‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 150 sur 363 · hab · texte numérisé non relu

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de Lié^-o (jïrronl. de VLTviersji, sur le Fouron ou \oer;

FOU-SAN. ville de l'empire do Corée {prov. do Ivieng- Siangi, sur la côte orientale de la péninsule et le détroit do Broiighton ; 44.000 liab. environ, dont près do 8.000 Japonais, qui y font tout le commerce. Co port, le second de 1 empire comme importance, a été ouvert au commerce international en 1870 et en 1883. Déjà occupé par les Japonais en 1894 pendant leur lutte avec la Chine, Fou-san a été de nouveau occupé par eux dès le début de la guerre russo-japonaise de 1904-1905.

FOUX {fou) ou FOU n. m. Mot usité en France pour désigner : 1° en Provence et dans le Languedoc, des sources remarquables par leur abondance (on dit parfois fouze); 2" des lieux naguère ou encore boisés en hêtres.

FOUYÉ [fon-yâ — m. japon.) n. m. Flûte traversière (ic bambou, percée de sept trous, en usage au Japon et on Cliine.

*F0WI*ER (John), ingénieur anglais, né à Sheffîeld en isn. — Il est mort à Bourncmouth en 1898. Il avait été créé baronnet pour sa construction du pont du Fortb avec sir Benjamin Baker (1883-1890].

FOWLER (sir Henry Hartley), homme politique anglais, né à Suuderland'en 1830. Maire de Wolverhampton en 18ii3, il devint député de cette circonscription ù la Chambre des communes en 1880. Libéral, il tut nommé sous-secrétaire d'Etat à l'intérieur dans le cabinet Gladstone (1884-1886), devint secrétaire financier à la Trésorerie et conseiller privé en 1886, enfin président du Local Government Board en 1892. En 1894-1895, il occupa les fonctions de secrétaire d'Etat pour l'Inde. II a fait passer au Parlement le « Parish Councils Bill ".

FOX-TERRIER n. m. V. TEBRIEB au t. VII.

*FOyER n. m. — Milit. Foyer du soldat. Nom donné à des établissements créés pour l'armée par la Ligue française de l'enseignement.

— Encycl. Les foyers du soldat, dont le premier fut inauguré à Vincennes par le ministre de la guerre le 2i décembre 1901, sont destinés à offrir aux hommes de troupe (sous-ofticicrs. caporaux et soldats) des lieux de réunion situés co dehors des casernes et où ils puissent trouver les mêmes agréments et distractions que dans les cates. Ces « foyers » sont installés autant que possible dans une maison munie d'un jardin, do manière qu'on puisse y organiser des jeux de plein air. A l'intérieur, les militaires trouvent d'autres jeux, outre une bibliothèque avec salle de lecture et de correspondance, puis une buvette, où ne sont vendues, à prix coûtant, que des boissons liygiéuiques.

*FrachiGHS (p.\ys des), région de la Tunisie occidentale, au.v confias de l'Algérie. C'est un haut plateau limité au nord par le djebel Chambi et encadré par l'oued el Hatob et son contluent l'oued el Achim. Une rébellion musulmane s'y produisit en 1906.

Fragerolle (Georges-Auguste), poète et compositeur français, né à Paris en 1855- II commença par écrire des chansons, qu'il chantait au piano, dans les cabarets artistiques do ^lontma^t^e. Mais co qui le fit surtout connaître, ce sont les ouvrages d'un genre nouveau qu'il écrivit, paroles et musique, pour les théâtres d'omljres chinoises du Chat Noir, du Lyon d'Or et do la Bodinière, dont les tableaux et les dessins étaient faits par Henri Rivière, Louis Bombled, "Vignola, etc. Après la Marche à l'étoile, petit oratorio en 10 tableaux, vinrent : le Itère de Joël (1891), légende; l'Eufani prodir/ue (1894), parabole biblique on 12 tableaux; le Sphinx (l&OG), épopée lyrique on 10 tableaux; Clair de lune (1897), féerie; le Juif errant (1898), légende; Lourdes (1900), légende mystique; /earine d'Arc, grande épopée en 14 tableaux (le poème do ces deux derniers on collaboration avec Dosvoaux-Vérité). A signaler encore l'Aitjle (1905), Sainte-Geneviève (1906), et les doux ouvrages suivants, dont il n'écrivit pas les paroles ; le Homan de la Jtose (1891) et la Marche au sofeil, b épopée do la mission Marchand x (1899). Fragerolle a publié aussi divers recueils de mélodies vocales: Chansons du pays lorrain, Chansons d't^pèe, Chansons des oiseau.r. Chansons des soldats de France et l'Fnfant-D'teu, sur do vieux noéls traduits du patois. Enfin, il a écrit la musique d'une pantomime, la Saint- Pierrot, représentée au Cercle funambulesque (1894), et celle do quelques opérettes : la Fiancie du Toukin, Fleur de lotus, A la pèche, etc., jouées en divers cafés-conccrls.

FraipONT, comm. de Belgique (prov. et arrond. do Liège , à. quelipie distance do la Vesdro, affluent de la Meuse; 1.050 hab. Usines métallurgiques, forges, armurerie ; dentelles.

*Fraipont (Gustave), peintre et aquarelliste natura- Usé l'ran';ais, né ù Bruxelles en 1849. — Cet artiste, dont les compositions généralement fraîches se ressentent do la pratique de l'aquarelle, a exposé depuis 19oo : un Dimanche à Loquirec (Finistère., peinture, et Vieille rue à Lisienx, aquarelle (1900); on 1901. Jour de dt'yel à Lisieux, poinluro, ol deux aquarelles sur des sujets

bretons; en 1902, Au Folgoët {Finistère), peinture, et Chemin creux en Bretagne, aquarelle; en 1903, un Dimanche en Bretagne, peinture, et une a<|uarelle, sujet analogue; en 1904, la Place Saint-Germain-des-Prês, peinture; en I9u5,/e Quai Malaquais ei la Place Saint-Michel, peintures. Comme auteur-illustrateur. Fraipont a écrit des ouvrages d'agrément et d'enseignement sur l'art, notamment un sur la Plante et la décoration florale.

FrAIRE on FrAIRE-FAÏROUL, comm. do Belgique (prov. de Namur [arrond. de Philippoville]/, sur un petit soiis-arfluontde la Meuse parla 8ambro; l.lOOliab. Forges, fabrication de machines, dentelles.

Fram, bâtiment norvégien, construit sur ios indications de Nansen, pour résister à la pression la plus énergique que les glaces pussent exercer, et à bord duquel iNanseo et Sverdrup exécutèrent leur célèbre voyage de 1893-1896, puis le capitaine Sverdrup mena à bonne fin, do 1898 à 1902, une très importante expédition de reconnaissance au nord de l'Amérique septentrionale.

* Français. — Allus. uist. : n n'y a qu'un Français de plus, mots prêtés au comte d'Artois, revenant en France, en 1S14. vraisemblablement par le comte Beugnot. Précédant Louis XVIII d'une quinzaine de jours, Monsieur (le comte d'Artois) avait fait, le 12 avril, une entrée solennelle dans Paris, au milieu du soulagement causé par la chute do Napoléon, et de l'inquiétude éprouvée par les républicains et les bonapartistes, par les royalistes eux-mêmes, les uns craignant l'hostilité du nouveau gouvernement, les autres, son impuissance devant les droits obtenus depuis la Kévolulion. On attendait de Monsieur un avertissement quelconque. Le mot d'ordre donné l>ar le chef du gouvernement provisoire, Talleyrand, soucieux de rassurer l'opinion, était de contenter tout le monde. Chargé d'envoyer au a Âloniteur », organe officiel, le discours prononcé par le prince, le comte Beugnoi substitua aux paroles émues, mais insignifiantes, de Monsieur, la phrase suivante : u Rien n'est changé en France, si ce n'est qu'il s'y trouve un Français de plus. » Cette version habile eut un immense succès; chaque parti put se flatter que rien ne serait changé, soit dans la France de l'ancien régime, soit dans la France républicaine. Beugnot, dans ses Mémoires, expose son rôle d'une façon très précise; doux des historiens les plus autorisés de la Restauration, Duvergicr de Hauranne {Histoire du gouvernement parlementaire), et Viel-Castel {Histoire de la Restauration), lui attribuent la rédaction de la fameuse phrase.

Le journaliste de Rougemont a passé pour en être l'auteur. Collaborateur à la « Quotidienne », à la « Gazette do France n, au « Journal de Paris », il n'a fait que répéter, comme tous les autres journalistes, les paroles citées par le journal officiel.

FRANC-COMTOIS, E adj. Syn. de comtois. V. ce mot, t. III.

*France. — Histoire. Les listes chronologiques qui suivent ont pour objet de faire connaître :

1° La succession des Présidents de la République, qui, depuis l'élection de Thiers, en février 1S71, ont été appelés à la première magistrature ;

S*» La composition des divers ministères, avec l'énumoration des actes de chacun d'eux, énumération nui constitue une sorte d'abrégé sommaire et comme un tableau eu relief de l'histoire politique contemporaine de la France.

(La date indiquée pour la retraite de chaque ministère est exactement celle du jour où il a été renversé par le Parlement. La date indiquée pour la constitution du ministèro suivant, est celle de la publication au "Journal officiel » des décrets do nomination. Pendant la période intermédiaire, les ministres n'expédient plus que les affaires courantes, et ne gouvernent plus : d'où la solution do continuité qu'on remarquera, au point de vue chronologique, entre la date finale donnée pour la démission d'un cabinet et celle de la formation du cabinet suivant.)

Liste chronologique des Présidents et des ministères

français s«us la Troisième République, avec un résumé dts firutcipaux événements survenus s<jus chaque ministère :

Gouvernement de la Défense nationale

{■* septembre 1870 — 13 février iS7f)

En apprenant la capitulation de Sedan (v. guerre francoallemande, t. IV), le peuple de Paris, après avoir envahi le Palais-Bourbon, se rend à l'IIôlel de Ville, et proclame la République (4 septembre 1870). Lo « Gouvernement de la Défense nationale » est ainsi composé :

Génèr,il Troceiu, pr<*sident.

Kmmanucl Akauo.

Adolphe CrÉUIBUX.

Jules Favre.

Jules Ferry.

Léon Gambetta.

Garnier-Paoès-

Qlais BlZOtN.

Eugène Pellbtan.

Ernest Picard.

Henri Rociiefort.

Jules Simon.

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