CONVOYON
•X la sous-prétecture, et le réclamant sera avisé des formalités complémentaires à remplir; un délai do dix jours lui est accordé, à compter do cet avis, pour faire les rectifications nécessaires. Le réclamant est autorisé à constituer un mandataire en tout état de cause, non seulement pour introduire sa demande, mais pour la soutenir. Les frais do timbre et d'enregistrement du mandat .seront désormais remboursés au réclamant, à titre de dépens, si sa réclamation est reconnue fondée.
La loi du 13 avril 1898 {art. 53) donne à l'administration la faculté d'employer pour la notitication des sommations avec frais concernant les contributions directes le concours des agents des postes.
— Administration des contributions indirectes. Origine et attributions. Créée en 1801, sous le nom do » droits réunis i>, la régie des contributions indirectes, ainsi appelée depuis 1815, so rattache par son origine à l'ancienne administration des aides dont l'Assenibléc constituante avait prononcé la suppression. Elle est chargée de la perception des droits sur les boissons (vins, cidres, spiritueux, bières), les huiles, les vinaigres, les bougies, les voitures publiques, les ouvrages d'or et d'argent, les cartes à jouer, la dynamite; elfe concourt, avec la régie des douanes, au recouvrement des taxes sur les sels et sur les sucres; elle surveille la vente des produits des monopoles fiscaux établis sur les tabacs, les poudres à feu et les allumettes dont elle encaisse le prix.
— Assiette et recouvrement. Les impôts indirects sont perçus tantôt à la production et tantôt à la con.sommation. Dans le premier cas, chaque fabrication est subordonnée à uno déclaration préalable et suivie par lo service qui tient le compte des produits obtenus. Lorsque les droits ne sont dus qu'ù la consommation, la circulation do la matière imposable est. réglementée, et quand la marchandise est placée en entrepôt, en attendant sa livraison au consommateur, le service exerce sa surveillance dans les magasins, tient le compte des entrées et des sorties, opère des recensements et constate les droits sur les manquants. Les assujettis, c'est-à-dire les fabricants ou les coumierçanls qui trafiquent des objets soumis aux droits, ne peuvent généralement se livrer aux opérations qui les placent sous la surveillance de la régie sans acquitter un droit spécial, dit de licence. Les titres de mouvement destinés à suivre la marchandise iniposahie dans ses déplacements sont extraits de registres à souche, tenus par les receveurs buralistes. Ils portent lo nom de congés lorsque les droits sont payés à l'enlèvement, do passavants ou do laisscz-passer lorsque la circulation a lieu en franchise, d'acquits-à-caution lorsque les droits sont consignés ou simplement garantis. La demande de titres de mouvement peut être valablement faite soit par l'expéditeur, soit par l'acheteur de la marchandise ; la responsabilité de ce dernier est engagée lorsque le transport irrégulier est effectué par ses soins.
Les taxes indirectes se composent généralement du principal et des décimes qui se confondent dans le tarif à appliquer. Elles sont en principe acquittées au comptant. Toutefois, les droits sur les sels, les bières, les sucres, les huiles, les bougies, les cartes à jouer et ia dynamite peuvent faire l'objet, lorsqu'ils s'élèvent à un minimum de 300 francs, d'obligations cautionnées à quatre mois de date, qui donnent lieu à la perception d'un intérêt de crédit de 3 p. 100. (Loi du 15 févr. 1S75.)
La prescription est acquise aux redevables contre la régie pour les droits que ses préposés n'auraient pas réclamés dans l'espace d'un an à compter de l'époque où ils étaient exigibles.
— Organisation et administration. La régie des contributions indirectes est placée sous les ordres d'un directeur général, assisté do deux administrateurs et d'un certain nombre de chefs et de sous-chefs de bureau et de rédacteurs qui composent l'administration centrale. Le service extérieur est administré dans chaque département par un directeur qui a sous ses ordres des sousdirecteurs (jui administrent un ou plusieurs arrondissements; des inspecteurs départementaux qui vérifient sur le terrain les assujettis, les agents d'exécution et les comptables; des receveurs principaux, aux sièges de la direction et des sous-directions, qui centralisent les opérations des comptables secondaires do leur circonscription; des receveurs entreposeurs, chargés de l'approvisionnement des débits de tabac et de poudres à feu ; des receveurs particuliers sédentaires, qui perçoivent dans les villes les droits constatés par des commis dirigés par des chefs de poste et des contrôleurs ; des receveurs ambulants et des commis principaux chargés de la constatation et du recouvrement des droits dans les campagnes, et enfin des préposés et des surnuméraires, recrutés au concours, qui ont à peu près les mêmes attributions que les commis. Ce personnel ne comprend pas moins de 12.200 agents.
— Contestations sur le fond des droits, La contrainte est la voie générale de poursuites que l'Administration emploie contre les redevables en retard pour acquitter les droits. Lorsque ces redevables contestent l'exigibilité des droits réclamés, ils doivent faire opposition à la contrainte qui leur a été délivrée. L'affaire est portée devant le tribunal civil eu observant les règles d'une procédure spéciale fixée par le décret du i*^*^ germinal an Xm. Le tribunal civil statue en premier et en dernier ressort.
— Exécution des contraintes ; privilège. Lorsque l'exigibilité des droits n'est pas contestée, ou bien encore lorsque, après opposition à contrainte, le tribunal a validé cet exploit, la régie poursuit le recouvrement de sa créance par les voies d'exécution du droit commun. L'article 47 du décret du ï" germinal an XTII lui donne '■ privilège et préférence à tous les créanciers sur les meubles et effets mobiliers des redevables pour les droits, à l'exception des frais de justice, de ce qui sera dû pour six mois de loyer seulement et sauf aussi la revendication dûment fournie par les propriétaires de marchandises en nature qui seront encore sous balle et sous corde ».
— Contentieux correctionnel. La recherche do la fraude constitue l'une des principales attributions des employés des contributions indirectes. Cette recherche est facilitée par le pouvoir, exorbitant du droit commun, qui a de tout temps été conféré aux agents de cette administration d'effectuer des visites domiciliaires (v. ce mot), tant chez les assujettis que chez les simples particuliers, en observant certaines formalités.
Les infractions aux lois et règlements sur les contributions indirectes sont relevées par des procès-verbaux
dressés par les employés, et aussi, dans certains cas, par les genaarmes, les receveurs buralistes et divers autres agonis. Aucun délai n'est imposé aux verbalisants pour la rédaction do leur acte. Toutefois, les contraventions no peuvent plus être constatées lorsque lo délai de trois ans, imparti par l'articlo G38 du Code d'instruction criminoilc, est expiré. Dans le but d'assurer un plus grand caractère d'authenticité aux procès-verbaux qui, sous son empire, faisaient foi en justice jusqu'à inscription do faux, le décret du 1" germinal an Xlll avait entouré leur rédaction de nombrfusfs et minutieuses formalités, qui devaient être " .t peine de nullité. I^ loi de
30 décembre i :.-; la sanction de nullité atta-
chée à l'inob.'ii ! -s formalités et a posé le prin-
cipe que les proi:«;.\ verbaux ne feraient plus foi quo jusqu'à preuve contraire.
La plupart des procès-verbaux de la r-^r-i^ s,. t<^rniinent par des transactions quo les dire ■ men-
taux sont compétents pour consentir ar lors-
que le minimum des condamnaiionsenr , asso
pas 500 francs. Ces transactions no so: qu'a-
près approbation du directeur général lo nmra
oscille entre 50o et 3.000 francs. Le mirur^u-- m., auaiiccs peut seul les ratifier si ce minimum excède 3.ooo francs. Lorsqu'un procès-verbal ne prend pas fin à l'amiable, uno assignation est délivrée par la régie au contrevenant, dans les trois mois de la date do ce procès-verbal. L'inobservation de co délai entraine la déchéance au profit du délinquant (loi du 15 juin 1835J; la délivrance do l'a-ssignationen temps utile proroge pendant trois ans les droits do la régie. L'affaire est appelée devant le tribunal correctionnel au jour lixé par la citation. Si le prévenu demande à faire la preuve, le tribunal renvoie la cause à quinzaine au moins. I/intéressé dépose au greffe la liste aes témoins qu'il veut faire entendre, dans le délai do trois jours francs à compter do l'audience où le renvoi a oté prononcé. Le jugement qui intervient prononce la condamnation du délinquant à l'amende, au double décimo et demi do cette amende, à la confiscation des objets saisis par le procés-vcrbaJ, et aux dépens de l'instance. Le prévenu peut être admis au bénéfice des circonsiances atténuantes lorsque sa bonne foi est dûment établie et qu'il n'est pas en état de récidive depuis un an. La loi do sursis est éfjalement applicable à l'inculpé qui n'a jamais été l'objet a un procès-verbal, suivi de condamnation ou de transaction, pour uno contravention punie par la loi d'une amende supérieure à 600 francs. Bien qu'un jugement soit intervenu, la régie peut encore transiger avec l'intéressé; mais, la plupart du temps, elle fait exécut.er la sentence : si le condamné ne verse pas de son propre mouvement le montant des condamnations prononcées, elle procède par voie <ie saisie ou requiert la contrainte par corps contre lui afin d'éprouver sa solvabilité.
Certaines infractions, le colportage des tabacs, le mouillage des vins par exemple, constituent à la fois des délits do droit commun et des contraventions fiscales. Les procès-verbaux qui les relèvent donnent naissance à la double poursuite de la régie et du parquet, et les jugements qui condamnent les délinquants à l'amende fiscale prononcent contre eux une peine d'emprisonnement rc- (juise par le ministère public.
CONTUBERN ALITÉ {bèr — du lat. contubemîum, camp)
n. f. Fraternité d'armes, camaraderie.
CONTY (Alexis-Henri Aux Cou.stkaux de), littérateur français, né à Boauvais en lS2y, mort à Courbevoie (Seine) en 1896. Il est créateur des guides de voyage connus sous le nom de Guides pratiques Conty (ISST-l'sûa).
GONVERS (Louis), sculpteur françâ,is, né à Paris en isoo, élève de Millet, de Cavelier et de Barrias. Prix de Kome eu 1888, 2" médaille en 189-t, médaille d'or à TExposilion universelle de l90o (Paris), il avait envové à cette dernière: l'Enigme, bas-relief plâtre; la légende et le Passé, marbre (à l'Institut); la Justice, plâtre (lo marbre est au Palais de justice de Grenoble) ; et Salomét plâtre. Depuis, iladonné: 1902. Vic/oire, statuette bronze ; 1903, /•loréttl, statue plâtre ; 1904, ia Vierge à l'Enfant, plaquette pierre.
CONVERSATIONNISTE (rér-sa-«(-o-n/ss;') n. Qui excelle dans la conversation : Aldytes de Chamfort et de Hivarol, du prince de Ligne et de Bonfflers, de tous les conversa- TiONNiSTEs délicats du xvin" siècle, frémissez d'horreur!
(P. Honrget.)
Conversion d^Alceste (la), comédie en un acte, en vers, de Georges Courteli ne. (Comédie-Française, i:> janvier 190Ô.) Alcesie a épousé Célimène. Il a gagné un second procès. Il se croit lieureux et trouve maintenant que Au pardon qui sourit la sagesse commence. Mais sa mansuétude voulue se trouve mise coup sur coup à trois rudes épreuves. D'abord, ayant eu la complaisance d'approuver un second sonnet d'Orontc, il so voit pressé par celui-ci de lui ouvrir les portes du Mercure galant, et comme il refuse. Oronte l'injurie. Puis, c'est Si. Loyal qui apporte le mémoire interminable des frais du procès gai:né. Alcesie se fâche et sort avec lui pour en faire rabattre. Philintc ei Célimène restent seuls. Do leur conversation ressort qu'ils sont amants, et qu'ils prisent beaucoup moins le nouvel Alceste que l'ancien. Or Alceste, rentré sans bruit, les a euteudus.U les considère, et, les désignant successivement :
. . . mon SL'uI amour et ma seule amitié î dit-il. L'indignation s'empare de lui. Les detLX coupables ont un instant d'inquiétude. Mais non; Alceste pleure. Il ira
Traîner au fond des bois la tristesse de vivre, et tacher de savoir
Qui, de l'homme ou du loup, l'emporte en cruauté. L'idée, ingénieuse en sa mélancolie, est rendue par de jolis vers bien frappés, avec, çà et hà, de plaisants rappels de Boileau, de Corneille, de Molière lui-même, et l'auteur ne souffre point du voisinage de ces illustres modèles.
CONVOYON (saint), en latin Conioio, abbé de Redon en Bretagne, né à Comblesac, vers le commencement du IX' siècle, mort à Plélan en 868- Archidiacre, de Vannes, il renonça à cette dio:nité pour se retirer dans une solitude, près de Redon. Il y bâtît un monastère qui devint célèbre; mais les religieux furent obligés, par les incursions des Normands, de quitter le monastère de Redon pour celui de Plélan. où le saint mourut et d'où son corps fut rapporté plus tard à Redon. — Fête le 5 janvier et le 28 décembre.
(ÎONWAY — CORALLINE
CONWAY (Moncuro Daniel), auteur américain, né en Virpinio eu 1832. Devenu paslour de l'Eglise nnitarionne, il s'occupa d'abord do ([uestious do j>iiilosopliio et do sujets llniologiquos. De là sos ouvrages intitulés: Jdols and Ideals (1874) ; Demonology and Devii Lare (1878) et the Wanderinif Jew (1881). Sa curiusité érudite lui inspira également : Jiepubtican Superstitions ( 187l*) et Solotnon and Sotomonic litcialure. Plus tard, il se laisse séduire par dos problèmes d'ordre j)ureiiieiit litiêraire. 11 puhlie une Vie do Washington, puis un volume sur Carlyle (1881), plein do souvenirs personnels. Kn 1890, il raconte la hioyranliic du romancier ilawthorne, et deux ans après celle de Thomas Paine, fameux ailiéo du wiii' siècle, dont it édite les œuvres en ijuatre volumes de 189'> à. 189G. Esprit distingué et critiouc très sûr, le Kév. M. D. Conway joint au goût des recherches minutieuses un stylo lacilo et attrayant.
Conway (sir William Martin), critiquo d'art et voyageur anglais, né à Roohcstor en 185G. Do sos visites aux principales bibliothèques do l'Europe il rapporta les matériaux d'une Histoire des (fraveurs sur bois hollandais. Après avoir professé riiistoiro et la philosonliio de l'art à Cnmbridgc et ;"l Liverpool, il ai)andonna 1 cnsiM^jnein^'nt pour satisfaire son goût des voyages. Il parcourut 1 K^'vpte, la Syrio, la Turijuie, la Grèce, l'Algérie et l'I-Ispa^nc. En 1892, il organisa une importante expédition dans 1 Himalaya. Kn 1894, il parcourut toute la chaîne des Alpes ; en 1890-1897, il explora pour la première fois l'inlérieur du Spitzberget, en 1898. il visita la Bolivie, la ehaiiic des Andos. où il exécuta (pielqucs ascensions mémorables, oties glaciers de la Terre de Kcu. -Ses principaux ouvrages sont: la Galpvic de l'art à la Liverpool lioyal Instifitdon : le Di'vclo/niement artistitiuc de Iteynolds et de fiainsborouyh (issii); les Primitifs flatnands {ISUl) \ Hcatcs littéraires d'A Ibcrt Durer ; l'Aurore de l'art dans le monde (intiqtw (1891); Ascensions et explorations dans le Kara-Koram- Himalaya (1894); les Alpes de haut en bout (1895); le Spitzberg traversé pour la première fois (1897, traduit et résumé on français par Ch. Rabot) ; Eu ski et eii traineait sur les glaciers arctitjues ; Ascensions et explorations dans les Andes de Bolivie (1897); Tierra del Fuego (1902) ; ot une série de guides à l'usage du touriste et de l'ascensionniste dans les Alpes Pcnniaes et Lépontiennos.
GOOK (agenck), fondée en 1841 par un commerçant établi à Market-Harborough (comté de Leicester), Thomas Cook, à l'etTet d'organiser des voyages économiques eu commun. L'entreprise débuta par un train de plaisir entre Leicester et Loughborougb, prolongé bientôt jusqu'à Liverpool. Peu à peu le système rayonna sur toute I Anf,'!eterre, l'Ecosse et l'Irlande, et bientôt le continent. iMihn, en 1871, Thomas Cook conduisit lui-même le premier tourist's party inscrit pour faire un voyage autour du monde. L'Egypte, la Syrie, la Palestine, la Turquie d'Europe et d'Asie, les Indes, l'Australie furent à leur tour régulièrement visitées. L'agence, installée dans Ludgate Circus, eut une douzaine de succursales à Londres et }>rès de deux cents établies en des villes choisies dans tous les pays du monde ; elle posséda des bateaux à vapeur vl des bateaux à voiles, construisit des hôtels, etc. Quand Thomas Cook mourut en 1892, son fils prit la direction de l'agence. L'agence Cook publie des guides de voyages et des cartes spécialement adaptés à ses itinéraires. Elle possède à Paris deiLX succursales : on y délivre des billets de touriste et on y organise des voyages pour toutes les parties du monde.
COOLGARDITE n. f. Tellurure naturel d'or, argent et mercure.
GOOLUS (H. Weill, dit Romain), littérateur et anleur dramatique français, né en 18G9. Admis à lEcole normale supérieun^cn 1888, il en sortit en 1891 comme agrégé de philosophie, professa au lycée de Chartres, mais ne tarda pas à s'adonner à la littérature en collaborant à des revues d'avant-garde (Revue Blanciie, Revue contemporaine). Bientôt il faisait jouer au Théâtre-Libre : le Ménage Brésile, dont la donnée, d'un pessimisme un peu outrancier, no fut pas sans scandaliser quelque peu la critique. Vinrent ensuite : Haphaï-l (théâtre de l'CEuvre, 1893); l'Enfant malade, curieuse étude de psychologie féminine (1897); Cœurbletle (1899): Lysiane, qui servit de rentrée à Sarah-Bernhardt, au théâtre de la Renaissance (1898); les Amants de Sazg (1901) ; /.uce((e (Gymnase, \9^2); cn^n Antoinette Sabrier {ivo.i), et l'Enfant cliérie (Gymnase, 190G). Los premières pièces de Coolus témoignant d'un don d'observation personnelle aigué étaient surtout des études de mœurs — en général de mauvaises mteiirs — situées dans dos cadres un peu spéciaux. Les dernières, au contraire, et notamment Antoinette Sabricr, arrusi-nt une manière plus large, une langue sobre et nerveuse, et un souci plus grand des situations dramatiques.
"COOMANS (Jean-Bantiste), homme politique et publiciste belge, né à Bruxollos od 1813.— Il ost mort à Schaerbcek en 1895.
GOOPER (Thomas Sidney), peintre et lithographe anglais, né ot mort à Cantorbéry (1803-1902). Il commença par peindre des voitures, puis des décors de théâtre. En 1823, il put aller à Londres et étudier d'après l'antique au British Muséum ot à rAcadémic, et s'établit comme professeur de dessin dans sa villo natale. Puis il voyagea pédestrement dans le nord de la France, la Flandre et le Brahunt, gagnant sa vie le long du chemin en pei^'nant des portraits et des enseignes. Arrivé à Bruxelles, il s'y fixa et se mit à peindre des animaux et des paysages. La révolution do 1830 le décida à retourner en Angleterre, où il passa deux ou troisannées à des travaux obscurs. Ayant pu exposer à la " Suffolk Street Gallory », il se trouva dès lors en vue. Couronné à Liverpool et médaillé à Manehester en 1839, il fut admis, en 1815, comme " associé ■> :i l'Académie royale, dont il devint membre en 18f.7. Il avait fondé à Cantorbéry une • Galerie d'art ". qu'il donna ;i la ville, à charge d'en faire une écolo do dessin pour les jeunes artisans pauvres (1882). Ses tableaux les plus connus sont des groupes de hostiaux dans le goût do Cuyp : Allant au pâturage; A l'abreuvoir, le soir; Bétail '(' '■•■/•'>s. le Boi (h-s prairies, et une grande toile militaire Kj.r veillant la Ih'fnitc des cuirassiers et des carabiniers dt: hilUrmitnn pur In brigade de cavalerie de Somerset, le tS Juin iSfr,, qu'il vendit 1.000 guinées (plus de 26.000 fr.)." Coopor a lithographie lui-même bcaucomi de ses tableaux et a composé dos albums intéressants : Cattlc (croups from nature (1839); Studiet of cattle drawn from nature (1842);
iJrawiny booh of animais (1853); Beaulies of poelrg and art (1805); etc. Artiste laborieux ot fécond, chez qui î'habilfto de main tenait lieu de poésie ot de pensée, il a suscité des contrefaçons sans nombre. Il avait iini par instituer une sorto do bureau où, moyennant salaire, il authentiquait ou déclarait faux les tableaux vendus sous son nom. Il a publié un curieux volume de souvenirs personnels intitulé My life (1S90).
GoOPER (Henri Venderjknch, dit), acteur français, d'origino beigo, né à Bruxelles vers 1845. S'étaut rendu fort jeune à Paris, il s'essaya d'abord sur le petit théâtre de la rue do la Tour-d' Auvergne. Il partit ensuite ppur la province, lit une tournée en Italie, fut engagé au llavre, puis débuta aux Bouffes-Parisiens, en 1867, (îans la lionne aiu: camélias, et, en 1868, entra aux Variétés, où il fit jtreuve de verve, de chaleur et de grâce élégante. On se rappelle surtout ses heureuses créations dans Nitouchc et A/a cousine. Il se montre ensuite à la Gaîté dans le Grand Mogol, à la Forte-Saint-Martiu dans le Crocodile et le Petit Faust, puis il rentre aux Variétés, où il reste just|u'en 1893. Appelé à cette époque au théâtre français de î!>aint-Pétersl)ourg, il reste plusieurs années en Russie, et reparaît en 1900 à Paris, pour entrer au Palais-Royal, où il créa dos rôles dans : l Inconnue, l'Affaire Matlîien. Bichette, la Carotte, les Dupont, le Bêve d Adèle, la Marmotte. Tonton, l'Escapade, les Jh'ugées d'Hercule, etc. ; aux N'ariétés, il créa la Piste de Sardou.
* Coopération des idées, dénomination spéciale de la première des universités populaires, fondée en 1896-1897 par Georges Deberme, sous ce litre : » la Coopération des idées pour l'enseignement supérieur et l'éducation éthique-sociale du peuple. » — Le succès rapide de cette institution y introduisit prompteinent des éléments qui l'auraient fait dévier sans la résistance du fondateur et de ses premiers adliéronts. Il y eut scission ; les initiateurs de la Coopération des idées durent céder aux dissidents et aux rivaux le local et le matériel de leur université, et furent obligés de la transporter ailleurs. Elle s'établit alors au n» 234 du Faubourg-Saint-Anloine, où elle ouvrit des salles pour la lecture, la conversation, les jeux de calcul et d'adresse; où elle donna des cours et des conférences chaque soir, et, tous les dimanches, un spectacle ou un concert. Elle poursuit sans relâche le but en vue duquel elle a été créée, qui est de former " des citoyens libres d'une démocratie de liberté », en plaçant au-dessus de toute discussion » les éléments organiques do toute société : la famille, la commune, la patrie ". Comme sou nom le proclame, elle appelle tout le monde à participer à son œuvre. Loin de tendre à uniformiser, elle voudrait « fortifier les croyances et les opinions do chacun ». Profondément imbus de l'esprit comtiste, les hommes qui sont à la tête de ce groupement déclarent que " la coopération des idées et la liberté spirituelle peuvent seules endiguer l'anarchie intellectuelle et morale qui nous divise et nous oppose", et que "l'Université populaire nous apprendra à penser et à agir en aimant ".
Dès le début, la première université populaire eut un organe périodique, <i la Coopération des idées ", revue mensuelle de sociologie positive, qui devint, en 1900, le "Journal hebdomadaire d'action et d'éducation sociale », et, en 1901 : la " Revue mensuelle d'éducation sociale ».
Sur l'initiative de Blanche-Schweig, présidente du Syndicat des femmes caissières, comptables et employées aux écritures, il s'est greffé (iï)05) sur la « Coopération des idées » une " Association d'études pour l'orientation professionnelle n, qui a organisé des cours spéciaux sur les avantages et les inconvénients de chaque profession.
COOPÉRITE n. f. Silicate hydraté naturel de magnésie, appartenant au genre serpentine.
COORONGITE n. f. Sorte de caoutchouc minéral.
GOOTE (Charles-Henry), érudit anglais, né en 1840, nioii en 1899. Employé 'au British Muséum, il s'adonna surtout à la cartographie. Parmi ses travaux remarquables, il faut citer la collection des Anciens voyages par mer et par terre en Bussie et en Perse, en collaboration avec E. Delmar Morgan (1886), une Beproduction du globe de Johann Schôner i5f!3, (1888), le Voyage de Lisbonne aux fndes, 1505-1506, par Albéric Vespuce (1894); le texte explicatif des Cartes remarquables du xv", du xvi' et du xvi]« siècle, publiées par F. MuUer et C'*^ (1894-1895), et enfin l'introduction à la publication du comte de Crawford : Fac-similés aulotypigues de trois mappemondes.
COPÉRINE n. f. Substance minérale voisine de la cliulcosine.
GOPLEY (John Singleton), peintre d'histoire et portraitiste anglais, né à Boston (Amérique du Nord) on 1737, mort à Londres en 1815. Son père était Anglais, sa mère Irlandaise. Il étudia d'abord sans maître. En 1760, il exposa un portrait à Londres. Ses progrès et ses succès furent rapides. En 1774, il fit le voyage do Rome. Puis il alla à Londres, où il s'établit. Il fut élu successivement associé, puis membre de l'Académie royale (1777-1779). Ses mcilleurns toiles d'histoire sont : l'a Mort de lord Chatam; la Mort du 7naJor Pirrson ; Charles P^ ordonnant l'arrestation de cinq me.7nbres de la Chambre des communes; le Couronnement de Jane Crey; une Bésurrcction de Notre-Seigneur, etc. Comme portraitiste, sa meilleure œuvre est le groupe des Princesses Mary, Sophie et Amélie, représentées dans un parc, avec des chiens ot des perroquets.
COPOCROSSÉS (kro-sê) n. m. pi. Tribu d'arachnides arani'i'les, do la famille des sallicidôs, comprenant les i^inn-eis coporriissa, ynantis.futn. lii/dns. — Un copocRossh:.
— KncYci,. Répandues de l'Imie tro]iicalo à l'Australie, les araignées de ce groupe se font remarquer par leurs formes allongées, étroites, aplaties; toutes sont petites et couvertes d'un duvet blanc. La ropocrossa tenuUtneata, du 1,'ueensland, est le type do ces nouvelles saltiques. *G0PPÉE (François), poète français, né à Paris en 1842. — Depuis la Bnnue Souffrance (i898), qui marque son évolution religieuse, il se consacra A la politique. Président d'honneur de la Pairie française (1899). il donna sa démission à la suite des élections do 1902 et, dès lors, rentra peu à pou dans la vio privée, no prenant la parole ou la plume qu'A de rares intervalles. Trois volumes : Bans la prière cl dans la lutte f poésios, 1901), Contes puur /es jours de f^te (1902^ et Des \ ers français (1908) marquent pour lui cette période, avec différeutn articles et poèmes parus
Coproptilie (gr. d'un tiers).
dans les journaux et les revues d'opposition. On-y retrouve, à travers les passions do l'Iicuro présente, les qualités qui l'ont fait aimer.
GOPPOLANI (Xavier), explorateur et administrateur français, né à Marihuana (Corse) en 1806, assassiné à Tidjikdja {Ta;.'ant [Alrique-Occidentale française]; en 1905. Après avoir été administrateur des communes mixtes en Algérie Jusqu'en 1898, il fut chargé dans le Hodh duno mission à la suite de laquelle il entreprit, comme secrétaire général des colonies (1902), de réorganiser, sous le nom de Mauritanie occidentale, le protectorat des Maures de la rive droite du Sénégal. II réussii dans ses premières campagnes et périt au moment où, après avoir organisé le Tagaut, il allait passer dans l'Adrar. Il a écrit, avec Depont, un important ouvrage sur les Confréries religieuses musulmanes (1897). Le nom de For t-Coppo tant a été, peu de temps après, donné à la localité même de Tidjik.Ija.
COPRÉMIE {m( — du gr. kopros, excrément, et haima, sang) n. 1. Accidents d'intoxication, obse^^•és principalement dans la constipation opiniâtre et qui résultent de la résorption, au niveau des muqueuses intestinales, des toxines fécales.
COPROLALIE {H — du gr. kopros, excrément, et lalein, l»arier) n. J. Stigmate psychique des dégénérés, qui consiste en une impulsion morbide à prononcer des mots et des expressions orduricrs. (La scatologie n'en est souvent rpi'nne forme débutante un atténuée.)
COPROLITHIQUE
( du gr. kopros , excrément, et lithos, pierre) adj. Se dit des calculs intestinaux.
COPROPTILIE ou COPROPTILIA n. f.
Genre d'insectes lépidoptères, do la famille des tinéidés , créé en 1903 pour des formes nouvelles découvertes à Java. (Les coproptilies sont des teignes voisines de nos géléchies; l'espèce type est la copvoptilia glebicolorella.)
^GOQUART (Ernest-Georges), architecte français, né à Paris en 1831. — Il est mort à Paris en 1902. Un monument commémoralif lui a été élevé à l'Ecole des beauxarts en 1905 par Bernier, architecte, et Marqueste, statuaire, ses confrères à l'Institut, avec le produit d'une souscription publique.
^GOQUELIN (Benoît-Constant), acteur français, né à Boulogne-sur-Wer en 1841. — Depuis Cyrano de Bergerac, C. Coquelin a créé peu de rôles nouveaux; il faut pourtant citer ceux de Bonaparte dans Plus que reine d'Emile Bergerat (1899), de Jean-Bart dans le drame d'Edmond Haraucourt (1900), de l'abbé Piou dans Sos deux consciences (1902), l'oncle Ulrich dans les Oberlé, et Montferrant dans l'Attentat. C'est sur son initiative et grâce à ses efforts que la Société des artistes dramatiques, dont il est ]>résident, a pu fonder, en 1905, la Maison des comédiens. (V. coMÊDŒNs.) — Jean Coquelin joua à côté de son père les rôles de Talleyrand et de Bordier dans la première cl la dernière de ces pièces; il parut aussi dans le drame des Oberlé, tiré du roman de R. Bazin (1905Ï.
CoQUEREL (Jean-Etienne), pasteur prolestant français, né à Amsterdam en 1829. mort à Paris en 1901. Fils d'Athanase Coquerel (v. t. VI), il fut pasteur suffragant à Montauban, puis aumônier protestant du lycée Henri-IV à Paris. Partisan de la liberté religieuse et politique, il la défendit dans diverses revues et journaux. On lui doit : Libéraux et orthodoxes (IS6A): M. Guîzot et l'Orthodoxie protestante (1864); les Aventures d'un réfugié {ISll); Sous la t.'onnnune (1873) ; etc.
GOQUILHAT (Camille-Aimé), explorateur et administrateur colonial belge, né à Liège eu 1853, mort à Borna (Etat indépendant du Congo) eu 1891. D'une famille d'origine française et fils d'un'général belge, il se préparait, à Bru.xelles, à entrer à l'Kcole militaire, quand, la guerre franco-allemande venant d'éclater, il prit sans auiorisalion du service en France, et assista à tous les combats de l'armée du Nord. Rentré à Bruxelles à la paix, il passa devant un conseil de guerre et fut acquitté.
Il fut alors admis à l Ecole militaire de Bruxelles, puis à l'Ecole de guerre, et, lieutenant en iss-i. il partit pour le Congo comme chef de poste. En 1884, il reçut le commandement du district des Bangalas, chez lesquels il parvint à établir son autorité. En 1886. il tira d'une situation critique le commandant des Falls. Deane, attaqué par Rachid. neveu de Tippou-Tib. Après doux ans de repos, Coquilhat devint chef de division au déparlement de l'intérieur de l'Etat du Congo, à Bruxelles, jmis il retourna, en 1890. au Congo comme inspecteur de l'Etat indépenilantet fut, la mémo année, nommé vice-gouverneur. Mais il succomba bientôt à la dysenterie. II. a publié : Sur le Haut-Congo (1S88).
*COQUIN n. m. — Géol. Nom vulgaire dos rognons do. phosphate do chaux, que l'on trouve dans certains sables' verts de l'étage albien des Ardonnes ot que l'on exploit© pour l'amendement des terres. iCes rognons résultent lo plus souvent de la concentration du phosphate par aiiractinn moléculaire autour d'un débris fossile.)
GORA n. f. Planète télescopique n" 504, découverte on
1902 par Bailey.
CORALLINACÉES (.Çf) n. f. pi. Famille d'algues marines de l'ordre des fioridées, caractérisées par leur thalle généralement très ramifié, filamenteux ou aplati en forme fie feuilles, s'tncrusiant d'une quantité énorme de calcaire, ce qui donne A ces plantes l'aspect de polypiers. — L'ne coitAi.MNAf i':k.
CORALLINE n. f. Genre d'algues, type de la famille des coraUtnacées. caractérisé par ses fructiiications toujours disposées à l'extrémité des ramifications du thalle.
* Coran i Charles-François), poèto français, nô à. Paris cil i>;ii. I! est mort à Boulopiiiî-sur-Seino en 1301.
*CORBEILLE n. f . — Ilistol. Cellules en corbeille, Neurones cérébelleux d'association, logés à la périphérie do lécorco du cervelet et (|ui articulent leur chevelu avec les cylindraxes des cellules de Clarko [bas© do la corne postérieure]. (Leurs cylindraxes et les collatérales qu'ils émettent se dirigent vers la partie profonde do l'écorce ccrébclleuso et furment un réseau compliqué, en corbeille, qui vient entourer le corps cellulaire des cellules do Purkingo [éoorce grise du cervelet, Kiillikor].)
GOBBEL {/jct') n. m. Variété de cépage rouge, cultivée dans les départements de la Drôme, de l'Artlèche et do l'Isère, et (jui donne des fruits en grappes compactes, à grains ronds, dont la chair est juteuse, un jieu sucrée et légèrement astringente, Syn. ciutus, cokbel-moubkt, coe-
HHSSK, l'BRSAGNK-GAMAY, VEBT-CIIKNU.
Corbière (Edouard-Joachim, dit Tristan), poète français, né au domaine de Coat-Congar, comm. de PIoujcan, près de Morlaix, en 1815, mort à Morlaix en 1875. 11 était lils d'PMouanl Corbière, capitaine au long cours et auteur de romans maritimes. (V. t. III.) Atteint de bonne heure d'une maladie de poitrine, il s'établit à RoscoJf, passant son temps sur un bateau que son père lui avait fait construire. En 1872, il alla s'établir à Paris, vivant de la vie de bohème, collabora sous le pseudonyme de Tristan à « la Vie parisienne i>, où il publia quelques-uns do ses poèmes (1873) et réunit ses vers en un volume : les ÀtuoKrs jaunes, paru la mémo année. Pnis il retourna mourir dans son pays. Corbière demeura assez inconnu jusqu'au jour ou Verlaine le révéla au public dans ses Poètes inaudits (l^Si). Les poèmes de Corbière sont frustes, inachevés, souvent obscurs, parfois bizarres et. de mauvais fjoût. Mais souvent ils sont d'une mélancolie vibrante, pathétique sous l'amertume et l'ironie et les plaisanteries baroques; ils laissent voir une sensilïilité comprimée. Les tableaux de la vie bretonne sont d'une rare vigueur. T. Corbière avait d'ailleurs un talent de dessinateur qu'il employait surtout àtracer des charges de sa bizarre personne.
CORDAY (Louis-Edouard Pollet, dit Michel), romancier français, no à Paris en 1869. Sorti de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole d'application de Fontainebleau, il fut lieutenant du génie, donna sa démission pour so consacrer à la littérature et publia d'abord au »< Gil-Blas n et au « Journal " des scènes do la Vie d'officiers. Ses premiers romans furent Jifanès jeunes (1896) et Confession d'un enfant du siège (1898). monographie d'un jeune homme do la classe moyenne né vers 1870. A partir de I90i, il se consacra plus particulièrement au roman physiologique, vers lequel il se sentait attiré par son désir de mêler l'art et la science, et il se mit à chercher dans les anomalies ou dans les tares organiques le germe de nombreuses déchéances morales. Ses œuvres en ce genre sont : Vénics ou les Deux risques (1901), les Embrasés {1902); Gentillane; Sésame ou la Maternité consentie (1903), les Frères Jolidan (1904), les Demi-Fous, la Mémoire du cœ»r (1906).
* CORDE n. f. — Biol. Corde dorsale, Syn. de noto-
CHORDE.
*CORDÉE n. f. — Alpin. Caravane d'ascensionnistes dont les membres sont reliés par une corde.
CORDEIRO (Luciano), géographe et littérateur portugais, né à Mirandella ^Tras-os-Montes) on 1844, mort à Lisbonne en 1901. Il se ht d'abord connaître comme journaliste, devint rédacteur eu chef du journal « Revoluçao de Septembre », et fonda en 1873, avec Rodrigo Alîonso Pequito, la lievista de Portugal é Brazil. En 1S76, il créa la Co'umissâo de geographia, qui se transforma l'année suivante en Sociedaiie de geographia, et en fut le secrétaire général jusqu'à sa mort.'On lui doit : /-/uco rfe rri'(jca(1869) ; Segnndo livra de critica (1871): une collection de précieux documents inédits {Viagens, exploraçOoes e conguistas dos Portuguezes, 1881); etc., ainsi que dilférents mémoires en français : Delà part prise par les Portugais dans la découverte de l'Amérique (1876) ; l'Hydrographie africaine au xvi= siècle, d'après les premières explorations portugaises (1878); etc.
CORDELIA, héroïne de Shakspearo, la fille du roi Lear. V. Lear, au l. V.
CORDEVOLIEN, ENNE {li-in, en) adj. Se dit de la zone géologique constituant, dans la région alpine et méditerranéenne, la partie supérieure do l'étage tyrolien. (Le truchgceras Aon en est le fossile caractéristique:)
— n. m. : Le cordevolien. •
*CORDIER (Henri-Joseph-Charlcs). sculpteur français, né à C-imbrai en 1827. — Il est mort à Alger en 19o5. Il s'est fait connaître par ses -■ bustes ethnographiques », et c'est principalement au Muséum d'histoire naturelle de Paris que l'on peut étudier son œuvre. Il est aussi l'auteur de statues décoratives à l'église de Sainte-Clotilde, à l'église de Saint-Augustin et à la tour Saint-Jacques (Paris). — Son fils Locis-Henbi, sculpteur, est né à Paris en IRiiS. On a vu de lui, à l'Exposition universelle de 1889 (Paris), Cuirassier, statue équestre en bronze ; à celle de 1900 : Cheval à la sphère, bronze. Bouvier à la charrue, Assad, cheval arabe, œuvres vigoureuses que le jury se plut à récordpenser d'une médaille d'or. Au Salon de 1906 d a «lonné Le doute, groupe en marbre, et Nymphéa, statue en quartz rose. Cordier excelle à modeler les chevaux.
*CoRDIER (Henri), orientaliste français, né à la Nouvelle-Orléans en 1849. — Aux ouvrages précédemment cités, il faut ajouter ; les Origines de deux établissements français dans l'extrême Orient : Chang-ffaî, Ning-Po (1896); les Etudes chinoises, i895-f898 (1899); puis deux études littéraires : Stendhal et ses amis (1890); Molière jugé par Stendhal (1S98). Henri Cordier a enfin publié une importante série d'où vragessurrhistoircdiplomatique du <'éleste- Empire et ses rapports avec les puissances européennes : Histoire rfe? relations de la Chine avec les puissances occidcnfnhs. 1860-189-2 (1001-1902): l'Expédition de Chine de f8^7-tS58 (1905); l'Expédition de Chine de f860(\90G).
CORDONAL, E, AUX adj. Anat. Se dit des neurones dont le cylindraxe appartient aux cordons blancs de la moelle épinière.
Cordonnier (Louis-Marie), architecte français, né
à Haubûurdin (Nord) en 1854^ Elève de son père et d'André, il obtint son premier succès au Salon de 1890
Cordyccps : a, cinérca ; b, militaire ; c, cntomorrhiza.
avec un Projet d hôtel de ville ol Projet d'une nouvelle façade pour la cathédrale de Milan. Kn 189:;, il obtint une récompense pour son Palais de la fiourse à Amsterdam. Ce projet, réexposô en 1900 avec \ Hôtel de ville de Dunkerque, valut à son autour un grand prix.
* Cordonnier (Alphonse-Amédée), sculpteur français, né à La .Madeleine (Nord) en 1848. — Il a envoyé, à l'Exposition universelle do 1889 (Pari.s), Ahel allant au sacrifice, statue marbre; le Printemps, groupe marbre (musée do Château-Thierry); Maternité, statuo pierre. En 1900, une médaille d'or fut décernée i Cordonnier, qui avait expose Obsessions, marbre et bois; Inoculations, groupe marbre; Marchand de dieux antiques. Marche funèbre, groupe en pierre (1906). Il est l'autenr du monument de la Défense nationale, à Lille, de celui do Nadaud, le chansonnier.
*C0RDYCEPS {sépss) n. m. Genre de champignons de la famille des hypocréacées.
— Encycl. Les cordyceps vivent ea parasites sur les i nsectes, ayant un stroma drossé, dans lequel sont plongés des périthèces dont les asquos ont huit spores incolores très grêles et très allongées.
Une espèce très commune, lecordgceps militaire, envahit et tue les chenilles d'un grand nombre d'espèces de papillons.
CORDYUTE n. f. Fluocarbonato naturel, qui est une variété de parisite à baryum.
CORÉCAULE ikoV) ou CORECAULUS (ré-kô-luss) U. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, de la famille des curculionidés, créé pour des charançons nouveaux de Madagascar, voisins des caulostrophus. (Le corecaulus breviceps est le type du genre.)
*CORÉE (Tai-Han). — Dynastie de Han. Cette dynastie date son origine de l'année 1391. Son représentant actuel est le 30' des rois de Corée, si l'on admet dans leur liste quatre princes qui n'ont jamais régné.
Empereur Yi-Hybu.ng
Né en 1852-
Succède en 186i au roi Tchyel-tjong.
Ep. 1866 une dame de la fkmille noble de Min; née 1851, m. 1895.
Yi-Syek Né en 187i.
— Histoire. La Corée, depuis longtemps soumise à la suzeraineté de la Chine, devait tenter le Japon dont les ambitions s'étaient accrues avec les progrès de sa civilisation. C'est en 1876 qu'il réussit à arracher à la Chine une entente sur l'établissement d'un condominium en Corée, dont il reconnut l'indépendance, et, l'année suivante, les Japonais acquirent le droit de venir dans les ports et d'avoir des représentants diplomatiques à Séoul. Sur le conseil de la Chine, le roi de Corée, Li-Hsi, fit aux blancs les mêmes avantages qu'aux Jajtonais pour contre-balancer l'influence de ceux-ci. Fousan fut ouvert au commerce international en 18"9, Gensan en isso, Tchemoulpo en 1882. Cette politique fut développée encore par les traités de commerce signés en 1882 avec les Etats-Unis, en 1883 avec l'Allemagne et lAngléterre, en 1S84 avec l'Italie et avec la Russie, en 1886 avec la France, en 1892 avec l'Autriche-Hongrie.
Mais les Japonais étaient toujours prédominants en Corée, où le parti du progrès leur était favorable. En décembre 1884, dos bandes stipendiées par le parti national, hostile aux étrangers, tentèrent de soulever ie peuple contre les progressistes» tandis q^u'un ancien envoyé de Corée au Japon, Kim-ok-Kioun, s efforçait de renverser, au profit de cette puissance, la dynastie de Han qui régnait depuis le XIV* siècle; les Japonais occupèrent le palais, où ils formèrent ua ministère. Mais les Chinois intervinrent, incendièrent la légation du mikado et restèrent maîtres do Séoul. Le Japon envoya des troupes en Corée et voulut affirmer ses prétentions". Une convention intervint alors à Tien-Tsin. en 1885, entre la Corée d'une part, la Chine et le Japon de l'autre. Le Japon se fit accorder tout un quartier de Séoul pour sa légation et se fit reconnaître par la Chine des droits égaux aux siens; chaque Etat se réserva le droit d'envoyer des troupes à toute époque, à la condition de le notifieràl'autre préalablement.
Cependant la Corée, aidée du conseiller étranger. l'Américain Denny, avait cherché à se rendre indépendante et elle avait tenté de trouver un appui auprès du gouvernement russe, avec lequel elle conclut un traité en 1888. Mais l'insuccès des ambassades coréennes auprès des puissances étrangères fit revivre l'influence de la Chine, qui profita d'une occasion pour manifester ses droits de suzeraineté : la reine mère Chouo étant morte, la mission envoyée par l'empereur pour le représenter aux funéraille's fut reçue en 1890, par le roi Li, avec toutes les marques de la vassalité.
Ce fut un échec pour le Japon. Mais, en 1891, il signa un traité de commerce avec la Corée et prit dans ce pays une influence économique de plus en plus marquée. Des révoltes ayant éclaté en Corée en 1893, puis en 1894, le roi fit appel à son suzerain, qui envoya des troupes, et, après un ultimatum, cet exemple fut suivi par le Japon. Ce fut l'origine de la guerre sino-japonaise. La détaite de la Chine mil fin à sa suzeraineté séculaire sur la Corée et permit aux Japonais de s'établir despotiquement dans ce pays.
En octobre 1895. une bande d'exaltés pénétra dans lo palais privé où résidait le roi et massacra la reine Taou- Lang-Dao, qui était l'âme do la résistance aux empiétements des Japonais. Le roi Li-Hsi se mit dans la main du gouvernement russe en se réfugiant à la légation de Russie, en février 1896. Ce fut l'occasion depuis longtemps cherchée dont le représentant de la Russie profita pour accroître l'influence de cette puissance en Corée, mais ce fut en même temps le premier acte d'où devait sortir la
CORAN — CORINTHË
guerre entre la Russie cl le Japon. L'ordre fut rétabli par les soins do la Russie, et lo Japon dut rccounaitre U si-
tuation privilégiée qu'elle avait acquise. Urr^
russo-japonaise, signée le 28 mai 1890, rependauce de la Corée et stipula que les d» -. ments pourraient entretenir deux cents homrn.^ k iroripes en Corée pour la garde de leurs létrations respectives. Le roi do Corée rompit les derniers liens qui lo rattachaient à la Chine en se proclamant empereur sous lo nom do Yi-Hyeung, et en changeant le nom de son Etat, Chosen. on celui do Tai-Han. qui rappelait l'oripino do sa dynastie (1897).
Do nouveaux ports furent ouverts au commerce, do 1896 à 1899, et les Japonais profitr-r-nt largement do ces facilités. Rus ■ .imrtuonce dans lo
pays. Par un v Hl 1898. les deux
puissances s • ,. i,,,jtf if,'.T.-fi.-.i
dans les afl*airi-.^ du la Corcc ; Ja Kii que. vu le dé%'eloppement des eoirer :
et industrielles du Japon en Corée, r aucune entrave. A la suite de cet ac sait pouvoir poursuivre son œuvre pac : rie sur les bords du grand Océan. Mai, ,,. , ,. .-.,;, ju traité anglo-japonais du 30 janvier 1902 accentua lo caractère de la politique russe en Corée. Le ministre do Russie à Séoul, Pavlof, obtint diverses concessions, tandis quo l'empereur écartait les demandes japonaises. Aux griefs des Japonais relatifs à la Corée s en joignirent d'autres touchant la Mandchonrie, que la Russie n'évacuait pas, bien qu'elle s'y fût engagée en 1902. Ixi 6 février 1904, le Japon roriipit les rapports diplomatiques avec la Russie, et, dans la nuit du s au 9. Port-Arthur fut attaqué. Le 9, une division japonaise coula deux navires russes dans le port neutre de Tchemoulpo. en Corée. I>es Japonais débarquèrent, occupèrent Séoul et amenèrent l'empereur à signer, le 23 février, un traité plaçan; entièrement son pays sous l'action protectrice du .Japon.
Le traité de paix du 5 septembre 1905. qui mil fin à la guerre russo-japonaise, reconnut l'influence exclusive du Japon sur la Corée; en fait. la presqu'île fut dès lors placée sous le protectorat japonais. En conséquence, un traité conclu entre la Corée elle Japon, le 17 novembre, resserra encore les liens de vasselage déjà établis le 23 février 1904. V. Gcekbe rcsso-japonaisb.
GORELLI (Marie), romancière anglaise, née en 1864. Son premier ouvrage, a Homance of two ^'orlds (1886), annonçait un écrivain vigoureux, décidé avant tout à briguer la faveur populaire. Ainsi s'explique le ton sensationnel et voisin du mélodrame des volumes qui suivirent jusqu'en 1892 : ThelmaWormwood, drame parisien (1887); Ardath[l%%9) et the Soûl of Lilith (IS92). Le succès encouragea l'auteur à risquer des tentatives de plus en plus audacieuses. Elle aborda les grands sujets philosophiques et religieux avec Barabbas (1893) — révc do la tragédie mondiale, comme l'indique son sous-titre — avec the Sor~ rows of Satan (1895) ci the Mighty Atom (1896), critique d'un enseignement purement laïque. Ce sont encore des livres à thèses que the Murder of Delicia (1896), 2iska (1897), tbe Problem of a wicket Soûl, Jane (1898) et Boy. Enfin, the Master Christian (1900) contient un vif réquisitoire contre ta société moderne sous sa forme cosmopolite, et Temporal -Potcer (i902) dut une vogue momentanée â ses allusions transparentes. On y retrouve en effet les personnes et les événements mis en évidence par le changement de règne survenu en .Angleterre à la mort de la reine Victoria. Grâce à son style chaud et coloré, visant à l'énergie, mais tombant parfois dans l'emphase, miss Corelli a su se créer une véritable popularité auprès de lecteurs avides de péripéties émouvantes.
CORGÉHONT, comm. de Suisse (cant. do Berne), sur la Suze. dans le vallon de Saint-Imier; l.soo hab., occupés pour la plupart à des lra%'aux d'horlogerie, soit à titre privé, soit dans les fabriques.
CORIANDOLI (mot ital. sisnif. fruits de la coriandre) n. m. pi. Confetti en plâtre, dont le milieu est formé par un fruit de coriandre.
CORIANDROL n. m. Alcool C"H"0, que l'on trouve dans
l'essence de coriandre.
"^CORINDON n. m. — Enctcl. Techn. Le corindon, jusqu â CCS dernières années utilisé comme gemme précieuse, est aujourd'hui recherché par l'industrie comme matière usante (v. abrasif); on a constaté sa présence dans un grand nombre de roches éruptives, où il remplace le quartz, les cristaux étant engagés au sein de la masse rocheuse; telles sont les pegmatites à corindon, les anorthosites à corindon, la plumasite, etc.. dans leurs roches ntétamorphisées. dans les schistes et les alluvions issues de la désagrégation des précédentes roches.
L'alluvion fournit les cristaux de joaillerie : la roche est seule exploitée pour l'industrie. Le Canada traite des bancs importants de syénite à 15 p. 100 de corindon. Lo corindon est extrait par broyage, criblage et séparation mécanique; préparé en poudre, il est employé soit seul, soit aggloméré en meules par une pâte céramique; outre ces usages abrasifs, ou peut l'utiliser pour préparer l'aluminium, comme matière céramique réfractaire. A côtédo ce corindon naturel, plusieurs procédés permettent d'obtenir un corindon ariiticiel on cristaux trop petits pour servir en joaillerie, mais suffisants pour l'industrie, tels le chauffage sous pression de la bauxite, le broyage des scories des réactions aluminoihermiques (eoruôi*).
*CORINTHE. — Archéol. L'emplacement de Corintho n'avait été, jusqu'à nos jours, l'objet d'aucune exploration. L'Ecole française d Athènes avait naguère entrepris quelques fouilles au sanctuaire des Jeux isthmiques, situé à quelques kilomètres de Corioihe; dans l'isthme, près du golfe Saronique, on avait relevé le plan de l'encemte do iPoseidon, du théâtre et du stade. Mais l'Ecoîo américaine d'Athènes a été plus heureuse sur l'emplacement même de Corinihe. Une seule ruine bien caractérisée marquaic le site de la célèbre cité : le vieux temple dorique, l'un des vétérans de l'architecture grecque. Les .Américains en oni dégagé les soubassements; ils en ont retrouvé bien des débris. Sur le côté sud de la colline du temple, ils-onl découvert un portique errec, long de plus de 100 mètres, soutenu à la façade par des colonnes doriques, à l'intérieur par un rang de colonnes ioniques; plus à l'est, un second portique grec, plus large que le précédent, mais plus mal conservé ; plus haut, sur la pence de
CORMUN — CORROSION
la colline, un portique romain ; an sml-cstdo rt-iic mf'ine colline, lieaiicoiip do poteries forinthiorinos ou proiororinthiennos, »ics terres cuites, des inscriptions :ircliaï(pics, des lampes do terre ciiile qui s'ùcliolonnrnt du vi' srôcio av. J.-C. au v hiécle de notre t>rc. Dans la niaine qui s'élend au nord entre la colline du temple et le fjoll'o do Corinthe, rKcoIo amérîraino d'Athènes a déblayé en partie tout un grand quartier de la ville, au moins de la ville hellénistique et romaine : «no agora, des propylées on forme d'arc do triomphe, un théâtre, des escaliers monumentaux, etc.; une magnifique avenue dallée, partout bordée do trottoirs et de colonnades ; la rue dite de Lech^eon, qui était orientée du sud au nord ot qui, des propylées do l'Agora, se dirigeait vers le port do Lochaïon, sur le golfe do Corinthe. Au cours dos travaux, on a découvert beaucoup de sculptures, la plupart hellénistiques ou gréco-romaines, des bas-reliefs, des stèles, des bases ornementées , etc. On a dû constrnirc un musée près des chantiers pour loger toutes tes richesses.
'''CORMON Pierre -Etienne PiESTBK, dit Eugène^ auteur dramatique français, ué à Lyon en 1811. — Il est mort à Paris en 1003.
*GORMON (Fernand-Anno
PiKSTKK, dit'j, peintre français,
né à Paris en 18 ir». — II a pris
part à rKxposition universelle
de 1889 (Paris), avec ^^M(/f's </e
fleurs, l Af/e de pierre^ Di'jeuner
d'amis, Câln (musée du Luxem-
bourlg), les Vaingueurs de Sttlu-
mine, etc. Un grand prix lui
fut décerné. A l'Exposition de ^
1900, l'artiste était hors con- F. Cormon.
cours. On a vu de lui à cotte
occasion huit cartons des compositions peintes dans une
salle du Muséum d'histoire naturelle. Il a donné encore
plusieurs portraits remarquables. En 1006, il a exposé une
belle et grande toile décorative destinée à servir de modèle
de tapisserie pour la manufacture des Gobelins : le duc
Jean de Herrij achète des objets d'art à Bourges (1400).
CORMORANT, lac du Canada (Saskatchewan); 36.000 hectares.
*CORNE n. f. ~ Corne d'abondance. Champignon de la famille des léléphoroes, de couleur noirâtre, de consistance de liège, jioussanl à terre, de la forme d'un entonnoir étroit et allonge, comestible, mais peu délicat.
CORNOLLE fPierre-Urbain). docteur en médecine et auteur draniati((ue français, né à Coulongcs-sur-l'Autize I Deux-Sèvres) en 1862. Etabli comme docteur en médecine à ]-.a Mothe-Saint-Héraye (Deux-Sèvres), il em l'iilre de fonder, en IS96, le Théâtre populaire poitevin, dont les représentations étaient données en plein air. Il a fait ainsi jouer : Bonne fi^e, un acte en vers (1806); la Léfjendc de Cliambrille, un acte en vers (1807); Eriuna, trois actes en vers (1800); Par la clémence, trois actes en vers (1890) ; Au temps de Charles VU. trois actes en vers (1900); Bichelieu, cinq actes on vers (lOOi); Blancs et Bleus, trois actes en prose (1902) ; Marie de Magdala, trois actes en vers (1903) : A chacun sa destinée, cinti actes en prose (1901). Il a en outre donné : le Bonheur des autres, cinq actes en prose (Bordeaux. 1898); les Yeux jaimes, truis actes en prose (1905). Endn, on lui doit : Envoûtement, roman (1896); le Démon de la chair, roman (1898); Cojites indécents et nwraux (1899). Il avait fondé le Mercure Poitevin, revue mensuelle qu'il a dirigée de 1897 à 1001.
GORNELIA n. f. Planète lélescopique n» 425, découverio en isyi; j-ar Ctiarlois.
GORNÉLJANISME [nissm' — de Cwnetius, trad. lat. de Corneille. i\. pr.) n. m. Grandeur d'âme comparable à ' celle des héros de Corneille : Content de lui. cl avec un pvtit groin de cobnêli.\nismk dans la pensée. (E. Faguot.) GORNÉLIB ("sainte), martyre en Afrique avec saint Théodule et plusieurs autres." — Fête le 31 mars.
"'Cornélius (Karl Adolf), historien allemand, né à Wurizbourg en 1819. — Il est mort à Munich eu 1903.
''"^ Cornélius (Charles-Sébastien), physicien allemand, né à Ronshausen 'Hesse-Infèrieure) en 1S19. — Il est mort a Halle en 1806.
GORNÉLY (Roclolphc), jésuite et exégète allemand, ne a lîreyell (cercle de Diisseldorf) en 1830. Il entra dans la compagnie île Jésus en 1852, enseigna pendant quelques années les humanités et alla étudier les langues orientales à Beyrouth (18G3-18G5) et à Paris (1S66). Il enseigna l'exégèse à l'abbaye de Maria-Laach (1868-1S72), rédigea les Stimmeii ans Maria-Laach et les Katholische Missionen (18*3-1879), et devint professeur d'exégèse à l'universiié grégorienne do Rome (1879-1880), puis il se fixa en Hollande. En 18S5, il cntrc])rit, avec les Pères de Hummelauer, Knabenbauer et (|uel(|ueK autres jésuites, un vaste cours d'histoire sa.\fHo (Cnr.ttts scriptur,r sacrx) ; il entendait y recueillir les richesses du passé, tout en se tenant au point pour les méthodes et les connaissances actuelles. Une trentaine do volumes parurent en vingt ans (Pari.s). La collection comprend, outre une introduction hisioriiiuo et critique sur les livres de rAnci<Mi et du Nouvi'au Testament, eu trois volumes, les textes des livres sacrés avec introductions et commentaires dévolopiiés. une coni'ordanee, un lexique biblique des volumes de philologie et d'archéologie biblique. L'introduction est du P. Cornély lui-même; ae lui aussi sont le volume sur lépitro aux liomains et les deux volumes sur les épitres aux Corinthiens et aux Galates. L'ouvrage est écrit en latin. Le P. Cornély a également donné un Compendnnn de sa grande introduction, souvent réédité. On dit qu'il y a des traces de son intluenco dans l'encyclique Pmvideittisainnis Beus, du 18 novembre 1803, où Léon XIII indique aux catholiques tout un programme d'études bibliques.
•Cornély '.Ieau-.ïoseph\ journaliste français, né. à Nu;.'na .hir.i < m i^,:,. —H était depuis quatorze ans un des prHKipuux rcdiicteurs politiques du '-. Gaulois ■ lorsqu'il quitta ce journal en 1897. au moment do l'atTairo L)reyfus, pour entreprendre dans le ■ Figaro • uue éner-
gique campagno on faveur do la revision du procès de iVx-capitaine. Il a depuis lors également collaboré au . Siècle -.Ha écrit, entre autres ouvrages : le Czar et le roi ( l«8 1) : la l'rance et son armée (1887) ; Borne et le Jubilé de Léon XIII (1888), etc.
CORNER n. m. Syndicat de pure spéculation formé entre non-producteurs.
— Encycl. Ecou. polit. Le corner est uno entreprise faite par un ou cpielques individus en vue d'acquérir tout le stock disponible d'une marchandise et de créer udc hausse des prix. L'association plus importante (compagnie linancièro ou syndicat) créée dans te mémo but se nomme rintj leu Allemagne schicanze). Les mots corner et ring sont parfois employés indilVéremment. V. cartel.
Le corner doit acheter le stock disponible et limiter les ventes à la consonnnation journalière en les consentant à des prix gradués an fur et â nn'sure de la hausse. En même temps, il achète â terme toutes les quantités offertes : les vendeurs à découvert qui ne peuvent livrer doivent se racheter et le payement do leurs ditl'ércnccs constitue lo bénétice le plus net du corner.
C'est ainsi que réussirent les corners do 1882 à 1888 sur les blés à Chicago, sur les cotons à Livcrpool, sur les ma'is à Vienne. Mais, il se peut qu'une production plus intense anéantisse les calculs des membres du corner; l'offre augmente et la demande réelle demeurant siationnaire, le corner échoue, comme sur les cuivres en 18S9 et sur les blés en 1898.
*C0RNET n. m. — Mines. Nom que dans les houillères les mineurs donnent à de minces rigoh's d'eau coulant au pied des parois des galeries et formant de petites jilaques sur le sol.
— Vitic. Cépage noir, cultivé dans le département de la Drôme. à maturité précoce, et donnant des fruits à chair molle, juieuse et sucrée. Syn. parverot.
CORNEVIN (Charles), vétérinaire français, né à Is-en- Bassignj- (Haute-Marne) en 18-iG. mort à Lyon en 1889, auteur de quelques travaux originaux de médecine vétérinaire, prmcipalement en collaboration avec Arloing et Thomas, d'un mémoire couronné par l'Académie des sciences, sur le Charbon symptonuxUque dn bœuf, dont l'édition primitive date de 1883, et d'une Première étude sur le roîiget du porc (1885). Coroevin a laissé également de nombreux ouvrages d'enseignement ou de vulgarisation, dont quek|U(îS-uns, notamment sou Traité de zootechnie générale (1800); ses Traités de zootechnie spéciale (1895-1806-1808); SOU Traité de l'âge des animaux domestiques d'après les dents et les productions épidermiques (ce dernier écrit en collaboration avec F.-X. Lesbre, 1893), sont devenus classiques. Citons eucore : Bes plantes vénéneuses et des empoisotinements qu'elles déterminent 1, 1887) ; Voyage zootechnique dans l'Europe centrale et orientale {IS95); Bes résidus industriels dans l'alimentation du bé tail {IS92) : Delà production dn (ait (1894). Cornevia a professé à l'Ecole véiérinairc de Lyon.
CornblU Magazine (thk), revue anglaise mensuelle, importante par la valeur littéraire et documentaire de ses articles. Elle fui fondée le l" janvier 1860 par George M. Smith et eut d'abord son siège dans le quartier de Londres appelé Cornhill, d'où le magazine prit son nom. Pendant les deux premières années de son existence, lo Conthill eut pour rédacteur en chef William M. Thackeray. qui y donna plusieurs romans et es.sais humoristiques, et sut grouper autour de lui les écrivains les plus brillants de l'épotiue, parmi lesquels Alfred Tennyson, les deux Trollope, George Eliot, G. A. Sala, Thomas Hood, .lolm Ruskin, Niatthew Arnold, lord Lytton. Il fut pendant une assez longue période illustré par des artistes, tels que Millais, G. Du Maurier, sir Noël Paion, G. D. Leslie, Hubert Herkomer, etc.
*CORNICHE n. f. — Alpin. 80 dit des crêtes de neiges qui se sont infléchies d'un cote de leur axe, soit par leur propre poids, soit sous l'influence du vent qui pousse la neige de ce côté. (Il en résulte un vide invisible pour l'ascensionniste et que sa prudence doit prévoir.)
CORNIEULES n. f. pi. Nom par lequel on désigne les dolomies caverneuses et cloisonnées du Tyrol. Syn. de
CABllMiCLLS.
CORNIFÈRE adj. Calcaire comifèrc. Roche ainsi nommée des lits de siiox corné disposés dans sa masse. (Ce calcaire est riche eu polypiers et en poissons. On le trouve à la base du dévonien moyen de l'Amérique du Nord.)
CORNISB (Charles John), écrivain anglais, né à Salcombo Houso (I)ovon) eu 1859, mort en 1006. Il obtint la rhairc do latin et de grec à Sainl-PauTs School, qu'il occupa toute sa vie. Tout le temps qu'il ne devait pas à ses fonctions, il le donnait à l'observation de la nature et aux exercices de plein air. Sans études scientifiques spéciales, il écrivit sur l'aspect cl les nueurs îles animaux des pages charmantes. Pendant longtemps, il donna au " Spectator » des articles d'histoire naturelle et de sport qui étaient un des grands chanues de cette publication. Il lit ensuite partie de la rédaction de n Country Life ", où il traitait do tout ce qui se rapporte à la vie rurale anglaise. II a publié en volumes ; thc A'eu? l'orest (189-1) ; the Isie of Wight i isor.j : Life at the Xoo (1895); Wild England of ToBag (180G); Animais at Work and Play (1806); I^'ights with an Old (/UHHt'r(l897); Animais of To-Ba}/ (1809); the Naturaliat on the Thames (1902) ; Sir William Henry l'hwcr (loui).
CORNU n. f. Trompette ▼^ Cornu.
romaine en bronze, courbée en arc et atteignant
I m. 40 de long.
*CORNU (Marie- Alfred),
savant français, né à
Montmorency (Seino-et-Oiso) on IS-II. — Il y est mort
en 1002.
*CoRNU (Maxime\ botaniste français, né à Orléans ou 18 i;:. — H est mort ii Paris en 1901. Cornu iVîtal). sculpteur français, né à Paris on 18SL
II obtint uno deuxième médaille en 1886; une médaille d'argent ix l'Expositiou uoiversello do lOOO (Parisi. Il y
avait envoyé : Crépuscule ^marbre, a l'ivlai,': Spleen (marbre, à l'Etat): un Marin anglais 'statue dans la salle des Fètcs). En 1901. La nature s'éveille, statue marbre, très beau morceau. En 1902, Douleurs humaines, groupe plâtre. Kn 1903, Douceurs nocturnes, statue plâtre, et l'-frtrait de J'terre Baudin, buste. En 1904, Portrait de QuentiuBau- I hart. et une vitrine d'objets d'art.
GornwaLLj l'un dos trois comtés de la Jamaïque (Antilles anglaises). Il occupe les montagnes et les rives découpées de la région occidentale de l'ile; 215.000 liab., sur .1.018 kiloni. carr.
*CORONEOS(Pavos'. révolutionnaire grec, né à Constaniinople en 1811. — Il est mort en 1899.
* CORONINI-CRONBERG (François, comte de), homme politique autrichir-n, né â Goritz en 1833. — 11 est mort à Saiui-Peicr, près fioritz, en lOOi, Il avait donné sa démission de député en isoj et était devenu membre de la Chambre des seigneurs.
CORONITE n. f. Borosilicate naturel d'alumine, qui est une [ournialine magnésienne.
CORONNAT (Pierre-Guillaume-Paul). général français, né à La Tour-de-Krauce (Pj-rénées-Orientales) eu 1845. Sorti de Saint-Cyr en 1867, dans l'infanterio de marine, il s'embarqua dès ISGo pour la Cochinchine, d'où il alla passer deux ans au Japon ; puis il retourna en France où, promti capitaine, il fut admis à l'Ecole supérieure de guerre, dont il sortit en 1877. Revenu on Indo-Chine en 1882, il y fut chef d'état-major du général Bouct, commandant en chef au Tonkin, prit une part importante aux opérations contre les Pavillons-Noirs et repartit pour la France comme lieutenant-colonel. Appelé en 1880 au commandement du régiment de tirailleurs sénégalais, il reçut, l'année suivante, le commandement d'une colonne chargée de faire cesser uno révolte fomentée dans le BayoT et le Cayor. Cette campagne lui valut le grade de colonel et le commandement supérieur des troupes de la colonie. Général en 1891, il commanda d'abord une brigade à Rochefort, puis à Brest et, en 1894, il fut appelé au commandement en second des troupes de l'Indo-Chine. Elevé entin, en 1900, au grade de général de division, il fut uommé d'abord inspecteur adjoint de l'infanterie coloniale et appelé ensuite (1902') au conmiandemeul supérieur des forces militaires de l'Indo-Chiue à Hano'ï.
CORPS À CORPS n. m, Escr. Position de deux tireurs, dont l'un est resté fendu après sou attaque, l'adversaire n'ayant pas rompu.
CORRADINI (Enrico), auteur dramatique italien, né à Florence en 1868. Ses drames, Dopo la Morte (1895), la Leonessa (1S98), Giacomo Vettori (1900), sont écrits pour la lecture, non pour la représentation; c'est de l'histoire ou de la philosophie dialoguées. Dans son GiuUo Cesare (1902), César incarne le type du « surhomme », étranger à toute notion de moralité, et ipù considérerait comme un crime tout scrupule qui entraverait sa destinée ; cette hautaine figure se détache parmi une foule de comparses, où l'auteur a fait revivre , avec un curieux souci de la vérité historique, les principaux types de la république romaine en décadence. Corradiuî a écrit aussi un roman, la Gioia (1897), et des nouvelles, /« Sette lampade d'oro, où il a déployé de brillantes qualités de styliste.
CORRÊARD (François), professeur et historien français, né â Vincennes en 1853, mort à Paris en 1901. Elèvo de l'Ecole normale, agrégé, il professa l'hisioire d'abord en province, puis à Paris aux lycées Rollin ot Charlemagnc. On lui doit dos ouvrages estimés: Vercingétorix (18S4); Michelet (1886): Histoire nationale et notes sommaires d'histoire générale depuis l'époque gauloise (1884- 1S85, 3 vol.) ; Histoire de l'Europe et de la France deprtis .Î.95 (1890-1891, 3 vol.); Colbert (1891); JJérodote {\%9i) \ Histoire contemporaine de l'Europe et de ta France (I89i); la France sous le Consulat (1899); etc.
*CORRECTION (MAISONS de). — Encycl. Milit. Un arrêté ministériel du 27 février 1904 a décidé que les jeimes gens ayant passé par tme maison de correction n'en conservent pas moins la faculté de contracter un engagement dans un corps de troupes quelconque, s'ils ont été enfermés dans cette maison â la suite d'un jugement les acquittant comme ayant agi sans discernement.
CORRICIDE ou GORICIDE (de cor. et du lat. cxderc, tuer ; mot forgé à l'imitation de homicide, parricide, etc.) n. m. Substance, ongueut «propre â détruire les cors aux
}>ieds.
'^^CORRIDOR n. m. — Théâtr Nom donné à dos sortes de balcons de bois suspendus les uns au-dessus des autres, adroite et â gaucho des cintres : Les coiîridors rfe même étage communiquent entre eux par les ponts.
CORRIGAN (MALADIE DEL Méd. Insuffisanco aortique, plus spécialement d'origine endocardiqiie, et caractérisée par un pouls fort, bondissant, donnant l'impression d'une détente brusque de ressort, suivi d'une dépression marquée avec dicrotismo (pouls de Corrigao). n Syn. do iNstJF-