‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 103 sur 363 · CONSTANTIN · texte numérisé non relu

CONSTANTIN

propriétaire. Il éuulia les sciences oalurellcs ù Berlin et ù, léna. fit do f^ramis voyage dans toute l'Europe, devint privatdocent à lôna en I868, puis professeur extraordinaire on 1870 cl professeur ordinaire en 1872 à Halle. 11 fut BomnitS on IS'.'l. membre correspondant de l'Académie dos sciences morales et politiauos do Paris (section de IVconomio politiuue). Il a publié : Licbigs Anstcht von der landwirlschaf (lichen JiudenerschÔpfung (1864); Untersucliunt/en Uber t'en Einfîuss von Lebenstellunq und lieruf (tuf die Mortnlitiitsverhaltnisse (1878); das UuiverxitàtsstuUium in Deutschland (1884). Il a publié aussi divers articles dans les » Jahrbuchern fur Nationalôkoiiomie «. publication qu'il a dirigée de 1872 à 1878 avec lîrnno Hifdebrand. puis seul jusqu'en 1891, et ensuite en roUaborationavooElster. Loxiset l.tenin^. Avec ces derniers, il a publié aussi : Handworterbuck fur Slaatsuùsaenschnftcn (ISïtl ot suiv.). Depuis 1877, il a fait aussi paraître : Samnihinfj Aationatokonomischer und statistischer Abhandlungen des staatswissenschaftlichen Seminars zu Halle.

Conscience (Essai &vr kbs donnkes immédiates de i.a\ par Henri Bergson (18S9). — 11 est une conscience superliciello do nous-mêmes, uno conscience façonnée en quelque sorte par le sens commun et qui nous fait connaître un moi symbolique, formé d'états psychiques bien distincts les uns des autres, do sensations ayant «00 intensité variable : ce moi se prête à la psychométrio et à la psvcliophysiquo: c'est lui que les déterministes placent au sein des faits naturels pour le soumettre aux lois do la nature. Mais il est une ■ conscience attentive n. qui fait « abstraction do grossières images «. qui nous découvre tels que nous sommes, échappant par notre nature mémo, purement qualitative, à la mesure, à la «luantification, à l'appréciation objective et par consé- (jucnt à tout déterminisme. Nous sommes « libres toutes les fois quo nous voulons rentrer en nous-mêmes », toutes les fois que nous échappons à l'obsession de la forme spatiale qui a perverti complètement notre notion de la durée inlorne. Cette durée est telle, en etîet, que ses moments « ne sont pas extérieurs les uns aux autres», ne se distinguent pas et que si l'on veut les séparer, les opposer pour les unir ensuite par un rapport «le causalité, ils disparaissent et on ne gardo que leur symbole. Ils ne peuvent ■ ni se fixer, ni s'exprimer « : ils sont seulement sentis dans leur originalité irréductible ; leur durée, loin de pouvoir être mesurée, ne peut donc, elle aussi, être ^ sentie ». Quant à l'intensité des états psychiques, elle est pur changement qualitatif; nous ne la vovons croître ou décroître que par suite de la part plus ou' moins grande que l'on^ranisme prend à ces états. La psychophysique, qui aurait besoin d'unités de mesure et de grandeurs superposablcs, no trouve aucune matière dans le moi réel; elle no vaut que pour <■ l'image d'abord réfractée, ensuite solidifiée dans l'espace homogène ". Ainsi le problème de la liberté ou du déterminisme est résolu d'une façon originale par l'appel aux données immédiates de la conscieuco la plus attentive : toute possibilité de détermination est enlevée.

Conscience de l'enfant (i-a), comédie en quatre actes, de Gaston Dévore (Comédie-Française, 11 déc. 1899 j. Cauvelin est un vieux magistrat d'une honnête rigidité. aux idées absolues. Cela ne l'a pas empêché de marier fort sottement sa fillo Jenny au financier Montret. un brillant faiseur, et son bon tifs Emmanuel à Eva, une coquette avide de luxo. Emmanuel, cependant, adore sa femme, et NIontret est adoré par Jenny, dont il a uni? fille déjà e:rande, Germaine. Les deux ménages sont parfaitement heureux. Seulement, Montret est l'amant d'Eva. II fait des affaires très risquées, et se voit sur le point d'être mis en faillite. Lorsque Cauvelin sait cela, il n'a de repos qu'il n'ait appris l'horrible vérité à tout le monde, détruisant le bonheur do tous, ordonnant à ses enfants de se séparer, ot à Germaine d'ab.-indonner son père. On lui obéit d'abord. Mais, comni'^ M'"* Montret aime son mari, elle lui pardonne; comme Emmanuel est fou de sa femme, il l'ommône avec lui en Italie; et Germaine — l'enfant dont la conscience a été un moment tiraillée entre l'austèro vertu de son grand-père et son amour pour sa mère — demeure avec celle-ci, qui demeure avec son père. Le vertueux Cauvelin, reste seul avec ses principes... et avec la bonne vieille M"* Cauvelin. qui a le ceur bien gros, mais qui, elle non plus, n'abandonnera jtas son mari.

Cette œuvre est touffue et laisse uno impression un peu confuse. Mais elle n'en révèle pas moins chez son auteur do très puissantes qualités drainaticiues, et il s'en dégage par endroits une poignante émotion. ^CONSEIL n. m. — Encycl. Milit. Conseil supérieur de la d^-feosc nniionah. La défense du territoire français, tant colonial que métropolitain, relève des trois ministères de la guo-rro. de la marine et des colonies, chacun pourvu d'attributions distinctes et individuellement responsable de son département devant les Chambres. Ces trois ministères étant appelés à une constante coopération, une coordin.iiion constante do leurs efforts serait indispensable on temps do guerre, et lo développement des intérêts nationaux sur tous les points du globe a fait ressortir l'absolue nécessité de créer un organe centralisateur chargé d'assurer dans les questions générales do la défense nationale l'unité de vues ot de décision.

En conséquence, le décret *\n 3 avril 190fl a constitué un conseil sup-'rieur de la dt'fcnsc nationatr « pour examiner toutes les questions qui exigent la coopération de doux ou plusieurs déparlomonts ministériels ».

Co conseil ne rem|daco pas les conseils supérieurs déjà institués auprè>i des ministères précités : il s'y superpose avec nno mission différente, colle d'indiquer aux ministres de la guerre, do la marine ot des colonies les directions générales des études à ontroprendro pour assurer la coordination des forées militaires dont ils ont l'administration. Ses avis et délibérations sont remis au président du conseil, nui en saisit lo conseil des ministres. Il se réunit au moins une fois par semestre. Sont membres du conseil supérieur de la défense nationale : le président (k\ conseil des ministres, présiileni; lo ministre dos affaires étrangères, lo ministre <les finances, le ministre de la guerre, le ministre de ta marine, le ministre des colonies. Lo président dt» la République peut provoquer la réunion du conseil supérieur A tout moment. Il en prend la présidence toutes les fois qu'il lo juge utile.

Lo chef d'état-m.ijor général de l'armée, lo chef d'étatmajor trénéral de la marine pt le président du comité consultatif do défense des colonies assistent aux séances

avec voix consultative. D'autre part, le consoil peut convoquer, pour les eutondro à titre consultatif, les personnes susceptibles d'apporter un concours utile à ses travaux,

L'oxamcn des mesures rentrant dans los attributions du consoil supérieur, mais dont létudc ou l'exécution nécessiterait uno ontento entre les ministères des atVairos étrangères, do la guerre et de la marine, est confié à un comité composé du directeur des affaires politiques, représentant le ministre des affaires étrangères, du chef d'état-major général de l'armée, du chot d'état-major général de la marine.

Le secrétaire du conseil supérieur de la défense nationale est le secrétaire du consoil supérieur do la guorro. Il est secondé par trois officiers supérieurs désignés respectivement dans leur département par les ministres de la guorro, do la marine et des colonies.

Conseil supérieur de la guerre. Réorganisé par décret du 15 février 1903, le conseil est, aux termes de ce décret. nécessairement consulté par le ministre de la guerre sur les dispositions essentielles de la mobilisation, le plan de concentration, l'établissement de nouvelles voies stratégiques, l'organisation générale de l'armée, les méthodes générales d'instruction, 1 adoption de nouveaux engins de guerre, la création ou la suppression des places fortes, la fiéfense des cotes et, d'une manière générale, sur toutes les mesures pouvant affecter la constitution de l'armée et les conditions prévues pour son emploi. Le conseil peut, en outre, être consulté sur d'autres questions que le ministre juge à propos de lui soumettre. Les matières à soumettre au conseil sont communiquées à ses membres individuellement, trois jours au moins avant les séances. Le conseil est composé de treize membres au maximum : soit de onze généraux de division, membres titulaires nommés par décret, eu dehors du ministre, président, et du chcl d'état-major général de l'armée, rapporteur, qui sont membres de droit.

Le sous-chef d'état-major général, chargé du bureau des opérations militaires, est secrétaire du conseil, auquel peuvent être admis, à titre consultatif, sur l'ordre du ministre, les présidents de comités tecliniques, les directeurs du ministère de la guerre et, selon les questions à traiter, diverses autres personnalités compétentes. Les membres titulaires du conseil supérieur de la guerre sont à la disposition du ministre, qui, par ordres spéciaux, les charge de présider aux grandes manœuvres, d'accomplir des voyages d'études, des missions particulières, etc.

Les membres titulaires désignés pour commander les armées en temps de guerre reçoivent, dès le temps de paix, des lettres de service leur faisant connaître les corps d'armée sur lesquels s'étendra éventuellement leur autorité ; ils sont particulièrement chargés de présider aux grau'les manœuvres de ces corps et d'exercer la direction des manœuvres exécutées par plusieurs corps d'armée.

Le président de la République peut provoquer la réunion du conseil supérieur de la guerre. Il en prend la présidence toutes les fois qu'il le juge utile. Le président du conseil des ministres et le ministre de la marine sont convoqués à ces séances spéciales. V. jt;sTicE militaire.

* CONSEILLER n. m. — Encvcl. Conseillers d'agriculture de la France. On désigne officiellement de ce nom des correspondants du ministère de l'agriculture institués, par décret du 23 mai 1901, dans les colonies françaises et les pays étrangers et choisis " parmi les agriculteurs, savants, 'fonctionnaires, industriels ou négociants jouissant d'une grande notoriété et susceptibles de fournir des renseignements utHes à l'agriculture, los industries agricoles ou le commerce des produits agricoles ». Les conseillers d'agriculture sont nommés par décret. Ils sont eu relation permanente et directe avec l'oftice des renseignements agricoles (direction de l'agriculture ). Ils peuvent être chargés de missions spéciales. Leurs fonctions sont entièrement gratuites.

GONSELHEIRO (Antonio), fanatique brésilien, mort à Cami !"■- en issT. Retiré à partir de 1877, environ, dans les régiu:is liircsiieres de l'Etat de Bahia, il prêcha d'abord une sorte de communisme mystique et une religion fondée sur des interprétations anarchiques du christianisme. 11 joignit ensuite à ses prédications des appels à l'insurrection contre le gouvernement républicain. Entouré de .[uelques milliers d'adhérents, qui vivaient dans la mortitication et les prières, et qui le considéraient comme nno sorte de Messie, soutenu, a-t-on prétendu, par l'argent des monarchistes (ou sébastianistes), il repoussa plusieurs expéditions militaires envoyées contre lui en février et en aoilt 1887. Enfin, en novembre de la même année, il fut complètement bat'u et tué, à Canudos, par les troupes que commandait le maréchal, miuistre de la guerre, Carlos Machado lïittencuurt.

*Conservatoire national de musique et de déclamation. — l'n décret du S octoltre 1905 abrogeant les décrets des 9 septembre 18:s et 5 mai 189G et les arrêtés des 11 septembre 1878 et G août ÏS94, a réorganisé lo Conservatoire national do musique et de déclamation. D'une façon générale, ce règlement a pour objet do grouper et de condenser dans nn texte unique tous les règlements particuliers qui régissaient le Conservatoire et se trouvaient épars dans de nombreux documents. II contient en outre des parties nouvelN-s relatives ]>rincipalement à la nomination, aux traitements ot à l'avaneement du personnel administratif et enseignant : aux peines disciplinaires <|ui lui sont a])plicables ; au conseil supérieur de renseignement dont les membres sont augmentés en nombre alin de n'écarter aucune compétence" aux jurys d'admission dans lesquels on appelle des membres étrangers au Conservatoire et des professeurs appartenant à d'antres enseignements. Vn règlement d administration publique portant la même date fixe les conditions d'application du décret. Enfin, un décret du 8 novembre 1905 a modifié lo précédent en augnientant lo nombre des élèves admis aux classes do violon et en enlevant toute limitation au nombre des élèves fournies dans les classes d'instruments ù archet.

Considérations inactuelles {rn:eitui'">àsse Betrac fit tint/en, i parties ',IS73-187t)i: trad. franc. HOOG]), ouvrage do Fr. Nietzsche. — Nietzsche, philosophe » tragique » A uno époque « socratique », c'est-ù-diro optimiste et pleine de foi en la science, se semait étranger h son temps, inactucl. I>o là lo litre do ces discours violents. Nietzsche projetait d'écrire douzo et même vingt-cinq de

ces libelles; il n'en a publié réellemout quo quatre, qui sont intitulés : David Stniusi, Vlilitc et dnuger de l'histoire pour la vie, Hc/topenhnuer éducateur, \\'agner ù Uai/reut/i. Dans les Considérations. Nietzsche, suivant sa propre expression, vomit de la lave et critique la société moderne, ses vices et ses ridicules. Il attaque le < jdiitisiin « béat, fier de sa science et confiant en elle; il attatiuo aussi la culture historique, qui menace d'éiouffer l'éner-

f:ie de la jeunesse et la joie de l'action. 11 montre aussi es raisons de la suspicion dans laquelle sont tenus les philosophes indépendants et solitaires (Schoponhauerj : tt Partout où s'est constiiu^ée une société puissante, un Etat, uno religion, une opinion publique, en un mot partout ou s'est établi une tyrannie, elle a haï le philosophe solitaire; car le philosophe ouvre à l'homme un asile où aucune tyrannie ne peut pénétrer, la caverne du monde intérieur, le labyrinthe du cœur, et cela irrite los tvrans. t Dans la quatrième et dernière Considération, N*iotzscho étudie le génie de Wagner et voit en lui une nature musicale d'une force unique « qui, désespéré d'avoir affaire à des demi-musiciens et à des profanes, s'est ouvert un accès dans les autres arts, afin de communiquer sa pensée avec une clarté centuple •.

GONSORGE (sainte), en lat. Consortia, vierge qui vécut en Provence au vi« siècle. Elle était fille de saint Euçher II, qui monta sur le siège de Lyon en 523, et sœur do sainte TuUie. — Fête le 22 juin.

Constance (sainte), martyre avec saint Félix sous Néron. Elle souffrit pour la foi'à Nocéra. en Italie. Deux villes italiennes de ce nom, l'une dans l'Ombrie. l'autre dans la Campanie, revendiquent l'honneur d'avoir été le théâtre de son martyre. — Fête le 19 septembre.

CONSTANS (Léopold-Eugène), romaniste et latiniste français, né à Millau (Aveyron) en 1845. Professeur dans divers collèges et lycées de province, il eut en 1882 une suppléance à Louis-le-Grand, et l'année suivante dans la chaire de littérature latine de la faculté des lettres do Toulouse, et fut enfin nommé chargé de cours, puis titulaire de la même chaire à la faculté d'Aix et chargé d'un cours complémentaire d'histoire de la langue et de la littérature provençales. Ses thèses ont pour titres : De sermone Sallustiano, et la Légende d Œdipe étudiée dans l'antiquité, au moyen âge et dans les temps modernes {\8B0). Dans l'œuvre romaniste, citons i Chrestomathie de l'ancien français (1884); Marie de Compiègne et l'Evangile aux femmes, poème satirique du xm* siècle {ISl 6) ; Essai sur l'histoire dit sous-dialecte du Moueryue (1880) ; le Roman de Thèbes (édition critique, 1S90) ; l'Epopée antique (dans ïHistoire de la littérature française de Petit de Julleville, 1896). Comme latiniste, il a publié : César, Guerre des Caules {édït. scolaire, 18S4;: Salluste (texte et trad., 1888i; Elude sur la langue de Tacite (1893): les Annales de Tacite ledit, scolaire, 1896, en collaboratiou avec P. Girbal); Corrections au texte de Tacite et de Sénèque {Mélanges Boissier, 1903).

*CONSTANT (Benjamin), peintre français, né à Pans en 1845. — Il est mort à Paris en \ï*02. Ce puissant portraitiste a peint encore le portrait du duc d'Aumale {1897). li a pris ]tart à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), avec un ensemble do sept ouvrages également remarquables, parmi lesquels : Mrs deux- fils, qui valurent au ]>eintre un grand prix. On vit de lui, au .Salon de 1901 : Portrait de Lton XI II et lo Princesse de Galles; au Salon de 1902 : M. de Blowitz, etc.

Constant de Tours (Constant Chmielknski. dit), littéraieur français, d'une famille d'origine polonaise, né à Tours en 1850. Vulgarisateur géographique, il a publié des Guides- Albums rfu touriste. Il a écrit aussi : \oyage dun petit Parisien (1897 ; la Belgique pittoresque (1903U le Train d'Orient et les Voyages par terre et par mer de Paris ù Constantinople ; 1903).

CONSTANT-DUFEUX (Simon-Claude), architecte français, né et mort à Paris (1801-1871). Elève de l'Ecole des beaux-arts, il obtint le grand prix avec un Projet de lazaret. Revenu d'Italie et mis en évidence par son envoi de cinquième année, un Projet de Chambre des députés, il ouvrit presfpie aussitôt un atelier libre d'élèves. Nommé en 1845 professeur de perspective à l'Ecole des beaux-arts, il fut chargé, lors de la réorganisation de l'Ecole en 1863, de la direction d'un atelier d'architecture, qu'il conserva jusqu'en 1870. Constant-Dufeux fut plus un théoricien qu'un praticien. On lui doit, néanmoins, un grand nombre de travaux, entre autres le nouveau portail avec flèche ot travée do l'orgue do l'église -Saint-Laurent. Il dota le Panthéon des portes de bronze qui ouvrent sur les façades latérales et restaura, pour le compte du service des Monuments historiques, le Temple d'Auguste et de Livie, à Vienne. I! fut aussi chargé des études-projets d'un Hôtel des invalides civils à élever dans l'ancien parc de Montrûuge {Sixloiï de 1851).

Constantin (saint), martyr à Euhèse vers le milieu du III' siècle, sous la persécution de Di-ce. II s'était caché avec six autres chrétiens dans une caverne, où ils furent découverts et dont les persécuteurs murèrent l'entrée. Ils " s'endormirent m ainsi < dans le seigneur «, et on les honore sous le nom des sept Dormants. Leurs reliques furent transportées à Marseille au v» siècle. Fête le 27 juillet. — Un autre saint Constantin fut évêque de Gap au vi« siècle. Fête le 12 avril. ~ Vi) autre, qui était roi des Bretons, fut converti par saint Gildas de Rhuys et, renonçant au monde, prit l'habit religieux et alla, avec saint Colomb, prêcher l'évangile dans le nord de l'Ecosse, où il fut mis à mort par les infidèles en 556. Fête le 11 mars. — On vénère le même jour saint Constantin II, roi d'Ecos-^e, qui monta sur le trône en 85S et fut égorgé par les Danois i-n S74. Il est honoré comme martyr.

Constantin (Konstantinos, duc pe Spartki. prince royal de (irèce, fils de Georges I", roi des Hellènos, et de Olga Constantinovna, grande-duchesse de Russie, né à Athènes en 1SS8. Il a épousé, le 15 octobre 1889, Sophie, princesse de Prus-^e.

Constantin Constantinovitch, poète russe, né en isr.s. Il est le fils du jrrand-duo Constantin Nicolaevilch. C'est le seul membre de la famille impériale russe qui se soit livré à la littèraiure. Il a servi dans la marine et dans l'armée, et a été colonel du fameux régiment Préobrajensky. Il est inspecteur des écoles militaires. Depuis 1889, il est président de l'Acadcmio dos sciences do

loi

Saint-I'ctorsboiirg, Sous lo psoudonymn do K. R. (Constantin Komanov), il a publié des rrcncils -lo vers très distingm-*s, qui rappoUcnt la nianièro do Maïkov ot de Pidousk^, et dos hsquisscs de la vie du rèffunent qui ont uno véritable valeur littéraire.

Constitutions ecclésiastiques. Dr. oanon. Les canonistes distinf^ont trois sortes de constitutions ecclésiastiques : ce sont les ordonnaocf^s dos conciles, les décrets des papes et même des évéques, rendus en dehors des conciles, et Ii's sentences des Hères. Les ordonnances des conciles sont iionimêes plus particulièrement des canons, nom que certains auteurs appliquent également aux deux autres sortes do constitutions. Quant aux consiitulions des papes, on en distingue aussi trois espèces : les dt'crcts, les décrétâtes, les rescrits. Los décrets sont des ordonnances que le souverain pontife rend do sa

Eropro initiative, sans avoir été consulté par personne. iL'S décréialos au contraire sont faites sur la demande des évoques ou d'autres personnages; pour les rescrits, voye;î ce mot, t. VIL — Les constitutions dos évoques obligent les fidèles do leur diocèse; celles des papes et des conciles généraux ont force de loi sur l'Kgliso universelle.

Constitutions apostoliques. Hist. ecclés. V. apos- ToLiQui:, t. L

CONSUME n. f. Nom donné à la porto do vin causée par I évaporation à travers les parois dos vaisseaux vi- Eaires ou labsorplion du bois.

— Encycl. La conamin: est subordonnée à l'état de la température, à la surface plus ou moins étendue des tonneaux; la nature même des bois indue sur sa marche. Elle est évidemment plus considérable dans les bois neufs ot surtour pour les vins nouveaux qui perdent insensiblement du gaz carbonique ; enfin, les celliers trop aérés l'activent^encore. Ou compte d'ordinaire 3 p. 100 de manquant, mais la régie accorao 8 p. lOO du volume imputable à la consume pour uue année.

Conte i PMouard), journaliste et littérateur français, né à Perpignan en 1862. Il a collaboré à divers journaux : n Kcho do Paris », " Matin .>, « Dépêche de Toulouse ", « Temps 11, etc., et il a publié : les Mal vus, impressions parisiennes, avec dessins d'IIeindbrink (1894) ; Impressions d'Espafjne et de /'royencc (lSî)5), et Charles Sauvageon, qui parait être une autobiographie (i897).

Contemporains (lhs), par Jules Lemaîtrc. Série d' " études et de portraits littéraires », on sept volumes, publiés de 1886 à I8ît8. L'auteur y a réuni les principaux articles écrits par lui dans la « Hevuo Bleue n, les « Débats >', le « Temps r, et la » Revue des Deux Mondes ". — II y traite des hommes et des sujets les plus divers avec soii esprit critique, « facile, insinuant ot compréheusif ». II n'est guère do nom marquant dans la littérature des trente dernières années du dernier siècle qui n'ait son chapitre ou sa page dans ces sept volumes, et les retours vers le passé y sont fréquents. Quelques-uns do ces articles eurent à leur apparition un grand retentissement, tel celui de Georges Ohnot (vol. I"^). Citons aussi, entre tant d'autres, les pages relatives à Zola, à Anatole France, à Gru y^ de Maupassant. à Paul Bourget, aux do Goncourt, à Loti. Le 6= volume débute par une prise à partie, fort modérée d'ailleurs, de la critique dogmatique do F. Brunetière. Les volumes des Contemporains contiennent autre chose que des a portraits » proprement dits. On y trouve des dissertations. Toute l'histoire de la littérature conteniporaino et de ce qui y touche est donc là, jugée par un esprit délié, malin, original, maître des plus fines ressources de la langue et pour qui le scepticisme n'est que lo costume éh-gant du bon sens et de l'honnêteté.

Contemporary RevieTV (the), une des plus importantes revues mensuelles anglaises, fondée en 1862 par léditeur Alexander Strahan, qui en prit la direction après la mort de Henry Alfonl, lo premier rédacteur en chef. En 1882, cette direction fut confiée à Percy W. Bunting. Les éditeurs sont maintenant H. Marshall et fils. C'est un des principaux organes de l'opinion libérale. Les questions relatives à la politique, à l'administration et à la littérature françaises y tiennent une place considérable et sont traitées par des écrivains compétents, souvent même par des Français d'une autorité reconnue. William Sharp, mort en Sicile en luos, y a signé plusieurs articles sur le celticisme du nom de cette fictive Fiona Maci-kad, dont il avait créé de toutes pièces la personnalité littéraire pour mieux cacher la sienne propre.

CONTEST 'saint), en latin Confestiiis ou Contexlus, évêquo de Bayeux, né dans cette ville, où il mourut vers l'an 510. Il succéda à saint Mauvien, qui mourut vers l'an 480. Des hostilités violentes le forcèrent à se réfugier dans la solitude, mais il en revint, le calme étant rétabli, et gouverna son diocèse avec un nouveau zèle. Une commune de la Mayenne porte son nom. — Fête le 19 janvier.

CONTIE {si) n. f. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridés. comptant vingt et uno espèces réjiandues do l'Europe méridionale à l'Asie et aussi en Amérique. (Les contiès sont des couleuvres de taille médiocre. La conlia collaris, qui se trouve (icpuis l'archipel grec jusqu'en Perse, est le seul représentant européen de ce genre.)

CONTRIBULE (lat. contribulis) n. Se dit de personnes appartenant à uno môme tribu : Jamais ils ne consentent... à contracter d'unions avec d'autres que leui-s contbibules. (Elisée Reclus.)

^CONTRIBUTION n. f. — Enxycl. Contributions directes. Loijer matriciel. Dans les chefs-Iîeux de département et dans les communes dont la population agglomtréo (îxcède .T. 000 habitants, la loi du i:î juillet 1903 autorise les conseils municipaux à déterminer le loyer matriciel minimum, en déduisant de la valeur locativo d'habitation de chaque contribuable une somme constante fixée par ces assemblées. La déduction ainsi autorisée est applicable exclusivement : 1" aux contribuables qui ont leur domicile réel dans la commune; 2" à l'habitation principale, en cas de ]»luralité d'habitations dans la même commune.

— Jiéclamations. La même loi apporte, en matière de réclamations, des modifications favorables à l'intérêt des contribuables.

Dans le cas où une demande eu décharge ou réduction est entachée d'un vice de forme, au lieu d'être purement et simplement déclarée non recevable, elle est déposée

SUPPL

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