‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 113 sur 363 · THÉRAPIE · texte numérisé non relu

THÉRAPIE

GRYPHŒGÉS (fé-sé) n. m. pi. Tribu d'arachnides aranêides, de la famille des agélônidés, renfermant les genres cnjpftŒca, tuterila, pelidia, etc. — Un cryphœck.

— Encycl. Les araignées de cette tribu sont do taille médiocre ou petite et répandues surtout sur l'hémisphère nord ; elles sont en général d'uD fauve testaco ; beaucoup vivent dans les lieux obscurs, les grottes, comme le chorizomma subterraneum^ des Pyrénées, ou sous les mousses des bois.

*CRYPTIDINE n.f. Composé azoté basique C" H^'Az, bouillant à 21 \°, que l'on trouve dans le goudron de houille.

CR'YPTOÎDE (du gr. .krup tos, caché, et eidos, aspect , adj. S'emploie pour désigner les pheoomèucs qui se dérobent aux moyens habituels d'investigation : Les inanauivres maïf né tiques ou hypnotiques sont des phénomènes

CRYPTOÏDICS.

CRYPTOPHORANTHE n. Cryptophoranlhc.

m. Genre d'orchidées, comprenant une dizaine d'espèces propres au Brésil et à l'Inde. (Le cryptopkoranthe atropoui'pre, plus connu sous le nom de pleurothallis fenestrata, est fréquemment cultivé en serres dans les régions tempérées.)

CRYPTOPHTALMIE [mi — dn gr. kruptos. cacliê, et ophtltahnns, œil, n. f. Malformation congénitale des yeux, qui sont réduits à une simple vésicule sans orifice palpébral.

CRYPTOSPORION (spo) n. m. Champignon du groupe des mélanconiées, se développant dans l'intérieur des feuilles et les brisant pour venir au dehors. (Il est caractérisé par des spores un peu ar(juées. fusiformes, fncolores, unicellulaires. Une espèce se développe dans les feuilles de châtaignier, les desséche et cause leur chute précoce, et de la sorte empoche la maluratiou des fruits.)

CRUASIEN

CULEBRA

Cryptothèlc.

lés, créé en 1902

Cténolépismc

(double de gi-. cat.J.

CRYPTOTHÈLE n. m. Genre d'ara-^bnides aranéidcs, de la famille des zodariidés ''t type d'une sous-famille dite'descryplolhélinés, dont il est runi(|ue genre. (Les cryptothêles sont des araignées de taille moyenne, brunes, avec les pattes bizarrement renflées, et qui vivent enterrées dans les forêts humides de rOccanie.)

CRYPTOTILE n. m. Silicate hydrate naturel d'aluminium de formule

AL'OMP0.2SiOMI.

CRYSTALLIAS (stal-Haz') n. m. Genre de poissons acanthoptères,de la famille pourune espèce découverte dans les parages du Japon (cn/sfa//ms matsushim^'j.

CRYSTAL- , , . p

LODES [dèSS) '•

n. m. Genre de cœlentérés de la classe des siphonophorcs, comprenant un flotteur, douze vésicules natatoires disposées sur deux rangs et une tige courte et rigide : celle-ci est couverte de boucliers prismatiques et ollc porte, sur la face ventrale, des polypes nourriciers et des tentacules qui présentent de hues ramifications terminées par trois ulaments.

CTÉNINÉS n. m. pi. Sous-famille d'arachnides aranéidcs, de la famille des clubionidés, renfermant les clènes et formes voisines. — Un cténinê.

— Encvcl. Les cténinés se divisent on trois tribus: clénés, calocténés, acanthes. Toutes ces araignées sont en général de grande taille et répandues àans les régions chaudes du globe ; aucune ne se trouve en Europe.

CTÉNIZÉS n. m. pi. Tribu d'arachnides arauéides. de la famille des aviculariidés, renfermant les genres ctcniza, cyrtocarenum , boihryocyrtum , sterrochrotus, xpycephalus, acattyma, .dont tous les représentants sont des mygales terricoles, répandues dans les régions chaudes. — Un ctémzé.

CTÉNOLÉPISME [pissm') n. m. Genre d'insectes ortliopléres thysanoures, de la famille des k-pismatidés, créé en 1905 pour une douzaine d'espèces répandues sur le globe. (Les cténolépismes sont allongés, étroits, à livrée sombre ou mouchetée, parfois d'un rouge violacé.

Le ctenolepisma Targionii , type du genre, se trouve dans la région méditerranéenne; c'est le seul qui remonte autant vers le Nord.)

CTYPÉITE n. f. Carbonate naturel de chaux, qui est une variété d'arayonite.

CUA ou KOUA n. m. En T. géogr., Nom donné, au Tonkin, aux bras du delta des fleuves, au-x rivières et aux arroyos débouchant à la mer.

*CUBA. — Histoire. Le traité définitif de paix entre l'Espagne et les Etats-Unis, signé à Paris le lo décembre 1398, stipulait l'abandon par l'Espagne de tout droit de souveraineté sur Cuba. L'île devait, après son évacuation par l'Espagne, être occupée parles Etats-Unis, maisceux-ci avaient déclaré qu'ils repoussaient toute intention d'exercer une souveraineté, une juridiction ou un contrôle sur l'île de Cuba, et qu'une fois la pacification accomplie, ils laisseraient le gouvernement et lo contrôle de l'Ue au peuple cubain. Le dernier délai pour l'évacuation fut fixé au !«' janvier 1899. Legouvcrneurcspagnol, maréchal Blanco. avait laissé l'île, le 20 novembre. Le l" janvier, le général Castellanos, chargé do présider à l'évacuation, lit remise de la souveraineté sur l'île au général Wade. président de la commission américaine. Le major général John R. Brooke prit le gouvernement de 1 ile.

qu'il eut à tirer de son état anarchique. Une entente avec le général MaxiuïoGomez, chef de l'armée de la révolution cubaine, amena celle-ci à déposer les armes.

Un nouveau gouverneur militaire, le major général W'ood, fut instailé le 13 dércmbre 1899. Il lit paraître, le 25 juin 1900, un ordre pour l'élection d'une convention chargée d'élaborer une constitution. La Constituante, qui s'ouvrit le 5 novembre, réussit à présenter, en janvier l'JOi, un avant-projet de constitution comportant un président de la Uépul)lique. élu par un sutTrage à deux degrés, et un Congres composé d'un Sénat, élu, à raison de quatre membres par département, par l'ayuntamiento des municipalités, et d'une Chambre des représentants, élue au sufl'riige universel, à raison d*un député pour 30.000 habitants. Mais le Congrès de AVashington vota certains articles, présentés par Platt comme amendement au liudget de la guerre, qui restreienaient l'indépendance de Cuba en limitant, le droit pour la République cubaine de conclure des traités et de gérer ses finances, en l'obligeant à l'observation de mesures sanitaires et en réservant la question de possession de l'île des Pins. De plus, les Etats Unis pouvaient exercer le droit d'intervention pour préserver l'indépendance cubaine en cas de troubles et so rcser-

Drapcau de Cuba.

Armoiries de Cuba.

vaieni lo dro ■

four établir ,a Conveni;mais, après \>->> t\i Kiiih;y et sur la ,

la

iiuuvcliu ;oiit>liluliuii, î<

suivant, les élect«'urs pr^ i

Képubli.jue d.>ii Tomas 1 . .

duii Luis Kstev</, y Homero. I i

anii-ricaiti fut retiré de Cuba et ■

le gouverneur américain Woo-. <iu,<,^ .... ,..■ wi-- ■■ u.i.» l.a Havane.

Le nouveau gouvememont ent à régler avo»* !«»« Kiat<-

Unis '•■ -"■ ■ --.: - 1 . -^.-. ,. , . ,

prési r

dema;.

de Cui'ii le in-ii.'iicf ai- -ir' us

l'opposition qu'il rencontra, le ;

cida, en 1902, à négocier ave-

traité de réciprocité. Le Sénat cuKn,

résistance, dut l'accepter, le 29 ni^i

sistance comminatoire des EtaLs-Un.

fut conclu un traité permanent, qui '

de ramendemcnt Platt; il y est dit :

cains pourront établir un dépôt de clia. s.

Le président Estrada Palma, qui seiaa ji;.v,ijt;-ia aj puyé sur tous les partis sans distinction, fit au début >ic 1905 une déclaration en faveur du p.-irîi m..:, r.-. sur '.<■ concours duquel il comptait pour sa dencc. Lo cabinet donna sa démissi" sée, fui renouvelée; un nouveau m.i..

modérés, fut constitué. En août, à la dema naux libéraux, la Chambre des députés dé< dément Platt no serait pas annexé au Xexu- yn. constitution cubaine et n'en ferait pas partie. I tlons, en septembre, furent favorables au par* Une tentative séparatiste eut lieu, en nov*-i. des Pins, dont le .statut politique n'était ; Les résidents américains, acquéreurs df» partie des terrains de lile, avaient < nement spécial et demandé l'anne .

mais cette puissance reconnut la ^>' Esirada Palma fut réélu président le i' ùLcciiiLr-- ^r.i'5 .

CUBÉBÈNBn. m. SesquiterpèneC'*H**, que l'on trouve dans l'essence de cubcbe.

CUBOÏZITE n. f. Zcolite do cbatix, potasse et soude, ' qui est la chabasie.

CUCCHEITE {ku-ké-if) n. f. Substance minérale qui est une altération micacée do tourmaline lithinifère.

CUDDAPAH. CadDAPA ou KaDAPA, ville de l'Indo anglaise (Deccan [présid. de Madras,;, sur la Ltugavanka, at'auent de la Pennar supérieure; 11». 000 hab. I-'abricaiion d'étoffes communes ; exportation de riz et de coton. Ch.-l. de district. Cette vilJo fut naguère capitale d'un petit Etat musulman: ancien palais.

GUERS (Mahe-Hcnri-Aene', comte de", homme do lettres, né à la Rochc-sur-'i'on (Vendée) en 1855. Il débuta dans l'administration des Finances, qu'il quitta en l£8û pour entrer dans le journalisme. Il collabora successivement au Figaro, à la Nouvelle Bévue, au Petit Journal, au Journal et se spécialisa dans l'étude des questions militaires et coloniales. Entre temps il fit représenter au théâtre : les Femmes qui votent, comniic van îi-ville en 3 actes (1885), Hoger le mécanicien, dm •■ .

Sambre et Meuse, un acte (1887 1, V' - .

Et la Marseillaise fut, uD acte (i>, e

en 1888 la Croix-Verte française (V. Ci. ciété de secours aux militaires coloniaux, ■ sident perpétuel, et qui est, pour les oiala<i< -s

de l'armée coloniale, ce quest la Croix-Jiuuye pour les blessés de l'armée métropolitaine.

CUGNOT (Louis-Léon), sculpteur français, né et mort à Paris (1835-1894). Il remporta le prix de Rome eu 1859 avec un Mézence blessé, préservé par Lnitf^r^. I! débuta au Salon de 18G3 avec le plâtre du C '■ «

cris de Jupiter enfant. Cette œuvre- r

décore le jardin des Tuileries. On "

Cêrès rendant la vie à Triptoi- s

par l'Etat); Fileuse de Prociii nien t de Crespel-Delisse ; la Ji

dan t son indépendance (IS'i}; J/t.A e

bronze; le Fronton de la Cour de c»j r-

loge) ; Notre-Dame de Juilly; le Mo 'jt

Clément- Thomas et Lecomte (Père-LachaiSc Lpansj;; etc.

*CDXJISSE n. f. — Encycl. Autom. Fond du ''yiin(îre du moteur. Cette partie sert de chambre de > ut

porte les chapelles des soupapes et lappar Dans certains moteurs elle est fondue à par s

elle fait partie du cylindre.

C'est elle surtout qu'il faut refroidir, aussi dans certains moteursde faible dimension, pour motocycles, par exemple, on a muni la culasse d'une circulation d'eau en laissant des ailettes au cylindre. On dit alors qu'on a placé une culasse à eau.

*CULBUTEUR n. m. — ENCYCL.

Autom. Dans le moteur d'automobile on commande les soupapes par - ■; La came pousse une tige, ditsoir. Quand la soupape s'ouvre le sens de soulèvement du poussoir, on place celui-ci sous l'extrémité de la tiiTo de soupape et il la soulevé dircclcnieot.

Quand la soupape s'ouvre en sens contraire du soulèvement du poussoif on prolonge ccloi-ci par une lige qui pousse l'extrémité d'un petit fléau de balance B, dont l'autre extrémité appuie sur la soupape A. * CUL-DE-LAMPE n. m. — Techn. Dans une serrure à pompe. Partie découpée fixée sur le palastre et formant l'entrée intérieure de cette serrure.

CULEBRA (La), col remarquable de rAmérîqne centrale, dans l'isthme américain lEtat de Panama . faisant partie de la ligne de faite entre les deux océans Atlantique et Pacifique, au point oii elle traverse obliquement

MolËut

I Poussoir Culbuteur.

CLLICIDKS — CURZON

ristlimc KIU? no s'élèvo ù cet endroit qu'à 84 miMres au- «ii'SMUS ilii iiivoau do la nior ; aussi toniprend-on que les iii},'c'nieurs aient résolu de tirer parti do cette déprossiou pour le orouscniout do l'istlimo do Panama. *CULICIDÉSi!.m.pI. - Encycl.ZooI. D'aprèslos publications les plus roconios. cette famille est divistUt eu sept souslamilios : anop/n'linfs, viéyarfiininés, ciilichiés, aèiléitiës, siihettini^s , johlottnt^s, hepfaphli'honnfjm-s . C'est dans la sous-famille des culicinés que se rangent les cousins proprement dits [ciilex) et plus do trente genres dont l'enscmitle compte prôs de deux cents ospèces, dont hoaucoup sont oxlrf-mement nuisibles. Car, non contents do piquer les liommes, de pomper leur sany, heaucoup de ces moustiques uiorulent des maladies mortelles. — Un cumciob.

GULLY, comm. de Suisse (cant. de Yaud), dans un trolfe iii Léman; l.iHX) liab. Cli. de f. du Simplon. Bon vignoble.

CULMEN inièn' — m. lat.) n. m. Terme géogr. Nom cmpluvë parfois pour désigner le point le plus élevé, le sommet d une montagne isolée, d'un massif ou d'uue cliaiin' do montagnes, ii On dit plutôt point culminant. ^CULMINER V. n. — Géogr. Verbe employé par un certain nombre de géographes dans le sens de Attoindro la hauteur la plus consiiléral)le. en parlant d'un point ou d'un pic, d'une chaîne ou d'im massil de montagnes.

CUMONT [Artiiur-Timothée-Afltoine-Victor, vicomte DE), homme politique français, né à Angers en 1818. mort à Saint-Georges-sur-Loire en 1902. Rédacteur eu chef de 1' n Union de l'Ouest », fondée par de Falloux, il fut élu. en 1871, représentant do Maine-et-Loire à l'Assemblée nationale. Il devint ministre de l'instruction publir|ue. des cultes et des beaux-arts, dans le cabinet de Cisscy{lS74- IS75). Son passage aux atiaires est demeuré légendaire. Il eut à la tribune, où pourtant il ne parut guère, des jilirases malheureuses dont les journaux firent gorges chaudes, notamment celle-ci : » Je suis libéral, maisjaime passionnément l'autorité ». Do Cumont, qui avait voté les lois constitutionnelles, ne fit plus partie d'aucune asseml)lée et se consacra exclusivement à la direction de son journal en 1876.

GUMONT I, Franz- Valery-Marie\ philologue et archéologue belge, professeur à l'université de Gand, né à ALost en 1868. Son ouvrage capital a pour titre : Te-rte-s et monuments figurés relatifs aux mystères de Mithra (1895-1899). Citons aussi de lui : les Mystères de Mithra (1899); Notes sur un temple niithriaove d'Ostie {\S9\); Musses royaux des arts décoratifs et industriels. Catalogue des sculptures et inscriptions antiques (1899); sur l'Authenticité de quelques lettres de Julien (1889) ; Becherches sm la tradition manuscrite des lettres de l'empereur Julien (avec J. Bidez, 1898) ; etc. Il est devenu membre correspondant de l'Institut de France (Académie des inscriptions).

*CUMUL n. m. — Législ. La loi du 31 mars 1903 (art. 103) prohibe le cumul de tout traitement avec l'indemnité législative allouée aux sénateurs.

CUMULITES n. f. pi. Nom par lequel on désigne certains éléments indifjunnt. dans la pâte des roches érnptives, une tendance à la cristallisation. (Les cumulites sont des sphérulos de globalités [v. ce mot] n'a3'ant pas d'action sur la lumière polarisée.) — U7ie comdlite.

CUMULO-VOLCAN n. m. Volcan dans lequel il se produit une masse de lave solide en forme de dôme et (|ue l'etî'ort interne soulève peu à peu. (Durant la grande éruption de la Martinitpie, la montagne Pelée a offert un exemple très net do ce phénomène, lequel a été étudié par A. Lacroix.) 11 PI. Des cumulo-volcans.

CUNDEAMOR n. m. Variété de cacao moins aromatique et jdus anitTo que le crioUo, mats plus rustique aussi et s'accommodaiit facilement des terrains peu fertiles. (On le cultive dans toute l'Amérique méridionale.)

CUNEHYSTÉRECTOMIE (èk-to-mî) n. f. Opération destinée à remédier à la flexion de J'utérus. et qui consiste, après laparotomie, à résétiuer une partie de la paroi antérieure de l'utérus pour la rétrofiexion ou de la paroi postérieure j)onr l'antorotlexion.

*CUNÉO D'OrnanO, journaliste et homme politique français, né à Kome en 1845. — I! venait d'être réélu aux élections législatives de 1906, quand il mourut subitement à Paris.

CUNISSET-CARNOT (Paul), magistrat et publiciste frant^.-ais. né à Pondly-en-Montagno tCôte-dOr) on 1849. Geo'ire de Sadi Carnet, président do la République, il fut '•onsoiller général du département do la Côto-dOr, parvint dans la magistrature aux grades d'avocat général, puis de premier président à la cour d'appel do Dijon '■t écrivit des ouvrages de genre très varié : Du lièvre 18S8); l'i Querelle du pri^sident de Brosses avec Voltaire 18S8J; En .rl/.7/T(1889); Vocables dijonnais (1S89); le Petit Agronome ; premier livre d'agriculture et d'horticulture i!890); f Avocat de tout le monde. Guide pratique de lé- {jislation usuelle. (1891); la Conciliation des affaires. Formulaire complet des lois et actes usuels (1892); le Livre d'agriculture. Lectures agricoles { 1893 ; 5' éd ., 1902 ) ; /étrange fortune (1894); un Mouvement sèpai'atiste sous Louis XIII. L'émeute des Lanturelus à Dijon, en I6S0 (1897).

GUNNINGHAM (sir Alexandcr). indianiste anglais, né à Westminster «-n 1ki4. mort â .South Kensington en IS93. Fils de lérndit Allan Cunningh^m. il entra dans l'armée du Bengale en 1831, fut aide de camp de lord Auckland, prit part à la première campagne contre les SiUs (i846), puis à. la seconde (1818-1819), devint ingénieur en chef en Birmanie (1856-1858), puis dans les provinces du Nord- Ouest (185K-1861) et prit sa retraite avec le grade de major général. Comme il avait publié des travaux très imnoriants snr l'archéologie et la numismatique de l'Inde, on lui donna la direction générale de l'inspection archéologique de riuflo. fonctions qu'il exerça jusqu'en 1885. Ses itrincipaux ouvrages sont : the Ancient Ôeogrnphy of India [Iluddhst period] (1871); /A*? Itook of Iiidian Erns (ISS'S); tilt' /''phthiilitrs or "Whitf //uns (iS92); Coins of ancient India (1x91); ilie Coins of mt-di;rrat /ndia (1891).

GunnINGHAME-Graham (Robert Bontine). homme poiiti(|uo et écrivain écossais, né en 185?. Héritier des uuuninghame-iiraliam d'Ardoch, il fut élevé à Harrow, et do 1886 A 1892 représenta le North-Lanarksbiro au Parlement. Il devint juge do paix des comtés de Perth et de Ktiriing et • doputy-lictUonant » du Dumbarlonshire. Il

a publié, outre des • Notes sur le district do Mentoith r 1^18951, un recueil en collaboration avec sa femme : Father Archangcl of Scotland and other Essays (1896), et seul : Auroj'a la Cujiîii, croquis réalistes de Séville (1898) ; Mogreb el Ac/isa, relations d'un voyage au Maroc (1898); the Ipanè (1899) ; un recueil do Treize histoires (1900) ; A Vanislted Arcadia (1901); !:iucce8s (1092), et la vie do liernando de Soto (1903).

*CUPRIQUE adj. — Encycl. Produits cupriques anticryptogamîques. La loi du 4 août 1903 punit d'une amende do 15 Irancs à 25 francs inclusivement ceux qui, au moment de la vente ou do la livraison de produits cupriques anticryptogamiques, matières premières ou composées, n'en oîii pas fait connaître â l'acheteur, sur la facture, la teneur on cuivre jmr par 100 kilogr. do matière facturée telle ({u'elle est livrée à la consommation.

CUPROBINNITE [Ijin-nit') n. f. Afséoiosulfuro naturel de cuivi-e.

CUPROBISMUTHITE {biss) n. f. Sulfure naturel de cuivre et de bismuth.

CUPROFERRITE ifèr"} n. f. Sulfate naturel cuprifère de fer.

CUPROGOSLARITE [ghoss] n. f. Sulfate hydraté naturel de ziiic et de cuivre.

*CUPULE n. f. — Archéol. préhist. Petite coupe creusée de main d'homme, qu'on rencontre à la surface de certains mégalithes ou de certaines roches, accompagnées parfois do cercles concentriques.

CUQ (Edouard), jurisconsulte français, né à Saintes en 1850. Agrégé des facultés de droit, il fut chargé de cours, puis professeur à la faculté de droit de Bordeaux, d'où il passa â celle de Paris. Il enseigna constamment le droit romain. Ayant été membre de 1 Ecole française de Rome, il donna à ses études de droit romain une orientation historique et, l'un des premiers, il montra tout le parti que le droit romain et particulièrement le droit public peut tirer de lépigraphie. Il publia de nombreux travaux de droit romain et d'épigraphie juridique, dont les plus importants sont : Etudes d'épigraphie juridique (formant le 21" fascicule de la Bibliothèque des Ecoles françaises dAthùnes et de Home) [ISS\]; le Conseil des empereurs. d'Auf/uste à Dioclétien (1884); Becherches historiques sur le testament per as et libram (1886); le Colonat partiaire dans l'Afrique romaine (1897); les Institutions juridiques des Bomains : I. L'Ancien Droit (1891); IL Le Droit classique et le Droit du Bas-Empire (1902). On lui doit aussi, comme auxiliaire de l'Académie des inscriptions et belleslettres, le tome X des Œuvres de Borç/hesi, publication dirigée par AVaddington et Héron de Viilefosse.

*CURAGE n. m. — Encvcl. Dr. Le curage des rivières navigables et flottables incombe à l'Etat. Celui des cours d'eau non navigables et non flottables est à la charge des riverains. Il y est pourvu de la manière prescrite parles anciens règlements et d'après les usages locaux. Le préfet est chargé de prendre toutes les dispositions nécessaires pour l'exécution de ces règlements et usages. Le maire dresse ordinairement le projet des travaux et établit un rôle de répartition. Après approbation du projet par le préfet, il met individuellement les propriétaires en demeure de procéder au curage aux conditions lixéos et dans un délai déterminé. Si le propriétaire n'obtempère pas à cette mise en demeure, le maire fait procéder d'office aux travaux à l'expiration du délai accordé. Il dresse ensuite un état de la dépense, et cet état, rendu exécutoire par le préfet, est mis en recouvrement par le percepteur.

A défaut d anciens règlements ou usages locaux, ou si l'application des règlements et l'exécution du mode de curage consacré par l'usage présentent des difficultés, les riverains peuvent se réunir en associations syndicales pour effectuer les travaux (lois des 21 juin 1865 et 22 déc. 1888).

Si les tentatives faites en vue d'arriver à la constitution d'une telle association n'aboutissent pas, il est statué par un décret en conseil d'Etat. Les rôles de répartition des sommes nécessaires au payement de ces travaux sont dressés sous la surveillance du préfet et rendus exécutoires par lui. Le recouvrement est fait dans les mêmes formes nn'eu matière de contributions directes. Si les travaux rie curago intéressent la salubrité publique, le décret qui les ordonne peut, après avis du conseil général et des conseils municipaux intéressés, mettre une partie de la dépense à la charge des communes dont le territoire est assaini. Il est poîirvu par les communes au curage des fossés et aqueducs qui sont d'utilité communale.

*CURE n. f. — Cure radicale. Opération ayant pour but d'amener une guérison complète, radicale, d'une malformation : La CURE radicale des hernies est une opération bémgne.

*GlJREL (François de), auteur dramatique français, né à Metz en 185i. — Depuis 1900, F. de Curcl a fait jouer, au théâtre Antoine : la Fille sauvage (fi actes, 1902) et le Coup d'aile (1906). Il s'y montre do plus en plus idéaliste, et 1 idée générale de l auteur commande l'intrigue et souvent la psychologie des personnages. Dans la Eille sauvaye, on voit celle-ci, partie de l'animalité, après 6tre passée, au contact des civilisés, par nos croyances et notre positivisme, revenir à sa nature primitive; dans le Coup d'aile, dont le sujet est emprunté à un événement contemporain, c'est le désir exaspéré de l.a domination qui se transforme peu à peu en véritable folie. La troupe Je la Comédie-Française a repris en outre, en 1900, les Fossiles, joués huit ans auparavant au Théàire-Libre.

*CUREMENT n. m. — Encvcl. Dr. Le curcmcnt des puits et celui des fosses d'aisances sont ù. la charge du bailleur, s'il n'y a clause contraire (C. civ., art. 1756).

Le maire peut prendre des mesures de police et de salubrité relatives au mode et aux époques du curemont; ses arrêtés sont obligatoires et touio infraction est punie d'une amende do 1 à 15 francs. En cas de récidive, une peine d'emprisonnement de trois jours au plus peut ôtro prononcée (C. pén.,art. 471 et 474).

Curie (Pierre), physicien français, né en 1859 A Paris, où il mourut en 1906, écrasé par un camion. Il iil ses études :\ la Sorbonne 011 il fut pré]iarateur. Ses premiers travaux furent faits en collaboration avec son frère, un peu plus ftgé que lui; eu I88O, ils découvrirent les phéuo-

mènes de la piêzo-électricité. En 1882, Curie fut nommé chef des travaux de physique à l'Ecole de physique et do chimie iudusin«lle do la Ville de Paris. Il passa sa thèse do doctorat, en 1895, avec un mémoire sur les Propriétés magnétiques des corps à diverses tenijjt^raluri'S. Il épousa la môme année Marie Sklodowska, qui avait fait de brillantes études à laSorbonne; depuis cette époque, sa femme travailla à ses côtés et fut associée à toutes ses recherches. Après avoir passé son doc torat,Curiea val t été nommé professeur de physique générale à l'Ecole «Je physique et de chimie.En 1901, la moitié du prix Nobel pour les sciences lui fut attribuée ainsi qu'à sa femme; en 1903. la médaille Davy leur avait été également attribuée par la ."Société royale de Londres. Depuis cette époque. Curie fut nommé jjrotesseur de physique générale à la Sorbonne (1904), membre de l'Académie des sciences (1905). Citons, parmi ses travaux les plus importants, son étude sur les longueurs d'ondes calorifiques (en collaboration avec Desains); ses différents travaux sur la piézo-ùlectricité et sur le phénomène réci' proque de dilatation électrique des cristal^ (en collaboration avec son frère) ; ses recherches sur les propriétés maynéfiques des corps à diverses tcmjiératures ; il découvrit avec sa femme le polonium et le radium, et étudia ces substances nouvelles fortement radîo-actives: depuis cette époque, il se consacra entièrement â l'étude de ces nouvelles sources d'éneryie. On doit aussi à Curie la réalisation d'un certain nombre d'instruments particuliers : électromèire, condensateur à anneau de garde, balance à lecture directe, etc., avec lesquels il a effectué les mesures si diverses dont il a eu besoin dans le cours de ses travaux. — Sa femme, Marie Sklodo\vska, née k Varsovie en 1867, fit ses études à Varsovie, puis â la Sorbonne. Après son mariage (1895). elle travailla aux côtés de son mari, s'occupant surtout des substances radio-actives; c'est avec un travail sur ce sujet qu'elle passa sa thèse de doctorat en 1904. A la mort de Curie, la chaire créée pour lui à la Sorbonne ayant été maintenue par arrêté ministériel. M"" Curie en fut nommée titulaire avec le titre de (1 chargée de cours d ; c'était la première fois qu'une femme occupait une chaire du haut enseignement.

GUROIR n. m. Agric. Syn. de curette. (V. t. III.) *GuRTIS (George Ticknor'), historien et publiciste américain, né à "Watertown (Massachusetts) on 1812. — If est mort à New-York en 1892. Il a laissé d'importants ouvrages de jurisprudence sur le droit maritime au poiut de vue américain, sur la propriété littéraire, sur la loi des patentes; des commentaires sur « la jurisprudence, la pratique et la juridiction particulière des tribunaux des Etats-Unis », et un traité intitulé Equity Précédents. On lui doit encore une Vie de Daniel ^^ebster en trois volumes, une Vie de James Buchanan, quinzième président des Etats-Unis, et un ouvrage politico-historique sur un général de la guerre de Sécession : Mac Clellan'r last service to the Bepublic. Mais rœu\Te à la(|uelle il travailla toute sa vie, c'est VNistoire constitutionnelle des Etats- l'nis depuis la Déclaration d'indépendance jusqu'à la fin de la guerre civile, qui ne parut en entier qu'après sa mort, complétée d'après ses notes par Joseph Culbertson Clayton. Il faut y joindre : Implicd Poirers of the Constitution (1885).

*GUR20N de KedIeston (George Nalhaniel, lord), hoinnie pulitiquo anglais, né à KedIeston en 1859. — Soh gouvernement de llnde, dont il prit possession en 1899, tut diflicile. Lord Curzon eut. en ert'et, pour ses débuts, à faire face aux demandes dé la métropole, pour l'extension coloniale de l'Empire et il réalisa le tour de Torcc' d'expédier, en 1899, 8.000 hommes dans l'Afrique du Sudet. en 1900, environ 2O.00O en Chine. Il lui fallut ensuite parer à la plus épouvantable famine qui se fut encore produite (1900). U réalisa d importantes réformes dans les travaux publics; installa un bureau des chemins de fer.

un département du commerce et do l'industrie: réforma la police. Il se montra bon pour les indigènes <> qui sont, disait-il, nos égaux aux yeux de Dieu et de la loi i-, tînt à Delhi, en 1903, un grand durbar impérial pour célébrer 1(* couronnement du premier empereur britannique de l'Inde. Il fut l'instigateur de la mission du Tliibet (190)), qui, après maintes aventures, réussit à conclure un traité favorable. Laissant ses pouvoirs à lord Ampthill, il séjourna quo|(|ues mois en Angleterre. En 1905, il renouvela le traité avec l'.Vfghanistan, constitua la nouvelleprovince d'Eastern Bengal and Assam. Il avait entrepris lu réorganisation de l'armcc : mais il ne s'entendit pas avec lord Kitcbener, commandant en chef, qui ambitionnait la suprématie du pouvoir militaire sur le civil. Lord Curzon, trouvant que le gouvernement de la métropole le soutenait mal, démissionna en 1905 et fut remplacé par lord ^Iinto. La cité de Londres lui avait décerné CD* grande pompe, en 1904, le titre de « citoyen libre ■.

Cunon GC KedIeston.

GUSCATLAN, dûpartement do l'Amàriquo ceniralo .Salvailori, i-ii pays moiiia<^oeux, prës do Sau Salvador; i:,.i){)'t liali., sur i.o79 kilom. carr,, soit su porsonocs au kiloin. caiT-, dcusilé très remarquable en Amérique latiDC.

"^^CUSCUTE II. f. — Kncycl. Nouveau procMé de destruction de la cuscute. L'introduction en Franco do la cuscute d'Amt-riiiuc est un t^ravo danjçcr pour les luzernes. On a bien voulu comnrentire, suivant les conseils de Scbribaux, processeur à rlnstitut agronomique do Paris, quo lo prucéd6 do destruction au suilato de iVr reste souvent iiicfticace et ({un, d'autre part, il convient. ijucUu quo soit refticacitédu iraitcmont, de concerter les elforts pour en obtenir de réels ctrels. Dans lo cas do la cuscute, comme dans celui clo rt-chouillage, il importo peu d'agir sur un point du territoire si l'on n'agit pas en m6me temps sur tous les autres. Aussi l'obligation do la destruction cst- «lle une mesure adniinislralivo tout indiquée.

Lo procédé de destruction au sulfate do for, disionsnous, reste souvent inefticace. En premier lieu les graines de cuscute, dont le tégument est très épais, résistent aux agents do destruction les plus énergiques. En second lieu, et quelque soin quon prenne, la solution do sulfate ne peut mouiller totalement et par consé((uent désorganiser d'une manière complète, môme la plante â l'état adulte. Ses tiges s'enroulent ou se pelotonnent, laissant entre olles des espaces capillaires dans lesquels te liquide no pénétre pas, do sorte qu'il on rosto toujours dos fragments ■qui écliappent et qui se développent et se multiplient à nouveau. En conséquence, Sebrihaux conseille un nouveau procédé do destruction à la fois plus économique et plus sûr. Après avoir délimité l'espace do luzerne infesté do cuscute, et compris dans la surface à traiter une zono extérieure péripliénquo largo d'au moins i mètre, on enfouit la légumiueuse sur l'étendue totale do cette surface, ■et l'on sème sur la terre ainsi retournée, puis, fortement tassée, une graminée dont on choisit l'espèce en raison des circonsiancos. La cuscute, qui ne peut vivre sur uuo graminée, ne tarde pas à périr d'manition.

— Cuscute d'Amérique. La cuscute d'Amérique ou grosso cuscute {cuscuta Gronooii) a été importée eu France avec des semences de luzerne originaires du Canada et des Etats-Unis, ainsi qu'avec dos semences de trèfle venues du Chili . Vigoureuse et mûrissant parfaitement sous notre climat, elle se propage sur nos luzernes avec une rapidité non moins grande quo la cuscute d'Europe, et do la môme manière, c'est-à-dire en formant dans les luzeraiôres des taches qui gagnent progressivement en éiouduo. En outre, elle jouit du fâcheux privilège d'avoir des graine» dont lo volume est à peu de chose j^rès le même quo celui des semences de luzerne, si bien que l'extraction, la séparation de ces dernières, en est presque impossible.

Nous croyons utile d'énuméror ci-dessous, tels que les a donnés Scbribaux, les principaux caractères botaniques de la cuscute d'Amérique : tiges fortes, jaunes; fleurs grandes, odorantes, de couleur blanche, réunies en cyraes lâches, paniculées ; calice gamosépale; lobes de la corolle étalés, ordinairement plus courts que le tube profondément campanule; écailles très frangées; stigmates capités ; capsule globuleuse, indéhiscente ; graines jaunâtres, grosses, dépassant parfois l millimètre et demi do diamètre.

GUSHING (Frank H.), ethnographe américain, né à Nortlieasl (Etat de New-York) on 1857, mort à New-York en lâûO. Dès son enfance, Cushin^ fit dans l'Etat de New- York des excursions où il recueillit dos spécimens archéologiques et ethnographiques. En 1879, il fit partie d'une expédition organisée pour faire des investigations dans les villages du Nouveau-Mexique, où il fut iuilié daos l'ordre secret dos « prêtres guérisseurs ».

Cushing revint à \Vashington on 1885. Deux ans après il dirigea uno nouvelle expédition archéologique chargée de faire des fouilles dans le sud de l'Arizona cl du Nouveau-Mexique; il en rapporta une ooUection considérable d'objols préhistoriques que possède aujourd'hui le musée Peabody, à Cambridge (Massacliusolis). Ensuite 11 entra au bureau ethnologique dos Etats-Unis pour y diriger la rédaction d'un ménioiro sur les niytlics des Zunis, que ce bureau devait publier. Trois ans après il entreprit une troisième expédition organisée sous les auspices du bureau ethnologique et de l'Université do Pensylvanie pour exploror et fouiller les vestiges des habitations des ilcs Key, sur la côte de la Floride, expédition qui fut également riche en résultats.

GUST (Robert Needham), orientaliste anglais, né à Cockayno en 1S21. Il séjourna dans l'Inde, "où il remplit d importantes fonctions civiles, de 1813 â 1869. De retour en Europe, il s'établit à Londres, mais fit de nombreux voyaijes en Asie Mineure, en Turquie, dans l'Afrique du Nord, etc. On lui doit d'excellents travaux de linguisti()UO : les Lanf/nes mod''rnes des Indes orientales (1878); les Langues de l'Océanie (1886; trad. franc-, lS8s); Essais de linguistique et d'orientalisme (trois séries, 1879, 1887 et 1891) ; les Langues modernes de l'Afrique (ISSS), etc. Citons aussi : Peintures de la vie hindoue (1881); les Itetiquaires de Lourdes, Saragosse, Lorette et Jérusalem (1885).

*GUVERVILLE (Julos-Marie-Armand, Cavelier de\ né à Allineuc (Côies-du-Nord) en ISiii. Il fut élu sénateur du Finistère en 1901. — Son lils, Akmand-Marie. officier de marine, né à Brest en 1863, mort à Port-Arthur en 1904. Enseigne de vaisseau en 1884, lieutenant do vaisseau on 1889, attaché naval à Saint-Pétersbourg eu 1900, capitaine de frégate en 1904. Envoyé en mission en extrême Orient pour y suivre les opérations navales de la guerre russo--japonaise, il partit de Saint-Pétersbourg le 6 avril 1904. Il quittait Port-Arthur en jonque, pour se rendre â Chang-Haï-Kouan ou Chin-Van-Tao, lorsqu'il fut assassiné en mer par des matelots chinois.

COVIÈRE n. m. Genre de rubiacées coffëécs, tribu des vanguérices.

— Encycl. Les cuvières sont de petits arbres à feuilles coriaces, opposées-décussées à fleurs uniscxuées. à corolle carapanuléo, formant d'abondantes inflorescences. La plupart des espèces do cuvières appartiennent à la catégorie des plantes mr/rmécophiles : il existe, en effet, des branches renflées, creusées de cavités et habitées par les fourmis.

Cuvillier-FIeury (Journal intime de), publié par Ern. Bortiu ^Paris, 1903). Ce journal comprend des notes

prises au jour le jour sur les faits et gestes de la famille d'Orléans au Palais-Koyal de 1R28 à 1831, puis aux Tuileries, et en exil de 1832 k 18j1. Dans les chapitres de début, l'autour du Jnurnal intime s'étend avec esprit sur les derniers temps de la cour de Charles X, sur le ministère Polignac, les célèbres Ordonnances et les journées de 1830, puis sur la révolution qui amena Louis-Philippe au pouvoir. Viennent ensuite divers récits concernant le départ de Charles X, la transition précipitée d'un régime à l'autre, la curée des places et les premiers ministères du roi des Français, les événements de Pologne, le bannissement dos Bourbons, l'élection du prince de Cobourg au trôno do Belgique, les réceptions aux Tuileries, le mariage de la princesse Louise avec lo roi des Belges, la prise d'Anvers, lo duel d'Armand Carrel, lo procès do la Tribune, les manifestations oratoires de Thiers et du duc de broglio, le procès d'Avril, l'attentat de Fieschi , les inondations de Lyon, la mort du duc d'Orléans, la première représentation des Burgraves, la prise de la Smala, la manifestation légitimiste de Belgravo Square, le ministère Guizot, la mort du duc d'Angoulùme, et d'autres faits pleins d'intérêt. Les notes du Journal intime soat ornées ou suivies do lettres fort curieuses de Barbier, du duc d'Orléans, du duc d'Aumalc, à l'auteur. Il faut y ajouter l'importante correspondance de Cuvillier-FIeury avec sa femme de 1844 à 1849. Ce qui fait lo mérite do ces récils et de ces lettres, c'est l'exactitude scrupuleuse des faits rapportés et le style alerte, souple, familier et spirituel qui dénote une fois de pins combien Cuvillier-FIeury était un loyal, un et vigoureux écrivain.

CUYPERS (Petrus Josephus Hubertus), architecte hollandais, né à Koermond en 18:d7. Il suivit les cours de l'académie d'Anvers, fut élève de Viollet-le-Duc et fit de grands voyages à travers l'Europe. 11 s'adonna à l'étude du style gothique ; on lui doit la restauration de ce stylo dans la construction de plusieurs églises de Hollande. En 1875, il fut appelé à Mayence, pour y restaurer la cathédrale. II exécuta ce travail en s écartant des plans de son prédécesseur, Wessiken, pour s'attacher à une conception plus étroite et plus sévère du style ancien de l'édifice. Il donna ensuite (1878) un mémoire sur cette cathédrale. De 1877 à 1885, il a bâti le Musée national et la gare centrale d'Amsterdam.

Gyane n. f. Planète télescopique, n" 403, découverte on I8'.»5 par Charlois.

CYANHYDRAZÈNE n. f. Syn. de hydbazidlnk.

CYANODERMIE '/ér-mi — du gr. kuanos, bleu, et derma, peau) n. f. Méd. Coloration bleuâtre de la peau, nommée aussi MALADIE BLEUK. (Elle ost duc à un trouble circulatoire ou à une insuffisance de l'hématose. Maladie bleue désigne plus particulièrement la teinte bleuâtre des téguments provo(|uée par la communication anormale des cavités cardiaques [non-fermeture du trou de Botal].)

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