LIERRE. — ATTACHEMENT
Le lierre, dit Bernardin de Saint-Pierre, dont on couronnait jadis les grands poètes qui donnent l’immortalité, couvre quelquefois de son feuillage, le tronc des plus grands arbres. Il est une des fortes preuves des compen-
salions végétales de la nature; car je ne me rappelle pas en avoir jamais vu sur les troncs des pins, sapins et des arbres dont le feuillage dure toute l’année. Il ne revêt que ceux que l’hiver dépouille. Symbole d’une amitié généîeuse, il ne s attache qu’aux malheureux, et lorsque la mort même a frappé son protecteur, il le rend encore 1 honneur des forêts où il ne vit plus ; il le fait renaître, en le décorant de guirlandes de fleurs et de festons d’une verdure éternelle :
Le lierre croit, trouver partout des frères.
Proverbe.