‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 126 sur 363 · DOULEURS · texte numérisé non relu

DOULEURS

DOPPER (tlo-pé) V. a. Administrer un dopping : Dopper un chetal de cuitrse.

DOPPING {do'pin'/jli') n. m. Mot anglais, par lequel on désigne IVmploi d'excitants de nature diverse admiiiistn-s aux chevaux au moment d'une course, pour leur donner une ardeur factice et momentanée. (Ce procédé est sévèrement interdit par les codes de courses.)

— Encycl. Milit. Une circulaire du ministre de la puerro, du 15 mars l'.>0l, a condamné comme pernicieux l'usase', connu sous le nom de « dopping ». d'administrer des excitants aux chevaux au moment d'une course. Il est formellement interdit, dans toutes les circonstances (courses, raids, reconnaissances à grandes distances, etc.), dadminisirer un excitant quelcomiuo à un cheval inscrit sur les contrôles de l'arméo. Le ministre s'est réservé de statuer sur les cas où il pourrait y avoir lieu do le faire, dans un but oxpèrimcntal et scientifique.

DORADE n. f. Nom vulgaire d'un champignon comestible, la vraie oronge ou amanite des Césars.

Doré, grand lac du Canada (Saskatchcwan). II s'écoule par la rivière Duré dans la rivière Castor, tête du grand lleuve Churchill. Environ C2.000 hectares.

DoRGÈRE {le P.), missionnaire français, né à Nantes en 1S56. Entré en 1879 au séminaire des Missions africaines de Lyon, il partit pour la Guinée en 18S1, et fut, A partir de la fin do 1S83, chargé d'évangéllser le Dahomev. Il joua un grand rôle dans ce pays en 1890 et négocia, à Abomey, le traité de Ouidali, qui mit fin à la première campagne du Dahomey. En 1893, il créa une ferme-école au Dahomey. Son œuvre de civilisation française dans ce pays est très remarquable.

DORISON (Léon), professeur et publiciste français, né à Paris en ls57. Entré à l'Ecole normale en 1878, agrégé des lettres eu 1881, docteur es lettres en 1892, professeur aux lycées do Moulins (1881), et de Clermont (1882), maître de conférences à la faculté de Clermont, de 1884 à 1892, puis professeur do littérature grecque à la faculté de Dijon, et doyen de cotte faculté en 1903, il a donné sur Alfred de Vignv deux livres remarquables : Alfred de Vifjny poète philosophe (1892), et un Symbole social (étude sur la poésie politique dans Alfred de Vigny) [1894J. On lui doit aussi diverses études sur les questions de morale sociale {IteUgion et liberté, Positivisme social, etc.), ainsi que sur des questions d'ensei^'nement. *DORKING (race de) ou DORKING n. m. Race de gallinacées.

— Enctcl. Essentiellement anglaise, cette race, remarquable par ses qualités, tire son nom de la ville de Dorking (comté de Surrey). Le corps est massif, la poitrine large, le bréchet très long, les pattes courtes, d'un blanc rosé et munies de cinq doigts (signe caractéristique do la race), alors que les autres gallinacés n'en possèdent que quatre.

Le coq a la tète forte, les yeux larges et noirs; la crête droite et régulièrement dentelée, les barbillons longs

Cq et poules de Dûiking.

et pendants. Le plumage est diversement coloré : ailes noires aux extrémités blanches, camail jaune paille du plus bel effet, poitrine noire, faucilles larges et gracieusement recourbées.

La poule, excellente couveuse, possède, elle aussi, un plumage richement coloré : dos et ailes gris foncé, poitrine brun noir. Les Anglais distinguent plusieurs variétés de cette race, dont la jïlus estimée est le «yj-A-mç/bncé (dorking loloured), puis viennent dor- -

kimj argenté (silvor grey), dorkintj blanc et dorUinij coucou.

Excellente raco do ferme, et comme telle très recliorcliée, la race de Dorking possède une cliair succulente et abondante, soutenue par un squolotie réduit à son iniiiimum do poids; c'est ainsi ipiun poulet de Dorking, à six mois, pèse S kil. lOO <lo chair et que son squelette entre seulement pour 210 gr.

dans ce poids.

DOROPONTIU3 .si-iiss) n. m. Doropontius (gr. 3 fois), (it'iire de criisiaces copépodes,

de la famille des astérochéridés, créé en 1903 pour des formes vivant eu parasites sur divers poissons de la côte sud de ! Inde. (Le doropontius denttconiis, do Ceyian, est le type de ce genre.)

Dorothée (sœurs dk saintk-), congrégation do femmes établie eu Italie pour l'éducation dos jeunes tillos, surtout des jeunes fillos pauvres et abandonnées. Les religieuses désignent dans chaque quartier qu'elles habitent des jotmeslilles cbarfjéos do veiller sur leurs protégées. Ces jeunes filles sont sous la dépendance d'une surveillante, et les surveillantes sont elles-mêmes en rapport avec la supérieure d'une compagnie. Los sœurs de Sainte- Dorothée doivent leur existence aux PP. Luca et Marco doConli Passi.de lîergame. Elles ont des maisons a Rome, à Gènes, à Venise, à Bologne et ailleurs. Grégoire XVI les a approuvées en 1839.

Doryonychus ( double de gv. nat.) : a, crochet terminal de la patte antérieure.

Dorothée n, f. Planète télcscopique n» 339, décou-

vciic en 18'.':' par .Max Wolf.

DOROTHEENDORF, bourg d'Allemagne (Prusse 'présid.

diiiqicliiji ; 5.000 bab. Mine de houille.

DORYONYCHUS Hctiss] n. m. Genre d'arachnides ara-

néides, de la sous-famille des téiragnatbinés, créé on 1900 pour des formes nouvelles des îles Ilawaï.

— E.NCYCL. Le dorynoychus rtiptor, type de ce genre, est une araignée voisine de nos télragnathcs, mais qui présente ce caractère, unique dans tout l'ordre des aranéidos, d'avoir un article terminal supplémentaire aux tarses antérieurs, article sur lequel s'insèrent deux grilfos oxtraordinaircment inégales.

DOSNE (Félicîe), femme philanthrope française , née et morte à Paris (1823-1906). Sœur de M"* Thiers, A^'^Dosnevécut constamment avec sa sœur et son beau-frère, et elle tint une grande place au foyer de l'homme d'Etat, apportant une collaboration discrète ù ses travaux. Ayant survécu à. M. et \(mc xhiers, et leur ayant succédé, elle consacra ses vingt dernières années à publier et à mettre en ordre les papiers et correspondances de Thiers. Elle créa, en 1891, ia fondation Thiers. (V. t. VII.} Elle fonda à Pont-Aveu, en 1897, une station de sauvetage en souvenir de ses deux neveux, le général Charlemagnc et le capitaine do vaisseau du même nom, qui commandait laMonge, perdu corps et biens dans les mers de Chine. En 1901, elle donna à l'académie de Marseille la maison natale de son beaufrère pour y créer un musée de souvenirs relatifs à l'homme d'Etat, et ajouta à sa donation l'immeuble contigu et un revenu perpétuel. Elle a institué, en faveur de l'Académie d'Aix eu Provence, à laquelle Thiers n'avait cessé de s'intéresser particulièrement, un prix d'une valeur de 3.000 francs, destiné à l'auteur du meilleur des ouvrages, manuscrits ou imprimés, soumis an jugement de l'académie d'Aix, sur un sujet intéressant la Provence. Enfin, elle a constitué, par son testament, deux fondations intéressantes. Pour assurer la conservation de l'hôtel de la place Saint-Georges, habité par Thiers, et reconstruit conformément à un décret de l'Assemblée nationale après sa destruction par la Commune de Paris, elle en a fait don â la Bibliothèque nationale, sous cette réserve, entre autres, (|u'une bibliothèque d'hisiuiro y fût créée, ainsi qu'un service de prêts aux savantsdeprôviuceetde l'étranger. Enfin, elle a affecté sou hôtel de l'avenue Bu^eaud à la création dune " Uetraite Dosne u, pour de vieilles dames sans fortune ou veuves d'officiers.

*DOSSIER n. m. — Encycl. Dossiers des fonctionnaires. Aux termes do l'article 65 de la loi de finance du 22 avril 1905, « tous les fonctionnaires civils et militaires, tous les employés et ouvriers de toutes les administrations publiques ont droit à la communication personnelle et confidentielle de toutes les notes, feuilles signalétiques et tous autres documents composant leur dossier, soit avant d être l'objet d'une mesure disciplinaire ou d'un déplacement d'office, soit avant d'être retardés dans leur avancement à l'ancienneté u.

DOSSINIE {do-si-ni) n. f. Genre d'orchidées. (La dossinia marmorata de Bornéo, dite aussi ancœctockHus Lowii et remarquable par la beauté de ses feuilles élégamment nervées, est très fréquemment cultivée en serre.)

*DOT n. f. — Encycl. Milit. Une circulaire ministérielle du 1"' octobre 1900 a supprimé, pour tous les officiers et sous-officiers, fonctionnaires militaires et assimilés, quel que soit leur grade et quelle que soit leur solde, l'obligation, pour olitenir l'autorisation de se marier, de justifier de l'apport d'une dot par la future. Mais la demande d'autorisation de mariage subsiste, dans des formes strictement déterminées. V. mariage.

DOTRIACONTANE n. m. Carbure C"H*% fusible à TO», bouillant â 311.1", obtenu en traitant l'iodure de célyle par le sodium en présence de benzène. Syn. dicétylh.

DOTZHEIM, ville d'.MIemagne (Prusse [prov. de Hesse- Nassau, ]'résid. de Wiesbaden]'), près d'un petit sous-aifluent du Moin; 4.000 bab. Fabrication de jouets, toiles.

Douais (Marie-Jean-Célestin), évêque et érudit français, né à Béziers en 18i8. Ordonné prêtre en 1874, à Saint- Sulpice, professeur à l'école lii»re de la Trinité de Béziers (1874-1873), vicaire à Sainte-Anne do Montpellier (1876- 1878), aumônier du pensionnat dos frères do Béziers (1878-1879), professeur d'histoiro ecclésiastique à l'Institut catholique de Toulouse (1880-1897), vicaire général de Montpellier (1897-1899), il fut préconisé évêque do Beauvais à la lin de 1879. Il a écrit beaucoup d'ouvrages d'érudition, particulièrement touchant riiistoiro du Midi, et surtout l'histoire religieuse. Citons : les Albigeois, leurs origines (isso); les .Sources de l'hisluirc de l'/ngnisition dans le Midi de la France nu \\\V et an xiv* siècle (1881); Essai sur l'organisation des études dans l'ordre des frères Prêclœtirs an xiii' et au xiV siècle (188-1); les Frères Prêcheurs en Gascogne au xiil" et au xiv* siècle (1885) ; Practica Ini/nisitiunis herefice pravitatis, auctore Bernardo Guiilonis, document publié pour la premièro fois (1886); Car lulairc de l'abbaye de Saint-Seniin de Toulouse {S44-f-200), couronné par l'Institut (1887); les Manuscrits du château de Merville. Notice, extraits et fac-similés (1890); tes Guerres de reltgi'in du Languedoc, d'après les papiers du baron de Fonrquevanx {i.'t7^-fô74) [ïSOlj ; Dépêches de M. de J-ourguevauT, amf>assadeur{lS96-l00i\ 3 vol.); Charles VII et le Languedoc, d'après un registre de la vigucriede 7'o«/oN«e(i436-Ml8l; Pièces inédites {XSQl): Documents pour servir à l'histoire du Languedoc (1902-190*) ; etc.

^DOUANE n. f. — Encycl. A/mndon des marchandises. Les droits do douane, n'étant dus c(ue pour les marchandises qui en sont le gage, ne peuvent étro exigés des importateurs qui, après avoir régulièrement déclaré les

objets imposables, en font l'abandon par écrit. Cet abandon transfère à l'Etat la propriété des marchandises qui peuvent dès lors être vendues sans délai par les soins do ladininistration des douanes.

DoubbelN, ville de Russie (gouv. de Livonie [dislr. de Ki;ja,i, an débonché do l'Aa Livonienne dans le golfe • U- Courlande ; 3.ooi) hab. Petit port. Bains de mer.

Double Maîtresse (la), roman, par H. de Régnier

(1900). — Elevé par une mère sévère, énergique et économe, Nicolas de Galandot éiait, à trente ans, un garçon sympathique, rêveur et timide. Sa cousine Julie de Maussêuil, à quinze ans beaucoup plus avisée que lui, tenta de le déniaiser. L'arrivée inopinée de la mère de Nicolas interrompit brutalement cette entreprise. Renvoyée, Juin; épousa uu vieux débauché, M. de Portebizo. Quant â Nicolas, il vécut désormais du souvenir de cette occasion manquée. Après la mort de sa mère, il partit pour l'Italie, où il s'occupa avec indolence d'archéologie jusqu'au jour où il apcreut une jeune courtisane qui man^'cait du raisin dans la même pose où Julie avait jadis mangé du raisin devant lui lorsqu'elle voulut le séduire. Il devient désormais l'esclave de cette Olympia, se laisse ruiner par elle et par son amant de cœur, s'abaisse aux plus vils emplois et meurt misérablement, sans avoir tiré d'autre plaisir de cette femme que de la contempler. Il laisse SCS biens au jeune Poriebize, le fils de sa cousine Julie, la(|uelle est d'ailleurs restée galante jusque dans son âge mûr. A cette singulière aventure sont mêlées les amours du jeune Portebize avec les danseuses DambreviUe et l'anchon, les sages propos de l'abbé Huberiet, les folies du cardinal Laniparelli, les excentricités de M. Tobyson do Totteuwood. D'une composition bizarre, ce roman se distingue par le détail plaisant des anecdotes, une résurrection curieuse des anciennes mœurs, une saveur do vieux mémoires, et, en même temps, un débordement do vie plantureuse et .sensuelle.

DOUBLE-PESÉE n. f. Méthode de la double pesée ou Méthode de Borda. V. balanxe. (T. I".)

DOU6LE-PHAÉTON n, m. Autom. Voiture découverte conienaut deux banquettes qui font face en avant. V. la planche automobile.

DOUBOVOÉ, ville de Russie (gouv. de Riazan [distr. de Ranenbourg]!, sur un petit sous-affluent du Don par !e Voronèje ; o.ouo hab.

DOUBOVYA-GRADY, bourg de Russie (gouv. de Poltava), sur l'Or, tributaire du Dnieper; 2.000 hab. Sources minérales renommées pour le traitement des maladies de l'estomac et de la vessie.

DOUBROVINE (Nicolas Féodorovitch), historien russe. né eu 1837, mort en 1904. Il fut rédacteur en chef de la ix-vue «■ l'Antiquité russe », et secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Parmi ses travaux historiques, nous citerons : Histoire de la domination 7'usse au Caucase (1871) ; Bist'dre de la guerre d'Orient de iS53 à iS56 (1878); Pougatchev et ses complices (1884) ; Biographie de Prjevalsky (1890); etc.

DOUCELIN (saint), en latin Dulcidinus. confesseur dans l'Anjun au x" siècle. Uue bulle du pape Jean XVÏII en fait mention. — Fête le 8 juillet.

*DouCET (Henry-Lucien), peintre français, né à Paris en 1S56. — il est "mort à Saint-Leu-d'Esserent (Oise) en 1S96. Elève de J. Lefebvre et Boulanger, remarqué dès SCS débuts au Salon en 1877 pour son Adam et Eve,

frand prix de Rome en 1880, il fit quelque ruit avec son envoi de la villa Médicis, une Bérénice dont il avait pris le sujet dans Fidgar Poe et que l'Institut refusa d'exposer â l'Ecole des beaux-arts, et avec sou Harem, qui scandalisa le vieux paysagiste Cabat, alors directeur de l'Académie de France en Italie. Mais l'audace n'existait que dans le sujet ; le peintre se laissa rapidement aller à une facilité habile et brossa de nombreux portraits jolis et sans grand caractère, tels ceux de //. Jallian is"s . dcl/^^Go/Zf-J/nr/é, derOpéra-Comique is^ . : do ses parents (1891). Parmi ses auires tableaux, on peut mentionner : Atala >1878j: .\gar (1883); Après le bal (1888); Soirée d'automne, Five o'clocii tea, Christ mort (18931. Très adroit pastelliste, il exposa également en 1895 un pastel de la princesse Mathilde. Lucien Doucet avait obtenu une médaille d'or à l'Exposiiiou universelle de 1889 i^Paris ,

DOUCIS (saint). V. Dulcide (saint).

DOU-CO ou CÂ'l-NRI n. m. Instrument de ou cAi-obi

musique annamite, ù archet, monté de deux

cordes, et dont la caisse sonore en ivoire est recouverte

d'une membrane formant table d'harmonie.

Douglas iLonis-Guillaume-Augustc). homme politique suédois, né à Zurich en 1849. Il étudia ù Heidelbcrg, Upsal et Luiid, fut t,188i-lS8S) attaché à la maison du pnuce héritier et entra i isoo) à la première chambre du Riksdag, élu par le landsiing d'OstcrgôtIand. Gouverneur du lan d'L'psala (1893), i) succéda à K. Lewenhaupt comme ministre des affaires étrangères (1895-1899), puis devint gouverneur du liin d'OstcrgOtland (1901).

Douleur, tableau de Gabriel Ferrier (musée du Luxcmbourg^ Celle peinture remarquable a obtenu la médaille iriionneur au Salon de 1903. Le Christ est étendu à terre; ses membres sont rigides et le corps est amaigri par le martyr. Mais la tête, encore empreinte de bonté et d'idéal, esi restée belle, expressive. Dans un abiuidou do tout son être, la Madeleine, envcloiipéc d'un long voile do deuil, s'est jetée aux côtés du Christ et couvre de baisers lo visage. Près d'eux, dos ronces et des épines rappellent les outrages et les lentes tortures qui précédèrent la crucilixion. La nuit tombe : une dernière lueur caresse le groupe douloureux. L'etfet est intense.

Douleurs (Lks Deux), groupe en marbre, par Théodore Rivière, au musée du Luxembourg. Il parut d'abord au Salon de I903. Deux femmes, deux générations, deux douleurs : la mère a l'expérience de la souffrance. Ses yeux profondément creusés, son regard tixe, sa figure altérée, disent sa douleur; mais elle la concentre, elle lui résiste, elle se tient encore droite et vaillante, capable

de servir d'appui ù une autre douleur plus jeune et plus faible, celle de sa fillo. Celle-ci Urfaiilo; le cou (,'onflé de sanglots, les yeux fermés comme dans un évanouissomcni, elle clierchc insiiuciivement l'épaule de sa mère, lo refuge do ses années denfanco. Et ces deux (igures de deuil, dans leurs voiles floifAnts, penchées l'une sur l'autre, forment un groupe naturel d'une grande vérité, en exprimant tragiquement l'infini do la dôircsse humaine.

DOULS (Camille), explorateur français, n-- . Kodez en ïSiî-i, assassiné dans le Sahara ' !. ISgy. Il réussit ù explorer en 1887 la région sud «lu Maroc. Kn vue de co voyage, il avait appris l'arabe et éiudié lo Coran; il s'était fait passer puur un marchand musulman, mais il tomba aux mains d'une tribu des Oulad-Oclim et fut fait prisonnier. Uendu à la liberté, il suivit la iribu, fut mémo (lancé à la fillo d'un chef, et no dut qu'à un subterfuge do pouvoir gagner la cote. Fait prisonnier de nouveau, il eut beaucoup de peine à s'échapper. II avait pu parcourir l'oued Draa et le .Sous marocain. Il repartit en 1888 avec le projet de gagner Tombouctou en partant du Maroc. Il put traverser le Touat, mais fut assassiné entre l'AouIef et l'oasis d'Akabli, probablement par ses guides touareg. Douls a raconté son premier voyage dans : le « Bulletin de la Société do géographie ■> (1888). On trouvera des détails sur le second dans : « Compte rendu des séances do la Société do géographie « (1889 et 1890).

DOUMA n. f. Mot

qui, en russe, veut dire a conseil « et est encore usité aujourd'hui pour désigner

10 conseil municipal d'une ville [goroilskaia douma).

— Absolum. (avec une majuscule). Le Parlement russe.

Page 1