I - comédie au début, devient
dr ' •" mais reste fort intéres-
* ' "'■■ une pointure animée
'■■ x hommes qui joignent
' • rvaltou uigué.
' ^'' en 1833. — Il est mon
i* > . -.;m,s V.., unu.'.- ,1 fftui
-tés
1/ cl et
' ouiin, de l'ont- ^tockhutm; Phi-
ACDCINÈS n. m. ; diptères némo-
c^rn- .).. U frimillo ,„,,,nt [ç, «^n^es
"• ruw<inii„t f.r.,if.,. , xu.tnotMnia, finlaua,
y 'f^ verraltnte, dinocérite, mimomyie. —
— I.-.» V I. I-eiiii'rf^'n^iMnt di« mou«tii|ue<aKfiei!inoficotifi, et leur» ci;»ice%, relativement pou nombreuse».
sont répandues surtout dans les régions chaudes. I/aéde cendré (ntjdes cinereiisj est pou commun en Franco, sa foniello seule pique. — L'urofrnm Loiri, do lAmérique tropicale, j)asse pour avoir une pi({ûro douloureuse. ],'h,rmayo(fus cyaneus, des mêmes régions, est soupçonné de propager une tihiîre {/ilarïa pevstang). On a fondé récemment dos nouveaux genres : ijualténe, aédine, etc.
JEOIRINE (") n. f. Minéral. Silicate naturel do for et de .souile, voisin des pyroxénes, et qui parait être une variété d'acviitc.
^milia (UAKiLiQui:), l'une des doux basiliques du forum. Klle est située nu nord du forum romain> entre la Curie et lo tomnlo d'Antonin et Fausiine. Klle a été déblayée en graiiue partie pendant les fouilles de 1899 à I9u'3, <|ui ont permis d'en reconstituer le {dan. Les débris de la construction donnent une idée de l'ensemble. L'entrée principale était probablement située dans la partie i|ui sera exidorée en rj06, c'ost-i-dirc sous les maisons collées au liane de l'église Sain^Ad^ien ita Curie ou lieu principal des réunions du sénat;. Elle l'ut construite l'an de Rome 575 (170 av. J.-C), parles censeurs M. Fulvius Nobilior et Jimilius Lopidus. Après l'incendie do 710 (M av. J.-C.}, Auguste la reconstruisit magnitiquoinent, sous le nom d'un /Emilius Paulus. Kilo avait deux étages. Dos piliers massils du premier ordre partaient des cintres supportant une frise de bucrànes, de stylo classique. Audessus, dans des boucliers, se voyaient les portraits de membres illustres de la gens /Emilia. Dos palmes et des feuillages élégants ornaient la frise du second ordre. Les nefs latérales avaient ■i">,50 do largeur, la nef centrale le double. Elles contenaient vingt-deux colonnes on longueur, d'une largeur de 1"',34 ù la base et d'un écartement do 3 métros. La basilique était ma^niliquemcut parée en marbres ziallo. portasanta et cipolin.
JEPEOMYS (é-pv-o-miss) n. ra. Genre do mammit'ères rongeurs, do la famille des niuridés. (Les .'opoomys sont des rats américains méridionaux, de la tribu dessigmodontinés; ils comptent deux espèces : srpeonnjs luf/ens, des Andes du Venezuela, et Vulcani, des montagnes de l'Equateur et du Guatemala. Ces petits animaux sont très voisins des orizomys.j
AÉROCÈLE (du gr. aèr, néros, air, et hclè, tumeur) n. f. Tumeur du cou, contenant de l'air qui est veau de la trachée faire lieniie par suiic de traumatisme.
Aéro-Club de Francs (1/;, association d'aéronautes amateurs fondée en i»98. à Paris. Les sociétaires ont à leur disposition un parc d'aérostaiion modèle, situé entre Suresnes et Saint-Cloud. L'.\éro- Club organise tous les ans des concours, des épreuves de toutes catégories. Par les diverses commissions techniques qui existent dans son sein, cette société est dcveouo un centre actif dos éludes relatives aux diverses branches de la locomotion aériennne. I^'Aéro-Club de France décerne à ses membres dont l'aptitude et les connaissances sont reconnues sufiisantes lo brevet de pilote.
AÉRODROME(dugr.neV,rt('ro.';, air. et dromos, course) n. ni. Endroit où l'on prépare le lancement d'un ou do plusieurs ballons.
AÉRONAT (du gr. aêr, aéros, air, et uatare, nager) n. m. Ballon dirigeable à moteur (mot adopté par lo congrès de l'aéronautique do 1900 1.
Aéronautes (monumiiNt des , monument élevé ù la mémoire des aéronautes qui, pendant !e siège de Paris en 1870-1S71, franchiront souvent avec succès les lignes d'investissement de la capitale. Ce monument, la dernière inspiration du sculpteur Bartholdi. s'élève aux portos de Paris, exactement au rond-point do la Révolte, dans la commune de Neuilly-sur-.Seine. ù 50 mètres environ des fortifications et à l'en-
tréo de l'avenue du Koulc. Haut ûq 7 mètres, coulé en bronze, d'allure très élégante, il ligure un ballon s'élevant au-dessus d'un socle où l'on voit symbolisée la capitale recevant par les pigeons-voyageurs des nouvelles do la province. C'est sur l'initiative de l' Aéro-Club que fut érigé lo monument le 28 janvier 190Ô.
AÉROPHAGIE (;<] n. f. (du gr.
aêr,néfo.<i, air, et phaijrin. mangera Déglutition do l'air, qui s'observe dans certaines gastralgies et (lui est toujours suivie d'éructations. (On l'observe aussi chez les plongeurs.)
AÉROPHOTOMÉTRIE {tri — du gr. aér, avro.t. air; p/iôs^ photos, lumière*, et métron, mesure) n. f.
•Système do photographie employé pour faire des lovées photograplnqucs très rapides eu utilisant l'aérostation.
AÉROPIÉSIE (zt ~ du gr. aér, aéros, air, vi fut zein, (onlcv) U, f. Knsemblo des traitements par l'air, comprenant la euro d'altitude, l'air condensé ou raréfié, etc.
AÉROPIÉSISMC (zissm' — même étymol. qu'à l'art, précéd.i n. m. Se dit des accidents ocrasionnés par le séjour dans un air trop raréfié ou trop comprimé.
*A^ROPLANE n. m. V. aviation.
AÉROPLtTHYSMOGRAPHE (//«x) n. m. Pléthysmographe A air, ijui sert à mesurer les variations do volume des membres, sous rinfluenoe des contractions musculaires.
♦aérostation {ross-ta-si-on) n. f. — Encycl. Milit. Lo service et lo personnel do l'aérostation militaire ont été réorganisés et dévelop|iés par une série de décrets dos 21 janvier, 15 avril et 17 juillet IPOI. puis du 13 février 1903. Les quatre compagnies d'aérosticrs ont été réunies do façon a constituer un bataillon spécial, qui fait partie du l" régiment du génie, l/instruction aérostatique
nécessaire aux officiers et aux soldats a été déterminée d'une manière très complète. Elle est donnée par lo commandant et les ofiicicrs du bataillon d'aérosticrs, par lo directeur et les officiers do l'établissement central daérostation militaire, ou. dans certains cas, par telles
Insigne <le l'Auro Club de France.
Monument des Aéronautes.
personnalités que peut désigner le ministre de la guerre. Elle est donnée ainsi non seulement au personnel du bataillon d'aérostiers, mais aux ofliciers du génie chargés de l'entretien du matériel aérostatique^ ainsi qu'à des ofliciers d'autres armes désignes pour remplir les fonctions d'observateurs, et même éventuellement à des officiers de marine ou à des marins employés au service aérostatique. L'instruction aérostatique est donnée, en principe, soit au bataillon d'aérostiers â Versailles, soit â l'établissement central daérostation militaire de Chalais. Cet établissement qui, jusqu'en 190i. avait fonctionné sous l'autorité immédiate du ministre de la guerre, fut placé, par décret du 17 juillet de cette anuée, dans les attributions du général commandant le génie du gouvernement militaire de Paris, sous la haute direction du gouverneur. Puis, par le décret du 13 février 1903. il fut dédoublé. Et le service de l'aérostation militaire comprend désorm-»'" • d'une part, un laboratoire do recberclics • -*" ^autrCi un établissement central cbartr-' <lo la lourniture, construction et réparation du matériol aérostatique réglementaire, ainsi quo drs établissements secondaires d'aérostation militaire installés dans les écoles du génie et dans les places déterminées par le ministre de la guerre en vue des besoins de larmée.
— Ballûïis dirigeables. Les expériences faites avec méthode durant ces dernières années pour la dirigeabiliié des aérostats ont donné des résultats concluants, montrant ia possibilité de se diriger dans l'atmosphère avec un ballon fusiformo muni d'un moteur léi:er actionnant
Le Lebitudtj en t9Û">.
un (>ropu]seur hélicoïdal. Les résultats les plusprobants ont été obtenus par Santos-Dumont et Lebaudy. L énorme ballon construit en 1900 par le Imron Zeppelin, à grands frais, sur le lac de Constance, ne donna aucun résultat, et, en 190'.;. les expériences de dirigeable coûtèrent la vio nu Brésilien Sevoro et à l'ingénieur allemand Bradsky. Sans grand succès, le comte ïleiiri de ta Vaulx essaya do diriger, d'une faeon relative, un aérostat sphériquê audessus de la mer à l'aide du cono et du staliilisalcur inventé par Hervé. En 1901. Santos-Dumont, concourant pour le prix Deutsch de 100.000 francs, parvint à doubler la tour EilTcl et à ramener son aérostat aux coteaux do Saint-CIoud. d où il était parti. En 19nS. les frères Lebaudy firent établir, sur les plans do l'ingénieur Julliot, un aérostat dirigeable de forme allongée, muni d'un moteur à pétrole do 40 chevaux, avec lequel ils peuvent couvrir une distance de 100 kilomètres et revenir à leur point do départ. En 1905, de nombreuses expériences furent
faites avec co dirigeable par l'aiitorité mililairo, aux environs do Toul et de Nancy; la vitosso maximuni a 6i-i do \0 kilomùtrosà l'heure. Le « Lohaudy " cuIjo 3.000 mùtres; sa grauiiû supériorité sur U-s autres dirigeables provient 'le fa stabilité rcmar(|uablo obtenue à l'aide de plans horizontaux qui suppriment le tangage si néfaste aux ballons allongés. 1,0 succès a ^té td que la création dune véritable flotte do dirigeables est étudiée par l'autorité militaire, et dû toutes parts on pense à construire des ballons dirigeables pour les touristes amateurs. A la lin do l'année iy05, Zeppelin reprit ses expériences sur lo lac do Constance, (\t réussit avec un aérostat do 12ô métros do lony sur 1 1 mètres do large, muni d'un moteur do 150 chevaux, à ctrecluer plusieurs circuits fermés; la vitesse maximum aitoiçnita mètres à la seconde ; mais les cxporieucos furoat ]ircsf(ue aussitôt aliaudonnéos.
AÉROTROPISME {pissm' ^<lu CT. ncr, aéros, air, et trépeiti, tuuriicrj n. ni. Réaction du prutoplasmaà rox^'gùne.
AESTHÉSIOGCNE (•7-è-s.ï — du pr. aisthâsis, sensibilité, ot (jenndn, iMij.M-ndror) adj. Se dit des diverses modalitc^s (médicaments, liydrothérapie, électricité, chaleur, etc.) qui ont une iniluonce sur la sensibilité.
AESTHÉSODIQUE (a-fiss, dik' — du gr. ahlhèsis, sensibilité, et oilos, route) adj. Qui transporte la sensibilité. (Se dit surtout dos nerfs sonsitifs.)
AÉTHYLBACILLE n. m. Bactériacéo qui se rencontre dans les infusions de foin et qui transforme les sucres en alcool éthylique.
A. F. A. S. (Afas). Nom sous lequel on désigne souvent VAssocialiun française pour l'avaucemeiit des sciences.
\. ASSOCIATION, t. 1".
*AFFABULATïON (si-on) n. f. Littér. Arrangement des faits qui consiiîuent la tramo d'un roman, etc.
Affaires sont les affaires les), comédie en trois actes, d'Octave Mirbcaui,Coniédio-Frau*7aise, 20 avril 1903). — M. Isidore Lechat, sans éducation, sans aucune délicatesse, est un liomme d'all'aires parfait. Trop parfait mémo, car il ruine, et quelquefois il tue, ceux avec le.squcls il traite : il y a des larmes et du sang sur les millions dont il tire insolemment vanité. Sa fille Germaine le sait, et, douée de belles qualités do cœur ot d'esprit, elle en souffre cruellement. En outre, affrauchio par ses dons naturels et ])ar l'instruction acquise de la tyrannie des conventions sociales, elle vit en révolte contre les préjugés qui forment les lois courantes du monde. Aimant un jeune chimisro pauvre, Lucien Garraud, elle s'est donnée à lui librement, et n'a plus qu'un rêve : qu'il l'arrache au milieu honteux où sa naissance la condamne à vivre, qu'il l'emporte loin, bien loin, quelque part où ils pourront 6tre honnêtes ot heureu.v.Son père a savamment machiné pour elle une autre uuion. une alliance aristocratique : le vieux marquis de PorcoUot qu'il a ruiné, réduit à merci, a^^réera Germaine, contraint et forcé, pour bcUedillc. Mais Germaine refuse, et. quand son père, outré, lui demande iiourquoi, elle répond avec la franchise do la colère exaspérée : « Parce que j'ai un amant. » D'autre part, Xavier, le fils bien-aimé de Lochat, se tue dans un accident d'automobile. Le père s'abat, presque foudroyé par l'apoploxio ; mais l'homme d'alï'aires se relève, et, avant d'aller pleurer sur le cadavre de son enfant, il a la lucidité, la force, le génie nécessaires pour démasquer deux aigrefins qui voulaient le » rouler " — et que lui-même il » roule '>.
Tels sont les principaux incidents de l'œuvre. Mais elle ^'^ut surtout par le poignant des détails qui sculptent les caiacLui^ — . ^ijj^j. linteiisitô de vie oui l'illumine, par sa DOHo langue araiiiat;.i^o. rjue la simplicité mémo rend puissante. ^
*AFFIDAVIT [vitf] u. m. On désigne sous ce nom la formalité à laquelle sont soumis, dans certains pays, les titres do rente dont les porteurs sont de nationalité étrangère. Cette formalité a pour but de soustraire à l'impôt qui peut être établi sur ces titres, et qui constitue dés lors une véritable diminution du taux de l'emprunt, les souscripteurs étrangers. Tel est le cas des pays dont les emprunts s'eflectuent en grande partie à rétranger, comme l'Espagne, dont la rente extérieure, au taux nominal do 4 pour 100, est frappée à rintérieur d'un impôt sur ie revenu, tandis que les créanciers étrangers, reconnus comme tels par la soumission de leurs titres à raffidavit, touchent intégralement, et en or, leur revenu. L'afiidavit a donc pour résultat de maintenir élevé au dehors le cours do la rente, et d'assurer par là môme lo crédit du pays t|ui y a recours.
Affranchie (r/), comédie en trois actes, en prose, de Maurice Donnay (Renaissance, 5 février 1898), — Roger Dembrun professe une tliéorie de l'amour fort peu raisonnable : il pense que l'homme et la femme se doivent une sincérité brutale. Et sa maîtresse. Antouia de Moldère, peut d'autant mieux se montrer sincère, pense-t-il, qu'elle est indépendante et riche, par conséquent affrandiie. Conclusion éminemment fausse, car la femme reste toujours serve de sa propre nature, et sa nature est le mensonge nnVme et l'iDconséquence. II arrive donc qu'Autonia. tout en continuant d'aimer Roger ou de croire qu'elle l'aime, le trompe cependant avec Pierre, amant do Juliette, parce que Juliette, jalouse, a lire un coup de pistolet sur Pierre. Roger, instruit par le hasard, rompt avec celle qui a commis le crime non pas de le tromper, mais de no pas lui crier : « Je te trompe ! .. Et Antonia tombe sans connaissance, n Elle est peut-être évanouie », dit Roger, prouvant par ce mot que sa cécité entre eu voie de guérisou.
Comme on peut en juger, la pièce apparaît pauvre. Elle est cependant d'une fabuleuse richesse, car on ne vit jamais peut-être une telle profusion d'observations linos et de mots d'une drôlerie aiguô. L'auteur, à défaut d'émotion, y a dépensé tant d'esprit que l'on serait presque tenté de dire : « Il 3'- en a trop. »
Affre (Auguste), chanteur dramatique français, né à Saint-Chinian (Hérault) on 1S5S. D'abord élève du Conservatoire de Toulouse, il entra au Conservatoire de Paris, d'où il sortit en 1889 avec les deux premiers prix de cliant et d'opéra. Engagé à l'Opéra, il y débutait en 1S90 dans Lucie de Lammermoor. puis se montrait successivement «ians la Juive, Rigoletto, la Favorite, Roméo et Juliette, Hamlct, ffenri VI/I, Lohenffrin, etc. Il quitta l'Opéra en 18P3 ot alla passer deux années au Grand-Théâtre de Lyon
et à celui do Marseille, pour rentrer ensuite à l'Opéra, où il prit tout à fait le grand emploi des ténors et joua : Aidn, Faust, les Ifuf/uenots, Samson et Ùalila, Guillaume Tell, la Statue, l Africaine, etc. C'est lui qui, dans la reprise de VAnnide de Gluck (1905), a joué lo rôlo de Renaud.
AFFÛTÉ, S adj. — Se dit d'un cheval préparé depuis longtemps on vue d'une course.
* Afghanistan. — Les récents calculs du D'A. Supan
donnent à l'Afghanistan une population do -1.550. 000 Iiab., sur 024.000 kilom. carr. Avant l'année 1902, ce pays était séparé do l'empire des Indes, entre les 32" et 36* lat. nord, par des tribus montagnardes indi-pondantes. Aujourd'hui, le territoire occupé par ces triljus est compris dans la sphère d'influence britannique, de sorte que 1 Afghanistan est devenu directement limitropho de l'indo anglaise.
AFRAG (d"un mot arabe qui veut dire séparation) a. m. Tuile qui, en campagne, entoure les tentes du sultan du Maroc, les séparant ainsi du restant du camp.
Afre (sainte), brûlée vivo à Augsbourg. en 304. D'abord femme de mauvaise vie et connue par ses désordres, elle fut convertie à la religion chrétienne par l'évoque saint Narcisse ot répara ses scandales. Le juge Gaïus l'ayant menacée de la faire brûler vive si elle ne sacrifiait aux idoles, elio répondit : a Quo ce corps, instrument de tant de crimes, souffre tous les supplices, mémo le feu, il l'a bien mérité, n Elle périt sur le bûcher, tout près d'Augsbourg, dont elle est la principale patronne. — Fcto le 5 aoi'ii.
Afrikander {dèr' — mot boor-hollandais) n. Nom donné aux individus do race blanche hollandaise, nés dans l'Afi-ifiue du Sud ou y résidant depuis longtemps.
— Adjcctiv. : Pulitii/ue afrikander.
— Encycl. Avant la conquête des Etats boers par les Anglais, il se forma au Cap un parti afrikander, qui se groupa en une ligue {Afrikander hund), avoc, pour devise : « L'Afrique aux Africains. " L'objet do co parti était de former entre le Transvaal, la république d Orange et la colonie du Cap, une confédération où l'influence britannique serait réduite au minimum.
* Afrique. — Orof/raplne. Les explorations récentes, les voyages d'études, les profils de chemins de fer qui abordent do tous côtés les chaînes côtïères du continent noir ou commencent à s'allonger vers l'intérieur, n'ont rien changé d'essentiel à l'idée qu'on s'était faite do l'Afrique. Comme ci-dovant, elle reste en cela sem'otable, par exemple, à l'Espagne : une suite de plateaux parfois déprimés, séparés de la mer par des montagnes littorales.
Au nord, lo Sahara, désormais franchi pratiquement, s'est montré plus mouvementé qu'on ne l'aurait cru ; en tout cas, son massif culminant, lo Ahaggar ou Hoggar, est plus haut qu'on no le supposait ; il s'élance probablement à :i.l50 mètres d'altitude.
Egalement très supérieurs à co qu'on admettait encore, il y a quelques années, sont les monts (|ui séparent le bassin supérieur du Niger de celui des fleuves côtiers, ce qu'on appelait jadis les monts du Kong, et à la place desquels on n'avait encore rencontré que des hauts plateaux ; ils atteignent ou dépassent 3.000 mètres.
Le géant de l'Afrique n'est plus lo Kilima-Ndjaro, évalué à 6-010 mètres, dans l'Afrique orientale allemande, mais, si les mesures sont bien exactes, le Rouenzori, c'est-à-dire le Roi des Nuages, qui n'aurait pas moins de 6.130 mètres.
L'activité passionnée que les nations colonisatrices, Français, Anglais, Allemands, Belges, etc., déploient maintenant dans l'Afrique, dernière réserve do terres vicrgiîb qu'il y ait au monde, nous est un sûr garant dune mfdUeuro ot bientôt complète connaissance de l'orographie africaine; chaque année on nous en apprend beaucoup là-dessus; mais nous savons plus ou moins le nécessaire.
— La découverte de l'Afrique. De même que, dans les dernières années, s'est constitué le partage de l'Afrique, de même sa découverte s'est poursuivie avec une grande activité : sur nombre do points, les explorateurs en sont réduits à ces recùnnaissances de second ordre qui constituent l'étape intermédiaire entre les voyages de découverte proprement dits et l'étude minutieuse du sol.
Tel est lo cas pour les pa3's du Soudan occidental ou central, à l'O. ou au S. du TchaJ, on des voyages tels que ceux des Gentil, des Destenavo, des Chevalier, n'ont fait que préciser des connaissances très incomplètes ; la seule exploration marquant une date qu'on puisse signaler de ce côté est ctdle dans laquelle le capitaine Lenfant a passé, en remontant la Bénoué, du Niger dans le bassin fermé du Tchad (1903). En ce qui concerne lo Soudan oriental, si le Ouada'ï et le Darfour demeurent toujours aussi pou connus après l'exploration de Nachtigal, du moins, lo voyage do Marchand et do la mission Congo-Nil a-t-il fourni, sur le Bahr-el-Ghazal et sur ses affluents, une foule de renseignements dont la carte dressée par le commandant Baratier contient les résultats essentiels.
Au N. du Soudan, le désert Libyquo demeure toujours à peu près inconnu ; il n'en est pas de mémo du Sahara centrai et occidental, dont la géographie commence, ^râce au voyage de la mission saharienne Foureau-Lamy (1S98-I900) "et aux raids audacieux poussés, depuis la conquête de l'archipel touàiien par la France, par ses officiers dans la direction du S., à se préciser véritablement. De même, l'exploration du Maroc et de la Tripolitaine — celle-là (voyages do Méhier de Mathuisieulx) beaucoup moins quo celle-ci (voyage du lieutenant do Segonzac) — se poursuit d'une manière continue, tandis qu'officiers et savants français, avec une persévérance inlassable et un soin méticuleux, exécutent l'étude topographique et scientifique de l'Algérie-Tunisie.
Dans l'Est, la connaissance des régions avoisinant le Nil se précise de plus en plus, surtout du côté de l'Ethiopie, qu'ont visitée depuis 1896 bon nombre d'explorateurs de toutes les nationalités, et dont la construction du chemin de fer commencé entre Djibouti et Addis-Ababa facilitera singulièrement l'accès. On doit en dire autant des pays situés plus au sud, habités par les Somalis et les Gallas ; des voyages récents permettent d'en esquisser sur nos cartes les principaux traits orographiques et hydrographiques. C'est à une tout autre besogne, beaucoup plus minutieuse, mais cependant d'une grande importance, que s'adonnent actuellement les explorateurs belges dans
AÉROTROPISME — AFRlULE
cet Etat iii'iépendant. dont la construction -i" ■ ' ■■'■■■''■ '-
fer do Vivi-Matadi à LéopoldvUle a tant i;.
ils travaillent (commandant Leraaire) 4 é'
queraent la carie du pays et à étudier le ha
selon les méthodes les plus précises et les :
même, et plus encore, l'Afrique australe,
anglaise, est l'objet de reconnaissances ex» inmv.u,' i.i
scientifiques; sou exploration, œuvre des voyageurs du
xix* sièclo, est achevée, et c'est à la reprendre dans le
détail pour la préciser, la rectifier et la compléter, quo
travaillent les contemporains.
A Madagascar enfin, comme dans les régions dont il vient d'être question, l'œuvre de reconnaissance préalable du territoire est achevée ; l'étude de ce petit continent est déjà entrée dans sa seconde période et semble devoir. si elle continue avec l'activité qu'a su lui donner le i.'énéral Gallicni, no pas tardera faire place à cette ère ^d investigation oxclusivemeu; 'i'i.-in.iTie. dont tant de contrées du continent noir ^ rc si éloignées.
— Le partnf/c de l'A; s conventions cotre l'Ang^olerre, la France. . . iTia!i. !■■ furr.,...-!!. lo Congo beige ont abouti a ait i.aitage prc^ '■'■ l'Afrique. De ces conventions, la plus impo
qui place le Maroc dans l'aire dinfluenci^ ... . . ;i
même temps quo l'Egypte dans la zono d influence anglaise : elle a été signée en 1904. V. accokds anglo-
KRANÇAIS, KGYI'TIi, MAROC.
A la suite do ces divers actes diplomatiques, conclus sans ctfusion do sang, l'Afrique se trouve divisée commu suit :
Zone française : Tunisie, Algérie, Maroc, Afrique-Occidontalo, Conço français, Madagascar, Bourbon, les Comores, Somaïio française.
Zone belf/e : Etat indépendant du Congo.
Zone anf/laise : P^gypto. Sahara libyen, Soudan égyptien, Somalie anglaise, Socolora. Alrique-Orientalo anglaise, Ouganda, Gambie, Sierra-Leoue, Côte do l'Or, Nigeria, -\frique australe, Zanzibar, îles diverses.
Zone allemande : Togo, Cameroun, Afrique allemande du Sud-Ouest, Afrique-Orientale allemande.
Zone portugaise : Guinée portugaise, Angola, Mozambique, Hos de l'Atlantique.
Zone italienne : Erythrée, Somalie italienne.
Zone espagnole: presidios marocains, Rio-do-Oro, Guinée espagnole ou Rio-Muni. îles de l'Atlantique.
Il ne reste donc de libre, ou à peu près, que la Tripolitaine, quo certaines conventions réservent à l'Italie ; l'Abyssinie ou Ethiopie, dont l'intégrité est menacée par l'Angleterre, et la Libéria, étranglée entre le Soudan français et la Sicrra-Leone anglaise.
Afrique française f comité de l'), comité fondé en 1890 par quelques personnes qui avaient organisé à leurs frais des expéditions vers le centre de l'Alrique et qui désiraient, en généralisant leurs efforts, grandir leur œuvre; on lui doit lo grand mouvement d'opiuion qui rendit vers cette date les entreprises africaines populaires en France, ot il n'a cessé, depuis sa fondation, de prêter son appui moral et son concours matériel aux principales missions oui explorèrent l'Afrique équatorialo (Crampel, DybowsKÎ, Maistre, etc.), qui achevèrent de conquérir la boucle du Niger (Decœur. Tentée, Hourst, Baud, etc.), et qui opérèrent leur jonction sur les bords du Tchad (Foureau-Lamy, Joalland-Mugnier, Gentil). Depuis i'JOO, le Comité a tourné ses efforts surtout vers les questions économiques. Il publie depuis 1891 le Bulletin (mensuel j du Comitt- de l'.Afrigue française.
* Afrique-Occidentale française. ~ Limites. En l'année 1905, a éi<- déterminée administrativement la frontière séparant les zones d'influence respective de l'Afrique- Occidentale française et de l'Algérie. Celte frontière, qui part de la frontière marocaine vers le cap Noun, descend du N.-O. au S.-E., puis traverse dO. en E. le Tanezrouft occidental, et, en suivant la ceinture du bassin du Talemsi, atteint le faîte du iloggar; elle gagne ensuite le Tanezrouft oriental par l'oued Tin-Zaouien, le longe et atteint enfin la frontière tripolitaine à peu près à mi-distance entre Ghat et le pomi où la route directe d'Agadès à Mourzouk pénètre en Tripolitaine.
— Conrention anglo-française du S avril 1904 (v. accords anglo-français). Bien quo le sacrifice des droits que la France exerçait à Terre-.Neuve en vertu du traité d'Utrecht fv. Terre-Neuve) n'ait pas été consenti par l'accord anglofrançais du 8 avril 190^ sans quelques compensations pour ses pêcheurs, cet abandon trouve sa véritable contre-partie dans les trois concessions de terriioire à elle faites dans l'.Xfrique occidentale, aux termes des mêmes accords, savoir :
l" Uno rectification de la frontière do la Garabic, qui est reportée au-dessous de Yarboutenda, ce qui donne à la France accès sur la partie navigable de la rivière;
2** Les îles de Los, situées en face de Konakry, qui, fortifiées, auraient pu devenir une menace pour lô chefliou de colonie française ;
30 Une rectification de la frontière entre lo Nicher et le Tchad, donnant aux Français entre ces deux points une route réellement praticable, tandis qu'il leur fsulait auparavant traverser de vastes espaces déserts.
— Organisation politique et administrative. — Le décret du 18 octobre 190 i a modifié l'organisation politique et administrative de l'Afrique occidentale française, précédemment fixée par le décret du l" octobre 1902.
Le gouverneur général de l'Afrique occidentale française est le seul représentant du pouvoir central dans toute l'étendue de son gouvernement, dont les colonies ne sont administrées que sous sa haute autorité et son contrôle. A lui seul appartient le droit de promulguer dans toutes ces colonies les actes métropolitains qui leur sont rendus applicables. {Cour d'appel do l'Afrique occidentale. 19 juin 1901.)
Le gouvernement général de TÂfrique occidentale française comprend : •
!■> La colonie du Sénégal (territoires d'administration directe et pays do protectorat de la rive gaucho du Sénégal) ;
2" La colonie de la Guinée française :
3* I^ colonie de la Côte d'Ivoire ;
V La colonie du Dahomey ;
5* I^ colonie 4u Baut-Sénégaï-Xiger;
6" Le territoire civil do la Âlauritanie,
Le gouvernear général, assisté d'un secrétaire généra! et d'un conseil de gouvernoment, réside à Dikar. Les
AFRIQUF; — Vr.RARIRNS