LE CAIRE
Oulrc les trois luxueux hôtels, Shephard's, Savoy et Continental Hôlel, on est très bien logé dans les hôtels du Nil, Royal, Bristol, Gorfï, etc.
Pour la visite de la ville et des environs, un guide est indispensable.
En traversant les rues, on rencontre plusieurs mosquées d'une architecture remarquable. La citadelle avec la superbe mosquée d'albâtre de Mehémet Ali domine toute la ville.
Le musée des antiquités égyptiennes est installé depuis 190â pW's du grand pont du Nil, au N. de la caserne de Kasr el Nil.
Pyramides. Du même pont un tramway électrique se rend aux pyramides de Ghizéh. De 7 h. du matin à 2 h. du soir circule un train toutes les heures ; de 2 h. A 7 h.. 11 y en a un toutes les demi-heures. Prix des places, I* cl. 0 fr. 78. — Une voiture, aller et retour, y compris 3 h. d'arrêt (en tout 5 à 6 h.), revient à 20 frs.
Eglise de la Sainte-Famille. Le long de la rivo g. du Nil, un tramway électrique mène au Vieux-Caire, où le pèlerin visitera l'antique église copte d'Âbou Sergé. La crypte était habitée, d'après la tradition, par Jésus, Marie et Joseph pendant leur séjour en Egypte.
Arbre de la Vierge. On peut s'y rendre en voiture ou en chemin de fer. Li gare de départ appelée Matariyéh se trouve non loin de la gare centrale. Arrivé à la station de Matariyéh y 10 km., on se rend dans un jardin où l'on rencontre un puits d'excellente eau. Tout auprès s'élève un grand sycomore planté au xvu' s. pour remplacer un autre qui venait de périr et à Tombre duquel, dit la tradition, s'est reposée la sainte Famille.
A 20 min. de l'arbre de la Vierge, un obélisque en granit rouge, qui sort de terre à une hauteur de 20 m., indique remplacement d'Héliopolis, la ville d'On, patrie du prêtre dont la ûUe fut donnée en mariage par le pharaon au patriarche Joseph (Gen., XLÏ, 45).
L'excursion à l'ancienne Memphis exige un jour. De la gare centrale on va en chemin de fer à la station de Badrecliein. Un train part à 7ti. et un autre à 9 h. ,10 du malin. Le trajet se fait en une heure. De Badrechein on se rend à dos d'âne en 1 h. 30 aux ruines de Memphis. Le colosse de Ramsès II, la pyramide à degrés, la nécropole de Sakkara, l'hypogée des bTufs Apis, les mastabahs de Ptahhotep et de Ti et le tombeau de Mererouka excitent l'admiration de tout visiteur.
XXWI RENSEIGNEMENTS GENERAUX
Dn Caire a Alexandrie.
Le train suit la ligne de Port-Saïd fusqu'à Benha (46 km.). De là il se dirige sur Tantah (86 km.), ville de 57.000 habitants, puis sur Kafr ez Zayàt (lOi km.), qui compte 10.000 habitants. Là, la ligne croise la branche du Nil de Rosette. Au km. 147, on rencontre Damanhour, 22.000 habitants. C'est l'ancienne Tim en Hor, ville d'Horus. A Kafr ed Daouar (181 km.), le chemin de fer court parallèlement au canal Mahmoudiyéh, oeuvre de Méhémet Ali, et contourne jusqu'à Alexandrie la rive orientale du Bahret Maryoûl^ lac Maréolis. Au moyen-âge, le lac se dessécha. Pendant le siège d'Alexandrie en 1801, les Anglais, percèrent les dunes d'Aboukir. La mer envahit cette plaine ^tuée de près de 3 m. au-dessous de son niveau et anéantit 150 villages. L'eau couvre encore 10.000 hectares de terre arable. Au km. 208, on est arrivé au centre d'Alexandrie..
ALiEXANDRIE
Alexandrie, en arabe Iskanderiyëh^ compte 320.000 habitants dont 45.000 Européens, pour la plupart originaires de Grèce, d'Italie et de Malte. Elle a été fondée par Alexandre le Grand, 331 av. J.-C.^qui y créa un magnifique port rattaché au Nil par des bras navigables.
La place de Méhémet Ali, ornée de la satue équestre du vioeroi, est le principal centre de la vie européenne. De l'angle S. de la place, on parvient au square de Sainte-Catherine, où s'élève l'église paroissiale latine desservie par les Pères Franciscains.
A 300 pas plus au S. se dresse la colonne de Pompée, en granit rouge ; elle a Î6 m. de hauteur, y compris le socle et le chapiteau. Elle a été érigée en 302 ap. J.-G. au milieu du Sérapeum, en l'honneur de Dioclétien. Puis 12 min. plus loin, on découvrit en 1900 d'importantes catacomi)f s du ii* s. de notre ère ; c'est un beau modèle de la fusion des styles égyptiens et gréco-romains.
Au N. de la ville, vers la porte de Rosette, on rencontre le musée d'antiquités gréco-romaines ; il est ouvert tous les jours, excepté le vendredi, de 9 h. à midi et de 3 h. à 5 h.
L'ile de Pharos, qui portait un phare de 180 m. de hauteur, était rattachée à l'ancienne ville par deux ponts et une jetée de 7 stades (1.275 m.). La jetée, envahie par le sable, s'élargit et finit par former un promontoire occupé aujourd'hui par un des principaux quartiers arabes à l'£. du port moderne.
D'Alexandrie à Marseille par le détroit de Messine, r. p. xxii-xxvi.)