MINISTERE
Présidence du Conseil Général Trochu.
Vice-présidence du Conseil et Affaires
étrangères Jules Favre.
Justice Crèmieux.
Intérieur. ... Gainbetta; Arago.
Finances. ... K. Picard.
Guerre ..." Gcnérnl Le Fié.
Marine et Colonies Vice-amiral Fouidchon.
Instruction pubhquc ci cultes Jules Simon.
Travaux publies Dorinn.
Agriculture et Commerce Magnin.
Le 12 septembre fut constituée la ■■ Délégation de Tours », corn-
KONèc tic Crcmicux, Glnis-llizoin et Fuuricnon, à qui rut adjoint, ; 8 octobre, Léon Ganibellu.
Le ministère eut ii organiser, au milieu de difficultés inotiies. la di^fcnsi! de Parts et du pays. Il délégua Thiori» pour visiter les i>rinci|)aux gouvernements de l'Kurope et les int^^rcsser au sort de la France, essaya inutilement, à l'^cntrevue de Ferriéres, par l'intermédiaire de Jules Favre, d'ot)tcnir do Bismarck des conditions d» pilx honorables (10-'20 septcxibre), ravitailla el mit en état do dérense la capitale, et, au moment do l'invi-stissement. envoya ù Tours une d-'-le^-ation (dirigée par Oambetta après le 9 octobre), pour organiser les armées de province. A Paris, il eut k réprimer le UiDuvcmcni du Ul octLibrc. préface de la Comuiune, et h négocier, le 28 Janvier, la capitulation de Paris et r.irmislice. En province. après la translation a Bordeaux de la DôlcKatiuii. le 8 décembre, il lU nrocédcr aux élections de rAssemoicc nationale, réunie & Bordeaux le V2 février 1871, et À laquelle il remit ses pouvoirs le lendemaiD. V. D^fsnsb HATionALB.
Présidence de Thiers
(/7 février iSH — 24 mai i87S)
THIEKS. CHKK DU POLVOIR KXKCUTIF {n février — SI août fS7f)
Aux élections du 8 février 18*1 pour l'Assemblée nationale constituante, Thiers avait été élu dans vingt six départements. Le 16 février, la proposition suivante, signée de Dufaure, J. Grévy. Vitet, de Malleville, Uivct. comte Mathieu de La Redorle, Barthélémy Saini-Hilaire, est lue par lo président Jules Grévy ;
0 M. Thiers est nommé chef du pouvoir exécutif de la Répuldique française ; il exercera ses fonctions sous lo contrôle de l'Asserahlée nationale avec le concours des ministres qu'il aura choisis, et qu'il présidera. ■
Cotte proposition, rapportée par Victor Lefraoc, est adoptée le 17 février 1871 à la presque unanimité.
THIERS, PRÉSIDENT DE LA RBPUDLIQCE FBANÇAISE
{31 août 1871 — 24 mai 1873)
A la suite de propositions déposées le 12 aot'it 1871 par Rivet et Adnet, et sur le rapport de Vitet, l'Assemblée nationale adopte, le 31 août suivant, par -191 voix coutre94» un décret dont l'article 1" est ainsi conçu :
Article prkmikr. — Lo chef du pouvoir exécutif prendra le litre de Président de la Bépublique française et continuera d'exercer, sous l'auiorité de l'Assemblée nationale, tant qu'elle n'aura pas terminé ses travaux, les fonctions qui lui ont été déléguées par décret du 17 février 1871. (Cet article 1" est adopté par 533 voix coutro 68.)
l»"" MINISTÈRE DTIFACRE
{/S février 1S7S — 18 mai i873)
Présidence du Conseil Thiers.
Vice-présidence du Conseil et Justice. Dufaure.
Affaires étrangères J. Fa\Tc; Ch. de Rémusat.
Intérieur E. Picard; Lambrecht;
Casirair-Perier (Aug.>; V. Lefranc ; De Goulard ; C'almon; Pascal*.
Finances Buffet ; Pouyer-Quertier ;
De Goulard ; Léon Say.
Guerre Général Le Fié : général
de Cissey; général Letetlier-Valazé '.
Marine et Colonies Vice-amiral Poihuau.
Instruction publique Jules Simon; W'addin^ton.
Travaux publics Baron de Lare y ; De Fourton ; Bérenger.
Agriculture et Commerce Lambrecht ; Victor Le
franc ; De Goulard ; Teisserenc de Bort.
Cultes De Fourtou.
L'Assemblée nationale comptait 350 républicains et W)0 conservateurs. Elu 11 chef du pouvoir exécutif •■, Thiers conclut avec la majorité un accord tacite désigné sous le nom de Pacte de Borétaux^ et aux termes duquel il s'obligeait à garder la neutralité entre les partis, pour ne se préoccuper que de la situation générale et des n^ociaiions de paix. Les préliminaires furent signées ii Versailles, le traité définitif à Francfort (10 mai). Le ministère dut accepter l'entrée des Prussiens â Paris, fit confirmer la déchéance de Napoléon III il"" mars), transféra l'Assemblée nationale à Ver^ sailles {20 mars), réprima l'insurrection de la Commune (18 mars- 26 mai), fit voter les deux emprunts du 21 juin 1871 et du 15 juillet I8T2 pour assurer la libération du territoire Ile dernier emprunt fut couvert douze fois), réorganisa les conseils généraux (toi da 10 août 1871), et le Conseil d'Etat (loi du 2i mai 1872 , créa de nouveaux impôts indirects pour le service des emprunts (allumettes, papier, billets de chemin de fer, etc.). et enfin reconstitua l'armée nationale par la loi du 27 juillet 1872, qui inaugurait en France le service obligatoire.
2» MINISTÈRE DCFACRE
(i8 — n mai 1873)
Vice-présidence du Conseil et Justice. Dufaure.
Affaires étrangères De Rémusat.
Intérieur Casimir-Pcrier (A.J.
Finances Léon Say.
Guerre Général de Cissey.
Marine et Colonies ■ . . Vice-amiral Pothuau.
Instruction publique W'addington.
Travaux publics. Bérenger.
Agriculture et Commerce Teisserenc de Bort.
Cultes De Fourtou.
Le ministère, reconstitué afin de donner satisfaction aux partis modérés de l'Assemblée, n'eut cependant que quelques jours d'esûstence. Le 19 mai. toute la droite se coalisait contre lui, et l'interpellation que lui adressait le duc de Broglie était appuyée de la signature de 302 députés monarchistes ou impérialistes.
Le 24 mai 1873, Thiers répondait à une interpellation signée par 315 membres de la droite •■ sur les dernicrfs modifications qui \iennent de s'opérer dans le ministère, et sur la nécessité de fairr prévaloir dans le gouvernement une politique résolument conservatrice ". Après une longue discossion, l'Assemblée nationale, présidée par Buffet, adoptait, par 360 voix contre 34, un ordre du jour d'Ernoul, hostile au gouvernement. A la suite de ce vote. Thiers «^l le ministère Dulaure donnaient leur démissiun.
Présidence du maréchal de Mac-Mahon
{■:i mai fS73 — SO janvier fS79} Le MARÉCHAI. DE MAC-MAHON, rac de Magi-nta
PRÉSIDIÎNT DE LA RÉPUBUQUK FRANÇAISE
La démission de Thiers est lue ù l'Assenihlée à la reprise do la séance, à 8 heures du soir. A cotte môme séauce, sur la proposition du général Chaufrarnicr et du duc de lirogUo, if est procédé à l'élection du nouveau présiJeut.
Le scrutin donne lo résultat suivant :
Nombre des volants 398
Bulletin nul l
SnfTrages exprimés 391
Slajorité absolue I9i>
Ont obteuu :
Lo maréchal de Mac-Mahos. . 390 voix.
Jules (.trkvy 1 —
En couséuuence, lo maréchal de Mac-Mahon est proclamé président de la Képublique française.
Le 19 novembre 1873, sur l'initiative du général Changarnier, appuyé par 238 de ses collègues do la droite, l'Assemblée a'donte, par 378 voix contre 310, une proposition dont l'article l" est ainsi conçu :
n Article trkmihb. — Le pouvoir exécutif est conlU^ pour sept ans au maréchal de Mac-Mahon. duc de Magenta, ù, partir do la promulgation do la présente loi ; co pouvoir continuera à être exercé avec le titre do Prési-
' Les noms en italiques soot ceux dos sou s -secrétaires d'Etat.
dent de la lit'publir/ue et dans los conditions actuelles jnsi|U"aux moilifications qui pourraient y ûtro apportées par ]os lois constitutionnelles ».
i*' MINISTËRB DE bHOOLIE
($5 mai — 19 novembre I87S) Vlcc-p résidence du Cooseil et AfTaircs
étrangères Duc de Broglie.
Justice Brnoul.
Intérieur Uculé ; Patcal.
Finances Magne.
Guerre Uéiiéral du Barail.
'Marine et Colonies Vice-amiral do Dompicrre
d'Ilornuy. Infiti-uct. publ.. Cultes et Beaux-Arts. Batbio.
Travaux publics Ucseilligny.
AgricuUui'c et Commerce Ue La Uouilteric (J.).
Le cabinet du 2i mai s'efforça de faire prévaloir dans le pays 4jne politique de résistance aux idées démocraliciues et de conservaliun deA institutions sociales : c'est la politique dite de Vûrdrc moral. Pendant que le payement du solde do l'indemnité de 5 milliards assurait la libération du lorntuirc. lo comte de Paris se rendait k l-'rolitîdurf (5 août 1873.1, Ioh di^ux branches de la maison do Bourbon se réconciliaient cL une délé^aliuu du poi'ti nionarcliistc avait à Salzbourg une entrevue avec le comte de Chauibord, qui plu^ tard vint a Versailles, sans que le maréchal consentit -i le recevoir. Le prétendant ayant refusé de devenir - le roi légitime de la Révolution ", en acceptant le drapeau tricolore et en accordant des garanties constitutionnelles, lo duc de Bro^'lie lit •conférer le pouvoir exécutif pour sept ans au maréchal de~ Mac- Mahon (septennal]. C'était, dans sa pensée, un régime d'attente {19 nov. 1873).
2* MINISTÈRE DE BROOLIB
(36 novembre W$ — 16 mai t87i)
Vicc-présid. du Conseil et Intérieur. Duc de Broglie; Zïuraynon.
Justice Depeyre; Vente.
AtTaires étrangères Duc Decazes.
Finances Magne; Lefébnre.
Guerre Général du Barail.
Marine et Colonies. . . .' Vice-amiral de Dompierro
d'IIornov.
Instruct. publ.. Cultes et Bcaux-Arls. DeFourto'u; ùe&jardins.
Travaux publics Baron de Larcy.
-Agriculture et Commerce Deseilligny.
Le ministère, présidé, comme le précédent, par h; duc do Broglie. fit procéder au procès du mai-échal Bazaine. bk-ntiit condamné par un conseil de gtierrc que présidait le duc d'Aumalc à la peine de mort, avec dégradation militaire (10 déc. 1873). Cette soulence fut commuée, par le maréchal de Mac-Mahon, en vin^t ans de détention avec dispense do la dé^radati'>n militaiic. D'autre part, la nomination des magistratjf municipaux fut remise au président de la République, mesure qui entraîna la révocation de nombreux maires répuolicains. (Loi du :10 juin I87(, dite ioi des maires.) Mais la majorité monaixhiste de la Chambre s'était peu à peu détachée du ministère, le président de la République ayant déclaré qu'il conserverait le pouvoir jusqu'à l'expiration de son septennat. Le cabinet de Broglie fut renversé pur vin vote di* coalition de la droite et de l'cxtréme-gauche républicaine le IG mai lS7i.
MINISTÊP. C DE ClSSnV
(32 mai 1874 — 6 janvier 1875) Vice-présidence du Conseil et Guerre. Général de Cisscy.
•JuîJticc Tailhaud : Bara-jnon.
Affaires étrangères Duc Decazes.
intérieur De Fourtou ; général baron
de Chabaud - La - Tour ;
Cornélis de WUt.
Finances Magne; Louis Passy; Ma-
thieu-lJodet.
■Guerre Général .le Cissey.
Mai'ine et Colonies Contre-amiral marquis de
Montaîgnac.
Instrucl. publ., Cultes et Beaux-Art^. Vicomte de Cumont.
Travaux publics E. Caillaux.
-Agriculture et Commerce Grivart.
Le mini.stère de Cis.sey, où dominait l'élément bonapartiste, fut Tivement attaqué, dés ses débuts, au sujet de l'évasion de l'ilc Sainte-Marguerite du maréchal B.-izaine. Ccpondant, les partis disputaient sur la forme du gouvernement. Les légitimistes voulaient le septennat personnel [le maréchal se retirerait à son heure); les orléanistes demandaient le septennat imjtersonnel (les choses resteraient en l'état jusqu'en 18S0). Finalement l'assemblée, à une ■voix de majorité, adopta l'amendement Wallon sur le mode d'élection et la durée des pouvoirs du Président de la Ri^mblique. Les lois du 2* février 1875 sur l'organisation du Sénat et du 25 février 1875 sur l'organisation des pouvoirs publics formèrent, avec la loi du 16 juillet 1875 sur les rapports desdits pouvoirs, ce que l'on appelle la Constitution de 1875. Le ministère avait démissionnd le ti janvier 1871).
MINISTÈRE DUPFET-DUPAURB
(fO tmirs 1875 — 0 mars 1876)
Vicc-présid. du Conseil et Intérieur. Buffet; Dufaure; Desjardins.
Justice Dufaure; Dardoux.
Affaires étrangères Duc Decazes.
Finances Léon Say; Louis Passy.
^'Uorrc . Général de Cissey.
Marine et Colonies Contre-amiral marquis de
Montaignac
TnstiMict. publ.. Cultes et Beaux-Arts. Wallon.
Travaux publics K. Caillaux.
Agriculture et Commerce Vicomte de Meaux.
Le nouveau ministère, où entraient quelques éléments nettement républicains, fit vol<;r. dès le 13 mars, la loi sur la constitution des cadres et des effectifs de l'armée active et do l'armée territoriale. Le ir, juillet, une nouvelle loi constitutionnelle sur les rapports des pouvoirs publics était adoplée par l'Assemblée,
3ui se sépai-ait le 3l décembre. Le :10 janvier suivant, l'élection es sénateurs amenait au Luxembourg nnc ni-ljorité antirépublicaine, mais les élections législatives du 20 février donnaient k la nouvelle Chambre la majorité aux partis avancés (3ùO républicains contre 170 conservateuis); le président du conseil lui-même était battu. Le 8 mars avait lieu la transmission des pouvoirs de l'Assemblée nationale et la première réunion, ft, Versailles, du S^nat et de la Chambre des députés. Le ministère, se sentant dans l'impossibilité de gouverner contre la majorité républicaine de la Chambre, démissionnait dès le 9 mars.
3e MINISTÈRE DUFAURE
(9 mars — SI novembiv 1876) Présid. du Conseil, Justice et Cultes. Dufaure.
Affaires étrangères Duc Decazes.
Intérieur Ricai-d; de Marcèrej de
iVarrère; Léopold raye.
Finances Léon Say.
Guerre Général de Cissey; général
Berthaut.
Marine et Colonies Vice-amiral Fourichon.
Instruction publique et Beaux- Arts. . W^addington.
Travaux publics Christophle.
Agriculture et Commerce Teisserenc de Bort.
Le ministère DuTaure fut pris dans le centre gauche, qui acceptait loyalement la forme républicaine; mais i) n'avait ni les sympathies de la majorité républicaine de la Chambre, ni telles de ta majorité conservatrice du Sénat. Il se retira après avoir fait voter : le 29 juillet 1876, la loi ayant pour objet l'ouverture d'une Exposition universelle à Paris, en 1878; le 12 août, la loi relative À la nomination des maires et des adjoints.
UlIfISTÈRI JDLKt BIMOIf
(1« décembre 1876 — 16 mai 1877) Présidence du Comiell et Intérieur. . Jules Simon: de Marcire.
Justice et Cultes Martel; iléttne.
Aifaires étrangères Duc Dceau-s.
Finances i^on Say.
«^"«"•re Général Berlliaut.
Marine et Colonies Vice -amiral Fourichon ;
c.-amiral Oarun Aoustin.
Instruction publique et Beaax-ArU. . Waddington.
Travaux publics Christophle.
Agriculture et Commerce Telisercnc de Bort.
Le ministi-rc Jules Simon, républicain et conservateur, s'efforça de donner satisfaction aux deux partis en présence. De nombreuse» p«:ftili'jn8 avaient été répaiid<jes, avec l'appui de plusieurs évèques, en faveur du rélahlisseinent du pouvi>ir temporel, et le gouvernement dut accepter, le 4 mai, le vot^; d'un ordre du jour de la Chambre l'invitant À réprimer toute manifestation illégale. (C'est au cours de ces débats que Gambetta prononça le mot célèbre : " Le cléricalisme, voilà l'enneiiii ! -j Le 10 mal 1877, le maréchal de Mac-Mahon congédiait par lettre le minisl<:re comme n'ayant pas assez dautoriic sur la Chambre des députés. Celle-ci était, en même temps, prorogée pour un mois, et le ministère de Broglie api>elé aux affaires (17 mal).
3< MINISTERE t»K RRooLiE.dit ministère du Seize-Mai. (/? mai — 23 novembre 1877) Présidence du Conseil et Justice. . . . Duc de Broglie.
Affaires étrangère» Duc Decazes.
Intérieur De Fourtou; baron lieille.
Finances E. Caillaux.
Guerre Général Berthaut.
Marine et Colonies Vice -amiral Gicquel des
Touches.
Instruct. publ.. Cultes et Beaux-Arts. Brunet.
Travaux publics Pai-is.
Agricultui'c et Commerce Vicomte de Meaux.
Le ministère du - Seize-Mai ■■, dont les membres appartenaient aux groupes orléaniste et bonapartiste, se proposait, en s'appuyant sur le président de la République et sur le Sénat, de dissoudre la Chambre et de reconquérir, dans celte dernière, la majorité.
Dès le Itndcmain de sa réunion, le l'Jjuin 1877. la Chambre votait, par M'i voix, un ordi-e du j-mr déclarant que le cabinet au pouvoir n'avait pas sa confiance. Le 25 juin, sur la demande du président de la République, le Sénat votait la dissolution de la Chambre, tandis que le ministère, en vue des élections prochaines, multipliait les révocations de fonciionnaires républicains, et faisait attaquer violemment, dans le - BuUelîn des Communes n, l'ancienne majorité. Lo II septembre et le 12 octobre, Gambetta était frappé de deux condamnations à l'occasion de » a campagne électorale, pendant laquelle il avait dit, ix Lille, qu'après les élections il faudrait •> sa soumettre ou se démettre ». Mais les élections du H octobre n'en amenèrent pas moins â la Chambre uno majorité de 335 républicains contre 208 conservateurs. I-^ '23 novembre le cabinet démissionnait, tandis que le président do la République appelait aux affaires un ministère de combat, choisi eu dehors du Parlement.
MINISTÈRE DE ROCnEDOUÊT
(ÎS novembre 1877) Présidence du Conseil et Guerre. . . . Général de Rochebouét.
Justice Lei>elletier.
Affaires étrangères Marquis do Banneville.
Intérieur Welche.
Finances Dutilleul.
Marine et Colonies V.-amiral baron Roussîn-
Instruct. publ-. Cultes et Beaux-Arts. Faye (de l'Institut}.
Travaux publics Graêff.
Agriculture et Commerce Ozenne.
Le ministère extra parlementaire de Rochebouèt fut renversé le jour même de sa fondation, la Chambre ayant adopté l'ordre du jour de Marcérc par lequel elle déclarait' ne pouvoir - entrer en relation >. avec le cabinet. Le maréchal se décida à rappeler Dufaure au pouvoir.
4« MINISTÈRE DUPAURB
{13 décembre 1877 — 0 février 1879) Présidence du Conseil et Justice. . . . Dufaure; Savary.
Affaires étrangères 'Waddington.
Intérieur De Marcere ; Lepère.
Finances Léon Say ; Ad. Cochery.
Guerre Général Borel ; général
Gresley.
Maiùne et Colonies Vice-amiral Poihuau.
Instruct. publ., Cultes et Beaux-Arts. Bardoux; J. t'asimir-
Perier.
Travaux publics De Freycînet.
Agriculture et Commerce Teisserenc de Bort; Cy-
prien Girerd.
Le président du conseil Dufaure choisit, dans la gauche et le centre gauche du Pai'lement, ses collaborateurs et apporta à la composition du personnel administratif les modifications réclamées par l'opinion. Il lU voter, le 6 avril 1878. la loi fixant h 0 fr. 15 le tarif des lettres, ouvrit lo !«' mai l'Esposilion universelle, participa le TO mai à la célébration du centenaire de Voltaire, et présida le 5 janvier 1879. au renouvellement triennal du Sénat, qui fit passer la majorité du cJlcdcs républicains dans la Haute Assemblée.
Sous ce ministère, la France prit jart au congres de Berlin (1878), qui, à la suite de la guerre russo-turque, régla eu Orient la situation des nalionalités et les droits des puissances. Pour la première fois depuis la paix de Francfort, la France se mêlait à la vie internationale.
Présidence de Jules Grévy
(50 Janvier iS79 — 2 décembre 1887)
Jules GRÉVY, président de la hépubliqcb
Première présidence {30 janvier 1879 — 30 Janvier 1S86)
A la suite d'un désaccord survenu lo 28 janvier 1879 entre le maréchal-président et lo ministère Dufaure, au sujet des grands commandements militaires, le maréchal de Mac-Mahon donne sa démission de président de la République lo 30 janvier 1879.
Le mémo jour, les deu.\ Chambres se réunissent on congrès sous la présidence de Martel, président du Sénat, pour procéder à l'élection de son successeur.
Le scrutin donne le résultat suivant :
Nombre des votants 713
Bulletins blancs ou nuls 43
Suffrages exprimés 670
Ont obtenu :
Jules Grévt 563 voir- Général Chanzy 99 —
Gambbtta 5 —
Général dk Ladmirault 1 —
Duc d'Aumale 1 —
Général de Gallifket 1 —
Jules Grévy, ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, 'est proclamé président de la République pour sept années.
Deuxième présidence {30 janvier 1886 — S décembre 1887) Les pouvoirs de Jules Grévy devant expirer le 30 janvier 1886, il y avait lieu, atix termes de l'article 3 de la loi
FRANCK
cooslitulionnclle do 16 juillet 1875, de procéder, un mois avant cette expiration, à l'élection du président d- la KépublKjue. Lo ï8 décembre 1885, le Sénat .- ^
des députés se réunirent â ceï effet on ■ sailJijfi, SUU8 la préHideuce do Lo Royer, pp nat. Jules Grévy he présentait à nouveau. Le résultat du scrutin fut le suivant :
Nombre dos votants 599
ijulleiitis blancs ou nuls 13
Suffrages exprimés 575
Majorité absolue 299
Out obtenu :
Jules Grévy «7 voix.
Henri Urtissorr cs —
DK Frevcinlt 14
Anaudo de La Forge lo —
Vuix diverses ^7
Jules Grévy, ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, fut proclamé président do la Rénubliouo pour sept ans, à partir du 30 janvier I886.
A la suite do YA/faire d<-9 d'-coradons, dans la 11- "■• -n gendre, Wilson, député, était compromis. .Ji, obligé, après une mise en demeure simuli.i Chambres, do donner sa démission le 2 déccii'
UIKISTèRB WADDISOTOJC
(4 février - S7 décembre 1879) Présidence du Conseil et AffiUres
étrangères -Vaddlngtori.
'""*'«■ • ■ Le Koyer: René GobUL
Intérieur. . . 1 \i ,; re ; Lepere ; JuJes
/ iSartin-Feuill^.
Finances. . .
Guerre ».,, ■ ; •
Marine et Colonies v. -
Instruction publique et Beaux-Arts. . Ju: '
Travaux publics De 1 r ;
Agriculture et Commerce Lepère"; Tirard.
Cultes (par intérim) De Marcire.
Poste» et Télégraphes Ad. Cochery.
Gambetta remplaça Grévy h la présidence de la '
Le ministère Waddington fit voter une loi aiit dent de la République à grAcicr un certain r, «
membre!; de la Crminmne, puis, le 13 mars !'■'■ lution de la Chambre (létnssant les man'i 1
Seize-Mai; le 19 Juillet, il faisait adopter ■ i
il Paris le sli-gc du pouvoir exécutif, de la ' ..„ . - . ,,.;•..
Les deux assemblées se réunirent au Luxcuibouig ct«u Palais- Bourbon, le 27 novembre suivant.
Au mois de Juin, la Chambre adopta la - loi Ferry ■ nur l'enieigncmcnt supérieur, y compris 1' - article 7 -, qui interdisait au^ nifiiibics des eongr>';gations non autorisées d'enseigner ou de diriger un établissement d'instruction.
Le pouvoir appartenait désormais au parti dit opportunitte. dont Gambetta et J. Ferry furent les chefs les plus illustres.
1" MI.SISTÊRE DE FRETCITïET
{28 décembre 1879 — 19 septembre 1880) Présidence du Conseil et Affaires
étrangères De Freycînet.
Justice J. Caiot; yjarlin-FruùUe.
Intérieur et Cultes Lepère ; ConsLrms ; C.ii-
ttans; Fallicret.
Finances Magnin; WiUott.
Guerre Général Farre.
Mai-inc et Colonies V.-amiral Jauré;;-;ih. .-ry.
Instruction publique et Beaux-Arts. , JiUes Ferry: Ed. Tur.juct.
Travaux publics Varroy; Sadi Camot.
Agrirullurc et Commerce. Tirard ; Cypricn Gv\rd.
Postes et Télégraphes Ad. Cochery.
Le mini>tère Freycînet, simple remaniement du précédriil. i>r6sida aux discussions de la loi sur la hbcrté de Icnsciinicnient supérieur, présentée par Jules Ferry. Le Sénat av.-i:;t r- • - l.articie 7. il lU procéder, en vertu des décrets du S'.'t : s-
rit-rsicn des cfnprégations religieuses non auton c 9 juillet, une léte nationale en commémoration ; ,1
Bastille, et de nouveaux drapeaux furent, â r-:tt. ; i-
bués à tous les réj^iiucnts de l'armée frant;a; 1 i . . ■ ' - Kbut de déblayer le terrain politique de rror.r ■ '.
le minisiére. sou'enu par Gambetta, fit, dans :.. :!■;].■■ :■ :. ; . ■!■ l'amnistie en laveur des condamnés de la Commune.
Des dtvereet>ccs s'étant produites au sujet de l'applif-allon J:s décrets du 29 mars, les ministres remirent leur dénus^ion.
!•' MIKISTËRE JULES PERRT
(?3 septembre 1880 — 10 novembre 1881) Présidence du Conseil, iDstruction publique et Beaux-Arts Jules Ferry; Ed. Tur-ii-et.
Justice J. Carot: >/Trff*!-F';f'"/f.
Affaires étrangères Bar*'- ' -* — '■ ' - ;
Intérieur et Cultes Coi.
Finances. Mi.
Gu.-rre
Marine et Colonies. . .
Travaux publics s .
Agriculture firaiu : i t.jjr;. pi '.;-^rj.
Postes et Télégraphes Ad. Cochery.
Le ministère Ferry procéda à IVmrrvnt nitirmal d''in tnilîiard, émis (17 mars I88I) pour a- •■ -■ ■ ■ j
publics (plan Freyriiirt). Il
aiisohK- df rcn>figncmciit j . .-;
de capacité (.xigés de lùu> . ;
du IG juin l83i;i, l'oi^anisaî.
icniH'->~ filles (loi du il déc. l-
■>^ ■!:: i<i*ii, !a i.-i Mir 1-. r;
à la rvotrce du Parl<-iuen(, il se t
violente-* des radi'-aux, qui lui re-,
l'expédition de Tunisie en une vér;'
engagée hors du conir'Ie de la Chanj^r-:-. Oil- :i ^^■Isra se:.
tenir au traité du IS m.-ii 1S8I, et le ministère, ainsi btinè implt-
citvmcDi, donna sa démission.
JJIKISTÈRB OIUDETTA
{14 noie/nbre 18S1 — ^ janvier lS8i,
Présidence du Conseil et Affaires
étrangères L. Gambetta; E. S .
Justice J. Caiot: Martin-l'^
Intérieur. Waldcclt-Rous;,.:. ,
Morgue.
Finances Allaio-Targé ; Lelièvre,
Guerre G»' Camrcr.-n ; Blandin.
Marine Gou.
Ins-truction publique et Cultes- Pa H.
Tr.-ivaux publics Ray
Commerce et Colonies Ro'u\... . . .. ,-ure.
Agriculture . Paul Devêâ; Ld. Caze.
Postes et Télégraphes Ad. Cochery.
Beaux-Arts Antonin Proust.
Le ministère Gambetta, — le grand ministère^ comme l'appelaient, non sans ironie, ses adversaires — se montra surtont
FRANCE
Sréoccui)^ de la vOfornic conslilutionn-'llc. Il proposa la réunion "un Conpi'i-i char*:.! dV^tahlir le scrutin do lisio drparlomentnl et de moditk-r le ictTulemcnl du SOnat en prop.-rtionnant. dans Ohatiue commun.-, le nombre des dt4é?ut^s fiénatcriaux à celui des éiectf'iirfi inscriis. Lo Sônat. dans le projet {»ouvern cm entai, ne devait d'ailleurs conserver qu'un droit de contrôle sur U*s décisions biidp.naires de la Chanibro. (iui prononcerait dOtlnitivemcnt en matière budgétaire. Ce projet fut en général mal aecueilli dans le Parlement. Lu commission nommi>e par la Cliambre présenta un rapp'^it hostile, qui fut a.loptO> à la majoritt^ de 2CS voix contre 2ts. ("i-f /rhcc ameii:i la démission immédiate du niinistèrc.
2' MINISTÈRE nE FRETCINCT
($0 janvivr — SO juillet f88i) Pr*sid«ncc du Conseil et Affaires
ftranfî^reB De Frcycinet.
Justice et Cultes G. Humberl; \arambon.
lotiïrlcur UcnéGoblet; J«/es/)ei'e//e.
Finances. . . , ; Léon Say.
Guerre Général Billot.
Marine et Colonies. V.- amiral Jauréguiberry ;
Berlet.
Instruction publique ot Beaux-Arts. . Julei Ferry.
Travaux public-i Varrov; Arm, Rousseau.
Commerce ■ . TirarJ.
Agriculture . . De Mahy.
Postes et Télégraphia .. Ad. Cochcry.
Le ministère de Frey-'inef. .luquel. dés son avènement, le parti modéré se montra h.-stile, s'aliéna presque aussit^^'t également le parti avancé par son attitude dans la question d'Egypte, où il prétendit opérer une inteiToiition limitée â l'occupation militaire du canal de Suet. en laissant le^ Anglais maîtres d'agir à leur guise dans le delta. C était trop peu pour les amis de Gambetta : c'était trop pour les radicaux : il' voix contrt 75 repoussèrent les crédits, estimant que la question de Suez ne se séparait pas de la question d'Egvptc. et que la protection du canal était au Caire et non sur ses bords. Le refus, par la Chambre, après l'intervention de Clemenceau, des crédits demandés pai- le ministère, amena la chute de Freyctnet. Lf» minulère avait pu, cependant, au cours de sa carrière, faire voter, le 28 mars 1882, la loi qui organisait d'une manière définitive l'enseignement primaire gratuit et obligatoire, la loi sur l'administration de l'armée (24 mars) et la loi (28 mars) qtii restituait à tous les conseils municipaux (celui de Paris excepté le droit d'élire leur maire, droit que la loi du II août 1876 avait refusd aux communes chefs-lieux de déi>artcmcnt, d'arrondissement et de canton.