VOYAGE
De Jaffa à Jérusalem en chemin de fer.
87 km. — Un train i)ar jour. — Départ de Jatîa, du 1" octobre au 10 mars à 1 h. 20 du soir ; — du 10 mars au 1" octobre à 2 b. du soir. — Prix des places : 1'* classe, 70 piastres 20 paras — 15 frs ; — 2' et dernière classe, 25 piastres — 5 frs 32.
Horaire du chemin de fer.
Dist.
STATIONS
Du 1" i au 10
Arrivée
Octobre Mars
Départ
Du 10 au 1" (
Arrivée
Mars )ctobre
Départ
Km.
Jaffa
soir
soir
soir
soir
I^ydda
Ramléh
Sedjed
Deir Abàn
Bittir
JÉKUSALKM
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Jrrusalem
Bittir
matin
lu train eOà 7 h
matin
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matin
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matin
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Deir Abàn
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Jaffa
peut, à la rigueur, profiter ( it mixte, qui part de Jatla d
Eh ch. de fer, plaide de saro> Voyage I, 29
Le chemin de fer contourne au N. les splendide» jardins. On aperçoit bientôt à droite le cloctaer russe, au N. du Cimetière de Tahitha.
Au l(m. 3, on traverse la route qui va à Naplouse et à CaiSa, et on remarque k g. le nouveau village de Sarôna^ bâti par une seconde colonie wurtembergeolse, qui compte environ 400 âmes, La voie ferrée s'incline vers le S. et suit la dépression du Ouâdi Miserâra»
Plaine de Sâron. Au km. 4, on sort des jardins pour entrer dans la plaine de Sâron qu'on traverse du N.-O. au S<-E.' Cette plaine, d'une fertililé remarquable lorsqu'elle est bien cultivée, s'étend jusqu'aux montagnes de la Jadée, sur une largeur de 8 lieues, et depuis le Carmel jusqu'à Gaza sur une étendue de 30 lieues. Du Carmel jusqu'à la hauteur de JafTa, elle porte ordinairement le nom de Sâron, et de Jaffa a Gaza, plus souvent celui de Séphéla^ qui veut dire pays bas.
Déjà Isaie vantait la beauté de la plaine de Sâron ^ et au temps de l'Epouse du Cantique des Cantiques, comme aujourd'hui, le narcisse domine entre les fleurs qui au printemps éinaillent son sot. « Je suis le narcisse de Sâron, le Us des vallées ^. » Le manque d'arbres rend cette vaste campagne un peu monotone. A dr., V Alliance itr aé H te 'tondai en 1870 une école d'agriculture, la colonie Miktoék IsrasL
Yazour. Au km. 5, on voit à dr. Yazour, un misérable village
établi sur un tertre sablonneux.
Cette localilé semble figurer sous le nom de A-zu-ru parmi les villes conquises par Sennachérib à TO. de la Palestine'. Mais elle n'est ni VAfor (Jos., XV, 23), ni la Hatsor Hadattafi ou lM.so7'-iVoi:a de la Vulgate (Jos., XV, 25). Celles-ci apparîiennent au |B:roupe des villes sftnées an raidi de Juda. (V. Voy. XÀlf DeJaffa à Gaza.) La ville Hatzor, capitale (la roi Jabin (Jos., Xl)^ se trouvait crrlainenient au N. de la Palestine.
A g. on aperçoit, à une distance de 4 km., le hameau é'ibn Ibrâk qui veut dire le Fils d'Ibrâk, Par son nom et sa position, Ibn Ibrâk rappelle d'une manière frappante la ville de Bane Barach, Ftls de Baraeh, que Josné attribua à la tribu de Dan (XIX, 45).
D'après fes Inscriptions cunéiformes, Sennachérib conquit dans ces parafées une ville dn nom de Ba-nsï-Bar-qa, qui ré})ondà Barte-Barach et a Ibn Ibrâk. Eusèbe et saint Jérôme ont eu le tort de faire de Bane- Baracb deux villes distinctes. (V. Voy, XXI, De Jaffa à Gaza.)
Beit De4jftn. Au km. 10, le chemin de fer laisse à dr. le village de Beit Dedjân dont le nom peut bien provenir de Beth Dagon, Maison ou Temple de Dagon, divinité phénicienne en grand hoaneur cbezles Philistins. Ce village représente Bit-da-
1. Is., XXXV, 2, — LXV, 10. - 2. Canl., II, 1, t. bébr. - 3. Pr. de Tayl.
%ge I. ONG De Jaffa à Jérus.
ui dans la liste des villes conquises par Sennachârib, édiatemeat avant Ja-ap-pti-u et les autres localllës >:Bt^ Bail Dâdj^)n n'est pas la Betb DagoD de la e-cf M»r M» «ffikde Juda '.
inl-Gannrau signale â i km. n S. te Brit-Dédjàn une anliqiie elée Itadjoûn'. qui répond enmre niem inwDaili4n au mot a ni l'un ni l'aulre ne répandent au Belh Oai^onda la Bahk t une ville de la plaine de Jiida e) non de Dan. Pnia Ensèbe
gon, villas de Dagon, et 9(
/.yOdael Jamnla on ïebna', c' )n Àkir, ville de la Iril.u de Jnd
au N.'E. se trouve Kefr Ana, petit village situé dans erraln de la plaine ondulée de Sâroa. C'est l'Ono de illB stluéc anr la route des caravanes, le long de s Ismaélites emmonérent Joseph en Egypte ; c'est ent par celle même route que la sainte Famille revint e pour s'en retourner fi Nazareth, re des Para lipome nés (VIII, 12| raconte que le Benjamile lura Ono et lAtA ILydda). Sur les pylAnes de Karnak. Aona inée arec l.tiden (Lod) et la-pn (Jappé) parmi les villes con- Thoulm^s III, Le Talmud veut que Josui ait lortlHé celle it ol ajirés la oaptlvilé de Babjione. Ono étall habitée par des >. Or Nêhémie l'appelle o Uno vallée des artisaDs'. ■ Le Jérusnlern donne le nom de a vallée des artisans ■ à tout le ni renferme Ono et Lfdda '. Cela s'eiplique aisément : Ces forn^alent alors à lour de rAle un caravansêrait imporlani, s sur la grande roule de commerce qui d'Alep, de Bagdad et •seendait à Sicbem, à Gaia et en Egypte.
à dr., un assez grand village
e Kefar Sipimriya ou Belli Srhifouriiia que li- Tali
■ Kamlah ce ap.J.-C..».
14, a dr., on voit le village de Sarfend sut Cette localité est ancienne, comme le dém es tombeaux luKi,
0 (133iJ et Adrien Reland y volent le Sériphln o "almud «, d'où l'on devait offrir au Temple l'Onif
1 du blé".