‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 13 sur 363 · entière). C'était naguère la capitalo dos · texte numérisé non relu

entière). C'était naguère la capitalo dos

11<' et la résidence du goavcrncur espagnol

de ! ar -liit^cl.

^AgaroB (Jacob-GnortrnsV hotanisio suédois, né à Lund en 1813. — Il cjit mort dans ccit villo en 1901.

AOAREon AGARUM

(rom'i n. m. (ici.ro i'i ijups pbéopbv' ' • .

la faniillu dos

riarée*!. roma.

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fruides tlo i Asie ci l'Amérique.)

AGABTRC nu AGASTRA

n. f. 'i.nr.- •!-■ lii . . ...

hydruMos, do la taunllt? drn campanuiaridés , propre aux mers du Nonl. (Le ponro nqnifra a été fonde pour une méduM» produiio par les colonies de l:i cninpanularia ctarul.j ; laut.'ura npprdé cotte foriiio nij.r^h-a mira.)

Açe d*aimer [t.'), comédie en quatre artcs, de Pierre Wolfr. fi;ymnasp, 5 avril 1905.) — De» hommes désœuvrés, richei, aux caractèrcii tissés do coutradictions amu-

santes — Bellencontre, qui grogne toujours et dont on fait ce qu'on veut; Longecourt, le sceptique qui aime toutes les femmes, etc. — prennent la vie par le bon cûté, voyagent, villégiaturent, se payent de jolies maîtresses, les quittent, en prennent de nouvelles, les unes douces, d'autres méchantes, celles-ci bêtes, celles-là rouées. La meilleure, Geneviève Clarens, a quarante ans. C'est l'âge d'aimer; car l'on sent que jeunesse, grâce, succès s'enfuient, et l'on entretient, comme le feu de la vie même, les dernières flammes dont on brûle ou que l'on allume. Geneviève, très belle encore, inspire une passion à Maurice Gérard et lui voue un véritable culte d'amour. Au bout de quelques mois, il la trompe avec Colette, une amie plus jeune, adorée par le bon et loyal Tavcrnay. Geneviève s'en aperçoit, souffre, et pourtant se tait, car elle veut à tout prix prolonger son supplice délicieux. A la fin, pourtant, sa douleur éclate. Elle est à bout de forces; il faut se séparer. Maurice s'agenouille, implore son pardon, jure que le caprice pour Colette est éteint, et Geneviève s'écrie : n Reste donc... puisque j'ai encore assez de larmes pour pleurer !... Tu me feras souffrir encore... et je reprendrai courage... tu seras bon... tu seras cruel... C'est la vie! »

L'auteur a essayé ce tour de force d'intéresser, de charmer pendant quatre actes avec une pièce où il n'y a pour ainsi dire pas d'action, et à force desprit, de jolis mots, il y réussit.

* AGENTS u. m. pi. — Encycl. Agents ci/ctisies. Les gardiens de la paix cyclistes, que l'on appelle couramment des « agents cvcHstes », sont des gardiens de la paix chargés de faire à Paris, selon les besoins, un service cycliste. Cette fondation date de 1900. Comme sa mise en pratique

A^cnt plongeur et agent cycliste.

rendait do grands services, on a augmenté lo nombre des agents cyclistes, qui est, en moycDDO, do 18 par arrondissement.

Agents plongeurs. Les gardiens de la paix de la brt~ gadc /lufidte, que la population parisienne a appelés des « agents plongeurs «, sont dos gardiens do la paix détachés de la police municipale et chargés de veiller à l'application des règlements en matière de navigation, do surveiller les ports el berges, d'y assurer le bon ordre, la si'curité, la conservation des' propriétés, d'y opérer le sauvetage des personnes. En un mot. ils sont investis • \ iino mission do police générale sur les bords do la Seine et des canaux, pendant la traversée de Paris, ainsi que sur les ports ot dépendances. Leur brigade dite " brigade fluviale • a été créée par un arrêté du préfet de pohrc, en date du 30 juin 1900. Klle est placée sous I autorité do linspecleur de la navigation, fonctionnaire do la Préfecture do police. Un arrêté du 5 avril 1902 a organisé la brigade et fixé son effectif à 10 hommes. Los agonis plongeurs ont avec eux des chiens dressés au sauvetage.

f. Zéolite calcicopotassique voisine de

AGOLUTININE {a~glu) n. f. Substance albuminoïde voisine des antitoxines, et qui, en présence de certains microbes, se coagule en les agglutinant ou accolant en nombre considérable. (C'est une défense do l'organisme.)

AGIRINE n. f. Miner. Silicate naturel de fer et de soude, voisin despyroxènesetqui paraît être une variété d'acnwe]

AglaË, dame romaine, du commencement du iv* siècle, dont le nom se trouve dans certains calendriers de saints au 8 mai. Opulente, à ce poiut qu'elle avait donné à ses frais des jeux publics, elle vivait dans le désordre avec son intendant Bonilaco. Mais celui-ci ayant été martyrisé en Orient, durant un voyage entrepris pour rapporter des corps do martyrs, Aglaé fît déposer ses restes près de Rome et bâtit un oratoire, où elle passa les quinze dernières années de sa vie dans les exercices do la pénitence. On l'enterra auprès de saint Boniface.

AGLAIA [yla-ia] n. f. Genre de mélïacées, comprenant des arbres et des arbrisseaux à feuilles alternes, à fleurs en grappes axillaires- (On en connaît 40 espèces de l'Asie et de 1 Océanie. Les fruits de l'aglaia edulis, de riode, sont très estimés.)

*Agliardi i Antonio), cardinal italien, vice-chancelier de l'Eglise romaine, né à Colognio al Serio (diocèse de Bergame} en 1832. — En 1>9G, il fut envoyé comme ambassadeur extraordinaire en Russie, pour le couronnement de Nicolas II. Il reçut le chapeau à la fin de la même année, et, en 1899, l'évèché suburbicaire d'Albano. En 1903, il fut nommé vice-chancelier de l'Eglise romaine.

Aglio (Agostino). peintre d'origine italienne, fixé en Angleterre, né à Crémone en i:77, mort à Londres en 1857. Il appartient, en réalité, à l'école anglaise. Après avoir visité l'Orient, en compagnie de Wilkins, Aglio débuta, à Londres, par des décors pour l'Opéra, Drury- Lane, etc. Il travailla plus lard au Panthéon d'Oxford. mais il est surtout connu par sa décoration très riche et de bon aspect de VOlyrnpic-Tlieaire. On lui doit une iraportante collection de lithographies sur les Antiquités mexicaines [O vol.).

AgneessenS (Edouard), peintre belge, né et mort à Bruxelles (I8i2-1885). Elève de l'Académie des beauxarts de Bruxelles, Agneessens conquit vile la notoriété grâce à son dessin serré et nerveux et au coloris puissant de ses peintures. Il a peint des portraits, des tableaux d'histoire et de genre, parmi lesquels on signale : Japonaise, Marie- Madeleine, Groupe d'enfants et le portrait, peint en 1869, du statuaire Marchant. Ces deux œuvres qui ont figuré à l'Exposition universelle de Paris, en 1878, caractérisent à merveille le beau talent d'Agneessens, ainsi que sa facture et son coloris, qui le rattachent à Vclasquez et à Van Dyck.

AGNOLITE

Vapophyllite.

Agnolo DI Ventura, sculpteur et architecte siennois. V. Agostino, t. I".

agnostique (gnoss-tik') adj. Relatif à l'agnosticisme. N. Partisan de l'agnosticisme.

AGNOTOZOÏQUE adj. Se dit parfois du terrain précambrien, qui n'a fourni jusqu'ici aucun fossile certain, et cependant Texisience de la vie organique à cette époque ne paraît pas douteuse.

— n. m. : l'ognotozoîque.

Agobard ou Aguebaud (saint) >n lat. 4ft'>''-— *"*-' archevêque de Lyon, mort en 840. Il e«» J'ouore sous le nom de saint Aguebaud. à L^ uu et dans la Saintonge.

Agonie (l'), par Je.-in Lombard (1888). — C'est l'agonie de remplre romain d'Occident et des croyances polythéistes, à laquelle préside l'empereur syrien, prêtre du Soleil, Héliogabale. Parmi les descriptions, souvent renouvelées et partant un peu monotones dans leur éclat, des processions, des banquets, des jeux et des féies orgiaques où le jeune Elagabalus et ses familiers se vautrent dans les pires débauches en l'honneur du dieu suprême, de la pierre noire conique, symbole de l'Unisexe, de nombreux épisodes donnent à ce livre une grande variété do vie. Les mésaventures de l'Egyptien Amon. grugé par une famille juive; les débordements de Sœmias. la mère de l'empereur: les craintes de Manimœa. sœur do Sœmias, pour le jeune Alexander, son fils, dont la vie porte ombrage à Elagabalus, et qu'elle sauvera on soulevant les chrétiens occidentaux et les vieux polythéistes latins contre l'empereur-prètre de Syrie, sans parler des tableaux obligés de Suburre et des catacombes, mettent, dans co récit de l'importation des mœurs orientales à Roue, une grande diversité de tons.

L'action est haletante, enfiévrée, confuse, pleine do heurts et de ressauts. La phrase, périodique à l'ordinaire, est souvent lourde, embarrassée d'incidentes parasites ou d'inversions gauches, parfois anacoluthiquo, sylleptique et incorrecte. Ce livre est un véritable euuisscment de matériaux de toute nature et à tous les états do dégrossisseinunt, plutôt qu'un monument harmonieux et achevé.

La langue est riche, mais m même temps torturée et contournée avec un plaisir pervers. Non seulement les mots techniques y surabondent, mais l'auteur ne dédaigne pas lo néologisme barbare.

AGOROPHIUS ifi-uss) n. m. Genre de mammifères cétacés, do la famillo des balénidés. comptant une seule espèce, fossile dans le miocène inférieur des Etats-Unis. il/agorophius pggin.rux était un petit rorqual, jadis confondu avec les zeuglodonles.'i

AGRAPHYDRS ou AGRAPHYDRU8 {diVSS) O. I». Genre d'insectes coléoptères palpicornos, do la tribu des hydrobiinés. propre à Madagascar. (Les agraphydrcs. voisins de nos phiihydres. en diffèrent par l'absence do la strie suturale. On en connaît deux espèces. Le type do ce genre est Vagrapfiydnts punctatcllus de Diego-Suarcz.)

*AGRARIENS n. m. pi. — Nom d'un parti politique très influent en Allemagne, qui, répudiant le collectivisme, s'efforce de créer une agitation favorable aux cultivateurs. Il Parti socialiste des Etats-Unis, qui réclame la nationalisation du sol et l'attribution de lois à tout chef de famille qui exploiterait lui-même avec ses enfants. — Un

AGRARIBN.

— Encycl. Né de la crise agraire à la suite de l'avilissement du prix du blé consécutif aux traités de com-

AGRÉGATlOiN

AGROMOTIVE

mcrcc do isyi, le parti ai;jrancn so comijosc do liguos agraires {liaufrbunJe) distinctes dos associations coo|)»3rativcs et des associations du paysaus [Banervereine) dont le caractère ost plus local. La principale liguo agraire est le liund dtv Landioirt/te, créé malgré le gouvornomeiit, le parti radical, et mémo nombre d'agriculteurs. Lcsagraricns veulent faire nommer des représentants purement agrariens, sans s'occuper do leurs opinions politiques. Ils accusent de la crise la spéculation, la cherté do la maind'œuvre, les impots plus lourds à l'agriculture qu à tous autres, et l'usure. Ils sont protectionnistes et bimétallisles, veulent développer les ventes directes et créer de grands cartels pour la régularisation des cours. Ils ont obtenu sur ces points des résultats importants avec la création des A'or;i/iau*eï' (entrepôts permettant des ventes plus opportunes} et des cartels pour la vente du lait, de la viande, de l'alcool, du sucre, etc. Un bureau iutfrnatioual pour la vente des céréales a été institué à Fribourg ; des mesures législatives ont été prises contre les marchés à terme, l'importation de la viande en Allemagne, et il existe aujourd'hui i;î.l81 caisses rurales sur ll).32« associations. Un projet do loi concernant le homestead a été déposé. Malgré l'insuccès actuel de la motion Kanitz et d'autres prétentions des agrariens, leur succès a été considérable et s'est encore afrirmc lors des traités de commerce do 1905.

* AGRÉGATION n. f. — Encycl. Le statut du 29 juillet 18«5, qui lixait les conditions d'admission à l'agrégation des lycées, a été modifié lo 18 juin 1901 par un arrêté ministériel rendu en conformité d'une résolution votée par la Chambre des députes (14 fovr. 1002) et par lo Sénat (10 juill. de la même année), et ainsi conçue : « Le titre d'agrégé sera conféré, comme il se fait déjà pour l'agrégation d'histoire, d'après les résultais do deux catégories d'épreuves : dos éprouves scientifiques subies devant les facultés et l'Ecole normale, et des épreuves professionnelles subies devant les juges nommés par le ministre. Les candidats feront un stage dans un lycée. ^ En d'autres termes, la production d'un certificat on diplôme d'études supérieures sera désormais o.Kigée en principe de tous les candidats à l'agrégation. D'autre part, aux termes de l'article l" du décret précité, tout candidat au titre d'agrégé devra produire un certificat du recteur de son académie constatant qu'il a satisfait au stage dans les conditions déterminées par les règlements. Le ministre so réserve d'ailleurs le droit de n'admettre à l'oxamen que les candidats qu'il juge aptes à être utilement pourvus d'une chaire de lycée, en cas de réussite.

Les dispositions du décret ministériel du 18 juin 190i sont applicables pour l'agrégation d'histoire et do géographie dés l'année 1905, sauf en ce qui concerne le certificat de stage, qui ne sera exigible qu'à partir de 1907 ; pour les autres branches d'agrégation, à partir de l'année 1907. D'autre part, les candidats qui se seront présentés au concours avant 1907 (sauf l'agrégation d'histoire et de

géographie) seront dispensés de produire le diplôme d'étuos supérieures. Enfin, seront également dispensés de ce diplôme les candidats déjà pourvus du grade de docteur es lettres ou de docteur es sciences, correspondant à la branche d'agrégation pour laquelle ils se présentent.

*AGRICULTURE n. f. — Encycl. L'évolution agricole de iS97 à i90ô. Le mouvement mutualiste. L'œuvre législative. Depuis 1897, c'est-à-dire depuis qu'a paru dans lo premier volume de ce Dictionnaire l'article général relatif à l'agriculture, les grands événements du monde agricole furent des événements économiques ou plutôt d'ordre social. A l'espoir de surmonter les difficultés de l'iieure présente par les savants procédés de la culture intensive, à l'obsesb>ion d'exiger du sol tout ce qu'il peut donner et de produire beaucoup sur des espaces restreints, on a vu succéder chez les cultivateurs le désir et la préoccupation dominante de se concerter, de se défendre l'un l'autre, d'associer leurs efforts et leurs éparg^nes et, tandis que la période qui précède s'est caractérisée (en France, du moins, et dans le nord-ouest et le centre do l'Europe) par le développement extraordinaire, quelquefois môme exagéré, de l'enseignement agricole, la période qui vient de suivre se caractérise par le développement dans nos campagnes d'ccuvres et d'institutions mutualistes. Ce n'est pas nu à dater de l'ère nouvelle la pratique cuUurale se soit ûésintéressée des travaux scientifiques, ou qu'il n'y ait eu, dans les diverses branches des sciences agricoles, moins de travailleurs éminents. Au contraire, les laboratoires n'ont pas chômé, beaucoup d'expériences curieuses et de recherches méthodiques ont été, comme jadis, exécutées ou poursuivies, et notamment en deux questions fondamentales : celle de l'assimilation de l'azote par les plantes, et celle de l'alimentation rationnelle du bétail fv. AZOTE et bétail), dos progrès notables furent réalisés. Néanmoins, ces découvertes et ces recherches, pour ingénieuses qu'elles soient, ne présentent aucun intérêt essentiel, tandis que la lento pénétration des masses agricoles par les idées de prévoyance mutuelle et de coopération constitue évidemment un phénomène .social de la plus grande importance.

A la vérité, les manifestations primitives de ce phénomène datent de beaucoup plus do dix ans.

Les premières sociétéh rurales de crédit mutuel, celles du type Raffcisen, apparurent en Allemagne dès 1S50 et l'on n ignore pas qu'en Suisse et en Franche-Comté, l'origine des fruitières ou fromageries communes remonte bien au delà de nos époques modernes. Mais, si la mise en œuvre par des agriculteurs d'organismes plus ou moins rudimentaires de coopération ou de mutualité est dans certains cas ancienne et quelquefois fort ancienne, ce qui est récent et tout à fait particulier à notre époque, et surtout à l'espace de temps qui s'est écoulé depuis 1S95 ou 1896 environ, c'est, encore une fois, la propagation de l'idée à laquelle correspondent ces organismes et son étonnante floraison. Car elle se développe en tous sens, mais très diversement, faut-il ajouter, suivant les pays, et partout, avec plus ou moins de lenteur, elle détermine dans les campagnes l'apparition de mœurs et de choses nouvelles, ici donnant lieu par exemple — ainsi qu'ailleurs dans les villes — à des coopératives rurales d'achat et de consommation, là plus spécialement à des sociétés florissantes de crédit muiucl, là encore à des greniers coopératifs, ou môme (on en a vu l'exemple en Roumanie)*à des coopératives pour l'exploitation du sol.

En Krance, comme presque partout — même étant mises à part les très vieilles fruitières du Doubs et du Jura —

SCS manifestations premières ont précédé, dans le monde agricole, ravcnemeut de sa pleine conscience. Alors — toujours parlant au seul point de vue do l'agriculture — alors qu'on peut faire dater do 1881 (de la loi du 21 mars sur les syndicats) l'introduction chez nous de l'idée mutualiste, sa réalisation on institutions rurales très diverses autant que la claire conception de toutes ses possibilités sont absolument récentes. Son réel développement, en un mot, sa multiplicité, sous do nombreuses formes, datent de ces dernières années. Il y a quinze ans, en 1889, — à la suite de la loi do 1884, — nous comptions, il est vrai, quelques centaines do syndicats, d'ailleurs exclusivement professionnels, exclusivement constitués pour l'achat en commun des semences, dos engrais ou des instruments aratoires, mais hors celles-là, et sauf une dizaine do sociétés d'assurances, lo nombre des sociétés agricoles basées sur la mutualité était presque nul. Aujourd'hui, non seulement le nombre des syndicats ruraux est do plusieurs milliers, non seulement leur champ d'action s'élargit sans cesse, non seulement ils augmentent leurs attributions ou donnent naissance à côté d'eux à des coopératives de consommation, à des syndicats de vente ou de défense, à des offices do renseignements, mais plus en dehors d'eux, bien qu'en relation souvent étroite, tantôt se développent parallèlement avec non moins rlo vigueur, tantôt commencent seulement d'apparaître d'autres organismes agricoles de prévoyance ou do coopération.

Ainsi l'importance numérique dos sociétés d'assurances mutuelles contre la mortalité des chevaux et du gros bétail, insignifiante, comme nous avons vu, en 1889, s'est accrue, en dix ans, do 1894 à 1901, d'une manière considérable, passant, quant au nombre des sociétés ellesmêmes, d'environ 1.500 à près de 5.000, quant au nombre des sociétaires d'environ 115.000 après de 300.000, quant au capital assuré d'environ 70 millions à près do 200 millions de francs. Sauf la Corse, il n'est plus aujourd'hui de département qui ne possède, au moins pour ce qui concerne les chevaux et les bovidés, d'association do cette espèce, et l'on compte déjà quelques mutualités analogués pour l'assurance des chèvres et des moutons. Ainsi, d'autre part lo crédit mutuel agricole qui ne se pratiquait en France, il y a dix ans, que sur une échelle extrêmement restreinte, et tjui ne se pratique encore que bien insuffisamment, a-t-il néanmoins quadruplé d'importance en le court espace de deux années, la valeur des prêts annuellement consentis passant de 5 millions en 1901 à 22 millions en 1903. Ainsi, d'autre part enfin, existe-t-il déjà, outre quelques meuneries coopératives, plusieurs centaines de boulangeries et une centaine de laiteries coopératives (ces dernières presque toutes dans les Deux-Sèvres, les Charcutes et le Poitou), et voit-on journellement se manifester çà et là des exemples tout à fait nouveaux de solidarité agricole : des exemples encore isolés, mais qui prouvent combien l'idée mutualiste s'est déjà répandue dans nos campagnes ; là (dans l'Aisne, la Seine-Inférieure, etc.) se traduisant sous sa forme négative parla constitution de caisses de retraite ou de secours; ailleurs, se réalisant sous ses formes actives ou positives, soit, comme à Gaillon, dans lEurc, à Bailloul. dans le Nord, par des associations pour l'expédition et la vente en commun des fruits ou du houblon, soit, comme à Maraussan, dans l'Hérault ou à Thorigny, en Seine-et-Marne, par des coopératives pour la fabrication du vin ou pour l'achat et l'emploi collectif de machines d'un prix élevé.

Or. ces dernières formes de la mutualité — ces sociétés de Gaillon, de Bailleul, de Maraussan, de Thorigny — auxquelles toutefois il faudrait adjoindre les meuneries, boulangeries et laiteries coopératives — bien que les moins nombreuses à beaucoup près des mutuelles agricoles, ne sont pas les moins dignes d'attention. Ou bien, en clfet. le mouvement mutualiste avortera partiellement, se bornant à des institutions de prévoyance et de protection, et s'adaptant aux mœurs paysannes sans les modifier d'une manière profonde, ou bien, acquérant chez nous son plein épanouissement, il donnera naissance sous de nombreux aspects à de multiples sociétés de production, et peut-être il associera les petits cultivateurs et solidarisera leurs intérêts et leur travail en de puissantes fédérations. Mais l'institution généralisée d'un tel genre de coopératives suppose au préalable, la réunion facile, aisée, do capitaux suffisants, la pratique et l'usage du crédit. Aussi, dans l'œuvre législative dont nous allons maintenant éuumérer les lois essentielles, peut-on considérer comme étant d'une importance capitale les dispositions qui ont eu pour objet, et qui auront vraisemblablement pour effet, l'organisation définitive en France et le développement dans les masses du crédit mutuel agricole.

— L'œuvre du législateur durant la période qui nous occupe fut d'ailleurs l'une des plus fécondes en réformes agricoles d'intérêt supérieur, celles-ci résultant presque toutes des préoccupations dominantes dont nous veuons précédemment d'exposer quelques-uns des effets, et presque toutes aussi accomplies sur l'initiative du ministère Méline ou inspirées par lui.

De ces réformes, qu'on pourrait subdiviser on quatre groupes distincts : les unes dont le but, en diminuant la fraude, fut de débarrasser la culture d'une concurrence déshonnète. les autres, qui eurent pour objet (par des mesures fiscales, des suppressions ou des diminutions de taxe) d'abaisser les prix de vente et d'accroître par voie de conséquence la consommation de certains produits agricoles ; les autres encore, dont le motif ne fut pas dans les circonstances actuelles, mais dans le désir de mener à bien la si lente élaboration du code rural; et celtes, enfin, qui ont favorisé chez les agriculteurs le développement du mouvement mutualiste, il convient de noter principalement : les lois pour réglementer la fabrication do la margarine et le commerce des beurres (16 déc. 1897) ; pour interdire l'emploi de la saccharine dans la préparation des matières alimentaires (mars 1902) ; pour réglementer le régime des bouilleurs de cru (31 mars 1903); pour réprimer les fraudes dans la vente des marchandises et des denrées agricoles (l'f août 1905) et dans la vente des vins et le commerce des spiritueux (6 août 1905) ; les lois du 29 décembre 1897 et du 29 décembre 1900 sur le régime des octrois en ce qui concerne le vin, les boissons dit^es hygiéniques et les alcools (v. vin, aixool) ; les lois du 20 novembre 1900, mars 1902. etc.. ainsi que l'ensemble des mesures fiscales concernant l'alcool industriel et l'alcool pour l'éclairage (v. alcool): la loi du 28 janvier 1003 (prise en conséquence do la convention internationale de Bruxelles sur les sucres) abaissant de 61 à 25 francs la

taxe sur les suer- v

du droit de 25 fr.>

du bétail un de la ' ,,^

25 juin 1902 sur le l.:ii! nupt,;, ]■', turu V au

Code rural/; enfin, outre la . .'-t 1900, qui a

facilité la constitution des ca^ s d'assurances

mutuelles, la législation d<;*jà couipicxu relative au crédit mutuel agricole : loi du 5 novembre IS9i autorisant les membres des syndicats agricoles à so constituer en sociétés do crédit; loi du 17 noveiijbre 1897, mettant à la di>position du crédit agricole les redevances considérables versées par la Banque pour le renouvellement de son privilège; lois du 31 mars 1899 et du 25 décembre 1900, proprement relatives à la constitution et au fonctionnement des caisses rurales de crédit, et loi du 1« juillet 18*.'S qui les complète, on peut dire, bien qu'elle soit aniôricurc, par l'institution des warrants agricoles. V., au surplus, les

mots ASS17RANCB, BÉTAIL, CKBDIT, VAHltANT, CtC.

Cependant, là no s'est pas bornée, en matière agricole, l'œuvre législative. Pour essayer d'être à peu près complet — et mises en dehors les lois du 2i juin i898, do 30 mars 1902 et du 23 février 1905 sur la police sanitaire des animaux, l'une (liv. III', litre I" du Code ruraly révisant la loi de principe de 188i sur le même objet. 1 auirc accordant des indemnités aux propriétaires d'animaux abattus pour cause do tuberculose, et l'autre, enfin, complétant Part. 41 du Code rural — il faudrait citer encore, avec la loi du 4 février 1902, portant modification au régime des admissions temporaires du froment et quelques autres lois de protection douanière, celles ayant accordé ou renouvelé aux producteurs de lin, de chanvre, de soie, et mémo aux exportateurs de sucre, des subventions en argent. Mais ces diverses mesures, évidemment conformes au régime outrancier de protection que nous subissons à l'heure actuelle en France et dans l'Europe continentale représentent non moins évidemment, dans la tâche accom plie par le Parlement et par le ministère Méline ou ses successeurs, la partie transitoire, d'intérêt secondaire et déjà même partiellement caduque. (A ce propos, v. notamment au mot SL'CRK ce qui est relatif à la convention internationale de Bruxelles.)

— Ministère de VayricuUure. L'administration de l'agriculture, dont l'organisation n'avait pas varié depuis la création du ministère, c'est-à-dire depuis 1881, a été au contraire, «es temps derniers, l'objet d'importants remaniements. Ces modifications correspondent, en grande partie, aux changements sur\'enus dans l'évolution agricole.

1/ancieniie direction de l'hydraulique agricole a été transformée (décr. du 2 janv. 1903;. en dirertiou de l'hydrau- , ligue et des améliorattoïts agricoles. (V. htdbal'Lique.) Le service du crédit agricole (décr. du 9 fév. 1904) a été détaché du 3" bureau de la direction de l'agriculture et constitué en service autonome. D'autre part (décr. du 25 avril 1901 et arrêté du 14 mai de la même année), au 4< bureau de la même direction, lui-même constitué en Office de renseigriemenls agricoles, a été annexé un ser\'ice de création récente, assez improprement dénommé « des Etudes techniques B , et à l'ancienne tâche qui incombait à ce bureau, c'est-à-dire la statistique agricole, a été adjointe, entre plusieurs moins importantes, la tâche nouvelle de fournir à la culture, en ce qui touche la vente de ses produits, toute espèce de renseignements, spécialement de lui indiquer, ou même de lui trouver des débouchés nouveaux. Ces dernières innovations ont été complétées à l'extérieur, et, pour ce qui concerne l'étranger ou les colonies, par l'institution de • conseillers d'agriculture »> ou correspondants officiels du ministère (23 mai 1901) et, pour ce gui concerne la France, par une tentative de réorganisation des enquêtes agricoles, principalement des enquêtes annuelles ou périodiques de statistique (27 août 1902).

— BiULiouu. : P. -P. Dehérain, les Plantes de grande cuJ- (ure (Paris, 1898); A. Pétermann, Hecherc/ies de chimie et de physiologie appliquées à l'aifricvliure (Paris, 1898) ; Ch. Cornevin, Traités de zootechnie spéciale (Paris, 1898J ; Gustave Heuzé, les Plantes alimentaires des pays chauds et des colo- 7iies (Paris, 1899]; F. Berthault. les Prairies (Paris, 1899); Berthelot,C/»'mi'ea(/rico/ec/r(^(/*?/a/e (Paris, 1899); A. Ronna, Bothamsted, un Demi-siècle d'expériences agricoles (Paris, 19001 ; Rudolf Schou. l'A<iricidture en Danemark (Paris, 1900); F.Convert, l'Industrie agricole (PariSt 1900); Marcel Vacher et Mallèvre, ^/éi'»i des races bovines françaises [Pa.ris. 1901) ; P.-P. Dehérain, Traité de chimie agricole i^Paris, 19011; Denaiffe et Sirodot, l'Avoine (Paris, 1902J; Julien Vandervacron, l'Enseignevient agricole à l'étranger Paris, 1902); A. Paj;noul. Méthode puur l'analyse de la terre arable (Paris, 1903): Georgca Sahaûer. Etudes sur les coopératives de production agricole en Erance (Paris. 1903) ; A. Souchon, les Carlells de l'ngri'^dture en Allemagne (Paris, 1903); il. Lagatu, l'Etude des terres et les caries agronomiques (Montpellier 1903) : MaxRingelmaun, Travaux et machines pour la mise ' n culture des terres ^Paris, 1903) ; D' K. Aso et Emm. Pozzi-Escot. Introduction à l'étude de la chimie générale et agricole (Paris, 1903); comte de Rocquigny, Guide pour l'organisât ioti des assurances agricoles (Pans. 1903); Léon et Slaurice Lesagc, Code de législation }'urale (Paris).

Agriculture de l'avenir (l). par A. Ronna, Paris, 1901. C'est l'exposé d'un système de culture mis en pratique à Yomario (Abruzze du Nord). Basé sur l'hydraulique, ce système remplace les animatix comme agents de force motrice, par l'eau des rivières, cl, en utilisant les limonagcs des irrigations qu'il combine avec des cultures dérobées enfouies en vert, permet la suppression presque complète des engrais: enfin, par des arrosages abondants, la production végétale est pour ainsi dire surexcitée. L'ensemble de ces moyens (lorsque le système peut être pratiqué) assure le maximum do rendement dans le minimum de temps et avec le moins de frais possible.

Agrippine (sainte"), vierge romaine, martyrisée à Rome pendant la persécution de Yalérien. Son corps fut transporté, bien après sa mort, en Sicile, où ello'est particulièrement invoquée. ^ Fête le 23 juin.

AGROMOTIVE (du lat. ager. champ, et du rad. de moteur) u. f. Type de locomobile routière, spécialement destinée aux battages des céréales.

— Encycl. L'agromotive date de 1902. Construite par la maison Lefebvrc, Albaret, Laussédat et C'', elle délivre l'entrepreneur de battage du souci de chercher on de louer des attelages pour le déplacement de son matériel, et résout le problème du matériel de battage automobile, i.a grande culture peut s'en ser\'ir pour la commande de toutes ses machines, ainsi que pour ses chariots.

suri»L.

AGUUSl'IIliRE — Ain

L'ut) dos types do ceito niacliiuo, préscuié au concours do Boauvais, posait vidt* 5.000 kil. ot en orilro do marche 5.800 kil. Un ri-cipioui spécial placé on avant du foyer

une VIhargo à

cODtenait le vulunî*' d eau sut'iisaiit pour tairo lesso d'environ 5 kiloin. à l'Iieure, avec une traîner do d.ouo & h.uoo kil.. et sur des ruutos dont les rampes n'excùdcnt pas 5 p. lOo, un trajet de r> a ti kilorii., Hoit en nioyeuno la distance ii'ii sopaio duui viila;.'i'S.

AQROSPHBRE ou AGROSPHAIRA {tfTOSt-fé) n.f. Cieiirorl lufiisoires eh wn lioilaL'ollalcs.vuisin dos noctiluqucs, dêcuuv.'rt daus le planclun do la Mi^diiorrauéo [mjrosph.fni pcUuctila).

AGUDCT {de) n. m. Ctipapo noir parliculior au diSpartomont do Taru-ot-tiaronno.

AOUILARITE u. f. SuKoséléniuro naturel

dargeut.

ACUINALDO iKinilio), chef dos insurgiïs des lies riiilii'piiu'S, né A Inms (prov. de Cavité) on 1S71. Mitis ISSU d'Kspaguol ot de Tagal, il fut, tout enfant, domesiinuo chez un jésuite de Cavité, qui le tu instruire. Vers quinze ans, il entra à l'université do Mauillo, puis il s'aflilia à la franc-maçonncrio. Ayant ou des difiicultés avec ios autorités, il pariit pour Hong-KoUf:r. où il étudia l'art militaire auprès des .Vnjrlais. Kovenu au.t Philippines, il prit part aux préparatifs quo faisaient les sociétés secrètes pour l'insurroclion, et, lorsque cUo-ci éclata, en août 18*J6, AKuiiialdo on fut l'un des chefs désignés. La lutte dura un peu plus d'une année; malgré leurs succès, les Espaj^Dols tentèrent des négociaiiôus, ot Aguinaldo consentit a traiter lo 15 novembre 1897. Il se retira à Hong:-Kong. Sur ces ontrofaitos, éclata la guerre entre l'Espagne et Ios Etats-Unis. 11 conclut alors avec celle dernière puissance uno véritable alliance, lui promenant de soulever à nouveau riusurrection contre les Espagnols; on échange, les Etats-Unis devaient garantir riodépondauco du pays et lui assurer un gouvornement national. Sans s'arrêter do combattre et d'aider ainsi les Américains, Aguinaldo organisa près de lui uno sorte de gouvernement révolutionnaire et, le 23 juin 1898, il se lit proclamer généralissimo et président.

Mais, lorsque les Américains eurent réclamé pour eux l'archipel, Aguinaldo protesta énorgiiiuemont contre la violation / '

de leurs promesses ot, au début de 181*9, ce fut contre eux qu'il reprit la lutte. La résis- '

tance fut très vive, mais Agui- Aguinaldo.

naldo, défait par le général Otis,

dut se replier dans l'intérieur. Le ii mars 1900, il fut capturé par uno petite troupe américaine qui, après la trahison d'un de ses officiers, pénétra, par ruse, auprès de lui. Obligé de se soumettre, il prêta le serment d'allégeance aux Ktats-Uuis.

AIDE MAÇON n. m. Ouvrier qui sert les maçons, il PI.

Des AIOUS-MAÇONS.

AIGLE n. m. — Aitjle étendu» Punition corporelle dans iarniéo américaine.

— Encycl. Cette peine est un des derniers châtiments corporels encore eu usage dans l'armée américaine. Elle est rendue nécessaire parfois, eu canifiagnc, lors(|UO a gravita do certaines fautes, l'absence do cellules, la difflculté do maîtriser un délinquant en cas d ivresse, rendraient insuflisant ou iuerficaco tout autre modo do répression.

^- Lii-iilc ulendu.

'■•istoà étendre le soldat puni par terre, a la iiKK.i'r.- .1 nu oiseau de proio cloué contre un mur. La face est t-jurnée vers le ciel; les jambes et les bras «ont -^^.îi le-iKiit attachés a des piquets tixcs dans le sol. »• ' ' surtout par temps do pluie ou de grand

»" punition dont l'atrocité est tout à fait

eX'

Aiglon (L), drame on six actes ot en vers, par Edmond Uostand (théâiro .Sarah-Bernhardt, 15 mars 1900). — La 8c6no so i.axse en Ih^o. Ix- duc do Keiclislalt, VMglon. qui vit à la cour d'.\uiricho sous l'étroilo surveillance de Motterniih. est sollicité par ses partisans d'aller relever en Franco lo irùne impérial. .*<e montrcra-t-îl digne lils do Hoiiaparte, ou descondani débile des Habsbourg.' Laiss'-r-vt-il on lui. n-itivel Ilamlot, le révo tuer l'action? Tri ''•' . Tout d'abord, un jeune Tran'.-ais ro

'" ■'••^ Canierata funo lionaparte) qui.

''' ir. 1 autre en essayeuse, viennent le

'' l-arvionnent pas à* le décider. Dans

^" ruim, an milieu do valets qui l'es-

r,' "" '-''i-iMrateur d'une autre sorte,

!' la Grande Armée, qui

' I de l'épopée impériale,

i au cicur lo décourage- '" '' *-'" '*" muiitiaut, devant un miroir, que

'■ ' -"^ tout est Habsbourg et rien n'est Bona-

P' ■' '■' faveur d'un bal masqué, les amis du

:'" ''"ir avec Klanibonu. Mais il tarde :

''■ ' arrêtés par la police dans la plaine

'V' — ^ ' •'" '•'' fritppo d'un i oup do couteau, et

I A\yiun, rodto seul prés du Vieux bravo qui agonise, entend Ot voit, dans une hallucinaliun qui se réalise nialériolle-

ment sur la scéno, les morts do Wagram qui semblent lo désigner comme la victime expiatoire de tant de sang répandu. Au dernier acte, ou le voit mourir entouré des femmes qui l'ont aîmé, poursuivi jusqu'à la lin des rêves do gloire impériale. Daut. cotte piôco, oti la |)rogrossion

dramatique est peut-être faible, l'intérêt s'attache surtout aux souvenirs do la légende napoléonienne, aux monologues lyriques, aux tableaux et aux scènes épisodiques (le salon âo Marie-Louise à Bade ; lo duc racontant à ses précepteurs confondus les campagnes do Napoléon que la danseuse Fanny Els^lor vient lui réciter chaque soir; Flambeau montant Ja garde la nuit, en costume de grenadier français, devant la porte du duc; Metteruich invectivant le chapeau do Napoléun; le bal masqué; les amours fugitives du duc et de Thérèse, la lectrice de sa mère, etc.); aux caractères bien esquissés de Metternich, de Mario- Louiso et de l'empereur d'Autriche; et surtout à la virtuosité, à l'esprit, à l'éclat poétique de la forme.

* AIGUILLETTE u. f. — 'Sia.v. Aiguillette de mât, Mâtereau de reiifurL.

Ail ou Aggio icap d'), cap de la côte provençale de la Méditerranée (Alpes-Maritimes), entre les caps Ferrat et Martin, dominé au N. par la Tête-de-Chien, au pied de laquelle se trouve la Turbic. Villas.

*AILE n. f. — At7e de corbeau, Couleur noire avec reflets bleus.

— Alpin. Ailes de mouches. Clous de forme spéciale et munis d'ailettes qui se rabattent sur les bords de la sonielle des souliers, pour empêcher de glisser et tenir solidomeut sur la glace, sur le soi, sur le gazon, etc.

AlLE ou Agile (saint), abbé, né vers 584, mort à Reliais l'au 650. Fils d'Agnoald, l'un des priucipauxseig:neurs de la cour de Cbildobert II, il prit l'habit religieux à Luxeuil sous saint Colomban, quitta quelque temps son monastère pour évangéliser les infidèles qui habitaient de l'autre côté des Vosges et du Jura, et pénétra jusqu'en Lîaviôre, où sou apostolat fut fécond. De retour à Luxeuil, il fut appelé, en 636, au gouvernement de l'abbaye de Kebais (aujourd'hui dans l'arrondissement de Coulommiers), que saint Ouen venait de fonder. Il mourut à soixante-six ans, après quatorze ans d'une sage et pieuse administration.

AILUROPE \è) n. m. Genre de mammifères carnivores de la lamille des ursidés, Comprenant des ours asiatiques remaiiiuahles par leur fourrure noire et blanche.

— Encvcl. L'ailurojje [aduroptis melanoleiicus) est lo type d'une sôus-famillo dite des ailurinés, qui renferme aussi l es l>andas («i- /H/-».s),et qui appartient à la famille des ursidés.

<,'et animal romarcjuable et rare fut découvert par l'abbé David ciU8"0

et décrit par Alphonse Milno-Edwards. En même temps, Paul Ger\'ais formait pour ce petit ours un genre patidarctos, qui est synonyme postérieur d'ailuropus. L'ailuropo vit à des altitudes de 3.400 mètres dans les régions thibétaines du Moupin, du Sliigu, du Gansou, du Setchouan et du Koukounoor.

Aimé (saint) [on lat. Antatus] mort en I093. — Fèto le 31 aoi'it.

Aimé (le bienheureux), né vers l'an 1200 dans la Romagne, à ^>aludez. mort en 12GC. Issu de parents nobles cl riches, il se relira dans une maison sur le bord d'une route, pour y exercer l'hospitalité envers les voyageurs. Sa famille, irritée contre lui, voulut lo faire passer pour fou. Il supporta cette injure avec résignation. Quatre fois. il fit lo pèlerinage de" Saint- Jacques-de- Compostello ; fonda un ^lûpital ouvert à tous les indigents qui se présenteraient, et mourut à soixante-six ans, laissant aux pauvres tous les biens qui lui restaient. Son culte a été approuvé par Pic VI, en 1776. — Fête lo 8 mai.

Aînée (l'), comédie on 4 actes, de .ïules Lemaitre (Gymnase, G avril 1898). — M. Poiermaun. pastour prolestant suisse, a six lilles. L'ainéc, Lia. iouo vis-à-vis do ses cadettes le rôle d'une seconde mère dévouée... et un peu, comme toiitcsies mères, sacriliée. Quant aux cinq autres. M. et M»* Potcrmann songent A les marier le plus tôt possible. l'our satisfaire ce légilimo désir, ils attirent chez eux force jeunes gens qui, sous lo couvert de thés, do concerts, do parties do eolin-maillard o\\ l'on recon naît la personne saisie en la p:itpnnt... samiiseiit avec

AUurope.

êvcquo do Nosquo,

activité. Si bien que la maison du pasteur, où règne, en apparence, l'austérité des principes, devient, dans la réalité, ce que l'auteur appelle, en un langage décent, un " pince-cœur ». Tant do concessions obtiennent d'heureux résultats : tour à tour s'envolent, entre les bras d'un mari, les cinq cadettes. Mais deux d'entre elles ne prennent l'essor qu'après avoir agi en enfants perverses: c'est Lia que projetaient d'épouser d'abord le pasteur Mikils, ensuite Mulier, syndic lionoré et quinquagénaire; or, Mikils épouse la jeune Norah et Mulier la petite Dorothée, parce que ces deux avisées gamines ont su, par des jeux adroits, faire naître chez ces hommes respectables des troubles qui le sont moins. A la lin. Lia so révolte. Kllc prononce des paroles amèrcs, qui font que ses parents lèvent les bras au ciel et lui conseillent de prier. Après quoi, elle manque d'être violée par un personnage qui, sous prétexte qu'il est lieutenant de hussards, n'entend I amour qu'a la hussarde. Elle lui échappe cependant et devient Jinalement la femme de M. bursay, oncle do l'officier trop entreprenant, et qui a compris! lui, le caractère de cette excellente et charmante tille. U sera plus heureux avec elle que Mikils avec Norah... qui l'a rapidement trompé.

L'AEn^e n'est point une pièce à thèse, c'est une fine comédie de caractère, avec un premier rôle d'une psychologie simple, délicate et touchautc; c'est aussi une piquante et spirituelle comédie de mœurs.

*AiN-SEFRA, — Cette oasis du sud de l'Algérie, cheflieu I depuis 1903) d'un des quatre commandements des Territoires du Sud, à la source de l'oued Aîn-Sefra (la source Jaune) et au pied de la dune du même nom, et qui faisait naguère partie du territoire de la commune mixte de Mécheria, a été presque entièrement détruite par une crue subite de l'oued el-Bridj et de l'oued Mouila, le 21 octobre 1904 : des 2ûo ou 300 maisons dont se composait ce village, il n'en est demeuré debout qu'une dizaine, presque toutes ébranlées, mais dès maintenant cette localité reuait de ses ruines sur un terrain plus élevé, à l'abrî des invasions possibles de l'eau.

Ainsi parlait Zarathoustra (Also sprach Zarathustra ; r* partie 1883 ; 2' partie 1883 ; 3'partie 188-i ; A' partie 1S92 ; édition complète 1892 ; trad. fram;. de H. Albert, sous le titre de : Ainsi parlait Zaralfionstra [^ Paris, 1898 ), poème philosophique de Frédéric Nietzsche, dont c'est sans contredit l'œuvre capitale. Le poi-me s'ouvre par un prologue qui raconte la destinée de Zarathoustra. Zarathoustra est une âme religieuse qui s'est élevée, par l'intelligence et la volonté, jusqu'à l'irréligion. Dieu, pour lui, est mort. Zarathoustra descend parmi les hommes pour dire le nouvel Evangile et développe les idées es- .sentielles de la doctrine du Surhomme. L'esprit qui tient à la suprême sagesse doit passer par trois métamorphoses : 1" la patience; 2" la vaillance ; 3» l'innocence et la joie. Zarathoustra répudie tous les commandements essentiels de l'ancienne morale : l'amour du prochain, Thumilité. le pardon des injures. Il éloigne ses disciples des autres hommes pour en faire une race d élite, et construit avec des notions de plus en plus claires la nature de l'idéal vers lequel il faut tendre : le Surhomme. Zarathoustra rentre ensuite dans la solitude et livre en lui-même un combat tragique à l'Idée du Retour éternel : faudra-t-il donc recommencer toujours la même destinée ? Vainqueur do son découragement, il chante la Vie éternelle en des stroplies admirables. Zarathoustra doit encore vaincre la

Fitié ; ce n'est pas avec les " hommes supérieurs " quo on peut réaliser le Surhomme. Malades et pessimistes, ils en retarderaient plutôt la venue. Les disciples seuls de Zarathoustra pourront donner le jour au Surhomme. — Ce jioème étrange et superbe, d'un symbolisme d'abord malaisé à saisir, séduit ensuite par sa réelle profondeur et l'enthousiasme lyrique qui l'anime.

*AlNSWORTH lAVilliam Francis, géologue et médecin anglais, né à Exeter en 1S07. — Ce savant, qui avait débute par accompagner, comme géologue, le colonel Chesney dans son importante exploration de l'Euphrate (1835-183:), et qui avait ensuite accompli un grand voyage d'études en Asie Mineure, dans le Kurdisiau et en >fésopotamie (1839-1S40), est mort à Londres en 1896. Ses principaux ouvrages sont : Hesearches in Assyria. Babytonia and Chaldea (1838); Travels in Asia Miner, Mcsopotamia and Armenia (l842j; Travels in the Tract of the ten thousand Greeks (1844); et Personal î^arrative of the Euphratcs expédition (1888).

AÏOLI u. m. Forme provençale de ailloli. V. ce mot

au t. I".

*AIRn. m. — Encyci,. Air liquide. l>a liquéfaction de l'air est restée du domaine du laboratoire jusqu'en 1895, époque à laauello Liude, à Munich, inventa une machine industrielle, uasée sur l'accumulation du froid produit par une série de détentes successives, sans vitesse sensible, du gaz comprimé.

L'air est amené en trois phasesjusqu'à 20oaimosphères, puis détendu sans exercer de travail ; le froid résultant est utilisé pour refroidir l'air arrivant à la compression ; après quelques instants de marche, la masse gazeuse alternativement comprimée et détendue étant de plus en plus froide, une partie atteint la température où elle se liquéfie.

Pour obtenir un liquide irausi>areni, il est nécessaire do le liltrer pour eu séparer l'eau et l'anhydride carbonique solidifiés ou d'opérer sur de l'air privé de ces impuretés ; le rendement de la machine Linde est d'environ un demi-litre par cheval-heure: la théorie iniliquant trois litres, de prands perfectionnements sont encore possibles.

Lair liquide se conserve dans de petits liacons de verre à double paroi argentée, l'intervalle étant vide d'air; l'industrie utilise des vases métalliques de 50 litres à double enceinte : l'air s'évaporani peu k peu, lorsque la

firossion intérieure atteint o k. 5. une soupape s'ouvre, os ga2 s'échappent au dehors après avoir circulé entre les deux parois, qu'ils maintiennent toujours froides.

L'air liquéfié forme un licpiide transparent, légèrement bleuâtre {densité = 0.S70'. bouillant entre — l'.>2 et — I8î«; versé dans l'air, il fume fortement par suite de la condensation do l'humidité en un brouillard de glace: en tombant sur un corps à température ambiante, il prend l'état sphéroVdal par caléfaciion (ce phénomène empêche l'action sur la peau, mais, si celle-ci vient à être mouillée, le froid peut provoquer des brûlures'). Si, grûce à l'air li(|uide, on a pu réaliser quelques travaux (liquéfaction du fluor, découverte du kryptoni et étudier les propriétés de la

matÎLTO aux basses températures (métaux devenant cassants, plus tenaces ; plomb, rendu sonore ; paraflinc phospliorescento ; plaques photo^raphi(juos perciant leur sensibilité, etc.)i les applications industrictics sont moins importantosquonaurait pu le supposer, parcoque la faible chaleur spéciMquo do lair en l'ait un mauvais frigorilique (53 frigonos par cheval). La plus médiocre machine à glace ayant un rondement quarante fois meilleur, l'emploi de l'air liquide n'est avantageux qu'au-dessous do — 50'' ou par sou expansion gazeuse comme agent moteur (automobile Tripler). Par évaporation, ]1 perd do l'azote et

Coupe schiîmatique d'une machine industrielle Linde-

s'enrichit en oxygène au point de donner des mélanges assez oxydants pour trouver des applications en métallurgie. Eu mélange avec un hydrocarbure, il détone sous l'influence d'une amorce; cet'explosif serait inléressant pour les mines, s'il n'était dotTet très inconstant. Knfin, l'action anestliésiante (mais non antiseptique) de l'air liquide sur les tissus a été essayée en médecine opératoire.

— JVouveattx fjaz de i'air. Depuis ladécouverte de l'argon dans l'air (1898), Ramsay et Travers ont poursuivi l'étude de l'atmosphère ; en utilisant la distillation fractionnée de l'air ou de l'argon liquides, les liquéfactions et congélations successives sous l'influence de l'hydrogène liquide, ces savants ont pu isoler (|uatre nouveaux gaz ; le uéon (densité 9.96). le krypton (d=40*), le xénon (d = 64) et ['hélium: ga.z monoatomiques répandus à l'état de traces dans l'air, celui-ci contenant un sept-millionième de krypton et un ijuarante-millioniéme de xénou en poids. *AïR ou ASBEN. — Des observations météorologiques exécutées en 1899 dans l'A'ir par la mission saharienne Foureau-Lamy pendant la saison la plus chaude de l'année (de mai à octobre), il résulte que la température y est notablement plus élevée qu'à Tombouctou en mai et en iuin, les deux mois les plus chauds de l'année, et plus nasse au contraire en mars, avril et septembre. En mai et en juin, la température moyenne, réduite au niveau de la mer, y dépassait probablement 38" C. ; ainsi l'Aïr serait à cet égard le maximum absolu du globe. Il y pleuvrait également beaucoup moins que ne l'indique Barth.

AIROL (è) n. m. Oxyiodigallato de bismuth. (S'emploie comme antiseptique, principalement dans l'utérite et la cystire blennorragiques, en injections et en lavages au 20« et au 100'.)

AlSHIHXK, lac du Canada! territoire du Youkon'i; environ 27.500 hcct.

AITHALITE n. f. Oxydc hydraté naturel do manganèse

et de cobalt.

*AÏVAZ0WSKI (Ivan Konstantinovich), peintre russe d'origine arménienne, né à Théodosio (Crimée) en 1817. — Il y est mort en 1900. Elève de Fanneur, plusieurs de ses tableaux ont pris place au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Aux pointures déjà citées de cet artiste, ajoutons : Moines armé)iiens à Venise, les Champs de blé. Brouillard dans le golfe de Aaples.

* AiZELiN (Eugène), statuaire, né à Paris en 1821. — II V est mort en 1902. Ce statuaire, qui fut un continuateur do t'radier dans l'expression de la grâce féminine, a vu vm grand nombre de ses compositions acquises par l'Etat. Une Psyché en marbre, le groupe d'Agar et Ismaël ont pris place au musée du Luxembourg, Lors de l'Exposition universelle de 1889 (Paris), Aizelin réunit sous les yeux du public Marguerite, statue marbre ; Mignon, statue bronze ; Vestale, statue plâtre ; An her du xv* siècle, statue plâtre. Une médaille d'or lui fut décernée. Le musée de Nantes possède de lui VEnfant nu sablier; le musée de Ueims, Orphée; le musée de Montpellier, une Suppliante. AIZOACÉES [è, se) n. f. pi. Famille de dicotylédones apétales. — Une aizoacée. il On dit aussi fico'ïdées et

MÉSEMBRIANTHÉMACKRS.

— ExcYCL. Les aizoacées sont voisines des phytolacaccées, des nyctaginé.es et des chénopndiacées, avec lesquelles elles partaient les anomalies dans les formations secondaires, ainsi que la structure do la grain© à embryon recourbé entourant un albumen amylacé. Les aizoacées sont des herbes, parfois rampantes, à feuilles souvent charnues. Elles sont caractérisées par leur ovaire supére ou infère. à carpelles fermés contenant toujours de nombreux ovules campylotropes. On en compte plus de 450 espùces, réparties en tribus, dont les principales sont : ficoidées (ovaire infère); sesuviées (ovaire supère-pyxidei ; atzoées (ovaire supèro-capsule) ; mollugées (touieslcs pièces de la fleur libres), etc.

AIZOÉES [é-zo-é] n. f. pi. Tribu de la famille des aizoacées. — Une AizoKK.

Ajalbert (Jean), avocat et écrivain français, né 'à Levallois-Perret (Seine) en 1863. Il étudia le droit à Paris, où il se fit inscrire comme avocat en 1884, puis, tout en plaidant, il écrivit des vers impressionnistes et natu-

ralistes : Sur le vif (1885), suivi de Femmes et paytnges (1891), où il se montre tour à tour gouailleur et mélancolique. Ecrivain original, aux idées très avancées, il collabora au « Oil Blas », au « Figaro «, aux <■ Droits de l'Homme », etc., et publia, en 1893, dans le « Gil Blas », contre le monopole des avocats, un article qui lui valut une suspension, changée on réprimande. Il a fait paraître des romans, des nouvelles, des impressions do voyage : le P'tit (1888); En amour (1890); En Auveryne (1893); le Cœur gros (U94J; Actes sur Berlin (1894); l'Auvergne (1897); Cdles guipassent (1898); Sous le sabre {IH^B); ta Forât noir,- (iS99y; la Tournée (1901). On lui doit au.ssi : ta Fille Eliaa, pièce tirée du roman de Goncourt (1890); .1 fleur de peau, comôdio en un acte, en vers, jouée au théâtre Antoine (1901;. En 1903, il fut chargé par le gouvernement d'une mission au Laos et au Siam.

AjOUPA-BOUILLON, localité située dans la partie nord-orientale do l'île de la Martinique, sur les contreforts de la montagne Pelée, détruite le 30 août 1902 par une nuée ar<lontê partie du volcan.

AJOURER V, a. Pratiquer des jours dans : Ajolrkk une balustrade.

*AJOURNÉ n. m. — Milit. Jeune homme classé par le conseil de revision comme étant d'une constitution physique trop faible pour lo service armé, et qui, on conséquence, est renvoyé à un nouvel examen du conseil, n Se dit aussi d'un candidat renvoyé à une autre session.

— Encycl. Milit. D'après la loi du 2l mars 1905, l'ajourné reçoit un ceitiiicat spécial, qu'il est tenu de représenter à toute réquisition. Il doit, d'ailleurs, comparaître l'année suivante devant le conseil de révision du canton qui l'a déjà examiné, à moins d'avoir obtenu l'autorisation do comparaître devant un autre conseil. Si, à ce second examen, il est reconnu propre au service armé, il est astreint aux deux années do service armé primitivement dues, au lieu d'être seulement soumis, comme sous le régime de la loi de 1889, aux obligations do la classe à laquelle il appartient. L'ajourné qui, à ce second examen, n'est pas encore reconnu bon pour le service armé, sans pourtant que son état physique justifie une exemption dérinitive, n'est plus, comme d'après la loi do 1889, ajourné une seconde fois : il est classé dans le service auxiliaire et incorporé comme tel. Puis, après une année passée sous les drapeaux dans ce service, il est soumis à l'examen de la commission de réforme, qui décide s'il doit accomplir sa deuxième année dans le mémo service, ou passer dans le service armé, ou s'il doit être réformé.

Un autre genre d'ajournement a été institué encore par la loi de 1905, en faveur des jeunes gens classés par les conseils de revision dans le service auxiliaire et désignés pour être incorporés à ce titre. Ils peuvent être ajournés jusqu'à vingt-cinq ans s'ils demandent à être, en cas d'aptitudes physiques finalement acquises, admis ultérieurement dans le service armé. Mais ces ajournements ne peuvent, en aucun cas, les dispenser des deux années de service actif prescrites par la loi et qu'ils doivent, en fin de compte, accomplir soit dans le service armé, soit dans le service auxiliaire.

Les règles applicables aux ajournés le sont également aux jeunes gens qui, après avoir été reconnus bons pour le service armé ou pour le service auxiliaire, seraient réformés temporairement (v. ce mot) avant ou après leur incorporation.

*AJOURNEMENT [man) n. m. Milit. Opération par laquelle l'incorporation d'un conscrit est renvoyée à l'année suivante, à cause de l'insuffisance de son développement physique.

AKATHISŒ {zl — du gr. a priv., et kalhisis, action de s'asseoir) n. f. Maladie du système nerveux, qui empêche le patient de se tenir assis sans sursauter.

Akcher ou Akscher, ville de la Turquie d'Asie I Anatolio [vilayet do Koniehl), à la base nord-orientale du Sultan-Dagh, sur un affluent du lac Akcher ("sans écoulement); de 6.000 à 8.000 hab. C'est l'antique Philomelium. Le sultan Bajazet y mourut, en 1403.

AKÈLEou AKELA(A-^-/a) n. f. Genre d'arachnides aranéi- <lcs, de la famille des salticidés, comptant quatre espèces propres à l'Amérique tropicale. (Les akèles sont des araignées sauteuses, assez petites, fauves ou jaunâtres, variées de noir, avec un revêtement de duvet gris.)

Aken ou .ffiKEN (Van). V. Bosch (Jérôme).

AKONTINE n. f. Minerai ditToriint peu du glaucodot.

AKRONIE {ni) ou AKRONIA n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, de la famille des stratiomyidés, propres aux Etats-Unis. (Wakronia frontosa, de l'Ohio, est une mouche voisine des némotèles.)

AkseraÏ, ville de la Turquie d".\sie (Anatolie [vilayet de Konieh j, sur le Bejaz-Sou, affluent du grand lac s'alé sans écoulement, le Touz-Gheul; 2.500 hab. Salpêtre.

ALAIRE {1er'] ou ALARIA n. f. Genre d'algues phéophycées (algues brunes), de la famille des laminariacées, à fronde de grandes dimensions et à stipe présentant des proliférations en forme de feuilles. (On en connaît environ vingt espèces dont une seule, Valaria esculenla, se rencontre en France sur les côtes de la Manche et do l'Océan.)

Alamanni (Pietro), peintre italien, né à Ascoli, au début du xv siècle; il travaillait encore en 1489. On cite de lui une peinture sur bois à Santa-Maria-della-Carila, à Ascoli, qui place son auteur au rang des meilleurs peintres de son siècle.

"^ALAMBIC n. m. — Encycl. Dr. La réglementation fiscale des alambics a été la conséquence de l'élévation à 220 francs du droit de consommation sur l'alcool et de la nécessité de renforcer la surveillance à la production des spiritueux. Les lois des 29 décembre 1900 et 31 mars 1903 ont édicté une série de mesures tendant à saisir les appareils à distiller dès leur fabrication, à les suivre en tous lieux et à en contrôler l'emploi.

Avant d'exercer leurindustrie, les fabricants d'alambics sont tenus de faire une déclaration de profession, qui les place sous la surveillance du service dos contributions indirectes. Ils doivent inscrire sur un registre, au fur et à mesure qu'elles ont lieu, leurs fabrications, leurs réceptions et leurs livraisons d'appareils ou do portions essentielles d'appareils. Dans les quinze jours de la vente des alambics, ils doivent faire connaître au bureau de la régie de leur résidence le nom et le domicile des personnes

AIR — ALAUNIEN

à qui la livraison a été faite. Celle deruièro déclaration est obligatoire pour le particulier non commentant qui cède accidentellement un appareil.

Les alambics ne peuvent circuler en tous lieux, en dehors des propriétés privées, qu'en vertu dacq'uiisà-caulion qui no sont déchargés qu'après repré&entation des appareils au lieu de destination ou au point do sortie du territoire, s'ils sont expédiés à l'étranger. La non-représentation de ces objets au lieu do destination constitue une contravention dont la responsabilité incombe à l'oxpédiceur, à moins qu'il ne meiio la régie en mesure d'exercer des poursuites efficaces contre 1 auteur du délouruemcnt.

Los acquéreurs ou détenteurs d'alambics sont tenus, de leur côté, do faire une déclaration à la recette buraliste de leur résidence, dans les cinq jours qui suivent la prise de possession. Au vu de cette déclaration, lo service de la régie procède au poinçonnement des appareils et perçoit, pour cette opération, un droit de 1 franc par alambic.

Les appareils doivent demeurer scellés pendant les périodes où il n'eu est pas fait usage. Ls peuvent être conservés à domicile ou déposés dans un local agréé par l'administration. Les détenteurs sont tenus do représenter à toute réouieition du service les appareils scellés on, non, et, quand ils en ont la libre disposition, ils sont as* treints aux visites de jour et de nuit des employés. Mais, en ce qui concerne les bouilleurs de cru, ce contrôle no peut s'exercer que de jour et seulement dans le local où se trouve l'appareil.

La loi dispense de la formalité du scellement et des visites de nuit, à condition qu'ils aient obtenu do la régie une autorisation personnelle, toujours révocable : !• Tes détenteurs d'alambics d'essai, c'est-à-dire d'appareils à chargement intermittent dépourvus de tout organe de rectification ou de rétrogradation, dont la capacité n'excède pas un litre (arrêté ministériel du 2 avril I903) , 2» les établissements scientifiques et d'enseignement pour les appareils exclusivement destinés à des expériences; 3" les pharmaciens diplômés; 4" les personnes qui justifient do la nécessité de faire emploi d'appareils de distillation pour des usages déterminés et qui ne mettent en œuvre aucune matière alcoolique.

La détention de tous appareils propres à la distillation des eaux-de-vie est interdite dans la ville de Paris. Des exceptions à cette règle peuvent toutefois être accordées, sous forme d'autorisations individuelles, toujours révocables, aux personnes qui exercent une profession nécessitant l'emploi d'alambics.

Les loueurs d alambics ambulants doivent faire la déclaration du nom et du domicile de leurs clients, des opérations qu'ils font pour leur compte, et ils sont tenus d avoir un cahier-journal, contresigné par le bouilleur et représenté à toute réquisition des employés des contributions indirectes.

Les contraventions en matière d'alambics sont punies d'une amende de 500 à 5.000 francs, indépendamment de la confiscation des appareils. V. bol'illkcb i>e cru.

ALANTOLACTONE n. f. LactODo C"H-"0% que l'on retire de la racine d'aunée.

ALANTOLATE u. m. Sel de l'acide alantolique.

ALANTOLIQUE adj. Se dit d'un acide C'*H"0', dont on

obtient le sel de potassium en traitant l'alantolactone, à chaud, par une solution étendue de potasse.

ALARIA n. f. V. ALAIRB.

Alas (Leopoldo), professeur et littérateur espagnol. né en 1852, mort à Oviedo en 1901. Il fut professeur à l'université de cette ville. A publié plusieurs livres de critique sous le pseudonvme de Clarin : Solos de Clarin, Piiliques, Folletos, ^iezclilla, etc.; des ouvrages de philosophie et d'économie politique : JteUiciones de la moral y el derecho, Programa de Economa; des romans : la Jtegenta (1886], Su unico hijo, D^ Berta, Pipa, etc., et <iuelques tentatives dramatiques : Teresa, la Millonaria.

* Alaska. — Frontière. Une décision de la Commission mixte d'arbitrage réunie à Londres en 1903 a précisé la frontière entre l'Alaska et le Dominion canadien , frontière que le traité anglo-russe du 28 février 1825 avait décidé devoir être formée, au S. du mont Saint-Elie, parla chaîne de montagnes suivant la mer, pour autant ([u'elle ne s'en écarterait pas à plus de 10 lieues marines (30 milles), et, en cas contraire, par une ligne conventionnelle suivant la mer à cette distance. La découverte de lor au Kloodyke ayant amené sur l'interprétation de cette clause une divergence entre le Canada et l'Angleterre d'une part, et les Etats-Unis de l'autre, la Commission arbitrale a donné raison sur presque tous les points aux revendications américaines. Si, en effet, elle attribue au Dominion canadien Port-Simpson, avec les deu.x îles voisines de Pearse et do 'VS'hales. ainsi que le canal de Portiand dans l'extrême sud du Contesté, par contre, elle l'écarté complètement de l'océan Pacifique daus toute la partie la plus septentrionale, en accordant aux Etats-Unis, outre les îles de Sitklan et de Kannagunnut, tous les golfes, baies et tjords de la côte, avec les villes de Dyea"et de Skagway, avant-postes du Klondyke sur le canal de Lynn.

AlasonniÈRE (Henri-Fabien), graveur français, né à Amboise, en 1S52. Il a débuté au Salon en 18SI, avec le portrait de Desboutin, puis s'est fait remarquer par la vigueur de ses eau.x-fortes» qui lui ont valu des récompenses, en 1888, pour le Jîetour, d'après Henry Mosler, en 1897, pour l'Arrestation de la comt-sse C..., et en lOOl pour onc Adoration des Mages, d'après la peinture de Tiepolo, conservée au musée de Munich. Il a fait aussi des estampes et des pointes sèches.

Alasseur (Jean-Jules), statuaire, né et moM à Paris (lsis-1903). Elève de l'Ecole des beaux-arts, puis de David d'Angers, dont il fut longtemps le collaborateur, il exposa au t^alon depuis 1864 el obtint des médailles do deuxième classe en 1853, de première en 1859. Ses principales œuvres sont : Moïse sauvé des eaux, les statues de Jiotrou, de Rameau, de saint Charles Dorromée, de Itobert Estienne, etc.

ALAUNIEN {a-lâ-ni-iti) adj. Se dit d'un sous-étage géologique appartenant à la partie supérieure du S3'Stème triasique et caractérisé par la zone à cyrtopleurites b.'crenatus.

— n. m. : /.'ai.al'NIKN.

AL\l \ — ALCOOL

ALAOX{Joan-Piorro), peintre dAcoratour, nf^àCnsircs en 1783, mort A Yaimo» eu 1858. Il so (U tin.^ ir.miuo rt*nutaiion t Pans i-omino poirilro do dt^i<'i •. au

thé.'^iro Kovdi'au. oic. U lui. eii 1827, 1 AV-

orama, création unjt'nieuso qui donna n.. i /iîu-

rama et au Panorama^ les<|UoU on furoiil lu ùuvcioppomcut |of;;ic|ue.

AlbaLAT ;Antoino\ <*orivain f" '■ *■ "-■"iiolos

(Var fil l^:.ô- t)u(r«' .to noriilTcu -^ous

des j.MMj). liviii.-s. 'pniHirA .i ;irt (our-

nauxet . -■■'■- n i'ii"i';i ■ "" -*«"'-

tète, in 1 l'Amukir chez Alphonse

Daudet, i ollabora à diverses re-

vues. [tulilM mi-- S'il. .;.' ii..i\elles ol Un roMian : le .\fa''i<f/e tle Lunlf, et iw tarda pas i\ se r'airo un nom coiiim'- r. iii:iM. i T .-t ..intuf terliDicien liiléraîre. I)an« ces j,., .• trois romans : itnf J-'li'Ur ilea

[,, .'■ pardnn. Kn nt^ine temps, il

UT ; - iiimo le Mal d'écrtre et le Ito-

iHUti cuittf'npufiuèt ei tjuvriers et procM'^s, 6 uno œuvre d'onseignement litt<Sraire eoiiienuo dans c|uatrc volumes : l'Art d'érr.r,- , >i^,■l'l'i.• en vingt lernns (\»W); In formation du Style 'ition des auteurs (190!;; le Travail

du style ■ ^ correction» manuscrites des grands

écrivain* 4. .. , . . .< s Ennemis de l'art d'écrire. Jtéponse aux objections (iyo:.). Il devint, en 189», secrtStairo do la Direction au ■ Journal des Di^bats *.

* Albanie. — Lin^'uist. La lanpuo de r.VIbanto, \oskipétar un aii"i'uiis, appartient à la famille indo-européenne, où il seml'le ot'''uper une place indépendante. Ijopmion la plus répandue en fait un idiome dérivé do la langue parlée dans lanciennollIvriei^G. Moyer, Kretschmcr, Brugmanii). Le proldémo est .liflicile à résoudre, parce (|U0 lallxinais nost connu (ju'à dater du xvir siècle et sous des formes très altérées. Son lexinue so compose on majeure partie d'emprunts au latin, au grec, au turc et au slave. Il so présente à nous sous deux formes dialectales : le tosijue au Nord et le ght^gue au Sud. Le tosqne a un caractère plus arcliaï»iue. Les parlors propres aux ilôts albanais do la Grèce et do I Italie méridionale ont aussi leur individualité, tout en se rapprochant plutôt du losi/ue. Le tosi/ue s'écrit ordinairement avec les caractères grecs. Le (jhèyue so sert do l'alphabet latin.

— Littér. Il existe uno littérature albanaise, développée surtout chez les Albanais de l'Italie et influencée par la littérature italienne. Un des plus anciens monuments est la Vie de la Vierije Marie, de Varibobba (Kome, 1762). Les principaux auteurs albanais modernes sont Gerolamo de Rada, qui a publié des l'oésies albanaises (Corigliano, 1872'18S1) et une revue: le Drapeau de l'Albanie (1883- 1886^ et surtout Constantin Cristoforidis, qui essayo de créer une langue littéraire, a composé uno Grammaire du dialecte tos>jue ^Constatilinople, 1882) et a publié dos traductions de parties importantes de la Bible.

— BiRLior.R. : Gusiav Meyer, Grammaire albanaise {Leipzig, 188»); Dictionnaire étymologique de l'albanais (Strasbourg, 1891): Etudes albanaises {Yieane, 1892); Dozon, Contes albanais {Varis, 1881).

Albareda (José Luis), publicisto et homme politique espagnol, né ù Cadix vers 1825, mort à Madrid en I8y7. Avocat à Madrid, il so fit connaître par ses idées libérales, dirigea la /ievista de Espaùa, fut député do Cadix, puis ministre à La Ha>o (1802), coopéra, en 1870, avec Prim, a l'élévation rl'Amédéo do Savoie comme roi d'Espag-ne. Ministre plénipotentiaire à Lisbonne (1875), il se rallia à Alphonse XII. Préfet do Madrid, ministre du Fomenio (l«r(Ut président do la Cour dos comptes, il fut, en t886-l>s87, ambassadeur à. Paris.

ALBÂTRIER {tri-é) n. et adj. m. Ouvrier, négociant en albâtre.

AlbÉCA (Alexandre d), voya^ieur et administrateur fraus-ais, né en 1858, mort à Assinio (Dahomey) en 1896. En l»sy. il explora uno partie do la Cote dos Esclaves, puis, en i«92, suivit le général Dodds dans la campagne du Dahomey. Ses principaux ouvrages sont : les Etablissements français du golfe de Bénin (1890); le Dahomeii en 1894 (1893).

ALBEDO(m. lat. signif. blancheur) n. f. Astron. Rapport entre la quantité do lumière incidenio réfléchie dill'usémept par un corps non lumineux et la quantité do lumière incidente ; Valhedo de ta lune a pour valeur 0,17.

Alberdingk-THYM (Joseph-Albert), né à Amsterdam en 1«20. Catholique convaincu et militant, il publia eo 184* des poésies qui furent remarquées; en 18:>5. un opuscule sur la LitUrature néerlandaise à ses différentes rpoqttes ; des It-nt^ d'ici et de là; un recueil do Poésies

i.'.'r/iri'/ ;(*w< ■'.■•! .i. if. rentes périodes ot une traduction de la /-ille il- HA. 1,1. .].■ Bornier. — Karkl Joan Lookwyk Aiberdingk-Thym, liU du précédent. V. Dkysskl

Louis Van).

AlbÉRIC h' bienheureux), abbô do Citoau.-ï, où il ' D'abord prieur H Molesme, et ayant jugé ; monasttin- insufllsante, il so retira avec »'>: Kii'i. rt. -r 'iix-hnit religieux, dan.s la soli-

^" i vœu, en lODs, ilo suivre lu

'■'■' "»'Q sa rigueur. Saint Robert

^> ' de Molesme, Albéric devint

»*'' ^ s'illustra par les vérins de

"'' : "t abbé pendant dix ans. Il

'■'' ' religieux, qui furent désor-

raaiik V. lus .lu bUnc, ei choisit la saiiite Vierge pour principale patronne do Tordre. — POto le 26 janvier

la

i SIX rangs.

leux. Sun

. ■ blanc que

er, et elh- e.st plus précoce ol

' Kf^onsdn Beauceoudu Nord.^

.1' coin.

plus pT"

Albpim ■ • la Nouveau-Brunswick), sur

'" ecto, i un .i(.H .Inux culs-de-sac terminaux

'I Kundy; i.:20 kilom. carr. ; ll.ooo hab.

Albert

un r\''> ■ : - 1 B. ,

sninl). n y n nluKioun saints de ce nom:

•nntMe, ^^ Inr.^r.. ■!,. n-inv. murt en 1095 À "■mbrc; —

7; rten 1127

J... \ I .- 1 M ■ jil.ardio, au

Xir MKle .letc le i juillui;, etc. ^ Le plu* célèbre oM saint At.DiRT. év(*quc do Liégo, fils do Godcfroy III. duc

do Lorraine, ol do Marguorito do Limbourg, massacré à Reims illîtî), & l'iosti^'ation de Henri VI. Vinpt uns après, l'arcbiduo Albert donna son corps au couvent dos Carmélites de Bruxelles, qu'il venait de fonder, et le porta luimême sur ses épaules (fèto lo 21 nov.). '*' Albert {Frôdéric-Auprusie), roi do Saxo, né à Dresde en l«2S. — Il est mort au châieau de Sibyllenort (Silèsie) en 1903. A ruceasion du cinquantième anniversaire du roi Albert dans l'armée, l'empereur (Guillaume II vint luimême à Dresde pour remettre au vieux souverain le bâton de feld-maréchal (1893).

Albert (Maurice), professeur et littérateur français, né à Anfïoulèmo en 1804. lils de Paul Albert. Ancien clèvo de l'Ecole normale et ancien membre de lEcolo française de Rome, a^ré-ré en 187"ï et docteur en 1882, il a professé la littérature française, d'abord à l'Ecole do Saint-Cvr \I882-1897l, au lycée Condorcet, à l'Association pour riînsei^nement des jeunes biles, à la Sorbonne, ù l'Ecolo polvtechnique. A cet enseignement, qui lui a valu un renom d'esprit délicat et de causeur disert, se rattachent les deux volumes de la Littérature française an xix* siècle, publiés sous le nom do Paul Albkrt, et où il a recueilli et rédigé les notes quo son père avait laissées de son cours au Collège do Franco. Outre de nombreux articles de journaux et do revues, il a publié plusieurs ouvrages de critique et d'histoire, dont deux ont été couronnés par l'Académio française : la Litlérature française sous ta Hévolution, l'Empire et la Hestauration, et les Théâtres de la Foire. Un volume d'érudition rare et curieuse, les Médecins (jrecs à Home, a reçu la mémo distinction de rAcadémie de médecine. Citons encore une thèse latine, De villis Tihurimis principe Aufjusto, des mémoires sur le Culte de Castor et Pollux en Italie et sur les Boucliers décoratifs du tnusée de Naples, des études sur l'Art poétique d'Norace, et sur Anacréon, les poètes bjrifjues de la (irèce et les ivii tuteurs de la Benaissance, la biographie d'un Homme de lettres sous l'Empire et In Bestuuralion : Edmond Géraud, les Théâtres des Boulevards, faisant suite aux Tfu'àtres de la Foire, un travail sur Molière et une Histoire de l'esprit féminin : la Femme française dans notre littérature.

Albert (Gustave-Albert-Anderson, dit Gustave), peintre suédois, ué à Eskiliuna(Suède) en 1867, mort à Gouvieux (Oise) en 1905. Fils d'un ouvrier, il s'était formé seul. 11 peignit le paysage et avait fait son profit des conquêtes réalisées dans le domaine de la technique par Claude Monot, Sisley, Pissarro; comme eux, il n'employait des couleurs qu'à l'état pur, juxtaposées par touches franches.

Albert (Léopold-Clément-Marie-Meinrad), prince héritier do Belgique, né à Bruxelles en 1875. Neveu du roi Léopold II, il est le fils du comte de Flandre, Philippe, né à Laeken en 1837, et de la princesse Marie de HohenzoUern. Il a épousé la duchesse Elisabeth de Bavière, née en 1876, et il appartient à la maison de Saxe-Cobourgel-Gotha. Par sa grand mère Louise d'Orléans, il est l'arriêre-petit-fils du roi Louis-Philippe, et par sa mère i! descend d'une Murât et dune Beauharoais. Sa sœur aînée a épousé le duc de Vendôme, fils de la duchesse d'Aleuçon. Il a deux sœurs : la princesse Henriette, mariée en 1896 au duc de Vendôme, et la princesse Joséphine, mariée on 189-i au prince Charles de Hohenzollern, l'un des lils du prince Léopold, auquel Prim otFrit en 1870 le trône d'Espagne.

Alberta, nouvelle province ou Etat du Canada, dans le Nord-Ouest, formé en 1905 de la réunion des territoires d'Alberta et d'Athabaska. Superf. 650.000 kilom. carr. ; pop. probable, 250.000 hab. Capil. Edmonton. ^Albertis (Luigi Maria d'), géographe et voyageur italien, no en ISii. — Il est mort en 1901. Il a fait, en Nouvelle-Guinée, de 1872 à 1878, quatre voyages, dont celui de 1875 lui fit remonter le fleuve Fly pendant 150 milles, et celui de 1876 lui fit suivre ce fleuve jus((u'â 800 kilom. de la cote, au pied de la chaîne Victor-Emmanuel, où il prend sa source, c'est-à-dire jusqu'au centre mémo de la Nouvelle-Guinée.

ALBITOFHYRE (de albite) n. m. Roche appartenant à la famille des syénites. (C'est un orthophyre, dans lequel le feldspath orthose est remplacé par Valhite.)

ALBIZZIE [zl] n. f. Genre de légumineuses mimosées.

— Encycl. Les albizzies sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles doublement composées-pennées, à fleurs presque toujours

blanches ou roses, "^*^".',!""^.'^.'\

présentant des ' "\ ', .

ctamines plus ou i.„ / /r^-x."^ ■

moins soudées en ,' ,■ ; -^ v ' . ^ v

tube, jamais libres comme celles des acacias. Le fruit est uno gousse plato, droite. Parmi les cinquani' espèces qui p<- 1 plent les régint chaudes du globe, il faut signaler :

Ynlbizzie lehbeck ou bois à feu, de la Martinique ; noir blanc, noir rouge ou noir noir, do la Réunion ; sirès ou sirsa. des Hindous.

C'est un bel arbre, utilisé parfois comme plante d'ombrage; son bois, assez peu résistant, n'est employé que dans la confection de menus objets : son écorce," médicinale, sert parfois pour le tannage dos peaux. \.'albi:zie élevée, et surtout Valbizsie lophante, renferment une notable proportion de Kaponino. qui les font utiliser par certaint-s manufactures 'lo soieries. Certaines espèces ont des libres textiles.

ALBORANITE n. f. Rocho appartenant au type hypotristallin de 1» famille des gannros; c'est unoasalto à hypersihène.

ALBUMINOGÉNIE (ni) n. f. ^mot mal formé du lat. albumen, nus, blanc d'n>uf. albumine, ot du gr. génésis, formationi. Proressus par lequel so forment les réserves de inaltérés albuminoïdes (albumine cirrulante, albumine do l œnf. etc.).

Alliirzio : a. (leur.

— Encycl. On on ignore à pou près complètement lo mécanisme, bien qu'il semble quo l'albumine circulante provienne en partie des aliments élaborés. L'albuminogénio, qui, dans ce cas, transforme Icsalbuminotdes alimentaires en albuminoïdes do l'espèce à laquelle appartient l'individu considéré, ne so confond pas avec l'assimilation (v. co mot); elle n'en est souvent qu'une phase préparatoire et s'accomplit vraisemblablement au voisinage do 1 épithélium intestinal. V. protkolyse.

ALGANNINE (ka-ni-ne) a. f. Matière coloraote de couleur rouge, que l'on rencontre dans la racine d'orcanettc [alkanna tinctoria). (Avec les alcalis, elle donne une belle couleur bleue.) u On écrit aussi ai.kanmnb.

Alcantara (FRiiRp.s mineubs delà ekpormb de Saint- Pierre:. V. ALCANTABINS.

Alcantara (saint Pierre d). V. PiKRRE.

ALCANTARINS n. m. pi. Membres d une congrégation religieuNt-, appelés aussi frickes mineurs de la reforme

DE SAINT Pn;BRE D';\XCANTARA, OU bicU CONGRÉGATION DE LA PLUS ÉTROITE OBSERVANCE, OU Oncorc FRANCISCAINS DÉCHAUSSÉS. — Un ALCANTARIN.

— Encvcl. Ces religieux sont uno des branches de l'ordre franciscain ; ils se rattachent aux Frères mineurs. Leur congrégation fut fondée en Espagne par saint Pierre d' Alcantara. (V. Pierre, t. VI.) Ce saint religieux, qui pratiquait lui-même des austérités extraordinaires, voulut apporter dans son ordre une réforme qui augmentât les sévérités de la règle. D'après les statuts qu'il rédigea, chaque cellule no devait avoir que sept pieds de long, l'infirmerie treize, l'église vingt-quatre ; chaque couvent n'aurait jamais plus de huit religieux. Ceux-ci iraient nupieds, sans soques ni sandales, coucheraient sur des planches ou des nattes posées à terre, et, sauf le cas de maladie, s'abstiendraient de viande, d'œufs, de poisson et de vin. Les alcantarins reconnurent comme supérieur le général des observants. Paul IV approuva les statuts, en 1562. Cette nouvelle congrégation eut plusieurs provinces en Espagne et elle passa même en Italie. Le vêtement de ses membres est fort grossier ; ils vont nu-pieds, sans sandales, même en hiver. Léon XIII a supprmié lo nom des alcantarins, comme celui des observants, des récoHets et des réformés, et décidé que ces divers groupes franciscains porteraient le nom unique de frères mineurs. V. franciscains, t. IV.

* ALCOOL D. m. — Encycl. La production annuelle de ialcooi, en France, dépasse 2.250.û00 hectolitres, en augmentation constante sur les dernières années, grâce aux progrès réalisés dans les industries du chauffage, de l'éclairage, de rautomobilisme, etc. ; mais elle n'a pas encore atteint tout son développement, en raison des difficultés signalées plus loin. Le graphique ci-contre indique, en milliers d'hectolitres, les quantités provenant des diverses substances quemei en œuvre la distillerie. 800i]ÛÛH'^

La substitution de l'alcool au pétrole, soit dans l'éclairage public ou privé, soit pour la production de force motrice, se traduirait aussitôt, pour nos distillateurs et finalement pour notre culture, par une plusvalue de recettes. On conçoit en conséquence combien étaient motivés les efforts tentés, surtout vers 1899, 1900 et 1901, en vue de cette substitution, et quel intérêt capital s'attachait pour notre pays à la solution heureuse d'une pareille question. Les résultats obtenus n'ont pas répondu, malheureusement, à l'énergie, la persistance et l'ingéniosité de ces efforts.

Ceux-ci. à ne les considérer que du seul point de vue technique, ont été. il est vrai, couronnés do succès, mais il en a fallu déduire cette conclusion certaine, et d'ailleurs prévue dès 1896 par la commission qu'avait nommée à cette époque !a Société nationale d 'agriculture , que, dans les conditions actuelles do sa production, l'alcool, en tant que source de

chaleur, de lumière et d'énergie, n'est pas chez nous, jusqu'à nouvel ordre, d'un emploi économique. Malgré les détaxes consenties et les facilités accordées par la régie pour sa dênaturation, il reste un combustible do luxe. U reste de même un liquide éclairant fort coûteux, sauf dans les lampes A grande puissance et pourvues d'un manchon Auer. utilisant 1 alcool carburé à 50 p. loo. D'une part, en effet, la présence du manchon augmente beaucoup, comme on ne l'ignore pas. l'intensité lumineuse dos lampes —et, faut-il ajouter, même dans le cas des petites lampes domestiques, l'emploi du manchon s'impose absolument — et. d'autre part, le mélanire d'hydrocarbures à l'alcool en concourant au même résultat — du moins, nous le répétons, dans les lampes à grande puissance, car il fonctionne mal dans les autres — 'réduit la consommation d'un tiers ou de moitié.

Ainsi, pour en revenir tout do suite au côté économique de la question, les promoteurs en Franco du chauffage ou de l'éclairape par l'alcool ont tourné en quelque sorte dans un cercle vicieux. Leurs expériences et leurs travaux onl

lOOOOO

Moyenne de I.1 production annuoll*

des alcools en France. Provonancos

diverses.

alioiiti à cptto fàclieuso cortitu'lo qiio l'alcool n'ost prd-fôpaltlo au pi^trole que dans lo cas od co dernier produit est rosti^ jusqirii co jour d'un emploi fort restreint : lo cas des lampes à grande puissance et de Tùclairai^'o public.

Alcoul solidifié. Sous lo nom d'alcool solidilui, on trouve dans lo commerce des tubes ou boites métalliques contenant une substance translucide diversement teinlt^o, qui s'enflamme sans mèche, ce qui est assez commode pour les réchauds do voyage. Ce produit est obtenu par l'addition do 300 prrammcs do savon de Marseille, sec et ràpô, à. 1 litre d'alcool, dans lequel on dissout 20 grammes environ d'une résine salubre. On l'ait londro lo mélauf^e à t'ou doux i;l on lo coule dans dos moules où il so solidi!io rapi'IiMiiiMit.

''^ALCOOLIQUES (boissons). — Milit. Une circulaire ministôriello du :i m;ii 190o a formulé l'interdiction absolue do vendre dans les cantines des casernes, quartiers, camps et terrains do manœuvres toute espèce d'eau-de-vio ou liqueur à base d'alcool, en y comprenant les multiples préparations connues sous le nom à' apéritifs.

* ALCOOMÈTRE n. m. — Les alcoomètres centésimaux no peuvent ^'^tro vendus ni employés avant d'avoir subi une vérilicatiou préalable. {Le décret du 15 janvier 1904 a spécifié que cette véritication serait faite par les soins du laboratoire d'essais du Conservatoire national dos arts et métiers.)

ALDAZINE n. f. Nom générique des composés répondant ù. la formule : R-CH = Az-Az = CH-R, ot qui résultent do la condensation do deux molécules d'une aldéhyde avec une molécule d'bydrazine.

ALDINE n. f. Syn. do P.-DIAZINE. V. DIAZINE, t. lU.

ALDQLISATION [si-on) n. f. 80 dit de la condensation simple dos aMt-liydes avec union par lo carbone.

ALDOSE n. f. Glucose à fonction aldéhydique (eu d'autres ternies, sucre renfermant cinq fonctions alcool et une fonction aldéhyde). V. glucose, t. IV.

Aldrophe (Alfred-Philibert), architecte français, né et mort à Paris ;, 1834-1895J. Il dirigea en 1855 !e service des plans de l'Exposition universelle (Paris). Le Play l'ayant attaché à sos travaux, il eut à l'Exposition universelle de 18G7 la direction générale des services d'architecture. Il a élevé Vliôlel T/iiers, le Temple Israélite de la rue de la Victoire et lo Temple de Versailles. On lui doit aussi les châteaux de Laversino, près de Chantilly, ot de Vallièrp, près de Survilliers.

ALEGTORIE [ïèk-to-rî) n. f. Lichen de la famille des usnéacées, formé de branches plusieurs fois ramifiées, poussant sur les arbres ou sur les rochers.

ALEM {a-lèm" — de l'arabe alem, pluriel ouléma) n. m. Savant ou jurisconsulte en pays musulman.

Alençon (Sophie, princesse de Bavière, duchesso n'), morte à Paris (1847-1897). Fille de Maximilien, duc de Bavière, elle était sœur des ducs Charles-Théodore et Louis, de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, do la reine do Naplcs et de la comtesse do Trani. Eu I8G8, elle épousa le second fils du duc de Nemours, le duc d'Alençon, dont elle eut deux filles et un fils, le duc de Vendôme, qui épousa en 1896 la fillo du comte de Flandre. Elle périt dans l'incendie du Bazar de la Charité (Parisl et fut inhumée à Dreux, dans la chapell-^ funéraire de la famille d'Orléans.

ALENÇONNAISE {lan~so-nc- ze) n. f. Cépage cultivé aux environs d'Alençon et obtenu de pépins de vitis CliensU, qui donne en Chine, dans la province de Chensi, un exquis et très gros raisin de tablo.

Alert, bâtiment de la marine britannique qui, avec le Discoverij, fit partie de l'expédition arctique dirigée en 1875-18"6 par sir George N'ares au N. du canal Robesoo, et au cours do laquelle Markham parvint au N. de la terre de Grant jusqu'à la latitude la plus septentrionale atteinte jusqu'alors (83''20'). Un peu plus tard, do 1879 à 1882, ÏAlert exécuta sous les ordres du capitaine Maclear dans l'océan Pacifique méridional une croisière de reclierches dont Coppinger a raconté l'histoire [Cruise of the Alert, i878-i88-2; Londres, 1883).

* ALÉSAGE n. m. — Alésage d'un cylindre, Son diamètre intérieur.

Alexandra ( Caroline- Marie- Ctiarloftt^ -Louise- Julie), reine d'Angleterre, née à Copenhague en 1844. Fille du roi de Danemark Christian IX, elle épousa en 1863, à Windsor, Albert-Edouard, prince de Galles, qui devint, sous le nom d'Edouard VII, roi de Grande- Bretagne et d'Irlande en 1901, à la nïort de sa mère, la reine Victoria. Elle fut élevée très simplement à la cour de Danemark et le mariage du prince do Galles ne fut pas dicté seulement par des raisons de convenance politique. Elle a la passion des chiens et des chevaux et, à Sanurigliam, sa résidence favorite, elle a fait aménager des chenils et des écuries modèles. Sa beauté et ses qualités de cœur et d'esprit lui ont conquis les sympathies du peuple anglais.

Alexandra-Feodorov-

NA, impi-rairice de Russie, née à Darmstadt en 1872. A/(x- Victoria- Hélène - Louise - Béatrix est la quatrième fille du grandduc de Hesse et du Rhin, Louis IV (1837 1892). Elle épous^ à Saint-Pétersbourg en 1894 le césarévitch Nicolas, devenu la même année empereur, à la place de feu son père Alexandre III. Convertie à la religion orthodoxe conformément au statut de la famille impériale de Russie, elle fut

Aleiandi'a-Fcodorovna.

baptisée sous lo nom d'Aloxandra-Keodorovna. Elle accompagna Nicolas II dans ses voyages officiels en Franco a Pans, en 189G, à Compiègno en l'yol.

■ Alexandre-I" (tkrui:). — Cette terre, très vrai se m blablemeiit aperçue par la Ufitr/ica lo 16 février 1898 a été certainement rcvui: parle D' Charcot on décembre l»o*; mais une banquise de glace, constituant un rempart infranchissable, a empêché lo Français d'on approcher. Il demouredonc impossible do dire si la terre Alexandre-I" est une îlo ou un promontoire avancé du continent antarctique, et si elle est reliée à la terre de Graham.

*AlexANDRE I"-, roi do Serbie, né à Belgrade en 187C. — 11 fut assassiné dans cette ville en 1903. La Serbie, depuis le coup d'Etat du 21 mai 1894, qui suspendit la constitution libérale de 1888, était profondément troublée par la politique autoritaire et brouillonne de l'ex-roi Milan, lorsqu'un événement imprévu vint changer la face des choses. Le jeune souverain Alexandre I" annonça, le 21 juillet 1900, .ses fiançailles avec Draga Maschin, de neuf ans plus âgée quo lui, ot qui, dame d'honneur de la reine mère Natalio, avait su inspirer au roi une passion assez ardonle et assez aveugle (v. Draga) pour se faire épouser et régner sur la Serbie. Lo mariage eut lieu à Belgrade, lo 5 août 1900; le tsar s'y lit représenter.

Alexandre l'f parut vouloir inaugurer alors une politique do clémence ot de concorde, surtout après la mort do son père (il févr. lûOl). Il octroya à la Serbie une constitution libérale, institua un Sénat, gracia les radicaux condamnés en 1899, à la suite d'un attentat contre Milan. Tout marchait à souhait lorsqu'on apprit que la reine, qui s'était déclarée enceinte pour déterminer le roi à l'épouser, présentait seulement les .symptômes d'une grossesse nerveuse. Sos ennemis, très nombreux, la traitèrent d'intrigante et de comédienne, et l'opinion se souleva lorsque le bruit courut que Draga s'efforçait de faire désigner son frère Nicodème comme héritier éventuel. Alexandre songea à conduire sa femme à Saint-Pétersbourg pour lui faire donner une sorte d'investiture par le tsar et la tsarine, mais celle-ci prétexta Tétat de sa santé pour refuser de recevoir Draga, ce qui détermina le roi à se rapprocher do l'Autriche, en même temps qu'il se ralliait à la politique autoritaire du général Markovitch. devenu président du conseil. Il susDcndit la Constitution (9 avril 1903), fit dissoudre la Skoupchtina, etc., et s'aliéna ainsi tout à fait l'armée et lo gros do la nation. Un complot militaire so forma, à la tète duquel était le colonel Maschin, beau-frère de Draga et son ennemi irréconciliable. Dans la nuit du 10 au 11 juin, des troupes cernèrent le Konak (palais royal), et les conjurés, tous officiers, tuèrent à coups de sabre et de revolver le roi et la reine, dont les cadavres mutilés furent précipités par une fenêtre. Les soldats acclamèrent comme roi lo représentant de la dynastie rivale, Pierre Karageorgevitch.

Alexandre (André), littérateur et auteur dramati- (pio français, né à Mommenbeim (Alsace) en 1860. Il a publié deux recueils do vers ; la Lande en fleur, le 5ortueur rfe 6//(iOM (1880-1881). Librettiste habile, on lui doit Madame Chrysanthème (1893), Brocèliandc (1893), Evan- Of^line {1&9d), le Spahi {i!i91}, l'Ile du Rêve (1898), Rose- Mousse (1904), etc. Il a encore écrit pour le théâtre : Sire Olaf, légende publiée avec une préface de Théodore de Banville (1888). 5ymnî5 (1889), A'arat/ec, drarao en prose et en vers (1S92).

Alexandri (Basile), poète roumain, né à Bacau en 1821, mort à Paris en 1890. Après avoir fait ses études à Paris (1834-1839), Alexandri retourna à lassi, où il collabora à la revue " Dacia literara • do Mihaï Kogalniccano. En 1844, il fit partie de la direction du théâtre de lassi et écrivit plusieurs pièces. En 184S, impliqué dans le mouvement révolutionnaire contre le protectorat russe, il fut forcé de se réfugiera Paris. En 1857, il devint membre du divan ad hoc, et deux ans après ministre des affaires étrangères (1859-1860). Depuis il vécut tantôt à Bucarest, tantôt à Paris, oïi il revint en dernier lieu comme ministre plénipotentiaire. Los premières poésies qui firent la réputation d'Alexandri sont ses Doine si lacrimioare, calquées sur la forme des poésies populaires. Ses Pastetnri (pastels) sont un genre déglogues, ses Légendes historiques^ des poèmes héroïques. Ses meilleurs drames sont : Despot-Voda, Ovidiu et Finlina Blandiisiei. Très appréciées sont aussi ses « chansons guerrières », écrites pendant et après la guerre russo-turcoroumaine (1877).

* Alexandrie (fouillfs d'). On a récemment exploré, sur idusieurs points, l'emplacement de la ville gréco-égj'ptioone d'Alexandrie, fondée par Alexandre le Grand en 331 avant notre ère. On a pu relever le plan des rues d'un des quartiers de l'antique cité. On a retrouvé des restes du Serapeion ou sanctuaire de Sérapis. On a fouillé en partie deux nécropoles : lune grecque, l'autre romaine. Dans l'île de Pharos, on a trouvé des tombes taillées en plein roc, des chambres voûtées ot peintes avec triclinia pour banquets funéraires.

ALEXANDROLITE n. f. Substance minérale résultant do l'altération do Vavaliie.

Alexandrovsk, bourg de l'empire russe (Sibérie fprov. du Littoral]), sur la Manche de Tarrakaï. au fond de la baie de Casiries, en face de l'île Sakhaline: bon port. Dans le voisinage, est le poste militaire de Castries. — Nouvelle ville de l'empire russe (gouv. d'Arkhangel), sur le littoral septentrional de la presqu'île do Kola et l'océan Glacial arctique, à un endroit que lo Gulf Sircam tient toute l'année libre de glace.

AlEXÉIEV (Eugène-Ivanovitcb), amiral russe. Né en 1S43. il fit son éducation technique à l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, puis gagna rapidement ses premiers grades et fut, en 1884, attaché naval â l'ambassade de Russie à Paris. En cette qualité, il fut chargé d'aller surveiller à Saint-Nazaire l'achèvement d'un bâtiment que le gouvernement russe faisait alors construire en France. Et c'est sur co bâtiment, lo croiseur Amiral-Kornilof, dont il avait pris le commandement, que le capitaine Alexéiev convoya dans l'océan Pacifique le navire sur lequel le tsarévitch héritier — plus tard Nicolas II — exécutait alors un voyage d'études en extrême Orient. Peu après son retour en Russie, en 1892, le capitaine Alexéiev était promu contre-amiral, et nommé sous-chef d'état-major général de la marine. Il occupa ce poste pendant trois

ALCOOLIQLES ALGÉRIf:

ans, et fit preuve d'une puissance do travail remarquablo Aussi, lorsc,uen 1«0.,, par »uito do la guerre oui venait '1 éclater enlro le Japon et la Chine, la Uussio crut devoir envoyer uno escadre dans lo Pacifique, c'est lo contreamiral Alexéiev qui en reçut lo commandement. Il le quitta monicntautiiueut deux ans après, lorsque, promu viceamiral, il dut commander en chef la flotte de la mer Noire.

Mais, des quo commença lo soiiièvomont des Boxers, il fut rappelé & la l6le des forces navales russes du Pacifique et reçut en mémo temps le commandement en chef ot la haute direction dos opérations militaires dans le Kouang-Toung. Enllu, nomin.i aide de camp général de l'onipercur, puis amiral au commencement de 1903, .\lexéiev reçut en juillotdo cotte mémo année lo titre de lieutcnaut (uamiéstrick) de l'empereur, >/ //

c'est à-dire de vice-roi des Alexiiev

possessions russes dans l'ox-

trômo Orient. Il se trouva ainsi réunir entre ses mains le commandement en chef des forces militaires et navales, en même temps que la haute direction des pouvoirs civils dans cette région. En raison de cette situation, Il eut tout d'abord la haute direction des opérations militaires et navales do la guerre russo-japonaise. Mais il résigna ses fonctions do lieutenant impérial peu après la nomination du général Kouropatkine au commandement en chef de 1 armée do Mandchourie.

ALEXIE (Ick-st) n. f. Symptôme d'uno lésion cérébrale, caractérisé par co fait que le malade peut lire l'écriture mais qu il n en comprend pas le sens. Syn. cécité verdalr.

ALEXINE (lèk-si-ne) n. f. (du gr. alexein, repousser) D après Buchuer, substance soluble, bactéricide, non spécifique, du sérum normal, produite par les leucocytes. (Ce serait I alexine qui, parsa présence, conférerait VtmmunUé miturelle à 1 égard de certaines maladies bacléricnocs.)

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