‹ Nouveau guide de Terre SainteChapitre 54 sur 251 · L-éKlisB inléi · texte numérisé non relu

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.- l'extérieur, l'élage supérieur de la n. Plan de r^ïllsî double. oenlrale seal esl muni de conlrelorls de faible Baillie. A l'intérieur tes plMers Boni carrés el sans cbapiteaux. Les arcades en OEive obtuse ont une ciel de voflle. Les arcs doubleaux reposent sur des cbaplleaui à crocliels et a volutes, soutenus par un lroni;on decolonnetle ressemblant à un bias huniiln sortant du mur. Les peinliires a fresque, qui font loule l'ornementation de l'inlé^ rieur, sont signées d'un peintre grec. L'archivolte de la porte d'entrée, qui s'ouvre sur le flanc seplentrlanKl, est orné d'un lare qui se termine en eplrale. Presque tontes ces particularités sont inconnues dcns les

L'église de Qariet el Enab appartient è la lamille des monuments relllleax construits par les iodli^nes vers le milieu du xu' s.

On ne coanall absolument rien de son bietoire. Au ivi' s. Bonilace de Rasosecrut que Qariet el Enab était Anathot et que l'église était dértii^e a n Dt Jérémie. tjuaresmius fait remarquer, à juste tilre, qu'Anatbol, la p> ne du propbËte, se trouvait k 3 mitiea à l'E. de Jéruailem.

Câpres Bonilace de Raguse et tjuaresniiua, les Franciscains desser-

>ent au relols celle église ; mais en 14S9, les Religieux, au nombre de 9,

uren massacrés et leur coavent tut déli'ult *, L'église scriil depuis lors dé able pour les animaux.

Ijirsqne es Franciscains durent renoncer i leurs droits sur l'église de L ïila a Sublime Porte, pour les dédommager de es déni de jusltée, éila a a France (en ISTSf^ l'éEliEe de Qariet el Enab. En 1»99, le gouvernement Iraui^is en conBa la garde aux Pères Bénédictins de France, qui y ont construit depuis un petit couvent.

En quittant Qariet el Enab, on aperçoit ù dr., sur une montagoe dâ forme conique, le village do Sôba. Sur ses pentes se rencontrent plusieurs tombeaux taillés dans le roc et jusqa'en I83t, Eon sommet était enlouré d'un rempart en blocs de grand appareil. Ibrahim Pacha emporta la place d'assaul et rasa ses mnraillea. Sdba est appelé Iteinionl par tes Croisés. C'étail peut-être la ville chananëenne de Sotheba des Septante '' ; mais on D'à aucune raison de l'identirier avec Modln, la patrie et le lien de sËpulture des Machabées,

Depuis Burrhard de Mont Slon |lKâ', beaucoup ont ideiiliné.SAba avec .Hoifn. En IStiti, le Père Forner, curé lalin de Betbiéem, exp'ora h deux

e Ljdda, le village d'éi Médiih. situé dans les monlaanes -u uasu un uiaroe'on couvert de ruines et soupçonna que c'était Moilln '. Parmi les nombreux sépulcres antiques, il y a le hobour el iehûd.

Tombeau des Juifs. EusètK dit : « Mudelm, bourg prés de DiosiwliB, la patrie des Macbabécs, dont on y montre jus(|u'aujourd'tiui les sci.u,-

mlus, II, i4. — 3. J03.,

54 Voyage II. modin De Jaffa à Jcrus.

turcs ^ » La plupart des palcstinologues reconnaissent el Médiéh pour la lalrie des Machabées, bien que les tombeaux désouverls n'aient pas encore fourni des témoignages positifs.

A 20 min. de Qariet el Eoab, un pont traverse un ruisseau. De là on voit à g., sur une colline, le village de Beit Nakouba. Plus loin (4 min.), la roule tourne à dr., traverse une vallée fertile où serpente un torrent. Au delà du nouveau pont, on remarque à une faible distance àdr. les ruines d'un ancien monastère, Ikbâla ou Deir el Bénât^ couvent de Filles.

Ces ruines appartiennent à une CDnstruclion du xii* s. Parmi les sigles lapidaires, quelques-uns semblent être latins ; mais les croix grecques pâtées, les arceaux en ogive à peine accentuée et leurs clefs de voûte, ainsi que le caractère de la construction dénotent une œuvre exécuté? par les indigènes, comme l'église de Qariet el Ënab.

Après 25 min. de montée et do descente, on arrive à Kastal, petit hameau qui couronne une belle colline de forme conique. Cette localité doit être ancienne ; mais on ignore quelle ville a précédé Kastal, dont le nom semble dériver de Çastellum.

Là, on a devant soi, au N.-E , le Nébi Samouïl^ la plus haute montagne du pays. Puis en descendant par des lacets nombreux, on jouit à dr. d'un ravissant coup d'œil sur le gracieux village d'Aln-Karem ou Saint-Jean in Montana. En 23 min. on atteint Qoloùniyéh au fond de la vallée de Sorec, appelée ici Oiiâdi Hanîna. Près du pont sont groupés quelques cafés- ' restaurants arabes, à côté des restes d'une ancienne tour. Le villugc est assis sur le flanc de la montagne, au-dessus d'un terrain fertile, en partie couvert de vergers largement irrigués par des sources nombreuses. Le site est fort pittoresque.

Qoloùniyéh est l'ancienne Koulon que les Septante '^ mentionnent avec les localités qu'on vient de traverser. Au iv« s. ce lieu porte encore le nom de Culon dans les écrits de saint Jérôme ^.

Après avoir dépassé le pont, on monte sur le flanc méridional do la vallée, et en 18 min. on voit à g. le chemin qui à travers les montagnes conduit à l'Emmaûs del'Evangile, elQotibeibéh; 15 min. plus loin, on volt de nouveau Nébi-Samouïi et plus bas, lo village de Beit Iksa. Bientôt on est en face de Liftâ^ village accroché au flanc de la montagne. Une source abondante qui s'échappe entre les rochers fertilise le fond de lu vallée. A l'entrée du village, vers TE., des restes de construction dénotent par leur caractère la haute antiquité de ce lieu. Liftà est, en effet, la ville de Nephtoa de l'Ecriture. La Fontaine de Nephtoa était située sur les frontières de Juda et de Bcn-

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