V. DIABÈTE
DIACOMMATTQDE {ko-ma-tfk' — du gr. rfm, par. et do comma) adj. Musiq. Qui monte ou descend d'un comma. Il IntervnHe diaconmiatiqne. Intervalle qui existe entre une note haussée d un dièse et la note d'un ton au-dessus baissée d'un bémol.
DIAGONALES (du lat. diaconus, diacre) n. f. pi. Théol. Leçons faites aux diacres, dans les grands séminaires, sur la partie de la théologie morale qui concerno les péchés contre la chasteté : Le supérieur du séminaire s'était chargé des diagonales.
~ Encycl. Le mot diaconale vient du mot diacre (en lat. diaconus) : les leçons ont pris leur nom des auditeurs.
11 est d'usatje, parmi les directeurs des grands séminaires, en faisant étudier aux élèves la théologie morale,
surpL.
Diabolo: cdne et baguettes.
Joueur de diabolo.
do no pas exposer, dans les cours ordinaires et communs. ot do réserver pour la liu dos études ecclésiastiques la parue qui s'occupe des péchés contraires à la vertu do cha-iieto.
D'une part, à cause de la délira'essc io la niûti.Vre, un aime mieux attendre l'époque o i <»ront
plus avancés en ûge et plus forui .uront
vingt-trois à vingt-quatre ans, «m, , , ...u'ils
sont chargés do les préparer ix remplir .ji;^jh meut ]»jur ministère, les supérieurs esiimcni qu iK no sauraient soustraire à luurétudo Ja connaissance do la nature et do la gravité dos fautes qui sont justement les plus communes, et on face dosqucdics. dès lors, leurs fonctions do directeurs do conscience les placeront lo plus souvent. Une ignorance naïve, en recevant alors certains aveux, non seulomeut les rendrait ridicules et leur enlèverait toute autorité, mais elle les exposerait encore à dtts étonnements ou à des questions du plus fâcheux clfet. Ils doivent pouvoir tout entendre sans surprise et tout comprendre sans explication, à demi-mot.
Eu outre, on juge qu'ils seraient tout à fait incapables de donner les conseils dont une àino débile, coupable ou troublée, peut avoir besoin, s'ils ne connaissaient pas les sources do certaines faiblesses, les occasions qui y mènent et les consé(|uenccs (|ui les suivent. Bref, les directeurs des séminaires appliquent aux maladies de l âme la méthode (|u'on suit ailleurs pour les maladies du corps, que l'on lait étudier en détail aux élèves de médecine, sans s'effaroucher pour leur délicatesse d'une étude scientifique, que Ion trouve, avec raison, louable cl salutaire puisqu'elle tourne au bien des malades. Les diacres sont traités comme do futurs médecins des âmes; les diaconales sont des leçons de pathologie morale.
*DIAC0NIE n. f. — Eglise de Homo dont lo titulaire est
un cardiuat-diacre.
DIACRYLATE n. m. Sel do l'acide diacr3iique.
DIACRYLIQUE adj. Se dit d'un acide C*H'OS dont on obtient facileiucnt le sel de calcium en chauffant le paralactaic.
DIADOCHOCINÉSIE [ko, :î) ou DIADOCOGINÉSIE
[zi — du gr. diadokhos, successeur, et kinésis, mouvement) n. f. Physiol. Fonction qui i>ermct l'accomplissement do mouvements successils : La diaduchocinbsib, indispensable à l'accomplissement normal de towi les mouvements volitionneU, a été localisée par Babinski dans l'appareil cérébelleux.
DIALLAGITE n. f. Hocho appartenant au groupe des
pyroxéuiîos et caractérist-e par la diallage et la bronzito.
DIAMIDE 11. f. Syn. do uydrazine. (V. ce mot au t. V.)
DIAMIDOGÈNE n. m. Syn. do hydrazise. CV. co
mat au t. V.i
DIANTHRYLE n. m. V. BIANTHRYLE.
DIAPHANISER (de diaphane) V. a. Rendre transparent : Des duiijls iJiAi'HAMSEiS d'aube. (Myriam Ilarry.)
DIAPHRAGMOMÉTRE (de diaphratjme, et du gr. mélron, mesure) n. m. Appareil qui ]jcrmel do connaître immédiatement l'ouverture utile du diaphragme d'uu objectif photographique quelle quo soit sa distance focale. (Le diaphragmomètre consiste en une bague mobile, placée à côté de l'anneau moUctè de la monture de l'objectif; cette bague porto une graduation donnant les ouvertures relatives correspondant à. la distance focale de l'objectif sur laquelle elle est montée.)
DIAPLÉGIE (jt — du gr. dia, nianiuant dualité, et pUqê, clioci n. f. Paralysie double, par opposition «l la monoplégic qui atteint un seul côté du corps.
DIAPNOMÊTRE (du gr. diapnoc, transpiration, et métron, inesurtîj n. m. Petit appareil analogue à un hygromètre, utilisé pour mesurer la sécrétion sudoralc-
— Encvcl. Le diapnométre so compose d'un réservoir membraneux, généralement un estomac de grenouille rempli do mercure, qui communique avec un tube capillaire contourné et gradué en divisions hygrométriques. Le réservoir est placé dans une petite cloche, qu'où applifjue sur la peau au point dont on veut counaître la sécrétiou.
DIASTASIGÈNE lass-ta — du gr. dicutasis, séparation, et qenmin, produire) adj. So dit d'une cellule jouissant do la propriété de donner naissance à des ferments solubles, diastases ou enzymes. (Les cellules des glandes salivaires, pancréatiques, etc., sont diastasigènes au même titre que les cellules de levure, do tyrolhrix, etc. [V. diastase,
et ZYMOGENÊSE.^)
DIATOMITE n. f. Variété de tripoU contenant de l'oxyde fer ri que.
*DlAZ (Porllrio). général et homme d'Etat mexicain, président de la République du Mesicpie, né à Oavaca en IS2S. — Les pouvoirs lui ont été renouvelés en 1900 et en 1904, et lo Mexique n'a cessé de voir s'accroître, sous son gouvernement tranquille et pacifique, sa prospérité économique. En 1901. c'est à Mexico que se sont tenues les assises du Congrès panaméricain, où toutes les républiques du Nouvrau-Mondo envoyèrent des délégués.
*I>iAZ DE La Pena (Eugène\ compositeur français, [ils de Narcisse Diaz de La Pena, né à Paris en 1837. — Il est mort à Collevillo iCalvados) on I90i. Il était rcTcnu à la fin de sa vie à la peinture, qu il avait étudiée autrefois avec son père.
DIAZOL n. m. V. azoL.
DIAZORÉACTION n. f. Syn. de réaction d'Ehrlich.
DIAZORÉSORCINE n. f. S^n. de BËSAZURINE. DIAZORÉSORUFINE n. f. V. RËSORCFINB.
DIBARBITURIQUE adj. V. BARBITURIQUE au t. I.
DIBBLE (motangl.) n. m. Sorte de plantoir.
Porflrio Diaz.
DEVUIKM - DIDIÉRÉE
— Encvcl. l^ diblite. i|ui iromo son emploi dans Ici Icri-ains rii.ijl.Its, est coDBiituc par uoe plaque méiallv uc
e •' ^ ■ ri r-
ir. ... ^ , rc-
mctiL i»|tact.'cii, el s'adapio  UQ manclio en boi». Od s'en serl surtout pour la plaulQiioa 'les pommes <Jo terre. On eni[»loie aux semailles des cérOales ou des fc-rosses graines pot-icereii ou fourragères dil,' ■
Dibble.
'r^:s, fève
'lae
-c lo
DIBBLER (di^/é) V. a. Planter k laido du dibble : Dib- BLEK de» pommes de terre, du malt.
DIBIOSE (du gr. du, deux, et bio$, vie) n. t. Biol. Propriété que possèdent certains organismes uaicellulairei d 6irc. suivant les conditions dans lesquelles ils se irouveut, aérobies ou auaérobies.
DIBIOTE adj. Biol. Se dit d'un r aro
jouissaiitde la diliiote. (I^ levure i,lo
d'être dibioie. Avec le moùi sucré. ■ -Ion
aérobie, de l'eau et de l'acide carLoiu^ue, tu cuudiiion anaérobic, do 1 alcool, de l'acide carbonique, etc.;
DIBROHOCROTONIQUE adj. V. CKOTONIQIE au t. III.
DIBUTYRYLE n. m. Composé que l'on obtient en ir„ clilorure do butvr^le par l'amalgame de sodium.
tant le
DiCENTA (Joaquin '. écrivain espagnol, né à Calatavud (.Vragon en 1860. yuoiuuo l'aciiviié Hiiéraire d»- Krôat:^ se soit nianifestce aussi dans le du do
aie
me
lia Luf.iaiia
se soit nianireslée aussi dans le du la nouvelle [Spoliarium, uocelas cor-:
las y euenlos), ainsi que dans le jou , au théâtre qu'elle apparali avec le i.lus SCS pièces obtinrent uu grand succès, so mérite propre, soii à cause de I. ur si ou anticléricale. Ce sont Ju'i de ses dernières œuvres. 1 uières productions, nous c:'
de Werther (vers;; Jo» Irra^iouiaUti ,
(prose); el Duque de Gajidia, drame Ijrique: el Se'wr /ciidni (prose); Cuito Vargat (versj ; etc. Diccota a traduit on castillan le drame catalan el MUtico, de Santiago Rusiiiol.
DICHROHE [krom'i adj. Se dit d'un corps transparent qui so présente pour des épaisseurs différentes sous deui couleurs différentes : La cMorophylle, qui postéde tout une couche mince une transparence verte alors qu'elle donne une coloration rouge pour une eouclie très épaisse, est un eorits
UICIIROME.
DiCKEBDSCH, comm. do Belgique (Flandre-Occidentale, arronJ. d'Ypres;, sur un petit tributaire de 1 "i'ser ; 1 500 lab. Dentelles; école manufacturière de dentelles.
DiCKELTENNE, comm. de Belgique (Flandre-Orientale [arrond. de (.andj), près de lliscaut; 1> ' h.-it.. C,-^: un sue ancien de l'époque gallo-romaine.
DICKSBERGITE n. f. Svn. de RimLK.
■ Dickson Oscari, riche Suédois, protecteur des artistes et des savants, né à Gœtcborg en 1SÎ3. — 11 est moni Almo^ (Suéde) en 1897.
DICLISURÉS n. m. pi. Tribu de mammifères chiroptères, de la sous-famille des embailonurinés. renfcrmaut le seul genre diclidurus .
(Les diclidurus sout des cbauvos-sou- ^^--^ ris de taille moyenne, à livrée plus ou moins claire, à queue courte presque dégagée do la membrane
intcrfémora- ,.^..uarus,
le. Les deux
espèces qu'on en connaît sont propres à l'Améhqoe chaude : diclidurus albus^ du Gtiatémala au Brésil; diclidurus scutatus. tome 1 '.Amérique du Sud.)
DICRÉSTUNE n. f. Composé oui se forme lorsqu'on traite l'hydrazotoluine par l'acide cnlorhydriqae concentré et bouillant.
DICTTOPHAROÏDE n. m. Genre d'insectes hémiptères homoptùres, de la famille des fulgoridés, créé en 1900 pour des formes nouvelles, voisines des dictyopharcs, découvertes dans l'Amérique centrale. (Le dictyopharoides tenuirostris, du Mexique, est lo type du genre.)
DICTMBA {sin) n. m. Genre de cœlentérés de la classe des siphooo phoros.
Ils sont formés d'une longue tige mobile, qui porto à l'extrémité supérieure un flotteur plein d'air et deux grandes cloches natatoires ; sur cette lige sont insérés de nombreux individus réunis en groupes, qui sont éloignés les uns des autres, et qui ne comprennent chacun qu'un seul polype nourricier.)
omiÉRÉE n. f. Bot. Genre de sapindacécs, type d'une tribu dite des di~
diértes,
— Enctcl. Les didiérées et les espèces du genre voisin alluaudie sont des arbustes cactifonnes, propres aux régions arides du sud et du sud-est de Madagascar. Les principales espèces sont la didiérée (tdmirable et la didiérée de Madagascar. La didiérée ékv'^'i ou mieux alluaudie élevée fournit tin bois léger e: incorrup-
Dictyopharoïde (gr.ïfois;.
DIDIER-POUGET — DILSEN
tibic, riclio en tanin ciai est rcclicrclié, pour le boisage des mines au Trausvaal; ce bois est connu sous le nom
de fantsijolvtra.
DiDIER-POUGET (William), peintre fran.;ais, né ù Toulouse tMï l»Gi. lia souvent exécuté des paysages do grande dimension, comme le Ciyque de Gnvarnie, effet du soir (1897), mais il est surtout le c peintre dos bruyères » . Ses toiles représentant dos landes, des coleaux tapissés de bruyères roses en fleur, sous les buées du matin ou dans la chaleur assoupie du soleil couchant, sont très habilement peintes et dun ciret charmant; elles ont fait sa réputation. Il a exposé : l'Etang de Cerisay (1880); l Etang de Mimiran (1889); Crépuscxde : environs de l'an {i%90) fmuséo de Mâcon]; tes Ajoncs : landes de Gascof/ne {l&OO) \ Derniers rayons f»89:»); le Matin: bruyères en fleur (1895) 'musée de Boston]; Lande aux bruyères .-plateau de fie('(lS96); lîniiières dans la /rt»u/e (189C) tmuséo de Lyonj; Plaine de Tarhes (1897) [musée do Toulouse]; le Malin : vallée de la Creuse (1898) ; JJnime ynatinale (1899) Imusco d'Orléans'; Environs de Gartjilessc (1900); Vallée du Loi : Saint-Cir4/-la-Popi€ (1901) [musée de Cahorsj; Vallée de lu Corrèse (1902); Environs de Lourdes (190;)); le Matin dans la Corrèse (1901); Bruyères en fleur (i905j; Lever de lune sur l'étang : Corrèze (1906), etc. Il a obtenu des récompenses aux salons de 1890, 1SP8, et à rcxposiiiou de 1900. *DlDON\le P. Henri), prôdicateuret écrivain callioli(|ue, iK- au Touvet (Isère) en 1840. — Il est mort à Toulouse (Ilaute-Garonuo) en 1900.
^DlDRON (Kdouard-Amédêe), peintre verrier, né à Paris en IS36. — Il y est mort eu I90i. Cet artiste érudit dirigeait, depuis 1867, la précieuse publication des « Annales archéologiques ". Il possédait mie très riche bibliothèque et des curiosités archéologiques qui ont fait l'objet d'une vente spéciale.
*DlDYME. — Archéol. Le célèbre sanctuaire d'Apollon Didyméen, situé à Didyme, près de Milet, avait été fouillé partiellement en 1873 par Rayet et Thomas ; on voit au Louvre plusieurs des marbres découverts alors. Haussoullior et Poutremoli ont dégagé les deux façades {.ij.%'intesques du temple d'Apollon. Ils ont découvert notamment de très curieux chapiteaux à figures et des inscriptions précieuses pour l'histoire des chantiers grecs ou de l'administration des temples : des marques d'architectes, des inventaires, des dédicaces, des décrets, des lettres do rois, des listes de prêtres et do prophètes attachés au service de roracle.
D'autre part, de Morgan, dans ses fouilles de Suse, a retrouvé un curieux ex-voto qui a fait partie du butin emporté par Darius après le sac du temple de Didyme : c'est un grand osselet do bronze, qui porte une dédicace à Apollon, rédigée en vieil ionien.
Enfin, la mission allemande qui fouille à Milet a étudié le tracé de la voie sacrée qui conduisait de Milet à Didyme. Le long do la route, ou a trouvé un heroon et un beau monument funéraire de style dorique.
Die (saint). Outre un solitaire du Blaisois et un évêque de Xevers (v. t. III), on peut citer saiut Dié, évoque de Vienne en Dauphiné, mort vers 710 (fête le 15 cet.), et saiut Dié ou Déodat, religieux du monastère de Lagny, près Paris, au vm' siècle. (FÔto le 3 févr.)
DlEFFENBACH (Antoiuc-Henri), peintre de genre allemand, né à Wiesbaden en 1831. Il étudia d'abord à Strasbourg, puis fît c|uelquo temps de la sculpture à Paris chez Pradier ; il revint à la peinture et acheva ses études chez Jordan, à Dusseldorf. Il habita ensuite Wiesbaden jusqu'en 1SÔ3 et Paris jusqu'à la guerre ; par la suite, Berlin. Sa spécialité est la peinture des scènes enfantines et rustiques; il y apporte beaucoup d'esprit et de bonhomie. Sou tableau le plus populaire, souvent reproduit parla gravure, est: /a Veille du mariaqe (1865). A mentionner ensuite: Soirée de Noi'l, fiançailles, la Visite à la nourrice, les Quatre saisons, les Eriandises (Berlin), etc. '^Dœhl (Michel-C/wrZes), érudit français, né à Strasbourg on 1859. — II devint on 1897 correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Après VAfriqne byzantine (1896', il a publié; En Méditerranée, promenades d'histoire et d'art (1901); Justinien et la Civilisation byzantine au vi' siècle (1901), couronné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres; fiavenne (1903); Théodora, impératrice de Byzance {l^Oi) ; Etudes byzantines (1906). Il a donné au « Nouveau Larousse illustré « de nombreux articles d'histoire byzantine.
DlELS (Ilormann Alexandre), philologue allemand, né à Biebrich-sur-le-Rhin en 18i8, professeur de philologie classique ù. l'université de Berlin. C'est surtout un helléniste, et ses travaux, qui font autorité, sont le plus souvent consacrés aux philosophes grecs. Il faut citer do lui : Doxographi grscci (1879); Simplicii in Aristotelis physica commcntarivm (18S2); Theoplirastea (1883) ; les Feuilles d-j la Sibylle 1890J; Poetarum grxcorum fragmenta: IH,
I : Poctx phi'osophi (l'^Ol); les i''ragments des philosophes antérieurs à Sacrale (grec et allemand, 1903\ etc. 11 est devenu le directeur de l'édition, entreprise par l'Académie des sciences de nerlin, dos commentateurs grecs d'Aristote, et il a collaboré à de nombreuses revues. lin 1895, l'Académie de Berlin l'a choisi pour secrétaire per-
ftétuel, et en 1897. à la mort d'Ernst Curtins. il est entré à a tlireclion centrale do l'Institut impérial d'archéologie.
II a été élu on 1899 correspondant do l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
DiEMERiNGEN, bourg d'Allemagne (Alsace-Lorraine), en Lorraine, sur l'EichoI, sous-afllucnt du Rhin par la Sarre et la Moselle; 1.500 liab. Salines, vignobles; ù quelque distance, sources salines et ferrugineuses do tîriiucwald.
BiEPOLDSAU, comm. do Suisse (cant. do Saint-Gall [distr. d'L'ntor-Hhcinthal]!, bâtie dans une boucle du Rhin et sur un territoire marécageux où l'on a entrepris do grands travaux pour corriger les écarts du fleuve ; 2.200 hab. Agrîcultiiro, élève do bétail. Broderie et tissage. Kxploit;itioii du tourl)e.
plESSBACH (Ober-), comm. de Suisse (cant. do Berne Mistr. de Konoltingen]), sur la route de Berthoùd à Thouno; l.soo hab. Culturo fourragère, fromagerie, briqueterie; fabrique de plumes mélalliques.
DlÉTERLE (Picrre-Gcorgos;, pavsagiste français, né à Paris en l« 14. Klèvo do Corot, cet artiste, au talent souplo
et gracieux, a surtout reproduit les paysages des bords de la Seine, do Paris A la côte normande. Œuvres; la Vallée de Valmont, effet du soir (1900); la Grande Mare à Criquebœuf- en-C aux ; Us Terre-Neuviens à Fëcamp (I90l) ; le pays de Caux ; Fêcamp (1902); le Plateau de Saint-Lèoutird-en-Caux ; ta Destruction des fanes (1903); Menace d'orai/e et te Canal di Santi Apostolt, à Venise (1904); Lfver de tune (1906). — Sa femme, Marie Van Mabcke, née à Sôvros. peintre animalier et paysagriste, a été récompensée au Salon de 1884 et aux Kxi)osiiions universelles de 1889 et 1900 (Paris). Parmi ses œuvres, citons : le Matin, Embouchure de la Seine (1900); Deux somrs (1901); les Genêts (1902); un Coin d'herbage, A'orwawdf'e (1903) ; Bestiaux dans tes basses terres de la Hoquc, Normandie (1904) ; Chemin de Saint-Pierre-du-Val {Normandie) [1906J.
DiETIKON, comm. de Suisse (cant. et distr. de Zurich), dans la vallée de la I,immat; 2.800 hab. Ville industrielle : usino électrique, filatures de colon et do soie ; élève de bétail; vignoble.
*DlETRICH (Antoine}, peintre d'histoire allemand, né à Meissen en 1833. — Il est mort à Leipzig en 1904. Cet artiste éminent, élève de Sclinorr von Carolsfeld, était professeur à l'Académie do cette ville.
DIETZÉITE n. f. lodochromalo naturel do chaux.
DIETZIA D. f. Genre d'insectes coléoptères rhyncliophores, de la famille des curculionidés, crée eu 1903 pour des charançons de l'Amérifiue centrale voisins des authonomes.
(La dietzia bîfasciala, do I*anama, est le type du genre.)
*DlETZ-MONNIN (Charles), indus- Dietzia (gr. 6 fois), triel et liommo politique français, né
à Barr (Bas Rhin) en 1826. — Il est mort à Paris en 1896. Dieu, poème de Victor Hugo (juin 1891 — composé à Guernesey de 1853 à 1855). — L'œuvre se divise en trois parties : Ascensioii dans les ténèbres; Dieu; le Jour. Le poète, à la recherche do l'infini, voit apparaître devant lui, dans les ténèbres, l'Esprit humain qui lui offre de lui dévoiler les mystères de la nature. C'est Dieu que rhomme veut connaître, et il demande Lui. Un rire sarcastique lui répond dans l'ombre. Cependant, le fantôme se répand en une multitude do voix confuses. Ce sont les voix de la fausse sagesse humaine qui parlent dans l'infini : les unes veulent etfrayor Ihomnie en lui montrant l'impuissance de sa pensée ; les autres font passer devant lui les différents dieux que l'homme a créés : le Dieu des Grecs, le Jéhovah des Juit's, le Dieu politique en costume d'empereur; le Dieu des bonnes gens, etc.; une autre lui déclare qu'il ne doit chercher à connaître quo les lois et les forces de la nature. C'est à cet endroit que se place le poème de la Goutte d'eau, où Victor Hugo décrit le lent travail de la goutte (lui pendant la durée des siècles a fouillé la roche des Pyrénées et creusé le cirque de Gavarnie. Cependant, rien ne rebute la recherche de l'homme. Il insiste et voilà que, sous forme d'oiseaux symboliques, les systèmes métaphysiques, dans un ordre de perfections croissantes, lui apparaissent. L'auteur a lui-même expliqué ainsi ces symboles : a La chauve-souris représente l'athéisme : nihiC; le hibou, le scepticisme : quid?; le corbeau, le manichéisme : duplex; le vautour, le paganisme : multiplex ; l'aigle, le mosaïsme : unus; le griffon, le christianisme : triplex; l'ange, le rationalisme : homo; la lumière, ce qui n'a pas encore de nom : Deus. o Le poète monte encore plus haut dans l'espace. Il va pénélror le mystère des mondes. Mais un spectre enveloppé d'un suaire le touche du doigt et il meurt. — On retrouve dans ce poème l'imagination puissante du poète, des vers sonores et des métaphores cclalantes.
DxEUDONNÉ (Guillaume-Marins'), sculpteur français, ué et mort à Arles (1S27-1897). S'étant rendu à Paris, il prit des leçons de Bonuassieux, entra à l'Ecole des beauxarts, exposa au Salon de 1853 à 1882 des bustes et des statues, puis se retira dans sa ville natale, où il devint conservateur des musées municipaux. Parmi ses œuvres, nous citerons : le Serpent d'airain (1850); Episode du Massacre des Innocents (I85i); Enfant jouant au sab^t (1868); la statue monumentale de Constantin le Jeune (isn); les bustes du général Chapuis, au Père-Lachaise; do lîalechou, à Arles : de Bourcet, à Arles ; un buste A'Arlésienne. qui a été reproduit à des milliers d'exemplaires.
*DlEULAFOY (Marcel-Aucuste), archéologue français, né à Toulouse en 1844. — Dieulafoy, qui est depuis 1895 membre libre de l'Académie des inscriptions, a communiqué à cette académie diverses études relatives au moyen ùgo, notamment: le Château-Gaillard et l'Architecture militaire au xiii* si/'c/e (1898) ; /a Bataille de Muret (1899); la Statuaire polychrome en Espagne, du \n' au XV* siècle (dans les Monuments Piot. t. X). Il a commencé une série d'études sur les armées grecques.
*DlEZ (Robert), sculpteur allemand, né à POssnech (Saxe-Meiningen) on i844. — Il a pris part à l'Exposition universelle do 1900 (Paris) où il s'est vu décerner un grand prix. 11 avait envoyé un bronze do haut style : la Tempête.
DiFFERDANGE ou DiFFERDINGEN, bourg du grandduché do Luxembourg (arrond. d'Esch), près d'un petit tributaire du Rhin par la Sure et la Moselle; 2.200 hab. Mélallurgio du fer, forges.
*DIFFÉRENTIEL n. m. Mécanisme composé d'une boîte d'engr('ii;iLr"s, liisposé sur l'arbre des pignons do chaîne d'un nutoiMoliilc ou sur l'arbre des roues motrices, et dont le but est de permettre ù chacune do ces roues do tourner à une vitesse différente dans les virages, tout en recevant l'effort do traction du moteur. V. automobile.
DiGBY, ville du Dominion canadien (Nouvelle-Ecosse'^, ch.-l. du comté homonyme, ù quelque distance do la baie do Fnndy; 3.000 hab. Petit port.
DIGITALOSE n. f. Alcaloïde extrait de la digitale et voisin do la digitaline.
'^ DIGUE n. f. — E.NcYci,. I.OS propriétaires riverains des cours d'eau peuvent en principe élever dos digues pour garantir leur fonds contre les crues, pourvu qu'il n'en résulte auctm changement préjudiciable à leurs voisins.
La loi du 28 mai 1858 a toutefois apporté do nombreuses
restrictions à cette règle. Il ne peut être établi, sans dérlaration préalable à ïautoritô préfectorale qui a le droit d interdire ou do modifier le travail, aucune digue sur les parties submersibles des vallées de la Seine, de ta Loire, du Rhône, de la Garonne et de leurs aflluents ci-après désignés : Yonne, Aube, Marne et Oise (Seine; — Allier, Cher, Maine (Loire), — Ain, Saéne, Isère et Duranco ^Rhône), — Gers et Baïso (Garonne). Dans les vallées protégées par des digues, sont considérées comme submersibles les surfaces qui seraient atteintes par les eaux, si les levées venaient à être rompues ou supprimées. Ijcs infractions sont punies comme contraveniions en matière de grande voirie. Toute digue, établie dans les vallées susdésignécs, qui sera reconnue faire obstacle à l'écoulement des caux ou restreindre d'une manière nuisible lo champ des inondations, pourra être déplacée, modifiée ou supprimée j>ar ordre de l'autorité préfectorale, sauf le payement, s'il y a liou, d'uue indemnité de dommage fixée à dire d'experts.
Dans certaines autres contrées, il paraît au contraire nécessaire do prescrire la construction de digues à la mer ou contre les fleuves, rivières et torrents. Lorsque cette nécessité est reconnue par décret, la construction et l'entretien des digues incombe aux riverains dont les propriétés sont protégées, proportionnellement à leur intérêt, sauf lo cas où le gouvernement croit juste d'accorder des secours sur les fonds publics. (Loi du 16 sept. 1S07, art. 33.)
Les intéressés peuvent former des associations syndicales pour oflcclucr les travaux ordonnés.
Le rétablissement des digues est considéré comme grosse réparation à la charge du propriétaire, à moins que leur destruction n'ait été occasionnée par le défaut d'entretien incombant à l'usufruitier. (C, civ., art C05 et 606 )
DIHYDRAZINE n. f. Base que l'on obtient par la réduction du comptf^é dinitrosé qui se forme lorsqu'on traite le chlorhydrate de pipérazine par une solution do nilrite de sodium.
DILECTATEUR {lék — lat. dUectator) n. m. Antiq. rom. Commissaire choisi dans l'ordre équestre et investi d'une délégation spéciale pour procéder au recrutement des troupes dans les provinces impériales.
I>ILK£ (Emilia-Francis STRo^G, lady), écrivain d'art anglaise, née à Ilfracombe en 1842, morte à Woking en 1904. Elle avait épousé l'homme politique Charles Dilke. Parmi ses publications sur l'art, aussi estimées que noml)rcuses, citons : Bistoire de la Renaissance artistique eu France (1879); Claude Lorrain d'après des documents inédits (1884); etc. Elle a collaboré à plusieurs revues britanniques et, en France, à la « Gazette des beaux-arts ».
* SiLL ( Louis } , peintre allemand , né à Gernsbach (gr. -duché de Bade) en 1848. — Il s'est de plus en plus affirmé comme le maître incontesté de l'école de Dachau. cette école de paysagistes allemands préoccupés d'allier à la vérité le souci du style. Il est maintenant professeur à l'académie de Carlsrîihe. Parmi ses œuvres récentes. citons ■.M'artOu7g (au Reichstag), Canal hollandais (galerie nationale de Berlin). Trabacota (galerie de Saint-Galleu), Canal vénitien (galerie de Stuttgart).
DiLLENS (Juliaan). sculpteur belge, né à Anvers en 1850, mort à Bruxelles en 1904. Elève de son père Henri Dillens, il s'est acquis une juste réputation par ses œuvres décoratives. Homme d'initiative, il fut le fondateur de r " Essor i>, groupement dariistts qui organisa les premières expositions des beaux-arts en Belgique, et il fut durant seize ans le président de cette société. C'est également Dillens qui fonda l'académie de Saint-Gilles. II est mort professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il a pris part aux Expositions universelles de 1SS9 et de 1900 (Paris) avec : la Justice inspirée par le Droit et la Clémence, groupe ; Front>'n de l'hospice-orpftelinat des Trois-Alices, bas-relief; Metdepenningen, statue érigée à Gand; le Monument d'Anspacb. érigé à Bruxelles; le Silence de la tombe, etc. Il a laissé inachevés : le Travail et le Droit, deux figures destinées à l'hôtel de ville de Bruxelles.
*DlLLMANN (Chrétien-Frédéric-Augusto). orientaliste allemand, né à Illingen (Wurtemberg) en 1823. — Il est mort à Berlin en 1894.
DiLLON (Arthur-Marie, comte), homme politique français, né à Paris eu 1834. Descendant du comte Arthur do Dillon, d'origine irlandaise, qui fut député de la Martinique aux états généraux de 1789 et exécuté en 1794, il fit ses études à récole militaire de Saint-Cyr, servit dans la cavalerie et démissionna pour s'occuper d'affaires industrielles. Camarade d'écolo et ami intime du général Boulanger, il fut le ministre des finances du boulangisme,et négocia les conditions d'une entente avec les monarchistes. Il accompagna le général dans sa fuite à Bruxelles (^1889). Condamné comme contumace parla Haute Cour à la déportation perpétuelle dans une enceinte fortifiée, il fut pourtant, le 22 septembre 1889, élu député par la première circonscription de I.orient, mais la Cnambre annula cette élection. Le comte Dillon fut amnistié par la loi du 1"" février 1805.
DILOBATE n. m.
Genre do batraciens anoures, de la famille des ranidés, créé en 1900 pour une nouvelle grenouille, découverte au Gabon, remarquable par sa pupille verticale et ses pieds ù quatre doigts {dHobatcs platyct'phalus).
DILOPHIE Ifi) n. f.
Petit champignon qui attaque les épis de blé et de diverses graminées sauvages et les détruit complètement en les transformant en une masse irréguliere, noire, qui contient les fructifications du champignon, périthèces ou pycnides.
IDiLSEN, comm. de Belgique (Limbourg [arrond. de Maesevckl), près do la Meuse, qui formo la frontière avei les Pays-Bas; L500 hab. Carrières.
Dtlobatc
DXMÉTHYLHYDANTOÏNE n. f. Composé C H' Az* 0», qui
se iurm<! lorsqu'on lait aî^'irracidecyanliydriquosurun mélaii^'o d'acétonoet (i'aci«le cyaiiiquo. Syn. acktonylurke. DIMPLIPITO n. m. Tambour double en usage au Caucase, et >\u(i l'on bat avec des baj^'ueitcs.
DINARIEN (ri'-in) adj. Se tlil (l'un etago géoIo^i(|Uo constituant la base du systômo triasifjue moyen ; il est oaractôrisé par lo musciielkalk alpin, lo calcaire de Vir- ^doria etc.
— n. m. : Le dinabien.
*DlNET ( Alphonsc-Ktienuo), peintre rran<;ais, né à Paris en 18G1. — Ce peintre orientaliste, qui s'est fait une place parmi les artistes ùpris do lumière intenso, a obtenu do hautes récompenses aux Expositions universelles do 1889 et do 1900 (Paris), où il avait covoyé : un Couvent à liictti, aquarelle; Chansons de jeunes filles, Duits l'Oued, etc. En 1905, il a exposé : Grand prix, our les (errasses après le coucher du soleil, le Vendredi au cimetière, te Matin en Orient; en 1906, il a donné : Dans un café de danseuses, La fuite des baigneuses, Jeunes laveuses, Descente vers l'oasis.
DlNEVAUT (saint), cnlat. Donvaîdus, raartyrau v'sièclo. 11 fut massacre à Milly, prés de Beauvais. On honore ses reliques dans cette dernière ville. — Kête lo 11 août.
DiNG (lïcnry-Marius), sculpteur français, né et mort ;\ (u'cnoblo (1848-1898). Il débuta au Salon do 187G. .Ses iMivros sont : Enfant à la source; monument de la Itévofudim française, inauguré en 1888, à Vi/ille, en commémoration ilo la Kévoiiition à Grenoble.
DiNGLEY (Nelson), homme politique américain, né à Durham (Maine) eu 1832, mort en 1899. Il fit. des études do droit, mais ne praiitiua pas et entra à la rédaction du '< Lewiston Journal", qu'il dirigea ponlant une trentaine d'années. Elu membre de la législature du Maine on 1802, eouverneur de cet Etat do IST-i à 1875, il entra en 1881 à la Chambre des représentants des Etats-Unis. Membre inlluent du parti républicain, il fut nommé en 1896 président do l'important comité des n Voies et moyens". En cette qualité il eut i défendre devant l'assemblée lo nouveau tarif des douanes, qui s'est appelé, do son nom, le "tarif Dingley ». Le tarif do 1894 avait causé des mécomptes budgétaires, et le déficit croissait chaque année. Aussi, dès son nouvel avènement à la présidence, Mac Kinley soumit à la Chambre (15 mars 1897} un nouveau projet qui fut promulgué le 24 juillet. Ce tarif établit lo princiiie d'un droit de représailles sur les marchandises bénéticiant à. l'étranger do primes d'exportation ; ces marcliandis<;s sont frappées d'un droit d'entrée suppIémonLaire éijui valant à cotte primo. Les marchandises importées sur navires étrangers sont passibles d'une surtaxe de pavillon de 10 p. lOO, à l'exception do celles qui sont imuortées sous pavillon ayant obtenu le traitement naiional américain en vertu d'un traité. Les droits sur les niatières preuiières, sur les laines et lainages, sur les sucres, sont particulièrement surélevés; lo lin.
le chanvre, lo froment, io maïs, lo bétail sont très protégés.
DINOCOSSONUS >iH55) n. m.Cf euro
d"i[iscctes 'joléoptèrcs rliynchophoros, de la famille des curculionidés, créé en 1901 pour des charançons nouveaux découverts aux îles Havaï et se rapprochant do nos cossonus. (L'espèce type est le dinocossontis nesiotes.)
DINOMÉNIE {nî)Q. f. Genre do mollusques aplacopliores, de la famille dos néoméniidés, créé en 1902 pour des formes nouvoUes découvertes par l'expédition du Sibofja. (Les dinoménics sont de curieux mollusques vermi formes, voisins des néomonies ; les deux espèces connues, dinomenta Hubrechti et dinomenia verrucosa , habitent les mers de l'archipel Indien.)
DXNOMYS {miss) n. ni. Genre de mammifères rongeurs propre à l'Amérique du Sud. (Le dinomys Dinomtfnie.
Branickii, découvert au Pérou,
est le seul représentant de ce genre, pour lequel on a fondé la famille dos dinomr/idcs. ï)e taille moyenne, do couleur somhre, il ne présente " .^ d'autre intérêt que do faire lo passage entre les pacas et les cobayes.)
DiNSDALE, bourg d'Angleterre (coniié de Northumlwrland) ; 2.000 aab. Eaux miné- /> raies ferrugineuses , utilisées ' contre l'anémie et les maladies nerveuses ; établissement vthermal ; aux environs, houille et fer.
dON (Albert, marquis de\ j..
honmio politi(|uo français, né i>mooiys.
à Nantes on 1856. Ingénieur-constructeur, il fonda ù. Putcaux en 1883 une usine considérable, qui fabri([ua des chaudières pour torpilleurs, puis pour automobiles, industrie à laquollo il donna une crando impulsion. Viceprésident do lAutomobile-CIub de France, de Dion se lança dans la politique, fonda la ligue du sutTrage universel, dont il l'ut vice-président, fut élu conseiller général do la Loire-Inférieure (1901), puis député nationaliste pléhiscitaire de Nantes, eu 1902 et en 1906.
DiONÉn. f. Satellite de Saturne découvert par J.-DtCassini, le 21 mars 1684. Il otTectuo sa révolution sidérale autour do la planète en 2 jours 17 heures 41 min. 9 sec.
DIONINE n. f. V. MORPHINK. (T. VI.)
dimEthyliiydantoïm-:
DISCOBLASTULA
DIOPSIDXTE n. f. UocIéc appartenant au groupe des pyroxénites et caractérisée par la diopsido chromiféro.
DiOSiMA n. f. Planète léicscopiquc d» *23, découvcrto
ou IS'JG par Charlais.
DIOXYANTHRACÈNE n. m. Chim. Syn. de KLAVOL.
DiPAOLI ibaron), homme politique autrichien, né au Tyrol en 1844, mort à Vienne en 1905. Il combattit dans son jeune âge contre les garibaldiens et scr\'it dans la garde papale. Hentré dans son pays, il fut (I873) élu député par le parti con.servatour et, pendant trente ans. lutta avec passion nour l'autonomie du Tyrol. En 1895, il fonda lo « parti catholique populaire » pour appuyer lo comte Taatfo et entra plus lard dans la coalition tchèqueféodale du cabinet Thun, dans lequel il devint ministre du commerce. Son alliance avec les partis slaves finit par être désapprouvée par ses électeurs, qui, en 1900, ne renouvelèrent point son mandat. 11 conserva néanmoins son siège héréditaire ù la Chambre des seigneurs. DIPHASÉ, E adj. Courants diphasés. V. coubant. (T. III.) DIPHÉNYLGLYCOLIQUE adj. Syn. de BKNZILIQUE.
DIPHOLIS {liss) n. f. Genre do sapoUcées, caractérisé par des fleurs peutamères, à pétales tripartis, et par des graines contenant un albumen abondant. {Ce genre comprend un petit nombre d'espèces indiennes. La dipholis à feuilles de saule ou f/alimeta a un bois rouge sang très compact; l'écorce, amèro et astringente, est employée contre les fièvres intermittentes.)
DIPHTALATE n. m. Sel do lacido diphtalique.
DIPHTALIQUE adj. So dit d'un acide do formule CO n-C=!I'-r(!-C0-C4P-C0'-lI qui 80 forme dans l'oxydation du dijditalyle.
DiPHTALYLE n. m. Composé C'»H*0*,quc l'on obtient en traitant viTs 1 :>o*lo chlorure de phtalyle par Targent réduit.
DIPIPÉRIDINE n. f. Syn. de uipipêridine.
DIPLACOUSIE {zl — du gr. diploos, double, et akouein, entendre) n. f. Trouble auriculaire, dans lequel lorcille perçoit simultanément deux sons ditTcrant d'une tierce, dune quarte ou d'une octave. (Les deux oreilles peuvent éprouver ce trouble auditif.) V. I'aracolsie, au i. VI.
DIPLOCOQUE (du gr. diploos, doublo, et kokkos, grain) n. m. Se dit des microbes du genre coccus associés deux par deux. (Les microbes de la pneumonie [ pueumocoque], de la blennorragie [yonocoque] sont des dii>locoqucs.)
DIPLODINE n. m. Champignon à petites fructifications noires, qui attaaue divers arbres et y produit des chancres. Le diplodine au châtaignier a causé, il y a quelques années, dans le Languedoc de grands dégâts.)
DIPLOLÈME ou DIPLOLŒMUS {lè-muss) n. ra. Genre de
reptiles sauriens, de la famille dos iguanidés, comptant une seule espèce propre à la Patagouie. i,Le diplolasinus iJaririni u<jtunaninialaplati, sans crête dorsale, couvert de petites écailles, à queue assez courte et ronde; d'un gris verdâtre taché do brun , il mesure 20 centimètres lie long.)
* DIPLÔME n. m. — Encycl. Diplôme d'études supérieures. On désigne sous ce nom un certain nombre de certificats délivrés par les facultés et par l'Ecole normale supérieure et qui ont pour but do constater la haute culture scientifique des candidats déjà licenciés, mais visant particulièrement l'agrégation. Institué (pour l'histoire et la géographie seulcmeuL)en 1895, lo diplôme d'études supérieures a été généralisé par le décret ministériel du 18 juin 1904, qui en exige do tous les candidats à l'agrégation la production préalable.
Eu prmcipe, les épreuves du diplôme d'études supérieures comprennent : 1* un travail écrit, composé par le candidat sur un sujet agréé par la faculté ; 2* une interrogation sur ce travail, dont le candidat doit soutenir les principales conclusions ; 3» des interrogations sur des sujets se rapportant ù la même partie do la physique, des mathématiques ou des sciences naturelles, ou, pour les branches littéraires, une explication ou une discussion d'un texte. (Interrogations et texte doivent être indiqués au candidat trois mois au moins avant la date de l'examen.)
Aux termes du décret du ISjuiu 1904, il existe :
Dans la partie scientifique :
l" Un diplùme d'études supérieures de mathématiques. ,Kst tenu pour équivalent do ce diplôme un des certificats suivants, délivrés en contormité du décret du 22 janvier 1896 sur la licence es sciences : Géométrie supérieure. Analyse supérieure, l'hysique mathématique, Mécanique céleste, Mécanique physique et erpérimenlale.)
2" Un diplôme d études supérieures do sciences physiques.^ (Est tenu pour l'équivalent de ce diplôme le Certificat d'études supérieures de physique appliquée.)
3" Un diplôme il'études supérieures de sciences naturelles.
Dans la partie littéraire :
1'* Un diplôme d'études supérieures de pbilosophie.
2' Un diplôme d'études supérieures de langues classiques.
3* Un diplôme d'études supérieures de langues et littératures étrangères vivantes.
4^ Un diplôme d'études supérieures d'histoire et de géographie, dont les épreuves sont ainsi fixées:
a) Composition et discussion d'un mémoire d'histoire ou de géographie, dont le sujet aura été choisi par le candidat et agréé par la faculté.
b) Discussion d'une question d'histoire et d'une question de géographie indiquées au candidat trois mots à. 1 avance par la faculté. Ces questions sont prises dans des périodes de l'histoire ou dos parties de la géonrraphic autres quft celle à la<iuellc appartiendra lo sujet du mémoire.
r) Application critiqutMluu texte historiqueoud'un texte géographique choisi par le candidat etagréé parla faculté.
d) Une épreuve tirée, au clioix du candidat, soit des études auxiliaires do l'histoire (archéologie, épigraphie, ,
Diptol^me.
Diplôme codo.i.
Diporopbora.
paléographie, diplomatique, bibIlograpbîe\ soit do géographie générale, les candidats potivan' -'. " demander à être interrogés sur [ilusieurs dos matières ci-dessus indiquées. V. A'.BfyiATION.
DIPLOMESODOK n. m.
Genre dr niammifcrcs insectivores, do la famille des soricidés, comptant une seule espèce propre aux déserts du sud do la Hussio jusqu'au Turkeslan et aux steppes des Kirgl.isos. {Le diphmetodon nulcfiellus est une musaraigne à queue courte, voisine des crocidurcs.)
DIPLOSTREPTOCOQUE n. m. Nom donné ù. une variété do Mrepto.;uquo .jui s--- i-réscntc à l'examen sous l'asnect
d éléments r-juni^ deux j-ar deux.
DIPOROPHORA n. m. G^-nrede reptiles sauricûB, do la famille des agamidés, comptant trois espèce» pronres & 1 Australie. '^ *
— Encycl. Les diporophora ressemblent & des lézards plats; ils n'ont ni
crête dorsale ni g" sac à la gorge ; \^ k'ur queue est rondo, etc. Ces animaux atteignent jusqu'à 26 centimètres de long, comme lo diporophora bilineata, dont la livrée varie du gris au brun rougeâtre, avec des marques brunes plus ou moins distinctes. Ils sont insectivores et courent rapidement parmi les rochers et sur les arbres.
DIPROTODONTES n. m. pi. Sous-ordre de mammifères marsupiaux, renfermant les familles des n/ta//inyrfiW*, pAajcolomyidés , diprotodontidés , macropodidés , al/déritidéi , épanorthidés, fjarzonidés, cœnoleslidég.— C'n diprotodonte.
— Encycl. Les marsupiaux dipr"todontfJt sa raractériscnt par lo grand développement d. ' -w» qui rappellent celles des rongeurs. Ils ;iux époques géologiques, des dimensions p;^ •. ils comptent aujourd'hui les plus grands des niar^u^iaux vivants, qui sont les kangourous.
DIPROTODONTIDÉS n. m. pi. Paléont. Famille de mammifères marsupiaux diprolodonles, renfermant de uémbreux genres éteints. — Un diprotodontidk.
— Enctcl. Cette famille comprend les formes les plus gigantesques de la série des marsupiaux fossiles, tels les nototherium du quaternaire australien, dont le crâne .seul mesure 50 centimètres de long. Aux diprotodontidés appartiennent aussi les immenses (///>ro/(jrfo//a, du quaternaire australien, dont le crâne mesure un mètre do long, et qui furent confondus par les anciens paléontologistes avec les mastodontes et les dinothcriums.
DIPSOSAURE
de reptiles sauriens, de la famille des iguanidés.
comptant une espèce répandue do la Californie à l'A rizona. (Lo dipsosaurus dorsalis est un animal subcylindriquo, à queue longue, à doigts comprimés ; de couleur brunâtre, il est varié de noir, ocellé de blanc. Il atteint 30 centimètres de long.)
DIPYRRYLCARBONYLE n. m. Composé Co<C*H» AzH,\
que l'on obtient par l'action de l'oxyclilorurc de carbone sur le pyrrol.
DIQUINHYDRONE n. f. V. DIQUINONE.
DIQtnNOLÉINE n. f. V. QUISOLÉLNB (t. VII .
DIQUINONE [ki) n. f. Composé C'»H*0\ qui fond à 1S6* et qu'on obtient en fines aiguilles jaunes en même temps ({ue \o diquinhydrone C" 11 "O' lorsqu'on traite l'hydroquinono par la soude, que l'on sépare roxyhydroquinoiic formée, puis la dihydro<{uiuone.
DiRAISON i Eugène-Jules-Olivier) officier de marine et écrivain français, né en 1873. Elève de l'Ecolo navale en 1891, aspirant en 1891, enseigne en 1896, il publia en 1900, sous le pseudonyme d'Oi,iviER Seylor, un livre documentaire et violent, les Maritimes, où certaines personnalités de la marine militaire étaient p< ■ • noms à peine déguisés, et sans bienvi ! criptious pleines de vérité et do vie. un^' nel, imagé dans son exubérance, no puruji! ki;;-- u;j;j.;i r la vivacité des attaques contenues dans le livre. Le scandale fut grand. Des duels suivirent, et Diraison dut qui> ter la marine. II a publié depuis : /et \uits tides 1902'; Amours d'extrême Orient (1904; : le Livre de la houle et de la volupté, roman du Pacifique (1905;; etc.
^DIRECTION n. f. — Autom. Ensemble du mécanisme qui commando lo mouvement à. droite ou à gauche des roues de devant.
DIRÉSORCINE n. f. Syn. de birêsorcine.
DISGABELLO ' diss-ka-bèl-lo — mot esp.) n. m. Dans les courses de taureaux, Action de mettre à mort le taureau.
DISCOBLASTUUW {diss-ko-blass — du gr. diskos, disque, et blastos, gerniet n. f. Biol. Blastula de Toiuf des oiseaux et en général des œufs à segmentation partielle. (La discobiastula a la forme d'une calotte appliquée sur le vitellus nutritif, calotte à deux parois, enlr; lesquelles, sous forme de fente, existe la cavité do segmentation.;
DIPSOSAURUS {sûi-uss) n. m. Gouro
DipsosauTT'.
DISCOGASTRIL.V
Da=:BLING
DISCOGASTRULA IJiss-ko-i/nss — .lu gr. disiMS, di5i|no. Cl o.isdV, i/'isli-us, estomac} n. f. Biol. Oastrula des œuls des oiscaii\ cl en géni^ral des œufs à segmentation partielle l'Ellc se forme par la prolifération des feuillets de la discobhsliila et spécialement du feuillet externe, qui enveloppe dans sa cavité lo viicllus nutritif.)
DISCOMYCÉS n. m. Syn. de botbvomïcés.
DISCONALIA (diss) n. f. Genre de cœlentérés, do la classe des siplionophoros, comprenant un très vaste flotteur discoïde qui est composé de plusieurs chambres, cl nui surmonté 110 gros polype nourricier central, entoure de nombreux tentacules ramifiés, groupés en huit faisceaux, et de seize petits polypes reproducteurs, dépourvus de bouche. ^DISPENSE 11. f. — Encycl. Milit. Dispenses du servire mililaire. Les dispenses admises en temps de paix par la loi du 25 juillet 1S89 ont été supprimées par la loi du .M mars 11)0:>. Il no peut plus en être accordé pour le service milit,iire proprement dit, mais seulement pour les périodes dins- Iniclion auxquelles sont astreints les réservistes <le 1 armée active et les hommes de l'armco territoriale. Ces derniers sonl dispensés de droit do répondre à l'appel de leur classe pour ces périodes quand, au moment de 1 appel, ils sont inscrits depuis au moins cinq ans sur les contrôles d'un corps do sapeurs-pompiers régulièrement organisé. I.a même dispense peut être accordée, sur leur demande, aux réservistes de l'armée active aussi bien qu'aux territoriaux remplissant les devoirs de soutiens indispeus.ibles de famille. Chaque demande de co genre doit cire appuvée d'un relevé des contributions payées par le réclani.i'nt ou par ses ascendants, certifié par le percepteur : d un avis motivé do trois citoyens résidant dans la commune, faisant partie de la réserve et jouissant de leurs droits civils et politiques ; enfin, d'un avis motivé du conseil municipal. Puis les demandes ainsi annotées sont envoyées par les maires aux préfets, qui les transmettent aux généraux commandant les subdivisions, et ceux-ci statuent, chacun d'eux pouvant accorder des dispenses jusqu'à concurrence de 6 p. loo du nombre lies hommes convoqués. La dispense n'a d'ailleurs d'effet (lUe pour une convocation. Quant aux dispenses de service actif supprimées, plusieurs ont été remplacées par des sursis d'incorporation. V. ce mot.
'''DISPENSÉ n. m. — Encycl. Milit. Peloton de dispensés. C'est par une circulaire ministérielle du 29 décembre 1900 que fut posé lo principe du groupement des dispensés de 1 arlicle 23 en • peloton d'instruction ■ . Dans le but de préparer ces jeunes gens aux fonctions d'offlciers de réserve (l'élendue même des connaissances qui motivaient leur dispense étant uuo gara itie de leur aptitude à exercer ces fonctions), il fut donc décidé que tous les dispensés de l'article 23 seraient obligatoirement incorporés dans ces o pelotons " , à l'exception des étudiants enmédecine et des élèves ecclésiastiques, tandis que les étudiants en pharmacie pourraient vêtre admis sur leur demande, ainsi que les dispensés de l'article 21 et les ajournés n'ayant qu'un an de service à faire, si leur instruction générale et leurs aptitudes justifiaient cette faveur. La loi de 1905 qui impose le service de deux ans a transformé cette organisation.
DISPIRÈME (diss — du gr. dis, deux, et speirèma, peloton) n. m. Biol. Spirèmo double, apparaissant, au cours de la canjocinése, aux pôles de la cellule, quand les chromosomes se rofusionnent en fieloton (spirème) pour constituer les deux nouveaux noyaux (stade du dispirème).
DISPORA n. f. Bactérie qui se rencontre dans les grains do képhya. et qui semble caractéristique de cette fermentation. V. KHrHT\.
DISSENTANTS ou OPPOSANTS n. m. pi. Nom général que l'on donne en Angleterre aux membres des sectes ipii sont tolérées bien qu'elle se séparent sur la doctrine et la discipline de l'Eglise anglicane. Il On les appelle aussi, et plus souvent, non-conformistes.
DISSOLUTION n. f. Cycle et autom. Solution visqueuse de caoutchouc non vulcanisé dans dos solvants divers, le plus souvent sult'ure de carbone ou benzine. (Cette solution est employée principalement pour coller des pièces do caouicliouc "sur les déchirures des charnières à air des pneumaii'incs.)
DISSYMÉTRIE n. f. Se dit pour ASYMÉTRIE, i V. t. 1".)
DISSYMÉTRIQUE adj. Se dit quelquefois pour ASYMÉ- TRIQUE (V 1. I"). Carlione asymétrique ou dissymétrique. V. STÉKI:'H11IMIE (t. VII).
DISTINGUEUR (disstin-f/heur'), EUSB n. et adj. Qui cherche des distinctions subtiles : Leur loi/ique rudimentnire est impénétrable à tout raisonnement contradictoire n nlSTIXGUEUB.
(Léon Frapié.)
OISTŒCHURUS {diss-léka-russ n. m. Gonro de mammifères marsupiaux, de la famille des plialangéridés, comptant une seule espéi-e propre à la NouvoUc-Gninee. (Le distœclinnts pennatus est un petit plialanger volant, voisin des dromicies. Il a été découvert sur les monts Arfacks Irégion nord-est], puis retrouvé dans le sud.)
DiSTRÉ (dl-lrr), comm.
de Maine-et-Loire, arrond.
et à 4 kilom. de Saumur, sur un petit affluent de la Loire par le 'Tlionet; 700 hab. Vins mousseux estimés, fabrication d'eauxxle-vio ; nombreux monuments mégalithiques. "distributeur n. m. Auiom. Dans les voitures automobiles, ce mot désigne généralement lappareil chargé de fournir successivement le courant électrique à l'appareil d'allumage de chaque cylindre (v. ai.limac.e).
Ce distributeur se construit do nombreuses manières, mais les plus employées se ramènent ii deux types. Dans lo premier, un contact métallique mobile réuni à la masse tourne sur un cylindre isolant et rencontre successivemont des blocs inétalliques isolés, réunis constamment à la source de cour.int par l'intermédiaire do la bobine cor-
Dislœchurus.
respondanle à chaque cylindre. Quand le contact mobile passe sur lo plot métallique, il le réunit à la masse, co qui ferme le circuit correspondant et le courant passe dans la bobine en produisant rétincolle d'allumage. Le deuxième type do distributeur réalise le même résultat, mais avec des contacts lixes, actionnés l'un après l'antre par une came lournanlo mue par le moteur.
DISULFINIQUE fiii/,-'j adj. Se dit d'un quelconque des a.'ides (|ue Ion obtient on traitant par la poudro de zinc les acides disulfonii|Ues.
DITOLYLE n. m. Syn. do dicrksylk (v. co mot au t. II!;.
ditolyline 11. f. Syn. de dicrksvi.ine.
DlTRO-VARHEGY, bourg d'Austro-IIongrie (Transylvamei; it.Oim liab. Salines, sources minérales.
DiTTENBERGCR (Wilholm), philologue allemand, né à Heidelberg en 1810. Il fit ses études à léna et à Gcettingue, fut attaché en 18G3 au gymnase de cette dernière ville, où il se fit habiliter en 1801. L'année suivante, il fut nommé professeur adjoint au gymnase Joachimstbal. à Berlin. En 1871. il devînt professeur ordinaire à 1 université de llalle. Ses travaux d'épigraphie relatifs surtout à l'Atlique font autorité. Citons de lui : les £phéljrs de l'Altique (dissertation latine, 1803); les Inscriptions atliques de l'époque romaine (1878-1882 : t. III du Corpus inscriptionmn alticarum); Hecueil d'inscriptions grecques iSylloge inscriptionum grxcarum, 1883, 2' édit., 1898 et suiv.)"; Jieciietl complet des inscriptions delà Grèce septentrionale (t. I". iS'.n), etc.
DlVITIEN (saint), évêque de Soissons, mort au commencement du IV* siècle. — Fête le 25 octobre.
* DIVORCE n. m. — Encycl. V. adultère.
Divorce lUNl, roman, par P. Bourget(1904). — Gabriclle de Cbambault s'est séparée par le divorce d'un mari alcoolique et débauché ; elle s'est remariée avec un honnête homme, Albert Darras, qui a élevé comme sien le fils né du premier lit, Lucien de Cbambault, et qui, tout anticlérical qu'il est, laisse sa femme élever religieusement sa fille Jeanne. Mais Gabrielle Darras a senti en elle-même renaître les sentiments religieux de sa première enfance ; elle voudrait communier avec sa fille. Or l'Eglise, qui ne reconnaît pas son second mariage et la juLre en étal de péché, lui refuse l'Eucharistie. Ce refus la désespère ; elle considère comme des punitions tous les dissentiments qui viennent troubler son ménage. Son fils Lucien s'éprend d'une étudiante en médecine, Berthe Planai, autrefois séduite par un lâche, d'ailleurs foncièrement honnête, et. devant l'opposition de son père adoptif, il quitte la maison pour se rapprocher de son véritable père, M. de Cbambault. Ce dernier meurt : M"*" Darras pourrait se mettre en règle avec l'Eglise en consacrant son mariage civil par un mariage religieux. Mais Darras, hostile à la religion de sa femme, se refuse à considérer comme irrégulière une union légale, consacrée par douze ans d'atfection et d'estime mutuelles. M"' Darras en arrive à s'enfuir du domicile conjugal en emmenant sa fille, pour y revenir presque aussitôt, il est vrai ; mais une cause de désunion subsistera entre les deux époux, à moins que, chez Darras, la bonté et la tendresse ne l'emportent un jour s'ur les convictions. Suivant la thèse de l'auteur, développée d'une façon saisissante par un personnage du roman, le P. Euvrard, il ne s'agit pas de savoir si pour tel ou tel individu le divorce est le seul moyen d'échapper à do terribles souffrances, mais si, en f/énéral et pour l'ensemble de la sociéfé, l'indissolubilité 'du mariage no lui est pas préférable. Paul Bourget l'a illustrée de scènes fortes et pathétiques, qui mettent aux prises des caractères étudiés avec une grande vérité psychologique et sociale et un souci très méritoire (fimpartialilé.
DIXYLBENZÈNEiWiijn.m. Carbure C'H'(CH'.C'II'.CH')', que l'on obtient lorsqu'on fait agir, en présence du chlorure d'aluminium, le chlorure de paratohlesur le benzène.
DIXYLCÉTONE n. f. Nom de deux composés isomériques [(CII')'C'H'j'CO qui se forment lorsqu'on fait agir, en présence du chlorure d'aluminium, le xylène sur l'oxychlorurc de carbone.
DIXYIJTONE n. f. Composé C"H"0', que l'on obtient en condensant l'acétone par l'acide chlorhydrique.
DIXYLYLÉTHANE n. m. Carbure dont la formule est 'ClI'i'IJ'II'j' = Cll.CH' et que Ion obtient en traitant par le chlorure d'aluminium un mélange de chlorure d'éthylidène cl de métaxylêiie.
DiZEINSou DiZANS (saint), en latin Decenlius, évéque de Saintes au vi' siècle. On vénère ses reliques à Ârdos, en Auvergne. — Fêle le 25 juin.
DiZFOUL, ville de Perse (Kbouzistan . sur le Oizfoul, Iribulairc du Tigre par le Karoun : 23.000 hab. Les chroniqueurs musulmans en attribuent la fondation à Ardeschir, fondateur de la dynastie des Sassanides. C'est le principal marché du Ivhouzistan.
DIZYGOTHÈQUE (ték') n. m. Genre d'araliacées . comprenant des arbres néocalédoniens, caractérisés par leurs étaïuines exceptionnelles, dont les anthères ont liait sacs polliniqucs.
DJELLABA (djel') n. f. Sorte de blouse tombant plus bas que les genoux, avec manches et capuchon. (Les manches, courtes et assez larges, sont fendues sons les bras et à la saignée du bras ]iour la facililé des mouvements. Ce vêtement, qui est soit en laine, soit en coton, soit eu drap, est porté, au Maroc, par les indigènes de condilion modeste. C'est , d'ailleurs . un excellent vêlement contre la pluie, le froid et la chaleur), il On dit aussi, suivant les régions, une jellada.
DOBIASCHOFSKY (Franz:, peintre d'histoire autrichien, né et mon à Vienne (1S18-1867). Elève de F^ilhricb et de Knpelwieser A l'académie de Vienne, il fut reçu membre de l'académie dès 1818. Il a fait de la pointure religieuse et de la pointure d histoire. .><a production esi considérable ; citons : Mort de sainte Cécile (\i'i^) ; Sacrifice
DJoUaba.
d'Abraham (liZ9); Jean-Baptiste ilaris le déiert (1843); Saint lioniface prêchant (1844); Sainte Barbe, tableau d'autel (1845); Cimaùué et Giotto (1847); Lazare et le liiche (1848); Faust et Marguerite (1849) [musée do Vienne] ; le iJuc Ernest délivrant de l'ours la princesse Cimtnirgis ( 1850) ; Joseph et i' Enfant Jésus, tableau d'autel ; le Miracle des roses de sainte Elisabeth, tableau d'autel à l'église Sainte-Klisabothde Vienne ; etc. It a aussi exécuté quel- (lues fresi|uos dans la vieille église de Lerclienfeld et d'autres dans l'escalier du grand Opéra de Vienne. Enfin, il a frravé quckjucs-unes de ses propres compositions.
* DOCHE (Marie-Charlotte-Eugénie de Plunkett, dame), actrice française, née à Bruxelles en 1821. — KUe est morle à Paris en 1900.
DOCKER '/o-Aewv — du ïioll. dock, bassin, et du suffixe ***■. eut) 11. m. Ouvrier des docks employé au chargement et au déchar^'emeut des navires, dans lîn port de mer.
DOCQUOIS (Geop^es-Louis-Edmond), auteurdramatîque et poêle français, né à Boulogne-sur-Mer en 1863. 11 fut qucliiue temps comédien en province (S>aint-Bricuc. 1884; Cherbourg. 1885), mais quitta vite cette carrière. I! collabora au ' Journal ■ (1892), puis au « Journal amusant » et au I Sourire ". li a donné à celui-ci plus de deux cents contes en vers d'un tour niarotique. En 18'J5, avec Maurice Ropiquet et lo compositeur Georges Cliarton, Docquois fonda, à Montmartre, le Tréteau de Tabarin. 11 administra les théâtres khédiviaux du Caire et d'Alexandrie, durant la saison 1902-1903. 11 a publié : le Congrès des poètes (1894); Bêtes et gens de lettres (1895); l'Ai-moire a tfx bonshommes (1900); tes Minutes liberltJies (1904); les Péchés capiteux (1906). Il a fait représenter : Mélie, d'après J. Reibracb (théâtre Libre, 1892); la Demande, avec Jules Kcnard (Odéon, 1895}; le Pont aux ânes, farce eu vers (Odéon, 189^; Théâtre bref, en collaboration avec Emile Codey ; Quand on l'est... (1897); Voyageuse (1897); Leur régime (Grand Guignol. 1897); M"^* Bigarot h'i/ tient pas, avec F. Cresson (Athénée, 1899); le Peigne, avec p. Acker (Folies -Dramatiques, 1901); la Petite Maison, avec Al. Bisson (Opéra-Comique, 1903); le Renoncement, en vers (Comédie-Française, 1903); Itue Saint- Thomas-dîi- Louvre, en vers (Comédie-Française, 1905); la Consigne, avec O. Méténior (Mathurins, 1905).
^DOCTORAT n. m. — Encycl. Doctorat es lettres. Les épreuves du doctorat es lettres ont été modifiées assez profondément en ce qui concerne la composition des thèses. Celles-ci sont toujoui-s au nombre de deux. La première est toujours rédigée en français. Par contre, la thèse latine a cessé d'être obligatoire ; elle est remplacée par un travail critique ou par un mémoire rédigé soit en français, soit dans une des langues anciennes ou modernes enseignées à la Faculté. Le sujet des deux thèses doit recevoir 1 aiiprobation de la Faculté et elles ne peuvent être imprimées qu'avec le visa du recteur de lUniversiié, saut recours au ministre, qui statue alors en section permanente du conseil supérieur de l'instruction publique. Le ministre peut refuser le diplôme pour les motifs tirés de l'ordre public ou de la morale publique, mais après en avoir référé au conseil supérieur de l'instruction publique.
*DODDS (Alfred-Amédée). général français, né à Saint- Louis (Sénégal,! en 1842. — Général de division en 1899, il fut commandant en chef des troupes de llndo-Chine. En 1901, il fut nommé commandant du corps d'armée des troupes coloniales ayant son quartier général à Paris. Il devint membre du conseil supérieur de la guerre en 1904. DODGEVILLE, ville des Etats-Unis 'Wisconsin), ch.-I. du comté d Io^^a, près d'un petit sous afliucnt du Rock River par le Peeatonico (bassin du Mississipi) ; 4.700 liab. Aux environs, gisements de cuivre et de plomb argentifère activement exploités.
DODGSON (Charles Lutwidge), pasteur et littérateur anglais, né à Daresbury in Runcorn (comté de Chester), où son père était pasteur 1 1833-18981. Elève au collège de Rugby, et à Christ Chureh (Oxford) en 1854. élu agrégé ou stùdnit de Christ Chureh, il y professa les sciences exactes et, en 1861, il entra dans les ordres de l'Eglise anglicane. Comme mathématicien. Dodgsoa publia bon nombre de livres sur l'algèbre et la trigonométrie ainsi que d'autres intitulés : Euclide et ses rivaux modernes (1879); Curiosa juathewotica et SymboUc Logic (1896).
Toutefois, il ne fui connu du grand public que sous lo nom do plume de Lewis Cabroll et atteignit d'emblée une popularité durable par son conte de fées : Alice's adventnres in U'o«(/e)7oH(/ (1865\ dont le merveilleux fantastique, cachant des vérités de sens commun, conquit la faveur des petits et des grands, et mérita les honneurs de la traduction en diverses langues européennes. Racontés à l'origine pour amuser une enfant, Alice, fille du doyen Liddell de Christ Cliurch, ces récits spirituels eurent" un immense succès, ainsi que la suite qui parut en 1872 sous ce titre : Trovgh //te /ooA-*»fir-(//rtss (187P, et qu'illustrèrent également les gravures amusantes du dessinateur Tenniet. Dodgson exploita cette veine heureuse en faisant paraître successivement : Phantnsmagoria (1869); the Buntiug of the snark (1876): Doublets (1879); Bhyme? and Beason ? 11883): A langled Taie (ISmî): Sylvie and Bruno (1889): mais ne sut pas éviter la monotonie et parfois l'ennui r)ui sont recueil habituel de l'exploitation ù outrance d'un même filon littéraire.
DODOLEIN (saint), en latin Dodolinus. évéque d© Vieillie en Daupbiné, au vu' Siècle. — Fête le l" avril.
DODON (saint). V. Don.
DODRELABI n. m. Variété de raisin no'r à maturité tardive, mais remarquable par la grosseur de ses grains.
— Enxvci.. Le dodrelabi. vigoureux et fertile, est d'uno culture très facile sous verre, aussi esi-il surtout un raisin de serre; il demande beaucoup de chaleur pour se développer; d'ailleurs, le ciselape pratiqué durant la maturation augmente encore le développement des grains. Celte variété est au raisin ce (pie la belle-angevine est à la poire. c'est-:^-dire que le fruit est recherché simplement pour sa grosseur, car si ses jirains possèdent parfois une chair ferme et sucrée, ils sonl le plus souvent sans grande saveur.
DCEBLING (ObeR- et UntER-), nom de deux villages d'.'Vustro-Houjjrie (Hongrie^ compris autrefois dans lo district d llernats. mais <|ui font partie aujourd'hui do lagglomération viennoise; 17.000 hab. Source minérale. Belles villas, grands entrepôts de vins; brasseries.
*DœrPPELD (rniillaumcf, arcliilectc et archcîologuo alloniand, no à Barmen on 1855. Il fut d'aijord attaché comme arcliitecto à la mission allcmamlo dos touilles dOlympio (1876-1881). Kn 18sê, il fut nomme architecie de l'Institut archiSologiiiuo alliMnand d'Alhenos, dont il devint directeur. Il coUahora an.v dernières fouilles do Schlicmann, notamment à Tiryntlio (1884-188J) et à Troie; en 18113, après la mort de Sclilicmaun, il reprit les fouilles do Troie, dont il a résumé les principaux résultats dans un ouvrage paru on 1902. Il s'est aussi occupé d'Ithaque, et a soutenu c|ue lile d'Ulysse devait être identiliéo, non
F as avec la moderne Thiaki , mais avec Leucade. lœrpfcld a entrepris des fouilles importantes à Athènes ; il ^ a déblaye tout un f|uartier de l'Athènes antique, entre I Aréopage otlo Pny.x; il y a découvert plusieurs rues, do nombreuses maisons, des sanctuaires, entre autres une série d'éditlces superposés, d'époques différentes, (|ui étaient consacrés à Dionysos, et qui marquent [leutèrre l'emplacement du Lenœon ; il a cru retrouver dans cotto région les restes do la célèbre fontaine Callirriioé. Kn 1900, Dœrpfeld a repris les fouilles de Porgamo ; après rAcropolo', il a commencé le déblayement de la villo proprement dite. Knlin, il a étudié à .Vthcnes le théàiro do Dionysos, en le comparant aux autres théâtres grecs; il a proposé une théorie nouvelle, soutenant que les acteursgrecsjouaient ordinairement, non pas sur la scène, mais dans l'orchestre, -X côté du chœur. Outre un grand nombre d'articles et de mémoires, dont la plupart ont paru dans les » Mitteilungen • de llnstitut allemand d'Athènes, Dœrpfeld a publié plusieurs ouvrages, notamment : Troie (1891) ; le Tlwdlre t/rec : coiilribulion à [histoire du llitVUre (le Dionyxos (189l;^; Truie et llion. Ilésultats des fouilles préhistoriijiies et historiijiies d'Ilion de IS70 i IS94 (1902). DOG ou Chien, lac du Canada (Ontario), qui s'écoule par la Kaiuinisiiquia <lans le lac Supérieur; près do Itï.ooo hectares.
'^DOGGERBANK ou BANC DES OOGRES. V. HULL {incident de).
DOGNACSKAÏTE (f/lmak-ska) n. f. Sulfure naturel do cuivre et do bismuth.
DoLAINCOURT, comm. des Vosges, arr. et k 13 kilom. do Neufchàicau, près du 'Vair, sous-affluent de la Moselle ; 112 hab. Eaux minérales siilt^irées sodiques arsenicales froides, utilisées en boisson, pulvérisation et injections, pour le traitement dos pharyngites granuleuses, laryngites, pleurésies chrouiqucs, gravelle, catarrhes vésicaux, etc.
* Dolent (Charles-Antoine Fournier, dit Jean), écrivain français, né à Paris on 1835. — Très épris d'art, il a visité les grands musées des villes du Nord avec le peintre Eugène Carrière. fSos livres, où la fantaisie de l'esprit va do pair avec celle d'un stylo finement ouvré, sont : une Votée de merles (1862) ; le Jtoman de la chair (1866); Avant le déluge (1872); l'Insoumis (1872); Petit manuel d'art à t'usar/e des ignorants (1873) ; le Livre d'art des femmes (^1877); Amoureux d'art (1888) ; Monstres (189Gi et Maître de sa joie (1902). On trouve une nouvelle dé lui : J'^end-le-Venty histoire d'un âoo dans les » Nouvelles à l'eau-forte n publiées chez Lemerre en 1880, et une autre ; la Parade des joueurs, dans le « Livre des tètes do bois i> (1883). A cette dernière se rattache, par une analogie de sujet, ia Parade de la dette, ouvrage qui n'a pas été mis dans le commerce. Il a paru une sono d'anthologie tirée des livres do .Jean Dolent, sous ce titre : Façons d'exprimer, par Ilélo.
DoLÉRlS (.\médée), gj'nécologue et accoucheur français, né à Lembeyo (Ba.sses-PyVénées) en 1852. Après avoir travaillé dans le laboratoire de Pasteur à l'Ecole normale et comme interne de la Maternité sous la direction du professeur Dopaul, il présenta comme thèse en 1880 un important mémoire sur la patliogénio et la thérapouti- Mile des accidents infectieux des suites de couches. Chef lie clinique de Pajot en 188 1, il devint accoucheur des hôpitaux en 1885, chef do .service de la maternité de la Pitié en 1895. puis de l'hôpital lîoucicaut et élu membre de l'Acailémio en 1905. Ses priiicipau.x travaux ont porté sur le traitement de l'avortoment, de l'endométrite septiquo post-puerpcrale, do la métrite. de la salpvngo-ovarite. les déeliirures du co! utérin, du périnée, la" stérilité féminine, les fibromes utérins, les ptôses génitales, les hémorragies latentes de la grossesse, la vulvite. Il a imaginé divers instruments et appareils d'obstétrique et do gynécologie et des procédés spéciaux opératoires qui ont été adoptés par les accoucheurs, et découvert en 1879 le streptocoque do l'érysipèle. Fondateur en 1886 des Archives d'obstétrigue et de gttnécologie et, en 1896, de la revue mensuelle " la Ciynécologie ", ses principales grandes publications ont été la traduction du traité de Lusk : Science et accouchement (1881) ; un traité de Pratique gi/nécologigue ^IS98); les Métritesct les Fausses Métrites (1902).
DOLICHORHYNCHUS {kuss) n. m. Sous-genre d'amphioxus, créé en 1901 pour une espèce nouvelle dé- <-ouverte dans le golfcdu Bengale. (Le doli-
chorhynchus Dolichorhynchus.
compte parmi
les rares représentants du groupe des leptocardiens; co curieux petit poisson a été trouvé sur la côte d'Orissa.)
DOLISŒ (Albert), gouverneur des colonies françaises, né à Mutzig (,\lsace) en 1856, mort à Orléans en 1899. Elève de l'Ecole iiolytecliniquc en 1878, il alla pour la première fois en 1882 dans l'Afrique équatoriale. oii il fut jiendaiit seize ans l'un des collaborateurs les plus actifs de de Brazza, dans la mission de rOuest-Africain.En 1885. il reconnut les affluents nord du Congo et créa, sur la rive gaucho de l'Oubangiii, le poste important de N'Kounilja, qui permit à la France d'olitenir en échange d'autres territoires occupés par les Belges. En 1886, il occupa la rive droite de 1 Oubangui et fut blessé deux fois. Administrateur à Brazzaville en 1888. il alla, deux ans après, créer un poste à Bangui. Nommé gouverneur en 1894. il fit tous les intérims pendant les séjours de de Brazza dans l'intérieur de la colonie.
DoLMŒ, petit archipel de la côre occidentale de la Norvège, à quelque distance do la baie de Drontheim. Il se
compose d une dizaine d Ilots rocheux, couvrant une super- Hcio de 2.000 hectares environ, et peuplés de 400 habitants, généralemi'nt pécheurs.
DOMASZEWSKI (Alfred de), philologue aUcmand, né a Tcmesvar Hongrie) en 1850. Il fit ses études, de 1875 à 1879, à Vienne, ou il devint assistant au scniinairo d'archéologie et d'épigraphie (1879-1881), puis professeur de gymnase (1880-1882). Après s'être fait recevoir docteur, il tut attaché comme aiijoint au musée de sculpture de Berlin (1882-1883), se fit habiliter à l'université do Vienne et exerça de l»8i 4 1887 les fonctions de conservateur adjoint pour la numismatique ancienne au musée do la cour. En 1887, il devint professeur extraordinaire d'histoire ancienne à Hcidelborg et obtint 1 ordiuariat en 1890. 11 a accompli plusieurs voyages scientifiques, notamment dans l'Arabie Pétrée. Ses ]>rincipales publications sont une refonte do l'ouvrage do Marquardt : l'Administration de l'Etat romain (t. II, en collaboration avec H. Dcssau, 1884); les Vrapeaux dans l'armée romaine (1885); la Iletigion de l'armée romaine (1895) ; une édition du Litier de munitionibus caatrorum (1887); la Colonne de Marcus (avec E. Pcterson, 1895), et le 3' volume supplémentaire du Corpus inscriptionum latinarum (on collaboration avec Monimsen et O. Ilirschfeld ;.
DOMELA NlEUWENHUIS (Ferdinand), socialiste hollandais, né à Amsteniam en 1840. Ancien pasteur, il se consacra entièrement à la propagande socialiste, collabora au flecht voor allen. dont il prit ensuite la direction et, devenu chef du parti socialiste, entra à la Chambre on 1890, mais non sans peine, car il fut élu au scrutin de ballottage, griice au concours des conservateurs. Entre autre publications, on lui doit: le Socialisme en danger (1896), auquel Elisée Reclus donna une préface.
'''DOMENECH (abbé Emmanuel-lIenri-Dicudonné), littérateur français, né à Lyon en 1825. — Il est mort â Lyon
en 190:i. "^
DOMICE (saint), en latin Domilius, solitaire, dans le diocèse d'.\micns, mort au commencement du viii* siècle. Prétro, il se relira dans la solitude, où il mena une vie très austère. Sainte Ulphe se mit plus tard sous sa direction et bâtit une cellule près de la sienne. — Fête le 23 octobre.
DOMICtUATION (»i-o/i) n. f. En T. do banque. Endroit où un etfet est payable.
DOMINGITE n. f. Sulfoantinioniure naturel de plomb
et du fer. Syn. do warremte.
DOMITIEN (saint:. Plusieurs saints ont porté ce nom. Outre un évèquede .Mitylèno (V. t. III), on trouve trois saints français : saint Domitien, évéque de Chàlons-sur- Marne au \' siècle (fête le 9 août); saint Domitien, Romain de naissance, mais qui fut moine à Lerins, puis dans le diocèse de Lyon, où il fonda un monastère, et qui mourut au milieu du v" siècle (fête le 1'' juillet); saint Domitien, Français de naissance, ([ui fut évéque do "Tongros, puis do Maestricht ; il mourut en 560 (fête le 7 mai).
DOMNEou AlOMNE sainte), en lat. Damna, martyre à Lyon en 177. C'était une compagne de saint Potl'iin, évéque de Lyon. Elle mourut avec lui sous le règne do Marc-Aurôle. — Fête le 2 juin.
DoMNIN l'saint;, ëvêt(ue de VienneenDaujdiinéaucomnieiiceniei.tdii vr s. Il mourut en 527. — Fête le 3 novembre.
*DoMPiERRE d'Hornoy (Charles-Marius-Albert de\ amiral et homme politique français, né à Hornoy iSomme; en 1816. — 11 est mort à Paris en 1901.
*DON n. m. — Encïci.. Dons et legs. La loi du 4 février rjoi a réglementé la tutelle administrative en matière de dons el de legs. Les dons et legs faits à VFtat ou aux services de l'Etat non poui-vus de la personnalité civile sont autorisés par décret. Le conseil général statue définitivement sur l'acceptation des libéralités faites aux départements quand il n'y a pas réclamation des familles et sur le refus des mêmes libéralités dans tous les cas. Le conseil municipal statue définitivement sur les libéralités faites aux communes quand elles ne donnent pas lieu à réclamation des familles et sur le rel'us des mômes libéralités dans tous les cas; mais le préfet peut provoquer une seconde délibération et le refus n'est alors définitif que si l'assemblée déclare y per-sister. Les hospices, bureaux de bienfaisance et autre's établissements publies, acceptent ou refusent sans autorisation les dons et legs non grevés de charges, conditions ou atfectation immobilière; dans le cas contraire, l'autorisation est donnée par le préfet ou par décret, selon que l'établissement est communal ou départemental. Entin. en ce qui concerne les éiablis.semenls d'utilité publique, l'autorisation est donnée par arrêté préfectoral, ou par décret du conseil d'Etat, si la libéralité consiste en immeubles d'une valeur supérieure à 3.000 francs.
Dans tous les cas où les dons et legs donnent lieu à réclamation, l'autorisation de les accepter est accordée par décret du conseil d'Etat.
Don ou Dodon (saint), martyr on Lorraine au v* siècle. Il fut mis à mort par les Vandales, et on érigea plus tard un prieuré, qui prit son nom, sur les bords de la Meurthe à l'endroit témoin de son martyre. — Fête le 7 avril.
DoNAT (saint). Beaucoup de saints, particulièrement de martyrs, ont porté ce nom. Outre l'évêque d'Arezzo (v. t. lïll. citons, en France, saint Donat, évéque de Besançon, no vers la fin du vi' siècle, mort en 660. Fils de Vandatorse, duc de la Bourgogne transjurane. il fut baptisé par saint Colomban, se fit moine dans l'abbaye Je Luxeuil, et devint évéque de Besançon en 624. Il a"composé, à l'usage des religieux, un ouvrage intitulé Commonilorium. — Fête le 22 juillet; mais à Besançon on houoro saint Donat le 7 août.
Donatienne, rom.m par René Bazin (1903V — L'auteur avait publié, en 1894. un récit intitulé Donatienne dans son volume tï Humble amour. Il le reprit en 1903 pour donner, sous le mémo titre, non plus une nouvelle de quatre-vingts pages, mais un roman. — Jean Louarn. un paysan breton, resté seul avec trois enfanis pentlant que sa femme. Donatienne. est nourrice à Paris, ne reçoit bientôt plus de nouvelles de l'absente. Menacé d'être n saisi u, il abandonne à l'huissier tout ce qu'il possède ; il
3uitle le pays, traînant après soi une petite charrette où eux do ses enfants sont couchés, tandis que l'aînée
DŒRPFELD — DON
, iiu eu U;:^. -
marche à sa gauche, un paquet noué sous son bra» Ici
80 terminait le récit primitif, petit chef d' ru, r r,ar la
sobriété forte des peintures et par i; .
tique. Dans la suite, co qui se rapi
mérite pa.s moins d'éloges; et le pe|. r
que fait à travers la France Jean Louarn, i , .
de la misère humaine, a une allure vrair
L'auteur y a :i\mri- 1 histoire de la femme ou
',?"?>'• < ■ -'S d'un valet de cliamlr-
''"" f^'' dont la vulgarité conlr.:
l'""'"-' ..vre. La scène finale, ou 1 -...„i
rappelée i-ar ui,c lettre do la petite Noémi, sa nllo alni^^e' vient retrouver son mari blessé et ses enfants, est fort belle '■DONATO N- ■■ „^4
Chenee prov- ^ ,^„
"^'DONDERS I . ^,
àTilburg (liral.aiUj m, isi,. n ,
*P0ND0UK0V-K0RSAK0V \ prince), homme d Etal et officier russ est mort à .Saint-Pétersbourg en 1853.
*DONNAY (Charles-.Vaûn'ce), auteur drarr-- Paris en 1859. — Depuis 1899, il a fait jouer / prince (Variétés, 1900), fantaisie libre ijr/.e . dent livro; la Uiucule , quatre actes (Gymnase, 1901 1, coméd.
légère où lautcur étudie le rev.
nez-y d'amour do son principal personnage balançant constanimenl entre sa femme et sa ni.'iitresse; l'Autre Dun , \' >^
actes (Comédie-Fra \ ,Jtk
qui met en préseni . ^ ^^*
la mèrcct de la fille ; h: It.i,,,,.- ,(, j^. Jérusalem, quatre actes Kivni- jS naso, 1904), exemple de l'inc'om- ^-. patibiliié d'humeur et d'amour entre la race juive et la rai ■■ , \ aryenne ; l'Fscatade, quatre actes [Renaissance, 1904 , pièce charmante où un docte professeur se , transforme en Roméo, mais qui finit par un indulgent mariage, ,/' et enfin Paraître (Comédie-Fran- 'f çaise, 1906), œuvre profonde j.ar DoiiD»v le sujet, amusante par les détails
d'observation et l'esprit du dialogue, dans laqocUe Donnay montre les ravages que peut causer dans un milieu jusque la honnête le besoin d'afficher uno situation ou un luxo disproportionnés. Citons enr?ore deux pièces écrites en collaboration avec Lucien Descaves et jouées au thçàlre Antoine en 1900 et 1904, la Clairière {IVOOj et Oiseaux de passage (1904). Depuis Anumis, tout en conservant ses qualités de mordant et d'esprit, Maurice Donnay a élargi sa manière, en montrant plus de profondeur.
DONNERSBACH, bourg d'Austro- Hongrie ^prov. do Styrie), sur un petit sous-affluent du Danube par l'Enns ; 1.700 hab. Sources minérales ferrugineuses.
DONNIN (saint). Il mourut tout jeune; c'éuit encore un enfant. On visite ses reliques au Puv-cn-Velav. — Fcle le 16 juillet.
DONNIS Isaint), en lat. Domninus, premier évéqne de Digne-cn-Dauphiné, né en Afrique, mort à Digne après le milieu du iv siècle. Il alla d'Afrique dans les Gaules pour prêcher la foi avec saint .Marcellin, d Embrun. Il exerça son zèle à Digne principalement; il y convertit beaucoup do païens el en devint le premier évéque. Sa ville épiscopalo garde ses reliques. — Féto le 13 février.
DONOP (Raoul-Mario'i. général français, né à Paris on 1811. Elève de l'Ecole militaire de Saint-Cyr. de 1859 à 1861, puis do l'Ecole d'état-major, il servit d'abord en Algérie, devint capitaine en 1808. fut aide de camp du général Lallemand. et fit la campagne de 1S70 avec la division de cavalerie du 7' corps d'armée. Prisonnier de guerre à Sedan, il retourna en .Vlcéric après la conclusion de la paix, et participa à la répression de 1 insurrection de Kabylic. Chef d'escadron '1877j. lieulenant-colonel il8S2 s colonel ' isso», il fut de 1887 à 1890 directeur de la cavalerie au ministère do la guerre, puis commanda la 6' brigade de dragons (1891). Divisionnaire en 1897, il était appelé deux ans plus tard au commandement du 10' corps d'armée, à Rennes, puis à la prési-lence du comité de cavalerie. Membre du conseil supérieur de la guerre en 1902. il est j^assé en 1905 au cadre de réserve. 11 s'est atiaché. pemlant les dernières années de sa carrière militaire, à doter la cavalerie française d'une saine et uniforme doctrine de combat, et il a présidé dans ce but, à plusieurs reprises, d'importantes manœuvres d'ensemble de cavalerie.
Don Quichotte, drame héroï-comique en vers, en trois parties et huit tableaux, de Jean Richcpin (Comédie- Française, 1905). — On retrouve dans l'œuvre très belle du poète français les épisodes les plus connus du roman espagnol : le troupeau de moutons pris pour uno armée, les moulins à vent pris pour des géants, Sancho berné par des muletiers, etc. Mais, pour éviter la monotonie, les aventures de don t^uichotte et do son écuyer se compliquent d'une intrigue amoureuse: Cardenio* aimo Dorothea. nièce de don Quichotte, et il a pour ami le bachelier Carrasco ; d'autre part, la jeune f='''-- ■^-' iiKui-
vie par le comte don Fernand. que s mal
Ginès de Passamont. Après maintes < \ ■ nir,
épouse Dorothea. L'autour français avait .1 ..u... -;. .-iitre le don fjuichotle grotesque quo Cervantes présente au début de son livre et le noble amant de l'idéal qu'on y voit par la suite. C'est à co dernier qu'il a donné la préférence. Et la conclusion do son drame, écrit en cette langue poétique si souple, d'une éloquence «>nore, qui lui est propre, est celle-ci : Quand don Quichotte est guéri de son héroïque démence, quand il ne croit plus en Dulcinée, il n'a plus qu'à mourir : et il meurt, en eifot. entouré de l'amour et du respect de tous. Mais avant d'exhaler le dernier souffle, il s'exprime ainsi :
Beau, vrai. ^lauJ, ij .-il, .' ist-c.-. [...'. le!
D«f«4 5[ili[. -- -n champ.
C'est pour., . t méchant.
Il est bon , . . M:e
Vieoue en it.. -.,- ic. . .u-u..-. nm - -t-iucûce.
Vous insultez ce lou. Vous lui craches au .*ront.
Qu'importe: 11 a semé. Les fleurs refleuriront.
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