‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 129 sur 363 · V. TAILLE au l. VIT · texte numérisé non relu

V. TAILLE au l. VIT

i. En Touraine; En Bourgogne.

sance de consignation qui doit être représentée au moment de la réexportation. Les opérations dont il s'agit ne peuvent s'effectuer que dans les bureaux ouverts à l'importation des marchandises taxées à plus de 20 francs par 100 kilogr.

Les échantillons prélevés par le commerce sur les denrées de consommation et autres marchandises sont assujettis aux droits d'après leurs espèces et qualités.

L'administration des contributions indirectes exempte des taxes qui leur sont propres et affranchit de toute formalité à la circulation les vins et spiritueux transportés, à titre d'échantillons, par les voyageurs de commerce ou expédiés, au même titre, sous le "régime des colis postaux. Pour bénéficier de ces exemptions, les échantiltous doivent être enfermés dans des flacons d'une contenance de 25 centilitres et au-dessous pour les vins et de 10 centilitres et au-dessous pour les alcools; la quantité totale adressée à un même destinataire ne doit pas dépasser 3 litres pour les vins, 1 litre pour les vins de liqueur et 1 litre d alcool pur pour les spiritueux.

Les agents des douanes et des contributions indirectes sont autorisés à prélever des échantillons sur les marchandises et objets passibles de l'impôt. Ces prises d'essai sont effectuées, tantôt en vue do déterminer la quotité des droits exigibles — c'est le cas pour les sucres — tAntùt dans le but de savoir si les produits remplissent lescomlitions voulues pour bénéficier dune immunité prévue par la loi ou accordée par la jurisprudence; il en est ainsi pour les alcools dénaturés. Dune manière générale, des échantillons sont prélevés lorsque des doutes ou des contestations s'élèvent sur la nature, l'espèce ou la qualité do liquides rencontrés en cours do transport ou présentés lors des vérifications ou recensements cliez les assujettis. Ces échantillons sont, en principe, i>rélevés gratuitement.

La loi du 1*^ août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente dos marchandises et des falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles autorise égalcmonl les fonctionnaires chargés de son application à prélever des échantillons et stipule (pie le prix do ceux qui seront reconnus bons sera remboursé d'après leur valeur le jour dn prélèvement.

^ÉCHAPPEMENT n. m. — Mécan. Expulsion des gaz

contenus dans le cylin<lre d'un moteur thermique.

~ Encycl. Dans la machine ù vapeur, la vapeur détendue est expulsée A fin de course et pendant le retour du piston, soit par l'orifice i[ui sert ù l'admission (distribution par tiroir), soit par un orifice spécial (distribution Corliss ou par soupapes).

Wéchaftpement peut alors so faire soit à l'air libre (échappement libre), soit dans l'espace clos anpelc condenseur.

La résistance à la circulation de la vapeur dans les conduits d'échappement constitue la contre-pression, qui

se retranche de la pression d'admission pour donner la pression motrice.

L'échappement libre des grosses machines à vapeur so fait soit dans une cheminée de tôle, conduisant la vapeur à. une hauteur suffisante pour n'être pas gênante, soit liurfois dans une citerne couverte, où elle se condense en grande partie.

J.<es moteurs à mélange tonnant, gaz, pétrole, essence, etc., réalisent toujours l'expulsion des gaz brûlés à l'air libre. Cette opération se produit de manières dill'érentes suivant le cycle adopté pour le fonctionnement du moteur. Dans le cycle à quatre temps, l'échappement dure toute la durée de la quatrième course, et les gaz sont généralement évacués par une soupape, dite d'échappement. Dans lo cycle à deux temps, l'échappement est beaucoup plus rapide; il s'effectue pendant la fin de la course do détente des gaz et le commencement de la course de retour du piston; les gaz brûlés s'échappent rapidement à ce moment, car ils sont refoulés par la poussée des gaz frais qui sont déjà admis à fin de course et sont fournis sous pression.

L'échappement dans les moteurs  deux temps se fait généralement par des lumières pratiquées dans le cylindre et découvertes par le piston à la fin de sa course.

Dans tous les moteurs, à vapeur ou à gaz détonants, l'échappenicnt eommence toujours un peu avant la fin de la course de détente; cette avame à réchappcment fait perdre peu de travail utile à la détente, et, en assurant une bien meilleure évacuation des gaz, diminue la contrepression, ce qui récupère largement ce qui a été perdu sur la détente. Cette opération présente aussi, pour le moteur à explosion léger à grande vitesse comme Je moteur d'automobile, l'avantage spécial de laisser moins longtemps les gaz chauds en contact avec les parois, qui s'échauffent ainsi beaucoup moins. Il devient alors beaucoup plus facile de maintenir leur température assez basse pour que l'huile de graissage ne soit pas décomposée et brûlée par l'explosion.

La soupape d'échappement fatigue beaucoup au contact des gaz chauds qu'elle laisse passer. Dans les gros moteurs on refroidit la soupape et son siège par une circulation d'eau, mais cela est impossible, au moins pour la soupape, dans les moteurs d'automobiles. On évite une trop rapide corrosion en choisissant des métaux peu oxydables, nickel pur ou acier-nickel à 33 pour 100, pour la fabrication de cet organe délicat. Une précaution utile pour assurer une longue existence à celte soupape consiste à donner toujours une avance à l'allumage suffisante pour que la combustion soit complètement terminée dès le commencement de la course de détente. Les gaz se refroidissent alors par détente et s'échappent à relativement basse température {300 à 400 degrés). Au contraire» si Vavance à l'allumage est trop faible, la combustion s'achève pendant l'échappement et brûle rapidement la soupape, en rougissant parfois les parois du tube d'échappement.

Une avance à l'allumage suffisante est d'autant plus nécessaire que non seulement elle sauvegarde la soupape d'échappement, mais encore diminue la consommation du moteur en permettant d'utiliser des mélanges moins riches en carburants et augmente le rendement, puisqu'une moins grande quantité de chaleur est rejetée inemployée avec les gaz brûlés.

*ÉCHAUDAGE n. m. — Vitic. Accident produit par l'excès de la rhaleur solaire sur les raisins. Syn. grillagr.

KCHALDLRi:.

— Encycl. Si, après avoir été abrités par un feuillage épais, les raisins verts sont dégagés et brusquement exposés aux rayons du soleil, ils ne tardent pas à rougir et, s'ils sont encore peu développés, à se dessécher rapidement; si la véraison est avancée, leur pédicello se ramollit, prend une teinte rouge caractéristique, et le développement des grains se fait d'une manière imparfaite.

C'est surtout dans les régions méridionales et durant les mois de juillet et août que Yéchaudage est à redouter; aussi les vignes languedociennes ne sont-elles pas relevées sur échalas; elles traînent au contraire sur le sol, abritant ainsi leurs fruits sous un épais rideau de feuillage. Les soufrages contre l'oïdium peuvent aussi être la cause de l'échaudage ; aussi recommande-t-ou de ne pas les effectuer dans le milieu du jour.

*ÉCHÉANCE n. f. — Encycl. Dr. comm. L'article 134 du Code de commerce a été modifié ainsi qu'il suit par la loi du 28 mars li'Oi : « Si Véchcnnce d'une lettre de change est à un jour férié légal, elle est payable le premier jour ouvrable qui suit. Il en est de même des billets à ordre et de tous autres effets de commerce. »> Précédemment, les effets de commerce étaient payables la veille de l'échéance quand celle-ci tombait un jour de fête légale.

La loi du 13 juillet 1105 stipule d'autre part qu'aucun payement d'aucune sorte sur effet, mandat, chè(|ue, compte courant, dépôt de fonds ou de litres ou autrement, ne peut être exigé ni aucun protêt dressé : les 2 janvier, 15 juillet. 2 novembre et 20 décembre, lorsque ces jours tombent un samedi et le 14 août lorsqu'il tombe uu lundi. Dans ce cas, le protêt des effets impayés le samedi ou le lundi précédents, bien que ne pouvant être fait que le lundi ou le mercredi suivant, conserve toute sa valeur à l'égard du tiré ainsi qu'à l égard des tiers.

*ECHBGARAT (don José), savant, auteur dramatique e( homme politique espagnol, né à Madrid en 1835. — Il a été honoré, en iyo.i, du grand prix de poésie, institué l)ar Nobel. — Son frère cadet, D. MiGfEL Echegaray, a écrit et fait représenter sur les diverses scènes de Madrid un très ^rand nombre de comédies, vaudevilles et saynètes, parmi lesquelles nous citerons : la J-^iterza de un nino, Sin faniilia. En primcre clase. Vivir en grtinde, ia Cretlenciai. Inocencia, el Enemigo, los Hugonotcs, et Octavo no mentir, el Duo de ta Africana, etc. ^ÉCHELLE n. f. Echelle Gugumus. V. GuGUMUS. *ÉCHENILLAGE n. m. — E.NcYCL. Cette opération est le plus soiiveiU exécutée au moyen de l'échenilloir. mais l'in^'onvênienl qui résulte do la suppression des branches et brindilles chargées des nids de ctienilles a fait chercher d'autres procédés moins onéreux. Un des plus efficaces parmi ces derniers est l'enfumage. Il so pratique à l'aide d'un petit fourneau léger, qui peut aisément sadanler à l'extrémité d'un long manche au moyen d'une douille (D). Ce fourneau est composé «l'un récipient sans ouverture latérale, qui constitue le foyer (F); l'air nécessaire à la

Efliinoclinum : a, colonie cntiôrc; 6, individu isoli- grossi; c, spiculcs.

li)7

comliiistion arrive fiar do petits trous (0) pratiqués à la pL'i'iphôrio du bord inférieur; lo dessus du l'ouriieau est plan, percé d'uue ouverture un peu iarfj:o sur laquelle s'adapto une cheminée (C) tronconiquo, et d'une série circulaire do petits trous (Tj, que des tubes mettent en relations avec lo f'oyor; une petite galerie évasée fait do la partie supérieuro du fourneau une sorte do cuvette. Un combustildo quelconque étant placé àrintcricin du lournoau par le trou de I i cheminée enlevée, on jette p dessus du tal)ac ou du soufre, et l'on allume après avoir remis la cheminée en place. Porté sous les branches envahies, l'appareil y dé^^age une fumée épaisse ; les chenilles sont asphyxiées, puis tombent dans la cuvette et, do là, dans lo foyer lui-mAme par les trous ménagés à cet effet.

ÉCHIDNASE ikid') n. f. lîio!. Substance toxique du venin do la vipère, qui détermine les accidents locaux de la morsure. (Découverte par Phisalix, elle agit par lo mécanisme des colloïdes et est rapidement détruite par la chaleur. Avec Yéchidnotoxine et Vêchidnovaccin, elle constitue les trois substances actives du venin des vipères.)

ÉCHIDNOTOXINE (^(W) n, f. Biol. Toxine du venin de la vipère, qui produit les accidents f,'énéraux do la morsure ot particulièrement les troubles nerveux et vaso-moteurs. (C'est elle qui détermine la mort.)

ÉCHIDNOVACCIN {kid') n. m. Biol. Substance très peu toxique du vaccin de la vipère. (Klle est douée de propriétés vaccinantes, mais son existence, dans le venin, est indépendante do celles de l'échidnaso ot de léchiduotoxino.)

ECHINOCLINUM {é-ki, nom) ou ECHINOGLINUS {''-Ai, nuas) n. m. Genre d'ascidies, de la famille des didcmnidés, créé en 1902 pour des formes nouvelles découvertes dans les mers dos Antilles {echinocUnum verrili des Bermudos, type).

ÉGHINO- DORE (A()n.f.

Genre d'alismacées, comprenant une

vinj,'taine despcces pour la plupart américaines. (Les écliinodores se distinguent par leur gynécée, semblable ù celui des renoncules, comprenant un grand nombre de petits carpelles uniovulés. La seule espèce européenne est Vechinodonis ranuucuhides.)

£CHTELER (Joseph). scul|>teur allemand, né à Leçau (Hauto-Souabe) en isyi. Il fut, jusqu'à douze ans, vaclier et entra ensuite chez un sculpteur d'imagerie religieuse oCi son goût pour la sculpture se développa. Après un court séjour à l'Ecole des beaux-arts de Stuttgart, il se rendit à Munich, où il partit son éducation sous la direction des professeurs Widniann et Knabl. Il débuta par des bustes et affirma ensuite son talent vigoureux et rude dans do grandes figures inspirées par la mytholof,MO ou la vie du Christ. Il a sculjité aussi des figures d'animaux. On lui doit ; Ecce Homo, Malcr dolurosa, le Protcctviir des orphelins, Pirithoiis et la Ptvitliè.re combattant pour Hêlènt', //ei'cide et le Lion de Xèmrc, Enfnnt avec chien et colombe, Véinis entourée de lions. Il a exécuté pour l'Amérique le Monument du général Granl et modelé une série de médailles à l'efligic des princes allemands.

£ÏCHZELL, bourg d'Allemagne (grand-ihn fprov. de Hesse-Supéricure, cerck-" ileNidda)),surun petitseus-aflluent du Khiu par la Nidda et le Mein; ï.ooo hab. Scieries; eaux minérab-s sulfalt-es sndiques et sulfureuses.

ECITODULUS {é-si. luss) n. m.

Genre d insectes coléoptères brachélytres, de la tribu des aléocharicns, créé en 1900 pour un curieux staphyliu vivant avec certaines fourmis du BrésiL

— Encycl. \Secitodulus crassicornis est commensal de l'eciton lef/ionis, fourmi à grandes mandibules. Des formes voisines, décrites l)ar le mémo auteur, sont ï'ecitu-

!/ns/er Schmalzi, qui vit av<'c un autre cciton (cci/oJi prx~ dator), et Vecifoxenia mirabilia, avec Vectton quadriglume.

ECK (Wilhelm Eberhard), jurisconsulte allemand, né et mort à Berlin (1838-1901). 11 enseigna le droit romain à l'université de Berlin de ISGG ù. 1900 et pulilia des ouvrages, notanimeut sur le nouveau code civil allemand.

EcKBOLSHEIM, ville d'Alsace-Lorraine (Basse-Alsace i, sur lo canal de la Bruche: 1.700 hab. Chanvre, fabrication de toiles. Faisait, avant 1871, partie du département du Bas-Rhin.

ECKERTSBERG, ville de Prusse fprov. de Prusse-Orientale [présid. de Gumbinnen]), sur le petit lac de .Spirdiog; 5.000 bal).

ECKESEY, ville d'Allemagne (Prusse [présid. d'Arnsbergj), au confluent de la Bolme et de la Ruhr; 6.900 hab. Industrie très active : aciéries; construction de machines et outils; matériel de chemin de fer; chaudronnerie.

ECKMANN (Ottol, peintre allemand, né à Hambourg en ISt'..'), mort à Badcnweilcr (gr. -duché do Bade) en 1902. Il fut en Allemagne lo rénovateur de l'art appliqué et so révéla comme l'un des décorateurs les mieux (loués et les plus fertiles de son époque. Ses créations so sont manifestées sous toutes les formes : décorations murales, tentures, tapisseries, pajjiers peints, vitraux, meubles, ferronnerie, etc. On lui doit la fondation de la manufacture de Scherrebeck. Il a été nommé eu 1897 professeur à l'Ecole des arts décoratifs de BcrUu.

de Ile

•ECKSTEIN (Krnost), écrivain allemand, né à Giossen

en 1«15. — Il est mort à Dresde en lyuo.

* ÉCLAIRAGE n. m. — Encvcl. Dr. Lorsque le modo (Véclniraye prévu par le contrat de concession nécessite des travaux de voirie, l'entrepreneur ne peut les etfectuer qu'après avoir obtenu l'autorisation de se servir de la voie publi^iue pour les conduites destinées à la répartition de l'éclairage. Cotte permission do voirie est accordée par le maire, lorsque les travaux doivent être exécutés sur la voirie municipale ; par lo préfet, lorsqu'ils doivent être effectués sur la grande voirie. (Cire, des min. de Tint, el des Tr. publ. du \:, août 1893.) En cas de refus du maire, non motivé par l'intérêt général, lo préfet a le droit de délivrer d'office la permission do voirie sur les voies communales. (Loi du 5 avril 1884, § -4 do l'art. 98.)

Léclairage de la voie publique n'est pas obligatoire pour les communes: mais, en fait, toutes celles qui ont des ressources suflisantes sont dans l'usage d'y pourvoir, soit au moyen d'un service spécial, soit au moyen d'un traité passé avec un entrepreneur ou une compagnie.

Le conseil municipal détermine lo modo d'éclairage et se prononce sur les clauses et conditions à insérer dans le cahier des charges lorsque l'entreprise doit être mise en adjudication ou dans les traités ù conclure avec les entrepreneurs, lorsqu'un marché eut passé degré à gré. Ces traités doivent être approuvés par le prctet lorsque les revenus ordinaires des communes sont inférieurs à :j millions ; le chef do l'Etat les ratifie par décret lorsque les revenus dépassent ce chitlro ou lorsqu'ils sont faits pour plus do trente ans ou encore lorsqu'ils créent un monopole.

Une commune no peut constituer au prolit d'un particulier ou d'une société le monopole exclusif de l'éclairage privé.

L'éclairage des matériaux déposés dans les rues et places et celui des excavations faites sur !a voie publique sont obligatoires sous peine d'une amende de 1 à 5 francs et d'un emprisonnement de trois jours au plus en cas de récidive. (C. nén., art. 171, 47-t.} Si l'absence d'éclairage occasionne la blessure ou la mort d'animaux ou de bestiaux appartenant à autrui, le propriétaire ou l'entrepreneur responsable est passible d'une amende de 11 à 15 francs. S'il en résulte des blessures ou la mort d'une personne, lo fait est considéré ot puni comme blessures ou homicide involontaires. (C. pcn,, art. 319, 474.)

ECLARON, comm. de la Haute-Marne, arrond. et à 13 kiloni. de Wassy. sur la Biaise, sous-affluent do la Seine par la Marne; ouo hab. Industrie assez active; haut fourneau, forge, quincaillerie. Fabrication de toiles.

EcLASSAN, comm. de l'Ardèche, arrond. et à 21 kilom. de Tournoii, à «pielque distance de l'Ozon, sous-affluent du Rhône : Shu hab.

^ÉCLATEMENT n. m. — Autom. Déchirement brusque du pneumatique ou de sa chambre à air par la pression intérieure.

— Encycl. Diverses causes produisent l'éclatement, qu'il faut se garder de confondre avec la crevaison. Des pneumatiques protégés contre les jierforations peuvent encore éclater.

Une cause fréquente d'éclatement est un pinçon de ta chambre à air entre les talons ou les tringles qui tixent l'enveloppe do protection de la chambre. Le pli, n'étant plus strictement maintenu par l'enveloppe, se déchire avec bruit et la chambre se dégonfle. Cette cause existe pour les pneus de voiture automobile comme pour ceux de bicyclette, mais les pneus de voiture automobile connaissent aussi l'éclatement par échauffement. Quand un pneumatique n'est pas assez gonflé, il s'aplatit beaucoup en roulant, ses parois fortement pliées à chaque tour de roue s'échauffent par frottement moléculaire et par frottement de la chambre sur l'enveloppe (on diminue ce dernier frottement en lubrifiant la surface de la chambre avec du talc), et peu à peu l'élévation de température diminue la chambre à. air, qui se déchire bien qu'appuyée partout sur l'enveloppe.

Cet éclatement, même avec des pneumatiques bien gonflés, est très fréquent sur les voitures de course, où la grande vitesse augmente réchauffement.

L'éclatement peut aussi intéresser l'enveloppe intérieure quand celle-ci présente un point faible, soit déclnrure, soit pourriture des toiles. Généralement alors la chambre sort par le point faible en produisant une hernie, qui éclate à son tour.

Écluse iL ), comm. des Pyrénées-Orientales, arrond. et à 11 kilom. de Cérct, sur lo Rome, affluent du Tech; 100 hab. Curieuses antiquités romaines, notamment les débris de trois forteresses qui commandaient au sud l'accès du Roussillon; c'est la C'inusx Spanin: des Romains.

^ÉCOLE n. f. — Encycl. Service militaire des Elèves. D'après la loi du 'Il mars 19ii5, les jeunes gens admis à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr ou à l'Ecole polytechnique doivent faire une année de ser\ice dans un corps de troupes aux conditions ordinaires avant d'entrer dans ces écoles, à moins d'y être admis avant d'avoir atteint l'âge de dix-huit aus, "auquel cas ils y entrent immédiatement, mais doivent, quand ils ont dLv-huit ans, contracter un engagement de quatre années: ot alors ils doivent, en sortant do l'école, servir d'abord dans un corps de troupes aux conditions ordinaires, après quoi ils sont nommés sous-lieutenants de l'armée active, ou sous-lieutenants do réserve pour ceux qui sortent de l'Ecole polytechnique dans les services civils.

Les jeunes gens admis, après concours, à r£'co/e normale supérieure, à l'Ecole forestière, à. l'Ecole centrale des arts et manufactures, à l'Ecole nationale des tnincs, à l'Ecole des ponts et chaussées ou à l'Ecole des mines de Saint-Eiienne, peuvent faire, à leur choix, la première de leurs deux années de service dans un corps de troupes aux conditions ordinaires, soit avant d'entrer à Iccole, soit après en être sortis, à moins qu'au moment do leur admission ils n'aient pas atteint l'àgo do dix-huit ans ou ne soient pas reconnus aptes au service, auquel cas ils doivent, une fois entrés à l'Ecole, contracter, dès qu'ils atteignent cet âge de dix-huit ans ou arrivent à posséder l'aptitude voulue, un engagement de quatre ans pour les écoles oii la durée des études est de deux ans, et de cinq ans pour celles où la durée des études est de trois années. La durée do cet engagement est comptée à partir du moment do l'admission.

lîCIIIDNA.SE — ÉCOLE

Les élèves ro(;oivent d'ailleurs, dans ces ditTércntes écoles, une instruction militaire les préparant au grade de sous-licutcnant do réserve. Ceux d'entre eux qui, à la sortie de ces écoles, ont satisfait aux examens d'aptitude déco grade et qui avaient fait un an de service avant leur entrée, accomplissent immédiatement leur deuxième année dans un corps de troupes en qualité de sous-licuicnants do réserve. Les jeunes gens qui u'avaient pas fait cette année de service avant leur entrée dans les écoles l'accomplissent à la sortie aux conditions ordinaires, puis servent une seconde année en ((ualité de sous-licutcnants do ré.scrve. Enfin, les élèves qui, à leur sortie des écoles, ne sont pas jugés susceptibles d'être nommés immédiatement hous-lieutenants de réserve, ainsi nue ceux qui n'ont pas satisfait aux examens de sortie do leur école ou qui l'ont quittée pour une cause quelconque, sont incorporés dans un corps do troupes comme simples soldats ou sous-officiers et accomplissent une ou deux années do service, suivant qu'ils avaient fait, ou non, un au avant leur entrée à l'école. Dans ce cas, l'engagement qu'ils avaient contracté est annulé.

Les jeunes gens admis à l'Ecole du service de santé militaire font une année de ser\'icc dans un corps de troupes aux conditions ordinaires avant leur entrée dans celle école. Ceux qui ont subi avec succès le concours d'admission à l'emploi d'êlëve en pharmacie du service do santé, ou d'aide-vétérinaire stagiaire, font une année do service dans les mêmes conditions avant d'être affectés à ces emplois. Ceux qui n'obtiendraient pas le grade d'aidemajor ou d'aide-vêiérinaire, ou (jui ne réaliseraient pas l'engagement se.xennal. qui leur est toujours imposé, doivent accomplir leur deuxième année do scr\-ice comme médecins ou vétérinaires auxiliaires. Ces dispositions sont également applicables aux élèves de VEcoU de médecine navale et de l'Ecole d'administration de la marine.

Ecoles congrëganistes. V. enseignehekt eongnganistc.

Ecole d*appUcation de Partillerie et du génie.

— En exécution du décret du 17 juin 190.;. les élèves sortant de l'Ecole polytechnique, qui jusqu'alors passaient directement de cette écolo i l'Ecole d'application, sont d'abord envoyés comme sous-lieutenants pendant un an dans les corps de troupes de leurs armes respectives. Ceux qui ont choisi l'arme du génie sont affectés aux portions ccntral^s des régiments de sapeurs-mineurs.

École des hautes études sociales. Ecole libre

d'enseignement supérieur dont le but est essentiellement de donner des connaissances immédiatement utilisables à ceux qui veulent devenir des hommes d'action. Elle fui fondée en 1900 par la fusion de l'Ecole de morale cl do VEcole de journalisme, qui venaient d'être créées, et auxquelles on ajouta alors VEcole sociale et plus lard l'Ecole d'art. Toutes les sections sont autant d'instituts d'éducation sociale et professionnelle, où les problèmes sont étudiés non .sous leur aspect théorique, mais eu vue de l'acquisition d'une compétence pratique. Les professeurs ne sont assujettis à aucune doctrine, mais doivent s'abstenir de prosélytisme; ils peuvent exposer toutes les solutions des problèmes sociaux qui reposent sur une recherche scientifique de la vérité faite de bonne foi et sans parti pris. .'V l'Ecole de morale a été jointe la pédagogie. I/Kcole sociale comprend l'exposé des doctrines, l'étûdo /,'éograpliique, historique et critique des faits sociaux et l'étude de certaines questions pratiques. L'enseignement de l'Ecole d'art comprend non seulement les arts à proprement parler, mais aussi la littérature et le théâtre. L'Ecolo de journalisme a, dans son programme, des exercices pratiques, des cours professionnels et divers cours sur la presse. — L'Ecole des hautes études sociales a eu comme premier président Emile Boutroux. pour chaque section, il est délivré un diplôme après examen. En outre, un diplôme d'école est conféré, sans examen nouveau, à tout élève qui présente deux diplômes de sectiou, pourvu que l'un d eux soit celui de l'Ecole sociale.

École des scaphandriers. V. scAPHA.M>mi;R.

* École française d* Athènes. — Le décret du 20 janvier 1900. créant une section étrangère à l'Ecole française d'Athènes, a êiê modiiié par un décret du 14 juillet de la même année. Les membres de cette section doivent être ajrrêés par le ministre de l'instruction publique. Les candidats sont présentés soit directement par leurs gouvernements, soit par rintcrmédiairo du comité do patronage des étudiants étrangers à Paris. Les membres de la section étrangère sont logés gratuitement dans un immeuble mis à la disposition de 1 école par ce comité. Les gouvernements étrangers ou le comité s'engagent À ])ayer pour chacun des membres une redevance annuelle iï titre de frais de service. Les frais de nourriture de ces membres sont à leur charge ou à celle de leurs gouvernements.

École française d'extrême Orient. — Cette écolo a été fondée par arrêté de Paul Doumcr. gouverneur général de rindo-Chine, du 15 décembre 1S9S; elle a été définitivement constituée par décret présidentiel du 26 février l'joi. L'idée première en naquit à Paris. L'institution a porté siiccessivemenl deux noms : celui de mission, puis celui d'école. Elle a ce caractère commun avec ses deux sœurs aînées, les Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, qu'elle n'enseigne pas, ou du moins qu'elle ne fait pas sa principale fonction d'enseigner; les pensionnaires qui lui viennent de Franco sont des collaborateurs et non des élèves. Elle est donc avant tout une institution de recherches scientifiques. Lo domaine de ces recherches ne se borne pas à l'Indo-Chlne : il embrasse tout l'exlrêmo Orient, en y comprenant l'Inde. LIndo-Chine ne s'explique pas par elle-même : elle est un confluent de races et de civilisations qu'on ne saurait comprendre sans remonter à leurs sources. On ne peut étudier le Laos sans lo Siam et la Birmanie, le Cambodge sans l'Inde. j'Annam sans la Chine, les Chams sans la Malaisie. L'extrême Orient est un tout, et c'est ce lout qui constitue le champ do travail de cette école.

L'école est autre chose encore qu'un établissement scientifique : elle est un ser\'ice administratif chargé do la conservation des anlii|uités.

* École militaire de l'artillerie et du génie de

N'orsailles. — En vertu d uue décision ministérielle du is février 1905, les sous-officiers de l'iofanterie. de la cavalerie et de l'artillerie seul aatorisés à coacourir pour

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