‹ Nouveau langage des fleursChapitre 46 sur 69 · TRÈFLE. — INCERTITUDE · texte numérisé non relu

TRÈFLE. — INCERTITUDE

Plante qui vient naturellement dans les prés, et dont les feuilles, de forme ronde, sont attachées, trois à trois, à une même queue. On en connait cent quarante espèces.

TROENE. — jeunesse.

Arbuste qui ressemble au lilas, très-rameux. et à fleurs blanches. On s’en sert pour former des haies odorantes.

TUBÉREUSE. — volupté.

La tubéreuse a été apportée de Perse, en 1632.—L’odeur en est très-forte et peut môme causer l’asphyxie. C’est une belle plante bulbeuse, à tige de quatre à cinq pieds, à feuilles étroites, longues, canaliculées, et d’un vert gris. Les parfumeurs emploient son huile essentielle pour.la pommade et les eaux de senteur.

La tubéreuse et l’anémone Entourent ses bords séduisants.

De Bërnis.

Le même poète dépeint ainsi l’émotion d’une jeune tille enivrée par le parfum de ia tubéreuse.

Dans* scs bras amoureux l’imprudente la presse, Quand, tout à coup, saisis d’une douce langueur, Ses bras sont accablés sous le poids du bonheur ;

A ce trouble inconnu, la jeunesse alarmée Veut éviter les traits du dieu qui l’a charmée;

Mais, hélas ! ses combats se changent en plaisirs,

Ses craintes en espoir, ses remords en désirs! Confuse, elle retombe au milieu de ses chaînes :

Un charme involontaire accompagne ses peines;

Elle voudrait haïr, elle ne peut qu'aimer :

Son cœur cherche le calme et se laisse enflammer. C’est alors, qu’à ses yeux, se découvre l’abîme,

Mais un chemin de fleurs la conduit jusqu’au crime.

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