ESTRADA PALMA
ESQUIER (Léon-CAar/e«-Stéphane), acteur français, fils de M»" Esquicr (.Marie Samarv;, né à Alger eu 1871. Admis au Conservatoire de Paris il y obtint le second prix de comédio en 1892, fut engagé au Gymnase, passa â rodéon, puis à la Comédie-Française. Comme auteur dramatique, il a fait représenter sur les théâtres (Capucines, Grand-Guignol, Maihurins, Bodinièrc et autres), un assez grand noniltre de pièces écrites pour la plupart en collaboration : la Chrysalide (1897), Ta sœur (1900), le Soir du Calvaire, Rends-moi ma femme, l'Agence Robert Macaire (1901), une Affaire de mn-urs, l'Allumeur (1902), les Veux Rosses (1903), la Poudre aux moineauxt le Nez d'un notaire, l'irrémédiable, etc.
ESQUIMALT, ville du Dominion canadien (Colombie britannique), dans lilo de Vancouver ; port sur ot profond ; 2.200 hab. Hôpital militaire.
ESQUIPULAS, ville du Guatemala (départ, de Cbiquimula), à quelque distance du rio Lempa; 2.500 hab. Grandes foires où se fait un actif commerce de bestiaux. C'est en mémo temps le but d'un des pèlerinages les plus fréquentés de l'Amérique centrale.
*ESSAI n. m. — Football. Action de porter le ballon et de le poser à terre, en un point i|uclconquo derrière la ligne du but adverse. V. foothall au t. IV.
ESSAOUL n. m. Nom donné dans les troupes cosaques
â lofticior dont le grade correspond à celui do capitaine en premier. (Le capitaine en second porto le titre de podessaoul, c'est-à-dire littéralement : sous-essaoul.) il On dit aussi asaoul, esaoul.
ESSCHENE ou ESSCHENE-LEZ-ASSCHE, Comm. de
Belgi([uo (Brabant [arrou'l. de Bruxelles^), sur un petit tributaire de la Dendre; 2.000 hab. Tisscranderies; distilleries, huileries.
* ESSENCE n. f. — Essence de moutarde. Essence de raifort. V. AIXYLSÉNKVOL.
— Industr. Nom donné ù. des pétroles rectifiés employés pour le chauffage ou l'éclairage.
— Encycl. Les principales essences industrielles sont : Vautomobiline (rad. automobile, et suff. ine) ; la luciline (du lat. lu^, lucis, lumière); la motricine (proprom. produit
ftour moteur ; do motrice, fém. de moteur, celui qui meut) ; a saxoléine (du lat. saxum, rocher, et oleum, nuile : pétrole); la stelline (du lat. slella, étoile), etc. — Ces mots, qui ont pour radicaux tantôt le nom d'une machine à laquelle le produit peut servir, tantôt celui d'une lumière dont l'éclat est obtenu, tantôt celui du pétrole, n'expriment pas littéralement la chose qu'ils veulent représenter et indiquent dos sortes ou, selon l'expression commerciale, des marques de pétroles.
ESSENWEIN (August Ottomar), architecte et archéologue allemand, né à Karlsruhe en 1831, mort à Baden- Baden en 1892. Il fut conseiller du bâtiment à Graz et professeur do construction à l'Ecole supérieure de cette ville. De 1866 à 1891, il fut l'organisateur et le directeur du Musée germanique do Nuremberg, une des institutions artistiques les plus curieuses de l'Allemagne. Son goût d'archéologue se manifesta dans les décorations qu'il dirigea, par exemple à légliso Sainte-Marie-du-Capitole de Cologne et à la cathédrale de Brunswick. Il a beaucoup écrit: les Monuments du moyen Age àCracovie (1869); Atlas d'architecture (1875) ; les Monuments du musée germanique (1877); Peintures murales de la cathédrale de Rrunswick {\9,i\) \ etc.
ESSEX, comté du Canada (prov. d'Ontario), à l'extrémité ouest do la grande péninsule ontarienne, entre le lac Saint-Clair, la rivière Détroit, qui le sépare des Etats- Unis, et le lac Erié; 1.800 kilom. carr. ; 50.000 hab., sous le climat le plus doux du Canada oriental, en un pays relativement très fertile ; plus de 17.000 Français. Ch.-I. Sandwich.
EsSEX (race d*), nom donné à une race porcine d'Angleterre, qui provient d'un métissage entre des vérats (l'Italie (introduits en Angleterre vers le commencement <lu XIX'' siècle par lord, western) et des truies indigènes du comté d'Essex.
— Enctcl. Do ce comté les métis (improved Essex) se répandirent dans le Surrey, le Sussex et le comte d'Oxford. Plustard, cette soi-disant race (jui, en réalité, constitue plus proprement une simple variété, fut encore améliorée par Fisher Hobbcs; maison lui préfère en général aujourd'hui les Berkshire ot les Y'orkshire.
Elle est intéressante cependant
par son aptitude à l'engraissement et sa remarquable précocité; mais élaborant beaucoup de saindoux, elle présente, de plus, l'inconvénient de donner une chair peu succulente. Les(|ualiti-s des porcs d'Essex dépendent surtout des soins qui présidente l'élevage et sont, en somme, les mêmes que celles des races auxquelles on a fait appel pour le croisement.
ESSEXTTE {è-sèk-siV) n. f. Roche éruptive à gros éléments et voisine des dioritos. (L'orthose, la néphéline, la sodalite. l'amphibole, le péridot, peuvent s'y trouver associés. On la trouve avec des syénites en Amérique du Nord, au Brésil, en Norvège.)
ESTAIMBOURG. ville delà Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Tournai]), non loin de la rive droite de l'Escaut ; 2.000 hab. Industrie et commerce assez actifs; fabrication de toiles, dentelles; sucrerie.
EsTAiMPOis ou Etaiupuis, ou Stampuis, bourg de Belgifiuc (prov. de Hainaut [arrond. de Tournai]), non loin de l'Escaut; 1.500 hab. Toiles.
*ESTAMPILLAGE n. m. — Enctcl. Dr. Certaines marchandises de fabrication française, telles que les tissus, les châles do cachemire, les linons, les batistes et dentelles, pour lesquelles il est fait, à la sortie, des réserves de retour, sont réadmises d'office par le sen-ice local. lorsqu'il ce s'élève aucun doute sur leur origioe. A cet
Porc d'Essex.
effet, chaque pièce doit, â la sortie, être estampillée par la douane, et la réimportation doit être faite par lo Lareau mémo qui a constaté l'exportation.
Les caisses, paniers, sa'-s et autres récipients ayant servi au transport des grains, sel, fruiLs, etc., peuvent être également réimportés en franchise à condition d'avoir reçu une marque ou estampille au bureau do sortie.
I^ douane revêt également dune estampille les échantillons ou les cartes sur lesquelles ils sont fixés.
Un plomb spécial de petite dimension est apposé, à la demande des voyageurs, sur les vélocij^'dcs qu'ils emportent dans leurs excursions à l'étranger. Ce plomb, qui est gratuit, peut être appliqué aussi bien sur les machine» de fabrication étrangère nationalisées par le pavement des droits que sur les machines de fabrication française. *EsTANCELIN (Louifi-Charles-Alexaodre), général et homme politique français, né à Eu en 1823, — Il est mort dans son château de Baromcsnel, près d'Eu, en I9u6.
ESTAUNIÉ (Edouard I, romancier fr en 1862. Elève de l'Ecole polytechni^j'. sciences politiques, il fut nommé i;, graphes et publia successivement deux r-rmu .-„
Simple '1891) et Donne dame (1892). H fît paraître en 18»* une étude sur les /^e/i/«7jint/re« hollandais, et revint au roman avec l'Empreinte (1896), l'œuvre qui l'a fait connaître Dans ce roman, il a voulu montrer les traces indélébiles que l'éducation des jésuites imprime dans les esprits Dans le Ferment fl899,, il fait voir quel levain de trouble apporte dans la société l'ambition des jeunes diplôméR que l'éducation uni%'ersitairc déverse chaque année dans les cités. Ces romans sont pleins, sobres, nerveux, écrits dans un stylo châtié. Il a publié un autre roman : l'Epave (1902), Il a écrit en outre des ouvrages scieniiliques : le% Sources d'énergie électrique (1895) et un Traité de tilécoir munication électrique (190ii. Après avoir dirigé pendant trois ans l'Ecole supérieure de télégraphie, Edouard Estaunié a été nommé directeur au sous-secrétariat des poâtes et télégraphes.
Ebterençuby, comm. des Basses-Pyrénées, arrond.
et à 18 kilom. de Mauléon, sur la Nive, sous-afûucnt do l'Adour; 700 hab. Source sulfatée sodique.
ESTHONYCIDÉS {èss-to) n. m. pi. Paléont. Genre do mammifères tillodontiens, rcnfermaut les genres esthonyx cl platycluerops. — Cn esthonycidé.
— Encycl. I>cs animaux de cette famille étaient des êtres étranges, présentant les caractères des groupes les plus différents. Leur crâne rcssemblaità celui d'un our^ . leur dentition était en partie celle des rongeurs, cn ; a: ' -■ celle des insectivores; leurs pieds à cinq doigts é'-an nî faits pour la démarche plantigrade ; leur taille variait do celle d'un chien à celle d'un ours. Ils ont vécu à l'époque tertiaire éocène dans l'Amérique du Nord (esthonyx sulcotus, type du genre), et en Angleterre (pialychœrops Richurdsoni).
ESTINNES-AU-MONT, comm. de Belgique (Hainaut [arrond. de Thuiuji, sur un affluent de l'Haine, bassin de l'Escaut; 2.000 hab. Cette localité est située sur la voio romaine de Bavai à Tongres, dite cliaussée de Drunehaut — .\ une petite distance se trouve Ertinnes-au-Val, commune qui fait partie de l'arrond. de î^oiguics; 900 hab.
ESTTVE u. m. Nom donné, dans le midi de la France, au local oii l'on conserve les huiles, été comme hiver.
ESTIVELA, bourg d'Espagne (Valence fprov. de Valence, distr. de Murviedroj), sur le Palancia; 1.400 hab. Aux environs, eaux minérales bicarbonatées sodiqucs, utilisées contre les troubles intestinaux, la graveUe, etc.
ESTLANDER (oPKRATioN d'), Opération consistant à réséquer plusieurs eûtes sur une étendue plus ou moins grande. (On pratique l'opération d'Estlander lorsqu'après les pleurésies purulentes chroniques, il reste un espace entre les deux feuillets de la plèvre. On permet ainsi le rapprochement des parois et par suite la guérison.)
ESTOUFFÉE (èss-tou-fé) n. f. Nom donné dans les mines de houille â l'opération de l'établissement d'un barrage en argile, pisé, maçonnerie, afin de circonscrire une partie incendiée de la mine. [; On dit aussi si^rrags.
*EsToaRNELtXS DE CONSTANT (Paul-Heoh-BeDja-
min li.u-LCAT d*), diplomate et homme politique français, né à La Flèche en 1852. — Réélu député de La Flèche en 1902, il remplaça comme sénateur de la Sartne feu Legludic, le 13 novembre 190-1. Membre de la cour permanente d'arbitrage de La Haye (1900), il fit en France et à l'étranger une série de conférences, d'articles, de discours, afin do faire connaître cette œuvre. En mémo temps, il poursuivait opiniâtrement dans le Parlement la limitation progressive des armements des grandes puissances. Lors de la discussion du budget au Sénat, cn 1905, il sou tint que la France devait prendre /' ,.
l'initiative de solliciter des autres î
nations rengagement réciproque D'EstounieliesdeConstADt. do restreindre les dépenses navales. Citons encore de lui : la Politique française en Tunisie : le Protectorat et ses origines ( 1R91 J ; l'Action parleniPiitaira et l'Organisation de la paix {1905),
EsTRADA Palma ÇTomas), patriote cubain, président de la république de Cuba, né à Bayamo en 1835. H commença ses éludes à I^ Havane. Plui tard, il se rendit à Séville, où il commença son droit. Quand éclata (1868) la guerre de révolution qui devait durer dix ans, et dont il contestait l'opportunité, il n'hésita pas â suivre ses amis. Sa mère, faite prisonnière par les Espagnols, fut retrouvée par les troupes cubaines au bout de quatorze jours, dans la forêt, oii elle mourait de faim. Estrada Palma fit la plus grande partie de la campagne avec le généra! Modesto^Diaz. Il fut président de la République cubaine qui s'était constituée dans une partie de l'île. Fait prisonnier le 10 octobre 1877, et conduit à La Havane pa'* ordre du général Martinez Campos, il fut déporté en Espagne. Le pacte de Zanjôn rendit à Estrada Palma sa liberté. Le
SUPPL
Estrada Palma.
ESTRAGOL - ETATS-UiMS
BonvorDomont espagnol lui offrit la ■•«■"jf* <'«,^« ''Ifa'!^ et d'autres compensations, mais il les refusa. Il so renaît à lloniiuras, oùil lut nonmi6 directeur des postes par le prL'sident Suto. 11 alla ensuite aux Eiats-Uuis, où il fonda un collège à Central - Valley.
Ayant adlii5ni au parti révolutionnaire de Cuba, il fut élu député à la mort de José Marti. La guerre terminée, il aliandonna cette charge lionoraLlc et difficile, à laquelle il s'était consacré avec énercie pour retourner à son collège. Le \" janvier 1899, la souveraineté de l'Espagne à Cuba était abolie et faisait
Place au gouvernement do intervention américaine. Le président des Etats-Unis, Mac kinley, ordonna au gouverneur militaire do Cuba, le général Léonard Wood, do susciter une élection générale dans lile, en vue d'élire des
délégués à la Convention qui serait chargée de rédiger et d'adopter une Constitution. Le 5 novembre la Convention constituante so réunit, et, après le vote de la constitution, le général Wood remit le gouvernement de Cuba au coiigri'S et au président do la nouvelle République, Tomas Estrada Palma, élu à cette haute fonction par un sulfrage unanime. 11 a été réélu en 1906.
ESTRAGOL {rss) n. m. Principe C'*H'°0', extrait de l'cssciice d'estragon.
Esturgeon (l.vc de l'), lac du Dominion canadien, dans le territoire de l'Ouest ; 250 kilom. carr. Peu profond. *ÉTAGE n m. — Encycl. Dr. Lorsque différents étages d'une maison appartiennent à plusieurs propriétaires, chacun d'eu.ï a une propriété exclusive et absolue sur l'étape qui lui appartient et n'a sur le sol et sur les ouvrages indispensables au maintien et à la conservation de fa maison qu'un droit proportionnel à son droit sur léiage. Si les titres de propriété ne règlent pas le mode do réparations et de reconstructions, les gros murs et le toit sont à la charge de tous les propriétaires, chacun en proportion do la valeur de l'étage qui lui appartient; le propriétaire de chaque étage fait le plancher sur lequel U marche. (C. civ., art. 664.) Les greniers et les caves sont compris dans la classe des charges communes, s ils sont utilisés pour l'usage commun ; chaque copropriétaire contribue aux réparations et reconstructions, proportionnellement à l'étendue de la partie dont il jouit. Les frais d entretien des puits, fosses d'aisances, allées, cours, portes et autres choses communes aux différents étages sont répartis entre tous les intéressés eu égard à la valeur de chaque étage, à moins qu'il n'existe des usages locaux contraires. Les impôts sont également une charge commune. Toutefois l'impôt des portes et fenêtres est spécialement au compte de celui qui les a dans son étage, à l'exception de l'impôt sur la porte cochère, qui est une dépense générale. "V. ESCALIER.
— Nombre et hauteur des étages. 'V. HAUTEtiB. ÉTAMOI n. m. Autre forme du mot étamoir. Étape (l'i, roman, par Paul Bourget (1902). — Lo professeur Joseph Monneron est malheureux dans son ménage et dans ses enfants. Son fils aîné, Antoine, fréquenteles courses et les lieux de plaisir, et, pour se procurer do l'argent, en arrive à faire des faux. Sa flUe Julio se laisse séduire par un ami de ses frères, Adliémar de Rumesnil, et tire un coup de revolver sur son amant qui 1 a abandonnée enceinte. Son dernier fils est un gamin vicieux. Seul, le second de ses enfants, Jean, est une âme élevée, mais, fils d'un père anticlérical et jacobin, il est porté vers des idées relijieuses odieuses à son père : bien plus, il aime Brigitte, fille du philosophe catholique Ferrand, qui a jadis été le camarade de Joseph Monneron à l'Ecole normale. A la fin, il est vrai, la loyauté et l'honnêteté do Monneron se trouvent d'accord avec la générosité de Kerrand pour faire le bonheur d'au moins un de ses enfants. Mais que d'échecs et de hontes d'autre part : Ferrand explique à son ancien camarade, et c'est la thèse du roman, la cause sociale de sts malheurs. Fils de paysan, Monneron s'est trouvé trop vite élevé à une situation où aucune hérédité, aucune tradition, aucune éducation ne l'avaient préparé : « La durée vous manque, lui dit-il, et cette maturation antérieure do la race sans laquelle le transfert des classes est trop dangereux. Vousavez brûlé une étape... On ne change pas do milieu et do classe sans que des troubles profonds se manifestent dans tout l'être. . A coté de l'histoire des Monneron, l'auteur nous peint 1 échec d une université populaire : rf7iiion 7'o/s(oî, fondée avec 1 aide de Jean Monneron et de Rumesnil, par le jeune millionnaire Crémieux-Pax, tvpo intéressant d'israélite idéaliste, absorbé par des fèves do régénération sociale. Analyse pénétrante des caractères, parmi lesquels se distingue par sa précision celui do Julio Monneron ; peinture louiUéc des mœurs contemporaines, intrigue conduite avec autant d'émotion que de logique ; thèse sociale d'un intérêt capital, posée et soutenue avec une rare vigueur : telles sont les qualités qui recommandent ce roman, une des œuvres les plus considérables de notre époque.
EtARD (Affxnnrfrc-Léon), chimislo français, né Sx Alcncon (Orne) en 1852. Il suivit les cours de la Sorboniie. passa son doctorat es sciences physiques (1860) ot devint successivement préparateur à la faculté de médecine de Paris, professeur à l'école de phvsique et do chimie, cbel do service à l'institut Pasiour, enfin examinateur à 1 b.colo polytechnique. Il commença ses études de chimie au laboratoire de Frémy, puis devint olùvo do Cahours. Ses jirincipales recherches se rapportent à la formation des quinones, à l'oxydation en général, aux acétones, à la préparation do raniylène, à la synthèse dos aldéhydes aromatiques, i^ la réduction des sulfates par les êtres vivants, au dosage des matières extraites de l'urine, À la pluralité ot au spectre dos chlorophylles, etc..
ËTATISTE {tissl') n. Partisan de l'étatismo : Un éta- TlSTB. Les ÉTATlsTKS s'opposcnt aux individualistes. adj. Qui appartient A l'étatismo : Une civilisation
LTATISTB.
* ÉTATS-UNIS. — Le nombre dos Etats do l'Union nordaméncaine, qui, depuis l'érection en Elat du VVyoming en 1892, était de quarante-cinq, s'est augmente en 1906 de deux unités. D'une part, en effet, les territoires de 1 Anzona et du Nouveau-Mexique ont été réunis en un même ensemble politique, avec le rang d'Etat. De même, le territoire indien et l'Oklaboma mit été réunis et élevés éf'alcment au rang d'Etat, sous le nom d'Oklahoma. La cSlonisation blanche est en effet devenue très active dans l'Oklaboma et, d'autre part, la population de race rouge dans le territoire indien n'a cessé de diminuer, soit par les croisements avec l'élément européen, soit par la disparition progressive des tribus, décimées par l'alcoolisme ou les maladies apportées d'Europe. — Au total, 1 Union comprend maintenant quarante-sopt Etats, et le nombre d'étoiles de son drapeau s'est accru de deux.
— HisroiRi;. l'résidencesd'A rtlmr, de Cleveland et d aarrison. Lorsque le président Garfield fut tombé sous les balles d'un assassin, en 1881, le vice-président, Arthur, prit le pouvoir et le garda sans encombre jusqu'en 1884. Les questions à l'ordre du jour, la réforme du tant douanier et celle du mode de nomination aux emplois n'ayant pas reçu de solution pendant sa présidence, il y eut un retour des démocrates, c|ui firent élire, en 1881, leur candidat, Grovcr Cleveland, contre celui des républicains, Blaine.
Cleveland s'était présenté comme lo champion de la réforme administrative, mais il ne justifia pas, à cet égard, toutes les espérances qu'il avait l'ait concevoir. Il fit un usage fréquent et énergique du droit de veto, et engagea assez nettement son parti sur les deux questions (|ui agitaient le plus les Etals-Unis, celles du tarif et de la trappe de l'argent. U demandait l'abaissement du tarif et était partisan de la suspension ou d'une limitation stricte du monnayage do l'argent métal. Mais, parmi les démocraies, il y avait des adversaires dos solutions que défendait Cleveland, et les divisions du parti amenèrent au pouvoir, en 1888, Harrison, candidat républicain.
Des mesures de réaction furent prises aussitôt : bill protectionniste élaboré, dans lo Congrès, par Mac Kinley, et achat d'argent moial par le Trésor. Les électeurs y répondirent en envoyant à Washington, en 1890, une Cliambre encore plus démocrate que celle de 1882. En 1892, pour l'élection présidentielle, républicains et démocrates se trouvèrent encore en présence, les premiers partisans du bill Mac Kinley et de la protection à outrance et manifestant leurs tendances à la centralisation, les seconds demandant un abaissement modéré des droits de douane, dos économies et revendiquant les droits des Etats. Sur la question de l'argent, on trouvait des partisans de la frappe libre dans l'un et dans l'autre camp. Ce furent les démocrates qui triomphèrent par le retour do Cleveland au
lJeu.Tième présidence de Cleveland. C'est le 4 mars 1893 que le président Cleveland, élu à une grande majorité, entra pour la seconde fois à la Maison Blanche. Les hommes modérés comptaient sur lui pour assurer la reforme du régime douanier et des finances, mais, s il défendait avec force ses convictions personnelles, il ne put trouver dans le Congrès une majorité solide. A l'acte Mac Kinley de 1890 fut substituée une nouvelle loi de douane, du 28 août 1894, dite tarif Wilson, qui supprima divers droits; elle fut vivement attaquée, surtout après les élections, qui eurent lieu la même année. Cleveland supprima, dès 1893, les achats d'argent, mais ses projets relatils a la diminution du papier-monnaie ne trouvèrent pas de majorité, même dans son propre parti. Eu ce qui touche la réforme administrative, Cleveland généralisa l'institution des concours pour la nomination aux divers postes.
A l'occasion de l'insurrection do Cuba, le président Cleveland fit une déclaration de neutralité et offrit à 1 Espagne ses bons offices en 1896, déclarant que, si celle-ci donnait à Cuba une certaine autonomie, on pourrait espérer obtenir sa pacification.
L'élection lu-ésidonticUe de 1895 fut précédée dune campagne électorale animée. Les républicains étaient depuis longtemps tombés d'accord sur le nom de Mac Kinley, qui représentait l'élévation des tarifs. Mais, sur la question monétaire, on était divisé même dans chaque camp. Cependant, après avoir été longtemps partisans de la frappe libre de l'argent, les républicains s'étaient rendu compte que l'étalon d'or pouvait seul assurer le crédit de leur pays, tandis que les démocrates faisaient I évolution inverse. L'adoption de cet étalon figurait donc en prciiiiero ligne dans lo programme de Mac Kmley. Les démocrates lui avaient opposé Bryan, mais il fut élu a une forte majorité, le 3 novembre 1896. ....
Présidence de Mac Kmley. Le nouveau président, qui prit possession do sa charge lo 4 mars 1897, disposait d'une majorité à la Chambre, mais non au Sénat, et, s il put réaUser sans retard le relèvement des tarifs douaniers, la réforme inonélaire ne fut possible qu après les élections de 1S98, qui donnèrent aussi au Sénat la majorité aux républicains.
Dès son entrée en fonctions, Mac Kinley so disposa à réformer le tarif de 1894. Un projet de tarif, dû à Dingley, fut adopté par les Chambres et promulgue lo 24 juillet 1897. La tarification y était extrêmement sévère, et la ta.xation des matières premières y avait [iris une grande importance. Cependant, des traités de réciprocité commerciale furent signés, mais aucun d'eux ne fut ratifié par le Sénat. La loi instituant l'étolon d'or est du 21 mars 1900. Une réserve de 150 millions de dollars fut créée pour rembourser les billets, qui ne purent plus ensuite être remis en circulation que contre de l'or.
Les deux Chambres votèrent, le 18 avril 1898, 1 intervention à Cuba. (\'. CtJHA.) Après les opérations, malheureuses pour les Espagnols, conduites à Cuba, A l'orto- Rico et aux Philippines, des préliminaires de paix avec l'Espagne, négociés le 12 août 1898, furent convertis en traité le 10 décembre suivant. L'Espagne renonçait iUous vos droits sur Cuba et cédait .aux Etats-Unis Porto-Rico, les Antilles espagnoles, les Philippines et lile de Guaiie, dans les lies Mariannes. Les Etats-Unis durent ensuite soutenir aux Philippines une lutte acharnée contre ce même Aguinaldo, qu ils avaient délivré du joug espagnol. Les Américains ajoutèrent aussi à leur domaine les lies llawaï. Une révolution , provoquée en 1893 par des planleurs américains, avait conduit 4 un protectorat sur ces îlos. Cleveland avait fait supprimer ce protectorat, mais Innnexion de l'arcliipel fut signée par Mac Kinloy lo 6 juillet 1898. Lo condominium anglo-allomand-améncain aux Samoa prit fin par la convention signée il Washington
le 2 décembre 1890, qui attribue lile de Toutouila et quel- (lues autres aux Etats-Unis.
A la suite de la découverte des champs aurifères du Klondyke, une contestation de frontière s'éleva avec le Canada ; elle fut provisoirement réglée par un modus Vivendi en octobre 1899.
Un traité, signé le 5 février 1900 entre le secrétaire d'Etat américain llay, et lord Pauncefote, ambassadeur d'Angleterre, au sujet du futur canal do Nicaragua, révoqua le traité Clajton-Bulwer, do 1850, qui donnait aux deux pays des droits égaux dans la construction et ladministra'tion de ce canal. L'Angleterre renonça à ses droits, cl les Etats-Unis s'engagèrent à maintenir une neutralité perpétuelle et absolue dans les eaux de ce canal ; mais la neutralité se trouva annulée par l'amendement i|ue le Sénat adopta le 14 décembre 1900, stipulant '|ue les Etats-Unis seraient chargés de la défense du canal en cas de guerre.
La présiilence de Mac Kinley avait marqué, pour les Etats-Unis, les débuts d'une politique nouvelle : l'impérialisme. De nouvelles possessions s'étaient ajoutées a leurs vastes territoires, et les Etats-Unis allaient aussi se mêler désormais, de plus en plus activement, à la vie internationale des Etats du vieux continent. Ils prirent part à la conférence de La Haye, et leurs troupes coopérèrent à la marche sur Pékin. Réélu le 5 novembre 190o ].ar 292 voix contre 155 à Bryan, Mac Kinley mourut frappé de deux coups de revolver par l'anarchiste CzolgosE, pendant une réception publique à Buffalo, lo U septembre 1901.
/'résidence de Itoosevelt. Appelé au ministère de la marine comme sous-secrétaire d'Etat par Mac Kinley, Roosevelt avait pris part à la guerre de Cuba, à la tête d un régiment de volontaires. Devenu très populaire, il fut nommé gouverneur de New-York et, en 1900, il fut élu vice-président. La mort tragique de Mac Kinley I appela à la présidence de la République.
Elu par les républicains, Roosevelt déclara qu il continuerait la politique de son prédécesseur, et il conserva ses collaborateurs. Le 5-< Congrès, dont l'élection avait eu lieu en novembre 1900, ouvrit sa première session le 3 décembre 1901, avec une majorité républicaine. Dans un message, Roosevelt affirma son aihésion à la politique protectionniste, tout en recommandant au Sénat de hâter la ratification des traités de réciprocité commerciale que son prédécesseur avait conclus. Il demanda aussi le vote dune législation spéciale contre les anarchistes et aborda la question des trusts, avec lesquels les démocrates accusaient les républicains d'être de connivence. Les élections pour le 58' Congrès, faites en novembre 1902, un an à l'avance, selon l'usage, donnèrent encore la majorité aux républicains.
Une loi du 29 avril 1902 prorogea pour dix ans, en 1 étendant aux nouvelles possessions, la législation prohibitive de 1892 sur l'immigration des coolies chinois. L immigration étrangère s'étant beaucoup accrue dans les dernières années, une loi de 1903 eut pour objet de coordonner les règles sur l'immigration et de la restreindre en même temps. Enfin, une loi ferma aux anarchistes 1 accès du sol américain. ....
L'insurrection des Philippines avait commencé à décroître en 1901; le 4 juillet 1902, une proclamation du président déclara la paix rétablie aux Philippines, sauf pour la région du Moro.(V. Philippines.) Le 2o mai 1002, fut proclamée la république de Cuba. V. Cuba.
La loi du 25 juin 1902, dite loi Spooner, ayant autorise le président à choisir, pour un canal interocéanique, le tracé qu'il lui conviendrait d'adopter, Nicaragua ou Panama, Roosevelt signa avec la Colombie, le 23 janvier 1903, le traité désigué sous le nom de traité Hay- Herran, qui reconnut aux Etats-Unis le droit d acquérir la concession de la Compagnie nouvelle de Panama, celui d'achever le canal et de l'exploiter, et qui leur concéda en même temps, le long des rives, une bande de territoire sur laquelle, d'ailleurs, la Colombie gardait sa souveraineté. Le Sénat colombien refusa de donner son approbation au traité. Le 3 novembre, une insurrection éclata à Panama: les Etats-Unis intervinrent si rapidement pour i>rotéger leurs nationaux que cette intervention sembla préparée d'avance; le 6 novembre, Roosevelt reconnut l'indépendance de Panama, et, le 18 novembre, un traité, signé à Washington avec la république de Panama par Bunau-VariUa, pour cet Etat, et par Hay, concéda la construction du canal aux Etats-Unis, avec une zone sur les bords du canal en toute souveraineté.
Le 24 janvier 1903, les Elals-Unis signèrent avec 1 Angleterre une convention relative à la deliuiilation de la frontière méridionale du territoire d'Alaska; la commission arbitrale nommée, d'après cet accord, rendit sa sentence le 20 octobre de la même année et consacra presque entièrement les prétentions américaines.
Poursuivant de plus en plus une politique mondiale, les Etats-Unis devaient sentir la nécessité de développer leurs forces militaires et navales. Une loi du 21 janvier 1903 réorganisa la milice, celle du 2 février porta le chiffre de l'armée à 100. ooo hommes, celle du 14 février créa un état-major. Dans son message de novembre 1903 au 58' Congrès, le président Roosevelt insista sur la uecessité dune puissante marine. ,
La haine de races entre blancs et noirs avait pris, depuis quel.mes années, une acuité particulière. L attitude mipaniale de Roosevelt â l'égard des. nègres provoqua des critiiiiies, et les lynchages devinrent fréquents. Des associalioiis s organisèrent pour lutter contre 1 égalité des gens de couleur.
Une loi du II février 1903 créa un nouveau départemont exécutif, sous le nom de département du commerce et du travail. Le J-airbnnks bill ac, orda à l'aitorney général des pouvoirs plus élcndiis pour la poursuue dM trusts, qui portaient atteinte ' ' '" "' '
la liberté commerciale.
Do"iio'nillréii'sês grèves éclatèrent en 1902, 1903, 1904.
Roosevelt fut réélu président de la République le 6 novembre 1904, à une énorme majorité; lo sénateur tair-
banks l'ut appelé à la vice-présid.'nce. Roosevelt déclara que, n'ayant pas, une première fois, rempli les fonc ions i.résidentielles pendant toute la durée du mandiit il acceptait son renouvellement de pouvoir, mais qu il ne '■rait plus, dans l'avenir, candidat à la présidence^ nw'.n.e temps, les élections pour le 59- Congrès relevé
u'il ne se.
En niêmi temps, les élections pour le 59- Congrès relevèrent encore la majorité républicaine. Sur la question monétaire qui avait jadis causé tant de divisions, le parti démocralonvait «dmis, implicitement, dans son programme.
que lo régime actuel donnait toute satisfaction, Rooscvelt trouva aussi l'appui des démocrates dans sa politique contre les trusts.
Les Etats-Unis signèrent de nombreux traités d'arbitrage on 1004 et 1905. Au mois de juin 1905, le président Roosevolt proposa aux gouvernements russe et japonais de réunir une conférence en vue de la cessation dos nostiliiés ; ils acceptèrent, et la conférence do Portsmoutli aboutit, lo 29 août, à la conclusion do la paix.
Statistique. Kn looo, les Havaï ou îles Sandwich furent admises dans l'Union américaine, malgré leur énorme éioignemcnt du littoral américain : avecla distance en plus, cet archipel est aux Etats-Unis ce que les Canaries sont à l'Espagne et ce que les - îles adjacentes «, Madère et les Açoros, sont au Portugal. Do plus, un arbitrage a fixé en 1903, à l'avantage de l'Union, la limite entre l'Alaska et la puissance du Canada. Enfin, le Land Office, lo Bureau des Terres de la Confédération, a calculé de plus près la superficie do la grande république. C'est donc à 9.403.970 kilom. carr., au lieu de 9.212.300, qu'on porte l'aire occupée par cette puissante nation. Dans co chilTre, l'Alaska compte pour environ 1.530.000 kilom. carr. et lo groupe des Sandwich pour 17.000.
— Organisation militaire. Elle a été considérablement modifiée par les lois du 2 février 1901, des 21 janvier,
14 février et 23 décembre 1903.
Le poste do général commandant l'armée a été supprimé, et ses attributions, un peu plus étendues, sont passées au chef de l'état-major, créé lui-même par la loi du 14 février 1903, en même temps que lo corps d'élatmajor, chargé de préparer les plans de la défense du pays et do la mobilisation de ses forces en cas do guerre.
Différentes unités ont été créées dans les diverses armes, dont la constitution a été profondément remaniée. L'armée a reçu la composition suivante ; infanterie., 30 régiments à 3 bataillons de 4 compagnies ; cavalerie, la régiments à 3 escadrons de 4 " troops « ou compagnies dont chacune, commandée par un capiiainc, correspond à un escadron européen ; artillerie, 1 corps de 30 batteries do campagne et 126 compagnies de côtes; génie, 1 corps do 3 batadlons à 4 compa^^nies; 1 corps des signaux, au-
2ucl est rattaché i corps aaérosliers ; cnlin, l corps d'inigônes aux Philippines; etc.
La loi sur la milice a divisé celle-ci en milice proprement dite (l'ancienne milice organisée) et réserve de la milice (l'ancienne milice non organisée), en décidant que tous les citoyens américains doivent, à part quelques exceptions, faire partie do Tune ou do l'autre depuis l'âge de 18 ans jusqu'à celui de 45. Dans la milice comme dans l'armée permanente, on entre toujours par enrôlement, et celui-ci peut maintenant être contracté pour un minimum de trois ans; mais l'enrôlé doit savoir lire et écrire.
— Ecoles militaires. L'académie militaire de W'cst-Point, pour la préparation des officiers de toutes armes, s'est considérablement développée, de même que les écoles d'application des différentes armes. De plus, il a été créé. dans toutes les garnisons, des écoles d'officiers dites aussi de garnison, dont tous les jeunes officiers doivent suivre les cours. Il a été créé, en outre, une école de défense soiis-mai-ine, puis une école pour le service général et l'étatmajor (General Service and Staff Collège), destinée à préparer les jeunes officiers de toutes armes à suivre les cours de VEcole de guerre {V^^ax Collège), établie dans les casernes Washington (district de Colombie).
Enfin, la répartition militaire du territoire a été modifiée par la loi du 23 décembre 1903, entrée en vigueur le
15 janvier 1904. Les u départements >» entre lesquels était divisé lo pays ont été groupés en cinq divisions : 1» celle de l'Atlantique (qui comprend les départements do l'Est ■et du Golfe), chef-lieu àiNew-York; 2» celle du Nord (départements des Lacs, du Missouri, de Dakota), chef-lieu  Saint-Louis; 3'» celle du Sud-Ouest (départements du Te.xas et du Colorado^ chef-lieu à Oklahoma; 4<* celle du Pacifique (départements de Californie et de Colombie). chef-lieu à San Francisco: 5" la division des Philippines (départements de Luçon, Visayas et Mindaoao), chef-lieu à Manille.
— Armement. Pour ramener l'armement de l'infanterie à l'unité de calibre, lo fusil Lee de e millimètres a été laissé à la marine, et l'arméo do terre a été armée au moyen d'un fusil Springfield, arme inventée en 1902, ayant le même calibre de """.ez que le fusil Krav-Jiirgensen, en service, mais qui, grâce à des particularités do construction, réunit les avantages do co fusil à ceux du fusil Mauser.
— Matériel d'artillerie de campagne. Le nouveau canon à tir rapide adopté en 1901. à la suite du concours ouvert en 1901, et dû au capitaine Wheeler, porte officiellement lo nom de modèle 1902. Lo calibre est de 7G "■/" .
Etawney, grand lac du Caçada (Keewatin), origine d'un court tributaire do la baie d'Hudson, Environ 160.00Û lieolares.
Etcheverry (Hubert- Denis), peintre français, né à Bayouno en 1867. Elève d'Achille Zo, de Léon Bonnat et d'Albert Maignan, il obtint sa première récompense au Salon de 1895, avec deux tableaux de style : Mise au tombeau el Saint Michel protéqeant une trépassée; mais bientôt il se tourna vers le tableau de genre, l'étude de mœurs, et lo portrait. En 1890, il obtmt une seconde médaille avec : les ?i''ounous {Ariégeoise et Bretonne). En 1900 (Exposition universelle), cette dernière toile (achetée par l'Etat), et Ils ne lisaient plus (à la Ville de Lyon), lui valaient une médaille d'argent. Depuis, cet artiste adonné plusieurs toiles d'une couleur chaude et pittoresque : en 1901, une Elégante et Lune de miel ; en 1902, Portrait de femme et Marché à Ségovie; en 1903, Portrait d'homme et Vertige, toile mondaine, qui eut une grande vogue; en 1904, un Portrait de femme; en 1906, un Portrait de femme et les Loups.
ÉTHANOXIME n. f. Aldoxtme CH»-CH = AzOH, que
l'on obtient en traitant l'aldéhyde par la chaleur.
Ethe, comm. de Belgique (Luxembourg [arrond. de Virtonls sur la Thouoe, sous-affluent de la Meuse par la Chiers; 1.830 hab. Poteries.
*ÉTHÉRlSATlON n. f. — Encycl. Physiol. végét. L'éthérisation a été préconisée dans l'industrie du forçage des plantes. On obtient, en effet, en éthérisant les végétaux, «ne anesthésie qui peut, dans une certaine mesure, suppléer au repos que la nature leur accorde anouellemeot
ETAWNEY — EUCAMPTOGNATIIE
dans lo cours do leur végétation. Pratiquement, cette opération semble devoir n'êtro d'une utilité indiscutable que dans le forçage des /leurs. V. forckrib.
ÉTHUSINE n. f. Sous-gcnrc d'éthiises, comptant quelques espèces ré^)andues dans les mers chaudes.
— Encycl. Lethusina abyssicola, draguée à des profondeurs do
deux
mille
Ëthusiac.
à trois
mètres, au voisinage des côtes occidentales et orientales d'Afrique, est un exemple do ces curieux petits crabes allongés, remarquables par la longueur et la gracilité do leurs deux avant-dernières pattes; les dernières, très courtes, ont des pinces courtes et faibles.
Etienne (André), l'un des tambours d*Arcole, né à Cadenet ^Vaucluse)en 1774, mort on 1838. Il s'illustra pendant la célèbre journée qui fut une des grandes victoires de la campagne d'Italie, et mérita, pour son courage et par l'ardeur qu'il mit à battre la charge, d'être sculpté par David sur le fronton du Panthéon; sa gloire a été célébrée dans un poème provençal par Frédéric Mistral. Il ne figure pas cependant au premier rang dans les récits historiques de la journée d'Arcole, qui insistent sur d'autres tambours non moins héroïques : l'un deux, tambour improvisé, est Masséna, qui battit la charge avec le pommeau de son épée, dans la soirée du 17 novembre 1796; l'autre est un tambour du 51*, nommé Pierrot, qui passa l'Adige avec son tambour sur la tête. Etienne, cependant, a été une seconde fois glorifié, et c'est sur la place de sa petite ville natale que se drosse sa statue en bronze, œuvre du statuaire Amy (1894).
*Étienne (Eugène), homme politique français, né à Marseille en 1844. — Réélu aux élections générales de 1893 par la 2* circonscription d'Oran, il fut porté à la vice-présidence de la Chambre en 1894 et 1895.
De nouveau réélu en 1898 et en 1902, sans concurrent, il redevint vice-président de la Chambre en 1902, en 1903 et en 1904.
Il ne cessa de s'occuper, avec compétence et autorité, des questionsde politique étrangère et coloniale. Dans le cabinet Rouvier du 24 janvier 1905, il prit le portefeuille de l'intérieur, qu'il échangea, le 13 novembre 1905. contre celui do la guerre, à la suite de la démission de Berteaux, et qu'il consei"va dans le cabinet Sarrien (mars 1906). En 1906, il fut réélu à Oran sans concurrent.
ÉTIOLOGIQUEMENT adv. Qui a rapport à l'ctiologio.
EtivE (loch), baie, ou, plus exactement, fjord de la côte écossaise, dans le comté d'Argyle. Profond de plus de 30 kilomètres, large parfois de moins d'un kilomètre, dominé de prés par des collines de 700 à 800 mètres d'altitude, le loch d Etive était commandé jadis à son entrée par la citadelle de Dunstaffnage, dont il subsiste encore aujourd'hui d'importantes et pittoresques ruines.
Étoile (l*), ballet en deux actes représenté à l'Opéra le 31 mai 1897, musique de Wormser, scénario d'Adolphe Aderer et Camille de Roddaz. Les auteurs ont pris pour sujet de leur ballet-pantomime l'art mémo de la danse au théâtre. La scène se passe sous lo Directoire. Le célèbre maître de ballet Vestris, en quêto d'une étoile cborégra-
fdiique, la découvre en la personne do Zénaïde, la fille de a mère Bréju la fruitière. Zénaido a la vocation : on le voit bien à la façon dont elle danse la bourrée avec son amoureux Séverin, domestique du saltimbanque Bobèche. Séverin, jaloux, s'oppose aux projets de Vesiris. Mais le rusé maître de ballet fait signe à un sergent recruteur, qui saisit Séverin et l'enrôle dans la plus proche armée en partance. Engagée à l'Opéra, Zénaïde éclipse les autres étoiles, désolées de ses succès. Heureusement Séverin revient de l'armée, tout couvert de galons et do gloire, et Zénaïde, fidèle à ses premières amours, se précipite à son cou et renonce à la danse.
La partition de l'Etoile est intéressante. L'auteur s'est préoccupé de traduire avec fidélité et réalisme les scènes populaires du livret. De là un emploi un peu exagéré et parfois bizarre des cuivres, auxquels lo quatuor est trop sacrifié; do là certaines combinaisons de sonorités un peu déconcertantes; mais ces imperfections d'ordre purement musical sont rachetées par des qualités réellement scéuiques de mouvement et do vie.
Étranger (l), action musicale en deux actes, poème et rausifiue de Vincent d'Indy, représentée pour la première fois à Bruxelles, au théâtre de la Monnaie. lo 7 janvier 1903, puis à l'Opéra de Paris le 4 décembre de la même année. Le compositeur a écrit lui-même en proso rythmée un livret symbolique, qui n'est pas toujours exempt d'obscurités. -^ Dans un village des bordsdel'Océau est venu se fixer un Etranger, qui s'est donné pour mission d'aimer les autres et de les secourir dans le péril. Il possède « une pierre de miracle », qui lui donne le pouvoir de calmer les tempêtes. Tous le haïssent, à Texccption d'une humble jeune fille, Vita, qui, délaissant son fiancé, lo douanier André, se prend à aimer l'Etranger. Celui-ci, pour s'être laissé toucher par l'amour, ne se juge plus digne de commander à la mer. U va partir, après avoir remis à Vita la pierre do miracle. Vita la jette à la mer. Une terrible tempête s'élève. L'Etranger monte sur le canot de sauvetage pour aller au secours d'un bateau en perdition. Vita seule ose l'accompagner, et tous deux sont engloutis.
La musique est construite sur le système des leitmo-
tive; les thèmes principaux se rapportent à deux idées ■ 1 idée do la mission, do l'apostolat do l'étranper. et l'idée do la mer (la force morale et la force d«* In ■ -.tnr,. ■ .. i^ première se rattache le leitmotiv tiré de ' .j,
saint, celui do lEmeraude, lo thème de . jo
Vita; à la seconde, l'invocation lyrique il.. , ,,.i a la mer les motifs d'orage, lo fracas do la tempête au second acte! La facture témoigne dune réelle hauteur d'inspiration, d une science approfondie des ressources actuelles de 1 harmonie et do l'orchestration ; science un peu laljorieuse aussi, et fatigante pour l'oreille: car il arrive que la fraîcheur, la sinqilicite du slyle musiral — qualités essentielles pourtant au théâtre — disparaissent parfois sous la perfection trop compliquée de fa technique.
Ettingen, bourg de Suisse (canton de Bâie-Campagne distr. d.vrlesbcim]), sur un sous-afauent du Rhin par la Birsig; 800 hab. Eaux ferrugineuses; vignobles.
♦Ettinghausen (Constantin, baron de , phytopaléontologis^tc aumchico, né à Vienne en 1820. — 11 y est mort
Études, revue bimensuelle fondée à Paris en 1856 par des Pères de la Compagnie de Jésus. EIlo continue Vs Etudes de théologie, de philosophie et d'hisioirc, dont i^s Pères Charles Daniel et Jean Gagarin, de la Compagnie do Jésus, commencèrent la publication à Paris, en l'g^. Sans périodicité fixe d'abord, cette dernière revue parut ensuite régulièrement tous les trois, puis tous les deux mois; enfin, depuis I8G4. tous les mois. De 1862 à 1871, elle porta le titre d'Etudes retitjieuses. historiques el littéraires. Après une courte interruption, produite par la guerre de 1870-1871, la revue transporta lo siège do sa rédaction à Lyon, où elle parut lo 15 do chaque mois, sous lo litre : Etudes religieuses, philosophiques, historiques et littéraires. L'application aux jésuites des décrets du 29 mars 1880 obligea de suspendre la publication après juin 18S0. Elle fut reprise à Paris, en janvier 1888. La revue parut deux fois par mois, à partir de janvier 1897 et prit alors le titre abrégé : Etudes publiées par des Pères de la Cumpaqnie de Jésus. Les Eludes traitent tous les sujets pouvant intéresser les esprits cultivés. Sans se borner aux questions religieuses, en faisant une bonne place particulièrement aux sciences, les Etudes s'occupent spécialement de tout ce qui a un intérêt actuel pour les lecteurs catholiques, y compris les publications nouvelles. Comme son titre l'iudique, cette revue est exctosivement rédigée par des Pères jésuites.
Études économiques sur l^antiquité. par P. Goiraiid (Pans, 1904). — Dans ces études, P. Guiraud s'e'st efforcé de définir quelques-uns des principaux problèmes économiques qui se sont posés à Athènes et à Rome, et de faire voir leur répercussion sur la vie politique intérieure de ces Etats. Le premier chapitre traite de l'organisation du travail en Grèce; on y voit comment, les Grecs étant persuadés que la fonction capitale des citoyens était le service de i'Eiat, chaque classe, pour avoir le temps de remplir ses devoirs civiques, abandonna le travail à de plus pauvres et aux esclaves. Quand personne ne travailla plus, hormis les étrangers, il fallut que l'Etat prit à sa charge la nourriture de tous ces oisifs par dignité, et, comme il ne le pou\'ait pas, il en résulta que tous les pauvres dépouillèrent violemment les riches, et que la guerre sociale éclata, prélude de la chute de la Grèce. — Deux autres cliapitres sont consacrés à l'impôt sur le capital, à Athènes et à Rome. A .\thènes, cet impôt, aggravé par les liturgies, inclina les riches vers la paix. Au iv* siècle, il avait inspiré aux Athéniens une telle horreur de la guerre, qu'ils ne se risquèrent àcombattre leur grand ennemi, Philippe de Macédoine, qu'au moment où il était trop tard pour triompher do lui. A Home, au contraire, l'impôt sur le capital ne fut qu'une ressource exceptionnelle. Dans le dernier chapitre, Guiraud met en parallèle l'impérialisme anglo-saxon et l'impérialisme romain. Le premier découle de causes économiques. A Rome, c'est lo désir d'avoir des possessions à présener et à exploiter qui amena la conquête du monde. Or celle-ci assura aux généraux en chef une puissance immense, qui leur permit bientôt de supprimera leur profit le régime républicain; l'impérialisme créa le régime impérial.
* Ed (châthau d'). — Le château d'Eu a été en partie détruit, lo H novembre 1902, par un incendie qui n'a épargné que l'aile droite et la chapelle.
*EUBÉE, nome ou département du roranme de Grèce (Grèce insulaire), d'une superficie de 4.199 kilom. carr., peuplé do 115. 515 hab. Ch.-l. Chalcis.
— Archéol. On a fait des fouilles intéressantes sur remplacement des deux principales villes de l'Eubée. Erétrio et Chalcis. A Chalcis, la Société archéologique d'Athènes a déblayé le gymnase, où l'on a rencontré une mosaïque, et exploré la nécropole, où l'on a trouvé une vieille iaolo de marbre, des poteries primitives, des vases peints et des feuilles d'or. A Erétrio, l'Ecole américaine d'Athènes a dégagé le théâtre, où l'on a constaté quelques dispositions particulières : toutes les dépendances, magasins, coulisses, loçes d'acteurs et de danseurs, y sont au niveau du logeion, d'où un escalier et un couloir souterrain conduisent au centre de l'orchestre. On a également fonillc la nécropole, ou l'on a découvert des toimies à chambres et lits funéraires, des peintures décoratives, des ornements d'or, des plaques d'argile peinte, des Eros do terre cuite, des vases à ornementation géométrique. On a trouve encore d'intéressantes inscriptions : des listes de vainqueurs aux jeux, un curieux décret des Erétriens (fin du V* s. av. J.-C), réglant la célébration des Artemisia, l'organisation des concours musicaux ou autres, le cérémonial des processions et des sacrifices.
EUBLEPHARIS (blé-fa-riss) n. m. Genre de reptiles sauriens, comptant cinq espèces répandues dans le sud de l'Asie et de l'Amérique centrale.
— Encycl. Les eublepharis sont des animaux de taille médiocre, à pattes courtes, à queue cylindrique; leurs ongles sont réiractiles en partie. Leur" li%-rée, jaunâtre ou rougeâtre, est tachée de roux ou de brun, par bandes. Ils vivent sur les arbres ou dans les rochers, et se nourrissent d'insectes.
EUCÂBCPTOGNATHE [kanp') n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, de la famille des car%bidés, comptant une trentaine d'espèces propres à Madagascar. (Co
Hucamptognatiie (nid. a uQ tiers).
Eucladocère.
EUCIIAIRE — EUTING
sont do magnitif|uos féronies môlalliquos, vertes, cuivreuses ou iiourpri'os, larges, atteignant quatre centimètre:: do lonj,', et qui vivent lians les forêts des montagnes.
\,'eucamplogna(hus spcclaOUis esi le type de ce genre.)
EUGHAIRE (saint), en latin £iidiariiis, martyr on Lorraine ver> Tan 3C2. il naquit prèsde Toulau commencement du i V siècle et fut décapite. Au Xli* siècle, on élevai Toul une église sous son invocation. i-Y'to le 20 et le 27 octobre.
CUCHARIDE {kn) n. f. Genre damaryllidacées narcissêes, origiiiaire's de Colombie, et type d'une tribu dite des eiicharidi'fS, qui comprend do belles espèces ornementales.
EUCKEN (Kodoll)lie), tbéûlogieii prolestant ulleniaïui, no à Auricli ( Kriso orientale) on 18 IG. Il fut nommii professeur de pliilosopbio à Herlin (1871) puis à léna (1874), où il se lixa. Parmi ses principaux ouvrages, on peut citer : ta Mt^thode de l'examen ariatotélique (1872); Histoire et crituiHC des principes de notre i^poque (1878) ; Histoire de la tcrminvlouie philosophique (1880) ; les Imai/es et les comparinsoiis en philosophie [ISSO); Contribution à l'histoire de 1,1 philosophie moderne, principalement de la philosophie allemande (188G); la Philosophie de Thomas d'Aquin et la culture actuelle (188G); l'Unité de la vie morale dans la conscience et les actes de l'humanité (lSs8) ; la Conception de la vie chez les f/rands penseurs ^1890) ; la Part de vérité contpnue dans la religion (1901). R. Eucken s'est attachu à défendre lesprit chrétien contre le naturalisme sous ses diverses formes (empirisme, positivisme, utilitarisme) et contre riutollectualisnie.
EU CLADO- CËRE n. m. Pa-
léont. Genre de mammifères artiodactyles ruminants, dû ta famille des cervidés, comptant six espèces fossiles dans le tertiaire d'Europe. (Les eucladocères étaient des cerfs à bois munis de nombreux andouillers : le cerf de Sedgwick \eucladoceros Sedr/wicfci], qui a voeu à l'époque pliocène en Angleterre et en France, en est un remanjuablo exemple.)
EUCNIDE n. f. Genre de loasacécs, caractérisé par des fleurs à pétales libres, à èianiines nombreuses, à ovaire quiuquéloculaire et placentas pariétaux.
— Encycl. Les eucnides sont des Iierbes à feuilles souvent opposées, simples et couvertes de poils urticants. Elles habitent le Moxi(|ue et le sud des Etats- Unis ; Veucnide lobée et Veucnide brûlante sont les espèces les plus connues.
EUCNOCÈRE ou EUCNOCERUS (5eruss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, de la famille des dermeslidés, créé en 1902 pour des formes nouvelles découvertes dans l'Amérique centrale. (Les eucnocôres sont voisins de nos trogodermes ; resi)t'ce type est Veucnocerus dispar, du Mexique.)
EUCRYPHIACÉES {sé) n. f. pi. Famille de dicotylédones tiialypètales, réduite au genre eucnjphie, placé autrefois parmi les rosacées, les cuuoniacôos ou les hypéricacées. — Une eucrypheacéiî.
— Encycl. Les eucryphiacées ont un périantho tétramèrc ù sépales valvaircs et pétales imbrii|ués ; l'androcéo a de noml>reuses élaminos plurisériéos, à longs tilets insérés au-dessous de l'ovaire, sur le réceptacle renflé; de petites écailles ciliées entourent la base du filet. L'ovaire comprend de quinze à dix-lmit carpelles soudés, ayant chacun deux rangées d'ovules. Certaines espèces sont utilisées pour leur Ijois. Cotte famille a ses représentants au Chili, en Australie et on Tasmanie.
EUDORINE n. f. Algue de la famille dos volvocacécs. constituée généralement par 32 cellules, qui se groupent en limitant à leur intérieur une sphère creuse et pourvues cliacuno de deux cils vibratiles dirigés vers l'extérieur. (Cette algue se rencontre dans les eaux douces de toutes les parties du monde.)
Eugène City, ville des Etals-Unis (Orégon), ch.-l. du comté de Lane, sur la Willamette, affluent de l'Orégun; 3.000 liab.
EULASIOCALPE n. m. Genre d'insectes hémiptères héléroptères, voisin du genre antliocoris, et créé on 1900 pour dos formes nouvelles propres à rAmérique centrale. {L'eulasiocaipus est le typi; de ces punaises.)
EULENBOURG (Philippe, comte, puis prince d'), homme politique et écrivain allemand, né à Kœnigsberg en 1817. 11 entra en l86Gdanslo régiment des gardes du corps prussiens, prit [lart à la guerre franco-aliemamle comme lieutenant (1870- 1871), voyagea en Orient de 1871 à 187*.?, puis étudia le droit à Leipzig et à Straslourg (1872 t 187j). entra dans l'administration judiciaire et, on 1877, dans la Uinlomatio. Il fut socrétairo d'ambassade à Paris (1879J cl à Munich flSSU, ambassadeur à Oldenbourg (1888\ à Stuttgart (1k;io\ à Munich (I89i). cnfln ambas- Radeur a Vienne (1891). Il fut un des amis intimes ot dos hommes do confiance de l'empereur Guillaume II. 11 se signala comme écrivain, poète et compositeur. Il a publié : Chants de» Sealdes (i892); le
Livre de Noël (1892): Contes du soir, légendes et songes (1894). Il u édité la correspondance d'un de ses cousins, Frédéric-Auguste, comte d'Eulenbourg : Lettres sur l'ejlrême Orient en iSOO-fStii (1900). Il fut élevé en 1900 au rang de prince d'Eulenbourg et Hertofeld, comte de Sandels, et nommé menibro héréditaire de la Chambre des st'igiii'urs en Prusse.
EULOPHIAS (rt.ï.si n. m. Genre de poissons acanthoptères. iXv la laniillr d.s Mennildés. créé en 1002 pour des
lî'SïSSïSS^S^^^
EulujiLi;)
formes découvertes sur les côtes du Japon [eulophias Tanncri, espèce type).
EUMETOPIAS {nié'to-pi-ass) n. m. Genre de mammifères puinipèdos, de la famille des otariidés, comptant quatre espèces répandues sur les deux hémisphères.
— Encycl. Los eumetopias sont des otaries do très grande taille, à tôto allongée, puissante, à membres antérieurs assez courts. Le lion marin arctique [eumetop tas Stelleri) est lo type de ce genre ; il n'a pas de crinière, mesure jusqu'à 5 mètres de long; le pelage, très variable, est en général d'un f a u \- ldoré vei'dàti'i'.
Il est rêjiaiidu sur les côtes du Pacifique nord depuis lo détroit de Behring jusqu!au Japon et à la Californie. On
l:,uuiet'"'i'ias.
Eunotèle (gr. nat.).
a fait jadis de cette otarie des tueries insensées (jusqu'à 250.000 par an, 1868); aujourd'hui, elle est sous la protection des gouvernements russe et américain.
EUNOMIE (mi) n. f. Genre de crucifères cochléariées, dont les espèces les plus connu<!S, Veunomie à feuilles opposées, Veunotnie trmei'vée, etc., habitent les régions méditerraiiéeunes.
EUNOTÈLE n. f.
Genred'insecteslépidoptères , do la famille des notodontidés, créé en 1901 pour des formes nouvelles propres à l'Amérique du Sud. (L'espèce type de ces fausses noctuelles est Veunolela pallida, de"l Amazone, h'œdemasia Iropica rentre dans ce nouveau genre.)
EUPÉTAURUS (pé-tâ-russ) n. m. Genre de mammifères rongeurs, de la famille des sciuridés, établi sur un écureuil volant décou- ^ vert en 1888 dans le Tibet ^V^"" oriental. ^
EUPHORIE (H — du
gr. euphoria. abondance, aise) n. f. Etat d'un individu qui se porte bien.
— Encycl. On désigne sous le nom d'euphorie les périodes de bien-étro perçu, conscient, qui précédent certaines crises, comme dans Ihyperesihésio gastrique par exemple, ou qui suivent immédiatement la défervescence dans les maladies aiguës. Cette euphorie pathologi(|ue est toujours de courte durée.
* Europe (l) et la liévohttion française, par Aux quatre volumes
Eiipétnurus.
Albert Sorel (Paris, 1887-190-1,1 ih; ce grand ouvrage, parus île
1887 à 1892 (v. t. IV), Albert Sorel en a ajouté quatre autres. 11 étudie dans le tome V la politique du Directoire et celle do Bonaparte, et montre comment, la Kévolution s'incarnant eu lui, Napoléon en poussa les principes à l'cxtrèmc et eut toute l'Europe liguée contre lui, comme elle l'avait été contre la Kèvolution. Le tome VI retrace les relations de la France et do l'Europe du 20 brumaire au 2 décembre 1805. jour do la victoire d'Austerlitz, et trois grands faits en marquent les divisions : traité do Lunévillo, traité d'Amiens, la coalition. Dans le septième volume, Sorel examine les relations et les ditVérends de l'Empiro et de l'Europe de 1806 à 1812; les faits noml)reux se groupent sous ces deux subdivisions : lo blocus continental et le grand Empire. On y trouve une étude approfondie des circonstances qui otit'coiuluit l'Empiro à son apogée, puis lo récit do la rupture entre la Franco et la Russie et de la désastreuse campagne qui s'ensuivit. Le huitième et dernier volume CM consacré à la roalilion de I8l:t, à la chute du grand Empire ot aux traités do 1815. L'auteur montre que, dans cette histoire d'un quart do siècle, ce qui est permanent, c'est la lutte pour les limites : par là, llusioire de l'Europe et do la Kèvolution se relie aux luttes antérieures de l'Europe et de la France et explique la suite des luttes à venir. Ce grand ouvrage a obtenu on 1006, do l'Iûslitut, lo prix Osirls de 100.000 francs.
EURYCOPE n. m. Genre do crustacés isopodes, de la famille des munnopsidés, coniplaut quebjues esi)èces répandues surtout dans lo sud du Paciiique. (Les eurycopes sont dos petites crevettes qui se tieunenl dans la zone des diatomées [eurycope arsi]; beaucoup vivent à des profondeurs de six et sept cents nivtros[ennjcopc Nova" /^elandis?]. Toutes sont remarquables par la longueur de leurs pattes et de leurs antennes et par les épines latérales de leurs segments.)
EURYTHERME [tènti' — du gr. eui-us, large, cl thermos, chaudj adj. et n. m. Biol. Nom sous lequel on désigne tout animal qui peut s'accommoder de larges et brusques oscillations de la température extérieure. [Mœbïus.] (Les eurylhermes parfaits s'observent .surtout cHez les animaux marins nus ; le moineau, qui peut supporter des varialions de r)5°, est un eurytherme relatif, et l'homme civilisé, protégé par sçs vêtements, un eurytherme artificiel. [Ch. Itichet.J)
EUSÉMIE (mi — du gr. eu, bien, et sema, signe) n. f. Eiis.'iuhle des symptômes favorables dans une maladie. EUSTACHE [Henri), architecte français, né à Versailles en 18G1. Elève de l'Ecole des beaux-arts, il obtint le second grand prix do Rome en 1887 et legrand i)rix en 1891. Les relevés qu'il envoya durant son séjour à Home furent remarqués non seulement à causo de leur valeur arclnlecturale et documentaire, mais encore grâce à leur habile présentation. Aquarelliste remarquable, comme en témoignent les impressions d'Italie et notamment les chauds et mystérieux intérieurs do Saint-Marc, de Venise, qu'il a exposés au Salon, il a obtenu une médaille do seconde classe en 1897, une médaille d'argent à l'Exposition universelle do 1900 (Paris) pour ses relevés de Rome et Venise, et la médaille d'honneur au Salon de 1902, où il avait envoyé : £tat actuel et restauration de la voie Saci'ée a Home et Jielevés de la ville et des peintures de Mistra, près Sparte iGréce). Il a exécuté, de 1898 à 1905, d'importants travaux à Aix-les-Bains. Il fut en 1905, nommé arcliitecte du palais de la Bourse, à Paris.
EUSTIS I James Biddle), homme politique et diplomate américain, né à la Nouvelle-Orléans en 1834, mort à Newport en 1899. Avocat dans sa ville natale, au début do la guerre de Sécession, il entra dans l'armée confédérée, et fut aide de camp des généraux Magruder et Johnston. Après la défaite des Confédérés, qui mit fin à la guerre civile, Eustis fut nommé membre de la législature de la Louisiane et fit partie de la délégation chargée de négocier avec le président Johnson la réintégration de la Louisiane dans l'Union. Sénateur de la Louisiane de 1876 à 1879, puis professeur de droit civil à l'Université de la Louisiane, dont il fut de nouveau sénateur de 1884 à 1890, il vota avec les démocrates. Lorsqu'on 1893 Cleveland devint président de la République, il appela Eustis à représenter les Etats-Unis auprès du gouvernement français. Remplacé en 1897 par Porter, après lélection du présidentMac Kinley, il rentra aux Etats-Unis, et publia dans la <■ Norlli American Roview » quelques articles où il critiquait l'alliance franco-rut-se, dont il niait le caractère pratique.
EUTiENlICHTYS ité-ni-ik-tiss) u. m. Genre de poissons acantlioptères, de la famille des gobiidés, créé en 1902 pour une espèce nouvelle découverte au Japon. {L'eutieniichtys Gilli est un petit poisson assez voisin des gobius ou
Eutseniicbt;
goujons de mer; il fréquente principalement les estuaires des fleuves. Son corps est cylindrique et très allongé ; ses nageoires anale et dorsale très développées en longueur; des bandes noires marquent les flancs, de l'opercule à la nageoire caudale.
EUTECTIQUE [ték-tik' — du gr. eutéktos. qui fond facik-nicni) adj. Chini. Se dit des alliages à points de fusion miiiima.
— Encycl. Lorsqu'un alliage, formé de cuivre et d'argent ]'ar exemple, se solidilîe lentement : par suito de ia liquation, du cuivre s'il y en a plus de 28 p. 100 dans ralliagc, ou de l'argent dans le cas contraire, se dépose d'abord, la partie restée liquide se modifiant jusqu'à présenter une composition constante do 28 de cuivre pour 72 d argent, ce qui correspond sensiblement à la formule Ag'Cu'; à ce moment, cet alliage se solidifie sans liquation ; un tel alliage est dit eutectii/ue. La masse solidifiée étudiée par la métallographio présente un réseau de cuivre ou d'argent enserrant des masses de l'alliage oulectiquc. *EUTHANASIE iCi — du gr. en. bien, et thanatos, mori) n. t . SMiiimeil jtrovoqué. quand la mort est imminente, afin d'éviter une agonie douloureuse.
— Encycl. L'usage de ïeuthanasic, qui est un soulagement pour tout le monde, a soulevé quelques objections, parce qu'il est très difficile, au moins dans beaucoup de cas. do prédire avec certitude l'heure do la mort, et que d'ailleurs l'emploi des narcotiques et des hypnotiques peut avancer cette heure ou même tuer un malade, ([ui sans cela peut-être eût guéri. -Vussi beaucoup de médecins refusent-ils encore d'employer cette méthode.
EUTING (Juliusl. érudit allemand, né à Stuttgart en is:i'.>. U étudia la théologie protestante à Tubingue, les langues orientales à Paiis. Londres et Oxford, et fut nommé bibliothécaire à Tubingue. De 1867 à 1870, il voyagea en Asie Mineure, en Grèce, en Sardaigue, et y étudia les inscriptions sémitiques, principalement phénicieunes et carthaginoises. En 1871, il devint conservateur de la bibliothèque nationale et universitaire do Strasbourg ; en 1880, professeur honoraire de l'Université. 11 a assisté aux fouilles de Sendjerli et exécuté plusieurs voyages scientifiques (eu Arabie centrale. Syrie, Egypte). Il a publié les ouvrages suivants : Qolaste ou Chants et doctrines du baptême et de la fin de l'dme, ouvrage tiré de la littérature maudéonno (1867); Pierres puniques, dans les ti Mémoires de l'Académie do Saint-Pétersbourg « (1871^ Commentaire d'une deuxième ordonnance sur les sacrificfs de Carthage (1874); Six inscriptions phéniciennes d /dation (1875); Jiecueil des inscriptions carthaginoises vl8S3 et sxiïv.); Mélanges d'épigraphie (1885 à 1887); Insrriptions nabatéennes d'Arabie (1885); Inscriptions sinaitiques (1891); Catalogue de la bibliothèque impériale universitaire et nationale de Strasbourg; Littérature arabe
^l877). Los résultats do son voya^'o on Arabio sont consignés dans : Mes vo;/af/es daim t'Arafjie iittérieuref publié dans los u Procès-verbaux do la Société do ^-éographio « (1886). Enlin, il a publié : Description de la viile de Slrasbourfj et de la cathédrale, qui a ou do oombrousos éditions.
EuTRlTZSCB, bourg d'Allema^'ne (roy. do Saaco [cercle do Leipziî.']i, sur la Rietschke. uflluunt do i'Elstcr Blanc, sous-al'ilueut do l'EIbo par la .Saalp ; 7.000 liab. Filatures do laine et fabrication do draps, calicots; machines agricoles. C'est un faubourg industriel de Leipzig.
EDZOAMYLl£ {îi — du gr. eu, bien, ot zooamulon, amidon animal) n. f. Etat d'une ccllulo qui gagne plus de glycogcno qu'elle n'en perd.
— Encycl. Les travaux de Lœfer et Esmonct ont prouvé que toute cellule qui se gorge de granulations glycogcniques est une cellule en état de défense active ; c'est ainsi qu'autour des tubercules et dans les cellules périphériques des tumeurs et des néoplasies malignes, on voit s'accentuer le gl^'cogène. Veuzoamylie est donc un procédé do défense qui ne s'observe pas seulement dans la glande bépatitiue, mais aussi dans tous les tissus nienacés. Au contraire, la disparition du glycogène, Vazoumi/tie. est
10 signe quo les défenses naturelles sont épuisées. Pour la question do savoir si le glycogène agit comme substance antito.xique ou seulement comme aliment dynamophore, V. GLY(:uc.i-:Ni:.
Evangéliaire de Reims, célèbre manuscrit aujourd'hui conservé à la bibliothèque do Reims, et qui faisait, avant la Révolution, partie du trésor de la catnédralo. 11 lui fut olfert au xvi' siècle par le cardinal Charles do Lorraine, lise compose de deux parties: l'une en caractères cyrilliques, l'autre en caractères glagolitiques. 11 fut employé au sacre de certains rois, d'oii lo nom de Texte du sacre qu'on lui donne quelquefois. On le croyait jadis écrit on syriaque et on l'attribuait à saint Jérôme. Il a été publié deux fois : en 1812, en fac-similé gravé sur cuivre, par les soins du paléographe .Sylvestre, et en 18yï>, on fac-similé phoiograpiiique, par les soins de Louis Léger, qui a accompagné l'édition d'une notice détaillée.
£VANS, lac du Canada (prov. de Québec), sur le versant de la baie d'IIudson ; environ 59.000 hectares.
Evans (sir John), archéologue anglais, né à Burnhara en ma. 11 se consacra de bonne heure à l'étude do l'archéologie, de la numismatique et de la géologie. Président do l'Association des fabricants de papiers, it fut nommé en is;r, président de la Société géologique et de la Société numismatique do Londres, et, en ISS.'î, président de la Société des antiquaires de Londres. Il fui élu on 1887 membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de France.
On peut citer, parmi ses nombreux travaux : the Coins o/ the nncient Dritom (1804); the Ancient Stotie. Implements, weapons and oniaments of Great Briluin (1872) [irad. en franc.
par W. Battior, sous le titre :
les Ages de la pierre. Instruments, armes et ornements de la Grande-Bretagne, 1878]; the ÀncienI Bronze. Implements, aeapons and ornatnenis of Great Britain and Ireland (1881) ttrad. en franc, par W. Battier, sous le titre :rj je de bronze. Instruments, armes et ornements de la Grande- Bretagne et de l'Irlande, 1882].
Evans (Arthur John), archéologue et voyageur anglais. Dé à .Nash Mills, dans le comté do Hertford, en 18ôi.
11 entreprit des recherches d'archéologie et d'ethnographie dans les contrées les moins connues do l'Europe, chez les Finnois et les Lapons, en compagnie do F. M. Balfour puis, en 1875, dans la Dalmatio et la péninsule des Balkans. Il envoya au » Manchester Guardian . des correspondances qui furent réunies ensuite sous lo titre de Lettres ilh/riennes, où il soutenait la cause des insurgés contre la domination turque. Les résultats de ses découvertes archéologiques furent consignés dans 1' . Archa;ologia ", sous lo titre de : Antiijuarian researches in Illi/ricum. Kmprisonnô en 1882 par le gouvernement autrichien, qui I accusait do complicité avec les insurgés, il fut ensuite expulsé du territoire autrichien et se retira à Oxford, où il donna, en 1883, une série do conférences sur la conquête slave de l'Illyrio. En 1881. il devint directeur de lAshmolcan Muséum, à Oxford. Il entreprit alors des recherches archéologiques en Sicile et dans la Grande-Grèce et publia : the Horsemen of Tarenlum (1889); Sgracusan medallions andthcirengravers{lg9-2);Cretanpiclograplisandnrrph3-ni- Clan scnplures (1895): the Mgcenxan l'-ee and pillnr cull audits Mediterranean relations timi'. Il a publié aussi le tome n de : the Hisiorg ofSicihj. do Edward A. Freeman, d après les manuscrits laissés par l'auteur ilS91).
EVABNlTSKYIDmitri Ivanovitcni, historien russe, né dans la Russie méridionale en 1857. Professeur à Pétersbourg et à Kharkov, il a servi dans le Turkestan. Il a écrit un Guide dans l'Asie centrale (1893) et consacré de nombreux travaux à l'histoire des cosaques. Le plus important est une Histoire des Zaporogues (lS98j.
EVE n. f. — Techn. Partie creuse placée sur le panneton des clefs bénardes et qui empêche la clef de passer de l'intérieur de la serrure à l'extérieur. (L'éve sert aussi de sûreté.),
Evelyne n. f. Planète téloscopique n' 503, découverte en 1903 par Dugan.
EvenEFOEL (Henri-Jacquos-Edouardl. peintre belge, né à Nice en 1872, mort à Paris en 1899. Il étudia la peinture d'abord à Bruxelles, puis à l'Ecole des beaux-arts de Paris, où il devint, en 1893, élève de Gustave Moreau : il se plaça ensuite dans le groupe des peintres indépendants. Il se lit remarquer par un dessin très ample, par le gras de la facture qui distingue l'école flamande, et par sa recherche des modes nouveaux d'expression. Il débuta au Salon des Champs-Elysées avec un Portrait de M" B. ; puis il envoya au Champ-de-Mars, en 1895, un tableau : ta Poupée, ot trois portraits. Il exposa eu 1896 : Enfant ou
EUTRITZSCH