‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 162 sur 363 · MINISTÈRE COMBES · texte numérisé non relu

MINISTÈRE COMBES

(7 juin i90'i— 18 janvier 1905) Présidence du Conseil, Intérieur et

Cultes Combes.

Justice Vallé.

Affaires étrangères Delcassé.

Finances Rouvier.

Guerre Général André ; Bcrtcaux.

Marine Camille Pelletan.

Instruction publique et Beaux-Arts. . Chaumié.

Travaux publics Maruéjouls.

Commerce, Industr., Postes et Télégr. Trouillot; Béiard.

Agi'iculture Mougeot.

Colonies Douiuergue.

A la défense républicaine, le ministère Combes prétendit substituer " l'action républicaine ». Son effort porta surtout sur les questions religieuses. A la suite de la protestation du pape Pie X contre le voyage de Loubet à Rntne, lambassadeur français au Vatican fut rappelé (avril iOO:-^- Le 30 juillet suivant, la rupture était complète avec le Saint-Siège. Quelques jours avant (7 juillet!, avait été votée la loi portant suppression de l'enseignement cougréganiste, et, en 1903, la Chambre repoussa en bloc les demandes d'autorisation des congrégations enseignantes et prcdicanles. Un réel désaccord s'était manifesté, sur ces questions, entre Combes cl son prédécesseur, \Valdeck-R'>usseau. Par ailleurs, le ministère avait présidé au renouvcllemeut triennal du Sénat (4 janvier li'03). qui accrut dans cette assemblée la majorité républicaine. A l'extérieur, il avait négocié les visites à Paris du roi Edouard VII (1er mai 190:1). et du roi et de la reine d'Italie (it octobre), visites suivies des voyages du président Loubet h Londi-es (C juillet 1903) et à Rome (2i avril 190Î). Il avait conclu les accords franco-anglais sur les points en litige aux colonies (8 avril 1904). Sur la question du Maroc, il avait signé avec l'Espagne un traité secret suivi de la déclaration du 8 octobre 190». Ct des conventions d'arbitrage étaient intervenues entre la France et divers Etats : Angleterre, Italie. Espagne. Pays-Bas. Suéde et Norvège (avril i90t). — Mais sa situation devint difficile A l'intérieur en raison de l'opposition violente du centre et de la droite de la Chambre. I 'affaire de la délation dans l'armée, oet^asion do violents débats 1 4 novembre 190:i). amenait la démission du gén.'i.vl André (15 novembre:, remplncé par lierteaux. Le JO janvier, l'électron k la présidence de la Chambre de Doumer contre Brisson apparaissait comme un échec personnel du ministère. Celui-ci. le 14 janvier, n'ayant réuni, lors de l'inlerpcllaiion Lhopiteau sur sa politi<[UC générale, qu'une majorité de dix voix, qu'il jugeait insuffisante, se retira de la lutte (18 janvier).

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