‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 123 sur 363 · DEUTSCH — DE VRIENDT · texte numérisé non relu

DEUTSCH — DE VRIENDT

quanto à l'insurrection (K-inooratiiiuo à Vienne en 1818, fut condamné à mort do co chef, se r»jfugia en Suisse, puisa Paris, où i! so lia d'amitié avec Micholet, connut Proudiiou, Tolain et les socialisies, entra dans l'/ii/er/mtionale, prit part ù. tous ses congrès et y chercha à concilier les ailes opposées: Marx et Bakounino. Kn 1870, il so déclara eu faveur do la Franco républicaine contre l'Allemagne ot combattit dans les armées de l'Est. En 1874, il remplaça Marx dans lo comité directeur de Vlnternationalfi, mais ne put ompôchor sa dislocation on 1876. Il vécu! à Ijon-lres et à Paris, au milieu d'un groupe de révolutionnaires do tous les pays, et, avant sa mort, coutribua à la formation de la Jeiini' Tur'/uie.

DeUTSCH (Henri), dit de la Meurthe, industriel ot philanthrope français, né à Paris en iSKi. Fils du grand industriel Alexandre Poutsch (do la Meurthe), il entra on 1866 dans la maison fondée par son péro, présida aux débuts de l'industrie potroliféro on France, et contribua ù. la création et à l'orgaiiisation des nombreux établissements ot raftiuorios dont il prit la direction avec son frère. Membre du jury de l'Exposition universelle en 1889. il so tit romaniuer par l'organisation de l'expositioa spéciale de l'industrie et des applications du pétrole. 11 a consigné ses observations professtontielles dans un livre très documenté : te Pi'-trolf. Sportsmaii. Henri Deutsch a été un des fondateurs de l'.\iitomobib>-Ciuli de France, puis de l'Aéro- Club. Il a contribué aux progrès eu France de l'industrie automobile, créé un prix do lùo.ooo francs destiné à récompenser l'aéronauto qui. parti en dirigeable des coteaux de Saint-Cloud, réussirait à doubler, en moins d'une demiheure, la tour Eiffel (le prix fut gagné, le 17 octobre 1901, par Santos-Dumont), et institué également, entre autres encouragements aux ditférontes branches de sport, un prix de so.ooo francs, qui doit être décerné à l'appareil, plus lourd que l'air, capable d'accomplir un circuit fermé d'un kilomètre au moins, avec atterrissage par les seuls moyens du bord, etc. Lui-même a construit un grand dirigeable, h la Ville de Paris ". Enfin, il a contribué, dans le domaine artistique, avec le prince de Monaco et la comtesse Greifulhe, à l'organisation du grand concours qui, grâce à une subvention de 50.i>00 francs, doit permettre aux compositeurs do talent, môme pauvres et obscurs, de faire connaître et exécuter leurs œuvres.

Deutsche Rundschau, revue mensuelle allemande, fondée en 1S71 et dirigée depuis par l'écrivain Jules Rodenberg. Elle publie des ariicles politiques, historiques, littéraires et artistiques, des chroniques littéraires et politiques réguliôres, tant de l'Allemagne que des autres pays, compte parmi ses collaborateurs les meilleurs professeurs allemands, dos sommités du monde militaire et plusieurs hommes politiques du parti national-libéral et du parti conservateur-liljêral.

DeuTSCH-OTH ou DeUTSCH-ALTHEIM, nom allemand d' Audun-le-Tiche , localité d Alsace -Lorraine (Lorraine), peuplée de 2.726 hab. en 1895. V. Auddn-le- TlCHE, t. I".

Deutsch-TSCHERBENEI, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Sitii-nc, pr.sid. de Hreslau]), sur la Metkau, sousaffluent de roi.r; ■f.ooo hab. Aux environs se trouvent les célèbres sources minérales de Kudowa.

Deux Consciences (nos), pièce en cinq actes de P. Anthelme (Porte-Saint-Martin, 15 nov. 1902). — Le paysan Bressaud a commis un assassinat suivi de vol; mais, pour ce faire, il avait pris à l'abbé Pioux, curé de Glandieu, une vieille soutane, dont deux boutons se détachent dans la chambre du crime, et de vieilles chaussures, dont le juge d'instruction relève les empreintes. D'autre part, sous peine de détruire à jamais lo bonheur do son ami le D' Bordier, l'abbé Pioux ne peut dire où il se trouvait au moment de l'assassinat. Il était, on etfet, auprès de M"" Bordier, qui avait eu, avant le mariage, une triste aventure d'amour, et qui a choisi l'abbé pour confident. Aussi est-il arrêté, jugé, condamné. 11 n'aurait cependant qu'un mot à dire pour faire éclater son innocence, car il sait qui est le vrai coupable. Seulement il ne le sait que par la confession do la Bressaudo. femme de l'assassin. C'est pourquoi, malgré les supplications du docteur, un penseur libre mais magnanime, qui, instruit par M"»" Bordier de la vérité, l'autorise à la dire en plein tribunal ; malgré le désespoir de M"' Pioux, la mère; malgré la révolte si naturelle do tout son être, l'abbé montera sur l'échafaud. Non, car à la dernière seconde, Bressaud avoue son crime, puis se fait justice. L'auteur a voulu opposer la foi révolutionnaire et la foi religieuse, et sa pièce, d'une inspiration élevée, souvent émouvante, aboutit à cette conclusion qu'elles peuvent toutes les deux engendrer riiéroïsmo.

Deux Écoles (les), comédie en quatre actes, d'Alfred Capus (Variétés, 28 fôvr. 1902). — Parmi les femmes qui sont trompées par leur mari, il y a deux*'co/c.s: celles qui pardorment et font semblant de ne rien voir: celles qui sont jalouses et veulent tout quitter. Edouard Maubrun aime bien sa femme Henriette, mais ii aime bien aussi les autres. Quand il l'a trompée pendant sept ans, Henriette so décide à divorcer. Elle épousera en secondes noces ^L Le Hautois, personnage sérieux, incapable d'infidélités. Elle conlle ce projet il ses parents, M. et M"' Joulin. ménage dans le(|uel M"' Jouhn est de l'école de l'indulgence. Ils ne l'encouragont guère : elle persiste néanmoins dans son dessein. Pourtant elle aime encore son mari. Il suftit qu'elle le rencontre au restaurant, en compagnie do la jeune Estelle, pour que toutes choses s'arrangent lo plus naturellement du monde. C'est M. Lo Hautois, l'homme vertueux, qui s'embarrassera d'Estelle, ot ta déljciouso Henriette redeviendra M"" Maubrun.

Los personnages, d'une psychologie très sobre, traduisent dans des sccnes enchaînôos avec beaucoup d'art, en un dialogue spirituel, une morale indulgente, un optimisme aimable, doux et bienveillant.

Deux Gosses (i.ks), pièce en deux parties et huit tableaux, (le Pierre Docourcolle. (Ambigu, 19 févr. 1896) — La pièce est trop touffue pour 6tre analysée ici par lo détail. L'on y voit un mari, de Korlor, soupçonner à tort sa femrao d'adultère, la chasser, et livrer son jeune fils, qu'il croit un bâtard, au bandit la Limace, ayant pour compagne la somnambule Zéphyrine. Après bien dos péripôlios, M*» de Kerlor croit retrouver son enfant on la personne de Ctaudinet, petit phtisique souffreteux, puis le retrouve véritablement on la personne du jouno Fanfan,

un brave garçonnet de beaucoup de cœur et très déluré. Fanfan reprend ù travers mille dangers les lettres établissant l'innocence de sa mère, sauve son père du couteau des assassins, ot noie la Limace.

Ce drame est habilement construit, avec des parties attendrissantes, toutes celles où sont en scène les deux gosses, Fanfan protégeant son pauvre Claudinet, et où la recherche heureuso des effets scéniques matériels n'exclut point une adroite mise en œuvre des sentiments. La pièce obtint un stn-rès immense.

Deux- MONTAGNES (lac dfs), lac du Canada (prov. do guébcci, suiiple élargissement de la rivière Ottawa. Plus de 16.IHI0 hectares.

Deval \.lô^/-Paul-Maric-Benjamin Hoularan dit), acteur et directeur de théûtro français, né à Albi en 1863. Il a mené de front les études médicales et les études théâtrales. Docteur en médecine, il entra au Conservatoire, d'où il sortit en issi» avec un premier accessit do tragédie. II débuta aussitôt au théâtre du Parc, à Bruxelles, d'où il retourna ù Paris au bout d'un an. Eng^^é successivement à la Por(e-!^aint-Martin, au Châtelet et à la Renaissance de M"' Sarah Bernhardt, il crée à ce dernier théâtre : les Jlois, Gisnionda, Matjiia, Spiritisme, tes Mauvais Bergers, la Ville morte, Li/siane, etc. Il lit ensuite une saison au Caire, puis, do retour en Franco, prit la direction de l'Athénée, où il no cessa de jouer la comédie, et créa des rôles importants dans l'Arnvur qui pleure, en Fête, te Vertige, l'Aiirêule, Madame Ftirt, te Cadre, Chiffon, etc.

Devambez (André-Victor-Edouard), peintre français, né â Pans en 18G7. Elève de Benjamin-Constant, de G. Guay et de Jules Lefebvre. Prix do Rome en IS'.tû, il obtint en 1898 une deuxième médaille avec une Conversion de Marie-Madeleine. Mais il abandonna presque aussitôt ce genre et révéla un talent original, plein do piquant et d'imprévu, avec : Sur l'herùe [IQOO) ; une Première ait théâtre Montmartre et Saint Jean de Capistran dans les rues de Pérouse (1901); la Charge (la police chargeant la foule, vue prise d'un cinquième étage, effet curieux et bizarre), rt l'rente ans ou la Vie d'un joueur, théâtre Montmartre (1902); une lîafle (sujet analogue à la Charge), et Ecole d'enfants (sujet également pris d'une perspective très haute, 1903); les Incoynpris, et i^ Je suis Jean Valjean», scène originale, d'après les Misérables^ et destinée à la maison de Victor Hugo. En 1906, il a donné au Salon : Paris sous la Commune (l'AppelJ et les Ivrognes. Devambez a montré aussi dans l'illustration des qualités d'invention et do fantaisie très amusantes.

*DEVANCEMENT n. m. — Milit. Devancement d'appel. Terme ofliciel par lequel sont désignés, dans la loi du 21 mars 1905. certains engagements d'une nature particulière, institués par cette loi.

— Encvcl. Tout en supprimant la faculté de devancer l'appel, que la loi de 1889 maintenait encore pour entrer dans la marine ou dans les troupes coloniales, la loi du 21 mars loori a institué, sous ce même tiire, une catégorie spéciale d'engagements volontaires. Tous les ans, mais seulement dans une proportion qui n© peut dépasser 4 pour 100 do l'effectif de la dernière classe incorporée, les jeunes gens âgés d'au moins di.\-huit ans, satisfaisant d'ailleurs aux conditions d'aptitude physique et autres exigées pour l'engagement volontaire, mais pourvus en outre du certificat ou brevet d'aptitude militaire institué par la loi du 8 avril 1903, sont admis, par ordre de mérite à contracter, au moment de l'incorporation de la classe, un engagement spécial de trois ans, dit de devancement d'appel. Cet engagement leur laisse la faculté d'être mis en congé après deux années de service s'ils ont : l'obtenu le certificat d'aptitude aux fonctions de chef de section ; 2" pris l'engagement d'effectuer tous les trois ans, pendant la durée de leurs obligations militaires, des périodes d'exercice de quatre semaines dans la réserve et de deux semaines dans la territoriale. Ces engagements ne sont d'ailleurs pas contractés par les intéressés pour un corps de troupes déterminé.

Devant-LES-PONTS, ville d'Allemagne (Alsace-Lorraine), à quelque distance de la Moselle, et près de Metz ; 2.500 liab. Fabrication de machines agricoles, forges, construction de matériel de chemins de fer.

De Vere (Aubrey Thomas), poète et publiciste irlandais, né à Curragh Chase (Limerick) en 1814, mort en 1902. Fils de sir Aubrey de Vere (1788-1846), poète et auteur dramatique. Th. de Vere a publié de nombreux volumes de vers, où il déploie un talent facile et distingué : the Wuldenses, the Scarch after Proserpine (l84:i); Poems, yyiiscellayieous and sacred, May envols, the Sisters (1861); the Infant Bridai, Iris odes{\SGd); the legendofSt. PatJ-ick(l81.iK Alexnnderlhe Great{\&l\y, St. Thomas ofCantcrbnnj{ls~ù]; Legends of the Saj:on Saiiits (1879): the Foray of Queen Meave, et autres légendes irlandaises do 1 "âge héroïque (1882); Legends ana records of the Chvrch and the ICmpire (1887) ; St. Petcr's chains {\S»S) ; lieligious poems of the nineteenth centnry, Medixval records and sonnets (l»9^). Parmi ses écrits en prose, beaucoup sont consacres aux questions politiques et religieuses relatives â l'Irlande, ctmime English tnisrule ana Irish misdeeds, et Ireland's Church pro/n'rtyand the right use of it. Dans un autre ordre d'idées, il faut citer des Esquisses pittoresques de Grèce et de 7'nrquie (1850) ; deux volumes d'Essais littéraires, et surtout des liccollections (1897), intéressants souvenirs dune longue existence où tous les événements religieux, politiques, littéraires et sociaux de près d'un siècle ont laissé leur impression.

DÉVERNISSAGE [vèr-ni-saj') n. m. Action d'enlever le vernis (pii recouvre une surface quelconque ot en particulier un tableau. V. rkstauration, t. VII.

DÉVIATEUR n. m. Appareil permettant de faire dévier nii balliin de la direeiioii du vent dans un voyage aôromarilime. ii Syn. paradkhivk.

— Encycl. Le déviateur lamellaire, inventé par l'aéronauto Hervé pour permettre une dirigeabiliié relative des ballons sphériquos au-dessus do la mer. consiste en une série do lames parallèles D reliées deux ù deux par des lames d'acier rigide articulées l'une dans l'autre, et dont le pliage s'elfectue comme celui d'une persienne-jalousie. Cet appareil plonge dans la mer ù l'aide d'un cordage de manœuvre lo reliant à l'aérostat en A, et flottaut audessus do la mer. En repliant les lames dans un sens ou dans l'autre, ou obtiendra, sous la poussée do la dérive,

une inclinaison immédiate et la remorque du ballon dans le sens désiré. D'après les expériences d Hervé, on peut obtenir une déviation de 60" dans le sens du vent. Le

Aérostat muni d'un déviateur à oUninia.

déviateur dit à maxima est constitué par des lames concaves, le déviateur à minima par dos lames planes. Le déviateur a été utilisé par le comte de La Vaulx lors de ses expériences au-dessus de la Méditerranée en 1901.

DeviLLE Mean-Marie-Alexandre-Alphonse\ avocat et homme politique français, né à Dole en I8r>6. Elève de l'Ecole libre des sciences politiques, il se tit inscrire au barreau de Paris et devint en 1882 secrétaire de la conférence des avocats. En 1885, il fut élu conseiller municipal par le quartier Notre-Dame-des-Champs, q^ui depuis l'a constamment réélu. Président du conseil municipal en 1903, Deville a collaboré au « Correspondant », au n Monde », au " Moniteur d , etc.

Devolder Uoseph), homme politique belge, né à Bruxelles en 1842. Il fut inscrit eu 1864 au barreau de Bruxelles, où il conquit une grande réputation. En même temps, il e.xerçait une influence considérable dans les milieux politiques comme vice-président de l'Association conservatrice. En 1884, il devenait chef du département delà justice; en 1886, il était élu député d'Audenarde. Démissionnaire l'année suivante, il prenait en 1887 le portefeuille de l'intérieur et siégeait jusqu'en- 1890 dans le conseil de la Couronne. A la hn de 1890, il devenait directeur de la Société générale pour favoriser l'industrie nationale. En 1894, il était élu au Sénat, et nommé ministre d'Etat en 1900. En 1890. il est devenu vice-président du conseil supérieur de l'Elat indépendant du Congo et il a négocié, en cette qualité, avec la France, lo traité du 14 août 1892.

DÉVOLÉ. E adj. Qui subit la dévole.

DEVON n. m. Poisson artificiel dont le corps est eo l>ois, gutia, liège, -3s»=«p^- ,a ys

I»Iume ou métal /rt\\ fs, v^ ->» -»^

doré ou argenté, /Ju. ^f^T'^^ -j^^^^^^^^^^^ '--guE et la monture, li^ ^^^^^^^^^^^^^^^ en florence acier ^-«i^ (J ^^

ou corde à gui- r».

» j Devon.

tare, pourvue de

quatre jeux d'hameçons triples sur émerilUn. (On s'en sert pour pêcher les poissons voraces : perche, truiio, brochet, saumon, etc.)

*Devon SEPTENTRIONAL, terre arctique de l'Amérique du Nord. — L'exploration des côtes septentrionales de cette terre arctique, qui fait partie de l'archipel Parry. a été achevée de 1899 à 1902 par l'expédition norvégienne du capitaine Otto Sverdrup.

Dévore (Gaston\ auteur dramatique français, né à Paris en 1855. Après s'être consacré pendant plusieurs années au commerce, il fonda 1' " Indépendant tnéâtral <• et débuta au théâtre par un acte psychologique et philosoidiique ; Tentation (OdécM. 1894). La même année, il donna au Cercle funambulesque un drame mimé réaliste : Sourds-Muets. Sa première œuvre importante fut sa pièce en trois actes : Demi-Sœurs, qui ne comporte aucun rôle d'homme, et qui, après avoir été jouée au Cercle des Escholiers, fut reprise en 1902 au théâtre Antoine. II donna ensuite Conscience de l'enfant, quatre actes (Théâtre- Français, 1899); /ej Com^/aïsances ^Renaissance) ; etc.

Devosa n. f. Planète télescopique n" 337, découverte eu 1S92 par Charlois.

Dévote ou DivUE (sainte), en latin Drivota, née en

Corso, patronne de Monaco, ou Ion vénère ses reliques. — Fête lo 27 janvier.

DevoyOD (Jules), chanteur français, né en 18*1, mort à Moscou en 1901. Elève du Conservatoire de Paris (prix d'opéra. lS66i, il fit assez longtemps partie, con me baryton, de l'Académie nationale de musique, puis «juitta la France, et remporta de brillants succès à l'étrarger. Il chantait le rôle de Rigoletto à Moscou, lorsqu'il tomba en scène, foudroyé par une maladie du cœur.

De VriENDT (Juliaan\ artiste belge, peintre d'histoire et de portraits, né à Gand en 1812. H débuta on isr.i ù 1 exposition triennale d'Anvers par Marie-Madeleine entourée d'anges ; en 18CS, il exposa à Gand. la Mori de sainte Godelieve. Ses principales truvres sont : le Canlit/ue de Noël (Exposition universelle do Paris. 1867); Sainte Elisabeth de aonqrie repoussée par les habitants d'Eisenach (musée de l^iége); Sainte Elisabeth chassée de la ^Vartttourg ; ta Justice de liaudoin à la hache; la Veillée de sainte Cécile; Grisélidïs ; le Troisième jour ; la Prière de la Madeleine et Sainte Elisabeth portant du pain aux pauvres, ces trois dernières œuvres acquises par la reîne des Belges; les Derniers jours de la ] ierge à Jérusalem (musée do Barcelone) ; la Fille de Jaire (musée d'Anvers! ; (e C/iant de Xoél (musée de Bru.xellcs). De Vriendt est un partisan du nationalisme dans l'art, qu'il défendit â la Chambre des représentants, où il fut élu en 1894. En 19iio, il refusa un nouveau mandat, afin de pouvoir so consacrer entièrement à son art. Albrocht, son frère, étant mort en 1900, il le remplaça dans la direction de r.Vcadémie rovale d'Anvers, et il termina la décoration de la salle êcbevinale do Bruges, qu'il avait commencée. On lui doit encore les peintures décoratives de la salle do la cour d'assises du Palais do justice d'Anvers ot dos portraits.

*Devrient (Othon), acteur allemand, né ù Berlin en is;!"*. — Il est mort à Stcttin en 189L

*DeWALQUE (Gilles-Josonh-Gusiave). Kt'ologue Ijcifre. no en 182IÏ. — Son princijial travail est Ta Carte ijéolofjhjue de lu fieltjiqite (IST'.i, i|ui n'a i-\é dL^pa^séo (|ue par la ftranJo caiio géologitjue au l/iO.OOO« du ministère do riiitérieur et du travail.

Dewet. Biogr. V. Wkt (»ii).

DEXIOCAROIE {dèfi'-si, di — du gr. dexio$, à droite, et hardiu. cuui-j ». 1. Forme plus correcte, au point do vue ûiynioloyii|ii(-', de dexirocardie. (V. ce mot.)

DEXTRINASE idt'-kss) n. f. Diastase contenue dans Je

malt à côic do la maltase.

DEXTROCARDIE {dèksx, d( — du lat. dexter, droit, et du gr. hardùi, cœur) n. f. Déplacement du cœur vers la druito. (Le cœur est rcToulé par un l'panchcmcnt pleural ou une tumeur intrathoracii|ue, un bien, au ooutrairc, attiré et inaiiitonu par des adliércuccs ou do la sclérose pulmonaire [Garnîcr et DolamaroJ.)

DÉZALEY ou DéSALEY ^le), nom donné à. la partie orientale du vignoble do I.avaux (Suisse fcant. de Vaudj), sur les bords du lac do Genève, dont les vins blancs, très csliniés, sont considérés comino les meilleurs do ce vignoble.

DÉZARROIS (Anioinc-François), graveur frani^ais, né à Màcon (Saonc-ct-I^ire} en 186i. Prix de Rome en I89i, il obtint une première médaille en 1806, pour une belle gravure d'après le Titien : Portrait d'homme, dit -> l'Homme aitx yeux verts « . Cette gravure reparaissait à l'Kxposition do lyoo (Paris), avec la Viert/e délie Ar/iie, d'après André del Sarto, et le Portrait d'/njwcent X, d'après Vélasqucz; l'artiste obtint une médaille d'argent. Salon de lyoi : Joyeuse entrée du roi Jean le lion a Douai, d'après Gorguet. Salon do 1904 : Bretonnet au pardon, d'après Daguan-Iîouveret (eau-forte et burin).

Dhanxs François), explorateur belge, né à Londres en 1862. Il débuta par servir dans le régiment belge des ingénieurs, puis entra en 188G au service de lEtat indépendant du Congo, devint en 1888 commandant du district de Bangala et combattit lesmarcbands d'esclaves. Chargé on 1890 de l'exploration du Kouango, puis l'année suivante du commandement du district du Loualaba, il fut promu en 1804 inspecteur do l'Etat et, en 1898, vice-gouverneur général de l'Etat du Congo i Borna.

^Dhormoys (Louis-Eugène La.mbkrt, connu sous le nom de Paul;, littérateur et administrateur, né à Paris

onls2'.(.-Ilest mort en 1889.

DIAB ANTI - TEn. f. Silicate hydraté naturel d'alumino et do ma-

tnésio voisin ^Idiripidolite.

DIABOLO n.

m. Nom donné

à un jeu qui est la reconstitution sportive de l'ancien « diable » japonais, et à la partie principale do l'appareil avec lequel on so livre à ce jeu.

— Encvcl. L'appareil comprend : 1» le rfm6o/o proprement dit, formé de deux cônes creux parfaitement équilibrés, assemblés par leur sommet, et garnis à leur base d'amortisseurs; 2'do deux baguettes réunies par une cordelette spéciale.

Lojou comprend lesonératioussuivanios: l'ieamholo reposant sur le sol, avec la cordelette engagée dans son axe, lejoueur, ([ui lient une baguette dans chaque main , relève la droite ; le diabolo roule alors sur la corde, et on accentue son mouvement de rotation on imprimant à la bag:uotto droite un mouvement alternatif vertical.

S" le joueur fait courir le diabolo d'un bout à l'autre do la cordelette, le lance on l'air et le rattrape sur cette corde, ce qui s'obtient en écartant et en rapprochant les baguettes. Des joueurs habiles jouent ensemble en so renvoyaiii mulueilemcot

10 diabolo.

DIACÉTÉMIE [mi — de diacétique, et du gr. haima, sang) n. f. PrésL-uco dans lo sang do l'acido éihyldiacétique.

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