VOISENON
Est-ce ma laute à moi , si mut les vùtre».
« Financier? — Saura-t-il jamais calculer! — Magistrat ; fi donc , se perdre dans la noblesse de robe ! — Militaire? — Il est trop indépendant, trop querelleur, trop insubordonné. » — Allons, fesons-le prêtre, va pour les ordres ! » Tel fut le résultat d'iui conseil de famille tenu vers ] 720 entre les nobles parens de Voisenon. Mais comme celui-ci n'avait pas été appelé à y prendre part, il crut pouvoir y former opposition. A onze ans, il avait déjà adressé à Voltaire une épître qui lui valut des encouragemens, et lui assura dès lors une amitié de soixante années. A vingt ans , un succès de comédie de société l'encouragea à travailler pour le théâtre , et si l'auteur , en donnant son Ecole du monde, eut peu de suc-
Car, sous la terre Ou me couchera soUlaire, Ou près d'un aulre époux, j'irai,
El languirai.
Aigle qu'il aime , Reste, je t'aimerai de même, Par moi chaque jour tes petits
Seront nourris.
Laisse mou vuile :
Je le broderai sur la toile Des ailes d'argent, puis encor
Des seires d'or.
Aigle rapide, Regarde avec moi la mer vide ; Monte .sur mon épaule... Hélas !
Il ne vient pas.
Je serai morte Quand i! reviendra; mais n'importe, Et quand ton cri le saluera ,
Il pleurera.
Ti-GNER.