FARINA — FAVIER
certs du Conservatoire et du Châl^let; musique do scène pour Sliylock, de .Shakspearc (Odéon, 1891); musique de scène pour Pelléas et Mélitande (exécutée cnsuito comme suite d'orchestre); __
Pruinéthée, tragédie lyrique, /CT^Vr;-»
en trois actes (Arènes do Bé^ ' • ' /
zicrs, 1900); musique pour Jules César, de Shakspearc, représenté à rauiphitliéâtro d'Orange en 1905. L'Aca^Jémio des beaux-arts avait dé* cerné Â Faurô, en J905, lo prix Charticr pour la musique do chambre.
Faure-biguet (Paul- Vincent , général français, né iCresl\Urôme/en 1838. Après avoir étudié la niédcciuo à Lyon, il entra à Saint-Cyr on 185G et en sortit dans l'iufantcrio do marine en 1858, prit part aux expéditions du Mexique, de Cochinchinc, |>assa dans l'infanterie do li^'ne, au 27* régiment, ctfut, en 1870, classé au n9*,avcc ler|uel il ht la campagne dans l'armée de Paris. A la suite des combats de Chàiillon et de la Malniaison, il fui promu chef de bataillon. Peu ar>rès, il était nommé commis-aire du gouvernement près lo 8* conseil de guerre a[tpelé à juger les iusurgés de la Commune. Lieutenant-colonel, en 1879, sous-directeur de l'infanterie, il devint en 1883 chef de cabinet du général Thibaudin, puis fut nommé colonel du 24* régiment d infanterie et, à la fin de 1884, colonel du 4* régiment de zouaves. Général de brigade en 1889, divisionnaire en 1895, il fut appelé, en 1898, au commandcm' et du 16" corps d'armée à Montpellier. En septembre 190i, il fut nommé gouverneur militaire de Paris et conserva cette situation jusqu'à sou passage au cadre de réserve en 1903.
FAUSSE-ROUTE n. f. Chirurg. Accident qui se produit lors(juo l'un sonde un canal, et qui consiste en ce que la soudo traverse les parois et s'enfonce dans les tissus voisins. (Ou l'observe surtout dans le catliétérisme do l'urêtro et des voies lacrymales.)
Fauvillers, comm. de Belgique (Loiemboorg [arr. de Bastogue]*, près do la Sure, affluent do la Moselle; 1.200 hab. Ardoisières.
Fava (Armand-Joseph), évoque français, né & Evin- Malmaisous f Pas-de-Calais) en 1826, mort à Grenoble en 1899. D'abord missionnaire à Madagascar et dans le Levant, il devint vicaire général de Saint-Denis (la Réunion), puis évè(|ue de la Martinique, et fut ajipelé en 1875 à l'évêché de Grenoble. Plein de fougue, il fut souvent en lutte avec le gouvernement de la Uépublique. En 1879, il fut condamné comme d'abus pour avoir érigé en basilique l'église do la Saletle, en vertu d'une bulle du pape non enregistrée. A partir de ce moment, il multiplia les mandements pour flétrir les actes du gouvernement qu'il jugeait contraires aux droits catholiques. Néanmoins, sinclinant devant le mot d'ordre donné par le pape Léon XHI, il fit, dans une lettre adressée aux prêtres de son diocèse, en 1891, acte d'adhésion à la République, avec cette seule restriction que le chef de l'Etal fût catholique. En même temps, pour former un grand parti catholique sur le terrain républicain, il publia dans la ■ Semaine religieuse • un catéchisme de politique clirélicnne. Le ministre des cultes ayant présenté un recours comme d'abus au sujet de la partie politique introduite dans son catéchisme diocésain, l'évèque consentit à supprimer cette partie politique. Depuis lors. il fit peu parler de lui. On lui doit plusieurs ouvrages de piété ou de polémique.
FaverOIXES (race de), nom donné à des gallinacés que l'on a obtenus par croisements entre les races fories do Cochinchine, Brahmapoutra et Dorking et la race de Houdan, ec particulièrement estimés pour leur taille. lenr rusticité et la qualité de leur chair.
— Encïcl. Le titre de race, que la pratique semble consacrer, est impropre, en réalité, puisqu'il s'agit d'un croisement; mais les coqs et poules du Faverollcs, les/a-
Los Faucheurs, d'aprt's Henri Martin.
louse. La compusition en trois parties étroitemenl liées i^faucheurs au centre représentant le midi de la vie, groupes à droite et ;\ gaucho représentant le matin et lo soir) uo portait pas de titre particulier lors de son apparition; c'est le ptibiic qui la baptisa les Faucheurs, et ce nom est resté à l'ensemble do la décoration. Uenonf:ant aux symboles littéraires, le .peintre a voulu retracer uue scène de la lumineuse nature. Sous le soleil flambant de son Quorcv, par une splendide journée d'été, il a fait marcher ses rotiustes faucheurs, travaillant à grandes enjambées, enfonçant jusqu'à mi-jambes dans iherbage épais. Trois fillettes en robes claires font des rondes au premier plan. Et sur tout ce patriarcal ensemble plane une vision de force, de prospérité, de sérénité.
FauchilLE (Pfl»/-Auguste-Joseph), juriste français, fié à Loos-lez-Lille (Nord) en 1858. Docteur en droit, il
Paris. Devenu partisan dos doctrines anarchistes, il alla faire un peu partout des conférences en ce sens. Il subit des condamnations pour provocation à la guerre civile, au mourtro et au piUa^ie. Eu mars 1892, il avait fondé à ^Ia^• seille lo journal l'Agitation. Sorti de prison, il reprit sa propagande anarchiste (décembre 1893). Impliqué dans lo procès fait en août 1894 à trente anarchistes, il fut acquitté après avoir lui-même présenté sa défense. U fonda le Libertaire en 1895 et devint ensuite directeur du Journal du peuple. U a écrit : la Douleur universelle (1895).
*FaurÉ (Grt6rie(-Urban\ pianiste, organiste et compositeur français, né à Pamiers en 1845. — En 1905, il a remplacé "Th. Dubois à la direction du Conservatoire national do musi([ue et de déclamation. U faut ajouter à ses œuvres : musique do scène pour Caligula (Odéon, 1889), exécutée ensuite comme suite d'orchestre aux con-
Coq et poules tl--
verofles, comme on dit aussi communément, sont des volailles dont l'élevage, de jour en jour plus important, est des plus lucratifs. J.«s caractères ordinaires sont les suivants (chez le coq) : corps massif, volumineux, poitrine et dos larges, tête moyenne et presque ronde, bec assez long, fort "et jaune, pattes fortes; le plumage est de couleur variée, mais le plus souvent l'ensemble est blanc, avec légère teinte grise ou brune sur le camail, les ailes et la queue. I^ poule présente à peu près le même aspect, mais son plumago est fauve; elle est bonne pondeuse et couve bien.
FavIER (Alphonse), évêque français, né à Marsannayla-Côte Xôte-dOr) en 1837, mort à Pékin en 1905. Il fit ses études au séminaire de Dijon. A vingt et un ans, il entra chez les lazaristes et ne tarda pas à s'embarquer pour la Chine (1862?, afin d'y prêcher l'Evangile. Il y passa toute son existence et fut l'auxiliaire dévoué des ministres français en Chine. Il connaissait à fond la langue
Favus.
FAVISME — FENWICK
du pays ot sos coutumes. Kn 1971, au lendemain dos massacres de missionnaires français et des Chinois convertis, È. Tion-Tsin, il for«;a, par ses démarches r<^p6cécs et son inlassabio pers<^vèrance , le gouvornemeni chinois à accorder à la France les rt^parations qui lui étaient duos. Klevé au siège épiscopal do Pékin en 1899, après avoir été coadjutour (1897), il avait sos entrées au palais Impérial, ot l'impératrico, qui Thonorait d'une considération toute particulière, lui avait octroyé, avec lo litro do Ta- Veu, \o bouton do corail des mandarins du premier degré do la premioro classe. En 1901, quand éclata la révolution lies Boxers, révèquo do IV'kin groupa autour do lui tous sos tidèlcs, dirigea ta résistance et, avec trente marins, soutint au Peï-Tang un siège de deux mois, jusqu'à l'arrivée des troupes françaises.
FAVISBSE [vissm' — du lat. faba, fève) n. m. Maladie dont les caractéristiques cliniques sont une asthénie nerveuse plus ou moins marquée, la coloration jaune des té- Î juments et souvent de l'albuminurie ; elle peut aboutir à a mort.
— Encycl. On attribue le favisme à l'inErestion de fèves gâtées ou altérées par des parasites. Le favisme appartiendrait donc à la catég->rio des intoxications alimentaires et serait sous la dépendance du même traitement. Toutefois, cette étiologio n'est pas à l'abri de toute critique, par suite du fait que, pour une même préparation de fèves, certains individus seulement sont frappés. Aussi est-on actuellement disposé à croire que les individus frappés étaient primitivement atteints de quelque affection du foie, du tube digestif ou des reins. C est donc cette affection qu'il convient essentiellement de soigner, sans négliger pourtant Tintoxicatio i aiguô que manifestent les symptomes.V. BOTULISME.
FAVUS {vuss) n. m.
Genre de crustacés dëca podes braehvures. d. i , l'amille des dorippi>i< - . créé en 1000 pour des formes nouvelles défouveries dans l'archipel malais. (Lo farus pergramtlatus, des côtes do Singapour, est le type de ces curieux petits crabes à carapace très large, convexe, brusquement rétrécie en arrière, très granuleuse.)
FAYAÏTE n. f. Roche oruptive appartenant à la famille des syéuites éléoUtiques, et au type grauitoïde de cette famille.
*Faye (Her\'é-Augusto-Etienne-Albans), astronome, membre de l'Institut, né à Saint-Benoît-du-Sault (Indre) en 1814. — Il est mort à Paris en 1902.
*Faye {Etienne-Léopold , avocat et homme politique français, né à Marniande ; Lot-et-Garonne) en 1828. — Il est mort à Berac (Lot-et-Garonne) en 1900.
FaZIL-MDSTAPHA-PACHA. Biogr. V. MuSTAPHA- FADIL -PACHA, aU t. VI.
FEATHER-WEIGHT ( fè-zetir-ouèt' — de l'angl. fea- Hier. plume, et weit/ht, poids) n. m. Turf. Cheval qui a le plus léger poids à porter dans une course handicap.
FÉBRILITÉ n. f. Caractère de ce qui est fébrile : Cette grâce où il y nvait ime fkbrilitk. (P. et V. Margueritte.)
Feghner (Jean), peintre allemand, né à Berlin en 1860. Elève de l'Ecole des beaux-arts do Berlin, il fit d'abord des tableaux do genre, se tourna ensuite vers le portrait, grava également beaucoup de portraits sur pierre, fut nommé professeur de peinture et conservateur du cabinet do lithographie du (lut'h»' d'Anbalt, à Dessau. Ses portraits excellent par la simplicité et l'exactitude du dessin, par leur réalisme ot par la profondeur dos caractères. Parmi les plus remar<iuablos, il faut citer : GuUlatnne Raabe (musée de Brunswick); le Général comte Kirclibach (Galerie nationale de Berlin); l'Empereur Gui tlmime II et Frédéric le Grand de Prusse, qui se trouvent dans un des Ivcées (Kaiser Wilhelms Healgymnasium) de Berlin; Rodolphe Vircli'jir, etc.
♦fécondation n. f. — Encycl. Bot. L'étudo des phénomènes intimes de la fécondation a conduit, principalement pour les angiospermes, ù des découvertes capitales. On sait (v. ovim.k) (pie le sac embryonnaire dans l'ovule Uéliniiivemenl constitué possèile typiquement huit noyaux : à la partie supérieure, au voisinage du micropyle, il y a trois noyaux, dont l'un est Voospliére ot les autres sont les stjuertjitlex ; à l'cxtréniité opposée du sac embryonnaire, trois autres noyaux constituent les antipodes ;entin, vers lo centre, deux noyaux qui le plus souvent se fusionnent sont lo ou les noyaux secondaires du sac embryonnaire. Lorsijuo le tube pollinique arrive au contact du micropyle, son extrémité se gélifie et les deux noyaux màlcs ou ant/iérozoides(v. ce mot au Sapplémetil) sont on liberté ilans lo sac embryonnaire, l'n de ces noyaux arrive au contact de l'oosplièrc, se fusionne avec elle pour constituer Vwuf, dont les cloisonnements rapides vont bientnt donnnr une petite plante; l'autro novau générateur vase l'usionner avec les noyaux secondaires du sac embryonnaire pour former ensuite par des cloisonnements répétés Valbumen, (pii doit servir à nourrir la petite plantuli! dans sou déveloi)pemeul. Il y a donc cliez les angiospermes une douitte fécondation, aboutissant à la formation d'un n'iifpmtjrynn et d'un auif-albumcn. Les cas lie j-énie (v. ce mot nu Supplément) peuvent être interprétés comme vérifiant expérimentalement la double récondaiion. Les autres noyaux du sac embryonnaire peuvent éiro accidentellement fécondés ; il y à dans ce cas poiyembryonic, c'esl-ù-diro plusieurs embryons dans le
sac embryonnaire (mimosa, dompte-venin, etc.). On a signalé un' cas dans le naiax oii les deux noyaux générateurs ayant fécondé l'oosphère plus une synergidë, il n'y a pas eu formation d'albumen.
La découverte do la double fécondation est duo à Nawaschine (1898) ot à Guignard (1899). Il existe un petit nombre d'angiospermes où l'embryon se développe parthénogénéliqticment sans fécomlatio'n (antennaire, alcfiemille thalictrum) ; de même, l'atlmmen i>cul être parthénogénétique. Il u'exislo pas do double fécondation chez les gymnospermes ; dans ce groupe, la division du sac embryonnaire est poussée beaucoup plus loin que chez les angiospermes ot aboutit à la formation d'un tissu spécial : ienaosperme. A la surface do l'endosperme se différencient, en nombre variable, un petit nombre d'arcliégones ou corpuscules contenant cliacun une petite oosphère capable de se développer en plantulo après la fécondation.
FedCHENKO (Alexis Pavlovitch), naturaliste cl explorateur russe, né eu 1814, mort en 1873. Il visita le 'lurkestan, [loussa jusqu'à Samarkande et au désert de Karakoroum. ïl rapporta de ses voyages d'immenses collections. Il périt en faisant l'ascension du mont Blanc. Ses voyages ont été publiés en 1873 à Pétersbourg. Sa femme a publié, en 187-i, Fedchenko's lieisen in Turkestan.
Fedi (Pio), sculpteur italien, né à Yiterbe en 1815, mort à Florence en 1892. D'abord apprenti orfèvre à Florence, il alla étudier la gravure sur cuivre à Vienne et la sculpture à l'académie de Florence. Ses études terminées, il alla à Rome, où il produisit quelques-unes de ses œuvres les plus renommées : le Christ secourant les ynalades, Saint Sébastien, Cléopàtre. En 1846, il retourna à Florence. Il y exécuta, pour le grand-duc Léopold II, les statues à'André Cesalpino et de Niccolo Pisano. En 1819, il produisit un beau groupe daprès une scène du Purtjatuire do Dante {Pia di Tolommei et Nello délia Pielra); en 1852, un Ange gardien emportant une â»ie au ciel; en 18.">6, le groupe colossal de Pierre Torriyiano et ses fils. On lui doit de beaux morceaux allégoriques ou mythologiques, une très idéale figure, la Poésie sacrée, au musée de Vérone, etc. Mais son œuvre la plus célèbre est le groupe de quatre personnages, le Itapt de Pohjxène, ((ui se trouve à Florence, dans la fameuse Loggia des Lauzi.
FEDOSIEEVTSI [théodosiens] n. m. pi. Secto d'hérétiques russes, qui se rattachent à la secto des bezpopovtsy [les sans prêtres .. (Elle fut fondée, à la fin du xviii' s., par un diacre appelé Feodosii. Elle admet l'existence do rauléchrist et no considère pas le mariage comme un sacrement.)
FedotOV (Paul-Andrevitch), peintre russe, né à Moscou
en 1S15. mort fou. 11 fut d'abord soldat; il entra ensuite à l'académie de Saint-Pétersbourg et s'exerça à l'étude des scènes militaires. 11 obtint son premier succès avec : Réception du grand-duc Michel dans le régiment finlandais de la garde, en 1837. Il se consacra ensuite à l'étude de la vie bourgeoise et sociale, et se préoccupa de mêler la satire à ses compositions. C'est ainsi qu'une peinture intitulée les Nouveaux Chevaliers de l'Ordre, où il ridiculisait une distinction impériale, provoqua du scandale. Pareilles tendances à la satire se remarquent dans : la Cour du major, le Lendemain d un jour de noce, la Souricière, le Bichon est mort, Magasin de 7uodes. II a peint avec succès la nature morte.
*FE1NTE n. f. — Imprim. Défaut provenant d'un manque d'encrage. (La feinte se manifeste sur la feuille imprimée par un espace plus ou moins étendu sur lequel les caractères n'ont laissé qu'une empreinte grise.)
FejervarY (Géza de), ministre hongrois, né à Josefstadt en lg;i3. Il se distingua comme capitaine pendant la guerre d Italie (1859). Aide de camp du roi en 1865, il prit part à la campagne de 1866. entra, en 1872, dans le corps des bonveds. devint secrétaire d'Etat au ministère de la Défense nationale (honved) et reçut le portefeuille de ce ministère en 1884. Il organisa l'armée territoriale hongroise et conserva son poste dans les cabinets (jui se succédèrent jusqu'en 1903. Nommé capitaine do la garde royale, instituée alors par Etienne Tisza. il fut relevé de ses fonctions après la chute du ministère Tisza (juin 1905) et chargé de former un ministère d'affaires. La majorité de la Chambre ayant émis un vote de méfiance dès son premier discours, il donna sa démission (sept. 1905). La coalition ne voulant pas se charger du gouvernement, Fejervary fut nommé de nouveau président du conseil, le 18 octobre 1905. Pour combattre la coalition, il soumit au roi un programme comportant lo suffrage universel et do nombreuses réformes économiques. Au mois d'avril 1900, il se relira pour céder la place à un ministère \Vekerlé, et ainsi prit fin la lutte qui, depuis plusieurs années, mettait aux prises la couronne et lopposition coalisée.
*FeldBERG, sommet le plus élevé du Taunus oriental, au N. «lu Mein. — Le Feldberg élève à 880 mètres environ ses schistes couverts de magnifiques forêts. Nœud hydrographique. Un monument, orné du médaillon de Bismark, a été érigé sur le sommet.
FeliCE-GUIFFRIDA ((liuseppe de'', homme politique italien, no à Catane en 1860. Publicisle, il écrivit contre la monarchie italienne des articles violents, qui lui valurent de nombreuses condamnations. En 1872, il était réfugié à Malte pour échapper à la peine do doux ans de réclusion qui lui avait été infligée, lorsqu'il fut élu député par Patcrno ot par Catane. En 1894, il organisa les comités d'action, connus sous le nom de cFasci ", dans les Calabres et en Koniagne, et fut encore arrêté par ordre du gouvernement. Il lut successivement réélu depuis, tantôt par Paterne, tantôt jiar Home ou Massa ou Catane.
FÉLICIENNC (sainte), en latin Feliciana^ martyre à Tuincs, dans le Pont. — Fête lo 20 juin.
FÉLIZET (Georges Marie), clnrurî^ieu français, né A Elbcuf (Scino-Inférieure) en 1844. Après avoir passé par rinternat de Paris, il fit en 1873 des recherches anutomiques et expérimeniab's sur les fractures du crâne. Devenu chirurgien di's liouiiaux, il publia île nombreux mémoires, notamment sur les hernies inguinales do l'enfanco, lo llnmbago des plaies, la suture des tendons. \c< résections. Pendant la guerre de 1870. chargé <le transmettre un oriiro à Bazaine. il traversa a la nage la Moselle sous les coups de fusil ù la fois îles AllenKuuis et des Français, ci parvint malgré tout ù remplir sa mission. 11
fut un des meilleurs amis do Gambetta et fit paraître en 1894, sous le pseudonyme do Clalde Lamarche, ud Traité de l'épée qui fit autorité.
FELSnx n. f. Miner. Syn. de pétrosilex.
FéLU (Charles), peintre belge, mort à Anvers (1820- 1900). Frappé dune cruelle infirmité (il était né sans bras), Félu avait su acquérir une grande adresse pour peindre avec le pied. 11 a laissé des portraits estimés.
FENCHÉNE n. m. Syn. de penêne.
FBNCHOL n. m. Syn. de fenol.
FENCHOLIQUE adj. Alcool fenchoUque. Syn. de fenol.
FENCHONE n. f. Syn. de fenone.
FENÈNE n. m. Carbure C"^II'*, que l'on obtient en déshydratant l'alcool fenolique C'IP'O. (Il distille à 159°, et sa densité est 0,864 à 20'».)
^FENÊTRE n. f. — Géol. Déchirure due à l'érosion, qui s'ouvre parfois dans une nappe de recouvrement et laisse apparaître la surface d'une nappe inférieure.
— Encycl. Dr. Un propriétaire ne peut, sans le consentement de son voisin, pratiquer dans le mur mitoyen aucune fenêtre ou ouverture, fût-elle à verre dormant, c'est-à-dire munie d'un verre fixé dans un châssis qui ne peut s'ouvrir. Il a au contraire le droit do pratiquer dans le mur non mitoyen donnant immédiatement sur le fonds d'autrui des jours ou fenêtres %. fer maillé et verre dormant, à condition que les mailles n'aient pas plus do 10 centimètres d'ouverture, et que les fenêtres ne soient établies qu'à 2", 60 au-dessus du plancher ou sol de la ctianibre qu'il veut éclairer, si c'est au rez-de-chaussée, et à 1"',90 au-dessus du planclier pour les étages supérieurs. (C. civ., art. 675 â 077.)
On ne peut avoir des fenêtres donnant des vues droites ou de côté sur l'héritage clos ou non clos du voisin, s'il n'existe certaines distances entre le mur où on les pratique et cet héritage. Ces distances se comptent depuis le parement extérieur du mur où l'ouverture se fait. (C. civ.,
art. 678 à 680. J V. BALCON.
Il est iléfendu, sous peine d'une amende de 1 à 5 francs et d'un emprisonnement de trois jours au plus en cas de récidive, de jeter par les fenêtres ouvrant sur la voie publi(iue ou d'exposer sur leur rebord îles choses de nature à nuire par leur chute ou par des exhalaisons insalubres. (C. pén., art. 471.) Les mêmes peines sont applicables à ceux qui enfreignent les arrêtés municipaux ou préfectoraux interdisant de placer des pots ou vases de fleurs sur les fenêtres.
Lo jet de pierres, de corps durs ou d'immondices contre les fenêtres d'autrui constitue une contravention, mais il y a délit lorsque les vitres de la fenêtre ont été brisées.
Feng-HOANG-TCHENG, localité «Je la Chine septentrionale (prov. de Maudcbourie), sur la route de Viju à Liao-Yang, et près du At-Ho, affluent du Yalou. Ce fut en mai 1904 une des principales étapes de l'armée japonaise du général Kuroki, qui occupa la ville après lo combat de Turentchen.
FÉNIESTRE (è5s/r') n. m. Mines. Porte installée à l'intérieur dune galerie de houillère, et que l'on ouvre ou que l'on ferme â volonté pour laérago.
FENNOMANE ifèn') adj. Se dit d'un parti national finnois opposé à l'influence suédoise.
— n. m. Membre de ce parti.
— Encycl. Au début du xix' siècle, ce nom désigna un groupe d'hommes qui rêvaient d'accomplir l'unincation de la Finlande par la fusion de ses diverses nationalités : le mouvement avait son centre à Abo, et était dirigé par des écrivains suédois, Porthau, Frauzèn, Calonius, etc. Ce premier sens ne tarda pas à tomber en désuétude et, depuis ISiO, le nom de fennonumes s'applique aux partisans exclusifs de la langue et de la nationalité finnoises. Surtout littéraire à l'origine avec R. Van Becker. G. Henvall, Z. Topélius, LGnnroi, M.-A. Castrèn, soutenu par la Société de littérature finlandaise, fondée en 1831. et qui publia le KalevaUt, le mouvement t'ennomane affirma de bonne heure des tendances politiques et sociales: les premières réclamations d'Arwidsson et Ehrstrôm, trop intransigeantes, provoquèrent une sévère répression; ce n'est qu'en 1844-1846 que J. V. Snellman formula définitivement dans lo journal *■ Saima » les doctrines fennomanos, basées sur le principe des nationalités, et la nécessité do soustraire la masse de la population linnoisc à l'influenco de la culture suédoise demeurée domînanle. Appuyé sur le clergé et les paysans, possédant depuis 1S77 la majorité à la diète, le parti' fennomane exerçait sur les affaires une influence croissante. Vers la fin du xix*^ siècle, toutefois, il se divisa en parti vieux- fennomane. conservateur en religion l't en politique, et eu parti jeune- fennomane, non moins intransigeant en matière linguistique, mais plus libéral en politique et disposé à collaborer avec le parti suédois [suéconmn).
FENOL n. m. Alcool C'*"H'*0, isomère du bornéol et que l'un obtient en réduisant les fenones. Syn. alcool PKNO-
LlyVE. ALCOOL FENCUOLigCE, FENCIiOL.
FENOLIQUE adj. Alcool fenolique, syn. do fexol.
FENONE n. f. Isomère du camphre C"H"0, que l'oD trouve dans l'essence de fenouil, dans l'essence d anis de Uussie, etc. (On a préparé les trois fenones; gauche, racémifpie, droite.) Syn. campukb anisiqeîe, fenchone, hy-
DBL'IÏE DANÉTHOL.
Fenoux (yrtC(/Mcs-Marie\ acteur fraudais, né au Havre eu 1870. Fils du tiirecteur d'un des journaux de celte ville, il alla à Paris et entra au Conservatoire. Eu 1893. il y obtenait les deux premiers prix de tragéilie et lie comédie. Engagé à l'Odéon, il y débuta à la fin <-te la même année, dans Vercingétorix, entra dans le répertoire tragique et comique, créa divers rôles, entre autres celui de Constantin Brancomir do Pour la couronne et fut engagé à la Coméiiio Française; il v a débuté en 1895, dans Oreslo d"A»(/ro»i(i^i/e, a ioué àans pres<pio tout le répertoire classi(juo, et a fait plusieurs créations importantes. Il a été nommé sociétaire eu 1906.
FenwiCK (Charles), homme politique anglais, né à Cramlington en iS-^o. Fils d'un ouvrier mineur, il travailla lui-même dans la mine et fit seul son instruction en suivant lécole du soir. Dès 1862, il entrait dans l'associatioa
De Féraudy.
des mineura du Northumborland, s'y faisait remarquer par sa vivo iatelligonco et son activité et, en 188 i, 6tait déléguù au congrès des Trado's Unions d'Abordeon. En l«85, il fut 6lu députa do la circonscription do Wansbock, qu'il n'a cossu de représenter. Do 1890 à 1894, il a 6tô secrétaire pariomentairo aux congrès dos Trade's Unions. Il appartient au parti libéral et est partisan du home mie.
FéoDOSIA. Géogr. V. Cafka.
'■'FÉRAUDY (Marie-Maurice de), acteur français, aè à Joinvillo-Uî-l'oiit en 1859. — Parmi les pièces dans losquoUos cet artiste a (.'tabli uos rôles nouveaux, il faut citer surtout : lu Martyre, la Petite Amie, les Affaires sont les affaires, le Torrent, l'Autre Daiujerjtlanchetie, la Plus faible , Dupont et Durand , Notre jeunesse. Paraître ; il a obtenu aussi un très grand succès en jouant Mercadet.
Féraudy s est produit cgalemont comme autour dramatique et a fait représenter .
ïos pièces suivantes : l'Ecole \{ des vieux, 1 acte (théâtre des Mathurins, 190 1) ; Gontran s'amuse [avec son camarade BorrJ (Scala, 1901} ; Leurs amants, S actes (Athénée, 1902) ; Quart de soupir, 1 acte (Capucines, 1902); la liemplaçante, l atte [avfC Ferdinand Bloch J (Capucines 1903); Passe et manque, 2 a tes (Capucines, 1903); Deadheat^ 1 acte (Liodiniêre) ; Brichanteau (Odéon).
♦Ferdinand (Maximilien-Charles-Léopold-Mario de Saxe-Couoi luij, prince de Bulgarie, né à Vienne en 1801. — En 189J, il épousa Marie-Louise de Parme, dont il eut deux fils et deux filles. Co mariage avec une princesse catholique indisposa la Russie. Pour se concilier la bienveillance du tsar, lo prince dut, en 189G. convertir son fils aîné, le prince Boris, à rorthodoxie. II fut immédiatement reconnu jiar la Kussio. dont les autrns puissances suivirent l'exemple. Il se rendit à Paris, ou il fut reçu oiTicielloment, et 0!> le gouvernement bulgare a, depuis 1898, une légation. Giù'*o à la politique du prince Ferdinand, la Bulgarie est désormais l'un des Etals balkaniques qui paraissent avoir iû plus d'avenir.
FernAND (saint), en latin Ferdinaiidus, évèquo de Cazas, eu Italie, mort en 1024. — Féto le 22 juin.
FÉRON i^Kmilo), homme politique belge, né à Bruxelles ou 18-11. Boctcur en droit (1863), avocat à la cour d'appel de Bruxelles, il se lança de bonne heure dans la politique. Un des fondateurs de la « Libre pensée », qu'il présida do 1873 à 1878,01 de la «Ligue de l'Enseignement n. il fut élu dépu»é de Bruxelles en i880. II échoua en 1884, fut réélu en 1892, siégea ;X la Constituante, succomba de nouveau avec toute la liste libérale en 1894. et fut réélu on 1900. Il est le fondateur de la Héfurme, dont il prit la direction politique de 1881 à 1895.
FÉRONIA n. m. Genre de rutacées-aurantiées, tribu des citrées.
— EscYcL. Le feronia ele.phanlum est un arbre de 10 à 15 mètres do haut, à tige épaisse, à feuilles composéesimparipenuées do deux paires de folioles coriaces, très voisin des citrus et des xqle. Répandue dans l'Inde, eu Cochinchine, celte plante roçoit de nombreux usages : h'. fruit, sphériquo, à pulpe épaisse, se mange cru ; on en fait aussi une gelée rai raie hissante ou une boisson analogue à notre limonade ; les feuilles sont employées dans les dysenteries; elles sécrètent une essence à odeur d'anis, qui les fait employer comme stomachiques. Le bois, dur, à grain lin, sert dans de nombreux travaux de construction.
*Ferrand (Joseph), administrateur français, né à Libourue ou 1827. —Il est mort à Amiens en 1903.
*Ferrara (Francesco), économiste italien, uô à Païenne on 1810. — Il est mort à Venise on 1900.
Ferrari (Gabrielle), pianiste et compositrice, née en Italie en 18J1. Elle lit sou éducation musicale au Conservatoire de Milan, et alla se rîxer en France. Elle s'y lit counaUre de boimo heure par dos œuvres cliarmaiites, pleines do couleur et de sentiment. Nous citerons, pour lo chant : Auuirsi, Larmes en songe, Chant d'exil, le Lazzarone, la Buucle blonde. Chant d'amour, les Derviches hurleurs, et pour le piano : le Ruisseau, Hirondelle, Pierre qui route, ftapsodie espatjnole, etc.
Ferrari (Emilie), poète espagnol, né ù Valladolid en 1852. Il commença à se faire connaître, en IS81, par son poème Pedro Abelardo. Il publia, en 1891, un recueil intitulé : Pnemas vultjares. Parmi les poésies qui ont assuré sa réiuuaiiùn, et dans plusieurs desquelles on reconnaît l'iulluence do son compatriote, Nunez de Arce, on cite : la A'ipiracion, Consummatum, En cl arroyo, la Afnerte de IJipatin, Alerjoria de Otoûo, etc. Ferrari a été élu on 1905 membre de l'Académio espagnole.
*FERRARI(Paul), critique et auteur dramatique italien, néàModèneen 1S22. — Il est mort en 1889. Cet auteur, qui avait obtenu ses plus beaux succès dans la comédie auocdotiuuo et historique, a manîTesté dans la dernière période de sa carrière une prédilection fâcheuse pour la comédie à thèse. Faible imitateur de Dumas lils, il est souvent systématique et déclamatoire, et l'on sent trop que la pièce est faite uniquement en vue de la démonstration. La critique avait déjà fait un assez froid accueil au Sutcidc, au Jtidicule, à Deux Dames. Ses dernières nièces, Sif/nor Lorenzo, Séparation, Alberto Pregalli tom- Dèrent à plat.
Ferrari ^Galileo), né à Livomo VerL-ellese (Piémont) en 1847, mort à Turin en 1S97. !i fut professeur de physique à IKiole supérieure de guerre et occupa la chaire de physique technoloirique à l'Ecole des ingénieurs de Turin pendant près de vingt ans. Il a fondé, en I8»;g. l'Ecole supérieure électrotechnique qui porte aujourd'hui son nom, la première du genre qui fut créée en Italie. Ferrari est surtout connu par sa découverte (1885) du cliamp
magnétique tournant, qui fut l'origino des moteurs asynchrones à courants polyphasés. .Ses travaux ont été réunis en trois volumes publiés en 1903.
"* Ferrari (Séverine), poète et érudit italien, né à Alberino (prov. do Bologne) en I85fl. — Il est mort en 1905. Il avait publié en 1899, en colla)>oration avec G. Carducci, une excellente édition do Pétrarque {le Uime di F. Petrnrca di su gli originali), cl, en 1902, un nouveau recueil do Sonnets. Ses principales oeuvres poéti(|Ucs ont été recueillies après sa mort par L. do Marchi ( Verai raecoUi ed ordinati, Turin, 1906).
FcRRARlS (Maggiorino), homme politique italien, né â Acqui en 1856. D'origine piémontaisc, il se Kt recevoir docteur en droit et se consacra à. l'élude des problème!» économi(|ues et financiers, sur lesquels il puldia des ouvrages de valeur, notamment : il Pitjblema delta circotasione costacea in Italia, et le Convenzioni marittime. Elu député do la quatrième circonscription d'Alexandrie en 1886, il fut constamment réélu soit par elle, soit par Acqui. Il contribua aclivemcnt au vote des traités do commerce avec l'Allemagne et l'Autriche et combattit les cabinets di Rudini et Giolitti. Il fut ministre des postes et télégraphes dans le minislèr* Crispi (1893-1896). Directeur de la •> Nuova Antologia ».
*Ferrary (Désiré- Maurice), .sculpteur français, profi'sseur à l'Ecolo des beaux-arts, ur à Embrun (Hautes- Alpes) en 1852. — Il est mort à Neuilly-sur-Seiue en 1904. On avait vu do lui, aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 (Paris) : Décollation de saint Jcan-Daptiste, Diane, Salammbô, la Sulamite, Statuettes en matières polychromes, étain, etc.
*Ferraz (Marin), professeur et philosophe français, né à Ccyzéricu en 1820. — Il est mort à Cannes en 1898. Il était meml»re correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques. On lui doit, outre les ouvrages déjà cités : un Symbole au xix* siècle : Maine de liîran (1875); Souvenirs de la Faculté des lettres de Lyon (1894).
FerrÈRC, comm. des Ilautes-Pvrénées, arr. et ù 58 kil. de Bagnères-de-Bigorre, près de l'Ourse ; 372 liab. Eaux minérales sulfureuses et salines iodurées; petit etabhssemeut thermal pour le traitement do rarthritismc, des maladies des reins et de la peau.
FerreRO (Guglieimo), sociologue et historien italien, né à Portici, près Naples, de parents originaires de Turin, en 1871. Il lit ses études secondaires à Florence, ses études universitaires à Pise et à Turin, où il seconda Cesare Lombroso, dont il devait plus tard devenir le gendre, dans la I>réj)aration do l'ouvrage intitulé : la Femme criminelle. Le jtreinier livre de Ferrero, i Simboli, traitait de quelques points iniportantsdu symbolisme juridique et religieux. Un pamphlet i)ohtique : il Fenomeuo Crispi e ta Heazione (1895-, valut à son auteur deux mois de relcgation dans un village alpin. De longs séjours à Londres, à Paris, à Berlin, le familiarisèrent avec les divers aspects de la civilisation, ainsi qu'avec les grandes bibliothèques. Il en rapporta un volume d'impressions, l'Europa giovane studi e viat/i/i }iei paesi del iVort/ (1897), où il dénonçait la décadence des races latines, césariennes et guerrières, exaltait les sociétés industrielles de l'Allemagne et do l'Angleterre, et montrait une sympathie marquée pour les doctrines communistes et collectivistes. Eu même temps, il faisait à Milan une série de conférences sur le problème militaire, (jue la défaite des Italiens par les Abyssins ù. .\doua avait mis à l'ordre du jour; elles parurent sous ce titre il Militarismo (1898). Dès lors, F'errero consacrait la plus grande part de ses efforts au.x éludes sur Rome ancienne, qui devaient révéler son originalité d'historien par l'importance qu'il attache aux faits économiques et industriels et le peu de place qu'il y fait aux grands hommes; son exposition est rendue plus piquante par les rapproclienienis continuels qu'il établit entre lo passé el le présent.