérait à la chair toute meurtrie par les coups reçus à la flagellation. Les plaies se rouvrent, le sang coule^ et, dans l'état humiliant pour son âme infiniment pure, l'Agneau de Dieu murmure une prière et souffre ce nouveau supplice sans se plaindre.

0 Jésus, dépouillez-moi de mes iniquités et de mes mauvais instincts qui enveloppent mon âme comme d'une tunique empoisonnée. Donnezmoi de ne pins rechercher mes aises et la satisfaction de mes désirs et de renoncer entièrement aux sensualités de ma vie, que vous expiez s durement par ce cruel dépouillement.

XI* STATION Jésus est attaché à la croix.

Le divin Sauveur s'étend sur la croix ; il offre tour à tour ses mains et ses pieds que les bourreaux perforent et attachent au gibet avec de gros clous. Soulevée avec efiort, la croix retombe lourdement dans le trou creusé pour la recevoir, et cause à la Victime sacrée d'indicibles souilrances. Le regard fixé sur Dieu, son Père, Jésus gardait le silence. Dans la personne des forcenés acharnés à le faire souffrir, il voyait les instruments de la colère divine contre le péché. « Je me suis tu, avait-il dit par la bouche du prophète, parce que c'est vous, mon Dieu, qui avez agi. »

Quelle leçon vous me donnez, ô Jésus ! Moi. si impatient dans la moindre souffrance, si emporté en face de la moindre contrariété, comment puia-je bien me dire votre disciple ? Ouvrez, Seigneur, ouvrez les yeux de ma loi, et faites que je voie votre action dans tout ce qui oontrarie en moi la nature.

XII* STATION Jésus meurt sur la croix.

A travers les spasmes de Tagonie, Jésus pardonne à ses bourreaux, promet le paradis au bon larron, lègue sa Mère à son disciple bien^imé et par lui au genre humain et exprime la soif des âmes dont brûlait son cœur. Enfin, après un tendre et filial appel à son Père, il remet son àme entre ses mains.

A ce spectacle, resterai-je plus insensible que ce rocher, qui, lui, du moins, se fendit^ tandis que le Christ expira? 0 mon Jésus! vous qui vous êtes donné tout entier à moi, je veux pareillement me donner tout à vous. Vous serez dorénavant mon unique bien, mon unique amour, mon tout : Deus meus et ovmia.

XIIP STATION Le corps de Jésus est descendu dé la croix.

Joseph d'Arimathie et Nicodème remirent à Marie le corps inanimé de son divin Fils. Ce fut alors surtout que le glaive prédit par le vieillard Siméon transperça son cœur maternel.

0 Marie, vous êtes la Mère du Juste par excellence, mais vous êtes en même temps la Mère de l'homme coupable. Imprimez dans mon cœur rimage sacrée du divin Crucifié, pour que j'y trouve à jamais l'horreur du vice et l'amour de la vertu. Faites que désormais je Bois pour vous un fils aimant et que je ne vive plus que pour plaire à votre divin Fils.

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