MINISTÈRE ROUVIER
[U janvier t90S — IS février 190G) Présidence du Conseil ct Finances. . . Rouvier; Mcrlou. — ft .\ffaircs
étrangères Rouvier.
Justice Chaumié.
Affaires étrangères. . Delcassé; Rouvier.
Intérieur ; Etienne; Dubicf.
l-'maiices Rouvier ; iferlou ; Merlou.
tJucrre B<rtenux; Etienne.
Marine ' Thomson.
Instrucl., publ., Cultes cl Boaux-Arts. Bienvenu-Martin ; Dujar-
din-Iteaumels.
Travaux publics Gauthier (Aude).
Commerce. Industr.. Postes ct Télégr. Dubief; Trouillot; Dérard.
Agriculture Unaii-
Colonie» ClémcnleL
Le ministère Rouvier se présenta devant la Chambre avec un programme de conciliation et de réformes démocratiques, dont faisaient partie l'impiSt «ur le revenu, la loi de séparation et le»
retraites ouvrières. Il présida à la promulgation de la loi sur le service de deux ans (21 mars} ct fit mettre â l'ordre du jour la loi de séjjaration qui devait être votée par la Chambre le 3 juillet, précédant de quelques jours la ioi sur l'assistance obligatoire aux vieillards, infirme» et incurables fiû juillet.i. Il fit également voter le 22 novembre, après un premier ajournement, une amnistie des condamnés de la Ilautc Cour ct s'eftbrça d'enrayer la propagande antimilitariste en poursuivant ses auteurs devant la cour d'assises de la Seine (30 décembre). A l'ext^-ricur. il eut & régler arec l'Allemagne l'affaire du Maroc qui, au lendemain de la visite de Guillaume II à Tanger, avait provoqué la retraite du ministre dru Afiaires étrangères, Delcassé («ijuinj. Par le protocole du 18 KCptenibrc, il se rallia au projet d'une Conférence internationale. La Conférence réunie à Algésii'as le IG janvier 1906, devait, au bout de deux mois de délibérations, établir au Maroc un modiu vivendi sauvegardant la plupart des intérêts français. Le ministère Rouvier négocia les visites oftlcielles d'.\lphonsc XIII d'Espagne et de Carlos I»"" de Portugal à Paris (31 niai ct 22 novembre I!Mj5), puis présidaau renouvellement triennal du Sénat (7 janvier 1906;. Mais sa situation avait été ébranlée par la retraite du minÎKlre de In Guerre Berteaux, auquel Etienne succédai. Pourtant il fit exécuter avec énergie et au prix de nombreuses bagarres à l*aris, en Bretagne ct en Auvergne, la furmalité des inventaires, prescrite par la loi de séparation. Il venait de recevoir avec éclat a Paris i'5-Ilfévricr IDOiJ) les membres du County-Concil de Londres, quand eut lieu l'élection du président de la' République. Armand Falliércs.
Présidence d* Armand Fallières
If 8 février 1900) ARMAND FAM.IKRES, président DB la républwck (18 février iSOG) Aux termes de Tarticle 3 de la loi constitutionnelle du 10 juillet 18'75 qui prescrit qu' ■■ un mois au moins avant le terme lûgal des pouvoirs du président de la République, les Chambres doivent être réunies en Assemblée nationale pour procéder à rélectiou d'un nouveau président j, le Congrès s'est réuni à Versailles le 17 janvier 190iî, sous la présidence do Fallières, président du Sénat, pour procéder à l'élection du nouveau président.
Le scrutin donne le résultat suivant :
Nombre des votants 849
Bulletins blancs ou nuls l
Sulfra^es exprimés S'ïS
Majorité absolue 425
Ont obtenu :
FALLiikRKS 449 voix.
Paul DOL'MER 371 —
Divers 28 —
Fallières, ayant obtenu la majorité absolue des sutfra^'es exprimés, est proclamé président de la République française pour sept ans, du jour ou prendra fin le mandat du président en exercice.