LAURIER. — TRIOMPHE. — GLOIRE
Le plus connu est le laurier commun, ou laurier d’Apollon, laurier des poêles.
« Aucun arbre, dit Bescherelle, n’a joui chez les anciens d’une plus grande célébrité, aucun n’a été plus souvent chanté par les poètes. Il était particulièrement consacré au dieu des vers, qui l’adopta pour son arbre favori, lorsque Daphné, fuyant ses embrassements, fut métamorphosée en laurier. On en ornait ses temples, ses autels, et. le trépied delà Pythie. On prétendait, sans doute à cause de son odeur pénétrante, qu’il communiquait l’esprit de prophétie et l’enthousiasme prophétique. Virgile fait remonter jusqu’au siècle d’Enée, la coutume de ceindre de laurier le front des vainqueurs. Les géné-
raux le portaient dans les triomphes , non-seulement autour de la tête, mais encore dans les mains, et on le plantait aux portes et autour des palais des empereurs. — Dans le moyen âge, le laurier a servi, dans nos universités, à couronner les poètes, les artistes et les savants distingués par de grands succès.
Ce laurier, c’est Daphné, chère au dieu qui l’adoro,
Sous l’écorce vivante, elle palpite encore ;
Ses bras tendus encore agitent ses rameaux.
Parseval Grandmaison.
Aux plus savants auteurs, comme aux plus grands guerriers, Apollon ne promet qu’un nom et des lauriers.
Boileau.
LAVANDE. — silence.
Cette plante, d’une odeur fortement aromatique, croît sur les coteaux et le long des chemins pierreux. — On assure que la lavande a la vertu de rendre la parole à ceux qui l’ont perdue.