V. IMMUNITE, A.NTICORPS, ASTITOXIXE
* Alexis (Alexandroviteh), grand-duc de Russie, né en 1850, frère de 1 empereur Alexandre III, et oncle de l'empereur Nicolas II. — (iénéral-amiral, c'est-à-dire commandant en chef de la marine russe, il a donné «a démission à la suite des dé.sastrcs que cette flotte a éprouvés dans l'océan Pacifique, au cours de la guerre russo-japonaise.
♦Alexis (Paul), écrivain français, né à Aix (Bouchcsdu-Rhône) en 1847. - Il est mort à Levallois-Pcrret en lOOl. En 1896, il composa une grande pièce politique, à clef, en cinq actes : Valloàra, qu'il ne put faire jouer et d'où il tira un roman portant le même titre, publié en 1901.
ALFA n. m. — Mei- d'alfa. Nom communément donné à I étendue la plus considérable de terrain occupée par l'alfa en Algérie.
— Enctcl. On évalue à plus de 5 millions d'hectares la superficie occupée par l'alfa dans les trois départements algériens: mais c'est surtout dans la région des hauts plateaux du département d'Oran que se trouvent de vastes espaces d'un seul tenant. La mer d'alfa, limitée au N. par lo Tell, à 10. par le Maroc, au S. par les montagnes des Ksour, àl'E. par le Hodna, s'étend sur une longueur de 400 kilomètres et une largeur de no ; là. l'alfa règne presque sans partage, et la petite végétation qu on y rencontre ne nuit nullement â son développement, tout en constituant un excellent pâturage pour les nombreux troupeaux du sud de l'Algérie.
Alfeld, ville Je l'empire d'Allemagne (roy.de Prusse [Hanovre]), cercle de Hildesheim, sur laLeino.à son confluent avec la Warne; 4.';35 hab. (1895). Papeteries.
ALFBNE ou ALFENUS ifé-nuss) n. m. Genre d'arachnides arauéides, de la famille des salticidés, comprenant quelques espèces propres à r.\frique occidentale. (Les alfènes, qui apiiartiennent au groupe des plexippés, sont des arai-
fnées sauteuses à abdomen aplati, brun, avec des bandes uveteuses blanches ou jaunes. L'espèce type est l'alfenus cnlamistratus du Congo.)
■ Alfieri (Charles), homme politique et écrivain italien, né à Turin en 1827. — Il est mort dans la même ville
en 1897.
Alfred ou Alfrid (saint) fen lat. Alfridus], évéque de Hildesheim (Hanovre) au ix' siècle. 11 mourut vers 869. — Il est honoré dans le comté de La Mark, le 15 septembre.
Alfred I" (Emest-Albert), duc de Saie-Cohourg-Gotha, né à Windsor en 1844. — Il est mort au château de Rosenau en 1900. Second fils de la reine d'Angleterre Victoria et du prince Albert, le prince Alfred fit des voyages dans la Méditerranée et sur les côtes d'Amérique. Kri 1862, il fut question de lui donner la succession du roi de Grèce Othon. Devenu majeur, il fut créé duc d'Edimbourg, comte de Kent et d'Ulster, et put siéger à la Chambre des pairs (1866). L'année suivante, il fit un grand vovage autour du monde et faillit être assassiné dans la Nouvelle- Galles du Sud, par l'Irlandais O'Farrell. En 1874. il épousa, à Saint-Pétersbourg, la princesse Marie, fille du tsar Alexandre H, et il eut de cette union un fils, le prince Alfred (1874-1899) et quatre filles. Promu en 1882 amiral do la flotte anglaise, il commanda, de 1887 à 1889, l'escadre de la Méditerranée. Le 22 août 1S93, le duc d'Edimbourg fut appelé à succéder à son oncle Ernest II comme duc de Saxe-Cobourg-Gotha. H prit alors le nom d'Alfred I". Devenu prince allemand, il renonça à ^s droits éventuels sur la couronne d'Angleterre et gouverna son duché sans incident notable.
Alfrède (sainte), nommée aussi Etheltlrithe,
vierge, morte en Angleterre vers 834. Fille d'Ofl'a. roi des Merciens, elle refusa d'épouser Ethelbert, roi des Est- Angles, que son père fit ensuite assassiner. Elle qmitia la cour après ce crime, qui lui fit horreur, et passa quarante ans dans la solitude, au milieu des marais de Croyland. — Fête le 2 août.
* Algérie. — Arfmi'm's/rad'on. Quatre décrets, eu date du 23 août lS9S,ont réorganisé l'administration de l'Algérie.
ALGKSIMI'TRE — ALGUE
11^ ajoutent une noiivollo atténuatloD k celle iiui avait fait 1 objet du d<^cret du 31 dtïcumbre 18U0, c><it-â'<tire au niorcelloment de Tautoritti du gouverneur général, telle (|Ue l'avait ron^tttuéo le régime <1ps « rattarhem>>nt$ « aux ditréroiiln ininistcres; Us permettent à rAlt:'-rif< de donner plus larpoinont son opinion sur s*'s propres alFaires.
Tous los serMces civils de l'Algérie sont placés sous la direction liu K'"»verneur général, à rcxcepiion des sorviros non musuluiana do la justice, des cultes, de l'instruction publiipie et dos services do la trésorerie ot dos douaiic-i. (jui iliMneurent sous l'autorité dos ministres compétenis. 1,0 gouverneur général a sous son auiorité imnii'-'iiato les géiH'rri'iv -le >livision on ce i|ui concerne l'admini^iratiun >!' ^ Je commandement.
Il e!>t créé V i-orps purement consultatifs,
sous le nom 't judiciaires. Ces délégations
sont au nombre l-- trois. La première représente auprès du gonverncur général los colons, comprenant los concessionnaires, les propriétaires de biens ruraux, ainsi que les chefs d'explottation et les fermiers dosdits biens; la seconde, les contribuables autres que los colons; la troisième, les indigènes musulmans.
Chaque délégation est consultée tous les ans par le gouverneur général sur les questions relatives aux taxes ou impôts perdus ou ii percevoir, qui intéressent la catégorie d« contribuables qu'elles ropréseiitoQt. Les délégations peuvent être également consultées sur toutes autres questions d'ordre financier on économif|ue. Gliaquo délégation, et la section kabyle de la délégation iodigône, délibèrent, en principe, séparément.
— Budijet spécial de l'Algérie. La loi du 19 décembre t900, qui a créé un budget spécial pour l'Algérie, constitue l'une des réformes Tes p4us importautes qui puissent airecter l'administration de notre colonie africaine.
L'article i" donne à l'Algérie la personnalité civile, qualité qui implique la faculté do posséder. Il l'habilite à concéder de grands travaux et à contracter des emprunts par l'organe do son gouverneur et sous le contrôle des délégaiiuns élues et de l'état.
Le budget de l'Algérie a cessé d'être compris dans le budget de l'Etat. Il no comprend que les dépenses civiles. Celles de la guerre ot de la marine présentent un intérêt national , et les ressources algériennes seraient insuffisantes pour y pourvoir; elles demeurent, pour ces deux raisons, au budget métropolitain. I^a seule exception faite à cette régie vise les dépenses de la gendarmerie.
Les dépensei obligatoires comprennent les frais d'administration générale et dessen*ices civils dits « rattachés >■, relevant directement do l'Etat : justice, instruction publi- ({ue, cultes non musulmans, trésor et douanes; tes traitements des fonctionnaires et des agents mis à la disposllioD de la colonie; les dépenses de la gendarmerie; celles des services musulmans et des affaires indigènes; enfin, l'acquittement des dettes exigibles. Sont, au contraire, /'(icultativen, les dépenses relatives aux travaux publics, à la colonisation, à l'assistance publique et à l'administration pénitentiaire.
Le budget est préparé par le gouverneur en conseil de gouvernement sous le contrôle du ministre de l'intérieur et après communication aux ministres compétents des chapitres ressortissant à leurs départements. 11 est soumis aux délégations financières, qui le renvoient à une commission des tinauces élue par elles dans leur soin, sur le rapport do laquelle ont lieu la délibération ot le vote de l'assemblée plénière. Celle-ci peut rejeter ou réduire les crédits proposés pour les dépenses facultatives; mais l'initiative do toute dépense nouvelle est réservée au gouverneur. Voté par les délégations, le budget est transmis au conseil supérieur de gonvernemeut qui délibère le rapport de sa commission des finances.
Voté par les assemblées algériennes, le budget devient exécutoire et est définitivement réglé par décret du président do la République, sur le rapport du ministre do l'intérieur.
— Justice. L'organisation judiciaire de l'Algérie a subi d'importantes modifications. Une loi du :to décembre 1902 a précisé la compétence des cours d'assises, déterminé à nouveau leur composition et le fonctionnement du jury. D'autre part, le décret du 9 aoiit 190:i sur les tribunaux répressifs indigènes (composés du juge de paix et do deux notables citoyens, 1 un français, l'autre musulmao), a exactement défini la compétence ratione materix et ratione persûnr. concilié le respect des droits de l'inculpé et la rapidité do la répression, limité l'exercice dos voies do recours, transféré à la Cour de cassation les pouvoirs do révision précédemment accordés à la cour d'.Ugor.
— Régime forestier. La loi du 21 février 1903, intitulée loi forr.sti.'-r.- relative â lAlirérie, a appliqué à notre !'''■•' "Jtï méditerranéenne le Code forestier mé- "^ ■ réserve d un certair» nombre do modifica- [" ' Ues mesures spéciales concernent le reboisement ui tondent â prévenir tes incendies; los droits d usage sont l'objet d'une réglementation tolérante; les coupox et les produits peuvent être vendus à l'amiable.
— Tt'rntoirei du Sud. V. TBaKiToïKKs i>u Stn.
ALOÉSIMÈTRE (du gr. ah/ésis , douleur, et métro,,, mesure) o. m. Appareil qui sert à mesurer l'intensité do loxcitation uécoMaire pour provoquer une sensation doulourotise.
*AloÉ8IRA8, ville d'Espagne. — C'est i Algésiras que «est réunie, le 18 janvier l»06, sous la présidence du duc d Almodovar, ministre des AfTaires étrangères d'Espagne, la conférence internationale provoquée, sur los conseils do rAll«^magno, par le sultan du .Maroc Abdel-.Vziz cl dostinéo à discuter le mode d'application dos réformes reconnues nécessaires dans l'empire chérition. V. Maroc.
*'^H'°'**- — *^*' district du Canada est devenu avec celui du .NipiMiDg. avec lequel il forme ce qu'on appelle maintenant le J\ouvrl~fhitnno, lo lieu d'une colonisation très active. II n a pas moins do 284.740 kilom. carr. et 03.8.'.0 hab.
*ALOOE n. f. — Enctcl. Lob altrue.-i sont dos cryptou-aino» dénour^-u.-s d.- w.n... r „-,„.,. •'. -m ... .,vips). fenfermani dans 1 i bvlle nui
du SOloil. 1 iiri '. •'^^^ ]^
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Imts formes «tti^rienrov varient A ! ninm î.i>nr thalle o« simple ou ramihé do .hvemes fa.;..ns. pon\ai.t vullon-
ger par croissance intercalaire ou terminale, do même naturo dans toutes ses parties ou suffisamment différencié pour rappeler parfois À l'œil les plantes phanérogames avec leurs racines, leurs tiges, rameaux et feuilles. Mais il faut lu rappeler, les racines vraies n'y existent jamais; elles sont remplacées par des disoues, crampons, rhi/oides. qui permettent aux espèces fixées d'adhérer à leur .substratum.
Le thalle simple peut être arrondi {protocvccus, etc.). allongé en filament {cuHJuyuées, etc.}, aplati en une sorte de lame (ulva, etc.). Dans tes plantes à tbullc ramifié, la rainilication peut être dichotomique, dans un même plan ou dans des plans rectangulaires alternant, quelle que soit d'ailleurs leur forme extérieure. C'est ce qui arrive pour la ramification terminale ; quand elle est latérale, la ramification est isolée sur un ou plusieurs rangs superposés ou bien verticillée. D'une façon générale, les choses so passent de telle façon que ronsemlile des ramifications donne naissance à une trrappo plus ou moins modifiée ou à do fausses dichotomies.
Trè.s souvent, lo thalle, qu'il soit simple ou ramifié, ne présente extérieurement aucune différenciation, mais il n'en est pas toujours ainsi. A la partie inférieure, prennent naissance des crampons ; en certains points, se forment des ampoules remplies d'air, qui jouent le rôle de llotiours (sargasses, macroct/stïs, fucus vesiculosus, etc.). Van Tieghem donne comme exemple «lu plus haut degré possible de différenciation Vanthop/njais longifolius, oCi le corps «est profondément divisé en parties de formes et de fonctions spéciales, qui rappellent la tige, les feuilles, les inflorescences et les fleurs des phanérogames ». Dans les nostocacées, on voit se développer dans la longueur des filaments, des cellules plus grandes que les autres, à parois épaissies, qui perdent leur protoplasma et dont le rôle est inconnu. Ou leur a donné le nom d'/iétérocysies.
Les algues sont presque toujours pourvues de chlorophylle ; il n'y a guère que les bactériacees qui fassent exception. La chloro|>hyllo est .souvent unie à d'autres principes colorants tels que laxanthopliylle. la phycocyanine (bleu), la phycoérythrine (rouge), la phycopliéine (brun), qui donnent au thalle sa coloration spéciale. La prédominance de l'un quelconque de ces principes colorants agit sur la chlorophylle, qui est alors plus ou moins masquée, et il en survient des teintes plus ou moins pâles ou foncées. La chlorophylle est toujours localisée sur des chromoleucites, sauf quand elle est mélangée à la phycocyanine. Los corpuscules chlorophylliens renferment souvent de petits corps appelés pijrénoîdes, de nature vraisemblablement protéiquo, et produisent de petits grains d'amidon dispersés dans leur masse ou disposés en couche autour des pyrénoïdes.
Les dimensions des algues sont des plus variables et peuvent aller depuis quelques millièmes de millimètre (bactériacees, protococcus, etc.) jusqu'à plus de 300 mètres, comme dans le macrocyste, qui habite les mers australes, surtout la région inagellanique.
La structure du thalte n'est pas moius intéressante à étudier que ses formes extérieures. Elle peut être unicellulaire, c'est-à-dire que la plante tout entière est formée d'une seule cellule, présentant quelquefois des trabécules qui assurent le soutien. Les algues ainsi constituées sont dites siphonées. Le plus souvent la structure est cellulaire, les cellules composantes pouvant s'agencer suivant divers modes : superposées sur une seule ligne, disposées côte à côte en cordons ou en lames, qui peuvent parfois n'être formées en épaisseur que d'une soute assise. Quoi qu'il en soit, au milieu du protoplasma de la cellule, on distingue des noyaux. Dans les algues à structure cellulaire, il n'y a qu'un'seul noyau par cellule ; dans les algues siphonées, les noyaux sont nombreux. Il en est de même dans un cas particulier qui se rencontre chez les cladophorées : ici la cellule qui a reçu le nom iVartîcle (structure articulaire de Yau Tieghem), renferme plusieurs noyaux. Ce dernier mode de structure n'est connu jusqu'ici que chez les algues. Dans les algues à phycocyanine, le corps central n'est jamais limité par une memurane et par conséquent ne peut être considéré comme un noyau vrai.
Dans le protoplasma, outre les corps colorés, on rencontre des grains de nature amylacée, tels que le paraiitylon chez les euglénes, composés d'amyloaextriue chez les floridées ou d'un autre hydrate de carbone ne so colorant pas par l'iode chez les algues brunes.
Rappelons pour en finir avec le thalle que co dernier csi doué quelquefois de locomotion. On en trouve des exemples bien connus chez les oscillariées, tes bactériacees, les diatomées, les desmidiées. Dans ces algues, les thalles sont plus ou moins sensibles à l'action des rayons lumineux et la membrane obéit à la conlractiliié générale du protoplasma.
La propagation dos algues so fait do deux manières différentes : par fécondation (reproduction seruée) et par multiplication (reproduction asexuée). La fécondation n est pas coiinuo chez toutes les algues; dans certaines, on trouve à la fois les deux modes de propagation; dans d'autres, on ne trouve que l'un desdenx exclusivement. Les varechs, les conjuguées donnent toujours tien à des phénomènes de fécondation : beaucoup de floridées se fécondent et se multiplient.
La fécondation se fait par l'intermédiaire d'organes mâles et femelles, mobiles ou immobiles (ynmètes), plus ou moins différenciés {isoffamie et hétérogamie). L'œuf qui naît do la fécondation se forme par anthérosoîde (développé dans des antfiéridies) et ooaphère ou bien par conjucaison égale sans qu'il y ail de dilféronciation sexuelle appréciable à l'extérieur. Quand l'œuf se forme par anthérozoïdes munis de cils vihraiifs ou non et oosphère, on so trouve on présence de cinq cas :
!• Anthérozoïde mobile et oosphère en place {trdogo' nium) : la cellule mère de l'oosphère porte le nom d'ooqnne; î" anthérozoïde mobile et oosplière libre et immobile (/'iieac^M), prenant naissance dans des conceptacles ; 3' anthérozoïde ot oosphère mobiles [znnmdinia); A» anthéroioldo immobile et oosphère libre (padina \ ri« anthéroïoïdo immobile, oosphère en place (floridées) ; l'oogone développe A sa partie terminale un long appendice, qui porte le nom do tricho(jyne, que l'anthérozoïde muni d'une membrane Ao oellulose est obligé de percer au point de contact. D.L ,as il y a fiétéropamie.
Lu vony on îHnjamie a lieu toutes les fois
que les d' •. sont de forme et de dimension
semblables. Los gamètes peuvent être alors captifs et immobiles (conjuguées), ou bien libres et mobiles (nombreuses algues brunes et vertes).
I.,e développement qui suit la formation de l'œuf peut se faire de deux manières, ou bien sur la niante Dière, comme chez les floridées, ou bien en dehors d'elle, comme chez les fucacées. Dans ce dernier cas, l'œuf, aussitôt formé, grossit, se cloisonne en trois directions, se fixe et donne naissance au thalle. Dans le premier, l'œuf se développe de diverses manières en un sporogone icgstocarpe] producteur de spores qui donnent un nouveau iballe, presque toujours directement.
La multiplication a lieu par spores, tantôt nues et munies do cils vibratils {zoospores) ou entourées d'une membrane cellulosique et immobiles. Les zoospores sont renfermées dans des zoosporaitges, les spores groupées habituellement par quatre dans des tétrasporanges.
Dans les algues â phycocyanine (cyanophycéès. algues bleues) on ne trouve jamais dœufs"; on ne connaît que des spores immobiles ou des kystes, cellules du thalle qui épaississent leurs membranes et donnent un thalle nouveau par déchirure do la couche externe après être restées Quelque temps à l'état de vie latente. Dans ces mêmes algues il y a aussi multiplication par hormogonies, sortes de tronçons mobiles qui s'arrêtent, s'enveloppent d'une gaine et forment autant d'individus nouveaux. 11 y a là une véritable multiplication par boutures. Dans les siphonées, la multiplication peut se faire par un marcottage naturel, par séparation de branches.
Les algues sont fixées et c'est le cas le plus fréquent. ou nageantes tspirogyra, etc.). Sur quelques points de l'Allanti(|ue se rassemblent de véritables oancs d'algues flottantes, qui paraissent amenées par les courants du littoral américain. Ce sont des sargasses, qui forment la région bien connue des géographes sous le nom de rner des Sargasses. De nombreuses espèces microscopiques flottent à la surface de la mer et des cours d'eau ; leur ensemble constitue le fihytoplankton, dont l'importance est considérable au point de vue delà nourriture des animaux marins. I^e déplacement des bancs de sardines en certaines régions et à certaines époques peut être jusqu'à un certain point expliqué par l'absence des algues microscopiques planktoniennes.
Il existe des algues parasites sur d'autres algues, sur les écorces, les feuilles des plantes, sur les animaux, dans l'intérieur des organes des végétaux. Les bactériacees, improprement appelées microbes, sont dans ce cas ; on sait quel rôle considérable elles jouent dans l'accomplissement des phénomènes vitaux. Plusieurs maladies redoutables trouvent en elles leur cause (tétanos, peste, choléra, fièvre typhoïde, charbon, etc.). Mais s'il est des microbes nuisibles ou redoutables, il en est d'autres qui peuvent être appelés utiles (fermentations, fabrication des fromages, phénomènes de putréfaction, etc.).
Les rapports des algues avec les autres groupes do végétaux doivent être envisagés. Elles passent par les floridées aux champignons dont un groupe très remarquable et aberrant présente des caractères de fécondation absolument semblable (laboulbéninées). Par les floridées encore elles forment la transition avec les muscinées, qui, comme elles, développent leur œuf de la même façon sur la plante mère et à ses dépens. Dans les characées, on observe une ébauche nettement accusée de différenciation du thalle eu tige et feuilles, qui se retrouve tout à fait accentuée et définitive dans les rouscinées. Associées aux champignons, les algues donnent naissance aux lichens. Dans cette association à bénéfice réciproque, la vie en commun n'est pas indispensable pour l'algue, taudis quelle est nécessaire pour le champignon. Les algues qui se prélent â cette symbiose appartiennent aux cyanopbycées et aux chlorophycées.
On classe les algues en quatre groupes d'après la couleur prédominante du thalle :
1° Floridées ou rhodophycées ^algues rouges). Leur teinte varie beaucoup suivant que la matière qui les colore est plus ou moins masquée par les parois des cellules ou par les liquides contenus dans ces cellules. Le plus grand nombre d'entre elles sont marines; elles sont rares dans les eaux douces, et, dans ce cas. elles se plaisent surtout dans les eaux vives et limpides. Les espèces marines recherchent de préférence les eaux claires et profondes ; cependant on les rencontre depuis le niveau des basses mers moyennes jusqu'à environ lOO mètres de profondeur. Quelques-unes d'entre elles, encroûtées de calcaire, ont été longtemps regardées comme des polypiers.
2» Phéosporées ou fucoidées (algues brunes). Presque toutes sont marines et vivent dans les mêmes milieux et les mêmes conditions que les floridées. Les diatomées en font partie : ce sont des algues d'une conformation toute spéciale, dans lesquelles la membrane des cellules, divisée en deux valves qui s'emboîtent l'une dans l'autre, est toujours silicifiée et se conserve indéfiniment. Ces carapaces forment sur certains points du globe des dépôts considérables : Berlin et Koenigsbcrg sont bâtis sur des dépôts do diatomées d'eau douce; Hichmond, aux Etats-Lnis, sur un dépôt d'espèces marines.
3* Chlorophycées (algues vertes). Ces algues so rencontrent dans tes eaux douces et dans la mer, sur la terre humide, le tronc des arbres, les feuilles coriaces, tes rochers, etc. Certaines d'entre elles, les trentvpohlia, sont remarquables par leur couleur rouge ou orangée et leur odeur de violette. Leur polymorphisme est extrême.
4" Cganophyctos. phycochromacées,myxopliycées (algues bleuesV Les plus simples de toutes, elles sont d'une remarquable variabilité de forme et d'aspect et se rencontrent à pou près partout. Les bactériacees en ont été rapprochées malgré leur absence habituelle de chlorophylle ou la présence dans leur protoplasma ou dans la membrane de matières colorantes qui n'ont rien de commun avec \a phycocyanine. Celles d'entre elles qui sont incolores sont incapables d'assimiler le carbone de l'acide carbonique et sont obligées de vivre aux dépens des matières organiques. Il en est qui renferment du soufre dans leur protoplasnia ibaciériacées ihiogèncsV
Les algues renferment environ t5. 000 espèces vivantes. On en connaît un certain nombre do fossiles appartenant aux cyanophycéès (bactériacees, etc.) ; chlorophycées (siphonées. characécsi : phéophycées (diatomées); floridées. Les bilobites, jadis considérés comme des algues fossiles, ne sont que des traces d'animaux invertébrés laissées sur le rivage.
Los algues sont utiles à divers points de vue; quel-