‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 117 sur 363 · DAN ET — DAUÇA-NA · texte numérisé non relu

DAN ET — DAUÇA-NA

ne se fit pas facilement avec le ministère, notamment sur les questions do déronso nationale. Les radicaux consentirent cependant, en 1837, à voter les crédits militaires contre la promesse de certaines réformes. Mais lo Landsthin?, ou Clianiliro haute, ijuo présidait hstrup, et qui comptait une majorité de droite, reprocha au ministère, avec le(piel il était cependant, en principe, en conformité d'opinion, ses concessions à la gauche, et il refusa de voter le budget. Co refus fut suivi, le U mai, do la chute du ministère. ■ , ^

Vinistère Um-ring. Un nouveau cabinet, constitue après une longue crise, le 23 mai 1897, fut présidé par Hugo HOrring, ministre de l'intérieur dans le précédent ministère ■ co fut une reconstruction, car la plupart des membres do l'ancien cabinet restèrent dans le nouveau en changeant de département. Le ministère déposa un projet de budget qui passa sans entraves, toutes les questions do conflit étant éliminées.

A la réouverture du lliksdag ou Parlement, en octobre 1897, les Chambres parurent résolues à éviter un nouveau conflit, et toutes les grandes questions restèrent en suspens. Les conservateurs manifestèrent l'intention de se présenter aux élections avec un programme uni.|Uo, mais les questions de personne détruisaient l'unité du parti. Dinesen et Scavonius représentaient des tendances contraires, le premier travaillant à introduire dans la droite un groupe modéré capable de résister à Estrup et de soutenir le baron de Reedtz Thott. Mais les conservateurs subirent un échec aux élections municipales de Copenhague et un plus grave aux élections législatives d'avril 1898. Les radicaux et socialistes accrurent notablement leurs forces.

La situation internationale ayant paru au gouvernement ôlre troublée par la guerre hispano-américaine, il estima quo les crédits militaires régulièrement votés étaient insuffisants et, de sa propre autorité, il consacra 500.000 couronnes à la fortification maritime de Copenha^ue. La commission du budget no voulut point reconnaître la légitimité du procédé, et le KolUeihing s'associa à ce blâme.

Les radicaux » réformateurs » adoptèrent une attitude obstructionniste. Cependant, en 1899, le projet sur renseignement primaire fut voté par les deux Chambres, ainsi nue quelques autres lois. Le socialisme et les grèves ayant lait des progrès, les patrons pratiquèrent le « lock-out » des ouvriers ; l'accord ne fut rétabli quo sous forme de résolutions provisoires.

Le cabinet fut reconstitué en partie, dans l'été de 1899, et ses membres les moins populaires furent sacrifiés, mais son autorité s'était considérablement amoindrie, et vainement H8rring s'était-il efforcé do contribuer à la réalisation de toutes les mesures sur lesquelles pouvaient s'accorder les deux Chambres. Le 27 avril 1900, le roi accepta la démission du cabinet.

Mîiiislire (le Séliesled. Le nouveau président du conseil fut de .Sohested, sénateur, qui occupa la charge de niinistre des affaires étrangères. Le ministère, qui était d'accord avec la majorité du Landstbing, ne pouvait compter de la part du Folkethinf; sur plus de complaisance que le précédent, la gauche n étant pas satisfaite de la solution donnée à la crise ministérielle. Il gouverna péniblement dès que son chef eut arboré francliement les couleurs de son parti, la droite. Tandis que des proji-ts financiers présentés par la gauche avaient été adoptés par le Folkething à une énorme majorité, le gouvernement put à peine faire élire par le Sénat, en décembre 1900, un comité pour examiner les siens.

En février 1901, la commission du Laudsthing déclara dans son rapport qu'elle ne prenait pas directement le parti du gouvernement, mais qu'elle s'inspirait des principes contenus dans ses propositions et s'écartait des idées qui dominaient dans les propositions du Folkething. Le gouvernement se déclara prêt à suivre la majorité du Landstbing. Un comité commun de membres des deux Chambres lut nommé, mais ne s'entendit pas, et la session fut close le 31 mars 1901 sans résultat. Les élections, le 3 avril, amenèrent une diminution considérable des forces de droite et du parti modéré et une augmentation proportionnelle de la gauche et dos socialistes. Le cabinet devait forcément tomber.

Ministère Dcunizer. Le cabinet de Séhested ayant démissionné au mois de juillet, le professeur Deuiitzer fut invité à former un ministère ; ce fut le premier cabinet exclusivement composé do membres de la gauche. Une ovatiou imposante fut faite pour ce motif au roi, le f septembre. La gauche se transforma en parti ministériel et fut prête à examiner les projets concernant la réforme judiciaire, l'organisation de la défense nationale, la réforme des impôts.

En septembre 1902, les élections pour le Landstbing y b'-placèrent la majorité, qui passa à la gauche. Le Par- . ment s'occupa ensuite spécialement delà réforme judi- .aire. puis do la modiflcation do l'impôt foncier, qui fut votée, mais la clôture de la session, le 13 mai 1903, mari|ua l'ajouniomont indéfini de la première question. Les élec-

tions au l-'olketliing, le lij

in, consacrèrent une forte

majorité au profit de la gauche réformiste et portèrent do 14 a 16 lo nombre des députés socialistes.

Un jubilé fut organisé, en novembre 1903, pour fêter la (juarantième année de règne du roi Christian IX, alors âgé lie quatre-vingt-cinq ans. Lo 7 avril 190-1, il fêta le SG" anniversaire de sa naissance.

La nouvelle Chambre no lit pas mieux aboutir que l'ancienne plusieurs des projets qui lui furent soumis.

Lo projet de réforme iirésenté par le ministre do la Justice, Alberti, échoua à nouveau. Le cabinet était d ailleurs sans homogénéité, comme la gaucho elle-même, et '■e fut la cause do sa chute. L'opposition que fit la gauche lU projet de Madsen, ministre de la guerre, relativement nix iurtiflcations de Cojieiihague. amena sa démission; : auir'-- nirmbres du cabinet no s'entendirent pas sur le ■ .r. ■'- ; .' u ire, et finalement ils durent tous se retirer. ■' t'hristcnscn. Co fut l'un des ministres démis-

' :iristensen, que le roi chargea de constituer ministère, le 13 janvier 1903 ; il joignit à la ; Il conseil les portefeuilles de la guerre et de

la i.;:ir.iii' Allierti resta ministre de la justice. Plus (juç l'an-ien. ce cabinet eut nu caractère agraire et modéré. Cliristeiist-n continua <lans ses grandes lignes la politiqne de Ma>lsen pour la défense de Copenhague dans laquelle les éléments ra»licaux voient une menace contre l'Alleniagne. I^ ministère ne put faire voter i>ar le Lundsihing

les projets de loi sur la réforme judiciaire, l'extension du suffrage communal et le maria^je civil obligatoire.

Le vieux roi Christian IX mourut le 89 janvier 1900, après un règne de quarante-deux ans. L'une de ses pins constantes préoccupations avait toujours été d'assurer la défense du Danemark, et c'est à ce programme quo se conformèrent les ministres de la guerre Madsen, puis Christensen.

Danet ^Charles-Louis-.■\lhe^t). avocat français, né à Privas en 1816. Inscrit au barreau de la cour d'appel de Pans en 186S, il fut nommé secrétaire do la conlcrence des avocats en 1S73. Membre du conseil de l'ordre do 1890 à 1891, il plaida dans de nombreuses affaires importantes, civiles ou criminelles, dont beaucoup furent sensationnelles, et notamment, aux assises, dans les affaires Marcbandon, Pranzini, de Jonquières, Prado; il défendit Lucien Fenayrou. Il plaida jiour M"" Gouffé, comme partie civile, contre Eyraud et Gabrielle Bompard; pour le député Sans-Leroy, "dans l'affaire du Panama; pour le marquis de îs'avve, etc. Membre de la Société de médecine légale de France, il en fut le président en 1890-1891. DanEV (Sloian), homme d'Etat bulgare, né à Choumen, en 1858. Il prit à létranger le titre de docteur en droit. Avocat et publiciste, il devint, après la mort de Stamboulov, vice-président de l'Assemnléo nationale bulgare, ministre des affaires étrangères en looi. et président du conseil en 1902. Il contribua à rapprocher la Bulgarie do la Russie.

DANEZY n. m. Cépage blanc, cultivé dans quelques vignobles du département de l'Allier.

Danger (Henri-Camille), peintre français, né à Paris en 1860. Elève de Gérome et Aimé Millet, il débuta au Salon de 1880 par une toile intitulée Chez un ami, et obtint le prix de Rome l'année suivante. Sa peinture à préoccupations idéologiques est celle d'nn exécutant habile. Parmi ses tableaux, il faut mentionner : Que nous nous aitnions les uns les autres (1893); Baii/neuse, Lucioles, les Grands Artisans de l'arbitrage et de la paix (1898); Fléau! (1901); une Séance de la conférence de La Haye (1903); iMon royaume n'est pas de ce monde (1905). H a obtenu une seconde médaille en 1893 et une médaille d'argent à l'Exposition de 1900 (Paris).

Daniel Cortis, roman d'Antonio Fogazzaro (1885). — Daniel Cortis aime sa cousine Hélène, mariée à un homme sans mœurs et bassement égoïste , lo baron de Santa Giulia. Il a perdu prématurément uu père vénéré, et il nourrit une hostilité à peine déguisée à l'égard de sa mère, parce que l'infidélité de celle-ci a assombri et abrégé les jours de son mari . Or Cortis apprend que l'amant de sa mère a été précisément le baron de Santa Giulia ; et sa cousine, qui n'est retenue par aucun frein de religion ni de convenances, est toute prèle à tomber dans ses bras : il semble donc qu'il doive saisir cette occasion de se venger d'un homme qu'il hait et méprise. Au contraire, Il triomphe de sa propre passion et décide Hélène à suivre dans l'exil un mari indigne, qui ne saura jamais quel danger il a couru et quel sacrifice sa femme s'est imposé pour lui. — Daniel Cortis est un hvmne à la volume, qui, guidée par une conscience droite, s'élève au plus haut degré de la vertu. Ecrite à une époque où le roman ne peignait guère que des êtres de passion, cette œuvre était une véritable nouveauté. L'auteur y aborde en outre le problème des rapports de la papauté avec la société moderne et le pouvoir civil. Cortis est un libéral, qui rêve la conciliation du catholicisme et de la démocratie et se fait nommer député pour défendre et propager ses idées. Mais ces deux sujets se croisent sans cesse, ce qui brise l'unité et nuit à l'intérêt; les personnages épisodiques, au reste très vivants, sont trop nombreux ; la tramo du récit est trop dense et l'étude des caractères trop peu poussée ; celui du héros lui-même n'est pas très net : nous ne comprenons pas comment ce catholique pratiquant ne repousse pas dès l'abord l'idée de séduire une femme mariée, et la lutte qui doit s'engager dans son cœur ne nous est pas décrite en traits assez précis. L'exécution de ce roman n'est donc pas tout à fait à la hauteur de son inspiration.

DaniELSON (Johan Richard), historien finlandais, né à Hauho en 1S53. Sa thèse {Zur Geschichte der sàchsischen Politik, 1706-1709) lui valut le titre de ■ docent » d'histoire à l'université d'Helsingfors (1878). Professeur (1880), il publia une œuvre considérable ; die iS'ordisclie Frage in den Jahren 1746-1751, puis s'occupa d'histoire moderne et contemporaine pour défendre son pays contre la politi(|ue do russification; de là le livre populaire l'Cnion de la finlande et de l'empire russe (i89o), réponse à l'ouvrage ofiicieux de K. Ordin, diverses brochures et une histoire, basée sur des recherches d'archives, de la guerre de 1808- 1809 (1896). Représentant de l'Université (188.5-1904), puis du clergé de Borgo à la diète, il y fut un des avocats U-s plus écoutés des droits de la Finlande et, dès le début du conflit do 1899, l'un des plus fermes adhérents du parli des "X'ieux-Fennomanes, dirigé par YrjO-Koskinen. \'icechancelier de l'Université (1903), il a été anobli en 1901.

Danilo-ALEXANDRE, prince héritier du Monténégro, né à Cet! IL' né en 1S71. Colonel d'un régiment de tirailleurs russes, lieutenant-colonel d'un régiment serbe, il épousa, en 1899, à Cettigné, Miliiza (ci-devant Jutta), duchesse de .Mecklembourg, née en 1880.

Danilofka, bourg de Russie (gouv. de Saratof). sur un ]'etii sous-affluent du Don par la Medvieditza; ■1.100 bah. Céréales.

DanilovskaÏA, bourg de Russie (gouv. de Moscou), sur la Moscova; -1.000 bah. Forges, fanrication do machines, toiles, étoffes de laine et de coton. C'est un faubourg industriel do Moscou.

DankOF, ville de Russie (gouv. de Riazan), sur une bain,-iir iloiiiiiianl le Don (rive dr.); 5.000 hab.

Dan-LENO, acteur et chorégraphe anglais, né en 1S63, mort à Claphan-I*ark, près Londres, en 1901. Il avait débuté à l'âge de quatre ans en dansant dans un concert A Londres, puis il apprit à chanter, îk réciter et ilevini un artiste hors ligne dans son genre, qui était surtout celui de la fantaisie. Il excellait 4 jouer les types populaires et se lit un grand renom dans les music-lïalls londoniens.

DanNAT William T.\ iieinlre américain, né à New- York en 1853. S'étant rendu très jeune en Europe, il corn-

lïicnca en Allemagne ses d'iudes d'arcliitccturc, frt^^fjuenta les ateliers do peinture de lAcadcmie roj,ale de Munich et s'adonna complètement à cet art quand il se fixa à Paris en 1870. Il n'eut pas de maîtres, au sens absolu du mot. mais il rei;ut quelques conseils de Carolus Duran et de Munkacsy. 11 exposa pour la prcniit-re lois au Salon de 1883 ; son Contrebandier tiraf/onais fut acijuis par l'Klat (au Luxembourg). Le musée de New-York conserve le Quatuor il884j, et celui de Chicago la Sacristie en Aragon (1885): le Portrait de la mère de l'artiste suivit en 1886, et la J-'emme en rouge (musée du Luxembourg) parut à l'Exposition de 1889 (Paris). En 1890, il envoya une Femme espagnole et contrebandier U891i, elFet do lumière anificielle (musée de Philadelphie! ; une autre toile de Femmes espagnoles (1893) et le portrait de la Belle 0/ero (^1895). Depuis, \V. T. bannat a peu exposé ; il faut pourtant citer encore, parmi ses portraits, ceux de la duchesse de Mecklembourg- Scliwcrin, du général Porter, et de Gaston Calmeltes.

*DANOIS, OISE adj. — Encycl. Hace danoise. On nomme ainsi une race ovine dolichocéphale, dont les représentants se rencontrent dans tout le nord de l'Europe (Russie, Suède, Nor-

Jutland,

vè

A llomagne du Nord-Ouest, nord et ouest de la France, Ecosse, Irlande, Islande).

En France, elle a été introduite dans la Flandre, l'Artois, la Picardie et le Poitou à la fm du xvi' siècle, lors du dessèchement des marais opéré parle Hollandais Bradley appelé par Sully. La race danoise a donné Daissance à de nombreuses variétés, qui. toutes, possèdent une remarquable aptitude à s'acclimater même dans les terres pauvres des pays froids et brumeux. Ses principaux caractères sont les suivants : tète grosse, oreilles longues, horizontales ou pendantes, cou long et mince, corps étroit, membres longs et foris; la brebis est bonne laitière.

Danrit ILE CAPITAINE), pscudonyme de E. Driant, ûfhcier et écrivain français. V. Driant.

Danseurs n. m. pi. Secte qui se forma à Ai-\-la-Chapelle lan 137;î. Elle se répandit dans le pays de Liège, le Hainaut ei la Flandre. Ces fanatiques aes deux sexes se mettaient tout à coup à danser jusqu'à ce qu'ils tombassent à la renverse, presque inanimés. Ils prétendaient qu'ils étaient favorisés, durant leur danse, de visions exiraordiinaires. Ils mendiaient de ville en ville, et méprisaient toute autorité religieuse et tout culte établi. On les prit à Liège pour des possédés et plusieurs furent exorcisés.

DanSVILLE, bourg des Etats-Unis (New-York [comté de Livingsione]), sur'un affluent duGenesee; 5.000 hab. Minoteries, filatures.

Dante (saint), en lat. Dantxis, martvr à Carlhage en 304. Il périt avec saint Saturnin, saint batif et cjuaranteneuf autres, qui d'Abidine furent conduits à Carthage. où ils souîfrircnt pour leur foi. C'était durant la persécution do Diuclêtien. — Fête le 11 février.

"=" Danube, fleuve de l'Europe centrale. — C'est en 190-* qu'ont été achevés les importants travaux de correction du cours du Danube, destinés à assurer la sécurité de la navigation de Galatz à la mer, ainsi que lavait projeté pour la première fois le congrès de Paris en is:)6. Ces travaux ont été poursuivis sous l'impulsion et la direction de la commission internationale du Danul)c. qui percevait à cet effet des droits de navigation et de pilotage. Les ingénieurs ont modifié profondément le bras de Soulina. au moyen de plusieurs raccourcis canalisés à la profondeur minimum de 5", 48. La distance de Toultcha à la mer a été ainsi réduite de plus de 20 kilomètres. I-a dernière section du canal maritime créé par la rectification du bras de Suulina a été inaugurée au mois de février 1902. Danville, ville des Etats-Unis (Kcniucky). ch.-l. du comté de Bovle, sur un petit sous-aflluont du Kentucky par le Dick's "River; 4.000 hab. Machines ajjricolcs, miuo'teries. Faculté de théologie presbytérienne.

DaoNPOW ou DUPPAU, ville d .Vustro-Hongrie (Bohénu' . .Ii.-l. du district do Kaaden, .sur un petit sousafflucnt de l'Elbe par l'Egcr; 2.000 hab. Kaolin.

*DAPHNITE n. f. — Miner. Variété do chloritc. que l'on rencontre sur les cristaux de mispickel et de quartz.

DAPHYLLITE n. f. Sulfoiellurure naturel de bismuth.

DARANTOÎDE n. m. Genre d insectes lépidoptères, de la famille desliihosiidcs, créé en itH'O pour une lilhosio découverte en Nouvelle-Guinée idaranloides ruttro/lava). [Des espèces nouvelles du même groupe ont été récomment décrites par le même auteur : dtplonyx Darautuûtc (gr. dun tiers).

iutmnata, Afrique orientale :

chrysozana Çrœsus, Bolivie; disoidemata osmophora, .Me.\i<iue, etc.]

Daranyi (Ignace), homme politique hongrois, né à Budapest en 1849. Il embrassa la profession d'avocal. devint en 1881 député à la diète hongroise pour la ville de Budapest et. plus tard, vice-prèsidènt do celle assemblée. Kn 1895. il devint ministre de lagriculturc. Il donna sa démission en 1903.

DARAPSKITE u. f. Sulfoazolato liydralé naturel do

soii.lc.

'^Darboux ^Jean- Gaston), géomètre français, né à Nîmes en 181-». — Il est dcvonu en 1900 secrétaire perpétuel do l'Académie des sciences.

DaRÇANA (racine (/Wf). mot sanscrit, sic-nilianl « démonstration et système •>, employé pour désigner collectivenieul les six grandes écoles de la jtliilosophio in-

dieu ne dénommées Nijàya (écolo logiijuo), Vaiçéchika (écolo atomiquej, Sânkinja (écolo matérialisto et athée), Yotja (écolo my.sti<|ue), Vuiu-va-mimànsà (écolo ritualiste) et Outtarn-miinànsà i^êcole i)anthéistc, plus connue sous le nom de Véddntài, auxquelles on attribue pour fondateurs respectil's les sa^es Gautama, Kanàda, Kapila, Patîindjaii, Djaimini et Vyàsa. Malyré leurs divergences de vues, CCS écoles se rattachent toutes aux aniitjucs traités de pliiln^ophie ajjpelés Oupanic/nuls ; elles ont un mémo point de tU-part, la croyance en la transmigration ou métempsycose [poiiitarfjhtiva) et en la consé(iuen<;o fatale des actes [kai-iiKtj; uu mémo but : enseigner à, leurs adoptes le nioyeii de lueitro lin à la transmigration par la destruction de la personnalité individuelle et le retour à l'état de pur esprit, lueurs doctrines sont exposées sous la forme do sotitras ou ajfhorismes. Les six Dar-.-anas doivent être antérieurs au v siècle avant notre ère.

Darcy (Denis), arcliitecto français, né au Cateau- (■;iiiil>iésis en 1823, mort à Asnières en iy04. Klêvo do Jlcnri Labrouste. Lassus et Vio)lei-le-Duc, il se consacra spécialement à l'étudo des monuments fran<;ais do la période <iu moyen àgo et fut l'un des membres les plus actifs et les plus autorisés de la Commission des monuments historiques. 11 fut architecte do la basilii[uo do Saint- Denis, ainsi que des édifices diocésains de Ueims et d'Evrcux. Il a exposé de remarquables restaurations des églises de ChâtH-Montagnc et liEbreuil (Allier)» du château de Vitré (Ille-et-Vilainej, etc.

Darda, ville d'Austro-IIongrio (Hongrie ■ comitat de BaraiiyaJ), sur un petit affluent du Danube et tiou loin de la Drave ; 3.500 hab. Vignoble.

Darpeld, bour^ d'Allemagne (Prusse [prov. de West-

phalio, présid. de MuusterJ). près do la Wechte uaissaute, aflluciit de llsscl; 2.500 hab. Mousselines.

'^DARGENT(Yan, en franc. Jean), dessinateuret peintre fiançais, né à Saiat-Sorvais, près Landerueau, eu is.'l. — Il est mort à Paris on ISO'J.

"^Darimon (Louis-Alfred), publiciste et homme politique français, né à Lille en 1819. — Il est mort à Paris en iOu2. On lui doit: Histoire de douze ans {lUi); A travers une révolution (188-i); les Cinq sons l'Lmpire (1885); le Tiers parti sous l'Empire (1887); les Cent seize et le Ministère du â janvier (1S89); etc.

DarLAN (Jean-Bapiiste-Joas), homme politique fran- <:ais. ué a Podcnsac ^Gironde) en 18ts. Notaire à Marmaiide Ué7 1-1878), avocat à Nérac, conseiller municipal et maire de cette ville (is80-189e;, conseiller général de Lot-et-Garonne (1886-1893), il fut élu député radical de l'arrondissement de Nérac en 1890, en remplacement d'A. Fallières, devenu sénateur. Réélu en 1893, rapporteur do la commission relative aux conventions avec les compagnies de chemins de fer, il reçut le portefeuille de la justice dans le cabinet Mélino (22 avr. 1896; et il démissionna le 2 décembre 1897, à la suite des tiraillements qu'il avait consiammont avec ses collègues du cabinet où il représentait seul l'élément radical. Il se représenta, sans succès, aux élections législatives du 8 mai 189S et fut nommé (1899) percepteur-receveur à Paris.

DarliNGTON. ville des Etats-Unis (Wisconsin), ch.-l. du ronité de La Fayette, sur le Pecatonico, affluent du Kock-River; 3.500 lïab.

Darlu (Julien-Mario-Alphonso), moraliste français, né près de Bergerac en 1849. Agrégé do philosophie (1871), il enseigna successivement dans les lycées de garçons et dans les écoles normales supérieures de Foutenay et de Sèvres, puis en 1899 fut nommé inspecteur général de l'enseignement secondaire. A ce titre, il s'est surtout occupé de l'organisation de l'enseignement de la morale dans les classes du premier cycle des lycées et collèges. Comme moraliste, il a écrit de nombreux articles dans diverses revues; deux do ses conférences ont pris place l'une, sur la Classification des idées morales du temps présent, dans " Morale sociale « (1899), l'autre, sur la « Morale <lo Renouvier » dans des Etudes sur la philosophie morale au xtx' siècle (190i). Darlu est spiritualiste; il estime que l'âme est de nature divine ou quasi divine, qu'elle fournit un « point fixe >, dont on peut faire dépendre lo « principe formel » de la morale; quant à la matière des devoirs, elle ne peut que varier et l'on doit tenir compte do l'évolution sociale, de la réalité des agrégats sociaux. Lo point do vue naturaliste n'est pas celui de la conscience ; c'est le christianisme qui fournit « l'assise fondamentale de la conscience moderne «. La solidarité limite l'activité morale, mais ne la règle pas.

Daro, comm. de Suisse (cant. du Tessin), sur un petit plateau au piod du mont Arbino; 2.000 hab. Ch. do f. du Gothard. Viticulture, élève du bétail. Ateliers de la compagnie do chemin de fer du Gothard.

Darowa, ville d'Austro-Hongrie (Bohême [cercle de Pilsenj); 2.000 hab. Les environs contiennent les gîtes minéraux les plus variés : houille, fer, pyrites cuivreuses, exploités, quelques-uns, depuis fort longtemps.

Darras (.loseph-Epiphane), historien ecclésiastique français, né à Troyes en 1828, mort à Paris en 1878. Après ^avoir fait ses études secondaires au petit séminaire do Troyes et ses études tbéologiques au grand séminaire do ia même ville, il fut envoyé comme professeur au petit séminaire ; il y resta une année, et entra chez le prince de Brienue comme précepteur de son petit-fils et aumônier de la princesse mère. Il passait à Paris six mois de l'année, ce (pii lui permettait les recherches nécessaires à ses travaux historiques, qui linircnt par l'absorber entiè- Toment; il s'établit alors à Paris. U publia, au début de sa carrière, la Léijende de Notre-Dame, traduisit de l'ita- Jien VHistoire du concile de Trente de Pallavicini, et fît paraître un manuel d'histoire ecclésiastique, en quatre ■volumes, intitulé Histoire de l'Eglise (1854), ouvrago de seconde main mais agréablement écrit, qui est parvenu jusqu'à la Kl' édition et auquel J. Fèvre a ajouté un cinquième volume, pour le conduire jusqu'à nos jours (1905). On a aussi de lui : Histoire de Notre Seifjneur Jésus-Christ (1864), et Saint Deni/s l'Aréopagite, premier évêiiue de Paris (1863), où il soutien), contre beaucoup de critiques, même catholiques, que les Gaules ont été évangélisées dès les temps apostoliques. Son œuvre principale est VHistoire générait: de l'Eglise depuis la création (1862-1877). La jnort l'empêcha do la pousser au delà du 25* volume,

oui s arrête au seuil du xii' siècle. Elle a été continuée, depuis, par Bareillo jusqu au pontificat do Clément VU (du 26* au '32' volume) et par J. Fèvre jusqu'à l'avènement de Pie IX (du 33' au -lo* volume;. Sous l'inspiration des idées antigallicanes, Darras a, pour la prcraicre fois, groupé les faits, non plus par époques, mais autour do chaque pape. On lui reproche des inexactitudes et des longueurs, priucipalement dans .ses derniers volumes; 1 écolo ,^

critiquolejugo L->i^^£.-*.^^-^^-g^^ft^^^ ^- ^

sévèrement. ^^■■■■^■^■■■^■^■^^^^■^■■•«■■■■"**

DARVYRA

Darvyra.

n. f. Flûte grecque percco de six trous latéraux et looguo

de i3 centimètres.

*Dastre (Jules-Frank-A/6er/), physiologiste français, né à Paris en 18i4. — Parmi ses principaux ouvrages, nous citerons : Recherches expérimentales sur le système nerveux vaso-moteur (188i),avoc J.-P. Morat; tes Aneathesiques (1890) ; Hechcrches sur les matières colorantes du foie et de la bile et sur le fer hépatique, avec N. Florcsco (1898) ; la Vie et la mort (1903). Dans ce dernier ouvrage, cet auteur se range, après une réserve formelle concernant les phénomènes mentaiLX. à la nouvelle forme du matérialisme qu'il appelle la doctrine de l'énergie, ùi définition qu'il donne de la vie : La vie, c'est ce qu'il y a de commun â tous les êtres vivants, a le mérite de ne pas s'appuyer sur des hypothèses et do ne rien préjuger. La mort û'a, par suite, pas besoin de définition, et Dastrc, étudiant le vieillissement des êtres vivants, montre l'immortalité des protozoaires à côté de la léthalité des métazoaires et des cellules difiérencicos.

Dastros ou D'Astros (Jean Guilhem), poète gascon, né à La Garde-Fimarcon, près Lectoure, vers 1600. Vicaire à Saint-Clar-de-Lomagne, contemporain de Goudouli, qui le tenait en grande estime, il contribua, comme ce dernier, à la renaissance de la langue doc, dont il fut l'ardent panégyriste. Sou principal ouvrage a pour titre ; le Triomphe de la langue yasconnc avec le plaidoyer des quatre saisons et des quatre étéments devant te pasteur de Lomagne (1642; 1807). Dastros a publié, en outre, des poésies détachées, des litanies, des prières et des uoéls, qui l'ont rendu très populaire en Gascogne. Il était non seulement poète, mais lexicologue. Cenac-Moncaul a retrouvé et publié en 1863 un Dictionnaire gascon- français dont Dastiûs est l'auteur.

DASYE (;(') n. f. Algue de l'ordre des floridées, à thalle filamenteux, rameux, dressé, à sporanges portés sur des ramifications généralement verticillées par cinq, recouverts de cellules dans le jeuneâge»

mais complètement libres à l'état adulte. (Le genre comprend do 30 à ■10 espèces habitant les mers tropicales.)

DASYMYS [da-zimiss) n. m. Genre de mammifères rongeuis, de la famille des muridés, comptant trois espèces propres à l'Afrique centrale et méridionale. (Les dasymys sont des animaux

Dasymvs.

assez petits, faisant le passage des rats vrais aux golundas; ils sont surtout voisins des petits acomys africains.)

DaszynskI (Ignace), homme politique polonais, né à Zbasaz (Galicie) en 1866. Député au parlement de Vienne, chef du parti socialiste polonais, il a rédigé divers journaux socialistes et publié un certain nombre de brochures, notamment une histoire du parti social-démocratique en Pologne.

DauCHEZ (André), peintre français, né à Paris en 1870. Cet artiste, (jui a étudié sans maîtres, atfectionne le plein air et les scènes de nature : Pèlerinage (1896); Brûleurs de goémon (1898); les Barques (1898); Bamassears de goémon (1899); Baignade (1901); te Troupeau (1901); Sous tes chênes (1904); la Vanne (1904); Temps d'orage (1900) : Toitrnant de rioière (1905): la Bécolte du varech. Soleil d'automne, la Prairie, etc. (1906). Il a obtenu une médaille d'argent à l'Exposition de 1900 (Paris). Médailles d'or à Munich (1901) et à Budapest 19i»5). Œuvres au musée du Luxembourg, ù, Pittsburgh, Brème, lleisingfors, Philadelphie, Budapest.

*Daudet (£'nic5f-Louis-Marie), historien et romancier français, né à Nîmes en 1837. — Depuis 1890, il a publié : Mademoiselle de Circé ( 1 893) ; Histoire diplomatique de l'alliance franco-russe (1894); le Poitou, les Chouans sous le Consulat et l'Empire (iSOh); Poussière du passé {IS9Q) ; le duc d'Aumale (1898) ; Lottis XVIJJ et le duc Decazes (1899) ; Mémoires de du Cause de Nozelle (1899); ta Princesse de Liéven (1902); Histoire de l'émigration pendant la Bévolution (1904 'prix Gobert]); la Terreur blanche (1906) et de nombreux romans, parmi lesquels : m;i Amour de Barras, don Rafaël (1895) et la Mougautier (1S9S).

*Daudet (Léon), littérateur français, né à Paris en 186S. — Depuis Sébastien Goubès, publié en 1899, Léon Daudet, outre un nombro considérable d'articles disséminés dans le «Gaulois», lo a Soleil n, le ajournai», la a Libre Parole », a donné des volumes ou .^on talent s'afiirme avec une maîtrise croissante et d'où, si la satire passionnée y domine souvent, no sont absentes ni la grâce ni l'émotion. Ce sont: la Romance du temps présent (1900V les Deux Etreintes (1901); le Pays des Partementeurs (1903); la Déchéance 11904); le Partage de l'enfant, âpre et émouvant plaidoyer contre le divorce (1905). Comme polémiste, Léon Daudet est uue des personnalités marquantes du parti nationaliste.

I>AUM (Jean-AH(onm), maître verrier français, né à Bitche en :S64, ingénieur des arts et manufactures. Dès son entrée à la verrerie dirigée depuis 1875 par son père à Nancy, il se consacra à des recherches de technique artistique sur l'emploi des acides fluorliydriques concentrés fumants (1891), sur les superpositions à ehaud de verres colorés, eniîn, en 1900, sur les décorations de grand feu par i'intercalatiou à chaud dans le verre en fusion de motii's

DÀRCY — DAVIDS

destinés à jouer au travers des parois mêmes de l'objet fini. Ces travaux déterminèrent la créai: ^i ù ; li-, i-.r. d'ateliers dart où tous les procédés artistique du verre sont combinés : j

infiniment variée, gravures à la roue et a . __ . . ,

émaillage donnent lieu ohac|ue année a de surprcnamcs productions, dont les plus récentes 1900,, appliquées a la lumière électrique, réalisent des elfcis de décoration lumiuouso dune extrême recherche. Le thème des compositions s'inspire directement de la nature, faune, flore, ou d'aspects de la nature : la forêt, la prairie, l'orage.

Daumas (Louis-Joseph), sculpteur français, né à Toulon rn i(?ni, rnnrt à P;. ris en 1887. Elève de David *' ■ :\'-aris, il a exéimté des

Y <tives; il a trauê aussi

san:i i-uiisaiicu ; i.ia,tacs de Ùf : ; U

Génie de la navigation (1845); ' -, des

groupes du pont d léna Tlgio '; ■ ,.i ta

Erance agricole 1 1859) ; Sérértiie y- »item

(1867J; Saint Vincent de Paul i juant

à son armée les plaines d'/talie, . ^^u- .,.,.- .v, etc. D'autres statues à Compiègne, Toulon, etc.

^Daumet Pierre- Jérôme-Honoré), archilccto français. né à Paris en 1826. — Il a restauré Chaniillv avec tant descience et de goût, qu'ayant exposé en l^è'J les dessins d(; celte restauration, ainsi que le Palais des facultés do Grenoble, il fut honoré d'un grand prix.

Dauphin (Charles-Albert), homme politique français, né à Amiens eu 1826, mort â Argœuves (Somme) en 1898. Avocat à Amiens, maire de sa ville natale en 1870, préfet de la Somme en 1871, il fut élu député en 1871, sans avoir posé sa candidature, et donna sa déuiission. Après le 24 mai 1873, il protesta contrôla politiqu< de combat du cabinet de Broglie en donnant sa démission de maire d'Amiens. Il fut alors élu président du conseil général de la Somme, puis, en 1876, élu sénateur. II siégea au centre gauche. Tout en exerçant ce mandat, il rcm-

Slit les fonctions de procureur général près la Cour appel de Paris (l879-18S3j, puis fut ministre des finances dans le cabinet Gobici (déc. 18SG-mai 1887;. Il avait proposé de joindre l'impôt sur le revenu â l'impôt mobilier transformé en taxe de répartition.

DAUPBINITE n. f. Oxyde naturel de titane implanté en

cristaux dans certains gneiss.

DausCH (Constantin), sculpteur allemand, né à Waldsee (llautc-Souatje; en 1S41. Elève do l'Ecole des beaux-arts de Munich, il acheva de se former à Homo (1869). En 1873, il retourna en Allemagne, ouvrit un atelier, et se classa avec son groupe de Samson et OàtHa. Ensuite, vint une longue série de sujets mythologiques ou allégoriques : les Quatre saisons, Caltiope et Eralo, Dacchante, le Jour et la Nuit, bas-relief; la Jeunesse et la Vieillesse, Siegfried vainqueur du dragon (jardin public de Blême); la CÏutrité, groupe (Kunsthalle de Brème); Hercule et le Centaure, etc.

DauSSET (Louis), professeur et homme politique français, né â Tarbes en 1866. Agrégé de l'Université, professeur à Angoulême, puis au collège Stanislas à Pans, il fut révoqué en 1900 par le ministre de l'instruciion publique, pour la part qu'il avait prise à la fondation de la " Patrie française », dont il était secrétaire général. Peu après, il était élu conseiller municipal de Paris par le quartier des Enfants-Houges (IIP arrondissement), ou il battait Lucipia, ancien président du conseil municipal. Lui-même devenait, en lî'Oi, président de cette assemblée. Les rapports furent alors très tendus entre elle et le gouvernement. Aux élections législatives de cette même année, il se présenta, sans succès, dans le IIP arrondissement. Il fut réélu conseiller municipal au renouvellement du l'^ mai 1904, mais il échoua de nouveau aux élections législatives de mai 1906.

*DAVn> (l'abbé Armand), missionnaire français. nÔ en 1826. — Il est mort à Paris en 1900. La collection scientifique qu'il avait formée au cours de ses voyages, et qu'il avait laissée aux Prêtres de la Mission dont il faisan partie, a été donnée par eux à l'Institut caiholique de Paris.

David (Edouard^, écrivain et homme politique allemand, né à Ediger-sur-Moselle (Prusse -Rhénane) en 1863. U fut employé de commerce à Berlin, puis étudia les lettres et l'histoire à Giessen de 1886 à 1890. fut reçu docteur es lettres en 1891 et devint professeur au ^-ymnase do Giessen. Il se lança dans le mouvement socialiste, fut, à partir de 1894, rédacteur du journal socialiste de Mayence, et fut élu député à la Chambre hessoise en 1896. au Reichstag en 1903, et conseiller municipal de Mayence en 1905. En 1906, il fut nommé secrétaire général du parti socialiste hessois à Oll'enbach. 11 s'occupa particulièrement de la question agraire, rédigea en 1895 avec Liebknecht un projet de programme agraire qui fut rejeté par le congrès général du parti socialiste, publia un grand ouvrage : le Socialisme agraire, t. I", la (Jaesti"» de la production, dans letjuel il se montra partisan de ia propriété individuelle pariielledes petits paysans, et devin', un des principaux théoriciens du socialisme réformisie en Allemagne. — Sa femme, Gertrude David, a pris une part active au mouvement coopératif en Allemagne et a collaboré régulièrement à la revue de Bernstcin : Ca/iiers mensuels du socialisme.

DaVIDA n. f. Planète télescopique n» 511, découverte en 1903 par Dugan.

DaVXDS Rhys), orientaliste anglais, né à Colchestcr en 1843. Il étudia le sanscrit â Br^-slau, et obtint en 1866 du gouvernement anglais une fonction civile à Ceylan. Après son retour en Angleterre, il exerça la profession d'avocat (187â\ puis fut nommé, £n 1883, professeur de pâli et de littérature bouddhique à l'Universiiy Collège de Londres. La Société royale asiatique le choisit pour secrétaire en 1887. U fonda, en ISSi, la Société des textes pâli, pour laquelle il publia les ouvrages bouddhiques Sumangala et Digha Nikâya. Parmi ses ouvrages originaux, il faut citer: les Anciennes Monnaies et A/esures de Ceylan [IS"); leçons sur l'origine et le développement de la religion expliqués par le bouddhisme de l'Jnde (1881 j; le Bouddhisme (1878; 2* édit. 1887, trad. allcm. par .\. Pfungst, 1899); Textes Vinaya (en collaboration avec le professeur Oldenberg, de Berlin jSSi-iS85 '■. les Sudas bouddhiques {\S8l) ; les 'Juestions du roi Milinda (1890); etc.

DAVIDSO.N — DliimAYAGE

Davidson fJohn), poMo et aulCHr dramali(|ue (écossais, iif ;i lîarrhoa<i i Honl'rowshii-c) en 1857. Il Tut d'abord aido au lal)oratoirc de chimie. Il cnsoiçrna ensuite conimo instituteur adjoint dans un grand nombre d'écoles, cl lui enliii commis dans une filaluro, à Glasgow (l«84-1885). Des vers d'un tour ori^'inal, humounsli; (lues et londres, publiés par les journaux d'Kcossc, '.lui avaient déjà valu une certaine notoriété. Il put faire imprimer tiruce, pièce tirée dos chroniques (1880); Smith, farce traj,M.jU0 (1888); Scaramouc/ic m Aaxos (1889), qui l'encouru^'ùront à aller tenter la fortune à Londres (l«90). Los articles do critique et les poésies qu'il donnait ail « Glasgow Herald i' et au « speaker » lui tacilitèrcnt ses débuts. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons: Perfcrvird {\»90]; thc (ireat Mt-n, In a Muxîr Hall et antres poémes(l89l}; Fleet Street Eclogues{l$p), miî furent suivies d'une autre série intituléo: the Wonder fui Mission of lord Lavender (1895); lîallads and Songs (189-1-1896); Godfrida, pièce de théâtre; the Las t liallad ot autres poèmes (1898); Selfs the Man, tragicomédie ;//ic Testament of a Vivisectov ; the Testament of nAfan Forbid (1901) ; the Testament of an Empire-Buildcr : the Kniijhl of the Maypole (1902) : a liosary {190 S) ; a Queen's Hnmancc ; the Testament of a Prime Minister {\90i). On a publié un volume de ses t poésies choisies « {Setected Poems, 1904).

Davis (Ilenrv William Banks\ peintre et sculpteur anglais, né à Kinchley (Middlesex) en 1833- Elève de l'Académie de Londres, il passa plusieurs années à IJouIognc, et exposa dos paysages à partir do 1862 : Vue delà côte française (1863); le Troupeau égaré (1865); ^l;)r^«-»iirfi (/'ai'ri7 (1868); Lever de lune (1871); Aprèsmidi d'automne (1873), etc. Kn sculpture, son principal ouvrage est un Taureau trottant, bronze (1872). Il fut nommé en 1877 membre de l'Académie de Londres. *DaV0UT ;Léopold-Claudc-Etienne-Jules-Charles\ duc d'Auerst.kot, général français, né à EscoHves (Yonne) en 1829. — Il est mort à Paris en 1904. 11 résigna ses fonctions do grand chancelier de la Légion d'honneur en septembre 1901, et resta président de la Société de la Croix-Rouge française jusqu'à sa mort.

*DaWANT (.Mbert-Alphonsf-Picrre), peintre français, né à Paris en 1852. — Il a ol»tcim une médaille d'or à la suite de rE.vposition de 18si» ^Paris) où il avait envoyé ses œuvres précédemment médaillées, a pris part à l'Exposition de 1900 (Paris), avec le SnuvelaQ' (musée d'Amiens), et Mort de Du Cottédic, commandant de la ^ Surveillante >• . DaWE (George), peintre et graveur anglais, né et mort à Londres (1781-1829). Très précoce, il gravait à quatorze ans les portraits des reines Elisabeth et Marie d'après Graham, et, à vingt ans, le monument du marquis Cornwallis. Il délaissa ensuite la gravure, pour la peinture d'histoire ot le portrait, et donna : Achille à la mort de Patrocle (1803) ; JVe/if'nn'e (180^) ; Scène de Cymbeline (1809) ; Andromaque; etc. ^es, portraits furent très à la mode, vers la même époque. Il fut nommé membre de l'Académie en 1814, entra alors au service d'Alexandre I*' de Russie, et peignit plusieurs centaines de portraits d'officiers et do membres do la noblesse russe.

Dawson (George Mercer), savant explorateur canadien, né à Picton (Nouvelle-Ecosse) eu lSi9. mort à Ottawa en 1901. Kils du géologue George "William Dawson, il l'ut attaché aux commissions d exploration et de délimitation de la Colombie britnnniçiue. puis entra au Geological Survey du Canada, dont il devint directeur on 1895, après avoir accompli d'importantes reconnaissances scientifiques dans les parties les plus occidentales du Dominion. C'est Dawson qui, le premier, exécuta l'étude géologi{pie de la Colombie britannique et des provinces au Nord-Ouest. Ses principaux ouvrages sont : Descriptive sketch of the physical {/eography and geology of the Dominion of Canada (1884 ; en collaboration avec A. R. C. Selwyn) ; the Minerai Wealth of Brilish Columbia ( 1S88) ; Otiservatiuns of the Bering Sea (1892).

Daynes-GRASSOT (Brigitte-Corinne), actrice française, née vers 1840. Comédienne pleine de verve, d'une gaieté irrésistilde, elle tint d'abord avec beaucoup do succès l'emploi des soubrettes et des déjazets dans les grandes villes de province. Appelée à Paris, elle consenlit, jeune encore, à jouer les duègnes au Vaudeville, et, dès ses débuts, elle fit preuve d'une originalité qui lui valut d'éclatants succès de rire dans : la Flamboyante, le Conseil judiciaire Cl les Surprises du divorce. Depuis, ces succès n'ont fait que s'accroître ii cliacune de ses créations: Monsieur te Directeur, Zaza, le Bon Juge, etc. En 1896, elle passa du Vaudeville au Gymnase, pour reve- DÏr en 1900 au Vaudeville, où elle a retrouvé son succès.

DaYOT (Arman(/-Piorre-Marie), né à Paimpol (Côtesdu-Nord) on 1837. Il débuta par des études de médecine, puis fit son droit, fut chef do cabinet du préfet d'Oran. puis du ministre des Arts (cabinet Gambotta). Il s'adonna â l.i t'arriére littéraire en se spécialisant davantage dans l'élude de l'histoire de l'art et du mouvement artistiijue contemporain. Il a été nommé inspecteur général des beaux-arts on 19o:>. On lui doit de nombreux « salons n et des ouvrages d'art intéressants: les Maîtres de la caricature française (im) ; Ba/fet et son ceuvre (1892, ; Charlet et son œuvre (1893); les Trois V'-yncfli^S); Napoléon raconté par l'image (1894); in Peinture française au xviii* siècle (1899) ; l'Image de la femme dans l'art. Dayot s'est consacré aussi à l'enseignement de l'iiistolre par l'imago : c'est à SCS rochcrchcs qu'on doit la suite do ces albums intéressants sur ia Itérolution (I89Ci. le Premier Empire, la Batauration, les Journées révolutionnaires (183018I8'1, le Second Empire, l'Invasion, le Siège et la Commune ; De la régence à la Bévûlntion (la Vie française au xviii* s.) ; etc., oii des milliers d'estampes sont cbronologiquemont classées et commentées avec soin. Il a aussi publié deux volumes do récits et de contes: l'Aventure de Briscart (1888) ; le Long des routes (1897) et un recueil de notes et de sou venirs do voyages sur l'Espagne, Ip Portugal et l'Italie. Il ■A fondé la revue : « l'Art et les artistes ». 11 a été l'inilialcurdo l'érection du monument d'Ernest Renan à Tréguior ot a fondé la Ligue des Bhms de Bretagne, dont il est di'vonu le président.

^Daza (Ililarion Grosolé, dit), homme politique ot général bolivien, né ù Sucre on 1840. — Il est mort A Uvuni (Uolivio) en isoi. Réfugié en ICuropo en 1880. il avait emporté do fortes sommes appartenant au Trésor. La

Chambre bolivienne le mit hors la loi et le déclara traître à la patrie. Il habita longtemps Paris, ou il mena grande vie ; puis, à court dargent, il se fixa à Puno, au l'érou. Le Sénat brésilien refusa do le déclarer traître ii ia patrie, mais le reconnut coupable de vol au préjudice du Trésor. Le général était allé près du petit village d'Uyuni. d'où il cherchait à raviver le zèle de ses partisans, quand la justice bolivienne lança contre lui un mandat d'arrêt. Il fut pris, malmené par la populace et tué d'une balle tirée par derrière, pendant (pi on le conduisait, sous escorte, dans la maison où on devait renfermer.

DchunijE, port do la Turquie d'Asie (Syrie), au pied du Liban, au N.-E. de Beyrout.

DeadwOD, ville des Etats-Unis (Dakota'i. au milieu dos Hl.ick lliUs, 8.000 bal). Aux environs, nombreux gisoincnis aurirèr<-s qui ont assuré le peuplement de la région.

DEAKISTE [kissl') n. m. Partisan de Deak.

— Encvcl, Les deakistes constituèrent un parti qui s'était groupé autour do François Deak, en 1861, ot créa avec lui le dualisme austro-hongrois qui régit actuellement la monarcliio des Habsbourg. Ce parti a existé jusqu'en février 1875; il a fusionné ensuite avec le centre gauche et a pris le nom do « parti libéral ■■. Il est resté ^u pouvoir jusqu'aux élections do janvier 1905.

*De AmiCXS (Elmond\ publiciste italien, né à Oneglia m isif.. ~ Il reste un conteur sans hautes prétentions psychologiques, mais brillant et varié, tour à tour piquant ot pathétique dans : Cuore (1886), qui fut l'un des plus grands succès de librairie du siècle; Sali' Occano (1889), peinture poignante d'un convoi d'émigrants italiens en route pour l'Amérique; il Bomanzo d'un maestro (1890); la Caruzza di tutti (1899), amusants croquis de types campagnards et citadins (le dernier est le « Journal des observations faites pendant un an sur les lignes de tramways do Turin »); ;l/e/no?-/e (1900); Bicordi d'infanzia e di scuola (1901). Depuis quelques années, la question sociale intéresse vivement de Amicis, qui a consacré aux problèmes contemporains un roman, il Pririio Maggio (1902), et plusieurs volumes do discours, conférences ou articles : Spevanze e Glorie (1900); Lotte civUi (1901); Pagine parlate (1903).

Dearborn, ville des Etats-Unis {Etat de Michigan [comté de Wayne]), sur la rivière Rouge ; 3.500 hab.

Fabrication d'armes, arsenal.

*DÉBARQUEMENT n. m. —

Encyck. Dibarquement de marchandises. Le débarquement des marchandises doit avoir lieu, sauf le cas de force majeure, dans les limites des ports où s'exerce l'action du bureau local des douanes. (V. CHARGEMENT.) Il nO peut, en principe, être etfeolué que de jour, à des heures variant suivant les saisons, en présence des préposés des douanes et après représentation d'un permis délivré par le bureau des douanes en marge de la déclaration en détail des marchandises qui a dû être faite à ce bureau.

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