‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 138 sur 363 · ESPAGNOL · texte numérisé non relu

ESPAGNOL

ESPAGNE : Tableau généalogique.

Ep,

Rameau régnant.

Ferdinand ^'II fFils du roi Charles IV, né 1748. m. Ifiifl. ot de Loiiise de Parme, nc-c 1751, m. 1819) ^ N(- 1784, m. 1833.

Roi d'Espagnn 1808; prisonnier en France 1808-1814. - Rétabli roi d'[-:8pQgne 1814. 10 160'» M.irio-Antoincttc-Thérèse, lllle de Ferdinand 1". roi des Deux-Siciles ; ntc 1784, m. 1800. 2» IHloSlaru-UabeUe-Françoise. (lUe do Jean VI, roi dv Portugal; née 1797, m. 1818. 3.1 1819 M irieJo3i^|ihine-Amélie-BeatrIx, fille de Maxiinilicn, prince de Saxe; néo 1803, m. 1829. io |8'0 M'irie-Christine-Ferdinande, fille de Fran^oi^ !«', roi des Dcux-SicUes ; née ISOti. m. 1878;

ré-ento d'Espagne 183Ï-18W. — Remariée 1833 à Feriiaad Munoz, créé duc de Rianzarés.

Isabelle II

Née 1830. m. 1904.

Reine d'Espa^rne 1833: majeure 1843.

Dc'chéanee 1868: abdique 1870.

Ep. 1846 François d'Assise de Rourbon, duc de Cadix. flU de

Tinfant François do Paule (fi-ere de Ferdinand VM et de Don

Carlos); né 18:i2, m. 1902. (Collation du titre de mi, 1846.)

Louise Née 1M;«, m. 1897.

Ep. 1846 Antoine d'Orli'-anK. duc de Monter. lUsdeî-ouislippe I*', roi des Français; né 182V, 111. 1900.

(V. I}otirhon'0rl''an5.)

PhiUi

Isabelle Fr-inçoisc d'Assise Princesse des Asturies Née I8;il.

Ep. 18C8 Gaiîlan, comte do Girsenii, llls de Ferdinand" II, r-^i des Deu\- Sicilcs; nél84C, m. 1871.

Alphonse XII Marie

Né 1857, m. 188ri. de la

Roi d'Espagne 1973. Conception

Ep. 1879 Mîuic - Christine . Née 1859.

archiduchesse d'Autriche; m. 1861.

née 18:i8. repente 1886-1902.

Marie

DEL PiLAR

Née 1861 m. 1879.

Marie de La Paz Née 1862.

Ep. 1883 Loui«- Fcrdinand.

prince deitavière;Dél8ô9.

Eu LA LIE

Ep. 1886 Antoine

d'Orléans, fils

du duc deMont-

pensier;né 1866.

(V. Bourbon- Orléans.)

Alphonse XIII

Né 1896.

Roi 1880; ni.ijeui- 1902.

Ep. 1900 Victoria-Eiigô-

nic(Ena), princesse de

Batlenbcrg; née 1887.

Maria de Las Mercedes

Princesse des Asturies

Née 1880. m. 1904.

Ep. 1901 Charles, prince de Bourbon - Siciles, infant d'Espagne ; né 1870.

Marie -Thérèse

Née 1882.

Rameau de doD Carlos.

Don C a i; l f» s

^Frére du rni Ferdinand VU)

Né r88, m. 1855.

Prétend à la couronne Kf«i9 le nom de Carlos V, 1833.

Exclu de la succession royale 1834.

Cède SCS droits (184o) à «on llls Charles-Louis, el prend le titre de comte de Molina

et de Monteniolin.

Ep. 1» 1816 FrançoifiC d'Assise, fille de Jean VI, roi de Porlugal , née 1800, m. 1834. 20 1838 I^Iarta-Thérése, princesse de bcira, sœur de la précédente; née 1793, m. 1874. I

Charles-Lol'is

Comte de Montemolin

Prince dea Asturies

Né 1808, m. 1861.

Ep. I8'»0 Marie-Cnroline-Ferdi-

nande de Bourbon -Siciles.

lllle de François I", roi des

Deux-Siciles; née 1820.

Jean

Infant d'Espasne

Né 1822. m. 1887.

Ep. 1847 Marie Béatrice, archiduchesse

d'Autriche-Este. fille de François IV,

duc de Modêne ; née 1824.

Blanche DE Castille Née 1868- Ep. 1889 Léopold-Salvator, archiduc d'Autriche; né 1863.

Charles Alphonse

(Carlos VII) Né 1849.

Duc de Madrid Ep. 1871 Maria

Né 1848. das Nieve»,

Succède k son père 1868. fille du prince

Ep. |o 1867 Marguerite, fille du duc Charles III Miguel irégent

de Parme; née 1847. m. 1893. de Portugal);

2° 1H94 Marie-Berthe, princesse de Rohan; née 1852. née 1860. |

Jatme Elvire- Béatrice Alice

Né 1870. Marie Née 1874. Née 1876.

Lieutenant Née 1871. Ep. 1897 le prince Ep4897 Frédéric, prince au service Massimodi Ro- de Schônbourg-Wal-

de Russie. viano. denbourg; né 1872.

Divorcée 1903.

Rameau de l'infant François de PauJe.

François de Paule

Duc de Cadix

(Pr^re du roi Ferdinand VII et de don Carlos)

Né 1794. ro. 1805.

. 10 1819 Louise, fille de François l". roi des Deux-Siciles; née 1804. m. 1844.

20 1851 Thérèse Ai'redondo, m. 1863.

Isabelle

Née 1821 ,

Ep. 1841 Ignace,

comte de Gu-

ro w s k i ; n é { V . ci-des» us 1812, m. 1887

François d'Assise

Né 1822.

Henri

Duc de Séville Né 1823, m. 1870.

(Duel Montpensier).

Isabelle II.) Ep. morgan. 1847 Hélène de Castellvi; m. 1863.

Enfants : Borbon y de Castellvi (inaptes à succéder).

Louîse-Thérèse Joséphine Marie-Christine Amélie Née 1824, Née 1827. Née 1833. Née 1834, m. 1900. Ep. 1848 le poète m. 1902. m- 1905. Ep. 1847 José Oso- créole José Gùell Ep. 18C0 l'infant Ep. 1856 Adalrio de Moscoso y Rente ; m. 1884. Sébastien, fils bert, prince y Carvaial.com- de l'infant royal de Bâte de Tran^ta- Pierre:nél811, mare et duc de m. 1873.

Sessa; m. 1881.

viéi-e;nél828,

Rameau de l'infant Gabriel.

G ABRIEL

(Fils du roi Chai-les III)

Né 1752, m. 1788.

Ep. 1783 Marie-'Victûire. infante de Portugal; née 1768, m. 1788.

Pierre Né 1786. m. 1812.

Ep 1810 Thérèse, princesse de Beira, fille de Jean VI, roi de Portugal; née 1793, m. 1874. [

SÉBASTIEN- DE BoURBON ET BRAQANCE

Grand prieur de Saint-Jean Né 1811. m. 1875.

Ep. 1» 1832 Amélie, fille de François Ie^ roi des Deux-Siciles ; née 1818. m. 1857.

2o 1860 Marie-Christine, fille de l'infant François de Paule ; née 1833, m. 1902. |

François Pierre Louis de Bourbon

Né 1861. Duc de Durcal Duc d'Ansola

Ep. 1886 Mai'ie del Né 1862, m. 1892. Né 1861. m. 1889.

Pilai', comtesse Ep. morgan. I880 Maria Ep. 1886 Germana Bernaldo

de Muguiro; née delaCaridad Madan; de Qulrosf marquis de Cam-

1869. née 1867. posagrado) ; née 18C-6.

— Trois ûlles. — Deux ûlles et un fils. — Deux -fils.

Alpbonbe Né 1866.

Le 17 mai, lo roi d'Espagne Alphonse XIII, ayant atteint sa majorité de seize ans, prêta serment à la constitution devaot les Certes et prit possession effective du pouvoir suprême que sa mère exerçait à titre de régente. Le jeune roi maintint au pouvoir le ministère Sagasta, mais de nouveau celui-ci se disloqua. La démission de Canalejas, ministre de lagrioulture, marqua lo commencement de la crise. Francisco Silvela, fort de la faiblesse du ministère, invitait Sagasta à quitter le pouvoir et à céder la place aux conservateurs. CepeQdant, Sa<iasta, ayant vainement tente (Je faire un cabinet de concentration, re^;ut de nouveau du roi, en novembre 1902, la mission de former un ministère libéral, qui n'eut aucune durée. Le 3 décembre, Sagasta donna iiTÔvocablement sa démisi^ion, et la chute du vieux chef libéral, suivie bientôt do sa mort, marqua en réalité la tin do son parti, dont les membres étaient dispersés en deux ou trois (groupes qu'il devenait difficile de réunir.

Ministère fraurisco Silvela. Lo 6 décembre. Silvela prit le pouvoir. Le portefeuille de l'intérieur fut donné à Slaura, républicain devenu monarchiste libéral. Il entrait dans le programme du cabinet d'être inexorable contre les désordres, do poursuivre l'amélioration des liuances et do réorganiser la marine. De son côté, le parti républicain, dispersé jusqu'aux derniers jours du ministère Sagasta, jeta les bases d'une nouvelle union ot, au début de 1903, reconnut pour chef Nicolas Salmoron, ancien président de la République espagnole.

La rivalité personnelle entre Maura et le ministre dos finances, Villavorde. mit le désaccord dans lo cabinet. Ce dernier, s'étani inuiitré opposé à l'augmentation des budgets do la guerre ot de la marine, demandée par le roi, nul donner sa démission et fut remplacé par Rodriguez Sampedro. Lo ministère paraissait sur le point de taire accepter par la Chambre lo iirojet naval conforme aux désirs du roi, quand, briisquemenl, Silvela porta au roi, le 18 juillet l9o:t. la ilémission du cabinet.

Miitistt're Vitlaverde. Villaverdc était l'homme désigné pour la formation d'un nouveau ministère conservateur, et ce fut lui qui on prit la présidence le 20 juillet. 11 montra une certaine énergie en présence des grèves et de l'anlagonisme violent entre cléricaux et anticléricaux. Mais, à la suite de l'opposition faite par les minorités monarchistes ù une proposition tondant à faciliter le vote du budget, Villavorde remit au roi la démission du cabinet, le 3 décembre.

Ministère Maura. Un nouveau ministère fut constitué, 1>: !> décombro, sous la présidence de Maura. Il déclara aux Chambres que son programme serait conforme au discours 'lu tréiio ot qu'il s'efforcorail de fairo voter iiiunétliaiement il' budget. Lo mémo temps, il reprit les projets do réorganisation do la marine élanorés par lo cabinet Silvela et, lo 27 février lyoi, il obtint de la Chambre le vote des crédits extraordinaires pour la guerre et la marine. Malgré l'agitation qui régnait dans certaines provinces, Maura inaugura UDO adroite politique en dotorminant le roi à vi-

siter l'Espagne entière; la bonne grâce juvénile d'Alphonse XIU lui conquit une soudaine popularité, qui fortitia la royauté. Au cours de ce voyage, le roi apprit la mort à Paris, le 9 avril, de sa grand'mêre, la reine Isabelle. Deux attentats contre Maura, à Barcelone, le 11 avril, et quelques jours après, pendant un trajet en chemin de fer, ne firent qu'augmenter le loyalisme monarchique.

Une entente fut conclue avec le Vatican relativement aux congrégations, et la réforme du concordat fut adoptée par le Sénat, le 30 novembre.

A l'extérieur, le ministère Maura fît aboutir les négociations avec la France au sujet du Maroc et, le 6 octobre 1904, une déclaration franco-espagnole lut signée à Paris.

Mais une crise ministérielle se produisit en décembre, par suite du désaccord des ministres au sujet des réformes militaires.

Ministères Azcarratja, Villuverde el Montera Bios. Un nouveau cabinet, présidé par lo général Azcarraga, qui fut constitué le 16 décembre, fut mal accueilli par les libéraux et peu encouragé par les conservateurs. Dès le 2G janvier 1905, il donna sa démission. Il fut remplacé par un cabinet présidé par Villavorde. Mais ce ministère, formé en dehors d'un vote du Parlement, trouva diflicilemont une orientation et, le 11 juin, il fut mis en minorité sur une motion de confiance. Le roi cliargea Montero Uios de former un ministère, (|ui fut constitué le 20. La chute du cabinet Villavorde consomma la scission profonde du parti conservateur et marqua l'avènement au pouvoir des libéraux qui. depuis trois années, en étaient exclus.

Le 31 mai 1900 fut célébré ù Madrid le mariage du roi \\-

fdionse XIII avec la princesse Kna do liatlenberg, qui prit 0 nom de Victoria.

— Généal. Maison île fiourbon-.Xujou. Charles II, dernier représentant de la maison d'Autriche sur le trône d'Espagne (1700), institua pour héritier de ses Etats, par un testament définitif, Philippe de France, duc d'Anjou lUé en 1G83, mort en 17 16), fils de Louis, dauphin de France, et

Setit-fils de Louis XIV. Le duc d'Anjou régna sous le nom e Philippe V et devint en même temps roi do Naples et do Sicile sous lo nom de Philippe IV (1700). Il renom,'aau trône de France (1718, 1713) à 1 extinction do la ligne ainéo de la maison de Bourbon ; par suite de cotte renonciation, lo chef do la maison d'Orléans revendiqua le titre de chef de la maison de France. Elisalx'th Farnèse, fille du prince de Parme et deuxième femme de Pliilipixi V, fit hériter son (ils Philippe du dnclié de Parme-ot Plaisance. Par ses deux fils, Ferdinand VII et don Carlos (le Prétendant), Charles IV, fils aîné et successeur de Charles III, est devenu la tige des deux branches adverses de la maison d'Espagne. (V. ci-dessus.) Un frère de Charles IV, l'infant Ferdinand (né en I7r>i. mort en 1825), fonda une ligne collatérale en I7:i9 (rois do Naples el de Sicile)- Un autre frère de Charles IV, l'infant Ganriel (né en 1752, mort en 1788), a laissé uno assez nombreuse descendance. Le rameau issu do l'infant François de Paule,

frère du roi Ferdinand VII et du prétendant don Carlos, a produit une lignée encore plus nombreuse. (Pour ces deux rameaux, v. le tableau généalogique.)

* ESPAGNOL, E adj. — Econ. rur. Race espagnole. Race de gallinacés remarquable par l'élégance de ses formes. — Encycl. IjCS caractères distinctils de cette race sont les suivants : le coq a la tête forte et longue, armée d'un bec puissant et surmontée d'une crête rouge bien développée, régulièrement dentelée, et qui s'insère très avant

Race espagnole.

sur lo bec pour se prolonger assez loin en arrière de la tète; les barbillons, longs et minces, do la même couleur eue la crête, peuvent atteindre un développement extraortiinairo ; quant aux oreillons, épais et larges, ils forment avec les joues uno plaque très étendue, de couleur blanche uniforme, qui tranche sur lo plumage noir et contribue ù donner à ces volatiles un aspect très particulier; le plumage, noir velouté sur la poitrine, se rehausse de reflets métalUques sur le camail et les faucilles (la variété blanclio n'a qu'un intéK-t de curiosité). I ..a poule possède les mémos caractères généraux que le coq : pluma^ noir et oreillons blancs, .sur iosquels tranche encore l'œil noir et vif : elle est Itonne pondeuse, mais détestable couveuse. Quant au poussin il a une croissance difficile et son déveluppoment réclame des soins minuiienx ot constants.

Ix?s coos et poules de race espagnole exigent un climat chaud et des terrains sablonneux. En définitive, cette race, fort curieuse, no donne \^as à l'éleveur en grand des profils suffisamment élevés pour compenser les frais que nécessite son élevage; aussi n'intérosse-t-elle ^èro quo les amateurs.

* EsPARBËs (Thomas-Augusto Esparbês, dit Georges d*j, écrivain français, né à Valoiicc-d'Agon (Tarn-et- Ijarunne) en 1801. — Nous citerons, parmi ses dorniers ouvrages : le liai (1900); fa Lilijion étraitffêre (1901); la Légende de l'outil {lOO'i); In Gro(jnc, le Tumulte {\^0\)\ la Soldate (1905). Il a collabord également à l'ouvrage du dessinateur Ibels sur les forains, les cafés-concerts et les cirques, Demi-Cabots, Georges d'KsparIjôs a 6t6 nommé conservateur du palais do Fontainebleau.

Espérance ^sainte), en latin Spes, vierge et martyre à Rome, au ir sii-cie. Klle était lille de sainte Sophie et S'jeur di- sainte Foi et de sainte Chanté. — Fête le 1*' avril.

ESPIERRCS, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale larrond. do Courtrai];, surTIvacaul, qui y reçoit XfJspierre, venue do Franco ; 1.200 hab. Canal d'Fspierres à Lille, qui joint l'Escaut à la Marque canalisée. Tissage du lin.

*ESPINAS f Alfred-Victor), philosophe français, ne à Saint-Florentin (Yonne) on 18 li. — Il a publié en lft97 une étude sociologique, /<;» Ô*7(;i)ie5 delà technoloaie, dans laquelle il a fait l'histoire do la « philosophie do l'action » chez les Grecs, dos origines ù Socrate. D'après A. Espinas, les arts industriels sont intimement unis au début aux croyances religieuses ; la technologie est d'abord I physico-théoiogique » et les usages traditionnels sont considérés comme immuables parce que d'origine divine. L'outil n'est que le prolongement do la machine humaine (théorie de la « projection organique », de Ernst Kapp); aussi l'idée de \'art se forrao-t-elle tardivement. Une fois formée, elle amène une nouvelle technologie, « artiticialiste n, à laquelle correspondent une politique utilitaire et tyrannique et un développement remarquable de l'art médical. Ainsi se prépare une « philosophie do la fabrication humaine », positive et naturaliste, opposée à lintolloctualismo et à l'individualisme, et que les sophistes ont le mérite de professer.

Dans un article publié par la <■ Revue philosophique » en 1901, y. Etre ou no pas être », Espinas montre comment la sociologie se distingue do la psyt^hologio sociale conçue par Tarde et comment elle repose sur un postulat : l'oxistenco do « consciences, collectives ».

En 1901, A. Espinas est devenu titulaire do la chaire d' a Histoire dos doctrines économitjues " (fondation do Ciiambrun] à la Sorbonne, et il a été élu en 1905 membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques).

ESPINE (Adolphe d'), médecin suisse, né à Genève en isiG. Inierno des hôpitaux do Paris au moment do la

fuerre do i?70, il devmt cliirurgien de la 'l" ambulance ite « de la presse » et accompagna l'armée d'abord â Sedan, puis pendant la campagne de l'Ouest et assista à la bataille du Mans. La guerre terminée, il acheva son internat et passa sa tlièso on 1873. Trois ans après, il était nommé professeur do pathologie interne à 1 université de Genève, puis memi)re correspondant de l'Académie de médecine de Paris (1892), de Saint-Pétersbourg (1899). Ses études se sont partagées entre les maladies des enfants, la bactériologie et la cardiographio. Pour les premières, il y a lieu de citer son article Vaccine du Dictionnaire Jaccoud, plusieurs communications à des revues spéciales ou à des congrès sur la diphtérie, la

F neumonie infantile, deux formes de paralysie infantile, anémie, la cirrhose, la méningite chronique, les convulsions, la cure marine do la scrofule à l'asile Dolfus do Cannes, les sanatoriums maritimes pour enfants, le purpura hemorragica, la contagion et la prophylaxie de la tuberculose. Ses principaux travaux do liactériologio sont : Recherches expth'imeutalcs sur le bacille diphtt'rHique ; Note sur une espèce particulière de streptocoque retiré du sang d'un homme atteint de scarlatine; Antfine érylhêmateuse à pneumocoque; Note sur le sérodiat/tiosUc de la fièvre typhoïde. Enfin, il a écrit dans la « Revue de médecine » : Essai de cordior/raphie clinique; l'Anévrisme de l'aorte ascendant et les tracés sphi/gmographiques ; la Tlulorie protoaystoliqne du bruit de (pilop.

Il a publié en collaboration avec le D' Picot un bon Traité «c« maladies des enfants (1899).

ESPITA, ville du Mexique (Etat de Yucatan); 8.O00 hab. Canne à sucre.

ESPLECHE n. m. Dr. anc. Mot qui désignait, dans le patois d'.Vrles, le droit de faire paître ses bestiaux après la récolte. (Il signitiait aussi, dans quelques coutumes, outre le droit de pâturer, celui de couper du bois, de chasser et de pécher.)

EsPLECHIN, comm. do Belgique (Hainaut [arrond. de Tournayji, près de la frontière française ; 1.350 hab.

ESPOUY (Hector d'), architecte français, né à Sallessur-AdoUr (Hautes-Pyrénées) en 1854. Elève de Daumet, il remporta le prix de Rome en 1884, sur une Ecole polytechnique. Dès la même année, il avait exposé au Salon avec succès: Etudes et relei>és du château de Chaumont-sur~Loire et une Loge de gala dans un grand théâtre. l\so vit décerner en 1S90 une deuxième médaille pour son Essai de décoration de voûte pour un salon de la villa J\Jédicis et une Vue intérieure du Campo-Sanio de Pise. En 1892, il obtint une médaille pour sa Itestauralion de la basilique de Constantin à Rome et son Souvenir de Grèce. Une médaille d'or lui fut décernée à l'Exposition universellode 1900 (Paris), oîi il avait envoyé: Décoration de la salle de sculpture du ynusée de Nantes. Il a été nonmie professeur de dessin ornemental à l'Ecole dos beaux-arts en 1895.

* ESPRIT n. m. — Allus. hist. L'esprit nouveau, mot par lequel SpuUer, étant ministre de l'instruction publique, définit, dans un discours à la Chambre, le 3 mars 1894, la politique modérée et conciliante du gouvernement dans ses rapports avec l'Eglise. Le mot fut considéré comme le signal d'une réaction politi(iue et religieuse et valut à sou auteur les attaques des radicaux.

EsQUIÉ (Pierre-Joseph), architecte français, né à Toulouse en 1853. Elève de Daumet, il remporta le prix de Rome en 1882 sur un Palais pour le conseil d'Etat. De retour de Rome, il obtint une médaille au Salon de 1887 pour sa Restauration de la villa Madamaet du Temple du Soleil à Rome. En 1889, sa Restauration de la villa de l'empereur Hadrien, près l^ivoli, lui valut un nouveau succès. Il prit part à l'Exposition universelle do 1889 (Paris; et fit partie du jury en 1900. On doit à Esquié : l'Etablissement de bains et le Casino de Dax, l'Ecole des beausarl8 de Toulouse, etc.

ESPARBKS

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