EXPRESS-RIFLE
EZETA
— Exposition de Saint-Louis. De toutes les expositions universelles, celle do Saint-Louis, inaugurtïe le l'ornai 1904, a i^té la plus colossale. Elle couvrait une superficie de 1.2i0 acres, soit de 470 hectares, superficie double de celle de l'exposition de Chioaço, en 1893. plus que triple de colle do l'exposition parisienne de 1900. Elle a coûté environ 250 millions de francs.
Elle a coïncidé avec le centenaire d'un événement qui a eu la plus grande portée dans la formation territoriale des Etats-Unis : l'acquisition de la Louisiane; ce fut la Louisiann Purchase Exposition.
L'emplacement de l'exposition fut découpé dans un de ces immenses parcs naturels qui entourent la ville de Saint-Louis, dans Forest Park, le plus grand et le plus beau de tous. Pendant deux années, on défricha et on nivela le terrain ; on détourna le cours d'une rivière; on arracha des arbres séculaires.
Au centre, sur la colline qui dominait la forêt primitive, s'éleva la salle des fêtes, abritant les statues de tous les Etats compris d^ns le marché de 1903. Tout autour rayonnaient de larges avenues, entre lesquelles se déployaient une douzaine de grands palais. Dans la grande avenue centrale, large de 600 pieds, se dressait, sur la place Saint- Louis, le monument commémoratif de l'acquisition de la Louisiane, couronné par une statue de la Paix. Trois grandes cascades, descendant en terrasses du Festival Hall, venaient se déverser dans les lagunes qui faisaient le tour des palais et que sillonnaient d'élégantes gondoles.
Les organisateurs ne s'étaient pas proposé seulement de montrer des produits achevés, mais aussi des produits en voie de fabrication. Les divers Etats étaient représentés par des pavillons spéciaux surgissant, comme au hasard, au milieu des massifs et de ta verdure. Celui de la France se composait de trois corps de bâtiments rectangulaires, l'un formant le fond et les deux autres les ailes.
— Exposition tfe Liège. L'exposition universelle et internationale de Liège, ouverte le 27 avril et fermée en novembre 1905, a été organisée dans le but de célébrer le 75* anniversaire de 1 indépendance nationale belge. D'une superficie de 80 hectares, sans compter une annexe de 20 hectares, elle était construite au confluent de la Meuse et de l'Ourthe et s'étendait sur les rives de ces deux cours d'eau, comprenant trois emplacements principaux reliés entre eux par des ponts : les Vennes, la Boverie et Fragnée. L'exposition comptait plus de 80 palais ou pavillons: les halls divers de l'industrie et du commerce couvraient 120.000 mètres carrés; la galerie des machines s'étendait sur 30.000 mètres carrés; 30 pays étaient représentés; le nombre des exposants était de prés de 15.000. La France et l'Allemagne prirent une large place dans cette exposition. La première occupait plus de 20.000 mètres
Vue fianoramiquo di' 1 Exposition de Lii-g-- (I90r);.
carrés dans les halls de l'industrie et du commerce. La participation dos colonies françaises et pays de protectorat français fut très importante; le nombre des exposants de co groupe fut de plus de 500, tant officiels que privés.
— Exposition coloniale de Marseille. L'exposition coloniale, ouverte à Marseille, le 15 avril et fermée en novembre 190tî, a couvert 24 hectares. Son but a été de montrer l'étendue dos progrès obtenus, depuis ré]>oque de l'Exposition universelle de Paris de 1900, par la réalisation des magnifiques projets dès lors conçus pour la mise en valeur des colonies françaises et pour le développement de leur outillage économique. L'exposition, décidée en 1902, fut organisée sous la direction de Charles Roux, comme commissaire général, et du D"" Heckol, directeur de l'Institut et du Musée colonial de Marseille, comme commissaire général adjoint. On a donné à cette exposition le caractère d'une vaste leçon de choses, en accompagnant les objets exposés de pancartes donnant d'une façon claire et apparente toutes les indications nécessaires. Elle aura eu aussi une utilité très pratique par suite de la disposition adoptée : d'un côté, les palais et pavillons coloniaux, où chaque colonie vient montrer les produits qu'elle peut otfrir à la métropole; de l'autre côté, le palais de l'exportation, où les industriels et commerçants métroi)olitains ont exposé les produits qu'ils mettent à la disposition des colonies. Un pavillon a été consacré aux anciennes colonies et le palais de la mer a abrité l'exposition de l'océancgraphie et des pèches maritimes.
— Exposition de Milan. Une exposition internationale a été ouverte à Milan en 1906 et inaugurée par le roi et la reine d'Italie les 28 et 30 avril. Sa superficie était de 980.000 mètres carrés, dont 300.000 environ couverts par des constructions. La partie la plus importante de l'exposition se trouvait sur la Piazza d'Armi ; c'est là qu'avait été installée la section française, comprenant notamment un palais des arts décoratifs et un palais de l'automobile.
EXPRESS-RIFLE {raïfl' — m. angl.) n. m. Carabine de Id""/" et au-dessous, à balle légère, creuse, explosive, très fortement chargée.
*EXTÉRIEUR n. m. — Branche de l'art vétérinaire, qui a pour objet l'étude raisonnée du cheval au point de vue de ses aptitudes mécaniques que révèlent sa conformation, ses proportions, son allure, etc. ; Les élèves de l'école d' Al fort suivent un cours (/'extérieur.
^EXTINCTEUR n. m. — Encycl. Extincteur automobile. Un extincteur automobile d'incendie établi à Londres fait partie du matériel des pompiers anglais. La voiture, actionnée par un moteur de vingt chevaux, a l'aspect d'une pompe automobile, mais la pompe est remplacée par un extincteur constitué par un cylinare en cuivre très
résistant, et contenant environ 300 litres d'eau; un svstème de décianchement mécanique permet de faire tomber dans cette eau un mélange convenable de produits chimiques, qui immédiatement donnent naissance à une grande quantité de gaz incombustible. Sous la pression du gaz accumulé, l'eau sort par les lances avec une grande puissance, saturée de gaz ignifuge, et amène l'cxtinctiou rapide d'un foyer, même situé à une grande hauteur.
EXTEIAPARLEMENTAIRE {man-tèi-') adj. Qui se fait
en dehors du Parlement.
— Encycl. Comtnission exlraparlemenfaire. On nomme ainsi toute commission, instituée en dehors du Parlement, auprès de tel ou tel département ministériel, et qui comprend parmi ses membres non seulement des parlementaires, mais des spécialistes et des fonctionnaires.
EyBESFELD (baron Conrad de), homme politique autrichien, né en 1831, mort à Griitz en 1898. Membre de la Chambre des députés, puis de la Chambre des seigneurs, il se montra partisan du fédéralisme et défendit avec chaleur les aspirations nationalistes des Tchèques. Ce fut lui qui prononça les mots, devenus fameux : t. L'honneur boliême ne fait qu'un avec l'honneur autrichien. « Eybesfeld fut ministre de l'instruction publique et des cultes dans le cabinet Taaffe, de 1880 à 18S5. Peu après sa sortie des atfaires, il se retira à Gratz, où il vécut dans la retraite.
Etchenne fGastonI, peintre et graveur français, né en 1873, mort à Saint-Germain-en-Laye en 1902. Artiste original, il se fît rapidement connaître par des eaux-fortes en couleurs, représentant le plus souvent des animaux et des fleurs, d'un dessin très précis, d'une coloration pleine de charme, rappelant, sans les imiter, les meilleures productions japonaises. Il faut surtout citer de ce délicieux coloriste, prématurément enlevé à l'art : le Papillon jaune ; Jeune Fille vêtue de noir; Anémones ; une Carpe; etc.
*Eye (August von), historien et critique allemand, né à FiirsteDau (Hanovre) en 1825. — Il est mort à Nordhausen en 1894.
Eygenbilsen, comm. de Belgique (Limbourg [arrond.
de Tongres]); 1.200 hab.
*Eyre (Edward John), administrateur anglais, né dans le comté d'York en 1815. — Il est mort âTavistock en 1901. Il vivait depuis 1S64 dans la retraite.
EzETA (Carlos), général américain, né en 1853, mort à Matazar (^lexique) en 1903. 11 remplaça en 1891 le général Menendez comme président du Salvador, fut renversé en 1894, dut s'enfuir, mais non sans emporter des sommes considérables, qu'il dissipa aux Etats-Unis et en Europe, et mourut à l'hôpital.
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S^Sr^'T-feîâ^îSïSias
'^K^fTOrfwP%
FaaSSCN fPiet»»r Jacobus, surnommé Rosier), acteur et auteur dramatique hollandais, nû à La Haye on 1833. Il joua quatre aus au Vaudeville français à Amsterdam,
Suis fut successivement attachù aux troupes hollandaises 'Amsterdam, do La Haye et enlin do Rotterdam, où il so rtxa. Comme auteur dramatique, outre do nombreuses traductions do I atieniand et surtout du français, il a écrit : la Grève, l'Ordre militntre de Guillaume, la Vie de César, le Marchand d'antit/uités, liester chez soi et surtout la Marguerite noire et Anne Mie. 11 a composé Oû français lo librctto d'un opéra : le Capitaine noir.
*FabeR (P>ust). sinologue allemand, né à Cobourg en 1839. — Il ost mort à Tsintau (Chine) en 1899.
FaBER du FauR (Otto), peintre allemand, né à Ludwigsburg en ïi'is, mort à Munich en 1901. Fils d'un général wurtembergeois. il suivit comme son père la carrière des armes, qu'il n'abandonna qu'en 1SG7. Il fît un assez long séjour en Franco en 1852 et prit les leçons d'Yvon, étudia attentivement les œuvres d'Horaco Vernet et so renferma ensuite dans la peinture militaire. Son style n'est pas sans rudesse, mais l'artiste sait atteindre À une e.vpression intense d'un grand effet. Parmi ses œuvres les |;lus connues, il faut citer : la Bataille de Champifjny.la Hataille de Sedan; !o Panorama de la bataille de Wœrlh, à. Hambourg; Ambulance derrière une barricade, etc. Fabcr ilu Faur a composé de nombreux tableaux ou dessins so rattachant à la légende napoléonienne. On lui doit aussi des scènes orientales : Marocains en conseil (1897), Hctour d'une razzia (1899), etc.
FABIANE n. f. Genre de solanées. tribu des nicotïanées. (Ce sont des arbrisseaux de l'Amérique du Sud, auxquels leurs petits rameaux, couverts do feuilles étroites, donoent un port de bruyère. Les fleurs, blanches, isolées, terminales, ressemblent aux fleurs de tabac. On les cultive parfois comme plantes d'appartement.)
*Fabre (Ferdinand), romancier français, né à Bédarieux en 1827, mort à Paris en 1898. — Son raonumeut, dû au sculpteur Marqueste, a été inauguré au jardin du Luxembourg en 1903. La mémo année, on a publié trois fragments demeurés inédits du romancier : Ma jeiuiesse. Mon cas littéraire, et M^ Fulgence.
Fabre des EsSARTS (Léonce-Eugène-Joseph), littérateur français, né à Aouste (Drôme) en 1848. Après avoir
publié deux brocliures sur Dupleix et l'Inde française (1883) et sur la Force, le Droit et les trois Chambres (t885), il lit paraître deux recueils de poésies do forme parnassienne : Humanité et la Chanson des couleurs (1889). Préoccupé tout à la fois de questions politiques comme dans us Dessous de l'affaire Gilhj-Andrieux, et de questions sociales, il évolua peu à peu vers la philosophie gnosiique et il écrivit un livre intitulé : IWi-bre tfnostique 11899^ dans lequel il se faisait le patriarche de cette renaissance religieuse. Il a également interprété en vers français les liglogiies do Virgile (1902).
Fabre (Paul), historien français, né à Saint-Etienne en 1S59, mort à Versailles en 1899. Elève de l'Ecole normale en 1882, puis de l'Ecole française de Rome, il présenta une thèse do doctorat sur le Liber censuum, du camérier Censius. et, commentant cet ouvrage, il fut amené à décrire tout l'organisme ecclésiastique au temjis d'Innocent III, de Grégoire IX et d'Innocent IV. Il entreprit ensuite la publication du Liber censuum, avec commentaire explicatif. Il a collaboré avec Eugène Miintz à un volume sur la Yaticano au xvi* siècle, et a donné une importante étude sur le rôle intellectuel de la papauté et sur l'histoiro de la bibliothèque des papes dans le grand ouvrage qu'il a publié sur le Vatican eu I89:>, en collaboration avec Goyau et Pcraté. A son retour do l'Ecole française de Home, il professa à l'université de Lille l'histoire ancienne et I histoire du moyen ûge. Après un nouveau séjour à Komo, il fut chargé d'une suppléance à l'Ecole normale supérieure. Il venait, lorsqu'il mourut, d'être nommé bibliothécaire de l'Institut.
Fabre (GabrieH, compositeur do musique français, né à Lyon en 1863. Elève, au Conservatoire de Paris, de Dupraïo et de Guiraud, il débuta par un Trio, un Quatuor et une Sérénade. Mais il ne conquit sa complète personnalité qu'avec les interprétations musicales qu'il donna des poètes contemporains : l'Orgue (18S9\ et l'Archet I894\de Charles Cros, les Sonatines sentimentales de Camille Mauclair, la Complainte de l'oubli des morts de Jules Laforgue, les Chants de Bretagne (1900) sur des poèmes de Moréas, Ajalbert, Le Cardonnel, P. Fort, T. Klingsor. et surtout les chansons de Maeterlinck, dont il fut un traducteur musical très expressif. Parmi elles, il convient de citer : la Chanson de Mélisande (1893); Et s'il revenait un jour (1898); Quand l'amant sortit. Gabriel Fabre a mis égale-
ment en musique toute une série des Poèmes de Jade, traduits du chinois par Judiih Gautier. Enfin, on lui doit quelques œuvres pour le p auo : le Colloque sentimen' tal, d'après Verlaioc, et le Paysage breton, d'après Stuart Merrill.
Fabre (Emile), autour dramatiouc français, oé à MeU en 1870. Fils d'un régisseur de théâtre, qu'il suivit dans ses nombreux déplacements, il dut, à la mort de son père, entrer dans le commerce, puis dans le journalisme. En 1894, il fit représenter à la Comédie-Parisienne sa première pièce: Comme ils sont tous. Henri Becque écrivit à l'auteur pour le féliciter. Fabre lui apporta sa nouvelle
fûèce, l'Argent. Becque la fit recevoir par Antoine : ce fat e dernier spectacle du théàtt-e Libre i 1895;. Dans le Bien d'autrui (1897) l'auteur poussait progressivement au grotesque un fait d'observation courante. Timon d'Athène», drame antique, fut donné à Marseille (1899). Emile Fabre est revenu à la comédie d'observation satirique avec la Vie publique (Renaissance. 1901) e: les Ventres dorés i^Odêon, 1905). Entre temps, il avait transporté à la scène et fait représenter avec succès sur le même théâtre la Rabouilleuse, do Balzac (1903).
Fabre D'Envieo (Jules), écrivain ecclésiastique français, né à Labruguière (Tarn) en 1821, mort à Satnt-Martorv (Haute-Garonne'i en 1901. U entra dans les ordres, fut envoyé en mission à Innsbruck, dans le Tyrol, puis à Dublin. "Suppléant, puis en 1868, titulaire de la chaire d'histoire sainte de la Faculté de théologie à la Sorbonne, il la conserva jusqu'à la suppression de îa Faculté de théologie, en 1885. il fut nommé alors chanoine de Saint-Denis. Il a écrit des ouvrages de philosophie, d'écriture sainte et de linguistique : Défense de rontuloqisme ;i862), où il se montre opposé à la philosoplii^ scolastique; Cours de philosophie (1863-18Ô5) ; les Origines de la terre et de l'homme, d'après ta Bible et d'après la science (1873); /« Livre du prophète Daniel, traduction et commentaire 1 1890) ; Méthode pour apprendre te dictionnaire de ta langue grecque et les mots primitifs de plusieurs autres langues anciennes et modernes (1870}; le Dictionnaire allemand enseigné par l'analyse étymologique des noms propres ;iss5;; etc. L'abbé Fabre était polyglotte.
FABRICIE [sf) n. f. Genre de légumineuses papilionacées, tribu des hédysarées, répandues principalement en Asie, en Afrique et en Australie.
FAÇADE — FARFARIA
* FAÇADE n. f. — Encycl. Façade df's maisons. Le maire a le tiroii (le proliibiT l'omploi, dans les eonslnictions, de nialériaux cjui pn-senteraient un danirer permanent de cliute ou dinoendio. I^o fait dtMever des façades en pans do bois, coniratrement à larrété qui les a inierdites, eonstituc une eontravention ; leur démolition doit en outre être ordonnée par lu Jiig:e. A Paris, la eonstruction des façades en pans de bois sans autorisation est interdite.
Les proprit^iaires no peuvent pas être astreints à construire les façades do leurs maisons sur un plan donnt^, d'exécuter tels ou tels ornements, d'observer telle ou telle disposiiion pour le placement des ouvertures dans le but do maintenir la régularité et la symétrie dans toutes les rues, mais ils doivent observer les prescriptions relatives à l'alipoement lorsque les immeubles longent ou joignent la voie publique et celles ayant trait à la liauleur des maisons, lorsque cette hauteur a été limitée par un arri^té municipal. (V. hautecr, au Supplément.)
Les propriétaires ne peuvent non plus être contraints de baaigeonner, de recrépir périodiquement toutes b'S maisons et murailles donnant sur les rues, promenades. routes et faubourgs. Toutefois, dans Paris, en vertu du décret du 26 mars 1832, et dans certaines ville:> auxquelles ce règlement a été déclaré applicable par décret, les façades doivent être grattées, repeintes et badigeonnées au moins une fois tous les dix ans, sur linjonction qui en est faite aux propriétaires par l'autorilë municipale. Les contrevenants encourent une ameude qui ne peut excéder 100 francs.
Le niairo peut prescrire la réparation ou la démolition des murs, bâtiments ou édilices quelconques longeant la voie ou la place publique, lorsqu'ils menacent ruine et qu'ils pourraient, par leur etfondrement, compromettre la sécurité (loi du 21 juin 189S, art. 3\ Les contestations sont déférées au conseil de préfecture, qui peut autoriser le maire ù faire exécuter d'office les travaux nécessaires aux frais du propriétaire. En cas de péril imminent constaté par un homme do l'art, désigne par le juge de
ftaix, à la requête du maire, celui-ci a le droit d'ordonner es mesures provisoires utiles pour garantir la sécurité et de les faire au besoin exécuter d ofticc, toujours aux frais du propriétaire. A Paris, c'est le préfet de la Seine qui adresse au propriétaire du bâtiment en péril l'injonction de faire cesser ce péril.
Facchina (Jean-D.), mosaïste italien, né à Séquals, près dÛdine (Italie^ en 1826, mort à Paris en 1903- Elevé par un de ses oncles, chanoine à Venise, il vint très jeune en France et fonda à Paris une maison consacrée à la mosaïque. Ce fut lui qui collabora avec Charles Garnier
four la décoration du plafond do l'avant-foyer de l'Opéra, l a en outre décoré des parties de l'Opéra-Comique, des Menus-Plaisirs, de l'Hôtel de ville de Paris, de Notre- Dame de Ixmrdes. Il obtenait surtout ses mosaïques par l'assemblage d'émaux coloriés dans leur masse à l'aide d'oxydes métalliques et fixés sur un fond propre à conserver leur liaison.
FACELLITE D. f. Silicate naturel d'alumine et de potasse.
*Fachoda, localité du Soudan égyptien. — Un arrêté du sirdar de l'armée égyptienne, sir Reginald '^'^ingate, a décrété l'abolition ofricielle du nom de Fachoda; aujourd'hui, la province soudanienne de Fachoda est connue sous le nom de province du Haut-Nil, la ville de Fachoda sous celui de Aodok, et lo village de Fachoda sous celui de Dalwar.
FACTORIER (ri-é) n. m. Directeur, agent d'une factorerie.
Fadruisz ou FadswiSZ (Jean), sculpteur hongrois, né à Pozsony en 1858, mort à Budapest en 1903. Cet artiste s'est rendu célèbre par le remarquable monument de Marie-Thérèse érigé à Presbourg. Il remporta un grand prix à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), où il avait envoyé une statue équestre : Matthias Corvin, et un Cknst en croix, œuvres énergiques et d'un style élevé.
*Faed (Thomas), peintre écossais, né à Burley-Mill on 1826. — 11 est mort à Londres en 1900. *FaceL (Léon), sculpteur français, né à Valenciennes on 1851. — Cet artiste a pris part à l'Exposition universelle de 1900 (Pans) avec la statue de Chevreul, une figure du fireffeur, la Foi et la Vaillance, bas-reliefs destinés à l'église de Montmartre, et CavcVter. buste marbre. Le
i'ury lui décerna une médaille d'or. Depuis, on a vu de i'afjel : les lielles-Lcttres, statue pierre; Carpeaux, buste plâtre; Talma, statue bronze; Eve, haut relief plâtre ; etc.
*FaGNIE2 (Gustave), historien français, né à Paris en 18*2. — lia été élu membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) en 1903. Il a publié depuis 1898 : la deuxième série des Vocuments relatifs à l'histoire de l'industrie et du commerce en France (1900) ; le Duc de lirofjhe, IS2I-I90I (1902).
*Faguet (Emile), professeur et critique français, né à lAKoche-surA'oncn 1847. — Depuis 1900, Faguet a publié: Problèmes politif/ues du temps présent (1901); la Politique comparée de Voltaire, Housseau et Montesquieu; le Libéralisme; André Chênier; Propos littéraires, V série (1902); Propos de théâtre, 1" série (1903); En lisant Nietzsche; Propos littéraires, 2* série (190i): Propos de théâtre, i* série; Propos littéraires, 3* série ; Simplificalion simple de l'orthographe; Pour
?u'on lise Platon (1905); l'Anticléricalisme 1906). Emilo Faguet dirige la fievue latine, qu'il a fondée. Sos ouvrages sur le Libéralisme {\^Q2), ex. V Anticléricalisme (1906) montrent qu'il apporte à l'étude des phénomènes sociaux la mémo lucidité d'esprit et la même impartiale sincérité qu'à l'étude des systèmes philosophiques et des autres œuvres de la pensée. Uion no dépasse la netteté subiile de son argumentation; sa lof^ique perce ;ï jour, avec esprit mais sans pitié, les sophismos les plus spécieux, et, comme l'a dit Jules Lomaîtro, c'est un dos cerveaux u par qui los choses sont lo plus profondément comprises et le moins déformées ■.
Fa-haotonc.
FA-HAOTONO D. m. Grande trompette chinoise, employée dans les cérémonies funèbres, los funérailles.
FAnusWORTH, bourg d'Angleterre (comté de Lancas- Ire); 8.000 hali. Kilature.s. nuincaillerie, fabrication de lainages. C'est un faubourg de Manchester.
Faisans (Léon), médecin français, né à Pau (Basses- Pvrcnécs) en 1851. Après avoir été interne lauréat des hôpitaux, il présenta on 1882 une thèse remarquable sur les hémorragies cutanées liées à des affections du système nerveux ot en particulier du purpura myélopathique, et en 1884 publia les Leçons sur la tuberculose para.^itaire, du professeur Dobove. Peu de temps après, il devenait médecin des hôpitaux ot acquérait la réputation d'un clinicien consommé. En 1897, il tit paraître : les Maladies des organes respiratoires, méthodes d'exploration, signes physiques. Membre du conseil de surveillance de l'.Vssistance publique, il rédigea, en 1903, une africho antialcooliiiue <[ui est placée en permanence dans les hôpitaux et les bureaux de poste et de police. Lo syndicat des marchands do vins le menaça d'un procès qui* lit rire et fut naturellement abandonné.
FAIT-DIVERSIER (/"«'. inT-si-é) n. m. Reporter chargé, dans un journal, de recueillir ei de rédiger les faits divers : Les FAiT-invEKsiERS ont cherché à alléger leur tache et ils ont créé la bourse des faits divers. (Paul Pottier.) !i PI. lies fait-divebsiers.
FaivRE (Jules-AôW), peintre et dessinateur français, né à Lyon en 1867, fils du docteur Ernest Faivre, doyen de la faculté des sciences de cette ville. Après y avoir fait ses premières éludes artistiques, il alla à Paris suivre les cours de Jules Lefebvre et de Benjamin Constant; il obtint une médaille de 3' classe au Salon de 1894, puis passa à la Société nationale des beaux-arts. 11 travailla avec Renoir, qui eut sur lui une influence considérable. Ses principales œuvres sont : la Jeune Convalescente (1891): la Vierge aux enfants (1898); la Femme à l'éccntail (1901, musée du Luxembourg), le Bol de lait, plusieurs î'ortraits, l'Enfant au /iure (1906). En 1894. Abel Faivre avait débuté dans la caricature. 11 est devenu collaboratour au « Journal " et au « Rire ". Sou numéro de 1' " .■assiette au beurre • sur les médecins le mit au premier rang des humoristes. II possède un dessin très sûr, et ses légendes sont dune cruauté boutfonne. Ses figures caricaturales, très poussées vers un certain type de laideur comique et bizarre, contrastent avec ses portraits, d'une facture délicate, gracieuse et recherchée.
Falero (Luis Falero de Candelakese. duc de La Branzano, connu sous le nom de Luis), ingénieur et peintre espagnol, né à Grenade en 1^5l, mort â Londres en 1896. Il est également remarquable comme savant et comme artiste. Ses découvertes ont aidé à l'application de l'électricité. Comme peintre il débuta en is70. Ses œuvres : la Planète de \ enus, la Prière à Isis, Vision de Faust, l'Etoile double, furent très goûtées et popularisées par des reproductions nombreuses. L'originalité, les tendances hardies du peintre déplurent aux jurys. Falero, découragé, quitta la France en 1887 pour se fixer en Angleterre, où il eut plus de succès.
FaliSOLKX, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur). près de la rive droite de la Sambre, affluent de la Meuse; 2.600 hab. Carrières.
*Falke (Jacob von), littérateur allemand, né à 'Ratzebourg en 1825. — Il est mort à Lovrana, près d'Abbazia, en 1897.
FALKENHAYNITE [ké-nè) n. f. Sulfoantimonite cuivreux naturel (Sb, As, Bi)' S* (Cu', Fe, Zn)S avec de l'arsenic, du bismuth, du fer, et du zmc.
Fall-et-mheer, coram.
de Belgique (Linibourg [arr. de Tongresjj; 1.20u hab.
*FalLEX (Jean-Eugène), littérateur français, né à Paris en 1842. — Il est mort en 1905.
FALLIA n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes.
de la famille des lathridiidés, créé en 1902 pour quelques espèces découvertes dans l'Amérique centrale.
— Encycl. Les fallins sont do petits insectes dont la forme générale est ovale; la tête est peu distincte du thorax; ils sont de couleur brunroux et vivent habituellement sous les écorces des arbres. L'espèce type est la. f allia sinthetica, du Mexique.
*FalliÈRES (Clément-Anna/irf), président de la République française, né à Mézin (Lot-et-Garonne) en 1841. — Son grand-père était forgeron à Mézin. Son père, qui mourut en 1874, y était greffier de la justice de paix et expert géomètre ; sa mère était elle aussi fille d'un greflior. Armand Fallières commença ses études au collège de Mézin et les continua au lycée d'Angoulême. En 1860, il commença son droit à Paris ; l'année suivante, il le continua à Toulouse, puis il revint à Paris, où il fut reçu licencié en droit. Il so fit ensuite, en 1862, inscrire au barreau de Nérac. U se fit rapidement un rang parmi les meilleurs avocats de la région. Do bonne heure il avait professé des opinions répul)Iicaines, et, attiré jiar la politi(|ue, il devint après le 4-Septembrc, le représentant le plus on vue des républicains dans son pays natal. Il fut successivement élu maire do Nérac et conseiller général du canton. En 1873, au lenclemain de la chute de Thiers, il fut révoqué de ses fonctions do maire. fV. t. IV.) Fallières était encore président du Sénat, quand le 17 janvier 1906, à la fin du septennat de Loubel, le Congrès, réuni à. Versailles, l'appela à la présidence de la Républit[Uo par 449 suffrages contro 371 donnés à Doumer, sur 849 votauts. Il prit possession du pouvoir le 18 février suivant.
De mœurs simples, plein do bonhomie, Fallières est devenu un hommo public sans avoir rocliorché les honneurs; il y a été porté par la succession logique des événements. Il est très attaché à son pays d'origine. 11 a épousé M"" Bosson, fille d'un avoué de Nérac, et a deux enfants, une fillo et un fils. Propriétaire d'un petit domaine, le Loupillon, situé non loin do Mézin, il en a fait son lieu préféré do villégiature.
*FalLOUX (loi). — La loi du 15 mars 1850 sur l'onsoignomoDt est souvent désignée sons lo nom de • loi Falloux », du nom de celui qui, comme ministre do l'inslruc-
tion publiqne, en avait déposé le projet. Cette loi, qui avait le caractère d'une loi organique de l'enseignement, ne fut votée qu'après des débats prolongés pendant deux mois entiers; elle établissait la liberté de l'enseignement.
Elle a été atteinte et modifiée dans son esprit et dans ses dispositions : 1*» par les lois des 28 mars 1882 et 30 octobre 1886, relatives à l'enseignement primaire, qui ont laïcisé l'enseignement public (v. h.nseignement); 2° par l'arliclo H de la loi du l" juillet 190i et I article unique de la loi du 4 décembre 1902, qui ont restreint l'enseignement congréganiste, même non officiel, puis par la loi du 7 juillet 1904, qui a supprimé absolument tout enseignement congréganiste. V. iînseignement congréganiste.
FaLMOUTH, ville des Elats-Unis (Kentucky), ch.-l. du comté <i«' Pcndloton, sur la rivière Lickin^; 5.000 hab. .Minoterie, commerce de céréales et de bestiaux.
Fama n. f. Planète télescopique n* 408, découverte en I8yr> par Max AVolf,
^Famintzine f.Vlexandre-Sorgicwitch), compositeur et musicographe russe, né à Kaluga en 1841. — Il est mort à Ligowo, i>rès de Pétcrsl^ourg, eu 1896.
FANGO-FANGO n. m. Fliite nasalo en bambou, fermée
aux deux extrémités et [|^^ __, !^ -"L^^^^^r^^^Jl -^»^__— 1J:#.1
en usage aux ha^a^âaâ^ÈmiKâu^^ÊtHa^S^^Sm^Ê^smm ilcs Marquises et l-'idji.
Fango-fango.
*FanniÈRE (François-Auguste), ciseleur français, né à Lungwy (Moselle) en 1818. — Il est mort à Paris
en lyuo.
*FannièRE (François-Joseph), ciseleur français, frèr© du précédent, né à Longwy en 1822. — Il est mort à Paris en 1897.
FANSA ou encore FANSE n. f. Ferme on chaumière
chinoise en Mandchourie.
FANTASMASCOPE(/(iSS-;H«5*louFANTASMATOSCOPE
{tass-ma-ios&\ n. m. Appareil servant à faire apparaître des images lantasmagorîques.
*FaNTIN-LATOUR ( Ignace- Henri- Jean -Théodore V peintre français, né à Grenoble en 1S36. — 11 est mort â Buré (Orne) en 190i. Aux œuvres déjà citées de Fantin- Latour, il t'aut ajouter de nombreux Portraits. On a vu de lui, à l'Exposition universelle de 1889 (Paris) : Scène finale du " Jiheingold », Nuit de printemps, Siegfried et les E^illes du Ilhin. En 1900, Fantin-Latour avait envoyé : Féerie (exposé au « Salon des Refusés » de 1863), la Brodeuse et Portrait de l'artiste. Une exposition de ses œuvres a été faite à l'Ecole des beaux-arts, à Paris, en 1906.
FANTÔMAL, E, AUX adj. Qui a l'aspect d'un fantôme ; Lnmobiie et fantômal sur sa chaise longue. (M. Harry.)
*FaRABEUF (Louis-Hubert), médecin français, né à Eannost en 1841. — H a été élu en 1897 membre de l'Académie de médecine.
Farabeuf (oi>ération dkJ. Obstétr. Opération destinée à agrandir momentanément les bassins obliques ovalaires pour permettre l'accouchement normal. (On pratique une section entre le pubis et l'ischion, c'est-à-dire que l'on lait une ischio-putiutomie.)
Faraman, étangs et marécages de la côte des Bouches-du-Khône, à 10. de l'ancien^bras de Passon. L'étang proprement dit de Faraman s'étend entre ces bras et le Vieux Rhône, dans la Camargue; la côte est basse, sableuse, bordée de bas-fonds et de bancs très dangereux, sur lesquels, malgré la présence d'un phare, aux abordsde l'étang de la Galère, de nombreux navires sont venus s'échouer, notamment le grand vapeur Itussie, en janvier 1901.
FARCINOSE n. f. Méd. Variété de farcin ou de morve cutanée chronu|ue, caractérisée par des ulcérations indolores dune grande étendue, qui envahissent surtout la face en détruisant les parties molles. (C'est pourquoi on désigne quelquefois cette maladie sous le nom de kabcin MiTii,ANT. [Pour le traitement, v. farcinJ.)
FaRCOT (Marie-Joseph-Denis\ ingénieur français, né à Paris en 1798, mort à Saint-Ouen (Seine) en 1895. Fils de léconomisle Joseph-Jean-Cbrysostome Farcot (1744- 1815), il resta orphelin de bonne heure, et, après avoir été employé dans divers ateliers de constructions mécaniques, il fonda à Paris, en 1853. une importante maison do fabrication do machines à vapeur, qui fut transférée à Saint-Ouen en 1847. En 1644, il avait déjà reçu une médaille d'or pour une machine à vapeur à détente variable, inventée et employée par lui depuis 1839. II obtint, en 1855. â l'Exposition universelle (Paris), la grande médaille d'honneur, pour la section des machines à vanour. On lui doit de nombreuses inventions, parmi lesquelles sou système do distribution de vapeur à détente variable, un régulateur compensateur à cônes de friction, le générateur à. cliauffage méthodique par gradation, etc. — Son fils. Jkan- Jacquks-Lkon Farcot, né à Paris on 1823, ingénieur, sortit, en 1845. de l'Ecole centrale, et s'associa de nonne heure aux travaux de son père. On lui doit un grand nombre d'améliorations de détail dans les procédés de fabrication des machines à vapeur, ainsi que dans l'outillage. Citons son invention d'un régulateur isochrone à bras et bielles croisés, un générateur à faisceau do types et foyer mobiles, réunissant à la fois les systèmes "tubulaire e"t cylindrique; enfin, et surtout, son servo moteur ou ■ moteur asservi *, qui permet de diriger avec précision les effets des moteurs les plus puissants. J.-J.-L. Farcot fut élu on 1879 président de la Société des ingénieurs civils de France. Il a publié : le Servomoteur ou moteur asservi (1873).
*FARDEn. f. — Fardeau, paquet, bagage; Cne fardi; de
popiers, une fardk de tabac. (Vx.'l (Dans certains pays. dans le Nord notamment, 1rs notaires l'emploient encore dans lo sens do liasse, do papiers, de dossiers.)
FarfaRIA, région de l'Algérie méridionale (départ, de Constantine). C'est proprement la partie septentrionale de la dépression (au-dessous du niveau de la mer), dont le chott Meltihir occupe le fond. Là so perdent, avant d'atteindre le chott lui-même, un grand nombre do petits oueds descendus du massif de l'Aurôs: l'oued el Arab, loued Mahana, etc. Inondée peo-
<lant l'hiver, la région do Farfaria so dessèche dès lo
début du printompa.
*FarinA (Salvatoro), romancier italien, né à Sorso (Sardai^ne) on 1840 — Cet auteur est resté, dans ses derniers récits (Fino alla Movle. [1902], h Ire Comédie delta vita, nouvelles [190:ij), un opliiuisto impénitent. U continue à poindro, avec un délicat huitiorisiuo oui passe aisément du sourire aux larmes, \ch scènes familières do la vie bourgeoise. Il a en outre donné au théâtre udo comôdio en un acio [Tutto pcr il mondo [1899]).
Farneta, nom do la principale des Chartreusea, depuis l'expulsion dn Kranro do la congrégation do Saint-Brunu. Elle est située dans la banlieue do Lacques, non loin des
fat maître de conférences à la faculté de droit do Paris. Il fonila ta /Itfvue générale de droit international publie, et devint rérlarteur en chef do la ■ Jurisprudence générale Dalloz ». Lauréat de l'Académie dos sciences morales et poliii(|ucs, associé do l'Insiitul de droit international, il a publié : Du ttloctis maritime. Etude de droit interna' tionat et de droit comparé (1882); la Question juive en France sous lepremier /impire (1884); la Diplomatie /"rançaise et la Lit/ne des neutres de 1180 [/77tf-/7*.î) (1803); le Conflit des limites entre le Brésil et la Grande- Ùretafjne et la Sentence arhit l'aie du roi d'Italie (1905); le Domaine aérien et le Hétjime juridiffue des aérostats (1901); une Chouannerie flamande an temps de l'ICmpire {1813-1814). Louis Fruchart, dit Louis ^V'//(i905) 11 a revisé et mis
La Grande- Chartreuse de Farneta.
carrières do marbre blanc de Carrare, qui ont servi à construire le cloître. La Cbartrouso de Farneta, prospère au xviir siècle, avait été abandonnée au moment des guerres do la Révolution qui désolèrent la péninsule, lionaparto on fit un hôtel de passage pour ses généraux et, devenu empereur, la donna à la famille Bacciochi qui, négligeant le monastère lui-même, exploita en cultures d'oliviers les terrains qui on dépendaient. Après sa restauration, la Chartreuse de Farneta a reçu de l'ordro lo nom do Grandc-Chartreiise. V. GraiSde-Chartrei'siî.
*FarRAR (Frédéric-William), théologien protestant et philologue, né à Bombay en 1831. — Ilest mort en 1903.
FaRRI^p.F (Frédéric-Cliarlos-Pierro-Edouard Barc.onr, dit Claude), littérateur français, no à Paris en 1S7G. Of- Ticier do marine, il put étudier plus particulièment la vio coloniale. Son premier ouvrat^e, Fumée d'opium, fut présenté au public eu i903 par Pierre Louys. Do conception originale et do stylo imagé, ces contes annonçaient un écrivain d'avenir, qui s'est aftirmé dans son roman les Civilisés, courounô on 1905 par l'académie Goncourt, et où sont observées, do manière frappante, les déchéances des Européens en Indo-Chiue.
FART (fur) n. m. Corps gras doot les Norvégiens imprègnent le patin du ski, pour éviter l'adhérence de la uoigo.
FASSANIEN (ni-in) n. m. Horizon géologique représentant la partie inférieure do l'étage tyrolien, et caractérisé par protrachi/ceras Curionii et dinariles avisianus.
FASTIER ifass-ti-é) n. m. Bateau servant à la poche Docturnc do l'anchois. (Il est muni ù. l'avant d'un farillon dans lequel brûlent des copeaux de pin.) *Fath (Théodore-6'eor/;es), littérateur, né à Paris eu 1818. — Il est mort à Maisous-Laftitto en 1900.
*FAUCHEr V. n. — Balancer la queue de billard en la déplaçant naturellement.
Faucheurs (lks), peinture décorative de Henri Martin (Salon de 1903). — Ce morceau forme le centre d un triptyque, destiné à orner une salle du Capitolo de Tou-
au courant lo Manuel de droit international public do Bonlils (1905).
Faucon (Maurice), érudit français, né à Ariane (Puydc Dôme) en 1858. Entré à l'Ecole des chartes, il en sortit archiviste-paléographe avec une thèse sur Clément VI et la Guerre de Cent ans. Après avoir rempli deux missions en Italie pour lo ministère do rinsiruciion publique (1879- 1880), il fut meml)re de l'Ecole do Home (1880-1882). Nous citerons de lui : uno édition des Lettres de Louise de /•Vancp, fille de Louis XV (1878); la Jtédaction de la Coutume d' Auvergne en fÔfO (1880); le Mariage de Louis d'Orléans et de Valenline de Visconli, Histoire de la domination française dans le iMilanais de 1389 à 1450 (1882); les Arts à la cour des papes d'Avignon sous Clément VJ et Jeun XXII (1884); la Lihrairiedes papes d'Avignon, sa formntiim, sa composition, ses catalognrs (1885-1887, t. I-II). Jl a publié, en collaboration avec Thomas et Digard, les li'-gistres de Boniface V/II, recueil de ses bulles, et il a donné une édition revue de l'Histoire de la Henaissance artistique en Italie, par Charles Blanc. Dans un auiro ordre d'idées, on a de Faucon un volume de jolis vers : Italie, strophes et poèmes (1889).
FAUFILAGE n. m. Assemblage à faux frais du cordage intérieur d'un navire en couslruction.
Faulx, comm. do -Belgique (prov. et arr. de Namur) ; 1.500 hab.
FAUNILLON, ONNE {Il mil. — dimin. de faune) n. Petit faune maie ou icmello : Les faunillons ventrus et les FAUNMi.i.ONNES du premier Age qui titubent encore sur leurs jambes novices. (.\uJré Lichtenberger.) *Fauque de JoNQUXÈRESf Jean-Philippe-Ernest), marin et havant français, né à Carpeniras en 1820. — 11 est mort à Mouaus-Sartoux, près de Grasse, en 1901.
Faure (Sébastien!, anarchiste français, né à Saint- Etienne en 1858. IVuno famille de négociants, il fit do brillantes études dans un collège tenu par les jésuites, et entra au uoviciat do Clermoiït-Forrand. A la mort do son père, en 1880, il abandonna le noviciat, se tit agent d'assurances à Bordeaux, puis remisier à la Bourse do
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G. Fauri.