‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 128 sur 363 · DUBOIS · texte numérisé non relu

DUBOIS

rinthie, au second les stroplies <io Lucrèce et lariotto charmanto <!e l'éventail, oi certains épisojcs du iroisième.

Dramard (Georfri's l'ii), pcinlro français, ué à. Brcttcvillc-siii-!iiv»'s \CalvaJos) on 183'J. mort ù Paris en lOnO. Klùve «ie Biaiiilon et do lionnat, il a élô un ^laysagislc plein do cliarmo ol do personnalité intime. Il s est pariicuhércmeiit attaché ù rintornrétation des sites normands. On a vivement apprécié do lui : une Marche à Divcs, Procession un dimanche de féte-Dieu à Ùœcs, le Mo'ilin Landry à Benzeval, la Cueillette des pommes aux environs de Uoulgate. Dramard a organisé avec compétence de nombreuses expositions d'art. Ccst à lui cjue revient l'honneur d'avoir développé la Société dos amis des arts.

*DRAPEAU n. m. — Kncycl. Aux drapeaux décores (v. t. ni I. il faut ajouter celui des sapeurs-nompiers. qui a obtenu celle .listinction en 1904, et celui du i" régiment élrau^'cr eu lOOC.

'^DrapeyrON (Ludovic), professeur, hisiorieu et gèo- Craplio fran(;ais, né à Limoges on 1839. — Il est raort à Pans en 1901.

^DRAVIDIEN [di-in) n. m. — GéoK Etago géologique ûiabli i)ar Noeiling et correspondant au ijermieu moyen uu peiitljahieu.

DREJÈRE n. f. Genre d'acanthacées, comprenant do petits arbrisseaux do r.\mériquo tropicale, caractérisés par leurs iutloresceucos en épis, leurs fleurs à sépales égaux, à corolle bilabiée, à étamines incluses, et par leurs fruits (|ui sont des capsules très plaies, longuement pédonculées. (,Les espèces principales sont la drcjère de aolivie, à épis glabres, et la drejère de Wildenow, à épis velus.)

Dreux (saint), v. Drogon.

DRÊVE (holl. et flam. dreef} n. f. Eu Belgique et dans le nord de la France, Allée, avenue.

DreYER (Max), auteur dramatique allemand, né à Uosiock en 1862. U a j)Ius d'habiletô dans lexécution que de force et d'originalité dans l'invention. Nous citerons, parmi ses œuvres déià nombreuses : Frauemville (1892); />rei(1892); Winterschaf [lèQo); Eine (189G); In Behandlung, une de ses meilleures comédies (1897); Huns [IS9S)\ Laines und Leises (1899); der Porbekundidat (1899), qui a eu lo succès le plus éclatant dans toute rAllomagno; der Siéger (1900); Schelmenspiele (1901); Slichtvort (1902); das Tal des Lebens (1902); Môlter BildeOrandt [IdQZ); etc. * Dreyfus (Abrabam), littérateur français, né à Paris en 1S47. Depuis 1891, il a fait jouer au Vaudeville une comédie eu un acte : De une heure à trois heures, et au théâtre Antoine, eu 1898, une nouvelle pièce en deux actes, les Amis. Comme journaliste il a collaboré à l'Aurore et au Siècle, et publié en 1900, dans lo Soir, toute une série de chroniques sous lo titre do Lundis juifs.

*DreySS (Charles-Louis), historien français, né à Paris un 1S21. — Il y est mort eu 1903.

Driant (Emile-Auguste-Cyprien), officier et écrivain militaire français, né à Neufcbâtel (Aisne) en 1855. Elève de l'Ecole militaire de Saint-Cyr en 1875, il en sortit dans l'infanterie, passa par l'Ecole de guerre, reçut le brevet d'état-major, et servit en qualité d'oHieier d'ordonnance auprès du général Boulanger, dont il épousa l'une des iillos. Il servit aux zouaves, en Tunisie, devint instructeur à Saint-Cyr. fut promu chef de bataillon en 1896, et fut eolin appelé au commandement du 1*' bataillon de chasseurs à pic'l, à Troyes. A la suite de ses violentes protestations au sujet de l'atfaire des fiches, il fut mis à la retraite, sur sa demande, en 1905. Il s'est présenté aux élections législatives de 1906. dans la 2' circouscription de Pontoiso, mais it a échoué. Le commandant Driant a signé, sous le pseudonyme auagrammaiique de CAPITAINE D.\nrit, un certain nombre de romans d'un vif intérêt dramatique et qui sont en même temps do remarquables œuvres de vulgarisation de la science militaire. Nous citerons, notamment : la Guerre de demain (1889-1891); la Guerre en rase campagne ; la Guerre de forteresse ; la Guerre en ballon; l'invasion noire (1894); la Guerre fatale (1901); l'/nvasion jaune ; Jean Tapin (1898); etc.

DRIBBLER (angl. lo dribble) v. a. Football. Pousser (le balluii avec lo pied, par coups légers et successifs, de manière ù le diriger à travers les rangs de l'équipe adverse.

DRIBBLINO (mot angl.) n. m. Action de dribbler.

Drinov (Marin), historien bulgare, né ù Panagîourichle (Koumélio orientale) en 1837. Il alla étudier en Russie et devint professeur d'histoire à l'université do Kharkov. Pendant la guerre qui aboutit à l'indépendaneo do la Bulgarie, il fut gouverneur do Solïa. En 1881, il devint président du conseil d'Etat bulgare. Mais il no tarda pas à quitter son pays pour reprendre sa chaire en Russie. Il a publié en bulgare et en russe do nombreux travaux historinucs, dont les principaux sont : Coup d'œil sur l'histoire de l/'Sglise bufyare (18G9) ; les Slaves méridionaux et Byzance {ma); etc.

DRIVER {draî-veur — mot angl.) n. m. Sport. Celui qui conduit uu attelage, particulièrement dans une course.

DRXVING [drat-vin'f/h' — mot angl.) u. m. Sport. Action

<lo l'uiidinre un attelage.

DroctovÉE (saint), on lat. Uroctovcus, abbé de Saint- Vincent, près do Paris, né dans lo diocèse d'Autun vers 535, mort dans son monastère vers 580. Lo roi Childobort ayant fondé lo monastère do Saint-Vincent, plus connu depuis sous le nom do Saini-Germain-iles-Prés, l'évéquo do Paris, saint Germain, en confia la direction à Droclovée, qui avait été son disciple ù l'abbayo de Saint-Symphorion. Celui-ci se montra digne de ce choix par ses vertus et sa sagesse. Il mourut à quarante-cinq ans et fut inhumé dans son abbaye. — Fêle le 10 mars.

Drogon, Dreux ou Druns (saint), en lat. Orogo,

reclus, né à Epinoy-en-Elaudro on 1102. mort à Sobourg, dans lo llainaut, en USiî. Après avoir distribué ses biens, il entreprit divers pèlerinages, resta ensuite six ans comme berger au service d'une damo pieuse, & Sebourg, puis, effrayé par la renommée do ses vertus, tit do nouveaux pèlerinages à Romo cl ailleurs, ot revint enfin vivre on reclus à Sobourg. dans uuo cellulo où il passa quaranto-cinq ans. Il mourut ù. oualro-vingt-quatre ans. C'est lo patron des bergers. — Kôio lo 16 avril.

Droit constitutionnel français et comparé

iElbments dk). par A. Ksm(.'iii (IS'.m;i. — (^,1 impuriant traité est à la fois éléinenlaire et scientifique. L'autour l'a divisé en deux parties : l'une générale, l'autre spéciale. La première est consacrée aux principes généraux du droit coiistiiuiionnel dans les Etals dont les constitutions 'I ont la liberté politique pour objet direct >, selon le mol de Montesquieu, c'est-à-diro ont pris pour base lo prineipc de la souveraineté nationale ou qui, malgré la forme monardiique de l'Etat, pratiquent le gouvernement parlementaire. De là le titre do la première partie : la Liberté moderne. Cette liberté, l'auteur en rattache l'origLue à deux sources : les institutions et les principes fournis par lo droit de l'Angleterre; les principes dégagés par les philosophes du xviii" siècle et proclamés parla Révoluliou française.

La seconde partie de l'ouvrage est l'exposé du droit consiiiutionncl do la Uépubliquo française. L'auteur combat, comme inexacte et dangereuse, l'idée que l'Eiat 110 serait pas une forme vraiment spécifitiuo dos sociétés humaines, mais un groupement de même nature que les autres associations formées entre les hommes.

DROITERIE {rt) n. f. Etat de celui qui est droitier.

Dronsart (Marie), femme do lettres française, née ù Paris ou elle est morte en 1901. Mariée d'abord à un Anglais, Kenyon de lîlackwell, qu'elle suivit en Angleterre, elle se familiarisa avec la littérature de ce pays. Devenue veuve, elle rentra en France et se remaria avec un ancien fonctionnaire, Dronsart, qui mourut en 1881. Elle publia des traductions d'ouvrages anglais et italiens, puis des livres originaux ; Portraits d'outre-Manche (1886); le Prince de Bismarclc (1887); \V. E. Gladstone (1893); les Grandes Voyageuses (1893); etc.

DroogenboSCH, comm. de Belgique (Brabant [arrde Bruxelles]); 1.500 hab.

DrOUAUT ou DrOUET [saint), en latin Droctoaldus, prédécesseur immédiat de saint Éleuthère sur lo siège d'Auxerre, mort en 5J2. — Fête le 8 novembre,

Drouyn (Léo), peintre, graveur et archéologue français, né à Izovï (Gironde) en 181G, mort à Bordeaux en 1896. Il fit apprécier comme peintre ses Paysages des Landes, exposés aux Salons do Paris de 1851 à 18S0, et grava à l'eau-forto des Vues de Bordeaux, des Vues de Bazas. On lui doit un ouvrage précieux sur les édifices de sa région : Choix de types d architecture religieuse de fa Gironde (1845); Bordeaux vers 1480 (1874); Variétés girondines ou Essais archéologiques (1S7S-18S5)

DROVNI n. m. Traîneau des paysans russes.

Droz (Edouard), littérateur français, né à Besançon en 1855. Entré à l'Ecole normale en lS7i, il fut prufesseur au lycée puis à la faculté des lettres de sa ville natale depuis 1879. Il a traduit, on collaboration avec A. Konlz, le premier volume de r£/i«fD?re de la littérature romaine, de Ribbeek (1S91), et il a publié dans la a Revue des cours et conférences », de 1894 à 1896, des leçons sur la criti(iue littéraire dans l'œuvre de Taine. En 1905, a paru de Droz un roman à tendances socialistes : Au petit battant, scènes de la vie populaire en province.

Dans sa thèse, le Scepticisme de Pascal considéré dans le livi-e des «' Pensées » 1^1886), Ed. Droz a voulu montrer que le mépris de Pascal pour la raison humaine était d'inspiration janséniste. Ce mépris ' n'était pas tut cas dans Port-Royal, mais la règle « : c'était la doctrine des Sïnglin, Saci, Arnauld, Nicole. Mais les inspirateurs de Pascal n'étaient pas sceptiques ; ils sont reconnus nettement antipyrrhoniens. Donc l'influence de Port-Royal ne pouvait que détourner Pascal d'un scepticisme véritable.

DRUMLINS n. m. pi. Eminenees arrondies constituées par du drifi, terrain d'origine glaciaire, assez développé aux Etats-Unis. (Les drumlins seraient d'anciennes moraines profondes, et leur compacité assez grande serait duo à la pression prolongée de glaciers disparus.)

DrUMMOND (Henry), pbilosoplie et théologien écossais, né à Siirling en 1851, mort à Tunbridge Wells en 1897. Ordonné pasteur, il fut attaché à la mission de Malte. Do retour en Ecosse, il devint professeur à Glasgow (1884). II fit ensuite, avec lo professeur Geikie, des voyages dans les montagnes Rocheuses, plus tard dans le siîd de l'Afrique, et voyagea on Australie. On lui doit : la Loi naturelle dans le monde religieux [ISS3)\ l'Afrique tropicale (1888); des Sermons et Méditations ; le Perfectionnement de l'homme (1894), essai philosophique, où il cherche à établir l'existence do facteurs altruistes dans le processus do la sélection naturelle.

*DruM0NT (£'(/ownrrf- Adolphe), homme politique ot écrivain français, né à Paris en 1814.— Le 14 juin 1901, lors d'une interpellation relative à l'Algérie, il fut frappé de la censure avec exclusion temporaire pour avoir traité Monis et de Lanossan d' « hommes tarés «. U refusa do quitter la salle des .séances et dut être exi)ulsé manu tnilitari. Aux élections générales législatives de 1902, il se représenta dans la première eireonseription d'Alger; mais Maurice Colin, professeur de droit constitutionnel à l'Ecole de droit d'Alger, l'emporta sur lui d'un millier de voix. Drumont continua dans la presse sa campagne contre le sémitisme et contre la poliiiquo du « bloc. " Il a encore publié : les Tréteaux du succès. Figures de bronze et statues de neige (1901); Vieux portraits et vieux cadres (1903).

Drt, lac des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat d'Arizona. Cette nappe d'eau saumùtru. souvent transformée en lagunes pendanl les sécheresses do l'été, occupe, par 90 mètres d'altitude seulement, le fond do la dépression désertique du Colorado, nue parcourt du N.-O. au S.-E. la voie ferréo <lo Los Angolos à Arizona-City et qui porto lo nom do Cohahuilla-Valley. Elle est dominéode très près, à l'E., par les monts Chocolaté, qui lui envoient, do mémo qu'à ro. la sierra San-Jacinto, un certain nombre do petits cours d'oau, souvent taris pendanl la j^aison sèche.

DRYMITACÉES (sé) n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypêtales. — l'nc drymitachk.

— ' Encyci.. Les drymitacées sont caractérisées par des fleurs à corolle dialypétale, ;\ étamines nombreuses et à ovaire constitué par dos carpelles indépendants. Les fruits sont des baies, ('o sont des arbustes à feuilles alternes sans stipules, partaçi^ant avec les trochodendracéesot les tétraccntracées ce caractère, exceplionnol dans

Dryopliiops.

les angiospermes, d'avoir un bois secondaire homogène, dépourvu de fibres.

DRYOPHIOPS ifî-opss] n. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des coluhridés, comptant deux espèces propres i l'Asie tropicale et à la Malaisic.

— Encycl. Les dryoph iups houl des serpents allongés, élancés; leur taillo atteint 1 mètre; leur livrée est d'un rouge bronzé, varié de noir et de jaune ou de veri. Ia:s principales espèces du genre sont le dryophiopf rubescens, d'Indo-('hino cl de l'archipel Indien, et le drgophiojis ph ilippin a , des Philippines; leurs mœurs sont celles des couleuvres.

Duanesbu rgh ,

bourg des Etats-Unis (New-York [comté de Scheuoclady j) , à quelque distance du Mohawk, tributaire do l'Hudson; 4."uO hab. Industrie active.

Dubawnt, très grand

lac du Canada (territoire ilu Mackcnzie), sous le G3'" degré de latitude N. ; il s'écoule dans la baie d'Uudson ; 400.000 hectares environ.

DUBINI (MALADIE DE),

furnie clinique, presque spéciale à 1 Italie, de la chorée électrique, dans laquelle les attaques convulsives sont suivies de paralysie et aboutissent au coma et à la mort.

Dublin Revie'W (the;. importante publication catholique anglaise, trimestrielle, fondée en 183G par Daniel OConneïI et le cardinal Wiseman. Elle eul une grande influence sur l'école d'Oxford, et l'on peut lui attribuer la conversion au caiholicisme de deux chefs de cette école, Nowraan et William George Ward, qui, à partir de 1845, devinrent ses assidus collaborateurs. En 1863, la propriété et la direction de la revue iiassèrent aux mains de \\*. G. Ward, qui mena jusqu'en 1870 une campagne vigoureuse en faveur de l'infailliuiliié du pape. En 1878, l'évéque, plus tard cardinal ^■aughan. devint propriétaire de la « Revue de Dublin >, et Me Hedlcy. de l'ordre des bénédictins, en fut le rédacteur en chef. Monsignore Moyes lui succéda et, depuis 1S96, le fils de W. G. M'ard. Wili'rid Philip Ward, en a dirigé la rédaction avec Reginald Balfour pour secrétaire, et entouré d'un état-major d'écrivains considérables par le (aient et l'autorité, tels que \V. S. Liliy, le secrétaire de l'Union catholique de la Grande-Bretagne, le D"" \V. Bacon, le vicomte Landafi', dom Chapmau, l'abbé Gasquet. Bacon von Iliigel, le professeur Windle, le père R. H.Benson.ie D'vanBieseu.elc.

Du Bodan (Charles-Marie-Christophe), homme politicjue français, né à Quimper en IS27, mort à Paris en 1897. Procureur de la Républi(|ue à Orléans lors de l'occupation de celte ville par les Prussiens en 1870, il se fit alors remarquer par sa résistance aux exigences des vainqueurs. Membre de l" Assemblée nationale dans le Morbihan (avr. 1S73). il siégea à 1 extrême droite e: signa la proposition demandant le rétablissement de .ia monarchie. Depuis lors, il fut constamment réélu député. * Dubois (Paul), statuaire et peintre français, né à Nogent-sur-Seine (Aube) en 1829. — Il est mort à Paris en U'Od. Il avait exposé aiL\ Salons quelques portraits et bustes, entre autres le buste de Saint-Saêm (1901), ainsi qu'un groupe de deux Alsaciennes ayant pour titre Souvenir ^1902).

Dubois \Louis), peintre belge, né à Bruxelles en 183'>. mort à Schaerbeck en I8S0. Après avoir étudié à Paris dans l'atelier de Couture et dans l'atelier Saint-Luc, a Bruxelles, il s'abandonna ù son tempérament, épris de vigueur et de rutilance. Ainsi qu'Alfred Stevens et Henri de Brackeler, il so plaît à emplo\er les bruns mordorés de l'air, des fonds, des carnations, et il se sert constamment de ces dessous chauds d'or roux. Parmi ses tcuvrcs. il faut citer: le Portrait du père de l'artiste (.1853); les Cigognes { 1858} ; le Chevreuil mort ( 1863) ; l'Enfant de cho'ur. Poissons et accessoires (1874), toiles au musée de Bruxelles.

Dubois (Henri-Pierre-////V'«/y'e), peiviirc français, uô à Nantes en 1831, mort eu 1890. Elève oe Gleyre, il débuta au Salon de 1S63 par l'envoi d'un por rait de femme, mais il se consacra pariiculièrement à I; peinture des scènes mythologiques et des nus féminins. Parmi ses oeuvres, il convient do rappeler : Beihsabée (18641; Dap/tnis et Chloé (1863); Femme sortant du bain (1866); Diane et Calisto (1867); £'n^oiie (1S68). Cette dernière toile, nui lui valut une médaille, est maintenant au musée de Nantes avec sa Diane. En 1870, Ilippolyte Dubois exjiosa des Baigneuses, puis uue Conversation dans l atelier \1874); la Bonne Aventure (1875) et lo portrait do J/"" Bosa Ziégler. Vers la fin do sa vie, lo peintre avait été séduit par là vie algérienne, et de son séjour en Algérie datent sa Bue d'Alger, son Musicien arabe (1880), ainsi que son Jntèrieur niaures(fue (1881) et son Bavin près d'Alger (IS8S). *DuB0IS (Alphée), graveur en médailles, né à Paris en 1s;îi. — Il est mort à Clamart en 1905.

D UBOIS ( Marie - Eugène - François - Thomas) , savant néerlandais, né à Eysdon en 1858. Il fit ;\ Amsterdam des études on médecine, fut nommé on 1880 adjoint à l'enseicncmont do l'anatomie ; en 1881, professeur d'anatomic à FEcoIo de dessin industriel ; en 1886. officier de santé près do l'armée dos Indes ; en 1898, professeur extraordinaire à l'université d'Amsterdam. Chargé de 1889 à 1895 do roelierches paléon1oIogi(|ues à Sumatra et A Java, il découvrit (I89I1 en faisant des fouilles dans les terrains quaternaires do Trinil, une calotte crânienne, doux molaires et un fémur d'un animal intermédiaire entre l'homme et le cibbon. Cet (ancêtre préhistorique a reçu lo nom do pithécanthrope. Dubois fit un voyage scientifique dans l'Inde anglaise, fut nommé docteur fumons causa en botanique et en zoologie, mombro honoraire de plusieurs sociétés anthropologiques étrangères et conservateur du cabinet minéralogiquo et paléoiuologiquo de llnstilui Teylers t Haarlem.

*DU80IS f Krucst-UcDri), sculpteur français, no à Di<'p|)i' en isr.-.i. — Ce sculpiour «ui, en I89'j, avait obtenu la niédaïUo d honneur, s'est vu décerner une médaille d'or en l'joo pour son Monument de Oussiiet destiné à la cathédrale do Meaux. Kn luoc, il a exposé au Salon le Monument d'Euiii'nc l''ronuintin, grand modèle en plâtre.

*Du BoiS-BEYMOND (Emile), physiologiste allemand, né à Horliii en ikik. - Il y est mort on 18'J6.

DUBOR (GoorL'es DK), littérateur franr.Mis, né à Toulouse on 18)8. Directeur du Crédit foncier 1 Agen, il vint à Paris (1887), et entra à la Bibliothèque nationale en (jualité d'attaché libre. Il s'intéressa aux questions agricoles, puis s'adoniia au roman, à la criti^jue musicale et au Ihèâtre. Il a publié ; la Viticulture moderne {180i); les 7'«voriteft royales (1902); tes Baisers de Cnide, les Héroïnes de l'amour (lyOj). Il a fait la critique musicale au « Voltaire •> et au « Rapide », dirigé le • Progrès artistique et littéraire >', collaboré au » Grand Dictiontiairo du xi.x" siècle» et à la » Revue encyclopédique ». .Vu théâtre, il a fait représenter : Amedartiste (1897); Saplio, Psyché, Maison de thé (1898); Vénus et Adonis, Jeux de vierges; Grivèlerie de baisers et le Vieux de la niontuyne (1899). *DuBOST (IIenri-.\ntoine, dit Antonin), homme politique français, no à l'Arbresle iRhuue) eu 1811. — Membre, puis rapporteur général do la corainissiou des rtnances, il s'opposa avec une inlassable énergie à l'accroisseniont dos dépenses bu<lgétairos, montrant (pie notre pays a atteint, sinon dépassé, la limite des facultés contributives et qu'il serait possible, avec do la méthode et de la persévérance, do trouver une économie do 250 millions de francs sur l'onsomblo de nos services publics. Réélu sénateur le 7 janvier 190(î, à une grosso majorité , il fut choisi par ses collègues comme vico-

prôsident et. en cette qualité, '

annonça au Congrès do Versail- /

les l'élection do Kallièrcs à la ^ Dubost

présidence de la Républi(|ue.

Lui-même succéda, le IG février 1900, à ce dernier, dans les hautes fonctions de président du Sénat, obtenant la majorité considérable de 241 voix sur 262 votants.

DUBOU2imE {li —de Dlibouzel, n. pr.) n. f. Genre d'éléocarpacéos, dont l'espèce la plus connue est la dubouzétie campanulve. (C'est une superbe plante de la Nouvelle- Calédonie qui possède de grandes fleurs orangées, à sépales veloutés et longues étamines, très ornementales.) *DuBUFE (Edouard-Marie-Gii/Z/aumc), peintre français, né à Paris en 1853. — L'habile décorateur s'est vu décerner une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 (Paris), où il avait envoyé un .\'id et diverses compositions déjà connues. On a vu do lui en 1900 : la Maison de la Vierge; la Cigale; la Fourmi; Sommeil divin (musée de Lyon). En 190G, il a exposé Poésie et musique; Peinture et seulpturCf et des Vues de Capri.

Du BuiT (Chaiies-Ilenry), avocat français, né à Mulhouse en 1837. Avocat à la cour d'appel de Paris et, en 1861, docteur en droit, il fut élu membre du conseil de l'ordre en 1880 et bâtonnier en 1891-1892 et 1892-189;!. Il s'est fait une place à part au Palais dans les affaires do finances. Il a plaidé pour Honteux, directeur de l'Union générale (1882); Laveissières, dans l'affaire du Comptoir d'escompte et do la Société dos métaux (1890) ; Marins Foniane, dans l'atTairc do Panama (1893) ; Uonon, dans celle des Comptes courants (1893), etc. Il a soutenu les réclamations de la Comédie-Française contre l'ex-sociétairo Coqneliu, contre Marthe Brandès, etc. (iS9ô).

DUBUS (Edouard), poète français, né à Bcauvais en 1861, mort à Paris en IS95. Il collabora d'.ibord aux revues symbolistes : au ■ Scapin », à la « Revue indépendante », au « Mercure de Franco », à la • Plunio ■, et publia Uû recueil de poésies : Quand les violons sont partis. L'auteur, maître on l'art de manier le vers et do faire chatoyer les mots, s'y montre, comme Verlaine, épris do la nuance. Quelques pièces comme l'Aurore ou les /lais trouveront sans doute place un jour dans les anthologies. Les poésies d'Ed. Dubus ont (ité rééditées en 1905. *DUBUT DE IiAFOREST (Jeau-I.ouis), romancier français, né à Saint-Pardoiix (Dordogne) en 1853. — Il est mort à Paris en 1902. Aux ouvrages cités, il faut ajouter : Messidor (1898); la Traite des blan<hes (1900 1901) ; la Tournée des ijrands-ducs (1901). Il aval', écrit avec Oscar Méténicr doux pièces do théâtre : la lionne à tout faire (Variétés, 1892), et Ilabclais (Nouveau-Théâtre, 1892).

DUC-DE-MalAKOFF n. m. Variété de cépage blanc cultivée dans le dcparicniont do Maine-et-Loire et donnant des fruits à pulpe ferme et très sucrée. (C'est un plant de jardin; on lo cultive do préférence en espalier en vue oe la production do raisins de table; mais il est malhoureuscmeut sujet à la coulure.)

Duchenne ('MALADie: de).

Syn.dop.lRiLYSlELABlOGLOSSO- I..\RYNGKI-;.

^DUCUESNE {Louis ■'Mario - Olivier, abbé), archéologue français, né à Saint-Servan (Ille-ct- Vilaine) en 1843. — L'abbé Duchesne, aujourd'hui Mf Duchesne (car il a reçu le titro de protonotairc apostolique), membrede l'Acadéniiedes inscriptions depuis 1888, directeur do l'Ecole française archéologique de Rome depuis ISt-,

elles sur l'histoire ancienne du christianisme. 11 a publié une série d'importants ouvrages ou mémoires, notamment : le Liber ponlificalis (1S80-1S91) ; le D:,ssicr du rfonatisme (1890; dans les Mélanges de VEcole de Home'): les Anciens Catalogues épiscopaux de la province de Tours (1890) ; Marti/rologium liieronymianum {lidi ; dans les Àcta

SUPPL

. Duchesne. , a continué ses rechcr-

sanctorum des hollandistes); /''attes épiscopaux de l'ancienne Gaule (1894-1900); la Passion de saint bénis (1895; dans les Mélanges Julien Uavel); Autonomies ecclésiastu/ues, Eglises séparées (1896; 2' édit., 1905); les Premiers Temps de tlClat pantificul (1898) ; les Origines du culte chrétien (18S9 ; -i' édit., 1898 ; 3" édil., I905j , le Forum chrétien (1902j; l'Arménie chrétienne dans l'Histoire ecclésiastique d'Eusébé (1905; dans les Mélanges Nicole); Histoire ancienne de l'Eglise (1900, t. I").

DucuESNE-FOUFtNET (Charlcs-Augustc-Jcan), explorateur tiariçais, né i Lisieux ou 1875, mort ù Paris en 1904. Après avoir fait ses études & l'Ecole des sciences politiques et à l'Ecole coloniale, et voyagé dans le- sudest do l'Europe, il se rendit dans l'Amérique équateriale et y recueillit les éléments ^

d'un travail sur la niain-d'œu- i \

vre, puis exécuta en Ethiopie Ci- .i*4

(1901-1902) une exploration *« i*»^

qui lo conduisit do Djibouti, ^^ ' '

par Addis-Ababa, au lac r.sana et au Ouallaga. On a do lui : l't Main-d'œuvre dans les Guyanes ( 1905).

*DUCLAUX (Emile), chimiste et biologiste français, #?' V- W-- '' né à Aurillac en 1840. — Il /ft V^' '■'

est mort à Paris en 1904. Il se /' ' -

mêla aux agitations (|ue sus- ^v /

cita l'affaire Dreyfus et fut

un des fondateurs de la Ligue i i /

des droits de l'homme et du ^ ' / //

citoyen. Aux ouvrages déjà Duclaui.

cités, il faut ajouter : l'/ii/-

giéne sociale (1902) ; CAiniié biologique (1903). Peu avant son décès, il venait do termiuer des Etudes sur l'hydrographie souterraine.

DuCLAOX (Agnès-Mary-Frances Robixson, dame), femme poète d origine angfaise, née à Leamint.'ton .comté do \\ar\vick), en IS57. Elevée à Bruxelles, puis en Italie elle acheva sou éducation à Universilv Collcire, à Londres. Elle épousa d abord lo philologue .James Darmcsteier, et ensuite le savant Emile Duclaux. Son talent, à la fois gracieux et viril, et tout nourri d'érudition, s'aflirma en vers et en prose, eii anglais et en français, dans un grand nombre d ouvrages Nous citerons, en anglais : a lïandful of lioneysucktes iis-s) ; uue traduction en vers de Y Hipiiobile

Book of songs (1886) ; Ihe End of the middle âges, Essays and questions m history (1888) ; Songs, Ballads, and a OardenPlay (1888); lietrospect, and olher Poems (1893); Life of Renan (1897); a Medixral Garkind (1897): Collected Poems (1901); the Fields of France 'A^Oii; the Return to nature (1904) ; en français : Marguerites du temps passé (1892) ; troissart dans la « Collection des grands écrivains français » (1894) ; la Vie de Renan (1S9S) et ta Reine de Navarre (1900), qui ne sont guère que des traductions de ses livres anglais sur les mêmes sujets, et les Grands écrivains doutrt'-Mancfie iU'Ol).

Du Cleuziou (Henri-Raison), écrivain, archéologue et dessinateur français, né à Lannion en 1S33, mort à l'hospice de Bicétre en 1896. Il débuta dans les lettres, à Pans, par des articles signés IlKNRt de Kerskvant. Il fonda avec Vermorel, en 1S61, la Jeune France, puis la Jeunesse et le Mouvement, fouilles littéraires à tendances républicaines, qui disparurent après diverses condamnations. Epris d'archéolo!.-ic, il écrivit un grand nombre d articles, qu'il illustrait lui-même de dessins, sur le vieux Paris qui disparaissait au moment des grands travaux entrepris par llaussmann. En 1874, il fut chargé d'une mission à Carnac, dont il releva le plan et d'où il rapporta des vues pitloresi(ues. Il a publié : Bric-à-brac (1859\ résumé d'articles ; .9o/oii de IS6S; les Soldats (1863) ; De la poterie gauloise (1872); l'Art national (1881-1883); l'Œuvre de Delacroix (1S85); la Création de l'homme et les Premiers Ages de l'humanité (1886-1887), où il soutient que la période tertiaire a été le paradis terrestre de l'humanité; ta France artisiique et pittoresque (1885-1888), sur la Bretagne et le pays do Léon ; les Monuments historiques de la France (1887-18S8).

*Du Commun du Locle rCamille), auteur dramatiipie français, no à Oranj.-e , Vaucinse) eu 1832. — Il est mort à Capri 'Italie) en 1903.

DUCOUORAY (Guslave), historien français, né à Sons en 1832, mort à Paris en 1906. Elève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'histoire, professeur à l'Ecole normale supérieure d'enseignement primaire de Saint-Cloud, inspecteur d'Académie à Angers, il a écrit pour l'enseignement des ouvrages nombreux et appréciés : Histoire contemporaine de nS9 jusqu'à nos jours {lsôi'\; Histoire de France depuis l'origine jusqu'à la Révolution (18661; Simples récits d'histoire ancienne (ISGS); .Simples récits d'histoire de France '1868); Cent récils d'histoire de France f 18781 ; Cent récils d'histoire de France contemporaine {ISSt) ; Histoire générale depuis l'invasion des barbares (1883); Récils et biographies d'histoire de France (1885); etc. *DucoURET (Hadji-Abd-el-IIamid-bey), voyageur fran- ' ais, né à Hnninguo (Haut-Rhin) en 1812. — " L est mort à Pans en 1867.

DUCROS fAlexandre), poète français, né à Nîmes en 1823. Ce n'est qu'assez lard qu'il publia ses œuvres. Les premières parues sont de brèves comédies en un acte : la Peur du mariage (1S71) ; le Gui de chêne (1872 •: la Boite de Pandore IlSie) ; le Coq de Béotie (1877). Entre temps, il avait réuni en volume quelques-unes de ses satires contre lo second Empire, sons le titre : les Etrivières ;1875). On lui doit : Poésies nouvelles (1885); Caresses d'antan (1896); Fleurs d'asphalte (1898). Ducros est un rimeur agréable, mais qui se laisse trop aller à sa facilité naturelle. On lui doit : Petits récifs et contes pour mes petits amis (ISSSV

Duel (le), pièce en trois actes de Henri Lavedan i,Comédie-Française, 1905). — Le duc de Chailles, un ^ dégénéré " qui u'cut jamais d'autre idéal que les jouissances viles, est aujourd'hui un morphinomane mourant. II est momentanément sauvé par le D' Morey, un beau carac-

DUBOIS — DUIIEM

tère, mais un homme après tout, et qui aimo la duchosso de Chailles. Elle l'aime aussi, et les forccî naMir'-!!'-^ r-ui s'agitent en elle la jetteraient aux br ' ,.

cédait à leur impulsion. Mais elle h- ,,

au fond d'oUe-méme les ardeurs d'u:.- /;

morte, en allant s'agenouiller aux pi(--ls d un pr- ';■; inconnu, qui prend un grand empire sur son unie rbari. elame, l'abbé Daniel. Or, 1 abbé Daniel est le frir<- du D' .Morey. Ils no se voyaient plus depuis dix ans, mais la duchesse de Chailles les remet en présence. D'où un premier duf! cntro l.-s .k-ux fr.-r.-s. l'un i„iiiaiji re. enquérir

I 'clle-ci

la fci une

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duchesse, au vuir la icuiuio a tduel, celte fois, do l'abbo co:

après tout, nauraii-il pas -ic . , ,, ,,,, ,,„,iit

malade.'... Doute angoissant. Mais tout h arrange. .M'' Boleue, un évéque missionnaire qui fut manvn^é ramène la paix dans lame do l'abbé Daniel, et le prélro o suivra quand il repartira pour la Chine. D'auire part, le duc de Chailles meurt fort à propos pour permettre au docteur d'épouser sa veuve.

Le Duel est une Ijelle étude psychologique, largement traitée en une langue sobre et forte.

DUFAU (Clérnentine-Hélènc). peintre française, née â (./uiiisac iCiironde) en 1869. Elève de Bougucrcau et de Tony Robert-Fleury, elle obtint un premier succès (prix Basiikirtseff; au Salon de 1895 avec Amour de Tart et Ricochets; une nouvelle récompense en 1897 avec Fils de mariniers et un Portrait. Une bourse do vovage lui fut décernée l'année suivante I Travail et Jeux d'été): à l'Exposilion universelle de 1 900 (Paris . elle obtint une médaille d argent. .Sa grande toile décorative, Jeunesie, fut remarquée au Salon de 1905, où elle exposa également J'emnie ■( bibelots. En 1906 elle a donné un gracieux l'ragment de décoration pour la maison du poète Jtostand.

DuFEUILLE (François-Eugène I, publiciste français, né à Rouen en 1842. Précepteur des enfants do Buffet, secrétaire particulier de cet homme d'Etat, il cuira en 1869 à la rédaction du t Journal des Débals •, auquel il coUa- Iwra jusqu'en 1872. Il passa alors au . Journal de Paris ., fut chef de cabinet du président de l'Assemblée nationale (Buffet) de 1873 à 1875, puis chef du cabinet du viceprésident du conseil, ministre de 1 intérieur (Buffet), en 1875. Collaborateur du - Français . (1877), il dirigea, à partir do 1884, la . Correspondance national.- Ui, des conseillers du comte de Paris, puis du duc qu'en 1897, il joua un certain rôle pendant I- Dufeuille, élève et ami de Prévost-Parade! . s

articles intéressants au . Correspondant ■, à la • Revue de Paris -.Ha publié : Réfiixions d'un monarchiste (1901).

DUFFAUD (Jean-Baptiste), peintre français, né à Marseille en 1853. Elève de Gérome et do Barrias. récompensé au Salon de 1889, il obtint en 1891 une deuxième médaille et le prix Marie Bashkirtsef. En 1896. il exposa Don Juan et Portrait. Citons encore : Portrait de ma mère (1900); les Anglais en Islande en noS et Portrait (1901); Pastorale et Portrait (1902); en 1903, deux Portraits; en 1904, le Portrait du ministre Trouillot; en 1906, deux Portraits.

*DUFFEHIN (Frederick Temple Hamilton Blackwood, comte, puis niari|uis DE), diplomate et homme politique anglais, né à Florence en 1820. — Il est mort dans son domaine do Clandeboye en 1902. Après une carrière aussi brillante qu'heureuse, le marquis de Dufferin avait été terrassé par la maladie. Un de ses fils fut tué pendant la guerre du Transvaal. Etranger aux affaires de finances, i) avait accepte la présidence d'une entreprise financière dont la déconfiture lui coûta des sommes énormes et faillit compromettre son nom. Il avait épousé en 1862 une femme remarquable par son esprit et son savoir, ladv Georgina de Killybeagh Castlebown. Lady Dufferiu avait publié sur son séjour dans l'Inde un livre intéressant, qui a été traduit en français sous le titre de Quatre ans aux Ind.s -/nglaises, notre vice-royauté. Fragments de mon journal 1--

*DurFY (Charles Gavas), publiciste et homme p.liiique irlandais, né dans le comté de Monaghan co 1816. — 11 est mort à Nice en 1903.

DUFRAINE (Charles^ sculpteur français, né à Saint- Germain-du-Plain, dans le Clialonnais. en 1S27, mort à Lyon en 1900. Elève de Bonnet, dont il fut le collaborateur dans l'exécution delà fontaine de la place Louis-XVl à Lyon et des figures décoratives du Palais de la Bourse et de l'Hôtel de ville, il ne tarda pa^ à se consacrer exclusivement à l'art religieux. Ses ouvrages décorent rét'lise Saint-Georges, celles de l Motel-Dieu, de l'hôpilal Saint-Joseph, de Fourvière, de Noire-Dame-.Sainl-Vincéul, à Lj on : les églises d'.-\rs. de Couzon, de Bourg, etc. Un style sobre, un sentiment élevé sont les caractéristiques do l'artiste. Il est, en sculpture, un disciple d'Hippolyte F'iandrin, dont il rappelle l'emolion contenue. Entre temps, Dnfraine a sculpté les bustes du pasteur Aeschimann, du peintre Chatigng et le Fronton de la préfecture du Rhône.

DuFRANE (Eva), cantatrice française, née en 1856, morte à Paris en 1905. Sortie du Conservatoire de Bruxelles, elle débuta à l'Opéra en 1879, dans le rùie de Rachel de la Juive, puis elle aborda tous les grands réies des opéras de Meyerbcer. Elle parcourut ensuite la province et y chanta'lcs œuvres de Wagner.

DUBEM (/"ierre-Maurice-Marie), physicien et mathématicien français, né à Paris en ijg'i. .\ sa sortie in l'Ecole normale supérieure, il fut nommé maître de conférences à la faculté des sciences de Lille (1887), puis, six ans plus tard, à celle de Rennes. Appelé comme professeur à la faciilié des sciences de Bordeaux, il ne se contenta pas d'y donner, depuis 1S95, 3c magistrales leçons sur l'hydrodynamique, 1 élasticité, l'acoustique, la mécanique chimique, la thermodynamique, l'électricité et le magnétisme, mais il publia encore, sur presque toutes les branches de la physique mathématique, de nombreux et remarquables livres ou mémoires qui lui valurent d'être élu correspondaut de l'Académie des sciences (1900). Travailletir infatigable, Duhem éclaircit. en outre, plusieurs points inrportants d'histoire scientifique, grâce au dépouillentent de manuicrits anciens. Distinguons enfin son intéressante Evolution de la mécanique (1903), son élude critique des Origines de la statistique (1905), qui lui,

DUIIRIiNd — DUPRK

pormit d'arriver à celle foiicliision iiialicnduc : la science mécanique et i)bvsi«iuo moderne - découle, par une siiiio ÎDinterrompuo dô perfeciionnemonts à peine sensibles, des doctrines professées au sein des écoles du moyen âge «, ot la Théorie physique, son objet et sa structure (190G). DUBRING (MAi.Auiii I)k), dermatiio lierpctiforme, caractérisée par 'le la faiblesse, de labaiienient, de la dépression ncrvousi". do la lièvre, du pruril et de la douleur. Les lésions intlainmatoires de la peau sonl huileuses, vôsiculcuscs, her|pétirornies. 11 y a rarement du purj>ura, maison peui constater des furoncles, do la lyn)])bau'ïite, dos adénopalliies suppurées ou non ot de la kératodermie. La maladie paraît liée & l'arthritisme, au surmenage, aux grossesses répétées, aux émotions déprimantes. Traitement contre les phénomènes généraux, strychuine, arsenic organique, rominéralisatours phosphores ; contre la lièvre ot les douleurs, pyramidon ; contre les lésions cutanées: lotions au sublimé, à la cocaïne, linimentoléocalcairo, pansements secs. La maladie est longue, le pronostic à réserver.

DUJARDIN (Kdouard), historien, poète et romancier français, né à yaiat-Gervais (Loir-et-Cher) eu 1861. Il fonda successivement la Itevue waynérienne et la Hevue indt'peudante (1886), et publia la nième année un volume do contes ; Us Uantises, qui fut suivi en ISS" d'un roman : Les lauriers sont coupés, où se traduisait, ainsi que dans ses poèmes en prose et en vers libres, une certaine pa ronté avec l'œuvre de Jules Laforgue. Edouard Dujardin a fait jouer trois tragédies symbolistes en vers libres : Antonirt (1891), au Théâtre d'application, le Chevalier du passé {1892), au théâtre Moderne et la Fin d'Anlonia (1803). au Vaudeville. Après avoir donne un nouveau roman : l'Initiafion au péclu- et à l'amour (l8î)8) et un recueil de poésies: te Délassement du guerrier {I90i\ Edouard Dujardin est revenu aux études historiques, a fondé la lievue des idées, et enfin fait paraître en 1906 le premier volume d'une histoire critique du judaïsme ancien et du christianisme primitif : la Source du fleuve chrétien.

DOJARDIN-BEAUMETZ (Ilenri-Cliarles-Etienne Beau- METZ. diti, peintre et lionimc politique français, né à Paris en 185*. 11 re(;ui les leçons de Cabanel et de Louis Roux et se consacra à la peinture militaire. Il débuta au Salon de 1875 avec : ICn reconnaissance à La Villelirrard; Siêae de l'avis, décembre 1870. L'année suivante, il exposa : Slobiles évacuant le plateau d'Avron pendant le bombardement. Ou vit ensuite de cet artiste : l'Arrière- Garde, Infanterie de soutien, la Prise d'un château en 1870, Les voilà ! l'œuvre la plus connue du peintre, et qui lui valut une médaille. Celte toilo est actuellement au ministère do la guerre. Citons encore : le Bataillon des Gravilliers part pour la frontière, la Brigade Lupasset brûle ses drapeaux {.\felz, H6 octobre 1870), A Charnpigny, etc. Dujardin-Beaumotz, député de l'Aude depuis 1889, fut nommé sous-sccrctaire d'Etat des Beaux-Arts en 1905, et conserva ce poste dans le cabinet Sarrien (mars 1906).

DUKAS (/'((!i/-Alirahamj, compositeur franeais, ne à Paris en 1865. 11 entra au Conservatoire et obtint le premier prix de (-ontrepoinl et fugue en 1886. Il se présenta. en 1888 au concours de Konie et so vtt décerner le second grand prix pour la cantate intitulée Velléda. Ayant échoué au coiicours do l'année suivante, il renonça à la recherche du premier prix ot so livra à des travaux de composition. 11 écrivit trois ouvertures : te Hoi Lear, Gœtz von lierlichinijen ot Polyeucte ; une symphonie en trois parties, et l'Apprenti sorcier, poème symphonique, «ouvre curieuse, originale, dont l'orchestre est écrit de main de niaitre, et qui fait partie aujourd'hui du répertoire de tous les grands concerts ; une sonate pour piano, des chœurs el des mélodies vocales, etc.

Paul Dukas a écrit une partie de l'orchestration de l''rédégondc. l'opéra qu'Ernest duiraud avait laissé inachevé et qui ne fut représenté qu'après sa mort. C'est encore lui ipii a fait la revision de la partition des Indes galantes, pour l'édition dos œuvres do ce maître, continuée sous la direction de Saint-Saéns. 11 s'est occupé aussi de littérature musicale, ot après avoir collaboré à la litvuc hebdomadaire, est deveim criticpie à la Gazette des beau.rarts.

DULACiCliarlcs-Mai-ie), peintre et lithograplic français, né et mort à Paris (1865-18981. Sa vocation s'aflirnia dès l'enfance, et l'on put suivre aux Indépendants, puis aux Salons du Champ-do-Mars, le développement incessant de sa personnalité et les progrès de son idéalisme. Ses elfcts do neige à Montmartre attirèrent d'abord l'atlention sur lui. Puis co furent ses grandioses cathédrales, les grâces ot les majestés do la basilique do Vézelay, les études d'Italie, de Klaudre, do Provence, plus pleines de pensées peut-être «pie toutes ses autres œuvres. Ses liiliographios sont le meilleur do son touvre. C est dans la Suite de paysages (I'.mki) ot surtout dans le Cautir/ue des créatures (1K95J, où Dulac, a donné la pleine mesure ilo son originalité et le moillcur témoignage do sa comprélicnsiou de la nature.

DULCIDE ou DOUCIS (saint), en lat. iHilcidius ou

plutùt, d apn-s les lioUandistes, Italritius, évoque d'Agen, mort dans le premier tiers du v siècle. 11 succéda, sur le siège d'Agoy, à saint Pliébade, dont il était disciple et qui l'avait lui-même désigné. Il bâtit une église où il transféra les reliques do sainte Foi, ot il y transféra aussi les reliques do saint Caprais et de ses compagnons. Sa renommée parait s'être étendue assez loin, car on vénère ses reliiiuos à Chamberet, paroisse qui faisait partie autrefois du diocèse do Limoges, où le saint est honoré, qui appartient maintenant à celui do Tulle, et une paroisse du diocèse d'Orléans l'a pour patron. Le calendrier ecclésiastique fait mémoire de lui le 6 octobre. A Agon, sa fèlo est célébrée le ïC du mémo mois.

DUMASINE n. f. Acétone C'iPO, tmo l'on retire dos linilcs provenant de larectiUcation do 1 alcool métliylîque.

DuMAY {Charles Frédéric], administrateur français, né â Paris on 181J. Entré au ministère de rintérieur, il fut nommé en 1870 chef du cabinet du secrétaire général de ce département et ileviiii, en 1887. directeur dos cultes.. Il exerça ces dernières ot délicatos fonctions avec habileté ; lors de la discussion devant lo Parlement de la loi do séparation des Eglises et de l'Etat, il fut désigné comme commissaire du gouvernement.

*DUMÊNY (Camille-Georges Kichommr, dit), acteur français, né à Paris on 1857. — Après avoir créé, d'une façon remarquable, Pétrone de Quo Vadis, à la Porte- Saint-Martin, il créa, avec non moins de succès, au théâtre Antoine, divers rôles dans /T/onïieur, le Capitaine lilçmet, Tiers-Ltat, Boule de Suif, il alla jouer â rodéon Hcsurrection, puis rentra au Gymnase, où il lit, comme dans les autres théâtres, remar(iuor son talent plein d'élégance dans l'L'pave, le Iletour de Jérxtsalem, l'Age d'aimer, la liafule, l'Enfant chérie, etc.

Du MiNIL ( Itenée - Mario - Louibc-Tbérèse-Martho Skveno), actrice française, née â Bourges on 1808. Admise au Conscrvatoiro dans la classe de Delaunay, elle en sortit en 1886, ave<" un second prix de tragédie ot le premier prix de comédie. Engagée ans- Dumfrii.v.

sitôt à la Comédie-Française, elle

y débuta eu 1886 dans Denise, et joua ensuite successivement Ilamlet, Mademoiselle de Delle-lsle, Jean Baudnj. Andromaque. Horace, les Femmes savantes, etc. Elle so lit promptemcnt une place importante dans le répertoire, et fut reçue sociétaire on 1896; elle a créé, avec talent, un grand nombre de rôles, dans ; Gertrude, le Cimetière Saint- Joseph, une Séparation, la Femme de Tabarin, les Petites Marques, la Loi de l'homme, la Vassale, Pour l'avenir, la Voix du rêve. Amoureuse amitié, 1807, le Dédale, la Plus faible, etc.

DUMINY (saint), en lat. Dominius, solitaire, dans le Limousin, au vu" siècle. Son corps est honoré à Gimel. — Fête le VA novembre.

^DÙMMLER (Ernst Ludwig\ historien allemand, né à Berlin en 1830. — Il est mort en 1902.

Dumoulin (Louis), peintre français, ne â Paris on 1800. Elève de Lehmann, il se dégagea de bonne lieure des formules de l'école en écoutant les conseils de Manet et de Gervex, el débuta par des scènes de la vie de Paris notées avec une imprécision volontaire. Pour son tableau des Chevaux de bois, il s'inspira des vers cliarmants do Verlaine qui, à sou tour, écrivit son délicieux sonnet l'Aube à l'envers, d'après la toile de Louis Dumoulin, le Point du Jour. Puis l'artiste alla planter son chevalet à Rouen, qu'il peignit sous forme de triptyque, â Morlaix, au Havre, et dans toute l'Europe. En 1884, la Ville do Paris Ht 1 acquisition do sa Place Clichy et, en 1886. l'Etat lui acheta son Quatorze juillet place de la Bastille. En 18S7 ot 1888 il visita la Chine, lo Japon, les Indes, décora lo palais du gouverneur do l'Iudo-Chine â Saigon. En 1895. la guerre sino -japonaise fut l'occasion d'un nouveau voyage. Au retour, il prépara pour l'Exposition de 1900 son panorama du Tour du monde et visita ensuite la Tunisie. Pcmtre du ministère do la marine, il a brossé sa toile do l'Escadre du Nord à Cronstadt (musée de Versailles) ; il a créé une série de timbres tunisiens. Il a décoré ramphilhéàlre do l'Ecole des chartes, et la plupart dos musées de France possèdent quelques-unes do ses œuvres. En 1906 il a donné au Salon la Somme, triptyque.

DuNAJEWSKI (Julien), homme d'Etat autrichien, né à Stanislawow (Galicie) en 1822, mort en 1894. Il fit des études juridiques aux universités de Lemberg et de Vienne, et enseigna les finances et la statistique à l'université de Cracovio. dont il fut recteur. Nommé en 1870 député à la diète de Galicie, il fut envoyé, en 1873, au Reichsrath de Vienne, où il se fit remarquer par sa compétence dans les questions économiques. En 1886, il devint ministre des finances dans le cabinet Taaffe. II quitta le ministère on isyi. fut nommé membre de la Chambre des seigneurs. Désormais, il se tint â l'écart de la vie politique. *DUNANT (Jean -Henry), littérateur ci philanthrope suisse, ne â Genève eu 1828. — Il vivait pauvre et oubli'dans un hospice communal do vieillards, à Hoiden, dans le canton d'Appenzell, en Suisse, quand, en 19ol, le prix Nobel, dit " de la Paix ■>, dont le montant est de 104.000 francs, fut partagé entre Frédéric Passy et lui. Depuis plusieurs années, la baronne do Suttner, présidente de la Liguo autrichienne de la paix, s'était etforcée de tirer de l'oubli le créateur de la Croix-Rouge.

DUNBAR (Paul-Laurence I, poète nègre des Etats-Unis, né eu 1872, mort a Dayton lOhio) en 1906. Célèbre sous le surnom de thi-: NixiKo Pokt. il a beaucoup écrit dans les journaux, et donna des lectures publiques de ses poésies, Parmi ses volumes de vers, où so rencontrent parfois des pièces dans les patois encore usités parmi les nègres américains, on peut citer : Onk and ivy Poems (189:j) ; Lyrics of Lowbj Life (1896); I.yrics of the Ilearthsidc il899\ et Love and Laughter {\WS). Il a aussi donné deux romans (I9ni) : the Sport of the Gods et the Fanatics.

DUNCAN (Pierre-Martin), botaniste ot géologue anglais, né à Twi.kcnhatn en 1824, mort en 1891. Professeur de géologie au Kinu's'<"'dlogo pendant laplus grande partie de sa vie, il fut f;'aleincnt mend)re do lu Société royale do Londres, do la Société linnêenne, enfin, en 1876-1877,

E résident élu do ta Société de géologie. Ses travaux ont eaucoup contribué à faire connaître la structure géolofique do l'Ecosse, de l'Irlande, des régions hercyniennes 0 l'Europe, ainsi que la géologie dos Etats-Unis, sur laquelle on lui doit d'importants mémoires.

DUNCORMICK, bourg d'Irlande (Leinster [comté de ■\Vexford|), sur la mer dirlando ; 2.000 hab. Petit port.

DUNDASITE n. f. Pliosphocarbonato hydraté naturel li alnnuiir et de magnésie.

DUNKERS n. m. pi. Membres d'une secte baptiste, établie ]iar Conrad Peysel, l'an 1721. en Amérique.

— Kncv<x. Les dunk-ers ont fondé la ville d'Euphrales, â vingt lieues do Philadelphie, et v forment une nombreuse colonie. Ils ne baptisent que les adultes, et ils les baptisent par immersion, d'où leur nom qui signifie " ]>longeurs i>, restent célibataires, vivent ordinairement de légumes, portent une longue robe avec ceinture et capuchon. Ils s'interdisent tout procès et no prennent pas part à la guerre. Avec des doctrines protestantes, ils rappellent les moines catholii|ucs.

DUNKI (Louis'^, peintre et dessinateur suisse, né à (W-nève en 1856. Elève do Barth-Monn et do 1 Alsacien Lix. il a illustré successivement : Charles le Téméraire, de Walter Scott; Contes a ma santr, diJégésippe Morcau; Servitude et grandeur militaires, d'A. de Vit'ny ; la Maison du Chat-qui-pelote, de Balzac; le Jean-Louis, de Hachelin, et les Petites Chroniques genevoises. La j)lup:irt de ces illustrations ont été gravées sur bois. Louis l)iinki a exécuté en 1902 les mataiettes et dessiné l'album 'lu cortège du y* centenaire do Vkscalade de Genève. Il est lautour do quelques toiles et aquarelles représentant des Mij.'K niditaires et des scènes algériennes.

DUNLEITH, ville des Etats-Unis (Illinois [comté de .In - ]»avii.-sj), sur le Mississipi ; 3.000 liab. Minoteries, lilaïuies. C'est un faubourg industriel de Duluquo, qui s'étend do l'autre côté du grand fleuve.

DUNNVILLE, bourg du Dominion canadien (prov. d'Onlario ! comté de Monck]^, sur le Grand Kiver, tributaire du lac Erié; 3.000 hab. Minoteries, scieries mécaniques.

DUNTOCHEB, ville du Royaume-Uni (Ecosse septentr. 'Oint"- de Dunbarlon]). à queluue dislance de la Clyde; j.r.i^u hab. Ruines romaines au mur des Picles. Aux environs, gisements de houille et de fer.

* DUNTZER (Jean-Henri-Joseph\ littérateur et philologue allemand, no à Cologne en 1813. — Il y est mort

en" r.Mil.

DUPAPEATRA, ville 'rAustro-Hongrio (Hongrie [comi-

tat ili- Zarad;t, jjrcs d'un petit sous-aflluent du Danube; 2.2(Hi bah. Conmierce i\c bestiaux et de céréales; sources salines. Aux environs, gites d'or et d'argent exploités.

DUPERRÉ (Victor-Auguste, baron), vice-amiral français, né et mort à Paris (1825-1900). Fils de l'amiral Victor-Guy Duperré, il entra dans la marine en 1840. Dès sa première campagne, sur la Bayonmuse, il fut cité à l'ordre du jour par l'amiral Jurien de La Gravioro dans les mers de Chine et du Japon. Lieutenant do vaisseau, il se distingua, en 1855, à 1 attaque de Bomarsund et au blocus de Sweaborg. Quelque temps attaché au prince Jérôme jNapolcon, il devint ensuite, avec le grade de capitaine de frégate, en 1859, chef de cabinet de Chasseloup- Laubat, ministre de la marine, puis do son successeur, l'amiral Rigaull de Genouilly, et fut nommé capitaine do vaisseau on 1865. Pendant la guerre de 1870, il occupa un poste à Cherbourg. Promu contre-amiral on 1873. Duperré fut chef détat-major de l'amiral de Dompierre d'Horuoy, ministre de la marine et des colonies. En 1871, il fut nommé gouverneur do la Cochincliine, et on 1879, fut promu vice-amiral. Il fut tour â tour préfet maritime à Toulon, commandant en chef de l'escadre do la Méditerranée, président du conseil des travaux, vice-président du conseil d'amirauté, où il se montra hostile aux réformes proposées par le vice-amiral Aube, ministre de la marine, et passa en 1890 dans le cadre de réserve. 11 fonda lo Yacht- Club et fut vice-président du cercle de l'Union artistique.

Duperré (Charles-Marie), vice-amiral français, né à Uaguer-Morvan (lUe-et-Vilaine) en 1832. Cousin du précédent, il entra â l'Ecole navale en 1847, fut lieutenant do vaisseau en 1859. Il prit part à l'expédition de la Baltique en 1854 et ensuite à la guerre d'Italie, durant laquelle il commanda une canonnière dans l'Adriatique. 11 fut, après cette guerre, nommé officier d'ordonnance de Napoléon 111 et, plus tard, aide do camp du prince impérial. Promu capitaine de frégate en 1S66 et capitaine de vaisseau on 1870, il reçut l'ordre, après le désastre de Sedan, d'accompagner lo prince impérial à l'étranger. Interne en Belgique, il fut autorisé â séjourner en Anglelerre iusquàla fin des hoslilités. Rappelé au service actif après "la guerre, il devint, en 1S75, chef d'ëtat-major de l'amiral La Roncière Le Noury. commandant de l'escadre d'évolutions. Il fut promu contre-amiral en 1878, commanda en «•hef la division navale des mers de Chine ot du Japon, devint vice-amiral en 1884, ot fut successivement profel maritime à Loriont. Brest et Toulon. En 1890, il fut appelé à commander on clief l'escadre d'évolutions de la Méditerranée, et conserva ce poste jusqu'en 1891. Il devint ensuite président du conseil des travaox de la marine et passa dans le cadre de réserve en 1897.

DuPLESSIS (Léon:, littérateur français, né â Cassel en 1853. Son premier livre est un recueil do poésies : Eros- Irate (1882). Il fut suivi d'une série do pièces : le duc de Tyrone (l8S9) ; Novella d'Andréa \ 1898) ; Moderne Médée et de l'Enquête de Monibijou (1894', satire alerte de nos travers, où, sous prétexte de faire parler un moine du XII' siècle en quête d'un remède pour guérir le roi Louis le (îros de l'obésité, l'auteur ridiculise nos mœurs politiques et sociales actuelles.

Dupont (Gabriel), compositeur français, né à Caen on 1878. 11 fut, à Paris, l'élèvo de Massonot et de Widor. ot obtint lo premier second prix de Rome en 1901. H se présonta au concours international «piouvrait on Italie Edouard Sonzogno pour la composition d'un opéra, avec un prix do 50.000 francs, et dans ce désir, il demanda un poème à Henri Cain, qui lui donna celui de la Cabrera [la Chovrière]. Sur 137 partitions présentées, trois furent définitivement choisies pour la roprésontalion, et, â l'issuo do cette représentation, le jury international adjugea lo prix do 50.000 francs à l'ouvrage de Gabriel Dupont Mise en scène par son collaborateur Henri Cain, son œuvre fut représentée à Milan puis à rOpéra-Comique de Paris, lo 5 mai Ut05. Gemma Bollincioni. <iui s'était chargée â Milan du rôle principal do la Cabrera, consentit avenir le chanter â Paris, on français, heureuse de contribuer ainsi deux fois au succès du compositeur. En dehors de cet ouvrage, Gabriel Dupont a composé un poème symphonique couronné à un concours ouvert à Nancv. un poèmo pour violon cl orchestre, un recueil de mcloJies vocales, plusieurs mélodies détachées, etc.

DuPRÉ (Augustin), orfèvre, médailleur el graveur général des monnaies, né à Saint-Etienne (Loire) on 1748, mort à Armenlières (Soine-el-Marne) on 1833. Entré jouno à la manufacture d'armes de Saint-Etienne, il suivit les cours do ciselure et de sculpture ouverts dans cette ville par Jacques Olanier. alla se perfectionner â Lyon, puis â Paris, où il acquit vite de la réputation comme ciseleur et bientôt, comme médailleur. Il grava la médaille frappée â l'occasion do la Jonction souterraine de l'Escaut et de la Somme, cl celles de Benjamin Franklin, do la Liberté

américaine, de Grcen, do Mornan <ln / » /

mairie de Paris (1-891 du wi'., ;^'"'"-"''""''" ''« '«

rédéra,ir (nooj.V'ifsiito dZZciir-AJ'' ''T

cret du 28 ujllet i7oi n^„,„. • '-"■"•""rs, il lut, par dé- D3ies, fonctions , u 'i ' To^lTJ'^'"'"'. «'"'"'' "^o» "«"'-

sait, assurait.on, le puV 'protil do m""V"" ''"'"■'"'"'■

iippiiilHiili

DUPRÉ (Jul.cn), peintre français, né à Paris en 1811

pi.î;;';r'rr!„;!rence'^ei?dr:r " '- -"-- ^"-

de l.ehinann n'a pas détourné do sa voie, a r.-niponé une médaille d argentàl Kxposition universelle de 188» {Paris; et a lait partie du jury inlernational on 1900. On a vu do lui à ces doux expositions : la Vache enratjre (musée du Luxembourg), Vaches à l'ombre, u 1 alUe de la Durdenl. Dans lu plume, nn Chemin au Mesnil Kn 1901, il a expose la Prairie et Uans 1,1 campaqne. Kn 190G, il a donné au Salon Dans la plaine el l:n Picardie.

DUPUIS (Pliilippe-Z^trto). pein- ' 7

tro Irançais, nô à Lyon en 1831 mort à Paris en 1890. Il fut élève /

de I.eou Cogniet. A part son Der- J

uier sernwn de Jésus snr la mon- ,,,,:,.„ „,„ , .

(«.«r»^ exposé en 18C1, il ne montra ' '

■1 ,?H.''"'® 'J"""'' s<:»'P'e>ir. né à Anvers en 1877 II re.-ut uuL réputation. Sa tote caractér st nue daurès Hav.>r

d-rurrorirurToiSii^e^" ""-'"o- -p»^'i"-^-er-

en^^:^^i'rcr';«1^t^'i^^n^.;^^TouK,use

nlai-o oi .1,1 .l.-, ,■'%,"'"" '■' ' " Gouverneur do a

place et du i-hateau de Milan, puis nommé Général ,^ brigade, Il refusa ce grade poir rester l H u* e ,?„ î

ZT' r,'" — /">g.vP'e. et qui con bLtû't'l'Ôu "sS ordres à la journée des Pvramidi,; Il f,„ i

promu généril do br,,ade S"s"la bâta' 11 rU' .r/des

ée?até dantlf viTr;"","/"- ^"'^''- ^"^ ''*'litiot.\vaS eeiaio aans la ville, il n liesila pas à se jeter au-devint

Ia'uce"rJ-fi""nr/'" mortellemeU atteinil i^m "ou'^'è lance. . J a, perdu un ani. et la France uu de ses ulus généreux delenseurs . , dit le premier Consul en appreimm cette m. Un monument, du à GriiToul-Dorval, a éïééTcvé 4 Toulouse, au général Dupuy. ■• . <• eic eie\c,

...î?"*""^ [l'ierre-J *,,.„), professeur français inspeceur gênerai de Tinstruction publique, né au Puy (Haute- I.oiro en 1851, mort à Paris en iqn'i II f,.V%,, ^"•*l'"'

raris, et. en 1899, il fut promu inspecteur t'énéral rie instruction publique. Entre temps, il avait eXercé les lonc.ons de chef de cabinet auprès de son frère Char es Dupuy, pendant la présidence de celui-c à la Ch^mhf (1893 et au conseil des ministres " 94 , et celles o rLrlf."n "^^ ''^^"""- '''' P'-é^i<i«"t du conseil loïïque a nu ; ié P,"^' ?''""■ ?","■• '* •■•"i^ième fois au pouvSîr^ H

ment . IJilat et l Université ou la Vraie Jtéforme de l'en seignement secondaire (1890), et une Ji.sloirTLuiilfra tare française au xvif siècle (1892).

DuPUY-DUTEMPS (Ludovic), homme politique français, ne aux Cabanues (Tarn) en isi-j A^.Î^^V, ' v^ reauxde Gaillae et do Toufoise'ma e de' Ga Ilac(i88u' conseiller général du Tarn (iss!. il f,,f Ii7.it *.■,'" rarrondisse^ment de GaiLc"ei'f8-:9. Réél^ eti'^^'Td'ivint ministre des travaux publics dans le 3» cabinet' Ribot V!;"?;-",!" "'•'■■■ J"^--^- I' "e se représenta pas en 1898

accompagnl ci, ue m en Tmérïone 'i'",V ^ '^-"'"fe'"' *' avec Sarah Xiernhar.l, l^r ' "' Vautres tournées

retour a pàri^ entra à fa Po'rtcT"" V/"""- '"'"'■ •'" plusieurs rôles dans /t/ ,^/7 /V ''""".^''"■""' > ■'ep"'

tournées, y revint ensuit,? et Jfî ^'"" '*'' "ouvellos

de Lyon, il y fit do uouvnl »^ 17" ■'^"rij, (e tourner dans («û/,ic"e</«E,l L°','-"'!'°"''"'«» créations Sous l-,-,Zl"ue.Jt. " ' ^° * "*' '■^'^'"°".'' '■''"'■■''•

♦Durand (Joseph-Pierre) dit Durand Ha f--„o . siologiste français, né ù Gros nrès^^. r i °'°*' P''>'" - Il est mort à Ar.sac en i9oî 1i » . i r '"'''"'' "" '*2«-

..é°R'l*"r°e„'lt't"rn".8''""p"'■*"^''''''!*»'''^»«^

■■lé en drou ë d'archivlsle Baîéo.rrh'^''''r''^''" '"='^"-

t.on ahréoée de ta c«/A.V/™,r;Âl',-;,:.'(T9ii,"ëtc ""'''" ..a^e" né~? ii'iri;*'e"n'i'8l5-'f,f;'''"'^'°"<^'' P"''"^'''"' ^an-

r-Ki- - t^iF£i?i=F""'^

, ..?^>^'*°*''' (Autoine-Vjctor-Léopold Dubasd-Dlran-

Paris â ^TEf^"!'?' V ,^ ^'T^'"" -n ^8.?8,°m"r?î ,1e l'L!.u 'f''*-.*-'^™ de Wachsmuth, d'Horace Vernct et

uu la justice, li collabora au lournal . I« <ii;.^i-i • i

donna des éludes littéraires e des non eMes îl 'éc"rivi' ToTlXmî Mire"' f^''^' '■ " P^l-'î^ " ■' rom'in X

r egf^fr^cS^r ^^- -,:=v;p°-^à

^n^^â^ul""" '^'''"''"'i), acteur français, né à Angers en 1854. Il commença sa carrière eu province, du H^vre

à ?o"{!?v^^1iiî'^''i?'' '^f'" " ■'""'«■■'''"' '■■■='"«="'^. ■>'^-

«.ers duV-hat No r /■? " ™''J"';"-e P»"»i les chansounâle /««..';. l Angélus de la mer, l'Ecole baisson-

nieie, la Berceuse pour Maryvonne sont devenus non.i "itïïùe dTrlrrS- '" "i-^'-^g^-'o" bretonne à SeSrf^oJ

WOnlms et I -in,, „""• ■""" '1™,""'I"« du Rév. Rowland tVJn .f,^ ' "'•„'•'"'"-■» suivante, il transportait à lEvnosi-

Kner "d^Mounn"!' ?^"' ''^^"■"- "'p"'^' " ^ ^^^'^ lotîres et il est H ^el, réunion mensuelle de gens de draoeau riiSf """ ^% Ifty^rn, ou capitaine porter Vmluïv ri a l*^!" S"""1' '''' '^ R<=ine-.Anne, à Mo.Vtforti; rJlT ■ collabore à une multitude de iour..auv et

o^'i^ c„n, ■r™^'i''^r'''^ *' "■="" nien.ionner la . P umef quil contribua à fonJer. Il a publié : Clairons et bhifoul'

sZ7e îàHn:rei'r'!''''r' ''/~""-«'.^'e e c,r,:

tiques en verse ,' '''"'''"■ ^'""'' "=* '«""«^ dramafemmJ I, u • P"^?*"*' "" P^"' «iter : VImpot sur les

'^^u;<^ui}^r:h^z'âe!t^s::!:'^r '■'^-

[c^^^Ci,:;!^l^^,^--^«y Hco^ centime virons, sources minérales ferrugineises.

*?i'?^''/-^"/"^"''' peintre français, né à Paris en 1842 Te f^rCa'faiTa"""-""-' ^' ba.se-cour et des in^riei rs de 18™et de 1900 fpatfsfn ^"^Expositions universelles

ric^Bar^?s^'i«^<fii'* "^°l",P*é et de la mort, par Mau-

de iéuv oT d-i" "°>'^-5!'«^. danecdites, de^SescHp "ns elles ont ^n„? "" '^"'- d'analyses psvcholog ..ues, elles ont toutes ce caractère commun de chercher dan4 a volupté, dans les larmes, dans la douleu?, une ex^tation de la personnalité et une glorification de l'énerafe. Tant™ tée L'tril'""''™ «■«l'Ey'agne . violente It con?racsnllicii li " paysage de folède ou de l'Escurial qui René ,^o//"=ie sentimentale A'Un amateur d-âmes,Te René moderne ; tantôt l'auteur se complaît dans la mol- H„ , ,^''IJ*"^'"? de Lombardie et des îles Borromées dans 1 automne de Parme, dans le sépulcre de RavennI

hf nJîanc°r ■■'^"'^ ^^ ^jf"*' S'^'"' «' volupiueut, dans la mélancolie de Versailles. Il analvse les charmes de la dévotion ou se pénètre de l'horreur d'un tableau de Valdès

DUPRÉ DUVEYIUER

MÎ^iieîltU-i.^î^cJ'Suf ^"^^i,-:^- J»J^.^. e. ^o^.^l|onar/dofe'^,-Srï^ît'i^

e:n:SaXp:rd£iH~-"'-^-ê

bora à la". V.P"t.'ér"à ?e"":u'.Vi';re'':'\"'i•''\"•,•^?''"■ écr.v.t une Etude iur le Ihédlr, ,â V. ' ,■ ,' *"'"« ". paraître divers volumes sur /^rf « /"■".w±i"^°>'c'" Ion, (1880-1882), sur le Salon de pàrUn,^ Tl T% ^''"

a;?„li7drn:;e^':Vfxt:i=,e':r.?3/^TÀ ""'^''à Charloitcnbourg en ,899 ~ *•"" ^" "'""''

c*ah "iiT-fTi "•■"■■''"'^'"l-'-l'arles-Uuis), archilecio fran-

ff^ai^ai^i^orho ::^ir7d;!s^L!Z;^ ^^i^'-" '^• furs|^t^t;î"Titii;r?£a£sF

qui na pas moins de 420 mètres de long sur "rdela.:;

s.r":'riïi.:KH;lrnL^r:" ''"^"^"' - ■»■'"'

en général, de premier ordre et dans un é.at oarfak d I conservation. Les frères Dutuit. unissan le i?^ gSnar

de ràr^r';"";'';';'"' "■"■'^. ^«■^"ercbes à toutesTef bïancl"; do 1 art. Les ubleaux voisinent avec les émaux les sénU ptures avec les faïences, les estampes'"es l'ivres |m manuscrits avec les bron.es, lesmonnaies et îes médailles Il s y rouve une toile authentique de Rembrandt l^m portrait par lui-même, mais c-elt là une Tuvre de ieÛnesso et de peu de mérite. Autrement imporu^? eit fc Massacre des Innocents, du Poussin. On rcnconS^ encore les noms de Ruysdaél, d'Hobbenia, de Terburg; de St^en

d°Hl';V?'p''l''"'"'''"lC"1""' •'« P^ter, df Boucher' d Hubert Robert, sur des toiles importantes. Parmi les dessins, sanguine de Watteau, des gouaches "™tade un admirable Ph. de Koninck et surtout quatre très bea.^ buardi, A.U.X manuscrits : YHistoire du roi Tieiatrfre n^

il^T 'vT.'t" • H ^^""'^ ^o^" eonsolateurfdéd^éau ro Lharlcs Vm et le Trespasde iUennine regrettée (Anne de Bretagne). Les œuvres gravées de Dure? et do R°m-

sZ?be7éS'.rp' ='".'^rP'" " ""' représentées par I .superbes états. Parmi les terres cuites de Clodioo les céramiques de Gubbio, les plats de Palissy, les iSjes de Rouen de Moustiers. de Strasbourg, lis porcela nls délicates de Sceaux, on cherche surtout lis spifcimens Ses rares faïences d'Oiron (Saint-Porchaire) et.'^noSmmen. le Biberon, au.v armes des Marnef, pavé 3î ooo frln^n H vente Spitzer. Cependant, à côté, dL-monnaîes grecques fne^T"",?"""^"'''' -^"^ ■"idaillesde Pisano eifsunoui" une merveilleuse statuette en ivoire d'acteur tra^que trâvad grec, sollicitent l'aiiention. "magique, tra-

noi^nï5-ii^r'È^;i;i^'=',^ T'U^J^^}!^ =T^^ if^STlef eltan'^e^ -"-o" ' i^' ""i^ai:! Son frère, Auguste (1812-1902). reçut des leçons dn =v?^fp----i1i-S-£fe "Çf^r^r^ |]urur= !^^ Se'f.=Lterq partagea leur passion. Ses prédilec.ions^lèrènt aux beaux meubles et aux bibelots précieux. •""•"■" »«

*I)UVAL (Aline), aclricc, née à Paris vers 1824. - EUe y est morte en 1903. ^°

♦DUVAUCHEL (Léon), littérateur et poète né à Paris en 1850. - Il est mort à Saint-Jean-au-Bois (6i?e, en ;"i Aux œuvres précédemment ci.ées. il faut ajouter /'^e':

IxZ'^ ^St'°%"'' ^"'^ •■;""<:• ('«") : Poème, Je Pic J7.e (1903). Ses Poésies complètes (1869-1902) ont été réunies

littéraire et artistique : le, Parisien, de Paris. ^""'"^

18?°?[*=°'' l'ri''*'*'' P"*'" f""'^^'"'- »* a» Creuset en 18C.. Il a nubhé successivement : les .Uatiii, rose, (1891) I Amour Jans la rosée (1.92), le Gai Village ("9".* Dais tous ces vers adroitement rimes, l'auteur a eha^ité ïf

r a r TÎf "" ="""■,* ^^ ^"'"' '^'^ Joséphin Souïao" et de Clair Tisseur, une place enviable. .; ■-> u»

ntP"^**?* (Jules-Tvcs-Antoine), professeur et homme en 192?." '^*"' "^ * ^^""^ *" '*-'• - 1' y «« «»»«

eu 1830, mort à Pans en 1898. Avocat à Paris, il lit piirtie du conseil de l'ordre (I88G-1890). «.avait succédé Tmo ehe,-d''e'K' '>"""■,'' i^ ^■"t-'euve, comme rédacteur ™ chet de la . Gazette des tribunaux .. On lui doit • Traiti des prises maritimes avec Pistoye ; Traité du contrat de transport par tene (1861): Traité pratique e îuridigue de l application des tarifs de cliemin, de fer (1866). *DovERNOY (Henri-Charles-Louis), pianiste et comnosjteur^français, né à Paris en 1820. ± fl est mortà Pari^

DUVEYRIER, poste militaire de l'Algérie dans la Sahara uraïuis, sur les dernières pentes dlrlùaT^!

DUVIVIER — DZIATZKO

rien, à rentrée «.lu désert, sur 1 oufd Zoubia. aflliient de i'ouod Zoiisfana, dont il a porté lon;.'temps lo nom. Duveyrier se trouve tout près do la fronUL-ro niarocnine, en vue do Kiguig. sur lo chemin de ferd'Aïn-Sefra à Brni-Ounif.

DuviVIER fJoseph-Hippolyto'j, ecclésiastique et écrivain bclîjc. né à Mous en 1152, mort à Tournay en 1834. La publication do son Apolot/ie du mariage ctmHien {119%), lui valut d'être uomraé secrétaire du cardinal do Frankenborg, archevêque do Maliiies. Peu de temps après il fut exilé avec lo cardinal. Il rédigea longtemps lo » Journal ecclésiastique des Pays-Bas». >'ommé clianoino titulaire Jors do la réorganisation des chapitresdo Tournay en 1803, il devint archidiacre en 1804, assista avec son évèquo Hlrn au concile de 18U, fut, comme lui, arrêté et envoyé à Vincennos. A la mort de l'évêquo de Tournay. il fut l'un des vicaires capitulaires nommés par lo chapitre. Il mourut à quatre-vingt-deux ans. 11 a écrit plusieurs ouvrat^es, dont lo IWservatif contre la suite au sophisme dévoilé (1803), qui eut beaucoup de succès.

DUYSBOURG, comm. de Belgique (Brabant farr. do I.ouvaini . -à la lisière de la forêt de Soigne; 1.400 hab.

* Dvorak (Anton), compositeur tchèque, né à Mulliauseu '^Boliémej en 18-11. — Il est mort à Prague en 1904. L'empereur lui avait conféré le titre de membre de la Chambre des seigneurs, et la ville de Prague lui a fait des funérailles nationales.

DVORNXK n. m. Mot russe qui veut dire portier. (Les dvoriHks dos maisons particulières sont tenus de surveiller la partie de la rue qui est située devant leur immeuble et servent d'auxiliaires à la police municipale.)

DWELSHAUVERS-DERY(Victor-Auguste-Ernest),ingéniour belge, uê à Diuant (Belgique) on 1836. Il fit ses études à Bruxelles et à Liège, passa en 1861 son doctorat es sciences physiques et. après avoir été successivement répétiteur et chargé de cours à l'université de Liège, il y professa la mécanique appliquée. Ses travaux, d'une haute portée praiiiiue, se rapporicut presque tous à la machine à vapeur. Il a formulé, en particulier, les lois de la détente, exécuté d'intéressants essais sur l'économie de la compression dans l'espace mort et publié des études expérimentales complètes sur la dynamique ot la caîorimélrie de la machine à vapeur.

DtbfesT (.\rne), écrivain norvégien, né à Trondhjem en 1868, mort en 1892. Journaliste, il fut d'abord attaché à divers organes Scandinaves en Amérique, et connut aux Etats-Unis, puis à Paris, des anarchistes notables pour lesquels il dit son admiration en un volume entliousiaste : Parmi les anarchistes (1890). De retour en Norvège (1889), il collabora à divers journaux, et publia deux volumes {Ira, 1891 : Deux Nouvelles, 1892), œuvres bizarres et maladives, mais d'une extrême recherche de forme. Il se suicida en se jetant à la mer pendant une traversée.

Dybowski (Jean), agronome et explorateur français, né à Paris en 1856. Fils d'un Polonais réfugié en France après 1830, il entra à l'Ecole nationale d'agriculture de Grignon, où il devint répétiteur du cours de botanique, puis maître de conférences d'horticulture. A la fin de 1889, il fut chargé, par les ministres de l'agriculture et de l'instruction publique, d'une exploration scientititjue dans le Sud-Algérien, au delà d El-Goléa, et il rapporta de cette

mission de nombreux documents do botanique et de zoologie. En 1891, lo Comité de l'Afriaue française lui confia la mission de rejoindre Crampel dans les régions nui séparent le Congo français du lac Tchad. A la nouvelle du massacre de cette mission, il se porta de Bangui vers El-Kouti et vengea la mort do rexpforaiour; au retour, it explora les rivières Ombella et Kemo, ai'fiuents de l'Oubangui et fonda lo poste do Kemo; il rentra en Franco en novembre 1892. Uirecteur de l'agricuiluro et du commerce en Tunisie, puis professeur de cultures tropicales à llnslitut national agronomique, inspecteur général do l'agriculture coloniale, il contribua beaucoup au développement de l'agriculture dans les colonies et ù. la création des janlins d'essai. Il a remjili plusieurs missions en Afrique pour l'étude de ces <iuestions. Il fut le promoteur do la création du jardin colonial de Nogent-sur-Marno, dont il fut nommé directeur en 1899. Il a publié notamment ; Traité de culture potagère (1885; 2" éd., 1894); Guide du jardinage (1899); la Itoute du Tchad; du Loango au Chari (1893): les Jardins d'essai coloniaux (1897).

DyÉ (Alfred-Henri), marin et explorateur français, né ù ri.sle-Sainl-Dciiis (Seine) en i874. Sorti do lEcole navale en 1»92, enseigne de vaisseau en 1896. il fut détaché aux colonies et envoyé dans le Ilaul-Oubangui avec la mission Marcliand. Au prix des plus grands efi'orts, il réussit à ravitailler la mission et conduisit sa canonnière dans rOuellé et le M'Bomou. Lieutenant do vaisseau en 1899, il fut second de la mission Mazeran, qui procéila, en 1902, à l'étude de la navigabilité du Sénégal. Il fut chargé de diriger, en 1905, une mission hydrographique sur les côtes du Maroc, organisée par lo comité du. Maroc. Les résultats en ont été publiés dans lo o Bulletin du comité do l'Afrique française « (nov. 1905).

DyEA, localité de l'Alaska, située au fond du canal de Lyun, près do côtes presque inaccessibles baignées par focéau Pacifique. Les chercheurs d'or se rendant au Klondyke y ont établi une sorte de vaste camp, et le gouvernement dos Etats-Unis, à qui appartient cette partie du littoral, y a créé un poste militaire qui met le non ordre parmi les mineurs et assiste les officiers des douanes américaines dans leur tâche.

DYGOGRAMME n. m. Instrument employé sur les navires pour mesurer la déviation de l'aiguilloaimantée sous l'infiuence d'un courant magnétiqnc.

Dymas ou DysmaS (saintj.nom du bon larron. d'après certains hagiographes. Crucifié avec Jésus, il ne s'associa pas aux blasphèmes des Juifs contre leur victime et réprimanda l'autre larron. Il dit même à Jésus : '■ Seigneur, souvenez-vous de moi, quand vous serez dans votre royaume, a Jésus lui répondit : « Je vous dis en vérité que vous serez aujourd'hui avec moi en paradis. " Le culte du bon larron est reconnu dans l'Eglise, mais le nom qu'on lui donne est incertain. — Fête le 25 mars.

DYNAMOPHARE n. f. Générateur électrique, consistant en une dynamo de petite dimension , et faisant partie de la lampe qu'elle est chargée d'alimenter.

— Enctcl. Employée sur les chemins de fer américains, pour l'éclairage de puissants projecteurs de locomotives, la dynamophare a été récemment appliquée à l'éclairage des voitures automobiles; une batterie d'accumulateurs doit servir de réserve pour alimenter la lampe pendant les arrêts du moteur. Un régulateur spécial maintient la

tension constante, quelle que soit la vitesse fournie à la

dynamo.

DYNAMOPHORE (du gr. dunamis, force, et phoros, qui portej adj. Qui contient de l'énergio à l'état potentiel.

— Encvcl. On désigne spécialement sous le nom de dijnamophore les aliments capables de fournir de la chaleur en brûlant. Tels sont lo sucre, l'amidon, les corps gras. Les albumines sont des aliments à la fois dynamophores et plastiques. Les aliments dynamophores'ne sont pas nécessairement dynamoyènes, puisque tout dépend do leur utilisation par l'économie. V. dynamogémb, isodyna- .MiK. RATION alimentaire.

DYSARTHRIE [tri — préf. péjor. dys, et gr. arthvon, articulaliuiii n. f. Difficulté de parler due à un trouble de la prononciation dépendant d'une lésion de l'écorcc cérébrale.

DYSCHROMIE (diss-kro-m! — préf. péjor. dys, et gr. Ichroma, couleur) n. f. Trouble de la pigmentation de la peau. V. AiHRoMiE, t. I", et htpebchiîo.mik.

DYSIDROSE (préf. péjor. dys, et gr. idràs, sueur) n. f. Atl'ection cutanée, douloureuse, (lui se caractérise par un éruption vésiculcuse siégeant dans les espaces interdigitaux et les faces latérales des doigts. (Le malade éprouve une sensation do brûlure vive; l'alfection est sujette à récidiver, elle se traite par des pommades à l'oxyde de zinc et à l'ichtyol.)

DYSKOLITE n. f. Miner. Syn. de saus.surite.

DYSLEXIE {diss-lék'Si — préf. péjor. dys, et gr. /ex»», moti n. f. Forme atténuée d'alexie, dans laquelle on éprouve seulement de la difficulté pour comprendre les idées exprimées par l'écriture.

DYSLOGIE {diss-ln-jî — préf. péjor. di/s, et gr. logos, parole) n. f. Difficulté à parler provenant d'un trouble de l'intelligence.

DYSTOPIE {diss-to-pt — préf. péjor. dys, et ^. topos, lieu) n. f. Anomalie congénitale dans la position d'un organe : On signale quelques cas de déplacement du coeur ù droite, mais c'est une dystopie rare.

DziATZKO (Karl'i, philologue allemand, né à Neustadt flIaute-Silésie) en 1842, mort à Gœltingue en 1903. Il fut étudiant à Breslau et à Bonn, devint en 1865 professeur au lycée de Lucerne et, en 18~I, bibliothécaire de l'université de Fribourg-en-Brisgau, où il se fit habiliter ijanv. 1872), pour la philologie classique. Cette même année, il fut nommé professeur au gymnase de Karisruhe, et, en octobre, bibliothécaire en chef de la bibliothèque royale et universitaire de Breslau. II devint en 1886 bibliothécaire en chef à Gœttingue et professeur ordinaire des sciences auxiliaires des bibliothèques {Bibliothekshilfsïvissenschaftoi). C'est un latiniste distingué, dont les travaux sur Térence font autorité. On lui doit : Contribution à ta critique du commentaire de Donat sur Térence (1879) ; une édition de comédies choisies de Térence, avec commentaire en allemand : Phormio {\%1\; 2" édit. 1884^; Adelpki (1881), et une édition critique sur Térence (1884). Son Instruction pour le classement des titres dans le catalogue alphabétique sur fiches de la bibliothèque de Breslau (1886) a été traduite en italien (1887) et adaptée en anglais par Linderfeldt (1890). 11 a publié à partir de 1886 une Collection de travaux relatifs à la science des bibliothèques.

Eafa.

EAFA (é-a) n. m. Genre d'oiseaux passorcaiLY tcnuirostros, do la famille des méliphagidés, créé pour une cspùce nouvelle, découvorlo dans le sud do la NouvcUe-Guméo.

— Encycl. Weafa maculata est do la taille d'un serin, avec lo bec assez long, courbe; sa livrée, d'un vert olivâtre, est tachée do jaune on dessus; lo dessous, [)lus foncé, est largement luar-

3ué do blanc. Il vit à es altitudes do 800 à 1.000 mètres, dans la Papouasie auf^laise.

Eagle ou Aigle, lac

du Canada [Ontario), à côté du cbeniin do fer raca<liendu Facirii|Uo,sur!o cours <Ic la rivière fCai/le, tributaire de l'Englisb River. Environ 33.000 hectares; EanNE (saint), en lat. Annarîjis, évêque en Gaule au v^ siocle. On Ta honoré en Poitou. ^Fète le 1" novembre.

EasT-RIVER, rivière dos Etats-Unis iNow-York). C'est proprcinctit lo canal rendu accessible au.\ bâtiments du plus fort tonnage, par lequel la baie de New-York communique avec le détroit de Long-Island.

Eau (cap de l'), cap de la côte marocaine de la MèiUterranée, à peu prés à égale distance entre le cap Milonia et le cap des Trois-Fourclies. Ce promontoire, élevé et rocheux, constitue proprement le dernier éperon du djebel Kebdara. A quelques milles au large du cap de l'Eau, se trouve le petit archipel espagnol des îles Zaffarines.

Eau Glaire, lac du Canada (Oungava), q^ui donne naissance à l'Eau Claire, tributaire est de la baio d'Hudson ; près do 123.000 hectares,

ÉBAUBISSEMENT {àâ-biss-man) n. m. Fam. Et;it do

celui qui est ébaubi.

Ebb-and-FLOW, lac du Canada (Manitoba), d'une superficie de 10.000 hectares.

*Ebeling (Adolf), écrivain allemand, né à Hambourg

en \i'2~. — Il est mort à Cologne en IS'JG.

EBENAVIA {é-b(') n. m. Genre de reptiles sauriens do la famille <lcs geckonidés, comptant deux espèces propres à Madagascar et à Nossi-Bé.

— Encycl. Les ebenavia sont des geckos 1res voisins des phyllo-

Hes. Ils -

leur tète plate; leur livrée, brune ou oliv^itre, est rayée de brun ; ils ne dépassent guère 8 centimètres de long,

Eberle (Syrius), sculpteur bavarois, né à Pfronten en 1814, mort"à Bozen (Tyrol) en 1903. II sest acquis une réputation par les monuments liistorirmes ou allégoriques qu'il a exécutés sur les places publiques do plusieurs villes de Bavière. Le roi Louis II lui fit d'importantes commandes de travaux décoratifs. Eberle mourut professeur à l'Académie des beaux-arts de Munich.

Eberle (Robert), peintre allemand, né à Meersburg. sur le lac de Constance, en 1815, mort à Eberting, prés Munich, en 1860. Il excelle dans la peinture des animaux domestiques : Berger et son troupeau frappés de la fondre (1842, musée de Copenhague): Brebis aes Alpes enlevt'e par tm aigle (1858) ; Belour de VÀlpe; etc. Autres tableaux à la nouvelle Pinacothèque de Munich. — Son fils, .\D0LPHii Eberle, peintre de genre, né ù Munich en 1843, s'est fait connaître par de jolies scènes de mœurs brillamment peintes : le Jour du mariage; Après le baptême; ta Danse des fiancés; le Bénédicité; etc.

EbeRTH (Charles-Joseph), médecin et bactëriologisto allemand, né à Wurlzbourg en 1835. Il fit ses études à Wurtzbourg et fut nommé ensuite à Zurich professeur dariaiomie pathologique, et passa en 1874 à l'Ecole vétérinaire comme professeur de pathologie et d'histologie. En 1881, il passe à Halle au titre de professeur d'histologie

et d'anatomie comparée. On doit à Eberth do nombreux travaux sur les épithéliums, le rachitisme et ses rapports avec le crétinisme, etc. Il est surtout connu pour sa oelle description du bacille de la fièvre typhoïde, dont il démontra la spécificité et pour lequel il indiqua les méthodes de culture et de séparation; aussi at-on donné son nom à ce microbe (bacille d'Eberth). Citons parmi ses principaux ouvrages : Examen du crachat au point de vue des bacilles de ta tuberculose; Tableaux bactériologiques ; les Progrés de la médecine; etc.

Ebertb. (b.vcille d*), agent pathogène de la fièvre typhoïde, découvert par Eberth et étudié par Golfky. ii Syn. BAcii.Lus typhosus.

— Encycl. Lo bacille d'Eberth est un bacille de dimensions variables, ordinairement petites, se présentant parfois par deux éléments réunis dans les jeunes cultures, ou bien en forme de navette, non sporulée, dans les vieilles. Il ne prend pas le gram, et il est généralement très mobile, grâce à la présence de longs cils (8 à 12) flcxueux et ondulés. H se cultive dans les milieux ordinaires et ne liquéfie pas la gélatine ; très peu sensible aux basses températures, il est rapidement tué par les rayons chimiques et par les antiseptiques ordinaires.

Enlin. il jouit de la propriété d'agglutination sons l'influence du sérum d'un animal immunis*':

ou d'une personne atteinte de fièvre typhoïde. Widal a utilisé cette propriété pour le diagnostic de la fièvre typhoïde.

(V. SÉRODIAGNOSTIC.)

ÉBERTHIEN, ENNE(/i-(n, en) adj. Se dit de route maladie provoquée par le bacille d'Eberth et spécialement de la fièvre typhoïde: .4 y^ec/ion éberthibsne.

EBONTOMORPHE adj. Biol. Larve ou Nymphe ébontomorphe. Forme larvaire des acariens, ainsi appelée par Berles-e parce qu'elle possède des organes génitaux semblables à ceux de la forme adulte.

EbrÉGISILE (saint), en latin Ebreqisilius, évêqne de Meaux, au vu' siècle. — Fête le 31 août.

Bacille d'bbcrth.

l'CCHONDROSR — ECHENILLAGE

ECCHONOROSE [^-kon — tiu ^r. tk, dehors, et khonilrus. t;irtila^'<') n. 1". Saillie fornico par la prolifération anormale du tissii cartilaîj;ineux, sous linflueuco d'irritations dv causes variables. (On observe ces saillies surtout au niveau des articulations, plus rarement des côtes ou «lu larynx. Ce sont ces eccliondroses qui contribuent à former' les nodosités que l'on observe dans les arthrites chroniques.)

ECDÉMIQUE adj. So dit d'une maladie qui n'est ni ppidvitii'/iir, ni cndt'mii/tie.

ECDICE Isaint), on latin EcdUiun. Deux saints ont porto ce nom ; l'un fut un des quarante martyrs de iSébastc. en Arménie, qui périrent sur un étang glacé eu 320 {fôto le 10 mars); faiitro fut évéque do Vienne en Dauptiiné, après saint Sandou, vers le milieu du vir siècle. — Kète le 23 octobre.

*ÉCHAFAUD n. m. — E.NCYCL. Dr. Les icUafaxiils servant à ia construction ou à la réparation dos bâtiments no peuvent être établis sans la permission de l'autorité municipale. Le maire s'assure qu'ils sout construits avec solidité. Ceux qui montent lie fond doivent être éclairés pendant la nuit. L'éclairage est ù la charge du propriétaire ou do l'entrepreneur.

Des ordonnances île police spéciales réglementent» à Paris, le modo d'éiablissoment des échafauds construits à l'occasion d'une fêto ou d'uno cérémonie publique.

ECHAILLON (L'\ hameau de la Savoie, comm. de Sainl-Jean-de-Maurienne, sur l'-Vrc, grossi à cet endroit de r.\rvant; UO hab. Eaux minérales bicarbonatées sodiques. gazeuses, employées comme eaux de table, dans le traitement des maladies de l'appareil digestif. Marbre.

^ÉCHALASSAGE n. m. — Encycl. Véchalassaye a pour but, eu relevant les sarments do la vigne, de permettre à la lumière et à la chaleur solaires de pénétrer jusqu'au fruit. Dans les régions méridionales, où l'échaudage est à redouter, on laisso les vignes, sans soutien, étaler leurs rameaux ; de cette manière, le raisin est abrité. Mais, dans les vignobles du Bordelais, de l'Anjou, do la Bourgogne, de la Champagne , en un mot, des régions où la chaleur est tempérée, il est do toute nécessité de relever les sarments sur un tuteur. En général, on fiche en terre, à l'aide d'un plante écbalas, un seul tuteur pour chaque souche, sur lequel on accole les rameaux au moyen d'un lien de paille; dans les vignobles de Cùtc- Rôtie , on assemble par trois les tuteurs do façon à opposer au vent un peu plus de résistance. Le mode de conduite fait d'ailleurs varier /

l'échalassage lui-même, et chaque région viticole adopte une manière appropriée aux exigences de son climat. C'est ainsi que les échalas communs sont remplacés en Haute-Savoie par des arbres morts (crosses), dans la Haute-Garonne (arroud. do Muret et Saint-Gaudens) par des arbres vivants (hautaîusi qui servent de supportsà la vicne, et qu'en maintes régions on abandonne peu à peu l'échalassage pour palisser les vignes. V.p.\Lissage (t. VI:.

£CHALLON, comm. de l'Ain, arrond. et à 19 kilom. de Nantua. au-dessus de la Semiue, sous-affluent du Rliùne par la Valserine ; 850 hab. Vannerie, scieries, jouets, tabletterie; commerce de bestiaux, fromages, etc.

ÉCHANCRÉ, E adj. Se dit des feuillets des champignons qui se relèvent d'abord un y>eu, puis s'abaissent de nouveau à leur insertion sur le pieil. de façon qu'ils paraissent présenter une petite échancrurc près du pied. (Le vrai mousseron ou tricholomo do la Saint-Georges possède des feuillets insérés de cette façon.) u On dit aussi émabgikê, h.

* ÉCHANGE n. m. — Encycl. Dr. civ. Les articles 1703 à 1707 du Code civil énoncent, à propos du contrat d'kcHANOE, les règles suivantes : « L'échange s'opère par le seul consentement, do la mémo manière que la vente. Si l'un des copermutants prouve que l'autre n'est pas propriétaire de la chose à lui donnée en échange, il ne peut pas être forcé à livrer colle qu'il a promise en échange, mais seulement à. rendre celle qu'il a reçue. I^e copermutant qui est évincé fie la chose qu'il a reçue en échange, a le choix do conclure à des dommages-intérêts ou de répéter sa cliose. La rescision pour cause do lésion (admise en ma* tièrc de vente) n'a pas lieu dans lo contrat d'échange; mais toutes les autres règles prescrites pour lo contrat de vente s'appliquent à l'échange. •

Lorsque les deux choses échangées n'ont pas ta même valeur, l'un des échangistes paye à l'autre, pour établir légalité. une certaine somme, (|ui est a[)pelée soid le oa retour.

Voici quelques effets de l'échango : l" sous le régime matrimonial de la communauté, l'immeuble acquis, pendant lo mariage, à titre d'échange contre l'immeuble appartenant à l'un des deux époux, n'entre point en communauté et est subrogé aux lieu et place do celui qui a été aliéné, sauf, s'il y u soulte. la récompense due à la conimunaulô fC. civ.. art. M07) ; — 2" sous lo régime dotal, au cas d'échange d'un immeuble dotal, l'immeuble reçu en échange devient dotal, ainsi que l'excédent du prix, s'il ^y on a, et il doit être fait emploi de cet excédent au prorît do la femme (C. civ., art. isr.o).

— fii^f/ime fiscal. Les écïiangos d'immeubles sont assujettis à un droit d'enregistrement do 4 fr. 50 pour 100, liquidé sur te revenu capitalisé par SO do l'une des parts (par iS s'il s'agit d'immeublos ruraux); lorsque les parts échangées ne sont pas d'égalo valeur, le droit est exigible

sur ia moindre j»art et il est perçu, en outre, le droit de vente de 7 pour 100 sur la soulte ou sur la plus-value.

i^es minutes et expéditions des actes déchantîe peuvent être rédigées sur papier non timbré, à la condition que le contrat ne renferme pas de dispositions indépendantes dans le sens do l'art, n. {L. 22 frim. an VIL)

La formalité de la transcription au bureau du conservateur des hypothèques no doimo lieu à aucun droit autre que la taxe de 25 centimes pour lOO établie par la loi du 27 juil. 1900. (L. 22 avril li»05. art. 3, 6 et 7.)

Le tarif du droit d'enregistrement est réduit à 20 centimes pour 100 pour les échanges tV immeubles ruratta: situés dans la mênn; commune ou «lans des communes limitrophes, ou bien, en dehors de ces limites, lorsuue l'un des immeubles est contigu aux propriétés de l'écnangiste qui le reçoit, mais dans le cas seulement où les biens échangés appartiennent aux contractants en vertu d'actes enregistrés depuis plus de deux ans, ou leur provionoent de succession.

^ÉCHANTILLON n. m. — Enxycl. Les régies financières

chargées de la perception des impôts établis sur les marchandises ou sur les objets de consommation ojit. de tout temps, exempté des droits ou admis au bénéfice d'un régime de faveur les petites quantités de ces marchandises ou objets considérés comme échantillons.

L'administration des douanes ne perçoit pas, ù l'exportation, le droit de statistique sur les échantillons qui n'ont aucune valeur marchande. Elle accorde des facilités particulières pour les échantillons que l'industrie nationale confie aux voyageurs de commerce.

L'importation des échantillons sans valeur marchande est effectuée en franchise. Pour celle des échantillons qui pourraient être utilisés comme marchandises, le bénéfice de la franchise temporaire est subordonné à la consignation dos droits. Dans ce cas, les échantillons sont plombés et estampillés au bureau d'entrée ; le nombre des plombs, cachets ou estampilles, est mentionné sur Ja reconnais-

Éehalassage : 1. Vigne sur hautain {Haute-Garonne); 9. Dans le palus de la Gironde; Dans le vignoble de Cote-Rûtie; 5. Du chardenct à Solutré ; G. Dans le Puy-de-Dôme; '

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