II Mach., I
Pàeim de Siloé. jeuusalem
Piscine de Siloé «i*.
En remonlont vers io K,, enlre l'éUng et ta coUloe, on
arrive, A ano ilistaoce de 00 pas, à la plscioc de Siloé, restée
célèbre par le miracle qu'y opéra Noire- Seigneur en ouvrant
les yeux ft l'aveugle- né
(V. Jean, IX, l-3i|.
LePrlerlndrRordpauxdil que la pL^Lne <le SLIoi^ étaiL l'iitounÇe d'un iguaOruplf ror-
I laissée a|>rè'9 la
IpsI rue lion de Jvrusilpm par
es Romains, r'esl-à-dir*,
les mîmes disposilions
le eul lorsciue Jéaus-
Clirist y onvoya l'aveugle-nâ: car rien ne i:rrmetde euhioser qu'elle ail élë restaurer ■ — ips d'Aiirien,
de (
Cnnal de Siloé. Dans
l'angleN.-E. delà piscine, un mauvais escalier descend a un petll bassin, où débouche le canal souterrain de Siloé, qui amène dans cette vallée les eaux de la fontaine de la Vierge. Ce tunnel existait déjà au temps du prophète Isale, c'eal-à-
dire, avant le régne d'Eiéchias, et remonte probablement au
temps de Salomon.
Cït aqUL-duc a été laill.- dans le roi: à ISIonnemeiil. Il di-i'rit do npnilirrui ilgiaiB, de sorte n™ sa lonsiii^ur csl de KO m-, tandis qne la llïne illmie n'est que de SU m- Pris de la siurce, la ïoûle n'a queO m. «Ide liauleur: rfle descend iiitme Ingqu'à 0 m. '^ el ■ l'emboucliurc du tunnel file arrive Jusqu'à * m. 50. Les eaui qui raulenl par unn ponte urcs- (inln sensible, reçurent le nom du Siloé, qal signille enroytes.
Au débol du régne d'Achaï, père d'Eiéclilus. le prophète Isaie mentionne ce canal en disant : « Puisque ce peuple a
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méprisé les eaux de Siloé qui coulent doucement ^.. » Saint Jérôme'^ fait remarquer que ie propliëte parie de la Siloé n^ntionnée dans l'Evangile de saint Jean. MM. Wilson, Sayce, Neubauer et beaucoup d'autres savants soutiennent aussi qu'Isaie parle de ce canal.
En 1881, on découvrit dans le tunnel une inscription hébraïque en 5 lignes, inscrite dans un cartouche creux sur la paroi du rocher. Elle mentionne en caractères archaïques la percée du tunnel par ses deux extrémités, mais ne porte ni nom, ni date. M. Sayce, jugeant de la for«»e des lettres qui la composent et qui est celle de l'alphabet phénîciea, ta fait remonter au moins à Tépoque de la stèle de Mésa, qui est de fn^-us d'un siècle antérieure à Isaîe. Il trouve même qu'elle peut être recalée jusqu'au règne de Salomon ^. M. Isaac Taylor, Couder, .Stade, Marti, Maspéro et Renan sont tous d'avis que l'inscription remonte bien au delà de l'époque d'Ezéchias. On a découpé, depuis, le quartier de rocher qui portait le cartouche.
Basilique de Siloé. Théodose visita la piscine de Siloé vers l'an 530, sans y rencontrer d'église. Mais le Pèlerin de Plal sance, l'an 570, nous apprend qu'il y trouva une basilique dédiée au Sauveur Iliuminateur. La piscine était divisée en 2 compartiments ; les hommes se baignaient dans l'un, les femmes dans l'autre, avec esprit de foi. Cette église fut ruinée en 614 et ne fut plus reconstruite. Elle est occupée par des champs de choux-fleurs. Depuis peu d'années, les musulmans y ont élevé un oratoire avec un minaret.
En 1896, M. Bliss, pratiquant des galeries souterraines, découvrit une église à trois nefs, construite vers le milieu du vi* s., au N. de la piscine, au niveau de la voûte du canal. Elle avait 32 m. de long, sur 18 de large ; 4 piliers supportaient une coupole. La nef méridionale s'élevait par-dessus le portique septentrional de la piscine, et le maitre-autel était placé sur les dalles qui recouvrent l'extrémité du canal. Le narthex s'ouvrait au N. de l'église, dans laquelle on descendait par 16 marches. A ro., l'édifice s'étendait sur un escalier de 34 marches de 6 à 8 m. de largeur, qui descendait dans la piscine ; la façade occidentale arrivait à une faible distance du mur de la ville. La piscine de Siloé restait en toat temps hors des remparts, comme cela ressort de plusieurs passages du livre de Néhémie *, d'une déclaration formelle de Josèphe "', et surtout du résultat des fouilles de M. Bliss <^.
Porte de la Fontaine et rempart de Tanclenne ville a Tan^le S.-E. du mont Slon. M. Bliss a exploré cette région par le moyen de galeries souterraines. A l'O. de la piscme de Siloé et du Bivfcet el Hamra, il a retrouvé sur une longueur de 300 m. l'escarpe haute de 1 à 3 m., et même quelques assises de l'ancien remjiart. Le mur était construit en beaux blocs à bossage et à refend. Une rue large et partout coupée de marches nombreuses, longeait ce mur à l'intérieur. Sous le pavé circulait un canal. C'est la continuation de la rue et du canal retrouvés par M. Wilson en face de l'anîhe de Robinson. D'autres rues plus petites, dont une, au moins, à escalier, se détachent de la première et remontent les flancs de Sion. (V. p. 124).
A 50 m. à ro. de l'angle du rempart, contre lequel butte l'ancienne
1. Is., VIII, 5. — 2. In Is. — 3. Q. S., 1882 et 1883. - Fresh Light. — 4. Néh., II, 14 ; - III, 13-16 ; - XII, 36. - 5. G. J., V, iv, 2. - 6. Excavations at Jer., 1898.
Egl. Saint-Onuphre. Jérusalem 5" Visite. 177
digue du Birket el Hamra, M. Gulhe \ puis M. Bliss, ont constaté l'existence d'une porte de ville, qui de l'avis de tous est la porte de la Fontaine de Néhémîe * et de l'historien juif '.
Vallée de Hinnom. A l'angle S.-O. du Birket el Eamra
débouche la vallée de Hinnom, Gê Hinnom ou Gehenna» qui en
langue syriaque reçut la signification ù!enfer. Les Arabes
l'appellent Ouâdi er Rabâbi. Elle contourne au S. et à l'O. le
mont Sion. La montagne qui la limite au midi s'étend vers 10.,
jasqu au N. de la dépression large et fertile de la Béqaa, la
vallée des Raphalm de la Bible.
Le livre de Josué, traçant la limite des tribus de Juda el de Benjamin (le l'orient à l'Occident, dit : « A la fontaine de Rogel, elle renionle la vallée du Fils de Hinnom, côtoyant la ville des Jébiiséens (qui est Jérusalem) au midi, et monte la vallée jusqu'au sommet de la monia^ne qui regarde Gè Hinnom à l'occident et qui est à l'extrémité de la vallée des Baphaîm contre l'Aquilon ^. »
Cette vallée est re.stée célèbre dans la Bible par le culte sanguinaire de Baal et de Moloch qui y fut établi par les rois idolâtres^. Saint Jérôme place le fameux haut lieu de Tophet dans la partie la plus fertile dé la vallée et la plus rapprochée de Siloé.
Nont du Mauvais Conseil. La montagne qui borde la vallée de Hinnom au S., porte le nom de mont du Mauvais Conseil^ parce qu'une tradition, d'ailleurs peu ancienne, y place la maison de campagne de Galphe, où les princes des prêtres auraient délibéré sur le moyen de perdre Jésus-Christ (V. Jean, XI, 47 53). Les Arabes appellent la partie orientale Djebel el QoubouTy le mont des Tombeaux, et l'occidentale Djebel Àbou Tor, mont du Père du Taureau (V. Voy. III, p. 207).
Pompée campa sur cette montagne quand il vint assiéger Jérusalem ^, et Titus y fît passer son mur de circonvallalion.
Nécropole et église de Saint-Onuphre. De l'autre côté de la vallée, les flancs de la montagne sont percés de grottes sépulcrales de la dernière époque judaïque et de l'époque chrétienne. Josèphe signale en ce lieu le monument du grandprêtre Ananus ''. Plusieurs inscriptions grecques, où sont répétés les mots (( de la sainte Sion », indiquent que du iv' au vn<^ s , il y avait en ce lieu la nécropole des moines du mont Sion. Antonin de Plaisance y trouva plusieurs anciens sépulcres habi tés par des anachorètes.
Un de ces monuments, dont le vestibule est orné d'une gracieuse frise dorique, semble avoir été transformé en oratoire, comme l'indiquent les restes de peinture byzantine attachée à
1. Z. D. P. V., V, 1882. - 2. Néh., II, 14; — III, 15. - 3. G. J., V, iv, 2. - 4. Jos., XV, 8.. — Cf. XVIII, 16. - 5. IV R., XXIII, 10. — Jer., VII, 31; ~ XIX, 2-15. - 6. G. J., V, XII, 2. — 7. G. J., V, xii, 2.
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ses parois. En 1874, les Grecs hétérodoxes rendirent de nouveau ce monument au culte et le placèrent sous le vocable de saint Onuphre, célèbre anachorète d'une thébalde d'Egypte, mais qui n'a jamais été en Palestine.
Le pèlerin Dominicain Félix Fabri (1483) rapporte que huit des apôtres qui s'étaient enfuis du Jardin de Gethsémani quand leur Maître fut arrêté, allèrent se cacher dans ces sépuicres. Les pèlerins antérieurs au xv' s. n'en parlent pas.
Haceldama. A l'O. du couvent de Saint-Onuphre, se trouve le champ du potier qui a été acheté par les princes des prêtres avec le prix de la trahison de Judas, pour servir à la sépulture des étrangers (V. Matthieu, XXVII, 110). Comme les 30 pièces d'argent étaient le prix du sang^' les disciples du Seigneur et même les Juifs le nommèrent Haceldama^ le Champ du sang.
Saint Jérôme raonlre Haceldama au S. du mont Son ', à la place actuelle. Antonin de l*laisance le signale non loin de la piscine deSilot*. près des tombeaux dont nous venons de i:arler. Arculfe le visita plusieurs fois au S. du mont Sion et ajoute qu'il servait de sépulture aux pèlerins décèdes à Jérusalem. Au xii* et au xiii* s. les écrivains latins l'ap pellent Acheldémac ou Aceldémac ; Ernoul seul le nomme Vhaudemar. En 114Ii, le patriarche de Jérusalem céda Haceldama à l'ordre de l'Hôpi tal de Saint-Jean, \.ov\y y inhumer les pèlerins qui mouraient à Jérusa lem. En 1230 les Frères Prêcheurs y ouvrirent un petit couvent qu'ils se virent oblijçés d'abandonner bientôt, à cause des brigands.
On dit (|uo par dévotion sainte Hélène lit transporter une certaine ({nanlité de la terre d'Haceldama au cimetière de Sainte-Croix à Rome. Les Pisans en firent autant pour leur Campo santo, en 122.S.
il ne reste, du monument funéraire, qu'une construction délabrée couverte d'une voûte circulaire qui repose sur un pilier central. Deux brèches pratiquées dans cette voûte, aujourd'hui à fleur do terre, permettent de plonger le regard dans l'intérieur. Le sol actuel est à 5 m. en contre-bas du terrain environnant.
D'Haceldama on continue de suivre la vallée vers le N.-O, et à 700 pas de là, on arrive sur la route de Bethlt^m, près du IHrket es Sultan (V. Voy. III, p. 206), d'où l'on se rend à la porte de Jafïa.