‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 122 sur 363 · DERRE — DES MARETS · texte numérisé non relu

DERRE — DES MARETS

il n'est guère sorti do la vie privée que pour préparer sa candiUaiurc dans la Cbarenlo aux élections do iyo6, mais il échoua. Il a publié encore : lu Plus telle fille tin monde (I898J, conte dialogué en vers libres.

DeRRÉ (Emile), sculpteur français, né à Paris en 1867. 11 a conservé dans son œuvre uu caractère populaire très attachant ot il est l'un dos rares artistes contemporains nui ont su .sculpter des images charmantes aux portails dos maisons. 11 ilébuta au Salon do 18115 avec l'Ame des pierres, obtint une 3" médaille en 1898 avec la Statue de J'^ourier, ot une seconde médaille l'auacc suivante avec le Chapiteau des baisers, œuvre d'un sentiment exquis, dont l'Etat lit l'acquisition. Ses œuvres principales sont : la Fontaine d'amour (1902}; la Petite Fontaine des Innocents (1901), commandée par la Ville do Paris; la Grotte d'amour (i905); l'Amour, ia Maternité et la Mort, motifs d'exécution pour une maison du boulevard Kaspail (I905i. Au Salon do 1906, il a exposé : Petite fontaine des Innocents (pierre et bronze à cire perdue), ot le Chapiteau des baisers, on pierre.

*Dervich-PACHA, général et diplomate ottoman, né à C'onstanliiiuple en 1817. — Il est mort à Constantinople en i«9i;.

DÉSADAPTATION {si-on) a. f. lîiol. Perte de l'adaptation.

— Encycl. Toute adaptation étant une variation, la désadaptation peut résulter soit du retour aux conditions primitives antérieures à la variation, soit d'une adaptation nouvelle qui rend inutile l'adaptation considérée. IShabitiide est le mécanisme de la désadaptation, aussi bien que do l'adaptation, mais, dans le cas de la désadaptation et appliquée à l'organe ou à la fonction considérée, elle peut être négative cl s'appelle alors désuétude.

DÉSAFFOURCHAGE n. m. S>'n. do DÉSAFFOURCHKMENT.

*DeSBEAUX (Emile), journaliste et romancier frant^ais, né à Pans en 1845. — Il y est mort en 1903.

*DesB0UTIN (Marcelin Gilbert), peintre et graveur français, no à Cérilly (Allier) en 1823. — Il est mort à >ico en 1?02. Son i»orlrait, par lui-même, acquis par l'Eiat, a été placé au musée du Luxembourg.

* Desbrosses (Jean- Alfred), peintre français, né à Paris en 1835. — Il est mort à Paris, en 1906. ^DeSCA (Edmond), statuaire français, né à Vic-en-Bigorro (Hautes-Pyrénées) en 1855. — Il s'est vu décerner une médaille d'or aux Expositions de 1889 et de 1900 (Paris). Il a oxpoï^é, au Salon de 1904, un Saint Jean- Baptiste. lèlo d'une Ijelle expression, et un Portrait. Au Salon de 1905, il envoya un groupe en pierre : JS'os aïeules, et un buste. En 1906. il a donné un buste, et la Hésistance, groupe en plâtre.

Descamps (Edouard-Eugène-François, baron), homme politique et jurisconsulte belge, né à Belœil eu 1847. 11 fit de brillantes éludes à l'université catholique de Louvain et les acheva dans diverses universités de France et d'Allemagne. Docteur en droit (1869), docteur en sciences politiques et administratives (1870), il s'inscrivit au barreau de Louvain, dont il devint bâtonnier en 1895. Professeur de droit administratif à l'université catholique de Louvain (1872), il y occupa la chaire de philosophie du droit (1874), puis celle de droit international (1S81). Après avoir siégé au conseil provincial de Brabant, de 1884 à 1892, il fut élu membre du Sénat par l'arrondissement de Louvain, en 1892. Descamps devint membre de l'Académie royale de Belgique, correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques (1895). 11 n'est guère d'œuvre importante à laquelle il n'ait collaboré.

Il a représenté le gouvernement aux conférences internationales de Bruxelles (1889), Berne (1894), Paris (1896), La Haye (1891). Il est encore membre du conseil supérieur dt» l'Etat indépendant du Congo et membre de la Cour permanente d'arlùirage de La Haye. Ses ouvrages sont fort nombreux. Citons: l'Action du christianisme dans la science et dans les lois (1881) ; les Harmonies du ilroit naturelet du droit cftrétien{\i%\)\ Code constitutionnel belfie (1887) ; Fssais de philosophie juridique selon saint Thomas d'Aguin (1888); Etudes d'art oratoire et de législation (1888); la Part de la lielyique dans le mouvement africain (1889) ; Africa, drame en cinq actes en vers (1893); iAfrif/u»> nourclle. Fssni sur l'Etat avilisaleur dans tes pays neufs et sur la fundation, l'organisation tt le gouvernement de l'Etat indépendant du Congo (1903).

*Descaves (l..ucien), romancier et auteur dramatique français, né à Paris en 1861. — En 1900, il devint membre do l'académie des Goncourt et il fit jouer celte même année au théâtre Antoine la Clairière, pièce en cinc) actes sur un essai de réalisation de l'utopie communiste, écrite en collaboration avec Maurice Donnay, ainsi que Oiseaux de passage, quatre actes (1904), où il montre l'impuissance de 1 amour à vaincre les antagonismes de race. Entre temps, il avait donné seul, toujours au théâtre Antoine, Tiers Etat, un acte (1902), et publié un roman, la Colonne, épisode do la Commune et étude de la rivalité do l'ouvrier socialiste Rabouillo et de l'invalide Prophète, qui représente la tradition militariste. Il faut enlin ajouter à son œuvre l'Attentat, cinq actes écrits en collaboration avec Alfred Capus (Gaité, 1906).

^DeSCHAMPS (Louis- Henri), peintre français, nô à Montflimar : Drome) en 1846. — Il y est mort on 1902, à la suite dune longue maladie qui l'avait réduit à l'inaction depuis plusieurs années. A l'Exposition universelle de 1900 (Paris), on l'on avait vu do lui : la Charité, la Prière, Gitane, Erudit, et le Portrait de l'auteur. Deschamps a%'ait elitiMiu une médaille d'or.

Deschamps (Mario - Blanche) , cantatrice scéniquo française, née à Lyon en 1859. Elle commença ses études musicales à Lyon, passa un instant au Conservatoire do Paris, puis, en 1879, débuta dans Mignon au théâtre de la Monnaie de Hruxelles, où sa belle voix et ses qualités scéniques lui valurent aussitôt un grand succès. Elle resta six ans à ce théâtre, où elle tit d'importantes créations dans Hérodinde et dans Sif/urd. puis, engagée à l'Opéra- Coraiquo. elle débuta en 1885 dans une Auit de CléoptUre, après quoi elle joua Mignon, Carmm, les Drauons de Vil- /ars, etc., \nns créa Plutus, lienvenulo et le hoi d'Ys, où elle se Ht remarquer dans lo rôle de Margared. En 1891, elle passa ù l'Opéra, y joua : le Prophète, la Favorite, Aida, Bamlet, Lohengrin, Sigurd, crée Samaon et Dalila, la

Valki/rie, Messidor, après quoi elle revint à l'Opéra- Comif|ue, pour y faire de nouvelles créations dans ; Cendrillon, Louise et la Troupe JoUcœur. Blanche Deschamjjs, qui avait épousé Léon Jéhin, chef d'orchestre du théâtre de Monte-Carlo, entra dans la troupe de ce théâtre, où elle s'est montrée, entre autres, dans les deux opéras posthumes de César Franck, J/ulda et Ghiselle.

Deschamps (Léon), littérateur français, né à Sauzé- Vaussais (Deux-Sùvres) en 18fi3, mort à Paris en 1899. Fils d'un cuisinier, il fut lui-môme apprenti cuisinier, se rendit à Paris en 1879, comjdéta son instruction, passa des examens pour être secrétaire de commissariat de police, renonça â cette fonction, entra comme einployé à la " (iazette du Palais i-, ot publia : A la gueule du monsti'e, recueil de vers (1886); Contes à Sylvie, nouvelles (1887); et le Village, roman de mœurs paysannes (1888). Il fonda alors une revue destinée aux jeunes : la Plume (1889), à laquelle il consacra toute son énergie, accueillant largement les nouvelles écoles : décadents, symbolistes, romanistes, naturistes, et dont il était arrivé à assurer le succès lorsqu'il mourut subitement.

*Deschanel (A'»M7e-Augu5te-Eticnne-Martin), littérateur français, né à Paris en 1819. — Il y est mort en 1904.

Deschaumes (Edmond), littérateur français, né aux Ternes i Neuilly-sur-Seine) en 1856. 11 débuta à la i. Revue littéraire et artistif|ue u, dont il devint rédacteur en chef, puis fut un des principaux collaborateurs du vL'hat Noir». l 'e la butte Montmartre, le jeune journaliste descendit au boulevard. Il donna de brillantes chroniques au «Soiri', au " Voltaire ", au « Réveil », à 1' « Evénement ", àl' " Echo de Paris », etc. Ses œuvres principales sont ; le Grand Patriote (1887), étude politique de la vie de Gambetta; la Retraite infernale (1888J, étude sur la campagne de l'armée de la Loire; le Journal d'un lycéen pendant le siège de Paris (1889); la Banqueroute de l'amour (1896). Comme romancier, Edmond Deschaumes a publié : Hélène et Jacques (1893); la Kreutzer [ISOS); i Auteur rnondain {lOOl), etc.

^Deschneff, voyageur russe du xviii" siècle. — Son nom a été donné en 1898 au Cap Oriental, pointe extrême de la Sibérie.

Des GilleulS (Alfred), administrateur et économiste français, né â Cahors en 1838. Entré comme employé â la Préfecture de la Seine, il y devint chef de division. Comme économiste, il appartient à l'école de Le Play. Il a écrit : Traité de la législation et de l'administratioti de la voij-ie urbaine (1877) ; la Population de In France en 1189 (1885); Des recours établis pour illégalité d'impôts {\SS9]-, te Régime des établissements d'utilité publique (1891); Des secours à domicile de la ville de Paris (1892); Histoire et régime de la grande industrie en France aux xvil* et x\in' siècles [liiQ'i); la Population (1902), etc.

DÉSCOLARISER [dèss-ko] v. a. Enlever lo caractère scolaire à une personne ou à un objet : Pendant un instant, les têtes se sont offertes déscolariséks, naturelles, transparentes. i^Léon Frapié.)

Deseilligny (Alfred-Nicolas Pierrot-}, homme politique liauçais, né et mort â Paris (1828-1875). Directeur des usines du Creuset (1853), gendre de Schneider, il devint administrateur des mines de Decazcville (1867). Envoyé au Corps législatif en 1S69 par la 3« circonscription (le l'Aveyron, il appuya la politique d'Emile Ollivier. Réélu à l'Assemblée nationale le 8 février 1871, vice-président du centre gauche, il participa à la discussion des préliminaires de paix et siégea dans les commissions les plus importantes. A partir de 1873, il se posa en adversaire do Tliiers. Aussi reçut-il le portefeuille des travaux publics dans le premier cabinet de Broglie (25 mai-26 nov. 1873). Il l'échangea contre celui de l'agriculture et du commerce dans le second cabinet de Broglie (26 nov. 1873-22 mai 1874). Il avait voté pour le septennat, et, bien qu'il se fût prononcé contre l'amendement Wallon, il vota pour les lois constitutionnelles. Il a écrit ; lie l'influence de l'éducation sur la tnorulité et le bien-être des classes laborieuses (1868).

DÉSÉNERVER {nèr") v. a. Guérir de l'énervement : DËsÉNt:Rvo,Ns-j(a((5... pensons à autre chose. (Henry Bataille.)

DÉSÉQUILIBRE {ki-libr') n. m. Manque d'équilibre, surtout d équilibre mental.

^DÉSÉQUIPER ( Ai-p(?) V. a.— Théâtr. Disloquer les équipes qui concourent à la représentation d'une pièce à spectacle : DÉsÉQUiPKR «He féerie pour commencer les répétitions générales de la suivante.

DÉSERTEUSE [zèr) n. f. et adj. Celle qui déserte -.Les DKSKKTKLsi:s du foyer contiailronf bientôt la vanité des chimères, la laideur ou la cruauté du réel. (Catulle Meudès.) TMot créé par Brieux, qui l'a donné pour titre à l'une de ses pièces. V. l'art, suiv.]

Dêserteuse (la), pièce en quatre actes de Brieux et ■Jean Sigaux (Odéon, l5oct. 1904). — M"" Gabrielle Forjot, follement épnsc de musique et de grand art, néglige son mari et sa grande tilletto Pascaline, devient la maîtresse de l'imprésario Uametty. et finalement déserte à sa suite lo domicile conjuj^al. Forjot, lo divorce obtenu, épouse Hélène, la pauvre institutrice de son enfant, une jeune fille aux sentiments nobles et dévoués, qui s'était faite dès longtemps la seconde maman de Pascaline. Colle-ci aimait d'une tendresse craintive, mais passionnée, sa vraie mère. Aussi, lors<)ue Gabrielle, après avoir couru lo monde, revient et revoit sa lillo, Pascaline. qui n'avait jusqu'alors ressenti que do la rancune contre l'étrangère, lui témoigne désormais une haine ingénieusement cruelle. Hélène endure son martyre sans (|ue jamais une parole d'elle éclaire Pascaline sur les fautes de la dêserteuse. Accusée de calcul vénal i>ar Gabrielle et sa fille, elle serait prôte à leur laisser la place libre pour (pie Pascaline soit heureuse, à fuir ù. son tour la maison qui est devenue la sienne et où elle ramena la paix, lo bonheur. Forjot ne l'entend pas ainsi, et il réussit à faire comprendre à Galiriolle cuinbien elle aurait tort, à tous les points de vue, do persister à vouloir reprendre Pascaline ou à exiger qu'llôlùno parte. C'est elle, la détraquée, qui s'en va. pour épouser, dit-oHo. Rametty, et en disant : n Pascaline, embrasse Hélène ; Hélène, je vous la confie. "

Sauf la douloureuse Hélène, aucun des personnages n'est francliemont sympatliique; mais lo drame poignant qui se joue entre eux n'en impressionne pas moins prorondénient. Il s'égayo par éclairs des apparitions d'un

compositeur qui se décerne modestement du génie et que tout le monde aiqiclle • le Maître ».

*DÉSÉTABUSSEMENT n. m. — Encycl. Lo mot anglais

disestaljlishment, qui signifie littéralement le « retrait du support « de l'Etat à une Eglise établie, correspond assez bien à ce que nous entendons eu France par séjmratinn des Eglises et de l'Etat, L'Eglise d'Angleterre et l'Eglise d'Ecosse sont encore aujourd'hui des Eglises établies. Quant à l'Eglise d'Irlande, unie à l'Eglise d Angleterre de 1801 à 1870, elle a été désétablie par un acte du Parlement de 1869 (32 et 33vict., cap. 42).

C'est Gladstone qui, le 1" mars 1869, déposa un projet do loi dans lequel il demandait que rkglise d'Irlande fût dépouillée de tout caractère officiel et devînt une Eglise libre. Par suite, les évoques irlandais devaient cesser de siéger à la Chambre des lords ; une partie de la dotation de l'Eglise était supprimée ; le clergé et les fidèles devaient élire un conseil de direction, qui serait reconnu par lo gouvernement et aurait l'existence légale ; les cours ecclésiastiques étaient dissoutes ; de larges indemnités étaient accordées aux membres du clergé, et leurs droits acquis soigneusement protégés. Cependant, le parti conservateur, dirigé par Disraeli, lutta contre la loi à la Chambre des communes avec une indomptable énergie. L'opposition â la Chambre des lords, conduite l'arlord Derby, fut également extrêmement vive Malgré tout, la réforme fut votée. Le 26 juillet 1869, la reine donnait sa sanction au ■ disestablishment o de l'Eglise d'Irlande. On fixa au l«' janvier 1871 la date do l'exécution de la réforme. Elle avait été d'abord accueillie assez mal par le public et par les pasteurs intéressés. Pendant la discussion de la loi, il y eut dans tout le pays des réunions où les invectives' les plus passionnées furent lancées contre le gouvernement. Gladstone fut dénoncé comme « traître à la reine, à son pays et â son Dieu ». Les clergymen n'étaient pas les plus modérés. Un d'eux dit en pleine église (jue le gouvernement " était un cabinet de brigands n. Un autre proposa de faire sauter les églises et d'en disperser les débris « aux quatre coins des cieux w. plutôt que de les c livrer aux infidèles •>. Mais toute cette agitation tomba au bout de quelques semaines.

DÉSÉTAMER V. a. Enlever letamage de.

^DescOFFE (Biaise-Alexandre), peintre français, né à Pans en 1830. — Il y est mort en 1901. Il avait exposé au Salon de la même année : un lieliquatre duxvi* siècle, et un Calice en cristal de roche.

DÉSHERBAGE \dé-:èr) n. m. Action de désherber, d'ôter les mauvaises herbes : L'ouvrier préposé au binage et au DKSHERBAGii. (André Theuriet.)

Des Houx i Henri). Biogr. V. Dur AKD-MoRiX! BEAU an

DÉSIRÂT (saint), en latin Desideratus, évèque de Clermont. en Auvergne, mort en 602. Ses reliques sont honorées ù. .Saint-Allyre. — Fête le il février.

Désiré (saint). Outre saint Désiré on Didier, en latin Ihsidtrius [v. t. IIIi, on honore saint Desire [Desideratus) évoque de Besancon vers la fin du iV siècle (fête le 27 juillet), saint Désiré, évoque de Bourges au vr siècle (fête le 8 mai), et saint Désiré, religieux de Fontenelle, fils de saint Vaneng, le fondateur du monastère de Fécamp. Il mourut sur la fin du vit* siècle. Fête le 18 décembre.

DÉSIRÉ-LUCAS, peintre français, né à Fort-de-France I Martinique) en 1869, élève de Bougfuereau, T. Robcrt- Fleury et Jules Lefebvre. Après avoir exposé en 1893 et 1894 des portraits de jeunes femmes, il se mit à représenter la vie bretonne avec la Tricoteuse {x^QZ), le Conte de grand'mére (1898), le Vceu du petit mousse (1900), toiles peintes dans une manière assez sombre. Parmi ses autres tableaux, il faut citer : le Bénédicité (1901); le Vieux loup de tuer (190-1); l'Homme des champs; Sous le pommier (1905); le Déjeuner des enfants, le Vdlage de Saint-Cado, dans la brume (1906). Dans ces dernières oeuvres, ia peinture de Désiré-Lucas s'est heureusement éclaircie. L'artiste a lui-même traduit par la lithographie ou l'eau-forie quelques-unes de ses toiles, comme le Bénédicité ou le Conte de grand'mére. Il a obtenu une médaille en 1898 et une seconde médaille en 1899.

"^ Desjardins (Achille- Arthur), magistrat français, né â Beauvais en is;i5. — Il est mort à Paris en 1901.

DeSLANDRES (J7enn-Alexandre), astronome français, né à Paris en 1853. Ancien élève de l'Ecole polytechnii|ue, il entra dans le corps du génie, mais une fois capitaine et breveté d'état-major, il quitta l'armée pour s adonner à la science (1883). Cinq ans plus tard, il soutenait .sa thèse de doctorat et devint, en 1897, astronome titulaire à l'observatoire de Meudon. Ses principales découvertes se rapportent à la spectroscopic céleste. Grâce à d'ingénieux appareils de son invention, il a pu photographier la chromosphère, appliquer lo principe Dôppler-Flzcau à la mesure de la vitesse des astres et compléter les études de ses prédécesseurs sur les radiations ultra-violettes. Deslandres fut chargé de plusieurs missions pour l'observation d'éclipsés à l'étranger ot l'Académie des sciences de Paris l'élut en remplacement de Fnye (1902).

Desmarest (Edouard), économiste français, né et mort à. Paris (1830-1870). Attaché au ministère de l'intérieur sous le second Empire, il ne cessa de vulgariser la mutualité parmi les populations urbaines et rurales. Ses jtrincipaux ouvrages sont : Commentaire du décret organique de IS5i, et Législation et organisation des Sociétés de secours tnutuels en Europe.

DeshaRETS (Ernest-Léon-Joseph), avocat français, né à Paris en 1815, mort à Javerlhac (Dordoçne) en 190!. Inscrit au barreau de Paris en 1837. il devmt bâtonnier en 1861-1865 et se fit remaniuer par sa verve et son esprit. Sa vaillante conduite pendant l'insurrection de juin 1818 le fit décorer. Après le 4 septembre 1870, il fut nommé conseiller d'Etat dans la commission provisoire gonvernemontale. puis devint maire du IX' arrondissement de Paris. On lui doit ; les Principes et les Hommes istoi; les Acteurs du drame contemporain : Silhouettes j'ulitiques (1882).

Des Marets ou DesMARETS. contrôleur des finances. V. Marets (Nicolas niis) au t. V.

*DESMAZECIiarI(;s-A(lricn), magistrat et écrivain frait- ';ais, nà à fcJaint-t^uoniia on 1820. — Il est mort à l*aris en i9iK).

De Smedt (Charles). V. Smedt.

DESMODËS idèss-mo-di') n. m. pi. Trîbti (le mammifères chiroptères, ilu la famille des phyllostomidés, sous-famille dos phyllostomiiics, dont le ge'ore desmode est lo type.

— (ftl DKSMODK.

— Encycl. Ces ohauvcs-souris. de taille médiocre, sont propres ù rAm6ri((ue tropicale. Les desmodi-s conipient doux genres : desmudc, avec deux espèces {desntodus i-ufus, dvsrnodus Yuumji) et diphylla.

Desnos {Cliarles-Jules-Piorre), ingénieur frani^als, né et mort à Taris (1832-1882). Sorti en 18S3 do l'Kcole centrale, il se (it, commo ingénieur-conseil, une spécialité des ([uostioDs techniques concernant lo droit industriid. Nous citerons, parmi ses publications : le journal l'Invention (1854-1873); le Jiëf/ime de l'invcJUion {\S6i),cn collaboration avec Brculier, avocat à la cour do Pans; VAnnuah-e des inventeurs (résumé pratique des législatioDS françaises et étrangères sur les brevets d'inveiitiou).

DÉSOLIDARISER v. a. Rompre un lien de solidarité : /.es

intérêts purtjciihrrs dksolidari.si:nt parfois les urévisles.

— Se désolidariser v. pr. : Le ministre de la yucrre s'kst dksolidarisl: de ses collc'jut^s.

Desormes (Louis-César), chef d'orchestre et compositeur frarirais, né ù. Alger en 1845. mort à Paris en 181)8. Après avoir passé un insrant au Conservatoire, il so livra à la composition et publia d'abord une quantité de romances ot chansons pour les cafés-concerts, ainsi qu'un grand nombre de morceaux légers pour le piano. Devenu successivement chef d'orchestre aux FoIics-Bcr(j;èro, au café de THorlogo ot aux Ambassadeurs, il écrivit pour ces divers établissements, ot aussi pour l'Kldorado, toute une série d'opérettes et do ballots. A citer, parmi les premières : les Diamants de Ftorinette, Antoine et Cléopûtre, une Mauvaise Connaissance, une Lune de miel, pas si bétel, etc. Ses ballets, au nombre de quarante environ, avaient pour titre : la Séguedille, Hève d'or» les Folies- Parisiennes, Joujotcx-ballet, ta Castillane, Fleur de lotus, les Demoiselles au xx' siècle.

Després (Suzanne), actrice française, née à Verdnn en 1875. Klèvo do Worms au Conservatoire, elle en sortit en 189" avec un premier prL\ de comédie ot un second prix de tragédie. DéjA elle avait fait remar^'uer ses excellentes qualités de comédienne en jouant dans les spectacles do l'Œuvre, dirigés par Lugné- Poé, qui l'épousa ; elle s'y était montrée dans : un Ennemi du peuple, Solness le Constructeur.

le Petit Et/olf, la Brebis, la Cloche en(/ïoutie, la IVob^sse de la terre, etc. Engagée ou 1898 au Gymnase, où elTo crée VÀinée, cllo passe bientôt au théâtre Antoine, où elle joue d'une fai;on remarciuable : (a Gitane. Poil de carotte, la Clairière, les Hemplaçantes, parait à la Portc-Saini-Martin dans une reprise do V Assommoir , rentre au Gymnase dans Manoune, puis, eu 1902, débute à la Comédio-Française dans la Petite Amie, après quoi elle joue Phèdre, etpasse oufiu au Vaudeville pour y créer avec succès Vasbrouffe ot divers autres ouvrages.

Desprez (Florimond), agriculteur ot agronome français, né en i8'.;o, mort à CapcUo (Nord) en 1000. ïl a consacré près d'un demi-siècle au dovoloppomeut d'une spécialité très importante ot très délicate, la production industrielle des semences perfectionnées de céréales, do plantes sarclées ot fourragères. Los résultats remarquables aux(|uels il était parvenu, ot les nombreux articles

— comptes rendus do ses expériences — publiés par lui dans la presse agricole (notamment dans le •< Journal d'agriculture pratique ■•) lui avaient acquis, on Franco et en Europe, une légitime notoriété. La petite ferme qu'exploitait déjà son père vers 1S40 s'étiiit transformée peu à peu en une vaste exploitation qui pourvoyait de semences sélectionnées (principalement de semonces de betteraves) la plupart des cultivateurs du nord de la Franco. Cu grand laburaïuire était annexé aux cultures.

DESSABLAGE [dè-sa) 0. m. Action do dessabler, il Pièce fondue : Dessadlagb intérieur, tl Quelques-UDS écrivent, mais moins bien, désabiage.

* DESSABLER {dé-sa) v. a. — Enlever le sable qui a ser^M à former le moule dans lequel on a coulé une pièce on mé(al : Dessabler une statue, un buste, il Quelques-uns écrivent, mais moins bien, dlsabler.

DesSIRIER (Jean-Edouard), général français, né à Nancray (Doubs) en 1842, mort à^Paris en 1906. Sorti do Saint-Cyr commo sous-Iieuteuant au 2^ zouaves, il lit avec ce corps la campagne do lS7û et fut blesse à Frceschwillcr. Tandis qu'on l'emmenait prisonnier en Allemagne, il s'évada, gagna Bitche, en sortit le 10 décembre à travers les lignes ennemies, parvint, en passant par le duché de Bade ot la Suisse, à rejoindre le 2* zouaves do marche en avant de Vierzon, et prit nart à la campagne de l'Est. En 1871, il fit campagne eu Kaoylie, sous le général Lallemaud. Attaché, en 1879, à la personne du président do la République, il fut. à la lin de cette mémo année, promu chef de bataillon et retourna en Algérie. En iSSl. il prit part à l'expédition de Tunisie, puis lit colonne daus la province d'Alger, Rentré à l'Elyséo en 18S2, lieutenant-colonel en 18S5, colonel en 1888, général de brigade en IS93, divisionnaire en 1898, il resta à Montauban comme chef de la 33' division d'infanterie, puis fut appelé, en 1901.au commandement du 7* corps d armée à Besançon. En 1903, il fut nommé presque simultanément membre du conseil supérieur de la guerre et gouverneur militaire de Paris.

^DESSOUS n. m. — Escr. Coups so terminant ei; sep-

timo ou en octave.

Desteldonck. comm. de Belgique (Flandre-Orient.

[arr. do GandJ),surle canal deGandàTermonde; 1.300 hab.

Suz.inne Desprc

DESTINÉZITE (dèss) n. f. Sulfate hydraté de fer, analo[MH.' a la diadoclute.

Destrem (Casimir), peintre français, né à Toulouse en 18ii. Elevé de Bonnat, il a ubtonu une deuxième médaille en 188G et une médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889 (Paris). Il a pris pan i la décoration de la Salle des Illustres, au Capitofedo Toulouse. Il a traité des sujets d'allégorie, d'histoiro ou do simple décoration : Super fiumina liabylonia; Symphonie fan tatlif/ue (1890); I/ymne aux temps disparus (i899^ ; Cité crépusculairell90i); Puer nulus est nobis {VJO-:) ; Orphée {l'Jdi) ; P(^9age au crépuscule (190i); Symphonie du soir [l'JOC).

♦DESTREM (Jean-Mario), iournaliste et romancier, né à l'oititTs en 1842. — Il a publié encore deux recueils do nouvelles : Homans très courts (1899) et Fidèles Crayons [1902); le Dossier d'un déporté de /<?tf4 [qui est un mémoire sur son grand-père Iluf^ues Destremj (190-i). Il a fait représentera rOdéon : l' il eureux naufrage, trois actes (1897); Colin-Maillard, un acte (1900) et, on collaboration avec Grenet-Dancourt : l'Ayrafe, un acte (1905).

destroyer {dèss-trfi-yeur — mot angl. signif. destructeur) n. m. Hâtimont do guerre do moyeu tonnage, à marche très rapide, supérieur en ariilleriê aux torpilleurs ordinaires, muni de tubes lance-torpilles et destiné à sen'ir d'éclaireur d'escadre, à donner la chasse aux torpilleurs et aux bâtiments do commerce. (On dit on France coktre-

TORPILLEUR [V. TOUl'ILLBLRj.)

DÉSUET (su-ê), ETE adj. Tombé en désuétude, poncif : Fredonnant, seule avec moi, de vieilles romances oësuétls. 'J. Marni.)

* DesvalliÈRES (Maurice), autour dramatique français, né à. Pans eu 1857. — Depuis 1897, il a fait jouer : la Vie en uovac/c (Vaudevillo, 1901), cinq actes, avec musique de Gabriel Mario; puis Maître Nttouclœ, trois actes, eu collaboration avec Antony Mars, joué aux Nouveautés en 1903 ; l'Arje d'or, pièce féorjtiue on quatre actes, écrite avec G. Feydeau, ot représentée aux Variétés en 1905 avec musique de Louis Variiey ; enfin, le Bonheur d'en face, comédie en deux actes, en collatioratiou avec Hugues Delorm© (théâtre des Deux-Masques, 1900).

DESVALX.IÈRES (Georgo), peintre français, né â Paris en 1861, élève d'Elio Delaunay et de Gustave Morcau. Il débuta par des œuvres de facture très serrée dans la manière des maîtres italiens, et conserva toujours la tradition do son second maître. Un mélaD£;o d'imaginaire ot de vérité donne à ses tableaux un caractère particulier. Son premier envoi au Salon fut un portrait de jeune tille (1883 J, et il exposa dès l'annéo suivante une œuvre excellente do dessin et do modelé, un Condottiere (musée do Nîmes). Il obtint une seconde médaille en 1894 pour deu.\ portraits féminins. Parmi ses autres œuvres, il faut citer; les Joueurs de balles, Narcisse, la Tète d'étude [musée du Luxembourg] (1 895) ; Zes Ti}-eu7-s d'arc {1S91) ; ^ore (1899); l'j-Etemum ti-ansve^-lere, grand panneau décoratif acquis par l'Etat; Orphée (1903); le portrait do M'°' D... [musée du LuxemlK)urgJ (1904) ; des i\i/ntphes et Faunes, le Christ et la Madeleine (i905), les illusirations de lioUa, ot dos études de Londres et des cafés-concerts.

Desvergnes (Charics-Jcan-Cléophas), sculpteur français, né à Bellei^arde i^l.oiret) en ISdu. Il reçut les leçons do Chapu et de Thomas, remporta le prix de Rome en 1839 sur le lietour de l'enfant prodigue, envoya do Rome au Salon de 1892 un bas-reiief : Musique sacrée. Eu 1895, V Humanité consolée, haut-rolief marbre (église Notre- Dame de Bonno-Nouvelle à Paris), et l'Inspiration, statue marbre, furent très justement remarqués. Au Saloo de 1906, il a donné un groupe eu marbre, Mater-nité.

DÉSYLE n. m. V. DESoxvBËNzoïNii, t. m.

DÈSYLIQUE adj. V. DÉSOXYliENZOÏNE, t. III.

*Detaille (Jcan-Baptisto-£'(/ourtîYO, peintre militait^ français, ué à Paris eu 1848. — Il a obtenu un grand prix à l'Exposition universelle do 1889 (Paris), où l'on a vu de lui : Bivouac du tnitaillon des tirailleurs de la famille impériale, la Heime, son Ancien régiment. Il avait exposé : En batterie, Hegnault de Saint- Jcan-d'Angély à l'armée des Alpes, etc. En 1905, il a exposé son œuvre jusqu'ici la plus vaste : la Chevauchée vers la Gloire^ destinée à décorer l'aJbsidc du Panthéon.

*DÉT0NANT adj. — Mélange détotiant. Nom donné au mélange de gaz ou de vapeurs combustibles et d'air dont la conibustion explosive engendre la puissance des moteurs dits H â explosion », ou parfois improprement « â combustion ioterno ».

— E^•CYCL. Lo phénomène de combustion qui so passe dans un moteur à explosion est une combusiion fort rapide, mais elle n'est pas cependant absolument instantanée. Elle dure un temps appréciable, souvtMit plus du tiers de la course du piston dans les moteurs à grande vitesse employés sur los automobiles. I>a vitesse de combustion est liée à la teneur eu cumbusliblo du mélange, ainsi qu'à ses propriétés chimiques, uotaniniem â sa chaleur do combustion. On raugmento par la compression, qui doit par conséquent être d'autant plus grande dans les moteurs quo ceux-ci doivent tourner plus vue ou utiliser un combustible de moindre puissance calorilii|ue.

détortilleuse n. f. Syn. de détortili.onneusb.

DetOUCHE J^urent-Didiorl, peintre français, né ù Reims en 1S15, mort à Paris en 1882. Il s'adonna â la peinture d'histoire ot do ^enre â l'exemple de ses maîtres Paul Delaroche et Robert Flcury. Le musée de Reims possède ses Petitt amateurs; la cathédrale do la même ville un Saint Patd ermite (18^0); l'église de Fismcs une Bésurrection de saint iMzare (1813). Il exposa en outre aux Salons: le Supplice de Jeanne rf*.4rc(l841|; Coiberl à Ounkerque (1814); le Martyre desaintc Eulalie (1845); Catherine de Médicis chez lîuggieri (1S4S); le Quart d'heure de Dabelais (1850); la Distjràcede Fouquet (1853); les Soldats pillards che:: des 7narchands juifs sous Louis XIII (1861) ; la Mort de Coligny {iSGô); Jean Bart et l'amiral Huyter (1SG6); l'Heure de la rançon (1874), et un Juif marchand de bijoux il875). Detoucbe, qui était grand admirateur des maîtres vénitiens, a en outre publié une notice sur la Vie et les ouvrages de P. Vêronése (1852).

Détour (lk). comédie en trois actes de Bernstein (Gymnase, 3 janvier 1902). — Jacqueline est la fille de Ray-

DESMAZE — DEUTSCII

monde, ^ui demande ses ressources â la galanterie élégante. Lllo adoro sa mère, mais déplore une bituatioa qu'elle a percée â jour. Aussi, lorsque Cyril, un des habitués du salon do Raymondo, lui propose de devenir sa maîtresse, elle lui explique posément pourquoi elle préférerait un mariage confortable cl bourgeois. Par coairc, lorsque le mari rêvé s'offre en la personne du jcuno Rousseau, tils d'un pasteur protestant, ello lui oppose, avec non moins de franchise, d'abord qu'elle ne laimo pxs, cosuito qu'elle serait par trop déplacée dans une famille aussi austère que la sienne. L'amoureux lève loua les obstacles, le mariage se fait, et voila Jacqueline fort malhourousc dans son nouveau milieu. On insiste trop sur la faveur graude qu'on lui (U eu l'accueillant, sur tout ce qu'il lui faut racheter et conuuérir à. force do venu. Jac(|uclino s'ennuie. Cependant, dans ce cadre de bigotisme, la luxure exerce quand môme ses ravages. Ainsi, Lucienne, la jcuno bcllosœurdo Jacqueline, lui contio qu'elle va se marier à un homme quelle n'aime paa pour so donner avec plus de tranquillité ù. un autre homme qu'elle aime. Jacqueline est dégoûtée. Aussi, lorsque Raymondo vient la voir ot quo toute la famille Rousseau outrage a plaisir cette mère adorée, la jeuno femme se trouve tout à fait à point pour sui%'re Cyril qui renouvelle ses propositions. Jacqueline aura doue vainement pris un détour; elle revient fatalement à la voie que font sieoDo l'influence atavique et celle du premier milieu.

La thèse est fort contestable, mais la pièce est intércssanie ot habilement conduite.

Détrie (Paul-Alexandre), général français, né â Faverney (Haute-Saone) co 1828, mort à Pans en IS99. Engagé dans l'infanterie en 1847, il devint sous-licatcnant en 1853, fut envoyé en Crimée, ou il fut promu lieutenant, passa capitaine en 18G3. prit part à la guerre du Mexique, où sa brillante conduite â l'affaire dé Borrcgo, dans laquelle it protégea la retraite du corps expéditionnaire, l'.i valut lo grade de chef de bataillon. Colonel en 18"0 après l'expédition do rOued-Ghir.Délric commanda le ■** zouaves à Frœschwiller et y fut grièvement blessé. De retour en Afrifjuc après la guerre, il prit part ù. diverses expéditions, iiotammeut dansle SudOranais. devint général de brigade vl876), ^'énéral do division lf*s4i et commanda la division dOran jus*|u'en 1893, époque où il fut mis a la retraite.

DettmaNN (Louis), illustrateur et peintre allemand, né eu I8*i5 à Adelbye, près do Flensburg. Parmi ses peintures qui témoignent d'un réel sentiment du plein air, «u citera : le WaUiÙiich, le Marché diu* poissant à Altona, la Oigne de l'Elbe à Watersdorf, la Chercheuse de champignons, la Naissance du Sauveur, triptyque, let Pâ/ptes, exposé à Paris en 1900. il a exécuté aussi do nombreuses aquarelles.

Dettweiler (Pierre), médecin allemand, né à Wiatersheim (Ilesse-Rhénauej en 1837. Il fut médecin militaire et prit pan aux guerres dano-allemande, austro-allemande et franco-allemaude. En IS70 il devint directeur du sanatorium de Falkeustein, dans le Taunus; il y appliqua la méthode hygiénifjue de Brebmer, pour le traitement de la phtisie. C'est grâce à lui que cette méthode s'est généralisée et a été adoptée partout. Dettweiler a contribué beaucoup à la création des nombreux sanaioria do l'Allemagne, eu particulier à ceux destinés aux ouvriers. Mais les résultats, d'abord fort encourageants, n'ont pas répondu toujours ù. l'attente géuérale : le sanatorium n'est probablement pas encore le procédé de la cure de la tuberculose pulmonaire qu'adoptera l'avenir. Dettweiler a publié: le Traitement de la phtisie dans les sanatorium* fermés (1888) ; /{apport sw 7i cas de phtisie tfuéris depuis 3 ou 9 ans (l&Sù); ùi Thérapeutique de la phtisie (1887}; etc.

DeuchiUI (Adolphe), homme d'Etat suisse, né à Steckboru ;Thurgovie) en 1831. Docteur en médecine, il s'établit dans son pays natal et devint membre du conseil exécutif do son canton. En 1879, il fut élu au conseil national, qu'il présida en 1882. Appelé au conseil fédéral en 1883, il y dirijjea successivement les départements de la justice et de la police, des postes, télépraphes et chemins de fer, et celui de l'intérieur. Président do la Coafédératioa en 1886, il dirigea les affaires étrangères, d'après l'usage alors en vigueur. En IS87, il fut préposé au dépanement du commerce et de l'agriculture. Il fut réélu président de la Coufédératioo pour 1897.

*DEUIL n. m. — Encycl. Milit. Dans l'armée française, lo deuil de famille est indiqué par un crêpe au bras gaucho. Lo deuil militaire l'est, pour les ofiîciers. par un crêpe â la poignée de l'épée; pour les drapeaux ou étendards, par un crêpe à la lance. Lo drapeau du régiment porte le deuil de son colonel jusqu'à l'arrivée de son successeur; tous les drapeaux de l'armée portent de même le deuil du Président de la République. Le deuil militaire est alors poné pendant un mois par les oftîciers, soit do l'armée entière, soit du régiment qui a perdu son chef.

DeusSEN (Paul\ philosophe et indianiste allemand, Dé à Oberdreis (distr. de Neuwied) en 1845. Professeur ù l'université do Berlin, puis à Kiel, il est uc aisciple de Kant et de Schopenhaucr, mais il a subi 1 iuAuence de la pliilosophio de llnde. Ses principaux ouvrages sont : Examen de la composition et de la doctrine du Sophiste de Piaton (1869); Eléments de métaphysique (2* éd., 1890 1; le Système du Vêdànta (1883) ; les Sùtras du Védànta [trad. du sanscrit] (1884): l'Impératif catégorique (1891): Histoire générale de la philosophie avec une étude spéciale des religions (1894 et suiv. ; trad. franc., IS99), ouvrage considérable ; Soixante L'panis/mds du Vêda (trad. du sanscr., 1897) ; Eléments de la philosophie /lindoue (en angl., 1900), etc.

DEUTÉRO-AJUBUMOSE n. f. V. UÛMl-ALBCUOSB.

DEDTOLÊCITHE du gr. deutéros, second, et lékitkos,

jaune d'œuf) d. m. Matières de réserves alimenuires ou lécithiques accumulées, non dans l'œuf non segmenté (protoiécithe), mais dans les cellules deTcmbryon. V. ŒDF.et

LliClTElE.

DEUTOPLASUA {ploss — du gr. deutéros, second, et plassein, former) n. m. Matières de réserves non douées de propriétés vitales, bien qu'incluses dans la cellule, par opposition à protoplasma, formé de substances vivantes. (On désigne nabiiuellement sous le nom de deuloplasma le viteUu*s nutritif do l'œuf.)

DeUTSGH (Simon), socialiste allemand, né à Tienne en 1824, mort à Londres en 1877. Il prit uLe part mar-

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