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V. P. U. Coppens, Le palais de Caïphe

124 3« Visite. JÉRUSALEM Mont Sîon.

Partout ils ont mis au jour d'intéressants vestiges de la cité des vieux prophètes et de la ville contemporaine du Christ: des rues, des aqueducs, des bains, des salles pavées de mosaïques, des sculptures, des briques à estampille de la X-^ légion Fretensis, etc. Dans la propriété des Pères Assomptionistes, on a découvert une rue à escalier descendant vers TE. Elle se raccorde, selon toute vraisemblance, avec la rue de même construction dont M. Bliss a constaté l'existence au pied du mont Sion, au N.-O. de la piscine de Siloé, et rappelle Tescalier qui au temps de Néhémie descendait de la ville de David.

Hélas ! il a été dit de la ville ingrate : a Sion sera labourée comme un champ et rendue déserte ^ »

Tyropoeon, — Saint-Thomas des Allemands,

De retour en ville par la porte de David, on peut visiter les lieux décrits ci-dessous, en descendant vers l'E. Le chemin mène à une rue établie au fond d'une dépression qui se dirige du N. au S. C'est le vallon, aujourd'hui presque comblé, que Josèphe appelle le Tyropoeon et qui divisait le mont Sion en deux collines. La colline occidentale, la plus élevée et la

f)lus longue portait la Ville haute, l'ancienne forteresse des Jébuséens ; 'autre au N.-E. portait la Ville basse ou l'Acra. Bien que celle-ci ait été abaissée par les Asroonéens, parce qu'elle dominait le Temple*, elle se relève encore à une hauteur de 7 m. sur le flanc oriental du chemin. Cette dernière colline forme aujourd'hui un quartier juif sans intérêt. La dépression mène à la vallée transversale ou rue de David ».

La plupart des pèlerins préféreront cependant prendre le chemin le plus court et retourner par la voie qui passe devant le couvent de Saint- Jacquesle-Majeur.

Au delà de l'église Saint- Jacques-le-Majeur, on aperçoit au fond de la i" rue à dr. une construction étayée par des poutres. C'est l'église de Saint-Thomas-des-AUemands, dont il est question dans le Gartulaire du Saint-Sépulcre. Depuis le départ des Croisés, elle a été convertie à deux ou trois reprises en mosquée; mais elle s'écroulait toujours. ,

D'après Jean de Wurzbourg et la Citez de Hierusalem, il y avait du côté de la rue du Temple, une rue des AllemandSy avec une église Sainte- Marie- des- Allemands et un hôpital des Allemands. L'hôpital fut fondé en 1128, à l'instar de celui de Samt-Jean, pour les pèlerins de langue allemande. Son personnel, qui dut quitter Jérusalem en 1187, servit de point de départ à la fondation de l'ordre des chevaliers teutoniques, pendant le siège mémorable de Saint- Jean d'Acre en 1191 ^.

Emplacement de la maison de Marie, mbre

de Jean-Marc f.

A 180 pas de l'église Saint-Thomas, dans la direction N.-E.,

m arrive au couvent des Syriens-Jacobites, où réside leur

vêque. Dans la cour s'élève une petite église à l'emplacement

1. Jér., XXVI, 18. — 2. G. J., V, iv, 1. — 3. V. noire ouvrage La rille le David. — 4. Jacques de Vitry, XLVI.

/" Enceinte. JÉRUSALEM 3« Visite. 125

traditionDel de la maison do Marie, mère de Jean surnommé Marc. C'est là que se rendit saint Pierre, après avoir été délivré de la prison par l'ange, et qu'eut lieu le charmant épisode raconté par saint Luc. [V. Act. XII, 3>17, n*" 100.)

La prison, où le prince des apôtres languissait dans les fers, se trouvait dans l'intérieur de la 2* enceinte. Au xii's., l'emplacement traditionnel de la prison, montré au S.-E. du Muristan, était marqué par une chapelle, dont il ne reste plus de traces. Après la délivrance, l'ange et Tapotre se dirigèrent vers le mont Sion, la ville proprement dite. La porte en £er du mur de la 1" enceinte s'ouvrit d'elle-même devant eux. Après s'être avancé quelques pas dans la rue, l'ange quitta l'apôtre. Celui-ci frappa alors à la porte de la première maison habitée par des (iisoiples du Seigneur. L'église des Jacobites est située à 50 m. du rempart de la 1" enceinte.

L'église de Sainte-Marie-Marc remonte au xu* s., mais elle remplace un édifice sacré beaucoup plus ancien, probablement du vr s. L'autel est orné d'un tableau remarquable représentant la Sainte V'ierge. D'après les Syriens, la mère de Jésus aurait été baptisée dans la maison de là mère de saint Mar<;; un petit monument en forme de baptistère situé en face de la porte d'entrée en perpétue le souvenir.

Rien ne s'oppose à ce que la Vierge immaculée ait reçu le baptême, puisque Jésus-Christ lui-même a été baptisé par le Précurseur. Toutefois, la tradition du baptême de Marie ne peut pas être reculée au delà du

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