FRANÇOIS-FERDINAND 'C
d'Autriclie-Este;,ar(.hidi]cc-
né à Grau en 18G3. Fils de ]ai.
second frère de l'empereurdAutnche. !
il devint prince héritier à la mort dr
Géoéral de cavalerie, amiral, propritMju-
régiments, il éi>ousa morganatiquement, en
tessc ^^ophlC Chotek de Chotkowa et Wognir,
gart on 18C8, et qui reçut lo titre do ] ;
berg. Celle-ci na pas lo titre d'ar
pourrait être souveraine, et ses enfan: x
succession au trùuc.
François-FRANCR (Charles-Âlbcrt). médecin fraoçais, né à Paris eu 1849. Il commença ses études médicales à Bordeaux, où il fut successivement interne des hôpitaux, aido d analomic, prosecteur, puis alla à Paris et fut nommé préparateur au Collège de !■ ■• ■ ^ > --fut nommé directeur adjoint du labora' des hautes éludes, puis suppléa le pro: coure du Collège do France et, cnhn, ul wm «.u !.•■. ,n.>fesseur. Ou lui doit de nombreux travaux sur les fonctions normales et pathologiques des centres nerveux, de l'appareil respiratoire et circulatoire; il a fait faire de grari N progrès à l'inscription graptiique et photographi-i^-- i-'s mouvements. Ses principales publications sont : il'.uervation viscérale motrice et glandulaire (1883-1884 ; tes Fonctions motrices du cerveau (1384 1885) ; la Dissociation anatomiqve et physiologique des nerfs indo-dilatateurt , l'indépendance des changements de diamètres de la pupille, etc. ; les Changements du volume du cœur; la Vitesse du sajw; la Circulation veineuse rachuiieune, etc.
FrancorCHAHP, comm. de Belgique (prov. de Liégr^ larrond. de Vervicrs]), sur un afâucnt de l'Amblève, tributaire de rOurihe (bassin de la Meuse); l.ioo bab.
FrANCOTTE (Gustave), homme politique belge, né i Lit-ge en 1852. Avocat à la cour d'appel de Liégo, membre du conseil do l'ordre (1894). juge suppléant au tribunal de première instance de Liège ( 1895), Francotte est devenu un membre actif du parti catholique. Après avoir représenté le canton do Lourcigné au conseil provinciai de 1898 à 1900, il fut élu député do l'arrondissement de Liège (l900). Il a collaboré à de nombreux journaux j>uiitiques et à des revues d'histoire, d art et d'archéologie 11 est l'auteur d'une ÙVotict sur ta seigneurie d'OywailU.
FraniÈRE, comm. do Belgique (prov. et arrond. d«
Naniur' ; l.-'OO hab.
FRANKillTC D. f. Sulfure naturel de plomb, ëtain et antlniuine.
Franklin, lac du Canada (Keewatin), au N. du cercle polaire arctique, sur le cours iuférieurdu Back oa fleuve du Gros-Poisson; près de 32.000 bect.
Franklin, territoire non organisé du Canada. C'est un pays polaire, exclusivement composé d'Iles et presqu'îles de l'océan Glacial arctique : Terrf de fiof fin. péninsule de Meiville, Terre du Hoi-Guillau> ' '■ "' la, où est lo pôle magnétique. Terre du Prut ■'■jmer-
set .Xord, Terre de Victoria, Terre du i . Terre
de Banks, archipel Parry, etc.; tout c<:.-i a j -u jres inconnu, sinon inconnaissable, à cause de I inclémence du climat. Surface provisoirement évaluée al.280.u0o kiiom. carr. Pas d'habitants, sauf peut-être, çà et là, de misérables familles d'Esquimaux pêcheurs.
Franklin, ville de l'Australie (colonie de Tasmanie], sur le lluon ; 7.500 bab. Important commerce de bois.
FranYOVA, boui^ d'Ausiro-Hongrie (Hongrie [comitat de Torontal, distr. de Nacy-Kikioda]), sur la Theiss; 8.000 hab. Eaux minérales thermales.
♦FraNZOS (Charles-Emile), romancier hongrois, d6 à Czernowiiz (Bukovioe) en 1848. — 11 est mort à Bcrlm en 1904.
FrAPIÉ l'Léon). ^ 11 fit ses débuts lir des revues de • jeu:
accueil dans des publica; blic et dans des journaux tite République t et le • .'
définitivement la notoriété lut le cLoix .juo lii laoaùcniic des Goncourt de son remarquable roman la Maternelle pour le premier prix qu'elle eut à décerner (1904). Cet ouvrage, d'une fine et profonde observation, avait été précédé d'un autre roman, Marcelin Gayard; il fut suivi des Obsédés (1905) et d'un recueil de nouvelles, CEcolière (1906). On y peut ajouter; la Calamiteuse, un roman sur les femmes déchues et. en collaboration avec Paul-Louis Garnier. un acte; Sévérité (théâtre Antoine) 'ït le Merveilleux Commissionnaire, pièce en deux actes.
FRAITA
FRHNCII
♦Frappa {José}, peiulro français, né à Saiat-ElicDne en 1851. — Il est mort à Paris eu 1904. *PRAUDE D. f. — Encycl. Dr. J'Yaudes dans la vente des marchandises. Larticle i'îS du Code pénal et la loi du 27 mars 18j1 tendant à la n'pression des fraudes dans la vente des marchandises ont éiô abrogés par la loi du l"août 1005, dont io double but est d'assurer la lovante des transactions commerciales et do mettre la santé publique à l'abri des entreprises des falsificateurs.
Los principales innovations de cotte loi consistent dans l'assimilai ion do la tentative de tromperie Mir la nature et la qualité des marchandises ù la tromperie elle-même, et dans l'inicrdiciion do traliciucr des produits propres à effectuer la falsilicatiou ou de faire de la publicité eu faveur de CCS produits.
C'est ainsi que la tromperie ou la tentative do tromporio sur la nature, la quaniité, les qualités substantielles, la composition et la teneur en principes utiles de toutes marchandises, leur espèce ou leur origine, lorsque la fausse désignation do Vespcce ou de l'origine a été la principale cause de la vente, est punie d'un emprisonnement de trois mois à un an et d'une amende do 100 à 5.000 francs, ou do l'une do ces deux peines seulement. L'emprisonnement peut être porté à deux ans si le délit ou la tentative de délit a été commis soit à l'aide do faux poids ou mesures, soit à laide de manœuvres ou procédés tondant à fausser les opérations de l'analyse ou du dosage, Uu pesage et du mesurage, ou bien h modifier frauduleusement la composition, le poids ou le volume des marchandises; soit enfin, à l'aide d'indications frauduleuses, tendant à faire croire à une opération antérieure et exacte.
La falsification des denrées servant à l'alimentation de l'homme ou desauimaux, des substances méLlicamenteuses, des boissons et des produits agricoles ou naturels destinés .à être vendus; l'exposition et la niiso en vente do ces matières par ceux qui les savent falsiliécs; le commerce do produits propres à eiFcctuer la falsilicaiion des mêmes matières et la puljliciié faite en faveur do ces produits sont également punis de l'emprisonnement (trois mois à un an), et d'une amende do lOO à 5.000 francs, ou de l'une do ces deux peines seulement, alors môme quiî la falsilicaiion serait connue do raclicteur ou du consommateur. Si la substance falsifiée est nuisible à la santé de l'homme ou des animaux ou si elle est toxique, l'emprisonnement doit être appliqué et l'amende est plus élevée.
Les mémos peines sont applicables à la falsification des denrées, substances médicamenteuses, boissons et produits agricoles ou naturels; à la mise en vente de ces matières par ceux qui les savent lalsiiiccs; an commerce de produits propres i efl'ectuerla falsification des mômes matières et à la publicité faite en faveur de ces produits. Si la falsification est nuisible à la santé do l'homme, l'emprisonnement est toujours appliqué.
La détention, sans motifs légitimes, dans les locaux servant au commerce, dans les gares ou dans les marchés, soit de faux poids ou mesures, soit de denrées ou substances médicamenteuses falsifiées, soit de produits propres à etfoctuer la falsitîcation, est passible d une amende do 50 à 3.000 francs et d'un emprisonnement de six jours à trois mois, ou de l'une de ces peines seulement.
Ces diverses dispositions ne s'appliquent pas aux fruits frais ot légumes frais fermentes ou corrompus.
Les faux poids et mesures sont confisqués et brisés. Les objets dont les vente, usage ou détention constituent le délit sont également confisqués. Les tribunaux peuvent toujours ordonner l'afticbage et la publication du jugement de condamnation.
— Fraudes dans les examens et concours publics. Aux termes do la loi du 23 décembre 1901, tonte fraude commise dans les examens ot les concours qui ont pour objet l'entrée dans une administration publique ou l'acquisition d'un diplôme délivré par l'Klat constitue un délit. Quiconque se rend coupable d'un délit de cette nature, notamment en livrant à un tiers on en communiquant sciemment, avant l'examen ou le concours, à quelqu'une des {)arties intéressées, le texte ou le sujet do Téprenve, ou )ien en faisant usage de pièces fausses, telles ([ue di- R tomes, certificats, extraits de naissance uu autres, ou ienen substituant une tierce personne au véritable candidat, s'expose à un emprisonnement d'un mois à trois ans et à une amende de 100 francs à lO.OOi) francs ou à l'une de ces deux peines seulement. Les mêmes peines sont prononcées contre les complices du délit. — L'action publique ne fait pas obstacle à l'action disciplinaire dans tous les cas où la loi la prévoit.
Frédégonde, opéra en cinq actes, poème do Louis Gallet, musicale d'I'Jrnest Guiraud et C. Saint-Saons, représenté à 1 Opéra le 18 décembre 1895. — Brunhilda, reine d'Austrasie, est en guerre avec Hilpérik, roi do Noustrio, qui a élevé au trono sa concubine Frédégonde. Brunhilda est vaincue, faite prisonnière, et Mérowig, fils d'IIilpérik, est chargé de la garder. Il s'éprend d'elle, ot so révolto contre son père ; il est vaincu ot se réfugie au couvent de SaintMartin, de Rouen. Poussé par Krédégondc, qui hait Mérowig, enfant d'un premier lit, Hilpérik attire son tils par ruso hors de son asile, s'empare de lui ot le comlanuie ù être tonsuré. Mérowig se tue aux .pieds do lîrunliilda. La musique des trois premiers actes est de Guirand, qui mourut sans achever son œuvre; elle <\it insti-nmentéo par DuUas. C. Saint-Saéns a fait les deux derniers actes et le ballot du troisième. Les meilleures parties <le l'icuvro sont le quatrième acte, entièrement formé d une belle sirène entre Frédégonde et Hilpérik, et le final du cinrpiièmo acte. Dans l'ensemble, cette partition, qui tient à la fois de l'ancien opéra et du drame wagnéricn, laisse une impression assez confuse.
Frédéric (saint), en latin fredi'ricus. Plusieurs saints ont porté ce nom. Outre saint Frédéric, évAque d'dtrocht ot martyr, mort eu 8;i« (fête le I8 juillet), citons en France le bienliourcuv Frédéric, prévùt ào Saint-Yaast. d'vVrras, mort dans cetto abbaye en 1020. Fils et successeur de Oodcfroi, conito de Verdun, il alla en Terre-Sainte et prit, au retour, I habit monastique dans l'abbaye do Saiiii- Yannes, à Verdun. — Féto le C janvier.
Frédéric f/-(*oJi-IIenri-Maric). peintre belge, né à. Bruxelles en 1856, élève do J. VaiiUcirsbilk et J.Portaels. Cet artiste fêeond a exposé de bonne heure aux Salons de Paris: on istu, 7'ou( est mort (triptyque); on 1890, le Labotirai/p (triptyque); la Grand'mth-c ; la l'cnst'e qui :< éveille; la Pudeur j en 1897, Troi$ sœurs; le Prêcheur
Fiédéiic VIII.
(saint Jean- Baptiste); le Tisserand; Guernifalige , paysage; en 1898, les Ages de l'ouvrier (tript^'quc); en 1899, le Clair de lune (polyptyque). L'Kxposition universelle de 1900 (Paris) montrait son Jtuisseau, vaste triptyque dédié à Beethoven, vraie symphonie de corps d'enfants tantôt précipités en Ilots suivant les cascades d'un torrent, tantôt apaisés et dormants au fil des ondes argentines ; et, ù côté, les heureuses et les Peleuses de pommes de terre, deux superbes morceaux du réalisnie le plus sain. Au Salon de 1901 se voyait le Portrait de mon père; à celui "le 1902, encore nn triptyque : l'Afje d'or : le soir, la nuit, te matin. En 1903, deux nouveaux triptyques, relatifs à la légende de saint François : l'un, Saint r'rançois au bord de la mer, l'autre, Saint François d<ins les dunes. Kn 1901, la Petite Paysanne flamande. En 1905, la liarriùre et le Printemps. En 190G, Saint François dans la forêt, trijHyque, et Deux Enfants de chœur, peintures serrées et volontaires comme des toiles de primitifs. La môme année, la Société royale des beaux-arts de Belgique a décerné à Frédéric la médaille d'or. 11 avait expose, au Salon do Bruxelles ; le Paysan mort, et la Grand mère. Au musée do Bruxelles sont : les Marchands de craie ; Petites Paysannes revenant de la procession ; les Ages du paysan; le Clair de lune; au musée do Gand, le Hepas de funérailles ; au musée d'Anvers, Ips Boi'chellcr.
Frédéric, membre de l'Académie de Belgique, excelle à la fois dans l'observation et dans l'évocation. Nul n'a hm, au même degré que lui, élever le réalisme jusqu'à la hauteur du symbole, et mettre dans le rêve la vivacité et même le grouillement de la vie. II a incarné dans plusieurs de ses toiles la foi en une humanité plus hcureuso et meilleure. Le coloris de ses chairs, un peu rouge, et sa gamme do tons, parfois montée jusqu'à en être criarde, déconcertent légèrement un œil français.
Frédéric vni ( Christian-fr^(/<?nc-GuiHaume-Charles), roi de Danemark, né à Copenhague en 1843. Fils aîné du roi de Danemark Christian IX, il le suivit sur les champs de bataille du Slesvig- Holstein en 1804. Il fut reçu docteur en droit de l'université d'Oxford. Initié par son père à toutes les affaires de l'Etat, il devint successivement général, inspecteur général de l'armée danoise et membre du conseil d'Etat. Il épousa, à Stockholm, en 1S69, Louise, princesse de Suède et de Norvège, née en 1S51 et de qui il eut huit enfants.
De longue date associé aux charges du pouvoir, il contiima les traditions de son père, en lui succédant à sa mort (29 janv. 1900) sur le trône de Danemark. — Son fils aîné, Chbistian-Chahles, dovenu prince royal, est né en 1870 et a épousé, en 1S9S, Alexandriue, duchesse de Mecklcmbourg. — Son second fils. Charles, est devenu, en 1905, roi de Norvège, sous le nom de llaakon VIL V. Haakon.
Frédéric -AUGUSTE m (Jean Louis-Charles-Gustave Grégoire-Phdippe), roi de Saxe, fils du roi Georges I" et de Marie-Anna, princesse de Portugal, né à Dresde en 1865. Il fut élevé dans des sentiments de grande dévotion, reçut une éducation avant tout militaire, prit du service actif à seize ans, puis étudia le droit et les sciences politiques aux universités de Strasbourg et de Leipzig. Nomme colonel du 108*^ régiment d'infanterie, il épousa en 1891 l'archiduchesse Louise- Antoinette-Marie, fille de l'archiduc Maximilien-Josepli de Toscane, dont il eut six enfants, fut promu au grade de général, succéda à son père en 19o0 dans le commandement du xii' cori>s d'armée et devint prince royal lors de l'avènement de son père. l'm novembre 1902, la princesse Louise, sa femme le (luitta pour s'enfuir avec le professeur de ses enfants André Giron (v. Locisk). et le divorce fut prononcé.
En octobre 190-i, Frédéric-Auguste succéda à son père comme roi. Il continua d'abord la poIitii|ue de sou père, mais il dut gouverner dans un sens moins conservateur à la suite des élcclions de septembre 1905, signalées par des mouvements populaires accompagnés de bagarres sanglante à Dresde et à Cliemuitz.
FrÉDÉRIX (Gustave-A'Iolphe-Henri), journaliste et critique belge, né à Liège en 1831, mort en 1894. Fils du général Chrétien Frédérix (I793-1SG6), il débuta dans le journalisme à la « Tribune do Liège » (1854). .Vprès un séjour assez long à Paris, il entra comme critique littéraire et dramatique à 1' " Pa-Iio du Parlement " (1857), qvi'il quitta au bout de quelques années pour prendre le feuilleton de la critique à 1 n Indépendance belge » (1800). Il Io tint jusqu'à sa mort avec éclat et autorité, tout eu écrivant aussi dans divers périodiques de Belgique et de France. Absorbé par ses devoirs de journaliste et do conférencier, il n'a laissé que des articles et ((uel(|Ues communications insérées au » Bulletin « de l'Académie royale do Belgique, dont il avait été élu membre en 18S5. Slais un choix do ses meilleures pages oitt été réunies après sa mort sous ce titre : Trente ans de critique; I. Fittdes litftb'aires; IL Etudes draniali'/ues, avec préface d'Emile Deschanel (1900). Il fit plusieurs voyages comme envoyé spécial de 1' » Indépendance belge n, en Russie, à l'occasion du mariage dn tsarévitch (1866); à Posih, pour le couronnement du roi (1867) ; à Suez (1809); à Sedan (1870); en Espagne, pour le mariage du roi (1879).
FredONIA, ville des Etats-Unis (New- York), sur le Canadaway, tributaire dn lac Erié ; 7.000 hab. Filatures, scieri<'S mécanir|ucs, fabrication de machines agricoles. La ville est partiellement éclairée au moyen do gaz hydro;j^ënés qui jaillissent do nombreuses cavités du sol.
FreDONIA, ville des Etats unis de Colombie (départ, de Caiica), à quelque distance du Cauca, affluent dn Magdalena; 8.000 hab. Industrie et commerce actifs; chapellerie, fabrication d'étoffes; aux environs, gisements miniers activement exploités: or, argent, charbon do terre.
FREINAGE {frè-nnf — de frein) n. m. Onératîon amenant le ralentissement ou l'arrêt, ou empêcliaut l'accélération d'un mouvement, avi moyen d'un freir..
— Encvcl. Le freinage d'un Véhicule produit une force retardatrice appliquée au véhicule par le frottement
et transmise aux voyageurs. Aussi ne peut-on adopter une valeur trop grande pour cette force sans nuire au confortable. Cotte force so compose avec la pesanteur et donne l'imprcssioa d'une inclinaison momentanée do la verticale.
On peut freiner non seulement un véhicule ou une machine, mais aussi une pièce en vibration uu en oscillation. C'est alors le phénomène appelé amortissement. V. ce mot.
FREINER {frè-né — de frein) v. a. Modérer, ralentir ou arrêter la marche d'une machine au moyen d'un frein :
Fhkini;r un automobile.
Fremantle (sir Edmund Robert), amiral anglais, né à Londres eu 1836. Entré dans la marine en 1849, il était lieutenant de vaisseau en 1857, capitaine de frégate en 18G1, capitaine de vaisseau en 1867, contre-amiral en 1885, vice-amiral en ls90 et amiral en 1896, u contreamiral du lîoyaume-Uiii et de l'amirauté de ce royaume • en 1901. Il a servi dans les guerres du Burma (1852), de la Nouvelle-Zélande (18G4 186G), des Ashanti (1873-1874), etc.; il commanda en chef aux Indes (1888-1891), en Chine (1892-1893), à Plymouih (1896-1899). L'amiral appartient à l'Institut des Aaval Arthilecls et au Collège royal des chirurgiens de Londres. Il a remporté le prix proposé par la lioyal i'nited Service Inslilution, oour le meilleur mémoire sur la tactitiue navale (I880j. Il a donné beaucoup d'articles aux revues et magazines; on lui doit les biographies de Hawke et de Boscawen, et la Marine telle que je l'ai connue (1905).
Fremdenblatt {frèm'dèn'), » Feuille des étrangers», grand journal quotidien autrichien, politique, littéraire et commercial, publié à \'ienne depuis 18)6. Il a une édition du malin et une édition du soir, excepté le dimanche, le lundi et les jours fériés, où il ne parait (|uc le matin. Deux fois par semaine, il donne en supplément une feuille militaire, intitulée: die l'erff//e,et rédigée par K. F. Kurz. Un autre supplément s'intitule : ^c/c/^sweAr (« Défense de l'Empire "). Do format petit in-folio, chaque numéro se compose d'une vingtaine de pages au moins et quelquefois de beaucoup plus, notamment lorsiju'il y a la lieisezeitung ou Gazette des voyages, qui donne, hôtel par hôtel, la liste des étrangers de passage à Vienne. Le Fremdenblatt est le grand organe officieui du gouvernement austro-hongrois.
*FrÉMIET [Emmanuel), sculpteur français, né à Paris en 1824. — L'artiste a pris part à l'Exposition universelle do 1900 (Paris) avec Saint Georges, statue équestre; Louis XIII, statuette équestre; le Char de Minerve, faisant partie d'un surtout de table exécuté à la manufacture de Sèvres. Le jury lui décerna un grand prix. Depuis lors, il a exposé : l'Amour et le Paon de Junon, groupe en bronze doré; Du GuescUn, statue équestre (érigée à Dioau); le Colonel Howard, statue équestre (érigée â Baltimore) ; etc.
FrÉMINE (Aristide"!, écrivain et romancier français, né à Bricquebec (Manche) en 1837, mort à Issy en 1897. Il débuta en 1863 par un recueil de poésies. Le long du chemin, puis publia : Armand Le Bailly (1877); /'* Légende de îSormandie (188G); les Français dans les îles de la Manche (IS8S), on collaboration avec son frère Charles Frémine, et une Demoiselle de campagne (1892), œuvre remarquable. — Sou frère Charles Frémine, écrivain et poète français, né à Bricquebec (Manche) en 1841, mort à Paris en 1906, fit paraître ses premières poésies en 1870, SOUS le litre de Floréal; elles furent suivies de : Vieux airs et Jeitnes chansons (ISSij; Bouquet d'automne (1890); la Chanson du pays {ISO'2); Poèmes et récils (1904). Comme son aine, Charles Frémine eut pour la Normandie un amour profond, qu'il montra dans toutes ses œuvres fines, charmantes, empreintes dune douce mélancolie. On lui doit encore ; le /toi des Ecrehou (1886) et un ouvrage illustré par l'auteur sur le Pays de J.-F. Millet. Atteint d'une maladie incurable, il se suicida.
FrémiNVILLE (Christophe-Paulin de la Poix, chevalier D1-), marin, naturaliste et archéologue français, né à Ivry (Seine) en 1787, mort à Brest en 1848. Il entra dans la marine militaire en 1801, Ut partie de l'expédition de Saint-Domingue et, en 1806, de I expédition envoyée daus les mers polaires pour détruire les baleiniers anglais. Sous la Restauration, qu'il avait vu avec salisfaction, il fit de nombreuses campagnes maritimes, qui lui permirent de multiplier des observations sur la géogiapliie. Ihistoire naturelle et l'archéologie. Ayant pris part en lï>30 au mouvement politique des légitimistes bretons, il fut mis â la retraite et dès lors se consacra exclusivement à ses travaux scientifiques. On a de lui : une édition du Combat des Trente (1819); les Antiquités de la Bretagne (Finistère. Côtcs-dii-Nord, Morbihan) [1x27-1834], ouvrage que Ion consulte encore avec fruit ; Essai sur rin/luenre physique et morale du costume féminin, par Caroline de L. née do L. P. (la Poix do Fréininville) [ls31]; une réédition du Voyage de Cambry dans le Finistère (18S6>. sur qui il exerce parfois son habituelle causticité ; Guide du voyageur dans le Finistère ilSÀl) ; M'ouvelte relative du voyagea la recherche delà i'érousc {IS3S) ; Histoire df Bertrand du Guesclin (I8tl). Il a en outre publié un grand nombre d'articles dans diverses revues et laissé des -Uéwoijc» ainsi que des ouvrages restés inédits.
FrÉMONT, comté des Etats-Unis (lowa), sur le Missouri ; 27.000 iiab. Ch.-l. Sidney.
FrÉMONT, ville des Etats-Unis (OIiio\ cli.-K du comté de Sandiisky, .'iur le Sandusky; 7.000 hab. Minoteries.
FrÉMONT (Georges), prédicateur et écriv.Tin français, né à Poitiers (Vienne) en 1852. Il (il ses études théologiques au ^Tand séminaire de Saint-Sulpico, à Paris (1871-1876). D'abord vicaire et conférencier au faubourg Saint-An- (oine, où il prêcha pendant huit ans, soit dans l'église des Quinze-Vingts, soit dans l'église de Sainl-Anibroise (1S77- 1886), il devint aumônier de l'école uoruiale primaire de la Seine, à Auteuilll879-l8S3] et puis vicaire à Saint-Pliilippcdu-Roulo (1883-1889). Il a publié douze Volumes de discours dogmatiques, et un ouvrage d'apologêiujtie chrétienne, intitulé tes Principes. L'abbé Frémont osl surtout un orateur; il a cherché, selon son expression, dans les efforts d'une vie laborieuse, à • christianiser la démocratie moderne •.
Frengh (sir John IVnlon Pinkslone), général anglais, né ù Ripplo Valo (comté de Kent* en 1852. Sorti du
vaisseau-écolo Britannia, il servit quatre ans dans la mariuc, puis passa dans l'armée (1874) et fit Ja campagne liu Soudan égyptien (1884-1885J. En IS'J'J, il fut envoyé au Natal commaiiaor une division de cavalerie, avec le grade de « major général ». Il y gagna la bataille d'ËlandsIaagtc, et prit part, avec le reste de l'armée do sir George Whitc, aux journées do Uoitfonlcin et de Lombards Kop. Il commanda en clicf à Colosberg, du 10 novembre 1899 au 31 janvier li'OO, eut la plus grande part à la délivrance do Kiniberlcy, le mois suivant, et, (|uel(iues jours après (27 févr.). s'empara do C'ronje ù. Faardenerg. A la télo do la cavalerie, il coojtéra aux opérations de lord Roberts, (pli aboutirent à la prise de Uloemluntein et de Pretoria '10 et 12 juin lOOO). Il prit Ijaberton, commanda les troupes cantonnées dans le Transvaal oriental au printemps de 1901, et passa le reslo de la guerre à lutn-r contre les rebelles do la colonie du Cap. Il fut nommé commandant du 1" corps d'armée à Aidersbot en I9iii.
FbenzeL (Oscar), peintre allemand, né à Berlin en 1855. Elève de l'école naturaliste, il a reproduit principalement des paysages et des types des plaines et des côtes de l'AUeinayne du Nord. Les plus connus do ses tableaux sont : la Favorite (18*9), au musée de Munich; Paysage des polders de l'Hhe (li9l); Itivaux {\S93) : Troupeau sur les dunes de la mer Baltique (1893), dans la Galerie nationale do Berlin; Au bord de la Spree (1893); Vaches au bord de l'eau (1896); Pastorale (1897); Coucher du soleil dans les marais (1898); Paysage de l'Allemagne du Nord, avec troupeau (1899).
^FRÉQUENCE n. f. — Courants de haute fréquence, Nom donné aux courants obtenus par la décbargo disrupiive de deux condensateurs.
— Encycl. Les courants de haute fréquence sont analogues aux ondes herlzi<!nnes. Pour les produire on se sert de deux bouteilles de Lcyde reliées par leurs armatures internes aux pôles d'une source électrique, soit une bobmo, soit une machine staticiue. Ces armatures sont munies d'un éclateur qui, lorsque les bouteilles sont cliargées, produit la décliar^o. Les deux armatures externes sont reliées à un lil de cuivre enroulé sous forme de soléiioidc et qui, par suite, présente de la self-induction. Pour les applications thérapeutiques, on met les deux extrémités du solénoïde en rapport avec les appareils ûécessaircs. V. Arsonvalisation (d').
FRÉQUENCEMÈTRE (kans') n. m. Appareil permettant de niesurer la fré.iuence dans un courant alternatif.
— Kn' VCL. L'extension croissante des courants alternatifs nécessite maintenant la mesure de leur fréquence (pli joue le principal rôle dans la variation de la résistance apparente des réseaux.
La fréquence se déduit immédiatement do la connaissance de la vitesse do rotation de Ja dynamo et du nombre de ses pôles ; on peut aussi la déterminer à l'aide des fréquencemètres.
Ces appareils sont basés sur le phénomène de résonance, c'est-à-diro sur la propriété quo possèdent des corps élastiques ou oscillants de prendre des vibrations de grande amplitude quand ils reçoivent de l'extérieur des impulsions rythmiques dont la fréquence est conforme à leur propre rythme de vibration ou à leur périodicité propre (mise en branle des cloches, etc.).
Le fré(iuencemètre de Frabin est constitué par une série de lames élastiques, vibrateui-s, de longueurs et épaisseurs différentes, vissées côte à côte sur une traverse en laiton de i mètre. Ce « peigne » se fixe sur la machine élastique ou sur un petit moteur relié à l'usine ; il en subit les oscillations, et indique la fréquence de ces oscillations par le numéro de la lame qui entre on vibration maximum.
Le fréiiuencemètre balance do Gossart repose sur l'oxpéricnco classique do Moido : un lil métalli(pie de longueur L-^", do masse d par centimètre de longueur, tendu à une extrémité par un poids de T''ï"** et lixc par l'autre à un diapason de hauteur N, entre on vibration de totalité et maximum, quand on a entre les grandeurs la relation bien
connue : N* = — =— r (formule de Tavlor). 2 Ld ^ • '
On remplace simplement, dans ce fréquencemètre, l'action vibratoire à fréquence N du diapason par l'action alternative électromagnétique d'un aimant, entre les pôles duquel passe le fil métallique vertical qui reçoit le courant alternatif do fréquence inconnue N.
Ce lil. fixé à un bout sur le socle de la balance, et à l'autre bout sur l'extrémité d'un des bras de levier, est tendu plus ou moins par le poids d'un cavalier qu'on fait glisser sur 1 autre bras.
Un simple compas donne immédiatement l'inconnue do l'équation N' = K Ps'-. L'appareil est aussi un indicateur do vitesse, un tacbymôtre.
* Frère (Charles-Edouard), peintre français, né à Paris en 1837, — n y est mort en 1894.
FRÉROTS, nom populaire des FRATiCBLLES.V. ce mot t. IV.
"^Fresenius {Charles-Romi), chimiste allemand, né à Francfort-sur-le-Mein on 1818. — Il est mort à Wies-
badeu en 1897.
FreUDENTHAL (Jacques), historien de la philosophie alleniau'le . né à Badent'elde-sur-le-\Veser (\Vestphalie'i en isa9. Professeur à l'université de Breslau, il fut riiargé en 1888 par l'Académie royale des sciences de Berlin d'un voyage d'étude en Hollande, et en 1889 d'un autre voyage en Angleterre. Il a traité surtout des questions d'histoire de la philosophie. On lui doit, outre des études approfondies sur Spinoza: la Théologie de Xénophane (1886); les Fragments d'Alexandre de la Métaphysique d'Arisfote, conservés par Averrocs, commentaire et traduction, paru dans les Comptes rendus de l'Académie royale des sciences de Berlin (1885); le Traité, attribué à Flavius Josépke, sur l'empire de la raison (1869); Spinoza et la scolaslique, paru dans les Etudes philosophiques, dédiées à Ed. Zeller (1887'; la Biographie de Spinoza, d'après les sources, tes documents ■et des pièces non officielles (1898); etc.
FreUND (Guillaume), philologue allomaDd. né à Kempen (Posen) en I80ti, mort à Breslau on 1894; auteur d'un Dictionnaire de la langue latine (1834-1833), ouvrage ayant pour base le Lexicon do Forcellini, et dont la préface contient des vues sur la théorie de la lexicographie latine.
Freussen (Gustave!, théologien et romancier allcaiaud, né en 1863 à Barlt, dans '.c pays des Dithmarschen
(Slosvig-Holstoin). Il étudia la théologie protestante, fut ensuite pasteur dans sou pays natal et se retira en 1902 à MelJorf pour s'adonner à la littérature. Il a publié une série de romans, dans lesquels il traite la question du salut, celles du paupérisme et des droite populaires; il trouve leur solution dans uno sorte de christianisnie pratique, et veut démontrer que l'homme, sortant anéanti des luttes modernes, ne peut terminer sa vie que dans la résignation et dans la foi en JéHus-Cbrisi. Ses romans contiennent do fortes pensées, do très belles descriptions de la vie contemporaine avec toutes ses vicissitudes, de saisissants tableaux des mœurs contemporaines; mais elles sont surchargées do développements théologiques trop loncs, peu clairs; lo plan en est flottant, le style lourd. Ils ont soulevé des admirations enthousiastes et des critiques passionnées. Ces romans sont : le Landgrave (1896); les Trois fidèles [1^9^); Yarns Uhl (1901) ; HiUigenlei (1905). Enfin, Freussen a publié : Sermons villageois (1899). ^
'^FreV (Henri-Nicolas), général et écrivain français, né à Bocognano iCorse) en 1847. — Il a commandé, pendant la campagne de Chine, en 1900, une des brigades uu corps du général Voyron. Nommé général de division le 31 octobre 1900, il fut successivriiiunt appelé au commandement do la première division d'infanterie coloniale, i Paris, puis du corps d'armée des troupes coloniales. Il a publié, depuis 1900 : l'Année chinoise (1903); Français et alliés au Pétchi-li, campagne de Chine en 1900 (1904); les Egyptiens préh'Storifjues identifiés avec les Annamites (1905); etc.
*FreyCINET (Charles-Louis de S.vl'LCe de), ingénieur et homme poiitiijue français, né à Fois en 1828. — Réélu sénateur, au renouTellemuut triennal du 28 janvier 1900, président de la commission de l'armée, il prit une grande part ù l'élaboration et à la discussion do la nouvelle loi militaire (service de deux ans) [ 1903-1905 j. En juin 1905, après la démission do Uelcassé, Kouvier songea un instant à. condor ù de Freycinet lo poricfeuiUc des atTairos étrangères, qu'il se déci'ia à garder pour lui-même. De Freycinet a encore publié : les Planètes télescopiq:tes ; Application de la tfuiorie de Laplace (19001; Sur les principes de la mécanique rationnelle (1902); De ^expérience en géométrie (1903); la Question d'Egypte (1905).
"^Friant (Emile), peintre français, né à DieuzefMcurthe) en 1863. — Cet artiste, titulaire d une médaille d'or aux dernières Expositions universelles (Paris), avait envoyé à celle do 1900 hua toiles: deux portraits et le Petit Miroir; Fiançailles ; Jours heureux {-^ la ville de Nanry); Danseur imusée de Nancy) ; Ombres portées et Discussion politique. Depuis, il a fait annuellement au Salon des envois abondants et variés : en 1901. la Messe du condaïnné, l'Enfant et Doux Pensers; en 1902. l Orpheline, la Fièvre, et une belle composition décorative. Soir d'été (musée de Nancy) ; en 1903, le Vieu-r Cheval ; Betour d'enterrement, et un Portrait : en 1904, Soleil mourant:
Peinture mystique. la Lessive, elles Bribeurs (un tableau sur le même sujet avait déjà paru en I89i).
en 1905, un Plafond pour la pré- E. I-riani.
fecturc de Meurihc-ei-Moselle :
on 1906, l'Arrivée du modèle, l'Action aux prises avec la difficulté, cic.
Il a fait aussi de la scnipiuro : la Foi, buste bronze (lOûil. On lui doit enfin de charmants portraits à Ihuile ou à la mine de plomb.
*FRIB0URGE0IS, OISE adj. — ZootechD. Variété fribourf/eoise, Variété de bovidés qui peuplait le canton de Frîboui'g (Suisse) et en particulier la Gruyère, et se rencontre encore sur les pâturages du Jura français.
— ExrvcL.
Issucd'aillours de la race jurassique, la l'rtriété fribourgeoise est en diminution dans le canton do FribouriT, remplacée peu à peu par la variétédeSimmen t hal ou croisée avec
elle. Le pelage blanc et noir, qui était un de ses signes distmctifs. permettait autrefois, par une sélection persistante, lie conserver pure la variété; mais, du moins dans le canton de Fribourg, lo croisement atténue ce signe distinctif, et c'est la variété de Simmentbal qui, le plus souvent, dans lo croisement, donne ses couleurs, .\ussi les bovidés de la Gruyère sont-ils le plus fréquemment tachetés rouge cl blanc.
FriCASSE le sergent), volontaire de 1792, né à Autreville iHaute-Marne), près de Chaumont, en 1773, mort à une date incertaine. D abord jardinier, il s'engagea en 1792 dans le bataillon de grenadiers et de chasseurs do la Haute-Marne, qui avait pour emblème, sur son drapeau, une épéo surmontée d'un bonnet de la liberté, et pour devise : » huit cents tôtos dans un bonnet ». Il assista  la bataille de Fleurus; son régiment entra à Bruxelles au cri de « Vivent les soldats républicains ! » Il fut ensuite dirigé vers le Rhin et caserne a Coblentz. Il a fait un tableau lamentable de l'état de l'armée à cette époque. Les soldats devaient donner 25 francs en assignats pour avoir un pain de trois livres et étaient souvent obligés de déterrer les pommes de terre dans les champs. Au moment do l'émeute de prairial an IIL il signa une lettre collective de la 127* demi-brigade, adressée à la Convention, n contre les restes impurs de la Terreur ». Il prit part à la malheureuse campagne d'-VIlema-jne de 179G. puis combattit en Italie au moment des désastres de Schérer (1799). Blessé aux environs de Milan, il obtint un congé el alla se soigner en France, mais il repartit bien-
Vache fribourgeoise.
FRENZEL — FRIGOTIIÉRAPIE
tôt en Italie; il se trouva bloqué dans Gènes, avec Masséna, el dut, comme toute la garnison, subir les privations les plus dures. Après la levée du sii-fe, il fut i- nw.yé dans ses foyers le 5 vendémiaire an IX l«o2 . 11 a racouié ses campagnes dans un Journal ln^é^^•^^anf . y:i ' ,, u-- de curieux détails sur liiinéraire de la r27' •;■ *-t
sur l'état matériel et moral des armées Journal de marche du sergent Fricass^. de i-< n-
gade {llaS-iSOÎ,, publié par Lorédan Larcbcy ^iwi^.
Frick, comm. do Suisse (cani, d'Arcrovi^ Mi-^tr, de
Laufunbourg]), dans le Frickihal, a. ' ,-ur
branches du Sisscin. afll. du Rhin Ature, viticulture; élève de béuil. Tu .
^Friedberg ^Emile-Albert i>k), juriKcooBulte et cadoniste alloinaud, né k Kouiu 'J'russe) en 1837. — U est mort à Bcrhn eu 180&.
Friedberg Robert), professeur, économiste et homme politique allemaDd. li*^ i lî.-iîii, .j, \y.:.\. I'r,,r -., ^r iV-conomie politique :i .<-,,
député â la Chan. .-i
chefs de l'aile ga-; ,;a
dans les discussions tinancicrcs et ,:i
vigoureuse, en 1892, contre le proj'i ;,.
tal créant des écoles publiques colil ia
surveillance des clergés. Il a publié: i /m/HJi aur Us opération» de Bourse (1875^; Us Impôts municipaux {lèll) , Proposition d'organisation technique d'un impôt proportionncl sur les opération» de Bourse (1882;.
Frieducnder (Friedrich), peintre allemand, né & Koliljanowiiz (Bohèmoj en 1826. mort ù Vienne en l»oi. Il s'est acquis dès 1818 un éclatant renom de peintre d histoire, qui n'a pas subi d'atteinte jusqu'à la disparition do l'artiste, bien que, sur la rin de sa vie, FriediaeDder. à la suite d'un séjour en Italie et en France, se soit do prc.'érence adonné aux scènes de genre. Citons de lui, dans sa première manière : Moines au tombeau d'un martyr. Mort du Tasse, Frédéric de Uohenstaufen et le Chancelier Pierre des Vignes, ctc;. H est le fondateur de la Société artistique do Vienne.
FrX£DL£NDER (bacille de), pneumobacille, découvert par Friediiender, et qui se confond avec lo baciltus lactis aerogenes d'Escherich.
— Encycl. Ce bacille n'est pas, comme le croyait Fricd- Uender, l'agent de la pneumonie, mais intcn'ient dans on certain nombre de broncho-pneumonies, de pleurésies, de péritonites, de méningites et de péricarditcs, ainsi qu'à titre do pyogèno dans les otites, stomatites, parotidites, etc. Il produit des angines pseudo-membraneuses et est souvent associé au bacille de Lœfflcr, Il se présente, sous la forme d'un l>àtonnet court, épais, voisin d'apparence du coccobacille, souvent associé au diplobacille, immobile et muni d'une capsule semblable à celle du
, pneumocoque. Il ne prend pas le gram, mais se colore facilement par les couleurs basiques; aérobic facultatif, il se cultive sur tous les milieux, de j»référcncc à une température voisine de 37" C, et est tué rapi-icment â 60-80**, mais résiste longtemps à la dessiccation. On a trouvé, dans ses cultures, une toxine qui tue rapidement le lapin en produisant dos paral3'sies, do la congestion et des hémorragies viscérales. Le bacille de Friedlaînder attaque tous les sucres, mais no doono pas d'indoi avec les peptones.
FRIEDLiENDER (Max), musicien et écrivain allemand. né à Brieg (SiK-sie) en 1852. Il s'adonna d'abord au commerce, puis étudia la musique à Londres et à Francfortsur-le-Mein, où il fut l'élève de Sockhausen. chanta dans des concerts, étudia â partir do 1883 Ihist'jire de la mu-sique, sous la direction de Spîtta, à l'université do Berlin, et passa son doctorat en philosophie en 1887 à Rostock, avec une thèse : Contribution à une biographie de Frcmz Schubert. Il fut chargé d'un cours de sciences musicales à l'université do Berlin en 1894 et devînt professeur en 1901. U a publié des nouvelles éditions critiques des œuvres de Schubert, Schumann et Mendclssohn; de nombreuses monographies ; tes l^oé-^ies de Oœthe en musique. dans la publication « Gœthejahrbuch » {Annuaire de Gathe) \ 1896) ; les Poésies de Oœthe mises en musique par ses content' porains, dans les publications de la Société deGœthe 1189G).
FrieOREICH imaladik de). Méd. Affection chronique de la moelle, qui débute généralement dans reufancc et dont la durée est indélinie.
— Encycl. La maladie de Friedreich revêt souvent le caractère de maladie familiale. Ses signes cliniques sont les suivants : troubles dans la coordination des mouvements, démarche tabéto-cérébclleuso, ataxic statique, déformation des pieds, nvstagmus, etc. Le traitement est sensiblement celui de f'ataxie locomotrice, avec laquelle cependant la maladie de Friedreieh n'a aucun lien pathogénique; mais on pren ira soin d'éviter, par une médication intempestive, d'augmenter la rapidité d'évolution des phénomènes. V. ataxik locomotrice.
Friedrich ^Woldcmar), peintre do genre, d'histciro et de nature morte, né à Goadau (près de Magdcbourg) en l£i6. Elève do l'Académie de Berlin et de celle do VVeimar. il prit part à la guerre franco-allemande (1870- 1871}, visita l'Italie, fut professeur à l'Ecole .i'-- ^-auv-arts deW'eimaren 1881, etenlin professeur à 11 -"o
de Berlin. En 1SS9, il était nommé membr. e.
II accompagna ensuite le gr.i" ' ■ ■'■ '■■ >■ -.- l'jîa
dans son voyage aux Indes. 1' Sainte
Elisabeth distribuant des au Saisons
'aquarelle): l'Assemblée de \^'o , i ^.c pour le
Gymnase deWittenberg; la décoration de plusieurs plafonds au palais de l'Exposition i Berlin, etc. On lui doit aussi des illustrations pour les Œuvres de Schiller; la Vie de Oœthe. etc.
FRIGORIFICATION (si-on)n. f.'Action de soumettre une substance ou un corps quelconque  l'inûacocc d'un appareil frigorilique.
FRIGOTHÉRAPIE {pî — du lat. frigor, froj^. et du gr. théraptia, traitemenlj n. f. Méd. Application thérapeutique des basses températures, obtenues par la méthode de R. Pictet,
— Encycl. La frigothérapie est basée sur cette observation que des sujetssoumis à des températures très basses (—lOO" C.) éprouvent de l'appétit, de l'amélioration de la respiration et de la circulation. On l'a en conséquence aci-
FRISANT — FRUIN
list-o priiiripaloment dans la gastralgie, la dyspepsie alonii)uo et l'anorcxio avec un certain sucoës. Mais les expériences sont encore peu nombreuses. Le sujet, soumis a ce moyen thérapeutique, est enveloppé soigneusement de laine et de fourrures et exposii de cinq à dix minutes dans l'appareil (Vigorinque, hors duquel restent seulement la iHo VI les épaules. V. cbymothkbapie.
*FRISANT i:an), E a<Ij. — A jour frisant, Do telle sorte
3ac la lumiùre. au lieu de frapper en plein l'obiet consiéré. no lasso que l'efflouror : Jiegarder la lumifre À
JOUB I-aiSANT.
♦frisé, ÉE adj. — Kcon. rur. lîacc frisée^ "Race do gallinacés à plumage hérissé.
— Kncycl. Citée par Linné, qui l'appelle f/allns pennis rcrolitlis, et décrite par ditTérents auteurs qui lui attribuent des origines diverses (asiatique, américaine, océanienne), cette prétendue race est plutôt une réunion de variétés,
aui ont pour caractère commun Taspect bizarre que leur onno un plumage hérissé, recroquevillé, comme frisé au
for, et qui n'est vraisemblablement qu'un cas tératologique entretenu par sélection. Bien qu'assez rustique, bonne pondmist' et possédant une chair excellente, la poule frisée est cependant peu appréciée sur les marchés à cause de la couleur rougeàtre de son épidémie. Les poussins sont d'un développement rapide, à la condition dêtro préservés de rhumidité el de la pluie.
Le plumage est excessivement variable de couleur, mais les types les plus répandus sont : noir à crête volumineuse et frisée, et blanc. Cependant, les amateurs recherchent assez uoo variété particulière, à plumage chamois, dite Patloue frisée du ChUi, chez laquelle les plumes do la tôle, relevées et dirigées en avant, encadrent la face à la façon d'un bonnet de lingerie et contribuent ainsi à donner â l'animal un aspect des plus singuliers.
FRISELÉE ou FRISOLÉE n. f. Maladie de la pomme de terre, caractérisée par des taches de rouille sur les tiges et les feuilles, qui deviennent crépues et frisées. (,La plante meurt au milieu do sa végétation.)
FRISOIR n. m. Outil de graveur en médailles, qui lui sert à «ioiiner des tons mats au métal.
FRISON, ONNE adj. — Zootechn. Race frisonne. Race chevaline dont on rencontre les représentants sur des points assez éloignés les uns des autres : Ecosse, Angleterre, Hollande, Belgique, Franco (Poitou, Flandre et Picardie), Bavière.
— Kncycl. Le type do cette race est fortement dolichocéphale : le chanfrein est creusé d'un sillon dans sa partie médiane, caractère que la race fj'isonne est seule à possétler, de môme que ce sont encore les chevaux frisons qui, de tous les équidés, possèdent la tête la plus longue (tèlo do vielle, ou de vieille). De grande taille, le cheval frison dépasse souvent 1".70 ; son squelette est énorme et ses formes peu gracieuses ; la couleur de sa robe est variable, mais le poil est toujours long et grossier, recouvraol souvent même le sabot.
Cette race est employée de préférence au gros charroi, son tempérament mou et son système nerveux peu excitable l'éloignant d'autres travaux. Elle comprend de nombreuses variétés, mais son habitai d'élection est la Belgique, où elle conserve ses caractères distinctifs. V. la planche .niîVAL, t. IL
* FRISOTTER v. n. — Impr. Se dit d'un tirage défectueux dans lequel l'impression se double. (Les causes en sont diverses : jeu du cylindre, ballottement du chariot, tension iiisufiisauto delà feuille de papier, etc.)
Frisson de l'Aigle (le), drame en cinq actes et six tabifanx, do Paul Gavault (théâtre Sarah - Bernbardt . S7 janv. 1906). — L'aigle, c'est Napoléon I"; celui qui le fait frissonner, c'est le général Malet, dont la conspiration mil, en effet, l'Empire, durant quelques heures, à deux doigts de sa tin. Pendant que Napoléon s'enfonce au loin dans les neiges de la Russie, ^falet s'évade de la maison do santé ou il a longuement mflri son plan. Avec l'aide do l'abbé Lafon et de l'abbé Camagoo, il répand le bruit de la mort do l'Empereur, et persuade à plusieurs ofliciers ((u'un gouvernement provisoire lui a confié le commandement île Paris. Son audacieux coup de main va réussir, car il tient dans sa main Camhacérès. le duc de Rovigo, lo baron Pasquier, le duc do Bassano. Seulement, il a contre lui l'inspocteur Pasquc, qui joint à un dévouement sans bornes pour l'Empereur les qualités d'intelligence et d'audace d un policier hors ligne. Pasquc déjoue Ta conspiration et la fait échouer, après avoir étranglé do ses propres mains Boutreux, le nouveau préfet do police nommé par Malet. Mais sa victoire lui coAte cher. C'est sa propre lille adoptive, Pauline, qui avait été chargée d'enlever lo roi de Rome, que les cons- (liratours voulaipnt avoir comme otage; or, d'autre part, 1 inspecteur Pas(|ue a donné l'ordre à son acolylo Grapiii •io tirer sur (piii'onque approcherait du berceau... et Grapiii rxécuie la consigne, j^auline meurt dans les bras de ras.pio et 4e son liancé, le sergent Râteau, que les conspirateurs avaient promu lieutenant. Pascjuo, désespéré, crie uno dernière (ois : « Vivo lEmpereur! » el se tire une balle au cœur.
Co drame a été accueilli avec une faveur méritée, car i'autcurasu mêler habilement une part émouvante d'imagiuaiioQ à des événcnients historiques d'un iotérct poignant.
*rRrruRE n. f. — Dans les sardineries. Endroit où l'on fait friro légèrement les sardines avant de les mettre en boites. Il Sorte de grésillement qui se produit par moments dans les appareils téléphoniques, et qui est dû à. la formation de courants secondaires.
FrŒBEL (Jules), écrivain et homme politique allemand, né ii Griesheim (Thuringe) en 1805, mort à Zurich on 1893. Il prit une part remarquable aux manifestations libérales après 1830, se réfugia à Zurich en 1833, y fut professeur à l'Ecole industrielle, s'y lit naturaliser en 1838, se lança dans l'opposition radicale et rédigea le journal " lo Républicain suisse o. Il abandonna l'ciiseignemeDl en 1844, dirigea une maison d'édition, publia un grand nombre de brochures démocrati(|ues, interdites pour la plupart en Allemagne. Elu député, en 1848. à l'Assemblée nationale allemande, réunie à Francfort, il y fut un des chefs du parti républicain, se rendit avec Robert Blum à Vienne pour y organiser la résistance contre l'empereur d'Autriche, mais fut arrêté, condamné ù mort el gracié. Il prit pari aux dernières luttes de l'Assemblée nationale, à Stuttgart, et au soulèvement des républicains dans l'Allemagne du Sud- Ouest (1849), et se réfugia aux Etats-Unis, où il fut journaliste à New-York et à San-Francisco. De retour en Euroi>e en 1857, il vécut à Vienne et à Munich, fonda en 18t>7 le journal la Presse de l'Allemagne du Sud, se réconcilia avec Bismarck après les victoires de la Prusse, fut un des protagonistes de l'idée impériale allemande et de 1 unité sous l'hégémonie des Hohenzoliern, entra dans la diplomatie prussienne et fut consul à Smyrne et à Alger (1876j. Il a publié : un drame politique, les /{'.■pnhlicains (iS^":) ; Ex/'ériences, vot/ages et études d'Amérique (1857-1858); (Souris écrits i)olili</ties(l&&6) ; S tjstème de politique sociale ; Théorie de /(ïy)o/f7(y»efl8Cl-1864); V Economie de V humanité au point de vue des intérêts idéaux et réels (1870-1876); les Pointsde >ue et les Problèmes de la politique (1878); la Conception rralisle et la Civilisation utilitaire (1881).
Frœding (Gustave), poète suédois, né à Alster (Vermland) en I8G0. Etudiant à Upsal (1880-1883), rédacteur au <•■ Journal de Karlstadt », il dut séjourner en Allemagne ilSSî)-1890) pour y soigner une maladie nerveuse, y étudia les lyriques allemands et anglais, publia à son retour un volume de vers : Guitare et accordéons (1891), qui révélait un singulier mélange de réalisme humoristique et populaire, de fantaisie et de sentimentalité ironique ou douloureuse. Un second volume : Noui^elles poésies (1894). manifestait une extraordinaire virtuosité de forme, mais trahissait les progrès d'une mélancolie qui s'affirmait dans Eclaboussures et loques (1896). Poursuivi pour certaines pièces licencieuses de ce dernier recueil, le poète, bien qu'acquitté par le jury, fut profondément atteint dans ses facultés mentales et ne produisit plus rien. On a encore de lui : Vers nouveaux et anciens. Gouttes du Saint-Graat, et le Poète populaire Bobert Burns (1892). Sa profondeur, sa sincérité, son merveilleux don d'expression rythmii[ue et colorée en font l'interprète le plus émouvant et le plus admiré de l'âme et du pays suédois, et le mettent au jifcmier rang des lyriques Scandinaves.
FrŒHNER (Eugène), vétérinaire et professeur allemand, né à Hirsau (Wurtemberg) en 1858. Professeur à l'Ecole vétérinaire de Stuttgart, puis à celle de Berlin, il s'occupa particulièrement de pathologie animale et publia des manuels d'enseignement très répandus el traduits en plusieurs langues : Manuel de toxicolog ie (imo) ; Manuel de thérapeutique générale {189Z) ; Manuel de pharmaceutique (1894): Manuel de la méthode d'investigation clinique {ISQÔ] ; Manuel de pathologie et thérapeutique des animaux dotnesiiques,en collaboration avec Friedberger (1896); Manuel de chirurgie et de ma'ieutique vétérinaires (IS96 à 1901); Principes de la chirurgie spéciale (1898). Depuis 1889, il a publié, en collaboration avec Kilt : Cahiers lïiensuels de la science vétérinaire pratique.
Froid-chapelle, comm. de Belgique fprov. de Hainaut [arrond. de Thuin,>. sur un tributaire de la Sambre ; 1 yoo hab. Bonneterie, toile, taillanderies. Merrains.
FrOIDETERRE, comm. de la Haute-Saône, arrond. et 4 kilom. de Lure. sur lOgnon, sous-affluent du Rhône par la Saône : "^70 hab. A cet endroit se trouve la célèbre perte de rOgnon. qui donne probablement naissance, à 4 kilomètres au S.-O., à la superbe source qui jaillit près de Lure.
FrOJEN ou FrŒYEN, petite île de la côte occidentale de Norvège, près de l'entrée du Frogfiord ; 3.000 hab., généralement pécheurs. Elevage de chèvres.
Froment (Nicolas), peintre primitif français. Grâce aux recherches de l'abbé Requin, on sait qu'il est né à Uzès (Gard), dans la première moitié du xv siècle ; il est mort à la lin du même siècle. Ii se forma en étudiant les peintures des maîtres italiens qui se trouvaient à Avignon et voyagea peut-être en Italie. Certaines particularités relevées dans une Bcsurreclwn de Lazare, signée et datée de 1461. conservée au musée dcsOI'lices. à Florence, corroborent cette supposition. 1! fut, dans la suite, attaché au service du roi René, pour le(|uel il exécuta, de 1475 à 1176. son chef-d'œuvre, lo célèbre trypilque an Buisson ardent, conservé dans la cathédrale ïl'Aix. On s'accorde â reconnaître sa main dans le Portrait de saint Evoque. du grand séminaire d'Avignon, lo Miracle de saint Mitre (catliédrale d'Aix); \ef> Portraits du rai ttené d'Anjou et de la reine Jeanne de Laval fdypli<(Uo, au Louvre), et peut-être dans la très belle Annnncialion de l'église Sainte- Sladelcine. à Aix. Diverses autres peintures qui ont figuré à Paris, ù. l'Exposition des Primitifs français, eu 1904, sont de son école, sans conteste.
Froment (Théodore), littérateur français, né à Paris en 18;}'.». ni'iri à Bordeaux en li'OÏ. Elève do l'Ecole normale supriii-ure, il t"nt sucressivement professeur do littérature latine à la faculté de Bordeaux, précepteur des enfants du roinle de Paris, direcleur du collège Saiiii*'- Barlic, A I^aris (1888). Il retourna ensuite à Bordeaux, où il fut président do l'académie des sciences et belles-lettres. Sun principal ouvrage est un Essai sur l'histoire de l'éloqucncf judiciaire en France avant le xvii» siècle (1875).
* Froment (Eugène), graveur français, né A Sens en 1811. — Il est moi't à Paris en 1900. II s'est fait connaître depuis 1875 par ses gravures sur bois d'une grande franchise et d'un (-aractère très fin. Citons : /ialeau de Maharat/ah. Spectateurs, d'après Gascow, Pèlerinage à tialla (Irlande), 5c**ne de la guerre de l'indépendance d'Amérique, son chef-d'œuvro. Fi'omont a illustré un grand nombre
d'ouvrages de Katisbonne, Victor Hugo, Lamartine, P.-J.
Stahl, etc.
Froment- MEURICE (Ch.-Francois-Marie-/rtc^we«), sculpteur français, né à Paris en 1864. Elève de Chapu pour la sculpture et de Pathey pour la médaille, il débuta au Salon de 1890. Il a exposé des bustes en bronze et marbre, dos plaquettes, des médaillons en bronze et en argent; deux groupes : le Chien de Monlargis et le Chien d'Ulysse; des compositions décoratives, objets d'art mobilier, u«e m^(/a(7^e (Exposition de 1900); i/i7y (chienne, plâtre teinté); Vieillard, fragment bronze (1901); I902. Géricault, haut relief marbre ; Meissonier montant son cheval Hivoli (plâtre teinté) ; 1903. Dragon armé de la tance, statuette plâtre ; Cheval de maîiiruvre, relief bronze ; Chienne hull-terrier; Masque de viet/Mrrf; 1904, les Deux Mères, souvenir de Tunisie, marbre; Paysan du Béarn sur sa jument, plâtre ; et ta Buade (ânesse du Midi, plâtre patiné) ; \9ù&. Avant In corrida à Saiut-Sébosticn, Ane se roulant, otc. Quatre très jolis groupes: l'un, le Duc d'Aumale montant sa ponette Pélagie, souvenir de Chantilly, est presque un petit morceau d'histoire; les trois autres sont de nouvelles études sur le pays basque : Betourdu marché de Bayonne; liouvilhns et nîarchands de bceufs; Courbette {de la série c les Gestes des ânes >*), tous pleins de vivacité et d'esprit.
FrOMM (Emile), compositeur de musique allemand, né à Spremberg en 1835. U fut l'élève de Bach et de Grell à Berlin, devint en 1859 professeur de musique à Kottbus (Brandebourg), puisa Flensbourg(Slcsvig) [i869j.où il fut ensuite directeur du Conservatoire de musique. Il a composé de nombreux chœurs, dont une partie sont réunis dans le Livre des chœurs pour le Slesvig-Bolstein (1875); puis des morceaux patriotiques et hcro'ïques, dont un des plus connus est ; Bésurrection des héros.
* Fronde (la). — Ce journal a cessé de paraître en 1903 pour se fondre avec 1' «■ Action ■. Y. action.
Frontenac, comté du Canada (prov. d'Ontario), sur
la rive gauche du Saint-Laurent, qui sort, ici même, du lac Ontario; SiO kil. carr., 12.000 hab. Ch.-l. Kingston.
^FRONTIÈRE n. f. — Encvcl. Dr. Douanes. La police des douanes s'exerce, à la frontière, sur le territoire compris entre la ligne séparative de l'étranger et uno ligne parallèle établie dans l'intérieur. La distance qui existe entre ces deux lignes forme le rayon frontière, appelé aussi B ligne des douanes ». Celte distance, fixée à 20 kilomètres de lextréme frontière de terre, peut être étendue à 25 kilumètres sur les points ou la mesure de 20 kilomètres n ofi're pas au ser\'ice des douanes des positions suffisantes jjour la répression de la fraude.
Les opérations agricoles industrielles ou commerciales effectuées dans le rayon des douanes sout l'objet d'une réglementation spéciale, qui se résume dans l'obligation de placer sous le lien d'un titre de mouvement toutes les marchandises taxées à 10 francs les 100 kilogrammes et audessus, lorsqu'elles sont mises en circulation. Mais des prescriptions encore plus étroites ont été édictées pour la ïurveillauce de celles de ces opérations qui out lieu dans une zone de 2 kilom. 500 mètres eu deçà de la frontière.
Il est ouvert, dans tous les bureau.\ de douanes des communes au-dessous de 2.000 hab. situées dans la mémo zone, des registres sur lesquels chaque marchand est tenu de faire inscrire les marchandises prohibées et celles qui sont assujetties à un droit de 20 francs et au-dessus par kilogramme ou de 10 p. loo de la valeur. Cette inscription fst subordonnée à la justification du payement des droits d'entrée ou à la représentation d'expéditions de la douane, attestant que les marchandises proviennent de France.
Les objets de même nature récoltés dans le rayon ou provenant de l'industrie locale ne peuvent être chargés et amenés au bureau ou représentés aux préposés pour être mis en circulation avec passavant qu'autant que leurs détenteurs se trouvent pour\-us de pièces justificatives de leur fabrication dans le ravon frontière. S'il n'existe pas de bureau de douane au lieu d'enlèvement, ils doivent être transportés par la route directe et représentés au bureau le plus proche, ou la déclaration d enlèvement est alors souscrite. Toutefois, les consommateurs peuvent, pour leur usage, acheter dans le ra30u frontière et transporter sans formalités à leur domicile, les jours de foires et de marchés, des coupons d'élotfe et autres objets de consommation qui n'excèdent pas 5 mètres eu étoffe de laine. 8 mètres eu étoffe de soie et eu toile do cotou et autres, et 3 kiloj^rammes de sucre ou de café.
*FRONT0N n, m. — Jeu. Espace cimenté de 65 mètres de long sur 12 mètres do large, divisé sur sa longueur par des raies numérotées de 4 mètres en -t mètres, sur lequel on joue â la pelote basque. V. pelote, au t. VL
*FROTTEUR n. m. — Dans les tramways, locomotives, etc., à traction électrique. Dispositif par lequel le moteur do la voiture est mis en communication soit avec
10 rail conducteur, soit avec le conducteur souterrain.
♦frottoir n. m. — Electr. Nom des petits coussins entre k'S(iuels tourne la roue en verre dune machine électrique à froUoraent.
Froyennes, comm. de Belgique fprov. de Haînaur arrou'l. du Tournai]), sur l'Escaut; 1.400 hab. Tanneries.
FrOYEZ ;Maurice\ auteur dramatique, né à Paris en 18C6. Il débuta par des revues pour Déjazei et les Nouveautés. A Déjazet encore il donna, en 1S£>5. le Voyage à Venise (vaudeville en 3 actes), et en 1899 Joli sport. La même année. Plaisir d'amour, en collaboration aver Georges Berr, était joué avec succès A Cluny. Mau^lc^^ Frovez obtint de nouveaux succès avec la Purelle de Mexico (1902) , et Second ménage, qui fut représenté à l'Odéon (1904 t. Frovez a été six ans président des Eschotiers (1899-1905), et'il donna un grand essora cette société. On lui doit encore quelques livrets d'opérettes, parmi lesquels II faut citer la Dame de /j"C//f (Bouffes-Parisiens, 1898).
Fruin (Robert .lacobua), professeur et bistorien hollandais, né à Uotterdam en 1823, mort â Leyde en 1899. Les événements do 1848 le poussèrent du côte de l'histoire uationale, et, en 1850. il fut chargé d'enseigner l'histoire *\v la patrie au gymnase de Leyde. En 1856. il publia: Dit ans de la guerre de SO ans, l)>SS-f59S. et ce livre le plaça immédiatement à côté des maîtres. Ku 18C0. il fut nommé professeur d'histoire nationale à l'université de Leyde.
11 fut le collaborateur assidu du • NederlandschSpectalor-. du «Gids «,01 d'autres périodiques. En 1S94, il publia dans
lo « Gids n une (i tu do magistrale : le Relèvement du. catholicisme dans la Huliande septentrionale. A l'occasion de sa soixantc-()uinziiMno année, ses admirateurs dresseront, pour lui en iairo homma^'o, la liste complÈto do tout ce qu'il avait publié : Ecrits historiques du professeur Fruin.
*FRUIT n. m. — Kncyci.. Dr. I.cs propriétaires des arbres ont droit aux fruits des hranclios qui sctondcntsur lo fonds limitroplio. L('s voisins no peuvent mc'mo pas recueillir ceux qui lomhont sur linir fonds, et ils sont tonus, moyonnaiit indcmnili), d'ouvrir un i»assago pour la rëcolto do ces fruits. Mais les arhres qui se trouvent dans la haio mitoyenne sont mitoyens comnio la haie, cio mémo que ceux plantés sur la ligne séparativo des doux héritaj,'es. Dans co cas, les fruits sont recuoillia à frais communs ot partagés aussi par moitié, soit qu'ils tombent naturellement, soit quo la chuto en ait éto provoquée, soit qu'ils aient été ouoillis. (C. civ., art. 670.)
Lo fait do cueillir ou do manger sur lo lieu môme des fruits appartenant à, autrui constitue uno contravention punio par lo tribunal do simple police d'une amende do 1 à 5 francs ot d'un emprisonnement do trois jours au plus en cas do récidive. (C. pén., art. 471 et 474.)
FUGINI {Uonato), plus connu sous le pseudonyme et anagramme do TANt''ucio(Nori), né à Montcrotondo (prov. do Piso) on 1813. D'abord ingénieur do la ville de Florence, puis inspecteur des études secondaires dans la mémo ville, il devint célèbre du jour au lendomaîo par un recueil do sonnets en dialecte pisan, d'abord publié dans les journaux loraux et quo do Amicis voulut présenter au grand public [Sonctti in vcrnacolo pisano, 1872J. Ces sonnets sont autant do petits drames à deux ou trois personnages, où la vio du poui)lo est saisie sur lo vif et rendue, comme dans ceux do BoUi, en traits d'une vivacité et d'une vérité inimitables. A co recueil Fuciui a ajouté depuis cin(|uanto sonnets en italien {Poésie in vernacolo pisano e m tinguaj 1898). Il a écrit en outre plusieurs volumes, où, dans uno prose alorto et brillante, il a décrit Vïs sites ot les types de son pays natal: (e Vpijlie di Ncri (l^^'ii); AU aria nperta, sccne c machielte dclla campayna toscana (18:)7).
FuENTES DE EbrO, bourg d'Espa^no (Aragon [prov. do Saragossc, distr. do Piîiaj), sur llCliro, grossi d cet endroit du rîo Oinel; 2.000 Iiab. Kaux minérales, utilisées contre les maladies de la gorgo et do la poitrine.
FuBSS (Rodoipbe), mécanicien allemand, né à Moringon (Hanovre) en 1838. Il apprit le métier de mécanicien à Gœttingno, travailla à Hambourg, et, on 1886, fonda à Berlin uno maison pour la fabrication des instruments do laboratoires do chimie et do physique. Il y inventa un grand nombre d'appareils ot instruments scientifiques et Fut le collaborateur des plus grands savants dans luurs expériencrs scioniilî([ues. Kn 1881, il fonda la Hevue de la science des instruments de précision; en 1882, il contribua, avec les savants Helmholtz ot Siemens, ù. la fondation do rinstiiut impérial do physique et do technique, à Berlin, ot en devint un dos administrateurs.
FUGGÉRITE [fuyk) n. f. Silicate naturel d'aluminium do césium avec du magnésium, du sodium et. do loxydo forriquo.
FuHRCR (.\lûyso-Antoino), prétro et sanscritisto allemand, né à l^mibourg (Prusse-Rhénane) en ls53. II étudia la théologie catboliquo et les langues orientales à Wurtzbourg, y fut ordonné prùtro on 1878, so remlit aux Indes en 1881, fut professeur de sanscrit à Saint Xavicr's Collogo, établissement des jésuites de Bombay, se fit remarquer par ses travaux savants ot fut nommé, en ISSi, par le gouvernement anglais, directeur des services archéolo-
fiquos aux Indes. Il a exploré les trésors archéologiques u nord-ouost dos Indes, du Radjpoutana ot du centre (1892-1893), do la Birmanie (1893-1894), du Népal (1895- 1896), y a recueilli de nombreuses inscriptions sanscriiiqucs ot retrouvé les monuments les plus importants do 1 archéologio hindoue. Sa découverte du village de Kapilavastu. le lieu do nîiissanco do Bouddha, fut capitale pour l'histoire du peuple hindou. Ses principaux ouvrages sont : lo Vàsishta Dharmaçàstra (1882), ou anglais; les Monuments archéologiques et les Inscriptions dans les provinces du Nord-Ouest et dans l'Ouah (1891); l'Architecture sharki de Jannpur (1889); uno série de rapports oflicicls sur ses voyages.
*PUITE n. f. — Fig. Disparition do documents politiques, militaires, etc. : Quand on constate luie fuitk, dans le ministère de la ywt'fce... II Indiscrétion commise en matière diplomatique, judiciaire, etc. : Les intéressés se renvoient des uns aux autres la ?'esponsa/)ilité des fuitics.
*FULDA (Louis), écrivain et poète allemand, né i Franclort-sur-lo-Mein en 1862. — Depuis 1897, il a publié les comédies i une A/faire d'honneur (1898i ; la Sœur Jumelle (1898); les contes dramatisés : le Fils du calife (1897); le Pays du canutval (1900); la tragédie : Hérostrate (1898) ; un recueil : Poésies nouvelles (1900); enfin, des traductions excellentes on vers des drames do Rostand : les liomanesquvs ; Cyrano de Berg erac; l'Aiylon; la Samaritaine, etc. FULL {foui — mot an^l. signif. plein) n. m. Se dit, au poker, do la réunion d un brelan et aune paire entre