première partie de
l'édjflce, un reclungle
long di' 33 m. et large
deS6m. 30, dlTiséen
cinq neb par quatii^
rangi^es <lc colonnes
monotilliea en pierre
riiuge du |>)iys, de
6 m. <le hauteur. Les
cbapilnmx en marbre
blanc sont de style
corinthien de basse
c''|ioque, et porienl au
(leuron orné d'une croU grecque, l'ne architrave en buis, un pou mesquine, r6gne HU-deasns de chaque colonnade, et supporte, danii les bascAtiVs, les solives de la i toiture, et dans la net
,., , , ,. ....,,. centrale, deux murs
n.n ,1. , «.,11,,., ,1, u N.i,.ii,^ |i,„.|,.i„i,9»iOm..
C, Nefs de la Baiittqae. - 1>. D. Titmsept. '"' lesquels rcpost ni E. E. Enlrée tte la Crotle. — F. Ilaiirei- les poutres apparennuUt. — G. Grotte lie la Salirili. — tes du toit. A la parti. Eglàe If'-Calluritie. — I. Clnilre. — ,t„ •unAplenre eha. J. enlrH du courent dei F.onrfWortis. ''" «"pcrieare, cna- - K. Couvent des r.rees. — L. Courenf que mur est percé de des Arminiens. il fenMres a plein
cintre qui corre^ponlii'nt b autant de travées ou d'entrecolonnements. La net cen- Inlc a, d'axe en axe, 10 m. 40 île largeur, tandis que les deux bas c4lés réunis n'ont que 7 m. 93.
En 18i2, les Grecs ont élevé.a rextrémllé des nets un hor- * rihlc mur qui altère toute Tharmonle de l'intérieur de l'édifice. Au delï de cette cléture vient le transept (a) aussi large que Ifl ncl ilti milieu, et terminé A ses deux extrémités par une Htaide deml-oircnlaire qui tait saillie sur le corps du brttimenl. .^n delà du transept, les cinq nefs réapparaissent |e) ; les plus
220 Voyage III, béthléem
externes ont une travée, les autres, deux, se terminant toules par un mur droit, pendant que la nef du milieu a deux travées et se clôture par une abside semblable à celles du transept (f). Ici, l'entrecolonnement est deux fois plus espacé que dans la partie occidentale de l'église.
La Grotte de la Nativité occupe le centre du transept et s'étend vers l'E. jusqu'au milieu de la 1" travée du chœur. Les Grecs possèdent le maîtreaulel et le bras S. du transept, les Arménien? son bras N.
Le Pèlerin arménien du commencement du v* s. décrit la basilique de Bethléem en ces termes : « L'église a 200 coudées en longueur et 100 en largeur, avec 90 colonnes de marbre et des vofttes en pierre. Sous l'autel se trouve la sainte grotte et la crèche, avec un autel où l'on célèbre la liturgie. » La coudée, 1 pied 4/2, avait 0",443, ce qui donnerait un bâiimeiil de 44 m. sur 88 en y comprenant l'atrium. Mais dans ce petit traité les chiffres sont souvent erronés, «onime le montrent les variantes. Du monument actuel, l'atrium, le narthex, les murs occidental et méridional des nefs sont certainement du iv" s. A l'intérieur, les cinq nefs sont de style basilical ; mais les bases des colonnes et les chapiteaux avec leurs fleurons et leurs croix, l'architrave et le mur lisse dénotent plutôt l'architecture du vi* que celle du iv" s. Quant au transept et à ses hémicycles, ils sont sûrement de l'époque de Juslinien ; les preuves en sont nombreuses. On peut donc en conclure qu'après le vandalisme commis par les Samaritains, l'architecte a conservé le plan et une grande partie des constructions de l'ancienne basilique ; mais il a ajouté le transept et reculé l'abside vers l'Orient. La sainte grotte, autrefois sous l'autel, occupe depuis le centre de la croix formée par le transept et la nef. L'église est devenue plus grande, mais certiftinement moins belle que celle de Constantin et elle ne devait pas plaire beaucoup à Justinien qui n'avait de goût que pour le type nouveau à coupole. Le récit d'Euly chius d'Alexandrie, qui place la reconstruction de la basilique au vi* s., est donc acceptable, sauf quelques exagérations de détail.
Mosaïques. Sous le règne d'Amaury 1", 4« roi de Jérusalem (1163 1173 , la basilique de la Nativité reçut une nouvelle décoration grâce à la magnificence de Manuel Porphyrogénèle Cîomnône, empereur grec (1145-1180). Toutes les parois intérieures de l'église furent littéralement couvertes de peintures et surtout de mosaïques à fond d'or, dont on peut juger l'effet par les fragments qui nous en restent, par les descriptions minutieuses de Quaresmius et par les études de M. Melchior de Vogué. Dans le transept, le chœur et la Grotte, elles représentaient des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les inscriptions qui accompagnent ces tableaux sont toutes écrites en une seule langue, la latine. De cette décoration, il ne reste plus que trois tableaux mutilés dans le transept : l'Entrée triomphale de Jésus, le Doute de saint Thomas et l'Ascension de Noire-Seigneur.
Le fond de la grande nef était couvert d'un immense Arbre de Jessé, dont les branches supportaient des figures de prophètes. Chacun tenait à la main une banderole sur laquelle îtait écrit en latin un verset d'une de ses prophéties.
LA BASILIQUE Voyage IIL 221
Au-dessus de l'architrave des colonnes, étaient représentés, au S., les sept conciles oacuméniques, au N., des conciles provinciaux. On y voit encore l'Eglise d'Ancyre, celle de Gangros ot celle de Sardique. Le concile tenu dans cette dernière ville en 347 est un de ceux qui proclamèrent la suprématie du Siège de Rome. Les textes des conciles, tous dogmatiques, sont rédigés à la fois en latin et en grec.
Finalement, dans le pourtour de l'hémicycle du chœur courait une Inscription de cinq lignes, en grec et en latin, dont on a pu lire ces mots : « Le présent ouvrage fut achevé par la main d'Ephrem, peintre et mosaïste, sous le règne de l'empereur Manuel Porphyrogénète Ck>mnène, et dans les jours du grand roi de Jérusalem, le Seigneur Amaury et du très saint évoque de la sainte Bethléem, monseigneur Raoul, en Tannée 6677 (1169). » Le moine grec Phocas écrit aussi vers 1185, qu'en reconnaissance pour le service rendu par Comnène, « le pasteur latin fit placer son image dans différents endroits de l'église. »
L'histoire explique le choix des sujets et des inscriptions qui figurent dans ces mosaïques. Depuis 1150, une alliance réelle s'était nouée entre ta cour de Jérusalem et celle de Constantinople, et de côté et d'autre on visait plus encore à l'union religieuse. Manuel envoya plusieurs ambassades à Rome et reçut les envoyés du Pape à Conslantinople pour négocier l'union des deux Eglises. I-a représentation des conciles et le choix des inscriptions grecques et latines, manifeslcmont dictées par un esprit de conciliation, attestent que l'union existait déjà au point de vue dogmatique, et qu'on préparait la voie pour la proclamer officiellement au berceau du Roi de la paix, qai n'a institué qu'un pasteur et qui ne veut qu'un troupeau.
Malheureusement, les circonstances n'ont pas permis que cette union se réalisât. Mais les fragments mutilés des anciennes mosaïques clament très haut et d'une manière pathétique les merveilles qu'une union momentanée a pu produire dans un seul sanctuaire, et étalent aux yeux de tous, dans lenr délabrement, le lamentable résultat d'une mésintelligence obstinée.
Dans les cinq nefs séparées du transept par un mur et réduites en place publique pour les désœuvrés et les revendeurs, il n'y a à voir, qu'un superbe baptistère octogonal taillé dans un seul bloc de pierre rougeâtre, situé vers le midi. Sa croix paltée et son cartouche avec une Inscription grecque le ionl remonter au vi« ou au vu* s.
222 Voyage III. Bethléem
Grotte de la Nativité >ii.
La Grotle de la Nativité (g) est pratiquée dans un rocher cal Caire fort tendre. A l'origine elle était assez vaste, ou formée de plusieurs enfoncements, et on devait y arriver de plain-pied. Lors de la construction de l'église, la grotte même, où s'accomplirent les augustes mystères, fut transformée en crypte, et le plafond naturel, peu solide, dut céder la place à une voûte en maçonnerie. Deux escaliers (1), composés l'un de 16 degrés, l'autre de 13 seulement, s'ouvrent aux deux côtés du chceur et aboutissent au fond de la sainte Grotle. Les deux gracieuses entrées au sommet des escaliers ont élé remaniées au xn' s. et sont fermées par de belles portes en bronze.
Sombre par elle-même, celte crypte est éclairée par 53 lampes, dont 19 appartiennent aux Latins. La forme est à peu près celle d'un rectangle, long de lîi m. 30et large de 3 m. 15 en moyenne. Le sol el les parois sont recouverts de belles dalles de marbre blanc. A l'extrémité orientale de celle Grotte (2), entre les deux escaliers qui y convergent, on voit une niche arrondie dans sa partie supérieure et portant encore des traces de la mosaïque qui représentait la naissance du Fils de Dieu, avec la légende en latin. Le sol est revêtu de marbre blanc où brille, encastrée dans le pavé, une étoile en vermeille autour de laquelle on lit ces mots :
Hic DE VmoiNE Maria Jésus Christus natus est. — 1717.
C'est en effet en ce lieu que, d'après l'antique tradition, la Très Sainte Vierge mit au monde le Sauveur du genre humain. {V. Luc, II, 1-7, n" 85). Autour de l'étoile brûlent jour et nuit 15 lampes dont 4 appartiennent aux Latins, 5 aux Arméniens
el 6 aux Grecs.
Celte étoile, qui par son inscription latine consacre les droits des Latins à la propriété de ce précieux sanctuaire, avait disparu en 1847. Après cinq ans de négociations entre l'ambassade française et la Sublime Porle, négociations sans cesse entravées par les intrigues de l'ambassadeur de Russie, le sultan Abdoul Medjîd obligea les Grecs à resJiluer l'éloile, qui fut de nouveau scellée à sa place en 1852. Toutefois, les Grecs et les Arméniens continuent à célébrer à cet endroit une messe par jour, à l'exclusion des Latins.
Crèche \^» A quatre pas de là, vers le S.-O., on descend par trois marches dans l'oratoire de la Crèche (3), dont l'entrée et le côté N. sont soutenus par trois colonnes de vert antique. A travers la draperie on peut apercevoir les parois rocheuses. C'est là que la Vierge-Mère étendit sur la paille le Nouveau né, et que les bergers, avertis par les anges, vinrent adorer le Messie (K. Luc, II, 8-20, n» 86).
GltOTTi; DK lA MATIVITÉ YoS- III. 223
Une excavation dans le rocher, rceouTorte do marbre (4j,
rpppésenle la mangeoire. La crèche en bois piaqué d'argent,
ilont parlent les ancleas pèlerins, se conserve dans la basilique
(le Sa in te -Marie- Majeure k Borne depuis le m' s.
Aut«l des Magea ^. En face, on a dressiS un autel déilli^ aux
«agcî de l'Orient (3), qui, conduits par une étoile, vinrent se
prosterner en ce Heu devant le Maître du ciel et de la terro
sous les traits d'un faible
enfant. (F. Mattli. II, 1-12,
3Daris l'évangile ie eaini Matthieu on lit : a En enlrant dans la maison, lia Iraav^rent l'en-
Bion esl trop vague pour indiquer
halnlalton quelconque. Ds montagnes de In Palesll
tes améaagéïs en liabit
1. Grolle de la Natkiié. - 1- 1. Kscû- à B^thltem VT C^k le—i-iieude m^tne grolle qn'on us. - 3. Grolle „• s. le souvenir à
a mangeoire.
de ta Crèche. ,
— a. Aulet de l'adoration des mages. — 6. Fiiils. — i. Krtlrfe des eht^lles souterraines. —
^"Ê'S£cS^i «'ciSi •■."'ii'S.'fe:
des SS. Innocents. — 11. Tombeau ae S. Eusèbe de Crémone. — lï. Tombeau de S" Faute et rfc .S" Eustochium. — 13. Tombeau
de S. Jérôme. — U Oratoire de >i. Jérfmte. -~ 13, .Inden escalier.