‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 130 sur 363 · ÉCOLE — EDWARDS · texte numérisé non relu

ÉCOLE — EDWARDS

l'admissiou ù cette écolo dans la division ihi gônie. Les sujets (les compositions écriles (|u'ils ont à faire sont les mêmes 'pio pour les randidals provenant directement du génie. Mais les examens «l'Insiructiou prorcssionnclle uo portent pour eux «un- sur la tortUicaliou de campagne <*t les éléments <le la furiiii<-aticpn pL-rmanente cl do la construction. Le miuisirt' de la guerre fixe chaque année le nombre dos sous-ofliciers des dillercutes armes à admettre ainsi à rBcolo do Versailles dans la division du génie. Avant d'y entrer, ils doivent accomnlir un stago do deux mois dans un répimoDt du fjénio, afin d'y act|uérir les notions techniques nécessaires pour suivre avec fruit les cours de lécolo.

École nationale supérieure d'agriculture coloniale. — Un décret du 2S janvier iw.) a créé à Viucennes un jardin d'essais coluiiial, qui a pris (décr. du 5 mai l'.iOO) le nom de Jardin colonial et a été transféré à Nogcnt-sur-Marne (Seine). Ce service, réglementé par l'arrêté du 7 mai 1900, a pour objet do fournir aux jardins d'essais des jiosscssions fran(,*aiscs les produits culturaux dont ils pourraient avoir besoin, ainsi que de réunir tous les renseij;nemonls les intéressant. Il est administré par un conseil d'administration do sept membres, nommés par le ministre des colonies.

lin 1902, un décret du 20 mai a transformé le jardin colonial en Ecole nationale supérieure d'agricidtnre coloniale, et un autre décret du 2s mai suivant a institué un conseil technique de l'af/riculture coloniale.

Ecole normale de gynmastique et d'escrime

de Joinvillc. — D'après l'instruction du 7 août 11*02, lenseignenienl de l'école comporte chaque année trois cours de gymnastique de trois mois chacun et un cours d'escrime do dix mois. Ce dernier commence le 15 octobre et se termine le ir> août suivant. Les trois cours de gymnastique annuels vont respectivement : du i" février au 1" mai ; du ir> mai au ir. août; du 15 octobre au 15 janvier. L'écolo, placée sous les ordres directs du ministre de la guerre, comprend doux divisions d'instruction : la division de gvmnasiiquo, à laquelle appartiennent les officiers élèves et les élèves de la troupe; la division d'escrime, formée de prévôts au nombre de 00, provenant de tous les corps d'armée à raison de 3. 4 ou 5 pour chacun d'eux. Les ofriciers du cadre lixo sont choisis, à la fin de chaque cours, parmi les officiers élèves jugés les meilleurs instructeurs par le commandant de l'école. Les officiers cuvov*^s à l'Ecole doivent avoir au moins dcvzx ans de grade delieutenant et au plus trente-deux ans d'âge, les sous-officiers être âgés do moins de vingt-six ans et avoir quatre ans de service à faire. Les trois cours de gymnastique annuels sont destinés successivement aux différents corps, dont le premier comprend : les 6'. 9', 10', ll=, 12*, 13' et 16' corps: le second : les li% 15', 17% 18% 19% 20*" corps et la division d'oceupation de Tunisie; le troisîcmo : les 1«% 2", 3', 4', 5', 7' et 8= corps.

* École normale supérieure. — L'Ecole normale supérieure a vu sa constitution et son recrutement complètement modifiés par les décrt-ts ministériels du 10 novembre 1903 et du 10 mai de l'atméo suivante. Aux termes du premier do ces décrets, ello a cessé de constituer un établissement indépendant pour être réunie à l'Université do Paris, tout en restant dailleurs investie de la personnalité civile et dotée d'un budget propre. Elle est administrée, sous l'autorité du vice-recteur de l'Académie, par un directeur et un sous-directeur, l'un de Tordre des lettres, l'autre de l'ordre des sciences. Tous deux sont nommés par décret pour cinq ans, d'après deux listes de présentation do deux noms chacune, dressées, l'une par le conseil de l'Université de Paris, l'autre par la section permanente du conseil supérieur de l'instruction publique ; leurs pouvoirs sont renouvelables. Les élèves, nommés au concours, sont pensionnaires ou externes. Il est mis en outre à la disposition de l'école un nombre do bourses égal au nombre moyen des bourses d'agrégaiion attribuées aux facultés des sciences et des lettres de l'Université pendant les cinq ans qui ont précédé la mise en vigueur du nouveau régime. Suivant leur rang de classement au concours d'admission, les élèves choisissent entre les pensions et les bourses de l'Etat. D'autre part, les emplois permanents de maîtres de conférences à l'Ecole normale supérieure ont été supprimés. L'enseignement dans les diverses brandies est confié par lo ministre, pour une durée déterminée, à des professeurs chargés de cours et maîtres do conférences do la faculté dos lettres et des sciences do l'Université de Paris.

Le décret du 10 mai 1904 a fixé à nouveau les conditions do l'examen d'admission à l'école. Les épreuves, désormais, sont les mêmes que pour l'obtention des bourses do licence. Elles comprennent uno composition française {coefficient, 3), un thème latin (coefficient, 2), une version latine (coefficient, 2), uno composition de philosophie (coefficient, 3} et une composition d'histoire (coefficient, 3) ; et, au choix des candidats, une des trois épreuves suivantes : version grecque, composition en allemand ou on anglais; composition sur un sujet de mathémati-

aucs ou do physique d'après lo programme do la classo e philosophie {coefficient. 3). La connaissance de l'anglais on do l'allemand est exigée do ceux des candidats qui se destinent à l'histoire ou à la géographie. Dans la orancho scientifique, à côté des épreuves communes à tous les candidats (deux compositions do maihématiques, uno do physi(|ne, une composition française ot uno version do langue étrangère), il a été institué des épreuves spéciales où figurent la chimie, la physitiue et les sciences naturelles, et dont les sujets sont tirés du programme du P. C. N. Celte dernière disposition a pour but do permettre aux candidats que leur goût a tournés déjà vers les sciences physiques ou naturelles do se présenter à l'écolo avec autant do chances do suecès que leurs camarades déjà spécialisés dans les mathématiques.

* Écoles nationales d'arts et métiers. — Une loi du 5 avril 190G a créé ù. Paris une /iVo/f nationale d'arts et métiers et institué, auprès de cet établissement, un consoil do perfectionnement dont la composition et les attributions sont déterminées par décret.

*Écolos pratiques d* agriculture. — Les écoles pratiques d'aîj'rirulture ont été instituées par la loi du 30 juillet IRTr.. Un décret du 10 janvier 1901 a organisé tous les établissements do lospéco suivant des règles uniformes en ce qui touche leur installation, lo recruiemont au concours du por!>ounol enseignant ot les modes ot conditions d'admission dos élùvcs.

'ÉCOULEMENT n. m. Encyci,. — Arborîc. Ecoulement muquetix, Formation chez divers arbres : chêne, bouleau, liéire, saule, etc., d'un liquide blanchâtre, brun ou noir, qui suinte à travers l'écorce cl s'ôcoulo le long du tronc. (Dans ce liquide, on trouve plusieurs espèces de bactéries, des spores do certains champignons, sans ([ue l'on ait, le plus souvent, déterminé la véritable cause de lécoulement.)

EcSKA, bourg d' Austro- Hongrie (Hongrie [l'omitat de Toroutal, distr.

de (iross-B('CskerckJ), sur une petite rivière du bassin du Danube ; 4.700 hab. Salines, commerco do céréales et de bestiaux.

ECTASXNE {vk — du gr. eklnsis, dilatation; II. 1. r^oni donné à. certaines toxines microbiennes qui iouisseut do la propriété de produire la vaso-dilalalion. (On a rapproché de l'ectasine le principe actif contenu dans l'extrait des glandes surrénales et désigné par Takounine sous le nom d'a(/n/;ia/(;ie.

ECTOCYCLOPE(éA)n. m. Genre do

crustacés coiiépodes nageurs, de la faïuillo des cyclopidés, créé en 1904 pour dos formes propres  rAfrirjuo ilu Sud. {L'ectocyclops rubescens. observé dans les eaux douces du Natal, est lo type de ces petits cntomostracés rougeâtrcs, très voisins de nos cyciopes, dont ils diffèrent par la dimension et la segmentation de leurs apj>endices.)

ECTOSOME {ck' — du gr. ri/os, au dehors, et so»f«. corps) n. m. Biol. Corpuscules extranucléaires érythropliiles, que l'on observe, dans les cellules sexuelles de certains animaux {cyciopes), pendant la division, et qui disparaissent pendant lo repos, pour réapparaître dans l'une des cellules filles aux alentours de l'une des sphères directrices.

ECTOSPORÉ, E adj. Se dit des champignons chez lesquels les sj'ores sont en dehors des cellules mères.

ECTRODAGTYLIE (èk, lî) n. f. Absence congénitale d'un ou do plusieurs doigts.

*ÉCUANTEUR n. f. — Encycl. L'éaianteur est une condition (jui va de pair avec le carrossaye ou inclinaison vers le ;-ol de l'extrémité des essieux. Elle permet de bander comme un ressort toute la roue, quand on pose la jante en fer, par l'opération dite emballage. Cette écuanicur mettant les rayons obliquement par rapport à la fusée, il faut incliner cette dernière vers le sol pour ramener verticalement le rai ou rayon inférieur qui porte la charge. Quand l'essieu est tournant (comme dans les automobiles), il no reçoit pas de carrossage; il faut alors supprimer aussi l'écuanteur de la roue, et celle-ci peut prendre du jeu quand les bois travaillent. Dans ce cas, on doit parfois réjtarcr la roue et remettre les rais en compression dans la jante, par des cales introduites dans le moyeu; c'est le chùtrar/e. Certaines roues avec rayons prolongés par une vis et un écrou (roue Soûlas) évitent cette opération.

Edburga n. f. Planète télescopiquc n* 413, découverte en 1896 par Max AVolf.

EddyVILLE, ville des Etats-Unis (Kentucky), rli.-I.du comté de l,yon, sur le Cumberland, sous-affluent du Mississipi par TOhio ; 7.000 hab. Métallurgie.

£dEGEM, comm. de Belgique (prov. et arrond. d'Anvers) ; 2.000 hab. Toiles de lin.

Edelburge ou EdiLBURGE (sainte), reine des Northumbres, en Angleterre, morte au monastère de Linning. vers lo milieu du vu' siècle. Fille de saint Etbelbert, roi de Kent, elle se convertit et fut baptisée, comme son père, en 597. Elle épousa saint Edwig, roi des Northumbres, qui était encore païen, mais qui se convertit et fut baptisé en G27. Six ans après, il fut tué dans une bataille. Edelburge se retira près de son frère, roi de Kent, et fonda le monastère do Linning, où elle prit l'habit religieux cl mourut. — Fcto le 10 septembre.

*Edelfelt (Albert), peintre russe, né à Helsingfors on is5i. — Il est mort à Borgo en 1905. Il avait pris part à l'Exposition universelle de 1900 (Paris) avec lo Portrait de M"'" Pasteur, Incantation, Pécheurs, le Christ et ta Madeleine, les Fi'aises. Ayant été élu membre du jury international, il so trouva hors concours. Quand, en 1899, un ukase bouleversa ta constitution finlandaise, Edelfelt fut parmi les plus ardents pour organiser la résistance et, commo membre de la noblesse, il défendit courageusement, ù la Dièfe finlandaise , les intérêts de son

pays, où il était très aimé et voawM'n r / qu'il hal)itait pendant six mois vW ' 'i '/ */vv

(le l'année, pour revenir passer \m , / rA'l

lauire moitié à son atelier de Paris.

EdgartowN, ville des Etats- Unis (Massachusetts^, ch.-l. du Edclfclt. comté do Dukcs, dans l'île de

Wvneyard ; 3.000 hab. Petit port de pèche qui arme pour laWleino ; commerco d'huile de poisson. Cabotage.

EDGBASTON,comm. d'Angleterre (comté deWarwick); 21.000 hab. C'est un faubourg industriel do Birmingham.

JEdiBE (saint), en latin t'dibius, évèquo do Soissons au v siècle. On l'appelle aussi îlerlube. Il succéda à Onésimo IL II sauva la ville do Soissons des ravages d'Attila. — Fête le 10 décembre.

Edigne (sainte), en latin Edi^na, vierge d'origine française, morte en Bavière au commencement 'lu viii* siècle. Ello appartenait A la famille royale de France. Elle (piitta la cour et renonça au monde, alla vivre dans la solitude, et passa en Bavière, où ello fonda i)lusieurs monastères. Elle mourut dans un âge avancé. — Féto le 28 février.

Edilburge (sainte) V. Edllburub.

EdRJNS (Joseph), missionnaire et sinologue anglais, * né à Nailsworth en U33. Il appartint, de 18ts à 1880. à la Société des missions de Londres et séjourna en Chine, notamment à Chang-Haï, à Ticn-Tsin et à. Pékin. Il collabora à la version chinoise du Nouveau Teslamenl(i870). De 1S80 à 1885, il fut au service du gouvernement chinois. Il a publié de bons ouvrages de granmiaire chinoise, en particulier une élude sur l'Evolution de la lanf/ue chinoise (1888), où il entend démontrer que le mouosyllabisine chinois n'est pas primitif. On lui doit aussi : (inimtnairc de la lanffue rnandarine (1853); Grammaire du dialecte de Chnny-Hai (1857) ; la Heligion en Chine {'A' édit., 1KK4) ; le liouddhisme chinois (1880); l'Evolution de la langue hébraïque (1889); etc.

Edmond (John Philip), bibliothécaire et bibliographe écossais, né à Aberdecn en 1850, mort â Edimbourg en 1906. Bibliothécaire à Sion Collège, à Londres (1889), puis chez le comte de Crawford, à Haigh Hall, comte de \Vigan (1891), il devint administrateur de la bibliothèque de la société des Writers to the Signet (avocats et avoues) d'Edimbourg (1894). Dès 1882, il donna une étude remarquable sur les imprimeurs d'Aberdecn de 1620 à 1736. A Haigh Hall, il amassa les matériaux de plusieurs catalogues descriptifs et raisonnes très importants, publiés plus tard dans la série intitulée Bibliot/ieca Lindestana : Livre» et manuscrits chinois (1895); Affiches et placards anglais dr i:>0[) à fS97 ^1898) ; Journaux anglais depuis i64t (1901); liulletins de l Assemblée nalioitale et delà Convention; Collection de 1.^00 brochures par Martin Luther et ses contemporains (1903). Son grand ouvrage est une Histoire de l'imp7-inierie en Ecosse (1890), qu'il écrivit en collaboration avec Robert Dickson.

Edmond ou EdmE (saint), en latin Edmundus.

Outre saint Edmond, archevêque de Cantorbéry (v. t. IV), il faut citer saint Edmond, roi des Est-Angles ou Anglais orientaux, né en 840, mort en 870. Fils d'Olfa, qui renonça à la couronne pour aller finir pieusement sa vie à Uome, il fut sacré à quinze ans, se montra très dévoué au bien de ses sujets, et d'une ferveur extraordinaire dans le service de Dieu. Les Danois ayant envahi lo pays sous la conduite de Hinguar, il fut fait prisonnier, cl on lui offrit de conserver son royaume, en acceptant certaines conditions imposées par le vainqueur. Il jugea ces conditions contraires à la religion et à l'intérêt de son peuple et les refusa. Il fut attaché à un arbre, déchiré à coups de fouet, criblé de flèches, et eut enfin la tète tranchée. Le concile national d'Oxford, en 1122, déclara sa fête obligatoire dans toute l'Eglise britannique; les rois d'Angleterre l'honoraient comme uo de leurs patrons. — Fête le 20 novembre.

Edna n. f. Planète télcscopique n*» 445, découverte en 1899 par Coddington.

Edouard (saint), en latin Eduardus, dit le Martyr, roi des Anglo-Saxons. (V. t. IV.) — Fête le 18 mars.

Edouard vn, roi d'Angleterre. (V. au t. IV, Galles [Albert-Edouard, prince de]j7La reine Victoria étant morte le 22 janvier 1901, le prince de Galles, son fils, fut proclamé roi d Angleterre sous le nom d'Edouard VII, le 24 janvier. Le roi maintint aux afl"aires le cabinet Salisbury et se renferma dans son rôle de souverain constitutionnel, laissant le ministère poursuivre sa politique impérialiste et continuer la lutte contre les Boers. Les lêies du couronnement furent fixées du 26 juin au 3 juillet 1902. La guerre du Transvaal n'avait pas pris fin, et Edouard VII désirait la voir se terminer avant cette solennité : le l" juin, il put annoncer que la paix avec les chefs boers avait été signée. Mais l'état de santé du roi s'étant subitement aggravé et l'opération de l'appendicite ayant été reconnue nécessaire, le couronnement n'eut lieu que le 9 août.

Edouard VII accomplit successivement, en 1903, plusieurs voyages officiels : en Portugal, en Italie, on France, en Autriche. Le voyage du roi à Paris fut le point de départ d'un rapprochement entre la France et l'Angleterre et do ce qu on a appelé !'« entente cordiale ». Le président de la République française, Loubet, rendit visite au roi à Londres, du 6 au 9 juillet 1903. L'arrangement franco-anglais du 8 avril 1904 (v. accords anglo-français), destiné à mettre fin aux conflits d'intérêts de la France et de l'Angleterre sur divers points du globe, fut une consécration do ce rapprochement, auquel lo roi avait pris personnellement une grande part. De son mariage avec la princesse Alexandra de Danemark, Edouard VII a eu cinq enfants: l» Albkbt-Vktor, duc de Claronco (1S64-I892); 2" Georges, duc d'York, puis duo do Cornouaillcs et prince de Galles, prince héritier, né en 1865. marié en 1893 à Ja princesse Alary do Teck ; 3" la princesse Louise, née en itiG7, mariée au duc do Fife ; 4" la princesse Victoria, née en 1868 ; 5* la princesse Maud, née eu 1S69, mariée en 1896 au prince Charles de Danemark.

Éducation de prince, série de dialogues, par Maurice Duiinay i 1S9.^). — La reine en exil d'un royaume imaginaire — ancienne chanteuse de café-concert, que le roi a épousée à la suite d'une soirée capiicnso — destitue lo grave M. de Ronceval, précepteur do son fils Alexandre (ïaniilièremeut Sacha), et le remplace par Cercicux, dont le nom indique les goûts de viveur. Chargé de déniaiser lo jeune prince, ce nouveau Mentor promène à Paris, dans le demi-monde masculin ot féminin des petits théâtres, des restaurants de nuit, des courses, des bains de mer, etc., un Telémaque " lin de siècl.e »>, bon enfant et qui se moque do tout. Ses familiers deviennent d'Auvert, Suzanne Ortolan, do Vaufroy, Hubert Cresson, de Laniv, <les Gaffes, etc. Une telle donnée fournit à l'auicur un prétexte excellent pour écrire, sans avoir l'air d'y toucher, une satire violente, mais spirituelle, des gens qui s'amusent ot pour montrer quelle impression produisent en leurs unies nulles les grandes questions sociales, littéraires, artistiques, etc., qui s'agitent autour deux. La forme est çaie, le fond d'une profonde amertume. Ces instantanés des mœurs ot du langage d'une société finissante, l'auteur a eu peu de peine à les coordonner en quatre actes. La comédie ainsi formée fut représentée avec sutcès au ibéâtro des Variétés (17 mars 1900).

Edwards (Alfred-Charles-Félix-Josonh), journaliste français, né à Conslantinople en 18.">6 d un pèri* anglais cl dune mère française. Entré dès I âffc de vingt ans au *• Figaro », il y introduisit le système nu grand reportage à la façon des journaux américains. 11 passa successivement au • Gaulois > et au • Clairon », puis il fut chargé

par un groupe »lc' linanciors am<^ricains do fonder, à Paris, If Maliu, jfMirniil ([uottilicMi, organiste sur un plan nouveau. A la suite il un désaccortl avec les bailleurs de I'uikIs (lu journal, il donna sa <iémission et tit paraître lo Matin français. Les deux Matins furent ensuite fusionnés en un seul, le Matin, qui, sous la direction d'Edwards, prit une grande extension. Kdwards quitta la direction du u Matin » en 18Dj, donna (juohjues productions dramuti(]ues et, après avoir élé jusque-là rt^puldicain niodùré, devint un adepte militant du parti socialiste révolutionnaire, dont il défendit les idées dans lo journal le Petit Sou, qu'il fonda en l'JOo.

Eeden {Frederik Van), mt-decin et littérateur hollandais, né à Ilaarlcm eu 18G0. il s'établit à Amsterdam, où, pt-ndant sept ans, il traita avec le célèbre docteur Van Kentergliem les maladies nerveuses, selon la méthode de léeule de Nancy. Après 1895, il alla à Bussuni, partageant son temps entre les lettres et la pratique de la médtfcine. 11 y fonda l'entreprise at^ricole coopérative avec possession collective du sol (Waldcn). Il a publié et fait reprcsonter des pièces do théâtre, comme : le Sonnet, V étudiant chez lui; il a écrit des romans comme : le Petit Jean, Jean t'in/nr/eur, et des poésies, sans compter quatre volumes

iX'h'fu.lrs.

ECGHEM, comm. do Belgique (Flandre-Occid. [arrond. do Tliielt,.; 1.900 hab. Toiles.

EeKHOFF (Wopke), historien et antiquaire hollandais, né à Lceuwarden en 1809, mort eu 1880. Archiviste de sa ville natale, il publia en 1817 une description liistoriquo du Leeuwarden et, en 1851, de la Frise. Plus tard, il publia l'Histoire de ta mer in t<h'iei<re, un grand nombre de biographies do Frisons illustres, et, on 187J, aux frais do la province, un atlas de la F'rise, en 33 planches.

Efflan (saint), en latin In/lannannus, prince irlandais et solitaire, mort dans rArmoricjUO en 512. Il quitta son pays et vécut dans un désert clo 1 Armorique. Il existe une église de son nom à Saint-.Michel-en-Grive, dans les Cùies-du-Nord. — Fèlo lo 6 novembre.

EFFLEURAGE \tt-fleu) n. m. Massage léger, employé surtout pour diminuer la douleur quand on ne chorclie (piuiie action supcriicielle.

EFFLEUREUR, EUSE [é-fleu] adj. Qui effleure, touche à peine, ne s'engage pas : Je sens venir quelque chose de louche, de malsain, d'v.Vi-LKVRKUR. {Hcnrj* Bataille.)

— n. m. : En ce ^ui concerne l'article « femmes », il est iEFi'LF.rvrf.VR. (Kmde Faguet.)

EFFRAYAMMENT {é-frè-ja-tnan) adv. D'une manièro clIVayante,

E FINITA I.A GOMMEDIA {La comédie est terminée)^ mots italiens que jji-ononi^ait autrefois, en Italie, dans les petits théâtres, l'acteur chargé do dire les derniers mots d'une pièce, et par lesquels il congédiait les spectateurs. (C'est la traduction exacte de VActa est fahula des Laiius.)

EgËCE (saint), en latin Eqetins, évêquo dans le Rouergue, mort vers 525. — Fête le 3 novembre.

EgelSHOFEN, village do Suisse (cant. de Thurgovie [distr. ili- Krcu/liii^'cn , non loin du lac de Constance; 1.6O0 hall. Faliriqucs de meubles, chaussures, tricots; industrie laitièro; vignobles.

£gerBEGY, ville d'Austro-Hongric (Hongrie transylvanienne 'coniitat de Torda, dislr. doMesOsegj): 2.400 hab. Salines.

Egeri ou .^GERI, nom de deux communes de Suisse du canton de Zug ; la première, OBER-K»iERi, sur le Schluenbach, au bord du lac d'Eycri, a Z.ooù h. Elevage du bétail; fromages, sériciculture. —La seconde, Unteb- KiiKRi, sur la Lorzo, à sa sortie du lac d'Egeri, a 2.iô0 hab. Village industriel : filature et tissage do coton ; carrière. Localité fort importante au moyeu âge, et qui fut pendant louglenips la rivale de Ziig.

Egersund ou Ekersuno, ville de la Norvège fprov. de Chrisiiansand fdistr. de Stavanger]}, port sur l'océan Ailantitpie: 2.700 hab. SScierics; commerce do bois, chantiers de constructions navales. Pêcheries.

EGERSZEG(ZALA),bourgd"Austro-Hongrie (Hongrie), cb.-l. du comitat de Zala, sur le Zala, affluent du lac iîalalon ; 4.200 hab.

Egge (Peter), écrivain norvégien, né à Trondhjemen laCG. Fils d'ouvrier, il se fit connaître par un roman, Peuple (1891), bientôt suivi d'une série d'autres volumes dans lesquels il donne une pointure vigoureuse, parfois humoristique, do la vie dos travailleurs do sa petite ville.

EggersriET, bourg do Suisse (cant. de Saint-Oall fdistr. de Korschach]), sur uu petit affluent de la Goldach ; 1.500 hab. Agriculture ; industrie laitière.

Egidy (Christian-Maurice von), ofiicier et écrivain allemand, né à Mayencc on 1S17, mort à Potsdam en 1898. Il entra dans l'arméo prussienne et devint lieutenantcolonel en 1889. Il médita sur les problèmes reli^ieu.x et sociaux. con<;ui l'idée d'une réforme du christianisme et se mit à propager ses idées de christianisme rationaliste et pratique, social, dans un livre publié en 1890 : Réflexions S'-rieuses, auquel vinrent s'ajouter : Suite aux réflexions sérieuses (1890); le Christianisme propre (1891). Il proposa de réformer les croyances protestantes et lo dogme, fut violemment attaqué par les orthodoxes et exclu de l'armée. Il s'établit à Berlin en 1892, fut un des directeurs de la revue « le Christianisme uni » et se déclara en faveur du pacifisme et do la réduction des armées permanentes.

^Egine. — Arcbéol. Vn archéologue allemand, Furt- \v:engler, a entrepris dos fouilles importantes au célèbre temple d'Kg'ne. dont Garnier a laissé une restauration craphi<|ue, et dont proviennent les précieux frontons conservés ù Munich. Il a déblayé en partie les terrasses du temple qui était consacré àAphrodite .Vphaia. Il y a découvert les soubassements ou les débris de plusieurs sanctuaires successifs ; non loin de là, les restes de vieilles constructions dori(|ues, chapelles, maisons, réservoirs; plusieurs inscriptions, dont uno dédicace à Apbaia ; "des fragments d'autres frontons, des reliefs de bronze ou de marbre, un sphinx qui a servi d'acrotère ; des dépôts d'offrandes, d'où l'on a retiré des idoles mycéniennes, des

SUPPL

figurines d'animaux, des statuettes et des fibules do bronze, des vases géométriques ou corinthiens, des scarabées égyptiens, des pierres gravées.

Eginitis (Démétrios), astronome, né ù Athènes en 186 f. Après avoir fait do solides études â l'université d'Athènes, ù iKcolo polytechnique de Paris et à la .Sorbonne, il retourna â Athènes , ou il passa son doct<jrai es sciences; à la suitt; de ce brillant examen, l'université d'Athènes lui olfrit uno bourse d'études ù Paris, alin do se donner entièrement à l'asironomie. De I88G à 1890, il travailla aux observatoires de Paris et do Nice et au Bureau central météorologique. En 18U0, le gouvernement hellénique l'appela ù. la direction do robscr\'atoire d'Athènes; il occupe encore ce poste, en même temps que la chaire d'astronomie à runiversité de cette ville. On lui doit do savants travaux sur la stabilité du système solaire, les étoiles filantes, etc., ainsi que sur la météorologie. Outre un assez grand nombre Je mémoires publiés dans les comptes rendus de l'Académie des sciences de Paris, dans les annales do l'observatoire de Paris et les annales do l'observatoire d'Athènes, il a édité à part : Météorologie pratique (1892); Anciennes observations de pluies d'étoiles filantes (1893); Résultats d'observations séismiques faites en Grèce de I89S à 1903; le Climat d'Athènes (1897); les Eléments du maanétisme ten-estre à Athènes (1905); Sur l'éclipsé de soleil du mois d'août t905.

*£glE i Joseph von), architecte allemand, né à Dellmensingen (Wurtemberg) en 1818. — Il est mort à Stuttgart en 1899. Il était membre de l'académie de Vienne.

''^EglX (Jean-Jacques), géographe suisse, né i Laufen (canton de Zurich) en 1825. — 11 est mort à Zurich en 1896.

*ÉGLISE n. f. — Encycl. Dr. Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat. I-a loi du 9 décembre 1905 a dissous les liens qui jusqu'alors avaient rattaché les Eglises à l'Etat, et supprimé les établissements publics du culte. Auparavant, l'organisation administrative du culte catholicpie eu France dérivait du Concordat et de la loi du 18 germinal an X, portant «luo cette convention, ses articles organiques et ceux des cultes protestants seraient exécutés comme dos loisdolaKépublique.

La loi du 9 décembre 1905 a substitué aux anciens établissements publics du culte des associations cultuelles. Sauf les pensions et allocations temporaires prévues par cette loi, les ministres des cultes ne seront plus salariés, et l'Etat so désintéresse do leur nomination. Lo pape l)eut donc choisir à son gré les arcbovôques et évèques, en supprimer ou on créer de nouveaux, et les archevêques et évèques peuvent également à leur gré pour\*oir aux cures et en modifier le nombre, suivant les besoins du culte.

Les édifices et autres établissements dont la Jouissance est sous certaines conditions assurée par la loi aux Eglises sont laissés gratuitement à la disposition des associations cultuelles.

Décrets d'application. Trois décrets rendus dans laforme des règlements d'administration publique ont déterminé : 1» les conditions dans lesquelles il serait procédé à l'inventaire des biens des fabriques, menses épisoopales, etc. (décret du 29 déc. 1905) ; 2° le mode d'attribution des pensions et allocations accordées aux ministres des cultes par l'articlo il do la loi de séparation (décret du 19 janvier 1906); 3" le mode d'attribution des biens, lacquiltemonc des dettes, la confection de l'inventaire des archives ecclésiastiques el bibliolbèiiues, la constitution et la dissolution des associations moins leur régime financier (décret du 16 mars 1906).

— Principe de la loi du 9 décembre 1905. « La République assure la liberté de conscience, fclllo garantit le libre exercice des cultes, sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. » (Art. i".)

n La République no reconnaît, ne salarie ni no subventionne aucun culte. « (Art. 2.) Peuvent seules être inscrites aux budgets do l'Etat, des départements ou des communes, les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destiûées à assurer l'exercice des cultes dans les établis semcuts publics ^lycées, collèges, écoles, hospices, prisons .

— Attribution des biens. Les établissements publies du culte avaient soit la propriété, soit la jouissance des biens mobiliers ou immobiliers nécessaires à leur fonctionnemont. La loi de séparation répartit comme suit l'attribution dos biens:

Riens provenant de l'Etat. Les biens provenant de l'Etat non grevés d'une fondation pieuse créée postérieurement à la loi du 18 germinal an X font retour à l'Etat. (Art. 5.)

iJiens grevés d'une affectation. Les biens mobiliers ou immobiliers grevés d'une atfeciation charitable ou de toute autre atfectation étrangère à l'exercice du culte sont attribués aux services ou établissements publics ou d'utilité publique, dont la destination est conforme à celle desdits biens. Cette attribution doit être approuvée parle préfet, ou, en cas do non-approbation, par décret en conseil d'Etat. (Art 7.)

liiens appartenant aux jnenses, fabriques, conseils presbtjtéraux, consistoires, etc. Ils sont transférés, avec toutes leurs charges et obligations et avec leur atfectation spéciale, aux associations légalement formées pour l'exercice du culte {associations cultuelles) dans les anciennes circonscriptions de ces établissements. (Art. 4.)

Les biens d'un établissement ecclésiastique, autres que ceux qui sont grevés d'une atfoctaiion étrangère à l'exercice du culte ou qui doivent faire retour à l'Etat, sont attribués à une ou plusieurs associations formées dans la circonscription dudit établissement. Les biens de plusieurs établissements ayant la même circonscription peuvent être attribués à une seule association. Les biens d'un ou de plusieurs établissements dépendant d'une même paroisse, et les biens d'établissements paroissiaux dont la circonscription est limitrophe de cette paroisse, peuvent être attribués concurremment à une seule association s'étondant à l'ensemble des circonscriptions intéressées et destinée à assurer l'exercice du culte dans chacune d'elles. Si des associations formées soit dans une mémo circonscription, soit dans des circonscriptions limitrophes, viennent ù fusionner, les biens qui ont été attribués à chacune de ces associations peuvent être transférés à l'association unique résultant de cette fusion. Les biens provenant d'établissements différents et attribués à une môme association restent distincts avec leur afl'eciation spéciale dans lo patrimoine do cette association, i^ Décret du 16 mars 1906, art. 3.)

Dévolution des biens à défaut d'association cultuelle ou

EEDI-N — EGLISE

en cas de dissolutiolir les biens d'un é^ sont attribués par ' d'assistance ou de Iritoriales de la cif

En cas dedissolui.

ont été dévolus sontattrj:

soit à des associations aii >

! Mblisscmenis commuuatix d'as-

i-jin.- j. (i-jii .]. ni.ri^<; OU en fcvcndjcalion doit être exercée dans un délai de six mois à partir du jour où le décret a été inséré au > Journal offieud • ; elle ne peut être intentée qu'à raison de donations ou do legs et seulement parles auteurs et leurs héritiers en ligne directe. iLoi du 9 décembre 1905, ar'. '.'

Obligation aux */• sociations attribut clésiastiijues suj') 1 établissements, au, ne sont pas libéré»

sance des biens j-r-

retour à l'Etat. Le revtjiju globai debiJii^ baus ffecté au payement du reliquat des dettes de 1 éui ment supprimé, lorsqu'il no s'est formé aucune a5>.. ..i tion cultuelle apte à en recueillir le patrimoine. — i.es annuités des emprunts contractés pour les dépenses relatives aux édifices religieux sont supportées par le<i n

dations, en proportion du temps pendant lequel cl!' l'usage de ces édifices. — Dans le cas où l'Rtat, le^

tements ou les communes renlrr-- ■ '<»;ion du c «.mj\

des édifices dont ils sont propri ut responsa-

bles des dettes atférentesauxdr r' 'î.'

Aliénation de valeurs mobilfres •■! a uif)/ ' d'aliénation par l'association cultuelle des '. lières et des immeubles faisant partie du i':i anciens établissements dissous, le produit de lav.: être employo en litres do rentes nominatifs ou d-,' la Caisse dt*s dépôts fen argent ou en titres nom.: pour être affecté, cajtiial et intérêts, à des dépcDscs de construction, de décoration et do réparation. (Art. 3 et 22.) L'acquéreur des biens aliénés est personnellement responsable de la régularité de cet emploi. (.Vrt. 5.)

— Edifices des cultes (cathédrales, églises, chapelles, temples, si/nagogues). Les édifices ser\'ant â l'eiercir*- iiublic du culte, ainsi que les objets mobiliers les garn

sont laissés gratuitement à la disposition des asso' auxquelles les biens des établissements dissous ui.~ ■-■.. attrioués.

La cessation de cette jouissance et. s'il y a lien, son transfert, sont prononcés par décret, sauf recours au conseil d'Etat statuant au contentieux : !■* si l'association l>énéficiairo est dissoute; 2' si. en dehors des cas de force majeure, le culte cesse d'être célébré pendant plus de six mois consécutifs: 3» si la conservation de l'édifice ou celb* des objets mobiliers classés est compromise par insuffi- , sance d'entretien, et après mise en demeure dûment notifiée du conseil municipal, ou. à son défaut, du préfet : 4' si l'association cesse de remplir son objet ou si les édifices sont détournés de leur destination : 5* si elle ne fait pas face soit aux obligations passives (dettes, emprunts, ré|>arations et autres charges des biens, etc.), soit aux prescriptions relatives aux monuments historiques.

La désafl'ectation clt; ces immeubles peut, dans les cas cidessus, être prononcée par décret rendu en conseil d'Etat : en dehors de ces cas, elle ne peut l'être que par une lui.

Les associations bénéficiaires sont tenues des réparations de toute nature, ainsi que des frais d'assurance et autres charges afférentes aux édifices et aux meubles les garnissant. (Art. 13.)

Edifices servant au logement des ministres des cultes. Les archevêchés, évéchés, les presbytères et dépendances, les grands séminaires et facuirés de théologie protestante sont laissés gratuitement à la disposition des associations, savoir: les archevêchés et les évêehés pendant une période de deux années ; les presbytères dans les communes où résidera le ministre du culte, les > . séminaires ou facultés de ihéûlogio protestante \ ■ cinq années à partir de la promulgation de la loi d*- -■ .■^ration. — Les établissements et a^-sociations ne sont pas tenus des grosses réparations, mais de toutes les autres charges des biens. — La cessation de la jouissance est prononcée dans les conditions et suivant les formes a»terminécs pour les édifices consacrés aux cultes. Los iispositions des paragraidies 3 et 5 de l'article 13 \\. ci-d(-ssus) sont ici applicables. — La distraction des parties superflues des presbytères laissés à la disposition des associations cultuelles peut, pendant le délai de cinq ans. être prononcée pour un ser\ice public par décret en conseil d'Etat. — A l'expiration des délais de jouissance gratuite, la libre disposition des édifices sera rendue à l'Etat, aux départements ou aux communes. Les indemnités de logement incombant actuellement aux communes, à défaut de presbytère, par application de l'article 136 de la lui du 5 avriri8S4, restent à leur charge pendant le délai de cinq ans. Elles cessent de plein droit en cas de dissolution de l'association.

— Pes associations cultuelles. CoH«/i/tif*OH. Ix!S associations cultuelles doivent être constituées conformément aux articles 5 et suivants du titre l"de la loi du 1" juillet

1901. (Art. 18.) V.ASSOCIATION.

Objet. Ces associations doivent avoir cxc^n^lmmcnt pour objet l'exercice d'un culte et moins: dans les communes de moin-^ de sept personnes : — dans b^ > '*' 20.000 habitants, de quin/r nos dont le nombre des 1.

de vingt-cinq person[i'> :

dans la circonscrr ■■ — chc^

membres peut s'en ' (eiwps. ai :

des cotisations éch ies de lanii'

(Art. 19.)

Unions d'associations. Les associations cultuelles peuvent, dans les formes déterminées par le décret du 16 août 1901 sur les associations, constituer des unions ayant une administration ou une direction centrale. (Art. 20.}

Gestion des associations et des unions. Les actes de gestion financière et d'administration légale des biens accomjdis par les directeurs ou administrateurs sont, chaque année au moins, présentés au contrôle de l'ass'^mblée générale des membres de l'association et soumis à son ap-

lîGNOGAT — EGYPTE

l)robalion. — Les associations iieuvoni recevoir, outre les cotisations do leurs iin-nibrcs, le produit des quèics et collectes pour les frais du culte, percevoir dos rt-tributions: our les cérémonies ot services religieux mémo par fondation ; pour la location dos bancs ot sièges ; pour la fourniture des objets destinés au service des funérailles dans les édifices religieux et ù. la décoration de ces cdiliccs. — Elles peuvent verser, sans donner lieu à perception do droits, lo surplus do leurs reccttos à d'autres associations constituées pour le mémo objet. — Elles ne peuvent, sous (jueliiue forme que ce soit, recevoir des subventions dû llîtat, des départements ou des communes ; mais no sont pas considérées comnio subventions les sommes allouéospour réparations aux monuments classés. (.Vrt. l'J.)

Les associations et les unions tiennent un état do leurs receltes et de leurs dépenses; elles dressent chaque année lo compte financier do l'année écoulée et l'état inventorié de leurs biens, meubles et immeubles. Lo contrôle financier est exercé par l'administration do rKnrogistrcment et par l'inspection générale des finances. (Art. 21.)

Les associations et unions peuvent employer leurs ressources disponibles iL la constitution d'un fonds do réserve suflisant pour assurer les frais et l'enirctien du culte et no pouvant en aucun cas recevoir une autre destination ; le montant do cotte réserve ne pourra jamais dépasser une somme égale, pour les unions et associations ayant plus de 5.000 francs do revenu, ù trois fois ot, pour les autres associations, à six fois la moyenne annuelle des sommes dépensées par chacune d'elles pour les frais du culte penlant les cinq derniers exercices. (Art. 22.)

Indépendamment do cette réserve, qui doit être placé© en valeurs nominatives, elles peuvent constituer une réserve spéciale dont les fonds devront être déposés, en argent ou en titres nominatifs, à la Caisse des dépôts et consignations, pour être exclusivement affectés, y compris les intérêts, à l'achat, à la construction, à la décoration ou à la réparation d'immeubles ou meubles destinés aux besoins do l'association ou de l'union. (Art. 22.)

Pénalités. Sont punis d'une amende do 16 francs à 200 francs et, en cas de récidive, d'une amende double, les directeurs ou administrateurs d'une association ou d'une union qui ont contrevenu aux dispositions sur les associations cultuelles. Les tribunaux peuvent, dans tous les cas prévus aux articles 18, 19, 20, 21 et 22 précités, prononcer la dissolution de l'association ou de l'union. (Art. 22.)

— Police des cultes. Héunions. Les réunions tenues dans les locaux appartenant à une association ou mis à sa disposition sont publiques. Elles sont placées sous la surveillance des autorités, dans l'intérêt do l'ordre public. Elles ne peuvent avoir lieu qu'après uno déclaration préalable. (V. RÉUNION publique.) Uno seule déclaration suffit pour l'ensemble des réunions permanentes, périodiques ou accidentelles nui auront lieu dans l'année. (Art. 2j-' — Il est interdit do tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice du culte. (Art. -îà.)

La déclaration préalable prescrite par l'article 25 de la loi du 9 décembre 1005 est signée par deux délégués au moins de l'association cultuelle qui a la propriété ou la jouissance du local où le culte sera célébré : l'un de ces délégués doit être domicilié dans la commune où le local est situé. La célébration du culte no peut £-voir lieu qu'après un délai d'au moins vingt-quatre heures. La surveillance des autorités s'exerce sur les réunions cultuelles publiques conformément aux dispositions des articles 9 de la loi du 30 juin 1881 et 97 de la loi du 5 avril 1884. (Décret du 16 mars lff06.)

— Cloches et sonneries. V. clochiîs.

— Emblèmes reliyieux. Il est interdit d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou on quelque emplacement public (|ue ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. (Loi du 9 déc. 1905, art. 28.)

— Troubles, menaces, provocations à la rébellion, outrages aiur fonctiotinaires. Sont punis d'une amende de 16 francs à 200 francs et d'un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l'une de ces deux peines seulement, à moins que, d'après les dispositions générales du Code pénal, il n'y ait lieu à plus forte peine : 1« ceux qui, soit par voies do fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui fai-sant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa faraillo ou sa fortune, l'ont déterminé à exercer ou à s'al)stonir d'exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d'une association cultuelle ; 8" ceux qui ont empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres. (Art. 31 à 33.)

Tout ministre d'un culte qui, dans les lieux où s'exerce ce culte, aura par des discours, des lectures, des écrits distribués ou dos affiches, outragé ou dilîamé un citoyen chargé d'un service public, sera puni d'une amende do SOO francsàs. 000 francs etd'un emprisonnement d.'un mois à un an, ou do l'une de ces deux peines seulement. Lavérite du fait diffamatoire, mais seulement s'il est relatif aux fonctions, pourra être établie devant le tribunal correctionnel. (.Vrt. 3i.) En cas do provocation directe, par les mêmes moyens, à résister à rcxccution des lois ou aux actes légaux de l'autorité publique, ou silo discours, récrit, l'afficho tend à soulever ou à armer une partie des citoyons contre les autres, le ministre coupable sera puni d'un emprisonnement do trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d'une sédition, révolte ou guerre civile. (Art. 35.) L'association est civilement responsable. (Art. 36.)

Egnogat ou Enogat (saint). V. Enogat.

Egosille ou SguBICULE (saint), en latin Scubiculus. diaero et martyr, mis à mort pour la foi entre La Roeho- <iuvon et Les Andolys , sur les bords do la rivière d'Kpto, avec saint îSicaise, qu'il accompagnait dans ses courses apostoliques et que Koucn honoro comme son premier évéque. — Fête le 11 octobre.

*ÉGOUT n. m. — Escvri.. Dr. Dans toute commune le maire est tenu, après avis du conseil municipal, do déterminer, sous forme d'arrêtés municipaux portant rèjglemeut sanitaire, les presçri]iiions destinées à assurer la salubrité des maisons et de leurs dépendances, ainsi que dos voies privées, notamment colles relatives à l'évacuation dos matières usées. (Loi du 15 févr. 1902, an. 1".)

Les contraventions sont punies par le tribunal do simple police des peines portées aux articles 471 et 474 du Code pénal : amende do i ù 5 francs, emprisonnement de trois jours au plus en cas de récidive. (Même loi, art. 27.)

Les propriétaires peuvent établir des égouts privés sur leurs l'onds et pour leur usage, en observant les distances et les précautions prescrites par les usages ou les règlements locaux. Mais la propriété du sol des rues comportant la propriété du dessus et du dessous (C. civ., art. 552). il n'est permis aux particuliers de faire ni audessus ni au-dessous des rues aucune entreprise, et notamment d'y creuser des égouls, sans une permission expresse do l'autorité municii)alo ou préfectorale, suivant qu il s'agit de voirie municipale ou de grande voirie. La possession, (|uelIo qu'ait été sa durée, d'ouvrages construits sans autorisation, no peut conférer un titre do propriété à l'auteur de l'usurpation ou à ses ayants droit.

A Paris, toutes les maisons donnant "dans uno rue pourvue d'un égoul public doivent être disposées do manière à y conduire les eaux pluviales et ménagères (D. du 26 mars 1852, art. 6), ainsi que les matières solides et liquides des cabinets d'aisances do ces immeubles. (Loi du 10 juillet 1891. art. 2.) Aux termes du règlement sanitaire rendu en exécution de la loi du 15 février 1902 (arrêté du 22 juin 1904), il est interdit : de projeter dans les égouts, par les bouches et les regards établis sur la voie publi<iuo, des matières de vidange solides ou liquides; d'y introduire des corps solides, ordures ménagères, détritus et matières quelconques, pouvant émettre des vapeurs ou gaz incommodes, dangereux ou inflammables; d'y écouler des eaux acides, à moins de les neutraliser avant leur projection, ou des eaux dont la température serait su]icrieurc à 30". (Art. 8.) Dans toute voie privée débouchant de part ou d'autre sur une voie déjà pourvue d'un écoulement souterrain, les eaux pluviales et ménagères ne peuvent pas être écoulées à ciel ouvert; il doit être établi, sur la longueur nécessaire, à moins d'impossibilité absolue, un conduit souterrain étanche, convenablement aménagé pour recevoir ces eaux. (Art. 17.) Toutes les propriétés riveraines doivent être reliées à ce conduit souterrain par des branchements particuliers d'égouts construits et entretenus aux frais des propriétaires intéressés. (Art. 18 et 73.) La nature des matériaux à employer pour la construction do ces branchements, leur mode de structure, leurs dimensions intérieures, la façon do les raccorder à l'égout public sont minutieusement déterminés. (Art. 74 et suiv.)

Ecris, nom donné à l'une des hautes plaines les plus fertiles de l'Algérie septentrionale, dans lo département d'Oran (arrond. de Mascara). Elle s'étend au S.-E. de cette ville, dominée au S. par le djebel Resmate (1.204 m. d altitude) et arrosée par deux petits cours d'eau, tributaires l'un de l'oued Ilabra, l'autre de l'oued Mina, et dont les eaux o^nt été utilisées en irrigations. L'altitude moyenne de ce petit bassin fermé est de 500 à 700 mètres. Culture de la vigne et des céréales. Palikao, ThiervillCj Cacherou sont les principaux centres do colonisation.

Egton, ville d'Angleterre (comté do Lancastrc). sur l'Esk, petit fleuve côtier tributaire de la mer du Nord; 2.000 bab. Eaux ferrugineuses.

EguiGNER (saint), en latin I-lnbar-uSy martyr à Ploudéry, dans la Basse-Bretagne, en 499. Il était père de sainte Piale, qui fut mise ù mort avec lui. — Eête le 14 décembre.

*EgyptE. — Progrès de l'irrit/ation. Chemins de fer. Pour l'Egypte, la question de l'irrigation présente une imporlanVe capitale. Comprenant que l'eau est tout dans ce pays, les Anglais ont visé dès le premier jour às'emparer de l'eau et à tenir le Nil, pour ainsi dire ; aussi ont-ils fondé dès 1S83 ïln'igation Department, qui, pour assurer et développer de la manière la meilleure et la plus sûre l'irrigation pérenne, c'est-à-dire la fertilisation et l'exploitation régulières de la vallée inférieure du Nil, a étendu ses investigations et son activité sur le bassin entier du fleuve. De là la construction du barrage-réservoir d'Assouan, capable de fournir 200 millions de cubes d'eau, et qu'on pensait d'abord devoir suffire pour irriguer toute la vallée du Nil en aval de ce point, et devoir augmenter le revenu annuel de l'Egypte d'une somme de G millions do livres sterling; de là encore la construction du barrage de Siout, l'utilisation et l'amélioration du barrage de la pointe du Delta, la construction du barrage de Zifta ; de là encore le iirojet de surélèvemcnt du barrage d'Assouan et celui de création du réservoir de Ouàdi-Rayan, destiné à servir à la fois de réservoir au moment du flot maximum et de compensateur au moment de la décrue. Ainsi, l'Egypte est entrée dans une « période de transformation des conditions générales de l'irrigation, qui sera comparable à l'ère des plus gigantesques travaux pharaoniques". (J. Brunbes.)

Une convention du 15 mai 1902 avec l'Ethiopie, relative aux ("routières des deux pays, donne des facilités à V.\ngleterre pour les travaux do régularisation du Nil Bleu et pour l'acnévomont do la grande ligno du Cap au Caire. Un autre traité, relatif aussi aux frontières, a été siçino à la mémo date entre rAngletorre, llialio et l'Ethiopie.

Le tronçon nord de la future ligne transafricaino a été poussé jusqu'à Khartoum et, en amont de cette ville, un service do navigation a été organisé; la ligno présente seulement une lacune entre Assouan et Ouadi-Haifa. Uno ligno qui part cie Berber. entre Ouadi-llalfa et Khartoum, et atteint Souakim, sur la mer Rouge, a été inaugurée eu janvier 1900.

— Histoire. L'Angleterre, ayant réoccupé le Soudan égyptien et étant devenue ma'Uresso do toute la valléo duNil, s'est peu à peu, en fait, annexé l'Egypte. Si lo khédive a un pouvoir apparent et gouverne au nom du sultan, c'est l'Angleterre qui détient le pouvoir effectif. Le voyage du khédive Abbus-llilmi en Angleterre, en 19i)0, à été une reconnaissance officielle des faits accomplis. Venu, on 1901, à Khartoum, il y a aussi rendu hommage, devant los populations soudanaises, aux efforts de ses associés anglais: et. montrant les drapeaux anglais et égyptien côte à côte, il a ajouté qu'ils étaient lo symbole do l'autorité commune qui règne désormais sur lo pays.

I-o Hahr-ol-Ghazal fut occupé par uno expédition de 500 hommes partie d'Omdurman en décembre 1900 ot qui vint prendre possession des postes fondés par les Français cl évacues par eux conformément A la convention du

21 mars 1899. L'Angleterre négocia avec lo sultan du Darfour, Ali-ben-Dinau, et lui imposa lo contrôle du gouvernement du Soudan.

— Iféclaration franco-anf/laisc du S avril 1904. La situalion do l'Egypte a été réglée par les déclarations contenues dans 1 accord franco-anglais du 8 avril 1904. (V. accouDs ANGi.o-KKANÇAis. ) La Erauce y déclare qu'elle n'entravera j»as l'action de l'Angleierro en Egypte en demandant qu un terme soit fixé à l'occupation britannique un de toute autre manière, c'est-à-diro qu'elle admet la situation de fait créée |»ar rAiigleterre et qu'elle consacre son abandon définitif de toute influence en Egypte. Toutefois, le gouvernement britannique déclare qu il n'a pas l'intention do changer l'état politique de l'Egypte; la caisse de la Dette et les autres institutions internationales, en particulier les tribunaux mixtes, sont maintenus.

L'arrangement conlient, au contraire, des dispositions nouvelles en ce qui concerne le service de la Deite, dont un décret khédivial, annexé à l'arrangement francoanglais, détermine les conditions de fonctionnement. L'existence légale do l'Egypte, en tant qu'Etat, se trouve par là même reconnue. Les puissances signataires de la convention de Londres du 13 mars 1885, relative au règlement des affaires égyptiennes, ont été invitées à donner leur assentiment à ce projet do décret; la Russie, la première, a envoyé son adhésion.

Les concessions de la France sont au nombre de deux : la première consiste à permettre au gouvernement égyptien l'emploi des économies, environ 140 millions, rés"ultant de la conversion de la dette égyptienne opérée en isOO; la seconde a trait à la garantie de la dette, et, à cet égard, la France accepte qu'au lieu de peser sur les douanes, les chemins de fer et les revenus de diverses I)rovinces, elle soit limitée à l'impôt foncier. L'Egypte ne sera plus ainsi contrainte à afiecter au service (ïo sa dette des revenus doubles de la somme suffisante. Do son côté, l'Angleterre consent à ce que la conversion et le remboursement de certaines dettes égj-ptieunes soient ajournés; elle maintient le fonds général de réserve do la caisse de la dette, et la somme fixe consacrée sur cette réserve au service de la dette est augmentée; enfin, elle déclare adhérer aux stipulations du traité du 29 octobre 1888, relatif au libre usage du canal de Suez et à leur mise en vigueur. Elle consacre l'usage qui fait confier à un savant français la direction générale des antiquités en Egypte. Enfin, elle déclare que les écoles françaises en Egypte continueront à jouir de la même liberté que par le passé et qu'elle usera de son influence auprès du gouvernement pour assurer la parité de traitement des loiictionnaires anglais et français de tous ordres.

— Archéol. Dans les onze dernières années (1895-1906), noire connaissance de l'histoire d'Egypte s'est accrue prodigieusement. Les fouilles d'Amélineau, Morgan cl Pétrie ont tiré de l'ombre ou ils se cachaient les Pharaons des premières dynasties, et peut-être quelques princes antérieurs à Menés. Notre horizon, qui était borné do ce côté parles Pyramides et par les monuments des rois memphites, embrasse maintenant la période thinite entière et l'on pressent vaguement une Egypte beaucoup plus vieille que l'Egypte thinite. C'est surtout en Abydos que ces vieilles générations de souverains se sont révélées, dans l'extrême Ouest de la nécropole au lieu dit Omm el-Gaab, la mère des pots, à cause des innombrables vases en terre cuite ou crue dont les fragments jonchent le sol. Amélineau d'abord, puis Pétrie, de 1895 à 1903, y découvrirent les mastabas des Pharaons primitifs que Sétoui I*"" avait répares au xiv siècle avant notre ère ; bientôt Morgan à Neggadèh, Quibell à Kom el Ahmar, Garstany à Beit-Khallaf, Barsanti et Maspero à Sakkarah et à Zaouièt-el-Aryàn ramenèrent au jour des ol)jets du même temps. Ces ïnaitres archaïques de la vallée n'avaient pas l'habitude de se désigner par leur nom propre : ils préféraient lo nom qu'ils assumaient à leur avènement et que nous appelons le nom d'Horiis ou lo nom de bannière. Il est écrit très en abrégé par un ou deux signes, dont la lecture n'est pas toujours certaine : certains d'entre eux se prononcent à coup sûr ainsi : Aziabou, mais des formes telles que Den, Zà, Zer, Aâr- 7)U'r, ne sont que provisoires de l'aveu de tous. Plusieurs de ces noms de bannière sont accompagnés du nom propre, qui était inscrit sur la table d'Abydos ou dans les listes de Manéihon : trois rois de la 1" dynastie ont pu être reconnus de la sorte, Miébis, Ousapbais et Sémempscs, mais les autres demeurent flottants, et il en est oc mémo pour les rois des familles suivantes. Divers savants. Pétrie et Scthe surtout, ont essayé de rétablir la série complète : ils n'ont réussi qu'à émettre des hypothèses, dont quelques-unes sont vraisemblables, mais dont beaucoup ne s'appuient même pas sur un commencement de preuve. Il faut prendre patience et se résigner à douter tant que des documents pi us clairs ne soient sortis do terre. Nt'anmoiiis si l'histoire propre n'a pas encore reçu les éclaircissements que nous souhaitons, l'éiat de la civilisation contemporaine so montre à nous très clairement. Certes 1 usage des métaux nobles ou vulgaires : or, argent, cuivre, est très répandu, mais les outils en pierre se maintiennent et la taille du silex a atteint uno perfection qu'on n'observe nulle part ailleurs. 11 en est de même des pierres dures, et rien n'est supérieur comme fini d'exécution aux beaux vases d'albâtre de granit roug'C elnoir, do diorite. do serpentine que nous recueillons dans les tombes : I outillage et lo mobilier ont d ailleurs les formes que nous leur connaissons par la suite, et si quelques types de poterie paraissent être particuliers à 1 époque pour la couleur et pour le décor, d'autres se perpétuent jusque sous la XII' et sous la xvm» dynasties. Le costume masculin et féminin est celui des Egyptiens classiques aux nuances do la mode près, et la parure est d'une richesse extraordinaire: aucun bijou moderne n'est supérieur aux quaire bracelets trouvés par Pétrie au bras d'une princesse lliiniie. L'armement comprend la massue, les casse-têtes, la lance, l'arc el la flèche, le poignard. La conslilulion civile et politique ne diffère i>as de ce que nous la voyons aux temps memphites, et la religion est formée eniièrcinent. Les dieux locaux et généraux : RA, Ilorus. Osîris, Anubis, Ouapouaîlou, Isis. Neitb, Sitoji, Nephtys et vingt autres sont nommés ou figurés, el l'onnéade héliopolitaino existe de longue date: los textes écrits dans les pyramides do la vi" dynastie faisaient loi, et les représent.'iiions gravées sur la tablette d'ivoire dite de Menés nous prouvent que lo rituel des funérailles était en pleine vigueur. Eufln l'écriiurc, si elle sent parfois la rudesse

EIIREMŒKG

ÉLANE

EGYPTE : Tableau généalogique.

Prédécesseurs du khédive régnant :

Méiiémet-Ali (17C9-18i9). SaId, fllit de Mch£mct-AU (1822-1863)

Vice-roi 1811. Vi«roi |85*.

luRAiiiM, bcau-nis de M61i6metrAli (rSO-l&tR) IkuaIl, flls d'Ibrahim (IR30-|k^5)

Vice-roi 18i8. Vicc-rol 18G3. — Dt-stituf i»'>'J.

Adoas, pfHiKlls de Miihémet-AH rt flla de Tussun Pacha (1815-183;) MotiuiEb-TEwi'iK, (Ils d'Ismaîl (18^2-1892)

Vice-roi lSt8. Viec-roi 18Ï9.

Enfants de Mohamcd-Tcwnk et d'Amiaah Hancm [née I8S0}, flilc du prince El Hamy Pacha.

AmuS II lilLMI MoilAMEt»-Au

Nii !BH. Pacha

Khédive 1892. Né I»'J.

V^\>. IftOo ta princesse Ikbal llancm, Khédivah. I

Ed. 189:3 llaliui.

KllAMG.S.

Haneiii Née 1(179.

le prince Abbas Pacha

lo Aiiiiiiah llant-m, niic 189'i.

■2° Ati-H Allah Uanem. n6c 1890.

3o Faihtch Ilanem, née 1S97.

4" M..hamed Abd-el-Moii*m. né 1899.

> Loutilah ilanem. n<»c 1900.

0» MuhauK-d Abd oui Kader, né 1902.

NlUKT Allau

Hant-m

Ncc ltt«l.

Ep. lo lfi9& le prince- Djemil Tussun

Pacha. Uivorc'je.

•2" I9IH le prince Hussein Keœal cl Dîne Pacha.

primitivo, pri^sento la mémo oomhinaison de caractères syllabiqiHîs et d'idéogrammes à laquelle nous sommes accoutumés, et les inscriptions n'offrent pas plus de riifiicuUtlïS do décliiffrement que celles de l'ùge postérieur.

Quelques documents nous permettent de mieux connaître les géiK.'r;itions internu-diaires entre la vi' et la xii* dynastie; de mémo lo nombre des monuments relatifs aux XIII" et xiv-' dynasties s'est accru notablement et nous leur devons les noms do divers pharaons oubliés. L'époque des Pasteurs demeure toujours obscure, et bien que nous ayons beaucoup d'éclaircissements do détail sur le second empire tbébain, les dix années écoulées n'ont pas moditié sensiblement les résultats acquis antérieurement. L'exhumation :\ Karnak do cinq cents statues enterrées dans une favissa lors do la restauration du temple, au ut* siècle avant J.-C, nous a fourni abondance de matériaux pour reconstituer la clironiquo do Thèbes entre la chute de la xx" dynastie et la conquête persane. Il nous est facile maintenant do suivre presfiue pas à pas les progrès do la révolution paradoxale qui, du xir au viP siècle, transforma la principauté militaire do Tlièbes en un Ktat théocratii|uo. La série des grands prêtres d'Auion entre Shoslionk et l'invasion éthiopienne s'est augmentée d'une douzaine do personnages, dont plusieurs usurpèrent parfois les titres des pliaraons et régnèrent sur la partie niéridiopalo do l'Egypte. De mémo la succession des /*a/lacides, qui, après ^extinction do la lignée mâle, remplacèrent les grands prêtres a gagné en consistance : elles n'étaient (|ue rarement la fille lune de l'autre, mais, lorsque la Fallacido en fonctions commençait ù vieillir, le roi uo Sais ou do Mcmphis, Nécliao ou Psammétique II, lui envoyait une de ses filles, (prellc adoptait et qui commandait sur Thèbes après elle. De la sorte le pharaon saïte maintenait son autorité sur l'Egypte du Sud sans rien changer aux coutumes locales. L'ensemble des objets retirés do celte favissa n'a pas été utile (ju'à l'histoire : nous avons pu grâce à. eux étudier l'école thébaine de sculpture pendant une durée de plus do doux mille ans et établir les caractères qui la séparent des autres écoles d'art égyptiennes. On compte parmi les statues qui sont déposées au musée du Caire de véritables chefs-d'œuvre : les colosses d'Ousirtascn^Sanouosriti I.IlIetIV. loKhonson,le ïhoulmôsis III, le Toutàiiicliamanou, le groupe do RamsèsIV et du prisonnier libyen, les statues d'Osorkon II, de Montoumbait et de Nsipbtali.

Où le progrès a été le plus notable, c'a été aux époques grecque, romaine et byzantine. Une masse énorme de

fiapyrus s'écliappe chaque année des ruines, et, bien que a plupart de ces documents soient encore inédits ou insufjîsamment commentés, nos connaissances sur l'administration et sur la constîiuiion civile de l'Egypte ont été plus que décuplées en quelques années. Les contrats de vente, do location, de prêt, do mariage, rédigés tant en langue grecque que dans la langue égypiioune et dans l'écriture domotique ou, à l'âge byzantin, dans l'écriture copte, nous fournissent les renseignements les plus précieux et les plus inattendus sur l'organisation de la famille, de l'héritage, de la propriété collective ou individuelle. Des registres d"imi)ôts ou de taxes locales, des circulaires adressées par les ministres des Ptolémées à leurs agents en province nous révèlent le système linancicr et nous en font toucher tous les ressorts. Une quantité de lettres d'atl'aires ou simplement de billets échangés entre les membres d'une mémo famille nous mettent au courant des menus faits de la vie domestique et nous dévoilent ses relations les plus intimes. C'est l'Fgypte grecque, romaine et byzantine qui ressuscite en entier, et des dobris de livres se roncontreut parmi ces pièces d'archives publiques ou privées qui contiennent des versions meilleures ou des ouvrages perdus des historiens grecs : nous avons ou tour à tour : la Constitution des Ailinnens d'Aristote, les Odes de Bacchyiido, les Mimes d'Hérondas, les Perses de Timothée, de longs fragments des comédies de Ménandre,desj)oésiesdo Sappho, des discours d'Hypéride. sans parler dos grammairiens, des rhéteurs, des satiriques et des lyriques de deuxième ordre. La littérature chrétienne a "gagné do nombreux morceaux d'écrits apocryphes : les Lvfiia du Christ, l'Evangile et ['Apocalypse de saint Pierre^ \c texte grec de la meilleure partie du livre d'Enoch, et des traducUons coptes d'originaux grecs aujourd'hui perdus, Apocab/pse de Sophonié, Vies des apôtres, roman historique de Camhyse.

Les documents sur papyrus et sur parchemin couvrent même les premiers temps de la domination musulmane: pièces grec(|ues, pièces coptes, pièces arabes, môme nelques pièces pehlevies répondant aux courtes années e la conquête persane, vers le début du vu' siècle. Nulle part, dans notre vieux monde, la découverte n'a été aussi rapide ni aussi féconde qu'en Egypte au commencement de ce siècle.

Eheenberg, ville d'.Vustro-Hongrio (Bohême [cercle

lie Lcitmeriiz, distr. do Schlukenhau"). près d'un petit sous-aflluent do l'Elbe par la Moldau ; G.OOû hab. Porcelaine, filatures, fabrication d'étotfcs de coton et de laine.

EhrenfeLD, comm. d'Allemagne (roy. de Rrusse fprov- Klicnane, cercle de Cologne]); l-i.OOO hab. Fabrication de dentelles , draps, verrerie ; construction d'instruments de précision. C'est un faubourg industriel do Cologne.

"'Ehrhardt (Adolphe), peintre allemand, né à Berlin eu 1813. — Il est mort à \\ olfenbuttcl en ISyy.

£hrlich (Paul), médecin allemand, né à Strehlcn (Silésie) en 185t. En 1878 il devint assistant de la clinique médicale de Berlin; en 1885 il travailla à la clinique do Gerhardt et en 1890 à l'Institut des maladies infectieuses. En 189G il est nommé directeur de l'Institut pour les recherches et les essais de sérums à Stcglitz, près de Berhn. Ehriich commença à publier «uclqucs études de chimie biologique et étudia les besoins d'oxygène de l'organisme, puis indiqua une réaction nouvelle pour l'examen des urines (diazoréaction). Il étudia le sang, les méthodes de coloration en microscopie et surtout l'immunité, la vaccination. Les méthodes d'Erlich et ses théories font lois dans la sérunithérapie. Il a publié de nombreux mémoires sur ces différentes questions, mais il a répandu surtout ses idées grâce aux nombreux élèves qui se pressent dans ses cours et dans son laboratoire. Il est actuellement professeur à Munich.

Ehriich. (cellcle d*). variété de leucocyte remarquable par ses granulations volumineuses, facilement colorables par l'éosiue, d'où le nom sous lequel il est plus connu» éosinophile. V. ce mot.

Ehriich (phénomène d'), phénomène observé par Ehriich* qui consiste essentiellement dans ce fait ({uc, si l'on met en présence une toxine et son antitoxine, la première fraction de cette dernière ajoutée â la toxine se montre plus active, au point de vue de la neutralisation, que la seconde, la seconde que la troisième, etc., contrairement à la conception chimicpie (jui voulait que l'antitoxine saturât une toxine, comme un acide une base. (Pour expliquer ce phénomène, Ehriich admet que cbamie toxine se compose do plusieurs poisons de nature différente. Il est plus probalde, comme le soutient S. Arrhénius, que des phénomènes d'équilibre physique entre colloïdes interviennent seuls.) V. colloïde.

Ehriich (réaction d'), réaction obtenue dans certaines urines pathologiques (lièvre typhoïde, tuberculose) en ajoutant à l'urine du sulfo-tliazobenzol (réactif d'Eliriich) et quelques gouttes d'ammoniaque. (Il se produit une belle coloration rouge, duo à la présence dans l'urine de corps de la série aromatique, du reste peu connus.}

Ehriich (unité d'}, unité antitoxique représentée par un dixième de centimètre cube d'un sérum capable do neutraliser exactement 1 centimètre cube d'une toxine contenant 100 fois la dose mortelle pour un cobaye [toxine diphtérique]. (Si un sérum est capable do neutraliser 1 centimètre cube de cette mémo toxine à la dose de 1 centième de centimètre cube, il représente 10 unités d'Ehrlich à un millième de centimètre cube, 100 unités, etc. Lo sérum antidiphtérique do l'Instiiut Pasteur [dit à 1 100.000'] contient environ 250 unités d'Ehrlich.) V..sércm antidiphtérique.

Ehrmann (Francois-Emile), peintre français, né à Strasbourg en 1833. — Depuis 1897, il a exposé : Pi/gmalion, panneau décoratif (1902), Œdipe et le Sphinx et Itérerie (190."*), l'Homme, sa misère et l'Espérance (190C), etc., œuvres délicates et disting:uécs, dignes en tous points des meilleures pages de l'artiste. Ou voit de Ehrmann, au musée du Luxembourg : Ar/rt«e abandonnée par Thésée, aquarelle.

EllCHSFELDIA n. f. Planète télescopique n* 442, découverte par AVolf-Schwassmann en 1899.

ElCHSTAEDT iRodolpho), peintre allemand, né â Berlin en 1S57. Il fréquenta l'.Vcadémie de Berlin, où il eut comme professeur Frédéric Geselschap, qui l'employa dans l'exécution de ses peintures allégoriques de l'ari-ena! de Berlin. Il travailla ensuite aux peintures murales du professeur Bleiblreu. Ayant obtenu à l'Exposition de 1882 le grand prix du gouvernement avec son tableau le Bon Samaritain, il séjourna deux années en Italie. Il voyagea ensuite, en 1SS9, en France et, en 1890, en Hollande et retourna se fixer à Berlin, où il établit sa réputation comme peintre de portraits, de tableaux de genre et de scènes historiques : Blucher à Genappe (lS9-i;i, Entre Ligny et la lielle-Alliance {lS9ô)^ Victoire, scène allégorique (1896), le Prince Guillaume à Bar-sxir-Anbe (1897). Parmi ses portraits, on cite celui du professeur Geselschap, et ceux do la famille impériale. X l'occasion de sa Résurrection d'un jeune homme à yaim, R. Eichstaedt a fait un second séjour en Italie en 1899.

ElCHTHAL (Eugène n"i, sociologue français, né à Paris en 1844. Fils du publicistc Gustave d'Eichthal (v. t. III), il a réuni et public divers ouvrages de son père : Mélanges de critique biblique (1S8G); la Langue grecque, mémoires et notice (ISS7). Il a écrit diverses études d'économie sociale, notamment : Socialisme , communisme et collectivisme {li9i) ; Souveraineté du peuple et gouvernement (1895); Alej:is de Tocqueville et la Démocratie libérale 18971. 11 a écrit aussi queh|ues poésies : Enfants, poésies intimes (1901); et traduit en vers français : I phi génie en Tauride, do Gœthe (li'OOV II a été élu, en 1905. membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

ElDlNGHAUSEN, bourff d'Allemagne (roy. do Prusse [prov. de Wostphalie, présid. de Minden]), sur le Kaar,

affluent du Wcsor; 3.000 bab. Eaux minérales chlororéca

SO'fiqUCS.

ElDKUHNEN OU EyDTKUHNEN, bouru- (roy. de Prusse 'prov. de Prusse-Orient., pi binnen^,, sur le Niémen; 4.500 hab. Inij^uri;*:.: „...„., ...o de transit : céréales, bchtiaux, etc. DistilloneK.

ElG, !!o d'Ecosse, dans l'archipel des Hébrides, sur lo et â quelque distance au S. de Skye ; •clients p&turagos ; magnifiques colonnades

ElLSEN, ville d'Allemagne (principauté do Schaumboiirg-Lippe , sur un affluent du Wcticr ; 3.500 bab. Fabrication de toiles ; eaux minérales fcrrugtucuKcs et sulfureuses.

EiNARD (saint), en latin E<i>uar>lr%. :.i,i,.'- -i*. r.,nte-

nelle (dio-'è^o de Luçon), morr lo

Charlemagne, il embrassa l'éia ,-,

de Fontcnelle, puis, par la noif, :,-

naire, intendant d'Aix-la-Chaf s fonctions, trouvant qu'elles di

tra dans son abbaye, où il abai. .-.;..... . , ., , , ,.i .j

d'abbé, et mourut en simple religieux. — Fèic le I8 mai.

ElSBERGEN. ville d'Allemagne (roy. de Prusse 'prov. de Westphalic, cercle do Minden]), près du Wcscr; 2.000 hab. Itlaux thermales sulfureu&és.

ElSENHTlT (Franz), peintre allemand, né à Deutsch- Palanka f Hongrie) en 1857, mort à Munich en 19(i3. Peintre d'histoire et de genre, il a surtout exécuté d*»« «'•MUfS orientales inspirées par ses nombreux v-. * rit

part à quelques expositions parisiennes < '.

au .Salon do 1895, avec sou tableau : Ecu h

Caire. Il envoya à Paris à l'Exposition univers- .i' • i ' t: J'oire asiatique et Combat de coqs (musée de Budapo. j. On cite de lui : Guérison par le Coran, Mort de Gùlbab, Ecole tatare à Bakou, Esclave enchaînée dan* te harem. Marabout mendiant, et une grande toile : le Prince Eugène à la bataille de Zenta; etc.

EISODIQDE (fibrk\ fibre nerveuse centripète de Tare réfle.\e qui amène l'excitation périphérique au centre moteur.

^ÉJECTEUR n. m. — Appareil permetiani l'élévation d'une masse liquide en utilisant le mouvement d'une chute d'eau.

— Encvcl. Véritables trompes â ean, d'une construction extrêmement simple, les éjecteurs sont très utiles pour la vidange des égouts, des caves, ba.ssins, etc., dès que l'on dispose d'une eau motrice douée d'une vitesse assez considérable pour la bonne marche do l'appareil, dont le rendement est assez faible et no dépasse pas 25 pour 100 dans les meilleures conditions de fonctionnement. L'éjecleur est employé dans plusieurs mines aurifères pour remonter les eaux sableuses chargées de paillettes d'or, car il permet la désagrégation des saules sous la poussée de l'eau motrice.)

EKASILICtUH n. m. V. gbr-

MANUM. t. IV.

EKA-TANTRIKÂo.m. Instrument du musique monocorde, dont les mendiants religieux do l'Inde se servent pour accompagner leurs chants. (La caisse est faite des trois quarts environ d'une gourde ronde et d'une membrane qui ferme cette gourde et sert de table d'harmonie.)

EKA-TARA n. m. Monocorde hindou, fait d'une gourde percée de trous ei recouverte d une membrane formant table d'harmonie.

Ekalanlrikd. Eka-tara.

ELACHISTODON {kiss-to^ n. m. Genre de reptiles ophidiens, do la famille des colubrîdés, et dont on a fait le type d'une sous-famîllo dite des élachistodontinés.

— Encvcl. L'eUichislodon Weslermanni, du Bengale, est un serpent atteignant â peu près un mètre de long. Ses crochets à veuin. très petits, placés au fond de la bouche, rendent sa morsure sans danger. Il ressemble aux dasypeliis; allongé, un peu aplati, avec la queue courte, il est brun avec des lignes jaunes sur lo dos.

Elade ou Hellade (saint), évéquo dWuxerre, mort vers 387. D'abord marié, il entra dans l'état ecclésiastique, tandis que sa femme prenait la robe. Il succéda à saint Valêrien sur le siège d Auxerre. — Fête le S mai.

ÉLAÏOMÈTRE (du gr. élaion, huile, et mélron, mesure) n. m. Syn. de oleomêtre. V. au t. VI.

ELArf ou Alane (saint', en latin Alamis, abbé en Languedoc au vu* siècle. L'ancienne cathédrale de Lavaur lo vénérait comme son patron. — Fête le 25 novembre.

Eland (Kornelis'i, écrivain militaire hollandais, né à Klundert en 1838. Elève de l'académie militaire de Rrcda, capitaine en 1868, nommé en 1872 professeur à l'Ecole militaire, en 1894 général major chargé de la défense d'Amsterdam, lieutenant général en isp^, il fut. en Iia97, appelé au ministère de la guerre et lit voî-— '- ' -••- !e service militaire personnel obligatoire. Il n >

ouvrages sur les questions militaires, la dtoire, l'art des fortifications et l'usage des - ucuiina je ur et des télégraphes en temps do guerre. Il a été nommé député libéral d'Arnhcm.

Eu^NDSEAAGTE, bourg de la co! îu Na-

tal, sur la ligne ferrée de Glcncoe à " - -ù hab.

Défaite des Anglais par les Boors. :i la cam-

pagne de 1898, Le général anglais Synioub y fut mortellement blessé.

ÉLANE ou BtANUS [èlanuss) n. m. Genre d'oiseaux rapaces. de la famille des falconidés, comptapt cinq espèces réparties sur le globe. Ce sont des oiseaux de proie de taille médiocre, à livrée sombre, avec le ventre blanc, intermédiaires entre les milans et les bondrées. Velanus melanopterus, répandu de la Méditerranée jusqu'en Afrique centrale et en Indo-Malaisic, est un des plus jolis rapaces d'Europe.)

ELAPECIllS — ELGAR

ELAPECHIS {t^-lu'pè-liiss) n. m. Genre do reptiles ophidit'iis, .le la famille «les élapjdt^s, comptant six espèces répandues do rAfriiiue centrale au Cap.

— Kncycl. Les elapechis sont des serpents de taille médiocre, à li- '^ -

V r 6 o noire, ' — ^' "^ '

griso et blanche, rarement variée do jaune.

Ces roplilos sont assez dangereux, parce «juo leurs crochets à venin, quoi(iuo placés en arrière, ont un très grand développement, h'clnpecltis Ouniheri, type du genre, atteint GO ccûtimètros; il est commun du Congo au Tanganylka.

ElAPHE (saint), évéfjue de Châlons-sur-Marne, sous Sigebort, dans la seconde partie du vi' siècle. Issu d'une famillo uoblo du Limousin, il mourut on Espagne, où il avait été envoyé eu ambassade, mais son corps fut rapporté à Châlons. Soji l'rère, saint Ludraicr, lo remplaça comme évôipio. — Fête le 19 août.

Elapechis.

- do elnphus) adj. Epoque

Elaphodus.

ÉLAPHIEN, ENNE i/J-iN, en élapfii^iiue, l*artio do l'époque néolithique caractérisée par lexistenco du cerf elaphus daus nos climats.

ELAPHODUS [é-

la- fo-thiss! n. m.

Genre do mammifères artiodactyles ruminants, de la famillo des cervidés, comptant deux espèces propres aux montagnes do la Chine. TCo sont do très petits cerfs voisins des cervules ou muntjacs; Tespèce type [elaphodus cepftalolophus] ne dépasse guère la grosseur d'un lièvre.)

ÉLASMODONTE adj. .Se dit do l'éléphant d'Asie chez qui léniuil des dents est eu ruban teslouué.

ÉLASTOBLASTE lass-to-blasst' — du gr. élaslos, poussé on avant, et blastos, bourgeon) n. m. Ilistol. Cellule fusiforme à prolongements indivis, (|ui apparaît par différenciation de la niasse plasmodiale primitive, origine du tissu ôlasiitiue des vertèbres. tLoisel.j

ÉLASTOGÈNE {lass-to — du gr. élastos, poussé en avant, et f/eimàn, engendrer) n. m. Histol. Cellule étoilée à longs prolongements anastomosés, qui apparaît, eu mémo temps (jue les élasloblastes. par difforcuciation do la masse plasmodiale qui donnera naissance au tissu élastique. (Dans les élastogènes se produisent des grains élastiques qui croissent ultérieurement et se développent par clasmaiose, I

ÉLASTOMÉTRE n. m. Petit appareil qui sert à mesurer la transinralion cutanée.

Elberfeld (rack d"). race de gallinacés très répandue en Allemagne, ou elle est fort appréciée pour sa rusticité et la tinesse do sa chair. Les signes distinctifs de cette race sont les suivants : bec fort, crête simple, droite et haute, oreillons blancs, barbillons très longs, pattes

Haec d'EIbcrfcia.

grises ; les poules sont excellentes pondeuses, bonnes couveuses ot les poussins d'un engraissement facile, ce nui explique Textensiou que prend chaque jour l'élovago uo ces volailles; le coq possède un chant retentissant ot donne très fréquemment de la voix, ce qui a valu à cette raco les noms de chanteurs il'JSlberfeld ou chanteurs des montayncs. Il en existe trois -—

\'ariélôs : une complètement ^.-^ ^ noire, une autre dorée et une troisième argentée; dans ces deux dornièros, lo plnma^o du coq est d'un remarquable coloris,

Elche (damk d'), nom par lequel on désigne commu- .

némcnl un célèbre bu.sto an- | *; Là tique, trouvé à Elcho, en / t>* Kvpaf>no, en 18'.»~ (musée du Louvre). En grès, de grandeur naturelle, bien conservé, \ '^ co buste représente nnejeune j feinme a»ix traits (ins ot ré- 1^ guliors. Il est remarq^uablo ^^ en outre par l'extraordinaire complication do la coiffure et do la parure qui orne la této ot retombe sur le cou ot los épaules. Cette figure exquise et originalo n'est d'ailleurs pas isolée, car ollo so rattache à une série appartenant aux sculptures du

Duuiv li blclic.

Cerro do los Santos, mais l'exécution on est supérieure. C'est pour(|uoi elle a soulevé de vives controverses. Tandis que les uns y reconnaissent la main d'un artiste grec, d'autres l'attribuont à un artiste indigène, mais très familier avec l'art gréco-asiatii|Uo au premier tiers du V* siècle avant notre ère. V. iBiÏRiguii {art).

EÏLDER (Thomas), Mécène anglais, né à Kirkcaldy (Ecos.se) en 1818, mort à Adélaïde (Australie mérid.) eïi 1897. Il s'cnricliit dans le négoce en Australie, et, à partir do 1873, subventionna une série d'expéditions ontroiiriscs pour la découverte do l'Austraiio méridionale et occidentale : Warburton, Uoss, Giles, Lewis, David Lindsay exécutèrent aux frais do Thomas Eldor leurs cxploralious dans la moitié occidentale de l'Australie.

ElduayeN idon José), marquis DEL Pazo di; La Mkrciin, homme pulitique espagnol, né et mort à Madrid (18L'3-18;i8). Ingénieur des ponts et chaussées, il entra en 1856 àlaClianibre des dé])utés et vota avec les conservateurs. En 1872, il devint ministre des finances sous lo roi Amédéo. Plus lard, il devint un des collaborateurs actifs de Canovas del Castillo dans le rétablissement do la monarchie, fut nommé par Alphonse XII gouverneur civil tio Matirid et roi;ut alors le titre do marquis del Pazo do La Merced. II fut ensuite ministre des finances (1876), des alî'aires étran^'êres (1884t, do l'iuiénour (189l-18s)2j, des all'aires étraugèns i lS'.*Gi et président du Sénat.

ElÉAZARE on EleAZARUM (sainte), martyre à Lyon avec son mari, saint Hinerf, et leurs huit enfants. Les détails, touchant répo([Uo précise, la vio et la mort de celte sainte et de sa famdlo, sont obscurs et douteux; mais l'existence de ces martyrs est certaine. — Fcto lo 23 août.

*ÉLECTION n. f. — Les tableaux ci-contre résument, sous ULio forme synthétique, les règles applicables nux diverses élections (législatives, municipales, etc.) et font connaître pour chacune d'elles les dispositions concernant l'électorat, l'éligibilité, le modo et la durée du scrutin, les ballottages. la composition des assemblées, la durée du mandat, la dissolution, lo contentieux électoral.

*ÉLECTRO-AIIVlANT n. m. — EscYCL. Electro-nimnnt portnir. L éiiuniie puissance que possèdent les ^lertrolujiianfs est utilisée dans les usines métallurgiques ayant la manutention de fortes masses en métal magnétique, jiour remidacer les pinces, tenaillcsou crochets servant à attacher ces masses aux prues et pouls roulants qui les transportent dans les différentes parties de l'usine. La forme et le nombre des électro-aimants porteurs varient selon leur destination spéciale : pour soulever les rails, on emploie un appareil formé de deux électros placés à rextrémitê d'un tiéau suspendu an pont roulant. Par l'interruption ou le passage du courant dans les bobines des électro-aimants, on obtient l'accrochage ou la décharge instantanée des pièces à transporter.

ÉLECTRO-AUTOGRAPHE n. m. Appareil destiné à la reproduction do 1 écriture et du dessiu à distance par til télégrapiiique (v. pantéliîgrai-ue) inventé eu 1895 par un Américain nommé Amstulz.

— Encycl. Avec Yélectro-aittoriraphc, Amstutz envoie ■X distance, d'après uno photographie, une gravure au trait capable d'être utilisée comme cliché typographique. Basé sur l'emploi d'un cliché transmetteur fait sur gélatine bichromaiée, l'ëlectro-autographe a donné des résultats très intéressants puisqu'il est possible avec cet appareil do transmettre, en moins de trois minutes, une image capable de servir ensuite à la fabrication d'uu cliché gravé pour lo tirage d'un journal illustré. Sous le nom d'électrographe on a modifié l'appareil d'Amstutz en rem 1 datant le cliché en gélatine bicbromatée par un rlicbé en simili-teinte à grand réseau; les résultats obtenus sont très prati(|ues et donnent des clichés excellents pour l'impression typographique.

*ÉLECTRO CHIMIE n. L — Encycl. Electrohjse imlustrîclte. L'électro-chiniie industrielle a pris uno très grande extension dans les pays montagneux, où la production do l'énergio électrique est réellement économique ; eu France, dans le Dauphiné et la Savoie, plusieurs usines exclusivement éloctro-cbimiques sont installées aujourd'hui. Appliquée an raffinage des métaux, l'électrolyse donne d'excellents et très économiques résultats. Lo raffinage électri<[uo est basé sur lo phénomène suivant : lorsijue l'anode solublo d'une cuve électrolytique est constituée pour une masse méialliquo impure, lo passage du courant transporto le métal pur ù la cathode, tandis que toutes les impuretés tombent sous forme de boues au fond de la cuve. Le raffinage électrique du plomb et du cuivre s'opèro sur une grande échelle, ainsi que la faltricalion des produits chimiques par l'électrolyse. fabrication fort simple et plus économi(|no que les procédés ordinaires. Le chlore et la sonde sont pro<lnits par l'électrolyse du chlorure de sodium; l'aluminium s'obtient par réleclrolyse de l'alumino dissoute dans le lluoruro double dalnmininm et do sodium; la fabrication du chlorate do potasse et du peruian^'aiiate de potasse a lieu aux usines de Vallorbo.

ÉLECTROGULTURE n. f. Nom donné aux oxpérionces faites pour déterminer rintluence d'un courant électri()U0 sur la t^ermination et le dévoloppcmont des véyélaux.

— Encycl. Le professeur russe Lemstrom admet quo rélo-nricité augmente la teneur en sucro de la plupart (les fruits et ijue pour toute la piaule lo développement est supérieur de 10 pour iOO sur la normale. Le dispositif le plus simple consiste A eiifonir dans le sol ileux grandes idnqucs do zinc ot do cuivre reliées entre elles par des lils conducteurs, co qui constitue ainsi uno vaste piïo, ou l'i envoyer diroctcmoni li travers lo champ d'expérience lo fiuido produit par uno machine statique ou dynamique.

Électro-aimant porteur.

ÉLECTROCUTEUR, TRIGE (lèk) adj. Qui tuo par l'élcc-

tricité : C<jurnn( KLIi<'rHuCL"IKrR.

ÉLECTROLEMME \ifU-tro-lfm' — do éîectro, et du gr. lemnm, enveloppe) u. m. Histol. Enveloppe conjonctive do la plaque électrique des organes électriques des silures {uKihplerus), contre laquelle sont appliqués les noyaux cellulaires de la massuo et à laquelle adhèrent les bâtonnets électriques de Boll. V. organiîs électriques, électror.iiskai:.

ÉLECTROLEPSIE {U'k-tro-lèp-sî — do éleclro, et du gr. lautljaiifin, prendre) n. f. Forme de chorée électrique à secousses rythmiques qui so produisent à intervalles variafiles ot qu'on oljserve surtout cliez les enfants souffrant d'affections gastro-iutestinales. (On la désigne souvent sous le nom de mai.auii; de Bebgeron.)

* ÉLECTROMÉTALLURGIE n. f. — EscYCL. La fusion du minerai à l'aide de l'énorme chaleur fournie par le courant électrique a été tentée dès 1879 par W. Siemens, mais ù cotte époque la production industrielle do l'électricité était beaucoup trop imparfaite et trop coûteuse pour permettre un ossai complet délcctrométallurvio. Au point d© vue économique, on ne peut guère établir de comparaison entre lo coût do la tonne de nn-tal produite par un haut fourneau ordinaire et celle provenaut d'un four éltciriquc; il est évident quo le prix de revient dépend avant tout de la situation locale de l'usine, qui, pour être économique, doit réunir surplace la source de minerai et ta puissance hydraulique donnant l'énergio électrique.

Le procédé électrique permet d'obtenir des aciers tl'uno ([ualité et d'une pureté impossible à obtenir par des procédés ordinaires. Au l)oiut do vue utilisation du calorique dépensé, le rendement, qui no dé

Haut fourneau èleclritiue (four Stassano): M, appareil de chargCDienl du minerai; Tï, cvaeuation des gaz; A, la cuve du haut

fourneau électrique ; C, les électrodes.

passe guère 30 p. 100 dans les hauts fourneaux, atteint facilement 90 p. 100 dans les fours électriques. Les fours actuellement employés dans l'industrie métallurgiquo so divisent en trois types : !*• fours à arcs; 2» fours à résistance; 3" fours à induction (v. foobs éleciriqies). Dans les fours à arcs du lypo Stassano, les matériaux sont pulvérisés avec du coko et du flux ; l'oxvgène employé comme carburant est produit par un oxytlo de fer introduit dans ie four, et qui met en liberté son oxygène en se réduisant. Dans les fours à résistance, la fabrication d© l'acier a lieu en deux opérations: 1" ])urificatiou par oxydation; 2" dilution par adjonction de vieux fers. Les fours à induction sont encore à l'étude au Crcusot. D'après les expériences faites depuis plusieurs années par Sîassano, ou peut admettre que l'électrométallurgie du for est économique lorsque le prix de trois chevaux- heures électriques no dépasse pas celui d'un kilogramme de charbon ; mais il est évident que dans lélectrométallurgio lo côté économique dépend avant tout des ressouces du pays en chuto d'eau. En France, les usines électrométallurgiques do Livot, sur la Romanche, peuvent produire environ 10 tonnes d'acier par 2i heures en alimentant les fours avec du minerai ; avec des vieux fers et de la fonte, la production peut être doublée.

ÉLECTRON i mot grec désignant l'ambre jaune. Y. éllc-

TRiciTE.i n. ni. S'est dit autrT-fois pour ion.

ÉLEGTROTAXIE {lèk-trO't(ik-sl — de èlcctro. ol du çr. lajis. arrangement) n. f. Intîuence qu'exerce réloctricué sur les mouvements et la direction des éires unicellulaires. lOn dit plus spécialement, étaut donné le mode d'électrisation, (;alv.\nùtaxie.)

ÉLECTROTROPISME i^lr/i-tro-tro-pissm' — de étectro, et du gr. trépein, tourner n. m. Influence qu'exerce l'électricité sur les mouvements que peuvent exécuter certains organes des êtres complexes et spécialement des végétaux. (Ou dit plus ordinairement ualvanotbopismi;. [V. ce mot].)

ElEMER ou ElleMER, bourg d'Ânstro-Hongric (Hongrie [comitat do Toronial, distr. de Nagy-Becskered^^, à quelque distance do la Tisza; 4.700 hab.

EleuthÈRE (sainte Outre ])lusieurs saints de ce nom (v. t. IV . on peui citer, en France, saint Eleuthère, évéquo d'Auxerre, mort vers 561. Il succéda à saint Droctuald et dirigea sou diocèse pendant près do vingt-neuf ans. — Fête le IC uont. •

ElEWYT, comm. de Belgique ( Brabant [ arr. do Bruxelles], sur un afllueul de la byle (bassin de rKscaut)^ par le Kiippel; 1.600 hab.

Elgar Edward^ compositeur anglais, né à Broadheath, près M'orccster. en 1»:>1. Fils d'un organiste à réalise S^aint-Georges de Worcester, il alla à Londres, A l'Age de vingt ans, pour se perfectionner avec le violoniste PoIIitzer. En 1885. il retourna à Worcester pour succéder ù son père comme organiste de Saint-Georges, puis il alla s'installera Malvern. C'est alors que commença sa réputation do compositeur. En iîi93, il fit exécuter à Worcesier son premier ouvrage, lilack Kniijht, et en 1896, son oratorio Lux Chrisli attira l'attention. Eu IS97, il donna A/m/ Ohf Q\ fit exécuter au festival de llereford un Te Oeum et un /iciiedictus. Puis il produisit au festival de Is'orwich plusiencs compositions pour orchestre : Euiqmn, variations, Caractaeus et Sea Pictures. Enfin, le Sotitfe de (lérontius, oratorio écrit sur le poème du cardinal Ncwmann, lui valut, en 1900, un succès retentissant au festival de Birmini-ham. après quoi il fut reproduit au festival rhénan do Dusseldorl. Ce bel ouvrage qui fait épocpie dans l liistoire de la musique anglaise fut suivi d'un autre, U'S Àpôlrts, dont il avait lui-mémo écrit les paroles, et qui est divisé eu deux parties qui se subdivisent elles-mêmes-

ELECTIONS

TABLEAU DE LA LÉGISLATION ÉLECTORALE

GÉNKBALKS

Législation.

Électorat.

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