‹ Nouveau guide de Terre SainteChapitre 58 sur 251 · VI · texte numérisé non relu

VI

Salomon relia le Temple et le nouveau quartier royal et sacerdotal à la ville de David par un mur d*enceinte, fortifia le Millo, et donna l'ordre de combler la vallée qui sépare les deux collines.

Le peuple, écrasé sous le poids des impôts et des corvées, commença à murmurer, et aussitôt après la mort de Salomon, les tribus du Nord se séparèrent de la maison de David et proclamèrent roi un Ephraïmite,. Jéroboam. Jérusalem n'était plus que la capitale d'un petit royaume formé principalement par les tribus de Benjamin et de Juda.

Sous Roboam. successeur de Salomon, la ville fut saccagée par le pha> raon Sésac ou Scbeschong ; puis, sous Joram (895 888), par les Philistins

et les Arabes. Jusias, roi d'Israël, après avoir vaincu à Bethsamès Amasias, roi do Juda (8i0-8i2), marcha sur Jérusalem « et détruisit le mur depuis la porte d'Ephraïm jusqu'à la porte de l'Angle sur une longueur de 400 coudées. » C'est le rempart qui limitait le mont Sion au N. Azarias^ fils d'Amasias, répara les dégâts et construisit « des tours à la porte de TAngle et à la i)orte de la Vallée. » Joathan (759- 744) bâtit la grande porte du Temple et « entoura d'un mur l'Opbel », prolongement méridional du mont Moriab. A l'approche de Sennachérib, Ezéchias (727-698) se hâta d'enccindre d'un mur le faubourgqui s'était formé au N. du mont Sion et du Temple. Pour coup.^r l'eau à l'ennemi, il obstrua la source du Gihon supérieur, à ro. de la ville, et amena ses eaux par un canal souterrain dans une piscine creusée « entre deux murs », c'est-à-dire entre l'ancienne et la nouvelle enceinte. Ce réservoir porte le nom de piscine d'Ezéchiasou Birket Hammam et liatrak, vasque des Bains du Patriarche. Jérusalem fut sauvée, comme Isaïe l'avait prédit, par la destruction de l'armée assyrienne, que l'ange de la peste venait de frapper. \

Plus tard, les Assyriens revinrent à la charge, prirent la ville et emmenèrent le roi Manassès (678-644) en captivité à Babylone. Remisen liberté, il revint à Jérusalem et s'empressa do reslaurer et d'exhausser la seconde enceinte « à partir de la porte des Poissons ». Le pieux roi Josias (641-610) restaura le Temple et, à cette occasion, le grand prêtre Helcias y retrouva un très vieil exemplaire de la Loi. En ;)88, la ville et le Temple furent complètement ruinés par Nabuchodonosor, et le peuple emmené en captivité à Babylone.

Cyrus, roi de I*erse, soumit les Assyriens à sa domination et permit aux Juifs (536) de retourner en Palestine et de reconstruire le Temple. Los ruines de la maison du Seigneur furent relevées el la dédicace de l'édifice eut lieu solennellement en 515. Néhémie, favori à la cour d'Arlaxerxès à Suse, obtint du roi le titre de gouverneur de Jérusalem avec plein pouvoir de restaurer les murs de la ville. Ce travail, habilement organisé, fut terminé en 52 jours. Il ressort du livre de Néhémie que l'enceinte extérieure de la ville faisait le tour du mont Sion à l'O. et au S., puis, laissant la piscine de Siloé hors des murs, elle contournait le Moriah et passait à l'E. du Temple. De la porte des Brebis, au N.-E., le rempart, muni de la tour Hananaël, passait à la porte des Poissons au N.-O. pour aller rejoindre la porte de la Vallée à l'angle N.-O. du mont Sion. Le pf'rimèlrede la ville ne fut plus modifié jusqu'à l'an 43 de notre ère. Entre l'enceinte munie de la tourHananaël et le Temple s'élevait la tour Birah, appelée Baris par Josèphe, et dont Hérode le Grand fil la forteresse Antonia.

Plan de Jérusalem au temps d'Ezéchias.

Histoire. JÉRUSALEM 61

L'an 170, Ântiochus lY, Epiphane, sous prétexte d'éloulTer une insurrection, pt^nélra dans Jérusalem et profana le Temple. Deux ans plus tard^ Apollonius, son général, vint démanteler la ville. L'Acra ou la Ville basse, située «c dans U ville de David », fut agrandie et fortiiiée p9ur servir de garnison à l'armée syrienne et de refuge aux Juifs renégats. €'est alors que Mathathias souleva le peuple contre les tyrans. Judas Machabée (166-161), vainqueur des armées syriennes, marcba sur Jérusalem, purifia le Temple et consolida sa forteresse. Jonalhas (161-143) bloqua i'Acra,d'où les Syriens molestaient sans cesse les Juifs qui se rendaient au Temple. Finalement, la garnison syrienne réduite par la famine sous Simon (142-135), capitula et quitta la ville. La colline qui portait TAcra et qui, d'après les indications de Josèphe, formait l'angle N.-E. du mont Slon, fut alors abaissée, pour qu'elle ne dominât plus la forteresse du Temple.

L'an 70, Aristobule usurpa le trône de son frère Hyrcan II (78-70). La guerre civile, que la rivalité des deux frères fît naître, amena l'inlervention de Rome. A l'arrivée de Pompée, les partisans du grand-prélre Hyrcan ouvrirent au triumvir les portes de la cité, tandis que ceux d'Arislobule lui opposèrent une vive résistance dans le Temple et sa forteresse. Les Romains ne s'en rendirent maîtres qu'après un siège de trois mois. Ce fut l'an 63.

Hérode l'Iduméen ou l'Ascalonite fut nommé rai des Juifs par le sénat

romain l'an 40. Pour se gagner la sympathie du peuple, il entreprit, la

49* année de son règne, une rénovation complèle du Temple de Zoro-

babel. Le nouvel édifice fut inauguré l'an 11 av. J.-C. ; mais on ne cessa

(le travailler au hiéron que Tan 65 ap. J.-C. Hérode transforma aussi la

tour Baris en une grande et magnifique citadelle et s'y construisit un

palais royal. Il donna à cette splendide forteresse le nom d'Antonia, en

l'honneur de son protecteur Marc-Antoine (83-36). Après la mort de

Mariamne, sa malheureuse épouse (28), le tyran éleva un autre superbe

château, flanqué de trois tours remarquables, à l'angle N.-O. de la ViHe

haute au mont Sion.

La 38* année du règne d'Hérode, Jésus, le Fils de Dieu, vient au monde à Bethléem. L3 roi Iduméen meurt l'an 4 de notre ère après avoir régné un peu plus de 40 ans.

ArchélauS; fils d'Uérode, fut nommé par César elhnarque de la Judée, de la Samane et de l'Idumée ; mais l'an 6 (la 9* année de son règne), il fut déposé et remplacé par un procurateur romain. Coponius (6-9), Marc- Amhivius, Annius Rufus, Gratus (14-26) et Ponce Pilate (26-35) administrèrent successivement la Judée. Ce dernier fut envoyé en disgrâce à Rome l'an 35 et exilé à Vienne dans les Gaules l'année suivante.

Agrippa I", petit-fils d'Hérode le Grand, obtint de Cal gùla le titre do roi et la tétrarchie de la Gaulanitide (37). Vers l'an 43, il protégea par un nouveau rempart les faubourgs qui s'étaient formés au N. de la 2* enceinte construite par Ëzéchias. Cette 3* enceinte réunit à la ville le Golgotha, le mont Gareb et le mont Bézétba.

Après la mort d'Agrippa I*' (44), la Judée fut de nouveau gouvernée par des procurateurs romains. Ceux-ci, particulièrement Gessius Florins, exercèrent tant de rapines et de si criantes injustices, qu'ils poussèrent le peuple à la révolte (65 66). A Jérusalem, trois factions s'étaient partagé le pouvoir et avaient livr." la ville à la plus horrible anarchie. Le 1" mars 70, Titus en fit l'investissement. Le 1" avrH, les légions romaines forcèrent la 3* enceinte, et 5 jours après, elles pénétrèrent par les brèches de la 2* muraille. Ne restait plus à prendre que la 1" enceinte avec ses trois puissantes citadelles. La forteresse Antonia fut investie le 23 avril. Les Romains pénétrèrent dans la 1" enceinte onire l'Antonia et le Temçle, près de la piscine de Strouthion (sur laquelle s'élève aujourd'hui la prison), et enlevèrent par surprise la forteresse Antonia. Puis, le 12 juin, ils attaquèrent les fortifications du Temple. Le 8 juillet, l'incendie gagna le sanctuaire et bientôt il ne resta sur le hiéron qu'un monceau de mines et de cadavres. Le lendemain, les vainqueurs mirent

02 JÉRUSALEM Œucres de bienfais.

le (eu à rOphel ; puis, franchissant la vallée, ils occupèrent TAcra, la Ville basse, à l'angle N.-E. du mont Sion. Restait encore le dernier et le plus formidable boulevard, la Ville haute défendue par le T château d'Hérodeet ses 3 fameuses tours, Hippicus, PhasaM et Mariamnc. Mais à peine les béliers se mirent-ils à jouor, que les Juifs s'enfuirent de la place. Ce fut le 1" août.

La Ville haute, ainsi éparg;nte, servit de campement à la X* légion laissée en garnison dans la malheureuse cité, et le château d'Hérode, avec ses trois tours, fut conservé, sur l'ordre de Titus, comme un trophée de victoire.

C'est dans celle même forteresse que les Juifs, entraînés plus tard à la révolte par le soi-disant Messie, Barcochébas, se défendirent vaillamment contre es légions romaines en 133. Après l'extermination des rebelles, l'empereur Adrien (Aelius Hadrianus), fil reconstruire Jérusalem sous le nom d'Aelia Capitolina, et releva le château d'Hérode, qui recul plus tard le nom de Tovr de David.

Avec le triomphe du christianisme dans l'empire romain, commença pour Jérusalem une ère nouvelle. Comme son his!oire se confond soit avv'c celle de la Palestine en général, soit avec celle de ses sanctuaires dont nous parlerons plus loin, nous nous bornons à rappeler les quelques faits suivants.

Jérusalem était arrivée à son époque la plus llorissanle au point de vue religieux, .orsqu'en 614 elle fut mise à fac par l'armée de ChoîroL's sous la conduite du général Rasraiz. Plus de 62,000 personnes de tout âge et de tout sexe furent égorgées, et un grand nombre d'habitants, parmi lesquels on comptait 3,000 enfants de 5 à 12 ans, furent emmenés en captivité au fond de la Perse. Les basiliques, avec plus de 300 monastères, hospices, églises et oratoires, devinrent la proie des flammes. La ville s'était à peîne relevée de C3 désastre, lorsqu'en 637 elle fat occupée par les Arabes mahomét.ans, qui, d'ailleurs, se montrèrent assez cléments envers les chrétiens.

A la dynastie des OmmiadcssuccéJa celle des Al assides, illustrée surtout par Haroiin er Raschid, calife de Bagdad. L'an 800. le patriarche Georges (796-807) expédia un moine de la Palestine à Aix-la-Chapelle, pour solliciter l'aide et la protection de l'empereur Charlemagne en faveur des Lieux saints. Li même annéo, Haroûn er Raschid envoya au même empereur les clefs de la basilique du Saint-Sépulcre, symbole du protectorat sur la chrétienté en Paîesline. Mais en 1010 le calife Hakem, qui dans sa démence se fit passer pour dieu, renversa tous les monuments chrétiens. En 1099, les Croisés se rendirent maîtres de la Ville sainte ; mais .en 1187, ils en furent expulsés par Saladin. En 1219, la ville fut démantelée et les sanctuaires ruinés à l'exception du Saint- Sépulcre que personne n'osait démolir. La trêve de 10 ans conclue en 1229 entre Frédéric II, empereur d'Allemagne, et Melek el Kamel, sultan d'Egypte, permit aux chrétiens de retourner à Jérusalem ; mais l'an 1244,' ils furent massacrés par les Kharismiens. Les sultans mameluks, eircassiens et turcs qui se succédèrent dans la possession de la Palestine, se montraient tous animés de sentiments plus ou moins hostiles envers les chrétiens de Jérusalem, particulièrement envers ceux d'origine européenne.

Maisons religieuses, Etablissements de bienfait

sance, Ecoles, etc.

1" Latins

Pour les Latins, nous indiquons la date de leur arrivée à Jérusalem. On trouvera de plus amples détails sur leurs œuvres dans la description des sanctuaires.

Pères Franciscains, xiii' s. Ils possèdent trois couvents,

Œuvres de hienfais. jérl'SALEM G3

celui de Saint-Sauveur, siège du Révérendissime Père Custode qui a droit aux insignes épiscopaux, celui du Saint-Sépulcre et celui de la Flagellation. Ils desservent la paroisse latine et de nombreux sanctuaires, possèdent une école et un orphelinat pour les garçons, Séminaire, etc. (V. Le couvent de Saint-Sauteur, p. 204;.

Le Patriarcat latin, créé en 18i7, siège du patrlarclie lalin, f^rand-maltre de l'ordre du S. -Sépulcre, avec une belle église, un petit et un grand Séminaire. (V. Le Patriarcat latin, p. 205.)

Sœurs de Saint^oseph de TApparition, 1848. Elles tiennent l'école paroissiale pour les filles, un hôpital, un dispensaire, un pensionnat et un orphelinat.

Dames de Sion, 1856, couvent et basilique de VEcce Homo, pensionnat et orphelinat pour les filles et catéchuménat juif.

Sœurs Carmélites de France au mont des Oliviers, 1873, église et couvent du Pater.

Frères des Ecoles chrétiennes, 1876, école pour les garçons.

Pères Blancs, 1878, église de Sainte-Anne, avec un petit et un grand Séminaire melchite.

Sœurs du Saint-Rosaire, 1880, pour le service de la mission du patriarcat, école et dispensaire.

Pères de Sion, lS8i, couvent de Saint-Pierre, avec scolaslical, école industrielle et catéchuménat juif.

Pères Dominicains, 188S, basilique et couvent de Saint- Edenne, Kcolc biblique et siège de la Revue biblique.

Sœurs Clarisses de France, 18S4, monastère sur la roule de Bethléem.

Sœurs Franciscaines d'Italie, 1835, école et orphelinat pour les filles.

Sœurs de Saint-Vincent de Paul, 1886, salle d'asile, orphelinat pour les deux sexes, refuge pour les aveugles et les vieillards, et assistance dans l'hôpital municipal.

Sœurs de Saint-Charles Borromée d'Allemagne, 1887, service de l'iiospicc allemand et de l'hospice autrichien, école, orphelinat et maison de retraite.

Pères Augustins de l'Assomption, 1887, Hôtellerie de Notre- Dame de France, scolasticat et siège de la revue Jérusalem.

Sœurs de Marie Réparatrice, 1888, Adoration perpétuelle.

Pères Lazaristes d'Allemagne, 1890, direction de l'hospice allemand, école pour garçons

Sœurs Bénédictines du Calvaire, 1890, couvent et orphelinat pour les enfants grecques melchitcs, au mont des Oliviers.

Pères Bénédictins de la Pierre-qui-Vire, 1899, couvent et Séminaire pour les Syriens, au mont des Oliviers.

Pères Passionnistes de France, 1903, près de Bélhanie.

Pères Lazaristes de France, 1904.

64 JÉRUSALEM Population.

Pères Salésiens, 1904, école italienDe pour garçons. Pères Bénédictins de Beuron, 1906, église et couvent de la Dormition de Marie, au mont Sion.

2» Rites orientaux

Maronites, église paroissiale desservie par un Vicaire patriarcal.

Grees-Nelchites, église de Sainte-Véronique, avec siège de l'archevêque grec catholique et hospice pour les chrétiens de rile grec.

Arméniens unis, église de Notre-Dame du Spasme desservie par un Vicaire patriarcal.

Syriens unis, chapelle desservie par un Vicaire patriarcal.

Patriarcat grec non-uni, Séminaire hellène à Sainte-Croix pour la formation du clergé destiné aux dignités, un autre pour les candidats indigènes destinés à desservir les paroisses de campagne, hôpital, hospices, écoles et œuvres diverses, avec de nombreux couvents en ville.

Patriarcat arménien non-uni, église de Saint-Jacques le Majeur, avec palais du patriarche, couvent, Séminaire, école, hospice, etc., — évglise des Saints-Anges ou maison d'Anoe et Prison du Christ ou maison de Caïphe.

Syriens non-unis, église de Saiut-Marc, avec siège d'un évêque et couvent.

Coptes non-unis, église près de la IX<^ Station, avec siège d'un évoque, hospice et écolo.

Abyssins non-unis, église avec siège d'un évêque, hospice et école.

Russes» Les Russes possèJent à Jérusalem de vastes établissements de tout genre.

Administration et Population.

Jérusalem est le siège d'un Moutesarrif, gouverneur de l''^^ classe, dépendant directement de la Sublime Porte. (V. p. 10}.

Le Liva est administré par un conseil supérieur, Medsclilis idâra, présidé par la gouverneur, et la ville par un conseil municipal, Medschlis bélédiyéh^ présidé par un maire. Les différentes confessions, grecque, latine, arménienne, protestante et juive, ont le droit d'envoyer ehaeiine un coreligionnaire comme membre du conseil dans l'une et l'autre assemblée. ' La ville s'étend sur un terrain très accidenté dont le point culminant, au N.-O,, a 789 m. d'altitude. Ses remparts sont munis de huit portes, dont l'une, la porte Dorée à l'orient de la ville, est murée. Elle est divisée en quatre quartiers par les

Population. JÉRUSALEM 65

deux rues principales qui se croisent, l'une allant de la porte de JaSa vers l'E., l'autre de la porte de Damas vers le S. Au N.-E., se trouve le quartier musulman ; au S.-E., le quartier j'oif ; au S.-O., l'arménien et au N.-O., le quartier chrétien ou gréco-franc. Les rues sont étroites, mal pavées et souvent entrecoupées par des marches, à cause de leur pente.

Autour des murs de la ville, spécialement au N. et à l'O., se sont formés des grands faubourgs qui renferment à peu près la moitié de la population de Jérusalem.

Les statistiques turques, qui n'enregistrent que les sujets ottomans, donnent pour l'année 1905 les chiffres suivants :

Musulmans 8.000

Juifs 45.000

Grecs non-unis 6.000

Latins 2.500

Arméniens 950

Protestants 800

Grecs unis 250

Coptes 150

Abyssins 100

Syrien s- Jacobites 100

Syriens unis 50

U population totale est évaluée à 66.000 àines.

Répartition du temps pour la visite de Jérusalem

et des environs.

En arrivant à Jérnsalem. généralemeMit le soir, le pèlerin s'empressera d'aller se jeter un instant à genoux (levant le glorieux Sépulcre de Notre- ^figneur Jésus-Christ.

^\ devra ensuite tracer un programme, avec l'aide de son guide ou <leson drogmaii, pour répartir les visites à faire en ville et aux alentours. Avoc un bon guide, huit à neuf jours suffisent pour visiter Jérusalem, f^^thléem, Jéricho, la mer Morte et Saint-Jean in Montana. Mais bien des 'irconstances, non prévues par l'étranger, peuvent modifier Tordre de •ts visites. Le vendredi, jjar exemple, et d'autres jours de l'année, on ne P^'Ul pas se rendre au Temple ou à la mosquée d'Omar, tandis que le vendredi soir est le moment le plus propice pour visiter le Mur des Pleurs. Dans c« pays où il y a tant de rites, les fêtes religieuses, qui peuvent se présenter, doivent également être prises en considération.

ï^i, au contraire, on peut consacrer trois ou quatre jours de plus à son [•t-lerinagc en Judée, les visites à Jérusalem se feront avec moins de fatigue, et on aura le loisir de voir Emmaiis, Nébi Samouîl, Hébron, Mar Saba, etc.

En tout cas, un programme bien tracé doit être la première sollicilude 'lu pèlerin à son arrivée.

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