‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 118 sur 363 · V. DÉCLARATION · texte numérisé non relu

V. DÉCLARATION

L'administration des douanes permet cependant le débarquement dès la remise dune déclaration sommaire, à condition que les marchandises soient emmagasinées dans des locaux spéciaux dénommés tentes ou viagasinsrales, d'où elles sont ultérieurement extraites pour être vérifiées par le service, au vu de permis réguliers de débarquement délivrés après qu'a été complétée la déclaration sommaire en question. Elle admet également les débarquements de nuit, sous la surveillance des agents, moyennant une rétribution spéciale.

Les navires sont déchargés à tour do rôle, suivant la date de la déclaration. Lorsque le tour de déchargement d'un navire est arrivé, les préposés des douanes sont tenus do se transportera la première réquisition, à peine de répondre des événements résultant do leur refus.

Le débarquement avec permis» en dehors des heures fixées par la loi, entraîne la confiscation des marchandises. (Loi du 22 août 1791, tit. Xlll, art. 9.) Le débarquement sans permis est puni d'une amende do loo francs, décimes et dépens on sus. (Loi du 16 mai 1863, art. 19.)

Debay (Victor-Aimé), romancier français, né à Nantes en 1802. Après avoir fait ses études de droit et des études musicales qui lui permirent dans la suite do donner régulièrement le compte rendu des œuvres lyriques au u Courrier musical », il publia, en 1893, ses Poèmes intimes et débuta doux ans plus tard dans le roman avec la Maison du rêve, ouvrage où le fantastique se mêle au réel. L'Amie suprême devait avoir la musique pour véritable héroïne; Au tnilicu d'une vie eut pour cadre le milieu des peintres. Dans l'Etoile (190G), ranteur montre combien do tristesses sont cachées sous le masque souriant de la comédienne. Toutes ces œuvres sont empreintes d'un véritable sentiment poétique. On doit encore ù Victor Dobay quelques nouvelles : //ors /a r/c (1890) et Cousi7ie Sidonic (I90i).

DebdOU, massif montagneux du Maroc, au S.-O. de l'oued 'Ia. 11 scteii'i à la lisière septentrionale des Dahra ou hauts plateaux marocains el au S. de la fertile plaine de Tafrata; l.r-lS mètres d'altitude. !-a chaîne tire son nom du village de /vc6(/oi(, reconnu par deFoucauld en 1884.

DebeliaCZA, ville d'Austro-Iïongrie (Hongrie mérid. [comiiat de Tonuital. distr. d'Antafalvaj ; -i.ooo h. Salines.

DeBELLE (Alexandre-Jose]ih). peintre français, né à Voreppe (Isère) en 1805. mort !\ Grenoble en 1897. Elève de (iros, il débuta dès 1837 par des paysaçres dont les sujets sont tirés de sa région, si fertile on sites pittoresques. Mais il so sentait attiré vers la peinture d'histoire, et on lui doit d'importantes décorations murales d'un puissant elfet. L'église do Saint-Louis-en-rile, ù Paris, renferme de ce peintre Moïse el Elic. page d'un très beau style. Il a exposé on outre au Salon : Arrivée de Napoléon à Grenoble: Bentréc de Napoléon à Paris en ISI'*; le Christ apparaissant à la Madeleine : Abdication de Ilumbert IL Fixé à Grenoble, Debelle a décoré do nombreux

édifices do l'Isère; l'hôtel de ville de Grenoble possède : Grenoble assiégée par tes Alliés; la préfecture, V Assemblée des }totab(es à Vizille, etc.

DÉBEURRER [beu-ré) v. a. Débarrasser du beurre : Cacao

DKUKUllRI-:.

Debilly (Jean-Louis), général français, né à Dreux en 1763, blessé mortellement à Auer.stÉedt en I80C.I1 fit ses études à Dreux, à Paris et à Cliartres. Il était, en 1789, professeur de mathématiques, lorsqu'il s'engagea dans la garde nationale de Paris. Elu capitaine en 1792, il servit aux armées de Luckner et do Dumouricz, puis fut envoyé en Bretagne, à Brest. En 1793 seulement, il eniraii dans l'armée régulière avec le grade d'adjoint aux adjudants généraux, il eut le principal mérite de la résistance de Nantes aux Vendéens insurgés. En 1795, il combattit aux armées de la Moselle et du Rhin, et gagnait bientôt le grade d'adjudant général chef de brigade; comme chef d'Etat-major, il prêtait à Klébcr et à Marceau, dans des circonstances difficiles, le concours de ses sérieuses qualités d'organisateur. Sous le Consulat, après avoir dirigé au ministère de la guerre la 3' division, il fut employé à l'armée d'Allemagne, sous les ordres de Moreau, dans la division Decaen, et il se signala par sa bravoure à llohonlindco. II eut un rôle également brillant à Austerlitz; l'année suivante, il était mortellement frappé au cours do la journée d'Auerstœdt, à la tète de sa brigade» qui faisait partie de la division Morand.

Debon (François-Hippolyte), peintre français, né et mort à Paris (1807-1872). EièVe'dc Gros et d'Aboi de Pujol, il continua comme eux à cultiver le genre de la peinture historique et envoya aux divers Salons ; Buànis en Espagne, la Bataille d'iiastings (1S45) ; Henri VIII et François /" (1846), tableau placé depuis au musée de Versailles ; Défaite d'Attila à Chàlons (1848). Parmi ses autres toiles, il convient de rappeler; la Fête de l'agriculture au temps des Gaulois (1850); une Bataille près de Grenade (1852); l'Entrée de Guillaume le Conquérant à Londres{l>>b^) ; Christophe Colomb (1857); Sainte Geneviève '\'^b9); Henri VJII (1861); les Ecueils delavie{\s&'ô); la Fête donnée à Veniseà Henri IV (18G9) ; ï'hilippe JV et Velasguez (1872). Il faut ajouter à son œuvre deux compositions peintes pour l'hôtel de ville de Dreux : le Siège de La Bochelle et t'Hôtel de Bambouillet.

^DÉBOURBEUR n. m. — Appareil à débourber, et spécialement appareil destiné à séparer les lies du moût.

— Encvcl. Le débourbeur de moûts, utilisé dans la vinification et la fabrication du cidre, peut s'adapter à.

tous les genres de

pressoirs, notam ment aux press- continues, et i' tient les grossi lies ou bourbes entraînées avec les moûts à la suite do l'égouttage et du pressurage do la vendange.

Il est constitité par un cylindre do toile métallique en forme de tronc do côno et monté sur une tige horizon-

Débourbeur de moûts (système MabUIc).

taie faisant l'office d'arbre, et que met en mouvement une rouo dentée placée du côté de la petite base; lextrémité opposée de l'arbre est nourvue d'une roue à cames, dont la rotation a pour efl!et de soulever tout le cône métallique pour le laisser retomber brusquement. Le moût entre dans l'appareil par le côté de la petite base, et, par l'effet de la rotation et des chocs du cylindre, traverse la toile métallique, tandis que les lies cheminent vers la grande base pour s'échapper au dehors.

DebOVE iMaurice-Georges), médecin français, né à Paris on 1845. Médecin des hôpitaux en 1877, agrégé ea 1878, professeur do pathologie, puis de clinique médicale, membre do l'Académie de médecine en 1893, doyen de la Faculté en 1901 , ])résiJent du Comité consultatif d'hygiène de France. Ses études ont porté sur les maladies nerveuses (sclérose latérale amyotrophique, les tremblements), lè traitement des névralgies par le refroidissement intense produit par les vapeurs de chlorure de méthyle, celui dos phtisi(iues par la suralimentation (poudre de viande) avec au besoin gavage par la sonde œsophagienne, les lésions produites par l'alcoolisme, qu'il a combattues dans de nombreux articles. Ses principaux ouvrages sont : Leçons sur la tuberculose parasitaire, publiées parle D"^ Faisans iissi); Traite de médecine el Manuel dodiagnostic tnêdicnl , en collaboration avec le D' Achard (1899); Formulaire de thérapeutique et de pharmacologie* en collaboration avec le D^ Gourin (I9ûll; Précis de pathologie interne, en collaboration avec le D' Sallardn9o2). Debovo était arrivé au décanat avec tout un programme do réformes de la Faculté, notamment en ce qui concerne les mises à ta retraite des professeurs qui depuis des années ne fout plus leurs cours.

*DÉBRAYAGE n. m. — EncvcL. Automoh. Tant que le dèbraf/agi' ne fut utilisé que pour réunir ou séparer unemachinr-outil de la transmission de l'atelier, l'emploi d'une courroie voyageant à volonté d'une poulie clavetéc sur une poulie folle, et réciproquement, fut suffisant. (V. DkuRAYAtiii, t. III.) Mais peu à peu se rencontrèrent des cas où de grandes puissances devaient être iransmisos, nécessitant la création de nombreux et fort dissemblables appareils réalisant mécaniquement le débrayage, certains permettant aussi l'embrayage, ou opération inverse du débrayage.

Nous séparerons ces appareils en deux classes : A. Appareils permettant monienianément l'entraînemout d'ua des arbres par l'autre ù une vitesse iufériouro

Debove.

à la siooDo propre. (Ces appareils permettent donc lo démm'ru'jc do l'arbre débrayé et sa rcniiso en vitesse. Ce sont à proprement parler des embrayages, et nous les décrirons à ce mot. V. embrayage.)

B. Appareils permettant seulement la suppression de la liaison entre les deux arbres, pour l'arrêt de luu d'eux par exemple. Ce sont des f/eir(///.(- (ffs proprcnuMit dits. Kn voici (luelmics types:

Dèbraijnije à ct-nm l\<^. \). Cet appareil, le plus simple do tous, pi^rmct d'accoujder ou de séparer à volonté deux arbres, mais seulcnieiit Iors<ju'ils ne transmettent aucun effort de l'un à l'amre. L'un des manchons à crans, celui de l'arbre B, peut coulis-

DEBSCHWITZ - DECOURCELLE

traîner l'autre dans un certain sens de rotation sans l'entraîner dans l'autre sons. Ce mécanisme se retrouve dans lo remontoir des montres : lo boulon molloté tourné dans un sens agit sur le ressort, et dans l'autre ne produit aucune action. La roue libre des bicyclettes, qui réalise lo même principe par des clicjucts où tout autre dispositif, rentre dans lo même type d'appareil (fig. 3.) Dans l'appareil de la fîgu-

debrayage nant do F,

en amenant do /^, en F^ la fourchelte do débrayage qui commando lo manchon mubile.

Lo débrayage (fig. 2) se produit automatiqueraeni quand l'arbre A tourne dans le sons do la flèche. S'il tourne en sons contraire, le ressort fi ramène le manchon mobile sur l'arbre B et celui-ci est entraîné. Enfin dans la roue libre (fig. 3), la roue de chaîne peut entraîner l'arbro A dans lo sens inverse de la marche des aiguilles d'une montre, car les cliquets C sont alors relevés par les dents du rocbet ^ porté par l'arbre .4..

Debschwitz, localité d'AUemagno (principauté do Reuss), près <le l'Elster Blanche; 5.600 hab. Fabrication

de ci;^ares, teinturerie.

Debussy (Achille-CVaiirfe), compositeur français, né à Saint-ciorniain-en-Laye en 1862. Elève d'Ernest Guiraud au Conservatoire, il concourut pour la première fois à l'Institut en 1883, où il obtint le premier second prix, et, l'annéo sui-anto, il remportait le preuiier grand prix do Rome pour la cantate intitulée l'Eu faut prodigue. Après son séjour rôglomontaire en Italie et eu Allemagne, il retourna en France et commença à se faire connaître par la publication d'un recueil de mélodies intitulé Proses If/rit/ues, et eu faisant exécuter une pièce symphouique curieuse : Prélude à l'Après-midi d'un Faune (de Stéphane Mallarmé), et un poème lyrique : la Damoisfille élue, pour voix de femmes, soli, chœur et orchestre. Debussy lit encore exécuter une suite symphonique : Printemps, et publia, avec un quatuor pour instruments à cordes, deux recueils de pièces de piano {Ar'aàesques et Fatampcs), une Petite Suite pour piano à ([uatre mains. Cinq Poèmes de Baudelaire (chant), et plusieurs mélodies vocales. Entin, en 1902, il faisait son début au théâtre en donnant à l'Opcra-Comique Pelléas et AJélîsande, drame lyrique, dont il avait écrit la musique sur le texte mémo d'un drame étrange de Maurice Maeterlink.

Debussy s'est essayé aussi dans la critique et, sous ce rapport, a collaboré àla «Revue blanche « et au «GilBlas».

Début {Jca.n-Didier), statuaire français, né à Moulins (Allier) en 1824, mort à Paris eu IS93. Elève de David d'Angers, il obtint un second grand prix de Rome en 1851 avec un Patrocle (musée de Moulins), et exposa aux Salons depuis 1848. Parmi ses œuvres, de facture très consciencieuse, il faut citer : Faune et bacchante [m^vhra, 1835); Hercule étouffant le lion de Némée (1865), plâtre aujourd'hui détruit; les Danaïdes (bas-relief en plâtre, I86u); la statue «le l'impératrice Eugénie, qui fut brisée dans son atelier en 1871 par les membres de la Commune; de Bouvier (1875). des statues de BoHin et de La Boche foucauld, ainsi «[uc de nombreuses ligures décoratives pour lo tribunal do commerce, l'Opéra, l'Hôtel de ville de Paris. Le musée de Moulins conserve aussi de Didier Début : Alexandre après le meurtre de Clitus (concours de Rome de 1S53), et un buste de Bapfiaël.

Décadence, comédie en quatre actes. d'Albert Guinon

(Vaudeville, l'J04 ; la pièce, d'abord interdite par la censure, avait jiaru en librairie en 1901). — L'auteur met une fois de plus des nobles ruines aux prises avec des hommes d'argent juifs. Il fait ces derniei-s dune bassesse, d'une lâcheté surprenantes ; mais les premiers sont encore au-dessous des seconds. Le Juif ÎS'ailian Srrohmann, plus de cent fois millionnaire, aime Jeannine, la fille du duc de Harlîeur. Le gentilhomme ruiné a deux millions de dettes. Nathan rachète toutes les créances et lui dit : « Donnez-moi votre fille ou je vous envoie l'huissier. » Lo duc préfère vendre sa fille, et Jeannine, qui n'ignore rien, accepte lo marché. Le mariage accompli, la famille de Barneur, ses alliés, ses amis, tout en se faisant héberger, fêter par les Strohmann, et en leur empruntant de l'argent sans vergogne, continuent à les insulter du mépris le plus lourd, et les Strohmann ne se révoltent pas. Jeannine fait croire â son mari qu'elle est la maîtresse du marquis de Chérancé, ce qui n'est pas encore exact, en ajoutant : ' Si cola ne vous convient pas, dites-le lui donc vousmême 1), et Nathan ne dit rien. Au sortir du cirque Mo- Jier, où les nobles de France se transforment en clowns

Decaen.

variés, Jeannine va passer la nuit chez le marquis. Le lendemain seulement, Nathan court l'y chercher. Il la trouve sur le point de partir ave--, son amant; mais il lui démontre qu'avec ce noble sans le sou la vie sera fort triste, et Jeannine revient à son mari.

L'autour a fait un tableau outré d'une situation qui, dans la vie réelle, ne peut être que très exceptionnelle. Mais, sous cette réserve, on doit rendre justice à son habileté, à son esprit et à sa verve satirique.

Decaen (Claude-Théodore), général français, né â Ltreclit eu 1811. mort à Metz en 1870. Il était tils du général du premier Empire Claudc-Maihiou-Isidore, comte Decaen, oui fut gouverneur des Indes françaises. Sorti de Saint-Cyr en 1827, comme sous-lieuten;int d'infanterie , il fut envoyé en Afrique, où il 6tune rapide t't brillante carrière. Il était colonel au moment de la guerre de Crimée et gagna â Tassant de Malakofses étoiles de général do brigade. Il faisait partie du 2' corps à l'attaque de Magenta, et fut nommé divisionnaire en remplacement du général Espinasse. Au début do la guerre franco -allemande (1870-1871). il reçut le commandement d'une division d'infanterie du 3* corps, commandé par le maréchal liazaino, auquel il succéda lorsque celui-ci fut appelé à diriger l'armée du Rhin. A la journée do Borny, il fut atteint d'une balle au genou, mais refusa de descendre de cheval et de quitter son coumiandemcnt. Son cheval ayant été tué quelques instants après, le général eut la jambe brisée et fut emporté à Metz, où il mourait quelques jours plus tard. C'était un des chefs les plus vigoureux et les plus appréciés do l'armée du Rhin.

DÉCAPELAGC n. m. Mines. Mise au jour d'une veine dn liouille â une faible profondeur et exploitée ea galerie on (Ml travers-banc. V. ces mots.

*DeCHARME (Paul), professeur et écrivain français, né â Beaune (Côte-d'Or) en 1S39. — 11 est mort à Vaudrémont (Haute-Marne) en 11)05. Il a publié en 1904 : la •Critique des traditions religieuses chez les Grecs, des origines au temps de Plutarque, ouvrage d'une érudition consciencieuse et d'une belle tenue littéraire. ^DÉCHAUSSÉ part, passé otadj. — Encycl. On a appelé ainsi, outre les carmes qui adoptèrent la réforme de sainte Thérèse, les frères mineurs de l'étroite observance en Espagne, qui se dîstinguaientainsi des religieux do l'étroite observance d'Italie, appelés réformés. Les frères mineurs déchaussés marchaient nu-pieds, sans sandales.

On a aussi nommé déchaussés, au temps de saint Augustin, des hérétiques qui prétendaient que, pour être sauvé, il fallait aller nu-pieds.

DÉGHENAUD (Adolphe), peintre français, né à Scnneccy-le-Graud (Saône-et- Loire) en 1868. Élève de Boulanger, de Benjamin Constant et de Jules Lcfebvre, prix de Rome en 1894, il obtint sa première récompense au Salon do 1S99 avec : Philosophe et Etude de femme; en 1900, un Portrait lui valait une 3'' médaille, et, l'année suivante, il obtenait une V* médaille avec lo très beau Portrait de mon père, et un autre Portrait. En 1902, il a donné : Vendanr/eurs ; en 1903, Portrait de ma mère, et, eu 1906, deux Portraits.

DÉCHRISTIANISATEUR, TRIGE {kriss-li) a. et adj. Qui so propose de détruire le christianisme.

DÉGIOUOME (du lat. decidua, caduque) n. m. Méd. Déciduome malin, Néoplasie maligne de l'utérus, (jui apparaît et se développe après accouchement ou avortement. (Elle prend probablement son origine dans les débris de la caducjue reteuus par l'utérus.)

DÉdMALlSATTON {si-on) n. f. Réduction au système décimal de toutes les mesures.

DÉCIMALISER v. a. Réduire au système décimal.

*DÉCLARATION n. f. — Encycl. Déclaration de marchandises. Toute importation ou exportation de marchandises doit faire l'objet d'une déclaration préalable au bureau de douanes du port de débarquement ou d'embarquement, s'il s'agit d'importation ou d'exportation par mer, au bureau placé sur le parcours de ces marchandises, si l'entrée ou la sortie a lieu par terre.

Indépendamment de la signature du déclarant et de la désignation des marchandises et, lo cas ochéaut, de la valeur du contenu, les déclarations d'importation ou d'ex- ])ortation doivent énoncer la provenance des marchandises, le lieu de destination, et, s'il s'agit d'un transport par mer, le nom du navire et celui du capitaine. Au cas d'importation par terre, les déclarations doivent, eu outre, contenir le nom, l'état ou profession et le domicile du destinataire des marchandises. L'indication du poids et do la mesure n'est pas exigée pour les marchandises sujettes à coulage (huiles, vins, liqueurs logés dans des fiits; sucres bruts en balles ou sacs, etc.).

Les déclarations affranchies du timbre peuvent être faites de vive voix. Dans ce cas, le déclarant est tenu do signer lo registre sur lequel ses paroles sont recueillies. S'il ne sait pas signer, il en est fait nionlion.

Los marchandises non déclarées sont constituées eu dépôt dans le magasiu de la douane, inscrites sur un registre spécial, et, si elles ne sont pas réclamées et déclarées dans le délai de deux mois à dater de cette inscription, elles deviennent la propriété de l'Etat et, à ce titre, sont vendues sans l'intervention de la justice. (Décr. du 4 germinal an II.) L'admiuisiration des douanes ne procède généralement à la vente des marchandises non déclarées qu'un an après la constitution du dépôt.

DeCŒUR (Henri-Alexis), officier et explorateur français, né en 1S55, mort à Dakar en 1900. Sorti do l'Ecole polytechnique, il entra en 1S7S dans l'artillerie do la marine. Comme capitaine, il fut officier d'ordonnance do l'amiral Aube. En 1S9I, il fut nommé chef do service à Kotonou et passa chef d'escadron en 1893. Châtié d'explorer l'arrière-pays du Dahomey, il alla avec Ballot,

gouverneur du Dahomey, fonder lo poste do Carnotville Mis, en 1894, à la této d'une nouvelle expédition dont fit partie le lieutenant Baud, il fît signer des (ra • tectorat au roi du Garabari, à Parakou, et à riba, à Nikki. Devançant la missiou allrmanJil obtint du roi de Fada, N'Gourma, en ih95, un irai-' j içant le Gourma sous le protectorat de la France, et arriva â Say avant l'AIlcmaûd de Carnap. avant ainsi coninbu.à assurera la France l'hintcrland du' Dahomey. II venait détro promu lieutenant-colonel, quand il mourut victimo do la hèvre jaune à Dakar.

DÉCOHÉREUR ou FRAPPEUR DÉCOBÉREUR OU TA- PEUR n. m. Dans la télépr. sans fil, Num donné au petit marteau (jui frappe le cobéreur ou radio-conducteur do Branly pour obliger les limailles à reprendre leur état primitif et, par suite, interrompre le courant. V. tklé*jRa- VHiEsuns fil. (T. VIL)

OÉCOIFFAGE {koi-faj' — de décoiffer) n. m. Action d'enlever la coifle d'une fusée de projectile.

DÉCOLLETEUR 'ko-le) n. m. Fabricant do vis et do tirefonds au moyen du tour à décolleter.

DECOLYA n. f. Genre d'insectes on; de la ïâmille des locustidés, créé en i-. nouvelle découverte dans l'Inde mérii.

Decolya (réd. de moitié/,

visenda est une sauterelle verto, de taille moyenne, très grêle, remarquable par la brièveté de ses c l'y très t. la longueur de ses antennes.

pÉCOHPRESSEUR [kon-prè) adj. Se dit d'un robinet, qui jouant le rôle de détendeur, permet d'extraire méthodiquement, d'un appareil compresseur, la quantité d'air nécessaire au fonctionnement d'une machine actionnée par l'air comprimé.

* DÉCOMPRESSION n. f. — Automob. Opération qui supprime niûmenianément la compression dans le cylindre d'un moteur à explosion pour faciliter la mise en route à la main : Robinet de DÉcOMt'RESsioN. Soupape de décou-

PRBSSION.

— Encycl. Cette opération se fait par un robinet ou par une soupape que la compression maintient ferm'ée et qu'on ouvre par un levier. Alors le piston, dans sou mouvement de retour, rencontre une résistance moindre et l'etTort, incapable de vaincre la compression normalement nécessaire pour le bon fonctionnement du moteur, suffit pour le faire tourner au moment de la mise en route.

DÉCOHGÉLATION (si-on) n. f. Action de décongeler.

— Encycl. Décongélation électrique. Dans plusieurs cités de l'Amérique du Nord où il règne pendant l'hiver un froid intense et oii le courant électrique est répandu à profusion dans toutes les villes, lo service de la voirie urbaine utilise la résistance qu'offrent les conduites métalliques de distribution d'eau au passage du courant pour les échauffer et amener leur décongélation rapide, ainsi que celle des bornes-fontaines.

DÉCONGELER {change le premier e en é lorsque la terminaison commence par un e muet : Je décongèle. H décongèlera) v. a. Ramener un corps congelé à son

état ordinaire.

Degoeiah, ville des Etats-Unis (lowa), ch.-L du comté de Winneshiek, sur le Canoë, affluent du Mississipi ; 4.000 hab.

Decori (i^é/tx- Alfred-Barthélémy) , avocat français, né à Paris en 1860. Avocat à la cour d'appel de Paris, secrétaire de la conférence des avocats, avocat de l'administration des douanes, il prononça de nom^reascs plaidoiries publiées dans la « Revue des . .,;s ,

et la * Revue des procès célèbres * : i^ ie

rOpéra-Comi((ue défense du pompier . rusc

d'Evraud (aJfaire Gouffé ; dtM'cnse do Cauvm, etc. C'est un brillant avocat d'assises. Il a publié la Correspondance de George Sand et d'Alfred de Aiusset (1904).

Decori t^ Louise acteur et auteur dramatique français, né à Paris vers 1865, frère du précédent. Il rît ses débuis à la Gaité, en 1882, dans une reprise de Monte-Cristo, puis appartint tour à tour à divers théâtres, notamment a l'Odéou, ou il créa : le Chemineau, le Passé et les Truands, et il l'Ambigu, où il se montra dans la Glu, les Deux pairies, la Famille Martial, l'As de trèfle, les Deux Gosses, puis à la Renaissance, aux Nouveautés, au Nouveau- Théâtre et au Châielet. Decori faisait partie do la troupe que Sarah Bernbardt emmena avec elle en Amérique. Il a fait représenter à lAmbicn plusieurs drames écrits par lui eu collaboration : la FiHe du gnrde-chasse, avecFontane (1901); Amant de ccntr, avec le même 1,1902); le Buban rouge, avec Pierre Salles (1903) ; le Crime d'Aix. avec Pujol et Holacher (1904). 11 jouait l'un des rôles importants dans la Fille du garde-chasse et le Buban rouge.

*DeC00RCELLE (Pierre), auteur drai:,. —li-

cier français, né à P'arisen 1856. Comme rro

Decourcelle a publié les œnvrps 5':fv.. de

vie et de mouvement : le C ''■"-

d'une sainte (1889); Brww -'jrr

d'amour (\SSi'r, Mam'zelle - . d'-

lamies (1892) ; la Voleuse d' : ' ; 7 éiords de

Paris (1902); la Bâdlonné fleux Frangines

(^903) ; le Curé du Moulin-Ji . ies Ouvrières de

Paris {100 i) ; la Môme aux if.uj: i^cox il905); la Mère Coupe- Toujours (1905); le Million maudit (1906). Sans compter les Deux Gosses, parus en 18S9, et dont nous parlons à leur ordre alphabétique. A la liste des pièces do cet auteur, il faut ajouter : la Poudre de Pertiitpinpin (Châtelet, 1898); Bobinson Crusoé (Chàtelet, 1899); A perpète (Ambigu, 1899); l'Autre France (Ambigu, I9oûi; le Petit Chaperon rouge (Châtelet, 1900); la Princesse 5e6(i ^(Nouveautés, 1902); le Chien du régiment (Gaîté, 1902)V Werther (théâtre Sarah- Bernbardt, 1903); la Bâillonnée (Ambigu, 1903); les Mystères de Saint-Pétersbourg (Alhambra de Bruxelles, 1904) ; ta Cousine Bette ^Vaudeville, 1905).

DECOrnDI'MAiNCHIÎ

DE r.ROlX

DeCOURDEMANCHE .I<-an-Adol(ilioï. ori<MitaIisio ol fîiiaoci<^r français, ne à l*aris cii I8M. Momlirc do la Société asiati(|ue do Taris, il a ptiMiô des ctudes sur les langues orionialos et d»»s traductions d'ouvragos : tes J'iaisanteries de .Yusv-eil-Ùln JJodja (1876); Sottisier de Xasr-ed-Din Ilodjn, bouffon de Tamerlan (1878); Avilie et lui proverbes turcs (1878); fe Livre des femmes de Fnzil-bey (1879); Fables turques (1882); les Jtuses des femmes fl896); Études sur les raciues arabes, sanscrites et turques (1898); le Miroir de Vatenir (1899). Il s'occupa aussi ^Xo finances ot fut r*^dacteur ihiancier au journal «^ le Globe ». Il a ôcrii, dans cet ordre d'idées : Manuel des valeurs cotées en coidissc à la /iouruc de Paris (1893).

*DeGRAIS (Piorro-Louis-Albcrt), diplomate et homme politique français, né à Bordeaux on 1838. — Klu dans la *• circonscription de Bordeaux en 1897, il fut riH'lu en isos, on 1902 ot fut ministre des colonies dans le cabinet Waldeck-Uoussoau (22 juin 1899-1 juin 1902). Elu sénateur de la Gironde en 1903. il fut réélu on 1906. Il a publié : tes Conditions du travail en Autriche (1890).

DzCROIX ; Kmilo), fondateur et président do la Société contre l'abus ilu tabac, né à Sav v (Pas-de-Calais) en 1821, moi't à Paris en 1901. Klèvo de î'Ecole d'Alfort, il devint vétérinaire militaire et prit sa retraite en 1878. Il se lit connaître par son active propai^ande contre l'abus du tabac, au sujet duquel il publia clés brochures.

DÉCURRENT {ht-j-an — du lat. decurrens, qui court en descendant) n. m. Se dit des lames des champignons quand elles se prolongent en descendant le long du pied, comme dais la girolo ou chanterelle.

Dédale (le), pièce en cinq actes, do Paul Hervieu (Comédie-Française, 19 décembre 1903.) — Ma.v de Pagis a épousé Marianne Vilard-Duval et il a eu d'elle un garçonnet. Mais il mèno une vie si dissipée qu'elle aboutit au divorce. Rendu** libre, Marianne epouso Guillaume Le Breuil. Elle a crar.lé l'enfant. Or Max, qui s'était remarié do son côté, est devenu veuf, s'est assagi, et revendii|uo ses droits de père. I,a question de l'onlant remet en présence les deux anciens époux. En réalité, ils n'ont jamais ccsstî de s'ainïer. Aussi Marianne, d'abord très dure, finit par consentir à ce que Max emmène leur lils, pour un mois, à la campagne, chez ses parents à lui. Ij'enfant tombe malade Marianne accourt pour le soigner, tandis que son second mari, Guillaume, reste à Paris. Quand les deux anciens époux ont vécu do nouveau un certain temps sous le même toit, i! arrive qu'un soir Max s'introduit dans la chambre do Marianne et ret'use de s'en aller. Elle lui résiste longtemps, car elle veut rester fidèle à son nouveau mari, puis la nature l'emporte sur les conventions sociales, et elle redevient sienne. A son retour à Paris, Guillaume lui arrache la vérité. Fou de colère, il s'élance à la recherche de Max. Les deux hommes se rencontrent sur le bord d'un précipice. Guillaume y jette Ma.x et s'y jette avec lui.

La pièce, ainsi résumée, semble bourrée de faits. Dans la réalité, au contraire, elle est un peu abstraite et s'égare quelquefois en de longs raisonnements, qui. d'ailleurs, ne font nullement sortir du dédale où se débat la pauvre créature humaine en certains cas inextricables. L'œuvre n'en reste pas moins émouvante, surtout dans les deux scènes principales : celle où Max reprend Marianne et celle où la malheureuse femme supplie vainement Guillaume de ne pas courir au-devant d'un crime.

^DEDANS adv. — Billard. Expression dont se sert le joueur de la partie an cadre, pour avertir que la bille, étant sortie du compartiment, y est rentrée.

DeddingtON, ville d'An-ïleterre (comté d'Oxford), à icl'i Ile. Ii>iaiit.- d'un petit affluent de la Tamise ; 2.700 hab. jiÉiiJuir.- 1.- bestiaux, produits agricoles, etc. Tanneries.

De Deken lie P. Constant;, missionnaire belge, né à WybiK-k iprês d'Anvers) en 1852, mort à Boma (Congo) en 18913. Ce missionnaire catholique des missions do Scheut était déjà en Chine depuis div ans, et avait été de Pékin à Ili par Kansou et le désert de Gobi, quand il se joignit (ù Kouldja; au prince Henri d'Orléans et à Honvalot; il les accompap:na dans leur grande traversée de l'Asie centrale [1889-i8'.io>. depuis ce point jusqu'à Hanoi. Le P. De Dekcn a publié A travers l'Asie (1894).

DÉDOUANAGE n. m. Action de dédouaner: résultat do cette action. ', On dit aussi dédouankmext.

DÉDOUANEMENT n. m. V. DÉUOUANAGK.

DÉDOUANER (du préf. dé. et de douane) v. a. Faire sortir de lentrepùt de la douane en acquittant les droits. Il Enlever le plomb dont l'administration dos douanes a marqué un ballot ; DÊnoUANiiR un colis venant de l'ètrant/er.

Deecke fWilbelm), philologue allemand, né à Liibeck on 1831, mort à Strasbourg en 1897. Il fut directeur du lycée de Strasbourg. Do là il fut envové en disgrâce par Manteutîel à liuchsweiler, avec les mêmes fonctions, et enfin à Mulhouse. Ses travaux les plus estimés sont relatifs aux anciens idiomes «le l'Italie : Corssen et taLanunc des Etrusques i,lS7r.); Itccherches étrusques (1875), continuées par PauH; ha lùdisques ISSSt; les Xoms altemands de parenté (1870;; l'Orifjinc de l'érriturc sytlabiquc cypriote (1877); l'/tatie (1899); Grammaire lalinr à l'usage des écoles (1893) ; etc. Il a publié une nouvelle édition d'os Etrusffues do K. G. Millier (1877) et a été chargé des inscriptions cypriotes dans la » CoUeciion des inscriptions grecques dialectales » do Collitz (1883).

Dépendant (saint), en latin Defendens, martyr en l'rnvence vers l'an 290. Il péril durant la persécution do Maxiniin. — Féie lo 2 janvier.

*DEPrÈ3 'Pierre-I,ouis), compositeur français, ué à

Toub.use en isni. — H y est mort en 1900.

*DÉriLEMENT n. in. — Tir. Disposition dos obstacles, dans un stand, qui crapûchenl les balles do s'égarer dans les terrains voisins.

DÉFLEGMATEUR n. m. Syn. de rbctificateur. V. rbc-

TIKUMluN. I. VII.

*DÉrLEXiON (du préf. dé, et de flexion) n. f. - Gramm. .Me iificiition de la partie vocalique d*uno racine. Svn.

AI'OI'M'>M(î. •'

- Encvcl. La défl^ion est une flexion interne (cf. l'allem. /Snden, trouver, prêter, fand, part. pass. yefun-

den). Elle sert à marquer les nuances do la pensée. On la trouve en indo-européen, mais elle est surtout développée

dans les langues sémitiques.

DeFODON Maci|ues-Charles), pédagogue français, né à Kuuen en 1832, mort à Paris en 1891. Professeur de français à l'Ecole normale des instituteurs de la Seine, puis, en 1879, bibliothécaire du Musée pédagogique, il lut nommé en 188r> inspecteur primaire do la Seine. Il a écrit des livres scolaires et de pédagogie, ot plusieurs, notamment, sur les expositions scolaires. Il fut rédacteur en chef du "Manuel général de l'instruction primaire », rei'ueil pédagogique.

DÉFRAPPER V. a. Mar. Détacher une corde de son pMint datiarhe.

Defrasse (Alphonse-Alexandre), architecte français, lie ;i Pans eu 1860. Elève do l'Ecole des beaux-arts et de Jules André, dès 1882, il obtenait une médaille de 2» classe; en 188C, le prix do Home; enfin, la médaille d'honneur en 1893, pour sa liestaurutiun de t'enceinte sacrée d'Kpidaure. Ceiio liesianration reparaissait à l'Exposition do 1900 (Paris), avec des études sur la Ca d'Oro, et la Frise des Masques à Potnpéi.

DÉFRETTER v. a. Tcclin. Enlever Une fretto à un tuyau, à un arbre tournant.

* DÉFRICHEMENT n. m. — E.N'CYCL. Dr. Les déclarations que h's propriétaires sont tenus de faire à la sous-préfecture avant de procéder au défrichement de leurs bois doivent être établies en double expédition. Il est nécessaire qu'elles indiquent la dénomination, la situation et l'étendue dos bois à défricher. Elles doivent en outre contenir élection de domicile dans le canton do la situation de ces bois. (Décr. du 22 nov. 1859.)

Des exceptions à la défense do défricher ont été faites à l'égard des jeunes bois semés ou plantés depuis moins de vingt ans, des parcs ou jardins clos ou attenant aux habitations et des bois non clos, d'une étendue inférieure à dix hectares, lorsqu'ils ne font pas partie d'un autre bois qui compléterait une contenance do dix hectares, ou qu'ils ne sont pas situés sur le sommet ou la pente dune montagne. (Code for., art. 224.) La prohibition ne s'étend pas non plus aux défrichements partiels n'ayant pas pour but de dénaturer la propriété, mais de faciliter l'exploitation des bois.

Les contraventions ne peuvent pas être poursuivies, s'il s'est écoulé un délai do deux ans depuis l'époque où le défrichement a été consommé. (Code for., art. 225.)

DeFUISSEAUX (Alfred), homme politique belge, né et morr a Mous isj3-1901). Avocat, il publia le Catéchisme du j>r>'ple, ori;anisa la grève de 1888, se rendit en France, puis fut impliqué dans l'atfaire dite du « grand complot » et condamné à quinze ans de réclusion. Devenu en 1894 membre de la Chambre dos députés, il retourna en Belgique, purgea sa contumace, fut acquitté, puis réélu député eu 1898 et 1900. Il était le chef reconnu de la fédération socialiste borine. — Son frère Léon Defuisseaux, homme politique belge, né à Mons en I8il, secrétaire de Jules Favro (18G2-18G3), se fit inscrire au barreau do Bruxelles en 1863. En 1870. il fut élu membre de la Chambre des représentants pour Mous, qu'il représenta jusqu'en 18SI. Socialiste militant, il siégea à 1 extrême gauche, réclama le suffrage universel intégral et la revision do la Constitution. Il démissionna, prit une part active au mouvement socialiste et fut même un moment impliqué en 1884 dans un complot contre la sûreté de l'Etat. Directeur de la " République belge», collaborateur do la "Clironi(|ue » et autres journaux, il a publié : tes Hontes du suffi-age universel (1884}.

* Degas (Hilaire-Germaiu-Edgar), peintre et pastelliste français, né à Paris en 1834. Son œuvre est éparse chez les amateurs et les artistes. Parfois, quelques morceaux en ont été rassemblés dans des expositions spéciales et limitées, celles des impressionnistes par exemple. L'exposition centennale de 1900 montrait de lui cinq pastels : trois sujets de Danseuses, une Bepasseuse, et la Famille Mante. La collection Caillebotte, au musée du Luxembourg, en montre sept : Danseuse sur la scène. Danseuse noxiant son brodequin, un Café boulevard Montmarbe, les Figurants , Femme au bain, Clianteuse , et Femme nue accroupie, vue de dos.

* DÉGAZONNEMENT n. m. — Encyci,. Le dér/azonnement est une opération courante en jardinage et permet d'opérer le nivellement, l'exhaussement, le vallonnement, etc.. d'une pelouse, sans avoir à redouter l'absence de gazon pendant une période plus ou moins longue, à la suite de ces travaux.

On découpe à la bêche des rectangles réguliers qno l'on soulève ensuite au moyen d'une polio et que l'on place les uns sur les autres [do manière que l'herbe do l'un touche l'herbe de l'autre) pendant le travail de l'amoublissement. Les pelouses ayant la forme désirée, il ne reste plus qu'à replacer les "rectangles gazonnés les uns à côie des antres, à les aplanir avec un battoir et à les arroser abondamment.

Dans la gran<ie culture, tout au moins dans le cas où l'arroscment des prairies est facile, le dégazonnement est (luclqnefois prati([ué pour niveler les terrains ou leur donner une pente favorable à l'i-couleiuent dos eaux. On se sert alors du cordeau pour découper à la haoho des tranches parallèles que Ion débite ensuite à la longueur uniforme de 30 à 35 centimètres. On profite pour ct^octuer le dégazonnement de la saison des pluies. Quand on replace les rectangles de gazon, on a soin de laisser subsister entre eux un vide que comble le battage.

DegLANE ://c/i?")-Adolpbe-.\uguste), architecte français, né à Paris en 1855. Elève dé l'Ecole des Iieaux-arts, prix de Komo en 1881, il obtint une 2' médaille en 1887 avec des études d'architecture : ftome et Pompêi, et le Tombeau des Malatesta, à Himini ; en 1888, la médaille d'honneur pour sa Jlestitulion du palais des Céxars sur le Palatin, à Home (en 10 feuilles). A l'Exposition universelle do 1889 (Paris;, il reçut une médaille dor. H collabora à la construction du Grand Palais pour l'Exposition de 1900.11 fut titulaire du grand prix à la mémo Exposition.

*DÉGOMMAGE n. m. — Automob. Action de décoller les segments du pi>ton d'un moteur à explosion.

— Encvcl. Quand un moteur est resté longtemps arrêté, les segments (v. ce mot) sont collés au piston

De Grecf.

ou au cylindre par de l'huile durcie; il n'y a plus éiancbéité parfaite et le déplacement du piston devient diflicile. Une goutte de pétrole versée par le robinet de décompression suflit à cette opération, rendue moins fréquente aujourd'hui à cause de la meilleure f|ualité des huiles qui se résinifient moins vite que no le faisaient celles employées il y a quelques années, avec lesquelles le dégominage était nécessaire presque à chaque mise en route.

De GREEFif;uillaume-Joseph),professeur et sociologue bel^'o. né à Bruxelles en 1842. Docteur en droit, il fut professeur de sociologie à l'université libre de Bruxelles, dont il se sépara lors do la suppression du cours d'Elisée Reclus. II devint professeur de sociologie, d'économie sociale et de psychologie, puis recteur île runiversité nouvelle do Bruxelles fondé-o en 1894. II a écrit des ouvrages presque tous fort importants et d'une belle tenue scientifique : Introduction à la sociologie (188C-1889); l'Fvohition des croyances et des doctrines politiques ( 1 895) ; les Lois sociologiques (1893) ; Sociologie génirale élémentaire (1895); ta Conslittiaiite et le Itégime représentadf (1892); te Crédit commercial et la Banque nationale de Belgique (1899}; le Transformisme social. Essai sur le progrés et te regrès des sociétés ( 1895 } , qu'on peut considérer comme son chefd'œuvre, et dans lequel il se propose de démontrer que le bien, le mal, le progrès et le regrcs dépendent de conditions positives, qu'il appartient à la science de dégager; Problèmes de ukilosophie positive; l'Enseignement iutéijral, V Inconnu issaole (1900 ; ta Sociologie économique (1904).

Profondément évolutionniste, il a adopté les vues fondamentales de Spencer, notamment en ce qui concerne l'analogie bio-sociologique, qui sert de fondement à son exposé des faits sociaux. Il fait de la société un " hyperorganisnie », qui ditfêre des simples individus vivants, surtout au point de vno de la continuité, de la conscience, de l'hétérogénéité et de la complexité des éléments, mais dans lequel on peut apercevoir des fonctions, des organes, des tissus, etc. Les routes, les lignes télégraphiques, la monnaie, les banques constituent un fl système circulatoire » ; les organes régulateurs de la production et de la consommation d'une part, des croyances et des mœurs d'autre part, constituent l'équivalent du système nerveux sympathique et spinal ; la structure osseuse et musculaire est fournie par le territoire et la

Fopulation (que de Greef compare 1 un à la partie femelle, autre à la partie mâle, qui donnent naissance à la vie sociale).

Le « corps social » évolue sous l'influence de facteurs variés, que l'on peut classer par ordre do « généralité et do fatalité décroissantes « en : astronomiques, physiques, géographiques, chimiques, inorganiques, ojgani'ques et entin psycnologiques. Les derniers de ces facteurs sont donc ceux qui rendent le plus difficile l'étude scientifique des faits sociaux. Ces faits dépendent de forces : a) économiques, 6) génésiques, c) artistiques, d) scientifiques [croyances religieuses et métaphysiques y comprises], c) 'morales, f) juridiques, ^1 politiques — qui ont entre elles des relations de moins en moins inconscientes et fatales, de plus en plus intelligentes et contractuelles. L'évolution se fait de la société à base nutritive et génésique à la société par concours volontaire et nettement conscient d'intelligences solidaires dans la lutte contre les forces do la nature.

Mais, malgré la puissance de l'hérédité biologique et sociale, l'évolution est loin d'être uuilinéaire : le progrès, en certains ordres de faits, peut entraîner une régression en d'autres ordres. Les variations sont incessantes i^iransformisme social) et l'on ne saurait admettre un rigoureux déterminisme économique.

DÉGRESSIF iyré'sif}, IVE adj. Qui va en diminuant.

— Fin. Impôt dégressif. Impôt dont le taux diminue en même temps que les facultés des contribuables.

De Groot (Guillaume), statuaire belge, né à Bruxelles en 1839. membre de l'Académie royale de Belgique et correspondant de l'Institut de France. Parmi ses œuvres do fort belle tenue sculpturale ot de facture serrée, il convient de rappeler : te Génie des arts (1879) et ta Musique (1880), (lui ornent le palais des beaux arts de Bruxelles; le Travail [ISSO], qui se trouve dans le musée: deux groupes à l'outrée do la bibliothèque rovale do la même ville, et un fronton représentant la Numismatique; ditl'éreutes statues à la Maison du Roi. à l'Académie do médecine, à la Banque nationale de Belgique, ainsi que le monument de Charles Bogier sm- la place delà Liberté. (Tuillaunio de tiroot est en outre l'auteur de nombreux bustes, entre autres ceux de Van Volxem, du Commandant Godefroid, de Th. Braun, de Van der Borght et do E. Banninij. Il a obtenu une médaille d'or à Bruxelles en 1872, une autre à Berlin en 1877, d'autres encore à Munich (1879), Paris tl88i}, Vienne (1888*. Enfin, le musée do Bruxelles conserve une de ses plus récentes statues : Jeunesse (!904).

De GrOUX (C/iar/cs-Corncille-Auguste Dhx.povx, dit), peintre belufc. ne à Comines (Belgique on 1825, mort à Itruxelles en 1870. Elève de l'Académie de Bruxelles, ot de Navez, (|ui était lui-même élève de David, c'est le peintre do genre exact, ingénieux, et très coloré, des mœurs populaires, des scènes de taverne et de boutique. Quoique élevé à l'école classique. De Groux avait une palette très cliaude, et il remiaii avec beaucoup de vivacité ol dt* verve des scènes très observées. Sa Promenade (1855'. sou Bénédicité, etc., sont des œuvres populaires.

De Groux .7/«nry-Jules-Charles-Corneille Degroux. dit), peintre belge, né à Bruxelles on 1867. fils du précédent. Elève do l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, où il reçut dos leçons do Porlaels, il exposa d'abord dans sa ville natale : le Pendu, te Meurtre, te Pèlerinage de Saini-Cotomban (1886), ïa Flandre mystique et, CD 1890^

iir,

aborda les grandes surfaces avec lo Cortpf/c de la fiancée, la Procession, puis le Christ aux outrmjes , qui figura au Salon des Vingt de Bruxelles, et nue le roi Léopold lit envoyer à Paris. Défcuduo par Puvis do Cliavannes, ceito toile fut m'anuioins refusée par le jury do la Société nationale, mais l'attention ([u'cllo suscita dans la presse n'en fut que plus grande. Si lo peintre s'y montrait insouciant à l'oxeès do la vérité des formes, il faisait preuve en même tcmjis d'une rare puissance d'imagination et do coloris, d'un grand sens du dramatique et do l'expressif. Ces qualités sont celles qu'on retrouve dans les œuvres suivantes do Henri De Groux : /« Procession des archers de Machelen, A/oise sauvé des eaux, la Tribu prophétique, Circé. la Mort de Siegfried, la Chevauchée des Walkyries, les Vendamjes, et toute une série do sujets napoléoniens ^'Ansterlitz à la Hetraite de Russie et au Uavin de Waterloo.

Henri Do Groux est également l'auteur d'un ^rand nombre de pastels et do lithographies: parmi celles-ci on doit rappeler toute une suite de portraits, Danfe. R. Wafiner, Baudelaire, ainsi que lo Graud Duc, le Soir, et le IVocturne.

DegtiANOÉ, bourg do Russie (gouv. de Riazan [disir. do Kiajsk]), sur la Lechkliinka, sous-affluent du Vol'.'a par l'Oka; 3.000 Iiab. Scieries. — Bourg du gouv. de Kia/an (distr. de Spask) ; 3.000 hab. *Dehérain (Pierre-Paul), chimiste et agronome français, né à Paris on 1830. — Il y est mort en lyoj.

Deherme (Georges), sociologue français, fondateur des universités populaires., né à Marseille en 1870. 1\ fut d'abord typograpbe, puis comptable à la n Moissonneuse :• , société coopérative do consommation. En môme temps, il propageait les doctrines positivistes et, plus particulièrement, celles do tolérance, de libre discussion et do coopération dans un grand nombre do journaux, de re^Ties. Il n'avait pas dix-nuit ans lorsqu'il écrivit son premier article, Do 18'J6 à 1900, on le trouve secrétaire do la rédaction du Bulletin do 1' •< Union pour l'action morale ». En 18îH, il crée la Coopération des idées [v. ce mot), et, en 1808, la première université populaire. En 1003, le gouvernement l'envoie en Indo-Chine étudier la main-d'œuvre de l'industrie du meuble. Le ministre des colonies lui confia bientôt après (1005) une mission en .Vfrinuo occidentale, ■ où il étudia les mœurs des indigènes. En dehors des nombreux articles qu'il a donnés à la presse périodique, G. Deherme a publié deux brochures, dont l'une, un Pessimiste français, est une étude critique sur Edmond ïhiaudièro et ses Pensées, et l'autre, la Coopération des idées, est un exposé de son œuvre et du but qu'il poursuit.

DEHOL n. m. Tambour caucasien dont la caisse est en bots :

On frappe le debol avec deux baguettes.

^DEHORS n. m. — Escr. Ligne de sixte. (Syn. dessus.) il Dehors bas. Ligne d'ociavo.

DÉHOUILLEUSE(ow-l//[/imll.]) n. f. Nom gônérKjue des machines destinées à l'abatage mécani(|ue du charbon dans les galeries de mines.

Deir-EZ-ZÔR ou Deir, ch.-l. du district de la Turquie d'Asio {^yncj, dans la plaine de Mésopotamie, qui a nom 26r (v. ce moti. sur la rive droite de l'Euphratc ; 20.000 hab. Ch.-l. du caza ou canton de Zôr.

Deiters (pROLONORMENT de), prolongement cylindrique unique, émanant de chaque neurone au pôle cellulifuge du corps cellulaire, c'est-à-dire dans la région opposée aux arborisations protoplasmiquesou chevelu. Ce prolongement. recouvert de gaines et entouré de myéline, devient le cylindre-axe, qui se résout lui-mômo en fibrilles très fines.)

DEJADA n. f. Au jeu de la pelote basc^ue, Balle lancée très doucement juste à la limite de la raie horizontale.

Déjanire, tragédie en quatre actes, en prose r^'thmée, do Louis Gallet, avec musique de Saint-Saëns, représentée aux .\rcoes de Béziers le 28 aoiit 1898 et à l'Odéon le 11 novembre 1808. Louis Gallet, s'inspirant des Trachiniennes do Sophocle, avait raconté la jalousie do Déjanire et la mort d'Hercule dans un grand drame mêlé de clucurs et de danses. La musique suit de prés l'action et la commente soit par des chœurs célébrant les dieux, chœurs à l'unisson d'une belle sonorité, soit par de courts mélodrames accompagnant l'entrée ou la sortie des personnages. L'introduction du troisième acte est la meilleure page do la partition ; il faut citer encore YBijmne à Eros, et le chœur dansé Au son des flûtes de Phrygie.

DejEAN (Louis), sculpteur français, né à Paris en 1872. Elève de Ch. Gautier, à l'Ecole des arts décoratifs. Il a surtout donné, depuis 1899, des sujets de petite sculpture dans lesquels il a pris pour thème préféré la Parisienne moderne, et où le sens de la vie est remarquable. Asignaler, entre autres, deux Têtes riantes, groupées. 1902, et un bas-relief marbre, commandé par l'Etat, Raigneuses, au Salon de 1906. Dejean a été médaillé dès sa seconde exposition, en 1900.

DÉJERINE (Jules\ médecin neurologiste, né à Genève de parents français, en 1819. Après avoir été nommé chef de clinique médicale à la Chanté (Paris) l'année même de sa thèse en 1879, qui avait pour titre : Recherches sur les lésions du système nerveux dans la paralysie ascendante aigué, il devint médecin des hôpitaux en 1882 et agrégé on 1886. En cette qualité, il fut chargé d'un cours auxiliaire d'anatomie pathologique en 18S9 et suppléa Peter en 1893 à la clinique de Neoker. Dès 1879, la Société anatomique lui décernait le prix Godard pour SOS recherches sur les lésions du système nerveux de la paralysie diphtéritique, et l'Institut, en 1886. lui donnait un des prix Montyon pour son travail sur la myopathie atrophique progressive. Dans des lettons à l'hôpital des Enfants maïades et surtout à Bicétre, dont il est médecin depuis 18S7, puis à la Salpétrière en 1895, il a exposé ses études sur l'aphasie, les localisations cérébrales et encéphaliques, le tabès, la maladie de Friedreich, les myélites, la syringomyélie, les névrites de l'enfance, les paralysies par compression, la maladie de Thompson. Dans son ouvrage sur l'hérédité dans les maladies du svstème nerveux (188-i), il estime que le domaine de ces alfections ira toujours en grandissant, leur origine étant l'intensité delà vie produite par la civilisation. 11 a publié une Anatomie des centres nei'veux {li9b) ; Séméiologie du système

DECriANOE

DELASALLE

nerveux, dans le < TraiuS de pathologie générale ■ do Bouchard (1900), et do nombrt-ux mémoires dans les recueils de neurologie. En 1901, il fut nommé profcs- SfMir d'histoire de la médecine. — Sa femme Augusta Kli.mi'KB, née k San-Krancisco (Californie) on 1859, fut interne des hôpitaux de Paris; elle so distingua par des travaux sur les maladies nerveuses, qui lent ^it nommer membre titulaire do la SociéuS do neurologie et lui ont valu le prix Godard do l'Académie do médecine, en 1885, pour ses Contrit/ulions à l'étude des paralysies radiculaires du plexus brachial; lo prix I^llemand de l'Académie des sciences en 1889, pour sa thèse do doctoral : Des polynévrites en général et des paralysies et atrop/iies saturnines en particulier. Elle a publié, en collaboration avec son mari, l'Anatomie des centres Nerucwx (1895-1001 1.

DÉKABRISTES {brisst') OU DÉCEMBRISTES f«an-6rm/' j (décembre se dit en russe odekabr"} ii. m. pi. Membres de la conspiration qui s'organisa  Saint-Pétersbourg au début du règne de l'empereur Nicolas I". — Un ukka-

BRISTE ou DÉCEMBRISTE.

— Enctcl. Cette conspiration avait pour objet d'écarter du trône Nicolas, dont on connaissait les idées absolutistes, et de lui substituer le grand-duc Constantin, son aîné, qui avait renoncé au trône pour vivre à Varsovie et auquel on prêtait des idées libérales. Grâce à lui, les conjurés espéraient introduire lo régime constitutionnel en Kussie. Le M/26 décembre 1825, ijs réussirent à soulever une partie des troupes do Pétersbourg en leur persuadant que la renonciation de Constantin était apocryphe. Ils leur firent crier : Vive Constantin ! et même Vive la Constitution ! Les soldats, ignorants, s'imaginaient que Konstitoutisia était la femme de Constantin. Nicolas, à l'aide des troupes restées fidèles, étouffa promptement la conjuration.

Cin»! des principaux chefs, Pestel, Mouraviev-Apostol, Rylieev, Bestoujev-Riouniine, Kakhovsky, furent condamnés à être pendus et moururent courageusement. Cent vingt furent déportés en Sibérie. Ceux qui survivaient en 1856 revinrent en Russie, à la suite d'uno amnistie accordée par l'empereur Alexandre II. L'un d'entre eux, Rozen, a puldié à Leipzig, en allemand, les Mémoires d'un débabriste i-usse (1869 cl 1874).

Dekking (Henri), littérateur néerlandais, nô à Rotterdam en 1871. Rédacteur au journal « Rotterdamsch Nieuwsblad >■, il a écrit trois pièces de théâtre ; les Grands Jours, comédie en trois actes: le Poulet d'or , le Nouveau Pont, drame, et deux romans : les Accablés (1904); le Petit Roi d'hiver (190C). Il a traduit en vers : Cyrano de Berg»^rac,à& Rostand; Don Quichotte, do Richepin; Monna Xanna, de Maeterlinck.

Delacroix (Hcnri-EMmond), peintre français, né à Douai en I8r>6. Il suivit parallèlement les cours de la Faculté des sciences et ceux de l'Académie des beauxarts de Lille. Mais, entraîné vers l'art, il quitta Lille pour Paris où, dès son arrivée, il re<;ut les conseils de Bonvin. Delacroix exposa au Salon de 1881 : C'oi'h de cuisine et, en 1883, Vieilles choses. Bonvin lui ayant fait observer combien était lourd à porter pour un peintre ce nom de Delacroix, il prit le pseudonyme de Cross. Séduit par les œuvres de Monet. H.-E. Cross s'orienta vers l'impressionnisme, et prit part à diverses expositions.il a envoyé au Salon de la Société nationale : une Après-midi nu Luxembourg (I89l); les Moneghetti, environs de Monaco (1803). Très intéressé par les recherches de Seurat et de Signac, il employa le mélange optique à partir de 1891. Il appartient depuis cette époque au groupe néo-impressionniste.

DELAFOSSE(.Inles-Victor), homme politique français, né à Pontfarcy iCalvados) en 1813. Il entra en 1870 dans la rédaction dii « Journal de Paris », en 1873 à celle du « Paris-Journal o, et, en 1876, il se présenta sans succès aux élections législatives dans l'arrondissement de Vire avec un programme bonapartiste. Il fonda ensuite la A'ation, qui ne réussit pas, puis YAmi de l'ordre (1876). Elu député en 1877 à Vire, où il s'était présenté avec l'appui du gouvernement du 16-Mai, il fut invalidé par la Chambre, maïs réélu en 1878. Orateur influent de la droite, il fut successivement réélu jusqu'en 1898, fut alors battu par le candidat républicain, mais le battit à son tour en lyo2. Delafosso prit une très grande part aux discussions, notamment sur les questions de politique extérieure, dans Icsciuellesil est fort compétent; il appuya assez vivement le boulangisme et combattit la politique'du éabinet Combes. Ses électeurs le renvoyèrent a la Chambre aux élections générales de mai 1906."ll a publié ; Hommes et choses (1888) ; A travers la politique 1889); Etudes et portraits (1894) ; Vingt ans au Parlement fl898); Figures contemporaines (1899); Théorie de l'ordre (1901); Psychologie du député (1904).

DelAHAYE (Jules), homme politique français, né à Angers en 1851. Archiviste-paléographe, archiviste de Loiret-Cher, il prit la direction de l'organe monarchiste • le Journal d'Indre-et-Loire » et ne tarda pas â se distinguer par une politique des plus ardentes contre Mr Meignan, archevêque de Tours. Puis il passa au boulangisme. C'est lui qui organisa la manifestation de Tours (" mars 1889), où le général Boulanger lança son dernier manifeste. II fut élu député de Chiuon en 1889, avec un programme nationaliste qui contenait cette assertion : « La guerre civile et la guerre étrangère, c'est Jules Ferry avec tous ses complices. L'ordre et la paix, c'est le' général Boulanger. » Invalidé par la Chambre, il fut réélu en 1880. Il joua un grand Tole dans l'affaire du Panama, et notamment se livra, en 1892, contre un grand nombre de députés, à des accusations de corruption, à la suite desquelles la Chambre vota la nomination de la commission d'enquête do trente-trois membres. Delahaye fut battu aux élections législatives de 1893, et de nouveau à celles de 1902. Il a écrit : Essai sur l'histoire de la réforme ecclésiastique au xi'.fi'T/ei 18S0' : les Assassins et les \ engeurs de Mores {1903}.

Delaherche (.Vuguste), potier et céramiste d'art français, né à Beauvais en 1857. Elève de l'Ecole des arts décoratifs de Paris, il fît ses premiers essais céramiques dans une modeste fabrique des environs de Beauvais. La tradition ne s'était pas encore tout à fait perdue de la poterie de grès d'usage courant, dans cette région où jadis, au xvi« siècle, la fafiriquede Savignies avait mis profondément sa marque. Delaherche chercha à renouer la tradition du grès d'art, tout en maintenant les anciennes formes très simples, et en luttant contre l'invasion de la • barbotine » et des galbes tourmentés modernes. Il s'en tint au décor gravé, ou aux coulures d'émaux. Puis il se livra à

une série de recherches sur les colorations an prand fea avec lo cuivre (rouges et flambés), avec le fer. le titane, etc. On lui doit, pour une notable part, la renaissance de ce bel art du grand feu, qui a donné aux grandes piècesdecéramique, à partir de l«85 environ, leurs belles robes jaspées si décoratives, d'une couleur inaltérable.

Do 1883 à 1887, il a exécuté ses travaux à la fabrique de l'Italieune près Beauvais ipotcrics et grés émaillés). De 1»87 à. 1894. il a recherché les grès flammés â la fabrique de Vaugirard. A partir de 189 4, il a transporté ses ateliers à ArmentièresdelOise. Il y a continué ses travaux do grès flammés, et commencé ses séries de porcelaines. Médaille d'or en 1889. grand prix en 190a, etc. Delaherche a vu ses oeuvres dispersées dans les principaux musées d'Europe.

*DÉLAI n. m. — Encycl. Dr. Delah. rcL'-.

Délai-congé. Lorsqu'il n'a pas été

fait de bail ou lorsque le bail a été fait sans fixation do durée, la location ne peut prendre fin que par congé, Lo congé doit être donné dans les délais tixés par ru<iago des lieux (C. civ.,art. i736i. D'après les usages en vigueur à Paris, le congé doit être donné au moins six semaines d'avance si le prix annuel de la location n'excède pas 400 francs, au moins trois mois d'avance si le prix annuel excède 400 francs, à quelque somme qu'il puisse s'élever. Lo congé doit être signifié au moins six mois d'avance si le bail a pour objet une maison entière, un corps de logis, une boutique située sur une rue, quel que soit le chi*^ro du loyer. Le délai est de trois mois pour les boutiques ne donnant pas sur la rue.

Lo congé doit être donné pour un terme d'usage. Ed conséquence, à Paris et dans tous les lieux où les locations do maisons ou de parties de maisons se font par périodes trimestrielles commençant avec les mois de janvier, avril, juillet, octobre de chanue année, le délai du congé ne court que du jour qui précède de six semaines, de trois ou de six mois ce terme d'usage.

Si les délais n'ont pas été observés, on admet généralement que le congé ne produit pas d'effet et qu'il y a lien de le renouveler pour le terme suivant.

La plupart des usages locaux accordent au locataire un délai de grâce pour vider les lieux et faire les réparations locatives. Ce délai est généralement de 8 jours lorsque le congé a été donné à six semaines de date, de 15 jours lorsqu'il a été donné à trois ou à six mois.

DelanCE (Paul-Louis), peintre français, né à Paris en 1S48, élève de Gérome. Il a débuté par la peinture d'histoire et la peinture religieuse, puis il a incliné vers la peinture décorative et le paysage. Au Salon de 1888, il obtint une première médaille avec sa Légende de saint Denis. Il exposa en 1900 : les Bauteurs de Montmartre (à la ville de Paris) ; l'Eau, panneau décoratif, et l'Entrée d'une mine (au Ministère des travaux publics). Salon do 1901 : le Père Didon ; Arcueil en fS95 ; la Guerre; Paysages des Pyrénées. En 1902 : divers Paysages empruntés à Oloron, au cours de l'Allier, au Puy-de-Dôme, etc.; en 1903 : autres Paysages; en 1904 : un portrait; le Port de Ouistreham, et la Seine à Con flans; en 1906. des Paysages : Saint-Trojan, l'Oise et la Seine à Confions, etc.

DELAND(Margaretta'\VadcCAMPBBLi-,Mrs.1. femme de lettres américaine, née à Alleghany (Pensylvanie"! en 1857. Après avoir donné un volume eô vers, Ihe OUI Garden (1886;, elle publia un roman où elle met en conflit, avec une tragique tendresse, la conscience d'un pasteur calviniste et le positivisme de sa femme : John \Vard, Preacher (1888;. Du coup, sa réputation fut faite. Elle a produit ensuite : Elorida Days (l889j; Sidney (1890); the Sloryof a Child (1892); Mr. Tommy Dore, et autres récits (1893); Philip and his TVi/e(1894j; the Wisàorn of FooU (1897) ; Old Chester 7*0/61(1898) ; D'Lavendar's Peopte{l9Q3); the Common Way (1904).

Delarbre (Jules^, administrateur français, né à Saiiiie-Adre?s»^ en 1821. mort à Paris vn 1903. Directeur au nmiistère de la marine et des coloniQS, il fut nommé en 1877 trésorier général des Invalides de la marine et, lorsqu'il prit sa retraite, devint président du conseil d'administration de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Il avait fait partie du conseil de l'ordre de la Légion d'honneur. 11 a publié : le Marquis de Chasseloup-Laubat (1874); le Conseil d'Etat, son organisation et ses attributions (1876); Honneurs et préséances civils et militaires (1876); les Colonies françaises, leur organisation, leur oÂministration (1877); la Liberté du commerce aux colonies (1879); la Marine militaire de la France, son organisation et soti administration (1877); la Loi de tS79 sur les pensions du personnel du département de la marine et des colonies (1880); la Légion tt'honneur, histoire, organisation, administration fl887); 7'ourville et la Marine de son temps (lï^89j ; Caisse aes invalides de la marine (1S9«).

DelARD (Joseph-Eugène), écrivain français, né an château du Cayrou, près Puy-l'Evèque (Lot), en 1858. H abandonna le droit pour les lettres et débuta en 18S9 par la publication, dans la « Revue des Deux Mondes», d un roman d'observation rurale : le Joug. H fit paraître ensuite une série de romans ; les Dupourquet (1892): le Sillon \ • Figaro », lï^SS) ; Bélicerte, ironique peinture des mœurs électorales; Ames simples, recueil de nouvelles; le Désir, roman de psvchologie contemporaine. Critique d'art en même temps que romancier, Eugène Delard a été nommé, en 1903. conser\'aieur du musée Galliera, où il a organisé diverses expositions d'art décoratif moderne ; V/voire, les Dentelles, le Fer forgé, le Ciavre et l'Elain, la .S'oie. Eugène Delard a enfin écrit quelques œuvres théâtrales : VJnti-use, comédie en trois actes, et la Cage, pièce en dctix actes 'Odéon. 1904).

Delarey. général boer. V. La Ret (De).

Delasalle [Angèle), femme peintre française, née à Paris vers 1870. Elève de J.-P. Laurens, de Benjamin- Constant et de Jules Lefebvre, elle obtint une deuxième médaille avec le Retour de la chasse et la Grand*-Mère, portrait; en 1899, elle expose le Terrassier et un Soir à Saint-Cloud et, en 1900 (Exposition tiniverselle [PariSj),

Page 1