‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 168 sur 363 · FRUIT · texte numérisé non relu

FRUIT

FUVKLIEN

les mains d'un joaour. D On dit aussi mai» pleine ou l'LKiN n. m.

ruLL-CHOKE {foul-tchôk — mots an^l.) n. m. So dit d'un fusil dont le rétrécissement tx. la Louche du canon est fortement prononcé.

FULLINSDORP, comm. do Suisse (cant. do Bâlo-Campagne [distr. de Liesialj). sur la rive droite do 1 Êrgolz; 1.100 hab. Aqueduc romain.

FULLY, comm. do Suisse (cant. du Valais [distr. do Martigrivj), dans la vallée du Rhône; 1.500 hab. Viticulture, l'èierinago ù Saini-Symphoricn. Vins et fruits.

rUMACIEN, ENNE {si-in, en') adj. Qualification par laquelle Gosselet désigne la partie inférieure do Vélago cambrion que caractérisent les ardoises de Fumay.

— n. m. Cette partie elle-même.

FuBflAL, comm. do Belgique (prov. do Liégo [arrond. do Waremmc]); 900 hab.

ruME-CiGARB n. m. invar. FUME-CIGARETTE n. m.

invar. V. rouTH-ciOAiiK, I'ortk-cigakkttk.

*FUMURE n. f. — Fumure verte, Knfouissement en vert do certaines plantes pour donner à la terre les éléments qui lui manquent et (pie ces plantes ont puisés dans l'atuiûsphèro au cours de leur croissance.

— Encycl. La question des eo;^'rais préoccupe toujours et à juste titre les agronomes ot les cultivateurs; chaque année, on enregistre, sinon des succès, du moins les résultats instructifs que donnent les essais tentés un peu partout. C'est ainsi (|uo la fumure verte, insufiisammeiit appréciée jus(|u*ici par les agriculteurs, a pris une plus •çrando importance, grâce aux travaux do Schultzo et du docteur Otto Pitsch. Lo premier a pu transformer une lande sableuso et aride en uno terre de fécondité parfaite en y enfouissant on vert du lupin ayant acquis tout son développement.

Pitsch a fait porter ses expériences sur la valeur comparative do trois espèces do la mémo plante : lupin blanc ilupinus albus à grosses graines), lupin jaune (lupintis luteus), lupin bleu {lupinus angustifolius) ot de quelques légumineuses (pois, vesce) comme matières fertilisantes. Suivant lui. les parties aériennes du lupin blanc et du lupin bleu se développent pins rapidement quo celles du lupin jaune, mais celui-ci, qui s'enfonce plus profondément dans le sol, possède uno teneur plus élevée en azoto et acido phosphoriquc, co (lui semblerait devoir faire pencher la balance à son avantage dans lo choix de Tospèco à adopter; cependant, Pitsch accorde la priorité au lupin bleu, dont la production est plus abondante.

En résumé, les ditrércntesespèces de lupin, lo lupin bleu tout d'abord, puis les légumineuses {pois, vesce, luzerne, sainfoin, trèfle) enfouies on vert, constituent un engrais riche en azote et susceptible de rendrede précieux services dans l'amendement des terres siliceuses pauvres, dont c'est souvent l'unique moyen de mise en valeur.

*FUNCK-BRENTANO (Tin'odorc), philosophe et sociologue frau'.'ais, né à Luxembourg en 1830. — Il est mort à Kiontfermcil (Seino-et-Oise) en 190G.

*FuNCK-BRENTANO (Frantz), archiviste paléographe, né au château de Mùnsbach (Luxembourg) en 1862. — Dej)nis le Drame des poisons (1899), il a publié : l'Affaire du collier (1901); la Mort de la reine (1901); tes Anciens Quartiers de Paris : le Temple (1902); Fénelon, étude critique (1902) ; la Uastille des comédiens ; le For VEvêque (1903); les Brigands (1903); les Lettres de cachet à Paris (190-*) ; les Nouvellistes, avec Paul d'Estrées (1904).

FUNK (François-Xavier), ecclésiastique et écrivain allemand, né à Abtsgmun«i, dans le Wurtemberg, en 1840, professeur (1875), pour l'histoire ecclésiastique, la patrologio et rarchéologio chrétienne à la faculté théologique catholique do l'université do Tubinguo. Il a publié : Prêt à intérêt et usure (1868); Histoire de la défense du prêt à intérêt par l'église (1876); Patres aposlolici (1878-1881); l'Authenticité des écrits de saint Ignace (1883;; Manuel de l'histoire de l'église (1886), ouvrage traduit en français par l'abbé Hommer (1891); CUnivcrsité catholique d'Fllwangen (1889); les Constitutions apostoliques (1891); le Huitième livre des Constitutions aftostoliques et les écrits semblables (1893); Etudes d'histotre ecclésiastique (1899); le Testament de A^otre-Seigneur et les écrits semblables {1901); Didascalia et Constitutiones apostAorum (1905).

FUNKE (Aloïs), homme politique autrichien, né àLeitmoritz (Bohême) en 1834. Il fut nommé en 1864 conseiller municipal à Loitmeritz, s'y établit comme avocat en 1869, fut élu membre du Landtag de Bohème en 1880, député au Reichsrath autrichien en 1894 et se fit inscrire au club progressiste allemand. Il contribua à la fusion des partis allemands et â la fondation de la gauche allemande réunie, dont il fut un des chefs. En 1S99 et 1900, il prit une part prépondérante aux négociations avec les ministères Uautsch et Kœrber pour arriver à un compromis parlementaire, soutint de Kœrber et essaya do maintenir lo régime constitutionnel avec la suprématie des AJlemaods.

FUR ou FURO, préfixe servant à désigner les composés à chaîne formée pour lesquels on a remplacé, dans lo noyau, un des chaînons carbonés par un atome d'oxygène.

Furmj.

FÙRED (Balaton-), ville d'Austro-Hongrie (Hongrie ^comiut de Zala, distr. do Tapoleza]), sur b- lac /fnfnton; ;'.000bab. Eaux minérales sullurcuscs, emi ! ,]

traitcmoii. des maladies do la peau, des rb.

Fores, hameau de risère, arrond. et :. . ;,3

Saint- Marcellin, dans la comm. do Tulhu:> ; hiy ii^b. Source minérale froide bicarbonatée sodique, utilisée dans lo traitement des rhumatismes, de la gravoUe, etc.

FDRFORACROLJÈINE n. f. Syu. de ALDBllYDBrUEPL'BA-

CRYLItiL-K.

FURFURALLÉVULATE o. m. Scl de Tacido furfurallé-

vulique.

FURFURALLÉVULIQUE {lil: r-

mule C'Il'O. Cil — C=.iCIl'. < ' .,

lorsque lo furfurol se condon

FURINA n. f. Genre do reptiles ophidiens, de la famille descolubridès, comptant trois espèces propres à l'Australie. (Les farina appartiennent à la sous- famille des élapinés ; ce sont des serpents venimeux, do taille médiocre, à této petite, à livrée jaunâtre variée de noir. La furina bimaculata atteint 35 centimètres de long; elle est commune dans l'est de la Grande Terre.)

FuRNÉMONT (Léon), homme politique belge, né à Charleroi en 1861. Elève ingénieur do l'école des mines do Liège, il se fit recevoir docteur en droit en 1884, et s'inscrivit au barreau de Bruxelles. Conseiller comnmnal de Bruxelles (189i;. il fut élu le 21 octobre 1894 représentant socialiste pour l'arrondissement do Charleroi et fut successivement réélu. Furnémont, collaborateur de plusieurs journaux politiques, directeur de • la Raison > , a pris une part importante au mouvement socialiste, et il a notamment dirigé le • Cercle des soirées populaires rationalistes • et la • Libre Pensée ». Il est professeur d'histoire contemporaine à llJuivcrsité nouvelle de Bruxelles.

FdRTW£NGLER (Adolphe), archéologue et professeur allemand, né à Fribourg-en-Brisgau en 1833. U prit part, en 1878 et en 1879, aux fouilles d'Olympie, fut successivement chargé d'un cours à l'université de Bonn, conservateur des musées royaux à Berlin (I88uj et professeur suppléant d'archéologie à l'Université flSSlj. enfin professeur titulaire d'archéologie à l'université de Munich - isy4K Il a publié de nombreuses études d'archéologie dans des revues et beaucoup d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : les Poteries de Mijcéncs (1870), en collaboration avec O. Lœschke ; la ftepréscntation d'Eros dans la peinture des vases (1873); i Homme arrachant une épine et l'Enfant portant une oie (1876) ; Pline et ses sources sur les arts plastiques (1877); tes Bronzes trouvés à Olympie (1880) ; le Satyre de Pcrgame (ISSO); les Vases de Mycènes (1886), en collaboration avec O. Lœschke ; les Bronzes et les autres petite* trouvailles d'Olympie (isgo'»; Chefs-d'œuvre de l'art plastique grec (1893); Intermèdes d'études d'histoire de l'art (1896); Monuments de la sculpture grecque et romrt(;ie (1896-1902).

FUSAGARUS {russ)n. m. Genre d'acariens, do la famille des ty rogly phidés, créé en 1903 pour des formes nouvelles découvertes en Angle- , terre. (L'espèce type do ce genre [fusacarus taminipes] est un petit acarus qui vit des détritus laissés par les taupes au fond de leurs nids.)

FUSCH (Vincent), poète tchèque, né ^ en 1817, mort en 1864. Il fut employé , , dans l'administration des chemins de ' fer autrichiens. Ses principaux recueils a' de vers sont intitulés: Poésies (lSi3); ' Sons et couleurs (1848) ; Chauts et balla~ des de la guerre de Hongrie (1850). Quelques-unes de ses œuvres ont été mises en musique et sont restées populaires dans les pays tchèques.

*PUTAIE n. f. — Encvcl. Dr. Les coupes ordinaires des bois taillis ou de futaies mises on coupes réglées ne deviennent meubles qu'au fur et à mesure que les arbres sont abattus Les futaies non mises en coupes réglées deviennent également meubles par leur séparation du fonds; mais elles sont jusûu'à la coupe affectées à l'hypothèque qui grève le fonds, et peuvent dès lors jusque-là, nonobstant la vente antérieure, être comprises dans la saisie immobilière pratiquée par 1rs créanciers hypotbécairesdu vendeur (Cass., 25 janv. 1886).

FUVÉLXEN, ENNE {li-in, en*) adj. Se dit de l'ensemble des couches à lignites de Trets. Gardanne et Fuveau, constituant on Provence la partie moyeaac do l'étage aturien.

Fusacarus fgr. 20 (ois).

yT^c^'t-^

*Gabet (Cliarles), auteur dramatique, né à Paris eu 1827. — II y est mort en 1903.

*GABION n. m. — Chass. Sorte de hutte creusée dans lo sable au bord d'un lais Ue mer ou mare, que le flot couvre parfois à marée montante.

— Encyci.. Deux planchers de chùne superposés et soutenus par des pieux battus dans le sable on constituent le sol. Le toit, en forme de goutte de suif, est fait de plaques de tôle galvanisée, recouvertes par dos mottes de

gazon. Les parois sont on solides planches do chône joinlivcs et calfatées. Sous le toit sont pratiquées des ouvertures circulairos étroites ou visières, que du gazon recouvre aussi. C'est par ces trous que lo chasseur passe les canons du fusil pour tirer le gibier de passage qu'attirent les appelants (canards domestiques), attachés dans la mare. La porto, très basse et pouvant so clore, occupe la partie du gabion opposée à la marc.

'^Gabriac Joseph Jules-Paul-Marie-François de Ca hoiNH. coniie uk), diplomate français, né à Berne on 1830. Il est mort ù Pans en lOOa.

Gachnang ou Gachlingen, bourg do Suisse (cant. do Tburcovie distr. de Fraucnfeld]}, dans un vallon du Tapelbach supérieur, affluent do la Thur; 1.100 hab. Viticulture, apiculture. Fromagerie. Scierie.

Gâchons (Jacques-Stéphane Peyrot des), littérateur français, né à Torcô /Sarthe) en 1868. Il commença à se faire connaître dans des revues de "jeunes », comme r « Ermitage », la n Plume «, etc. Il publia, en 1894, avec son frère André, V Album des léi/endes, qui devint, l'année suivante, le Livre des légendes, recueil de contes et de vers, avec de nombreuses illustrations en couleur. Les deux frères fondèrent ensuite le Théâtre minuscule, qui, dans les décors lumineux de l'un, joue les légendes de l'autre, le Prince naïf, av^ec musique de Quittard (1891)' par exemple. Au théâtre, Jacques des Gâchons a donné : ta Dînette, Il suffit, le /tetour précipité et le Pape et l'Empereur (théâtre du Grand-Guignol, 1903). Mais il est surtout connu par ses agréables romans : A'y touches pas (1900; ; Mon amie, souvenirs iVun bon jeune homme (1901); ?i'otre bonheur fl902); la Maison des dames /ienoir (I90i\ qui fut couronné par l'Académie française; Jiose et la Fiancée de province (190-i); le Mauvais Pas ^\00f,): la Frivole (I90&).eic. — Son frère, Andrh Peyrot des Gâchons, aquarelliste, est né à Ardentes (Indre) en 1871. 11 commença à dix-neuf ans ses expositions au Salon. Parmi ses envois les plus remarqués, nous citerons : les Trois princesses ; Au seuil d'un rêve ; A l'Oratoire; la Maison forestière. André des Cachons a illustré des livres de luxo destinés aux bibliophiles. — PiKKRE Peyrot des Gâchons, frère des deux précédents. V. Qukrlon [Pierre de).

Gadaud (Antoine), homme politique français, né à Saint-Maine-de-Poreyrol (Dordogne) enisii.mort à Périgueux en 1897. Médecin ù Pénguenx lorsque éclata la guerre do 1870, il se fit attacher au service des ambulances ot assista avix batailles de Gravelotto et do Coulmiers. Conseiller général, maire de Périgueux, il fut élu député do la Dordogno en 1885 et en 1889, fit des rapports remarqués sur l'arbitrage ititcrnational, la création a"une écolo do santé militaire, etc. Elu sénateur dans la Dordogno on 1891, réélu en 1894, il fut ministre du commerce dans le cabinet Ribot ('^5 janv.-l"" novembre 1895).

Gadeau de KERVILLEi,Iienri), naturaliste français, né à Rouen en 16:>S. II renonça à l'industrie pour se consacrer ù la science ot publia de nombreux mémoires et notes concernant la botanique, ta zoologie, la tératologie, etc. Parmi ses ouvrages, citons : les Insectes phosphorescents (1881-1887) ; Causeries sur le transformisme (1887) ; Faune de ia Normandie fissg-iseol ; tes Animauj: et les Vé-

gétaux lumineux (1889); Sur un levraut monstrueux {IS9Q : Colonies hibernales de chauves-souris {\S9l) \ les Vieux Arbres de la Normaridie {iS9l); les Oiseaux ae laXor7nandie{lS93}: lii'cherches sur les faunes marine et ynaritime de la Normandie (1S95J; les Cécidozoaires et leurs cécidées {1902); etc.

GAFFIER [gha-fi-é) D. m. Celui qui, dans une barque,

manie une gaffe.

"^GagliARDINI (Julien-Gustave), peintre français, né à Mulhouse en 1816. 11 a pris part à l'Exposition universelle de 1900 (Paris) avec : Sur la Couce (Auvergne) [muséo de Montpellier], la Fontaine du Cours (acquis parla ville de Paris). Au pays des Ocres [RoussiÙonj et s est vu décerner une médaille d'or. Le Coup de midi, qui avait figuré au musée du Luxembourg, a été transféré au musée do Dijon. On a vu de l'artiste, entre 1900 et 1906 : une Place en Provence, Huelle de vieux village provençal, Eté sur la grand'place, te Séchage des voiles^ Au port, liive heureuse. Ombre propice , etc.

* Gagneur Marie-Louise Mic.nerot, dame), femme de lettres française, née à Domblans (Jura) en 1832. — Elle est morte ù Pans en 1902. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Solution pacifigue de la Question sociale (1896) ; le Désarmement et la {iuestion .tocjd/c (1899), chaud plaidoyer en faveur de la paix; le Hroit au bonheur, Charles Fouricr d'après Z<jlo et Jaurès .liMiIl.

GaÏA ou ViLLA-Nova-DE-Gaia, bourg du Portugal fprov. d'Entre-Douroet-Miuho). ch.-l. d'un concelho du district de Porto, sur le Douro; 8.000 hab. Forges, fabrication de machines, toiles, etc., minoteries. Commerce do vins dits de Porto.

Gai Savoir (le) [die Frôhliche M'issenschaft] (1888- 18":'5): trad. franc, de Henri Albert (I90l)], ouvrage de Frédéric Nietzsche. Un moment terrassé par une cruelle maladie, l'auteur venait d'entrer en convalescence lors'|u'il écrivit ce livre, qui respire la joie ot la reconnaissance. «Ce sont, dit Nietzscne, les saturnales d'un esprit qui a résisté avec patience à un long et épouvantable écrasement, avec une ferme patience et une froide résolution, sans humilité comme sans espérance, et qui tout à coup est repris par l'espoir ot l'ivresse de la guérison. * Le Gai Savoir est divisé en cinq livres dapborismes, précédés d'un prologue en vers et suivis dun épilogue ; tes Chansons du prince Vogelfrei. On y voit apparaître l'idée du

Retour étornel quo Nietzsche devait développer dans le poème do Zarathoustra avec tant de magnilicenco.

Voici un passage de ce livre qui en montrera le ton et l'esprit : " Nous autres sans-patrie, nous ne « conser\'ons rien % nous ne voulons revenir à aucun passé, nous ne sommes pas des " libéraux «, nous ne travaillons pas pour le progrés... Nous no souhaitons aucunement que le règne de la justice et do la paix arrive sur la terre... Nous ne sommes pas des humanitaires. Fut-il jamais uno violllo plus horrible quo l'Humaniié? Nous préférons de beaucoup vivre à l'écart, inactiiels : nous autres sans-patrie, nous sommes trop divers, trop mêlés de race et d'origine pour l'aire des hommes modernes. »

GAÏDA n. m. Sorte de cornemuse en usage dans le

peuple bulgare.

Gail (Guillaume), paysagiste et peintre d'architecture allemand, né el mort à 'Munich (180-1-1890). 11 fut élève de lacadémie do sa ville natale et du peintre d'histoire Pierre Hess. PJu 1825, il accompagna le baron de Malzen dans son voyage à Turin, et composa dos planches pour illustrer sou ouvrage sur les iïunuments romains d'tns les Etats de Saraaitfne. Il poussa ensuite vers Komo et lo sud de llialie et publia un recueil ((u'il lithographia lui-même : Souvenirs de Florence, Rome et Naplos {\%'21). En 1830, il visita Paris et la Normandie; en 1831, Venise; en 1832, l'Espagne. Il s'établit ensuite à Munich, où il publia des souvenirs de son voyage d'Espagne (1837), et peignit, d'après des documents pris sur place, les plus beaux édifices anciens de ce pays. Sa spécialité fut désormais fixée. Parmi ses toiles d'architecture historique, on peut signaler : la Cour des Lions à l'Alhumbra (au Rodolfînum de Prague); la Mosffuée de Cordone; le Cloître de Saint-Jean de los Heyes, à Tolède: le Palais des doges, à Venise, et XEqlise Saint-Lazare (tous deux à la nouvelle Pinacothèque de Munich) ; une Cour intérieure de cloître (à la Kunsthallo do Carlsruhe), etc. Il a aussi laissé des gravures remarquables.

GaildORF, ville d'Allemagne (roy. de Wurterabc cercle de la Jagstj), ch.-l. de bailliage, sur le Koclier, s.-aftl.du Khin parle Noc kar ; 2.000 hab. Sources tVoides ferrugineuses.

GaILLARBOIS - GRESSBNVILLE , comni.

du départ, de l'Eure, arrond. et à li kilom. des Andelys, à quelque distance de lAndelle (bassin de la Semé); 416 hab. Là se trouve Je véritable champ de bataille de la journée de Brenncville, où Louis VI, roi de France, fut défait pai l^s Anglais.

GaiserwalD, bourg de Suisse fcant. de

Saint-Gali [distr. de Gossau]), sur le versant oriental du Tannenborg et la rive gauche do la Sitter; 2.500 hab.

GAITA-GALLEGA n. f. Sorte de hautbois percé do sept trous, dont six sur la face antérieure : La OAiTA-GALLEGA ext surtoiit en usaqe dans In Gaticf espnqnole. Gana-

/^ Gailega.

Gajole, comm. d Italie (Toscane [prov.

do Sienne ). sur lo Massalone, affluent do l'Ombrone; 6.200 hab. .Sériciculture.

GALACTINIE (hî) n. f. Champignon discomycète poussant à terre ou sur les brindilles tombées, ayant uno fructification en forme de coupe sans pied, charnue, émettant, si on la blesse, un suc ou lait abondant, produisant des asques à huit spores incolores, ovoïdes, unicellulaires.

GALACTOPOSIE [;i*j n. f. Traitement par le lait.

GALACTOPOTE du gr qala, f/a/aktos, lait, et potés, buveur adj. et o. t^ui boit du lait d'une fa<;on habituotte.

GALALITH n. m. V. CASÉINE.

Galatista, bourg de la Turquie d'Europe (prov. do Salonique), dans la péninsule de Chalcidinue, près du mont Disaron ; 3.000 hab. Evêché grec. Marbre.

GALBER v. a. Donner du galbe à, accentuer les contours do : Galdi-:r mu profil.

Galbrunner fPaul- Charles), graveur français en médailles et sur pierres fines, né et mort à Paris (1822- 1905). Elève de Frani;ois Rude et do Farocbon, il entra en 1814 à l'Ecole des beaux-ans, et se lit, dans la gravure en médailles et sur gemmes, camées, cornalines, agates, un renom mérité. On peut citer, parmi ses meilleures œuvres : Anli)iofi'i, buste en pierre tîne, Printemps, Ti'te de Méduse, 0/frande à Minerve, l'eucharistie, Jeune pllf, busto en calcédoine. En i'.>oo, il obtenait à l'Exposition universelle (Paris) une médaille d'argent, avec : Portrait de iiU"" M. n., buste en calcéiloine orientale, et Portrait de M. S. S.j, buste marbre. Le musée du Luxembourg a de lui : les 0/frandes à Minerve, camée sur sardonyx à trois couches.

Galende, comm. d'Espagne (Léon [prov. de Zamora, distr. de Puebla de Sanabria^). près' d'un petit sousaffluent du Douro ; 3.000 hab. Eaux minérales.

GALÉOLE n. f. Genre d'orchidées monandrées, de la

tribu des vanillées.

— Encycl. Les galèoles sont des plantes saprophytes de grande taille, qui, avec l'aide de racines aériennes nodales, s'élèvent au sommet des arbres les plus hauts ; leurs feuilles sont réduites à de petites écailles; les fleurs forment do petits panicules terminant la tigo ou naissant à laissello des feuilles supérieures. Elles sont dépourvues de calicule. Les graines sont pourvues d'une grande aile couverte d'un fin réseau; les six espèces connues habitent l'archipel malais.

GALEOPSIS Ilé'O-p.iiss') D. m.

Genre de bryozoaires gymnolé- -—^

mates chilostomes, créé en 1903 Gale ; - 'r^ur>ssi]. pour des espèces nouvelles découvertes aux Açores dans les campagnes de dragage du f ►rince do Monaco. (L'espèce type du genre est le gaeopsis rabidus.)

SUPPL

Galerie des Machines, luno des constructions les plus miportantes do l'Expo-siiion universelle do I8?9, à Pans, à lamielle elle a survécu. C'est un immense hall haut de 15 mètres, sur 420 mètres do longueur {en façade, vis-à-vis de l'Ecole militaire) et ils do large en façade sur l'avenue de Labourdonnais. Les plans en furent dressés par les ingénieurs Dutert et Contamin. qui résolurent de n'utiliser que la résistance du fer. Lo travail tout entier est dune belle audace architecturale. Chaque ferme do la toiture est constituée par deux arcs ellipii.jues, qui 80 coupent au faite, de manière à donner au protil général l'aspect d'une ogive surbaissée. Point do piliers, mais l'arc repose directement sur le sol, où il se termine

Galerie des Machines.

en pointe et porto sur d'énormes massifs de maçonnerie. Les arcs, formés chacun par uno poutre en treillis, sont reliés par dos poutres horizontales, également en fer, et sur lesquelles repose le vitrage. Chaque ogive est articulée en trois points : au faîte et aux deux naissances. Ainsi sont évitées los déformations résultant de la dilatation du métal sous l'action des températures variables. Très admirée en 1889, pour l'audace et l'habileté do sa construction, la Galerie des machines a été conservée, après la démolition des bâtiments do l'Exposition. Une salle des fêtes y a été disposée, un vélodrome installé, etc., et, vu sa grandeur (une brigade do cavalerie pourrait s'y mouvoir), elle sert de temps à autre à des exhibitions, expositions, banquets etc., qui ne trouveraient nulle part ailleurs un cadre aussi vaste. Sa démolition pourtant, a été, pour des raisons d'esthétique, assez souvent proposée.

Galeron (Bertha), dite Galtîron de Calonnk, fcmmo poète française, née à Paris en 1859. Fille d'Ernest do Calonne, professeur et poète dramatique, auteur de l'Amour et l'Argent, elle n'avait pas onze ans lorsqu'elle perdit la vue à la suite d'une ophtalmie et devint peu après presque entièrement sourde. Dès l'âge de treize ans, elle commença à faire des vers. Ce n'est qu'à seize ans qu'elle eut connaissance du système Braille : elle entra alors chez les sœurs aveugles de Saint-Paul et y fit des études élémentaires. Mariée à un ingénieur que'ses travaux appelèrent en Roumanie, elle y connut la reine, Carmen Sylva, qui la prit en amitié. *Elle a publié Da7}S ma nuit (1889), où s'inscrivent en des vers souvent remarquables les étapes de sa douloureuse jounesse. L'Académie a décerné un prix Montyon à ce livro (1890). Elle a fait, en collaboration avec son père, un à-propos en un acte et en vers. Chez ta Champmeslé, joué à l'Odéon à l'occasion de l'anniversaire do Racine (I88f>). Elle a aussi donné au théâtre Maguera (1899) un drame, AmOroise Paré, un aete. en vers.

Galesville, ville des Etats-Unis (Wisconsin). ch.-l. du comté de Trempeleau, sur le Mississipi; 3.000 hab. Minoteries, forges. Célèbre université.

*GALE'rrE n. f. — Plaque do blanc de champignon de couche, que 1 on introduit dans une meule pour obtenir

une récolte, ii On dit aussi mise.

GALETTOIRE [lè-toir') n. f. Poêle peu profonde où l'on fait frire les galettes de sarrasin

GalgENEN, comm. de Suisse (canton de Schwvz [distr. de March ] ). entre r.\a et le Spreitenliacîi ; l.loo hab. Agriculture, apiculture. Industrie cotonnière.

GALIDIcns dik-tiss) n. m. Genre do mammifères carnassiers, de la famille des viverridés, comptant deux espèces propres à Madagascar.

— Encycl. L< :

f/alidirtis sont des animaux élancés, «le taille moyenne, à queue longue et toutfue qui vivent sur les arbres: très carnassiers, ils se nourrissent doiseaux et d'œufs. de petits mammifères, etc. Leur livrée est rayée en long. Ils prennent place entre les suricates et les galidies. (L'espèce tvpe est le galidictis sfriata).

Galignani MAISON DE retraite\ — En mourant '1882), l'éditeur William Galignani léguait à l'Assistance publique une maison rue Neuve-des-Petiis-Cbamps à Paris, une autre maison donnant sur la rue de l'Echiquier et sur la rue d'Enghien, îo.ooo francs de rente 5 p. 100 sur l'Etal français et un terrain de 7.169 mètres sur le boulovari Bineau, à Neuilly, le tout à la condition que l'Assistance publique créât sur ce terrain une maison de retraite «pour y recevoir cent personnes des deux sexes, âgées de soixante ans révolus, très respectables et de très bonne moralité, et reconnues pour être sans moyens d'exi-stence suffisants •. Sur les cent personnes admises dans la maison, cinquante le sont à titre payant (500 francs par an. plus l'entretien évalué à 200 francs et un mobilier qu'on peut se faire fournir par l'administration moyennant un loyer annuel de 50 francs^; elles sont nommées par le directeur de l'Assistance publique, qui les prend de préférence parmi les postulants se trouvant dans les conditions professionnelles exigées pour les places gratuites. Ces places sont réparties comme suit :

Galidîclis

■*^T. en fa- . bijoux et - somme de

tre fînlan-

t eut pour 5 ^ V\ /M 1 et Tony ^'l T J

aau Salon ' /

G.VÏDA — GALLIENI

I* Aux anciens libraires ou imprimeurs franeais, à lenrs veuves ou à leurs filles : 10 lits;

2* Aux savants français, à leurs pères ou à leurs mères à leurs veuves ou à leurs filles : 20 lits;

3» Aux hommes de lettres ou artistes français, à leur» pères ou à leurs mères, à leurs veuves ou à leurs lilles • 20 lits.

Les admissions dans la première catégorie sont au choix du Cercle do la librairie e( de rimprimcrio de Paris: dans la seconde, au choix de la Société de secours des amis des sciences fondée par U: baron Thénard, et dans la iroisièmo, au choix de 1 Académie franeaibo et de 1 Académie des beaux-arts. Ces choix doivent'éire raiihes par le directeur de l'Assistance. Au décès du pensionnaire, • tous les effets à son usage personnel, les meuble» meublants, bijoux et deniers comptants fqnelle qu'en soit 1 importance), deviennent la propriété de la fondation .. On peut cependant racheter le -Ir veur de ses héritiers, de ses efT»-' meubles meublants, en versant an:

:.0 francs, payable par semestre et

GALILÉE n. m. Archit. En Angleterre. Porche, chapelle extérieure annexée à une église abbatiale, où Ton déposait les corps avant les funérailles, où se tenaient les pénitents qui ne pouvaient pénétrer dans l'église, et les femmes lorsque, comme dans la cathédrale do Durbam, elles n'étaient pas admises dans le sanctuaire.

— Encycl. Le nom de galilée aurait été donné à celte sorte de porche on souvenir de cette parole de Tange aux saintes femmes lo jour de la Résurrection : • Jésus ira devant vous en Galilée : c'est là que vous le verrez. • Matthieu, xxviii, 7.)

* Galle (Emile), verrier et ébéniste d'art français, né à Nancy en 18*6. — Il est mort dans cette ville en 190*. On a vu de cet artiste, aux dernières expositions de la Société nationale des beaux-arts : Mobilier de salle à manger, en noyer sculpté; Cristaux de table et d'éclairage, Pâtes de verre. Vitrine en bois de fer sculpté, Itive lacustre (coupe); les Joyaux de la ^K2^-^^^ mer(baguier} ; l'Herbier maritime ^kJ^ «v (cornet), etc. (V. Louis de Four- ^^ Ç^ caud, Emile Galle, Paris, 1903.) *

Gallen (Axel), peintre finlandais, né à Bjorneborg en 1865 S'étant rendu à Paris en séjourna jusqu'en 1889 et

professeurs Bougucreau . . ■*■! wf •

Hobert-Fleury. Il débutaau Salon ' /

de 1886 \>^x un Automne et envoya, . , ' /

en 1889, à l'Exposition univ'er- '11

selle (Paris) : la Vieille et le chat, \\

Intérieur de paysan finnois et Aenx Galle.

portraits. Cet ensemble lui valut

uno médaille d'argent. Il obtint à l'Exposition de 1900 une médaille d'or avec quatre Portraits et ces trois sujets : Di'fenseurs de Sampo-Joukahainen, la Mère de Lemminkainen, Vieux paysan. On remarquait, en même temps, dans le pavillon finlandais, les décorations volontairement frustes qu'il avait peintes dans des tonalités de tapisserie. Les épopées finnoises ont souvent tenté son pinceau. Oo lui doit, par exemple, un triptyque où est retracée la Légende d'Aino.

*Gallenga (Antonio), littérateur et homme politique italien, né à Parme en 1810. — Il est mort dans le Monmouthshire en 1895.

GallerajE, bourg d'Italie (Toscane [prov. de Florence }, près d'un petii sous-alfluent de l'Arno; 800 hab. Eaux minérales chaudes (4"" C), sulfureuses et froides

18" C), bicarbonatées ferrugineuses.

Galles (George- Frédéric-Emest- Albert, prince de), héritier présomptif de la couronne d'Angleterre, né à .Mariborough-House en 1865. Deuxième fils du roi d'Angleterre Edouard VII, qui n'était alors que prince de (ialles, il fut. à l'âge de douze ans, embarqué à bord du vaisseau-école Britannia, avec son frère aîné. Aspirant en 1880, il fit un grand voyage de circumnavigation, devint sous-lieutenant en 1884 et lieutenant en 1885. Capitaine de frégate en 1801, il acquit les prérogatives de lils aîné du prince do Galles par la mort du duc Albert-Victor de Clarence, en 1892, et reçut le titre de duc d'York. Promu capitaine de vaisseau en 1893. il devint membre de la Chambre des pairs, général, vice-amiral, colonel en chef de plusieurs régiments. Il épousa, en 1893, Victoria Mary, princesse de Teck, de qui il eut cinq iîls et une fille. Il devint héritier présomptif de la couronne avec le titre de prince de Galles à la mort de la reine Victoria, en 1901. Il fît, la même année, un voyage autour du monde avec sa femme, et ouvrit le premier'parlement australien. Galli (Henri Gallicuet, dit), publiciste français, né à Chàlons-sur-Marne en 1853. Il collabora à de nombreux journaux, prit la direction du Drapeau et. élu conseiller municipal de Paris, en 1900, fut réélu en 1901 par le quartier de l'Arjonal, avec un programme nationaliste. Il a écrit de nombreux ouvrages, parmi lesquels il faut citer : l'Armée française en Egypte (1798-1801) [1883^; l'Arm-ie française en Allemagne {ISO&) [1888^; l'Allemagne en tSlS 1889); Dessous diplomatiques. Dix ans de politique étrangère (1884-18931 [1894J: la Guerre à Madagascar de ISS5 à 1895 (1896); Français et /tusses (1897); etc. Il a publié encore les Carnets de campagne du colonel Lentonnct et les Aotes et correspondances de campagne du général de AVimpffen.

*GaLLIENI (Joseph-Simon), général, administrateur et explorateur français, né à Saint-Béat (Haute-Garonne) en 1819. — Depuis 1896, époque à laquelle il fut appelé à Madagascar comme gouverneur général, jusqu'en 1905, date à laquelle il fut, sur sa demande, relevé de ces fonctions, le général Gallieni a accompli une œuvre de pacification et de réorganisation admmistrative. Il a publié en 1905 un volumineux rapport: J/«7rfajc«arrfe /^iïtfn 1905» où il a exposé les principes de gouvernement qu'il a suivis et les résultats obtenus. Par le décret qui le relevait de ses fonctions, le général Gallieni était nommé, pour 1905, inspecteur des troupes de l'Afrique occidentale, de l'Afrique orientale, des Antilles et du Pacifique. En 1906, il a été appelé au commandement du 13' corps d'année, puis du 14*, et du gouvernement militaire de Lyon.

r.ALLI-MARIÉ — GARBORG

Galli-MARIÉ (Célestino), caotatrico française, née à Paris en 1840. — Kilo est morte à Veoco, aux environs (le .Nice, on 1905.

*Gallina (Glacinto), auteur comique italien, né à Venise on 1852. — Il est mort dans cette ville en 1897. Parmi ses (lorniôros pièces, les plus goûtées furent : la Famtyiia i/i Saittolo (188»), Serenissima [ISOl), la Buse ai tutlo (1891)- K^'alos à leurs aînées par la saine et robuste paioté qui les anime, elles leur sont supérieures par la vérité do l'observation, la délicatesse de l'analyse ot la portéo do la satire. Il reste avec Gotdoni lo meilleur des comiques vénitiens et l'un dos premiers poètes dialectaux di> la l'éninsulo.

OALLOPLAVINE n. f. Composé C"H*0', qui s'obtient par oxydation dos gallates alcalins, et qui sert à teindre en jaune la laine raordancéo au cbrome.

Gallois (Germaine). V. Guy.

GALOCHAGE n. m. Action do faire du bruit en marchant avec des galoches: Ils traînaient les pieds, puis se st'j>araient avec un galochagb rapide. 'Léon Frapié.)

GALOCHER V. n. Faire du bruit en marchant avec des galoches : Les petits galochaient aussi. (Léon Frapié.)

GALOUBILLE OU GALOUPILLE { U mil. ) n. f. Petit bateau do la Ivoire.

GALVANO- TAXIE i,do (hilvani, et du gr frtxis, arrangement ) n. f.

Influence exercée par lo courant galvanique sur les mouvements d'ensemble des êtres unicellulaires, qu'il faut distinguer du galvanotropisme. (V. ce mot au t. IV.)

— E.NCYci.. Comme le reconnaît Verworn, la galvanotaxie est le moyen le plus parfait que nous possédions pour produire des actions d'excitation directrices de mouvement, puisque nous pouvons graduer l'intensité du courant galvanique et que nous sommes maîtres de sa direction. Les expériences faites ont montré que certains infusoires ont une géotaxie cathodique, d'autres une géotaxie anodique ; aussi les paramécies, qui sont cathodiques, tournent leur pôle antérieur vers la cathode et se groupent autour, au moment de la fermeture du courant. Un autre infusoire, le polytoma uvelli, flagellate, se comporte d'une manière inverse; il est anodique, cest-à-dire i|uil se dirige vers lanode au moment de la fermeture. Euflo, U e.\isie une troisième espèce de galvanotaxie, signalée chez les spirostomum ambiguum, lesquels, au moment de la fermeture du courant, placent leur grand axe perpendiculairement à la direction du courant, sans se diriger vers l'anode ou la cathode. C'est ce que Verworn appelle la (j'ilvanotaxie transversale.

GALVANOTYPER V. a. Action de reproduire par les procédés électrolyttques des gravures en relief, des carac- • ères d'imprimerie, etc., pour obtenir une planche métallique qu'on nomme communément galvano.

Gama (Sal'ianha da), amiral brésilien (1846-1895) Il prit part, en septembre 1895, avec les amiraux Custodio de Mello et Vandenkolk, au soulèvement de la flotte contre le président Floriano Peixoto. Après la destruction de la flotte, il fut tué en combattant avec l'armée de terre des insur*;és. Son corps fut retrouvé horriblement muidé. L'amiral Gama fut un naturaliste distingué.

Gamazo (German), homme politique espagnol, né à Vallalolid en 1828, mort à Madrid en 1901. Il se signala comme avocat à Valladolid, puis à Madrid, devint député de Ba ville natale (1871) et fut un des membres les plus actifs du parti libéral. Orateur éloquent, financier habile, il fut successivement ministre des travaux publics (1883), ministre des colonies, président du conseil d'outre-mer, ministre des tinances (1892) et des travaux publics (1898). Au bout de quolques mois, il se démit do son portefeuille, se sépara de Saj^asta qu'il avait reconnu jusque-là pour chef et se joignit aux libéraux dissidents.

Gambetta (monument de), à Bordeaux. Les figures do ce monument sont eti marbre. Il se compose d'une statue doGambotta placée sur un piédestal, avec avantcorps formant tambour. De chaque côté du piédestal, sur un soubansome n t avançant, un groupe : À droite, la Défense nationale ; à gauche, la Sagesse soutenant la liberté. Sur lo piédestal, Gambotta dobout, OD redingote, la jambe droite on avant, los bras croisés,

la tête jotéo MonamoiU île Cambctta, à Uordeaui.

on arriére

dans un mouvomont do colère ot de dôfl. Ce monument A été inauguré on 1903, à la suite d'une importante sous-

Gampsosteonyx.

cription publique. Il fut commandé en 1900 àDalou qui y travailla deux ans. Cet artiste étant mort lo 15 avril 1902, Camille Lefevro, désigné par Dalou malade, dirigea son achèvement ot sculpta notamment, d'après la maquolto do Dalou, le groupe de la iJéfense nationale. L'architecturo du pié<iestal est duo à Formigô.

* Gambie, colonie anglaise, dans l'Afrique occidentale. — Depuis l'accord franco-anglais du 8 avril 1904, la frontière existant entre la Gambie et la colonie française du Sénégal a été modifiée de manière à assurer à la Franco lu possession do Yarboutenda et des terrains et points dattcrrissomont appartenant à cette localité, on compensation de l'abandon fait par la France de son privilège sur lo French Shore de Ïerrc-Neuve.

GAMÉTOGÉNÈSE (do gamète, et du gr génésis. génération) n. f. liiol. Origine et formation des gamètes ou éléments sexuels mâles et femelles. V. gamètk, ovûgb-

NESI',, Sl'EBMATOGÉNÈSB.

GAMÉTOPHYTE (de gamète, et du gr. phuton, plante) n. m. liiol. (iamète des plantes (tronçon sexuel de Maire), à la période où les deux ( ^ ^

pronuclous mâle et fe- -^ Y

mello ne se sont pas ( encore accolés (sporopbyte) ou fusionnés (mixie). V. gamète.

GAMPSOSTEONYX ( gltan-pso -sté' o- niks) u. m. Genre do batraciens anoures, de la famille dois ranidés, créé en 1900 pour une nouvelle espèce découverte au Gabon, (Le gampsosteonyx Batesi est une grenouille remarquable par la disposition de ses jilialanges uoguéales.)

GamS ou GamBS, conim. de Suisse (cant. de Saint- Gall ^distr. de Werdenberg]!. au bord de la plaine du Rhin ; 2.200 hab. Fabrique de broderies.

GANADERIA (m. esp. — de ganado, troupeau) n. f. En Espagne, nom des parcs où se fait l'élevage des taureaux do combat, et, par extension, nom de l'ensemble des animaux appartenant à un même propriétaire : Les ganaiiBRiAS sont en Espagne ce que sont en France les écwies de courses,

— Encycl. La plupart des ganaderias, vastes souvent comme un de nos arrondissements, sont situées en terrain montagneux (Nouvelle-Castille, Andalousie, Navarre, environs de Sévillej ; c'est là que, sous la garde des ganaderos, sont élevés les taureaux destinés à l'arène.

Le jeune taureau {nuvillo) reste en liberté et à l'état quasi sauvage jusqu'à l'âge de deux ans , c'est alors qu'il subit le premier contact de l'homme. En eH'et, à cet âge les novillos sont séparés un à un du reste du troupeau pour être marqués : le ganadero, sur son agile monture, poursuit le jeune taureau et cherche à le renverser ; quand il y a réussi, des aides se précipitent et maintienuent le novillo à terre, taudis qu'on lui imprime au fer chaud la marque de son propriétaire, puis on lo remet en liberté. Vers l'âge de trois ans il subit encore l'essai dont dépendra son envoi à la plaza. (V. tadreao. t. VII.) Cliaque éleveur a ses couleurs ou sa devise, ot quand le taureau s'élance plein de fureur, du toril dans l'arène, il porte, piquée à l'épaule, la banderole de soie aux couleurs de sa ganaderia.

GANADERO (m. espagn.) n. m. Gardien de troupeaux dans lot. ganaderias.

— Encycl. C'est an ça/iadero qu'incombe la tâche de la marque et de l'essai des taureaux; c'est lui qui fait changer les animaux de pâturage, et sous sa direction, les vaqueros conduisent au cirque les taureaux choisis pour le combat. Vivant loin des villes, dans la solitude des ganaderias. il passe sa vie à cheval et acquiert ainsi une remarquable adresse à manier sa monture, à laquelle il tient d ailleurs plus qu'à toute autre chose. *Gandara (Antonio de La), peintre et pastelliste français, né à Paris en 1862. Fils d'un père espagnol et d'une mère anglaise, cet artiste concilie dans sa peinture les qualités des écoles de ces deux pays. Le souci de l'atmosphère, le goût des fonds gris ou bruns l'emporte chez lui sur la sûreté du dessin et du modelé. On lui doii do nombreux portraits. II figurait à 1 Exposition de 1900 avec trois portraits et y obtint une médaille d'argent. Cliaque Salon voit depuis une nouvelle série de toiles ou de pastels : Jeune Femme endormie, etc. v 19011; trois £'^urfes sur lo Luxembourg et le Jeu de cache-cache, en 1902; quatre A'^uri*"* du Luxembourg, en 1903; en 1905, deux nouvelles Etudes sur le Luxembourg. Ces paysages du Luxembourg seront peut-être les œuvres les plus précieuses d'Antonio de La Gandara. Il s'y montre paysagiste très personnel, amoureux des tons les plus délicats, posés le plus souvent sur des fonds sombres.

GANDABIEN {ri-in) n. m. Sous-étage géologique désignant une partie du werfénien d'Asie.

* GandilLOT (Léçin), auteur dramatimie français, né à l'ans en 1862. — Depuis 1900 il a publié : les Femmes collantes, roman drolatique, et fait représenter au 'vaudeville : //cvoir conjugal, corné iio on trois actes (1903). et, an Théâtre-Antoine, une pièce on cinq actes, Vers l'amour.

Dans cr-s dernières pièces, (landillot semble renoncer à son premier genre, qui fut la farce oiitrancière, et évoluer vers la comédie. Vers l'ani'iNr, qui eut un grand succès, est une comédie sentimentale.

OANQUS(j/Aii.'!s)n.m.Genr6 d'arachnides aranéidos, de la fainillo des salticidés, comptant ((uatre espèces propresà l'.\ustralie. (Los gangus sont des snliiques do la tribu dos Il vllés ; ces araignées , do taille médiocre, allongées, à pattes courtes ot robustes, sont brunes ou noires, coupées de bandes blanches duveteuses. L'ospéco type est lo gangus concinnus.)

Qangus.

*Ganne (Louis), compositeur fraucais, né à Buxiëres*

les-Mines (Allier/ en 1862. — Il a donné à l'Olympia un nouveau ballet; Au Japon (1903), et au théâtre de Monte-Carlo un opéra-comique en trois actes : IJans, le Joueur de flûte (lyoô,!. Il a dirigé l'orchestre des bals de l'Opéra.

GANODONTES n. m. pi. Pa-

léont . Sous-ordre do mammifères tillodontiens, renfermant les familles des conoryctidés et des atylinodontidés. — Un ga-

NÛDONTE.

— Encvcl. Le sous-ordre des ganodontes 3i éXé fondé en 1897 pour des formes éteintes que l'on a découvertes dans les riches gisemouis éocénos de Puerco, au Nouveau-Mexique, et qui présentent des rapports tant avec les ongulés qu'avec les édentés.

GANOPHYLLITE n. f.

Siiniiie hydraié naturel de manganèse et d'aluniiue.

GanshorEN, ville de Belgique (prov. de Brabaut [arrond. de Bruxellesj), sur un petit sous-aftlueut de la Senne ; 3.300 hab. Fabrication do dentelles, filature.

GantiES, comm. de la Haute-Garonne, arrond. et à 15 kilom. de Saint-Gaudens, au-dessus d'un petit suusaftlueiit de la Garonne par le Ger ; 550 hab. Eaux minérales ferrugineuses, utilisées contre la chlorose, ranômie, les maladies nerveuses.

GAOLIAN ou GAO-LIA n. m. Nom du sorgho dans la Chine septentrionale. V. sorgho (t. VII).

— EncycL. Le ijaolian ou sorgho a une importance considérable dans toute la Chine septentrionale, où, avec la pomme de terre, il constitue la base de l'alimeutatiou des indigènes et de leur bétail. Atteignant 3 mètres de hauteur et plus, le gaolian a des tiges dures et ligneuses qui, coupées à 25 ou 30 centimètres du sol, constituent des chaumes absolument impraticables aux chevaux et même aux hommes, propriété dont surent profiter les Japonais au cours de la campagne contre la Hussie en Mandchourie.

Gapone (Georges), pope et agitateur russe, né dans rUUraineen 1872, mort près de Saint-Pétersbourg en 1906. Fils de pauvres paysans, il entra dans une école ecclésiastique. A quinze ans, la lecture des écrits de Tolstoï troubla ses croyances religieuses, mais une jeune fille qui partageait ses idées lui persuada qu'il ne servirait jamais mieux la cause du peuple qu'en se faisant pope ; il de\ int prêtre et l'épousa, mais il la perdit bientôt. Gapone, fixé plus tard à Saint-Pétersbourg, se consacra aux ouvriers, aux pauvres, aux vagabonds et aux prisonniers. U créa des sociétés ouvrières, qui, à partir de 1P04, prirent un grand développement. Il engagea les ouvriers de Saint-Pétersbourg à menacer le gouvernement d une grève générale s'il ne faisait pas droit à leurs réclamations. A la suite d'un renvoi d'ouvriers par une usine, Gapone provoqua une grève au début de 1905 et, le 22 janvier, il se mit à la tête d'une masse énorme d'ouvriers pour porter une supplique au tsar; mais la troupe reçut l'ordre de repousser les ouvriers par la force, et il y eut do nombreux morts. Gapone réussit à s'échapper, passa à l'étranger et vint en France ; il reparut quelque temps en Russie et engagea les sociétés ouvrières à accepter le manifeste du 30 octobre 1905 et à atiendre le résultat de U réunion de la Douma. Il a publié : Méjnoires du pope Gapone, qui ont été traduits en français par Colette Yver (1905). En décembre J905, Gapone, revenu à Saint-Pétersbourg, reprit avec la police des relations déjà anciennes et en reçut des subsides. Attiré par les révolutionnaires dans une villa des environs de la capitale, il fut, par eux, décrété de trahison, étranglé par quatre hommes et accroché au plafond de la salle oii s'était déroulé le drame ilo avril 1906).

GaragOA, ville des Etats unis de Colombie (Eut

de Bovaca [départ. d'Orienté]), sur la rivière homonyme, sous-âflluent de l'Orénoque par l'Upia ; 8.000 hab. Aux environs, gisements de cuivre.

* garant n. m. — Franc-maçoon. Garant d'amitié, Nom donné au franc-maçon chargé par une loge d'entretenir des rapports irateruels entre cette loge et une ou plusieurs autres situées loin de la première.

GarAUD fGustave-Césairel. peintre français, né â Toulon en 1847. Elève de Français, paysagiste distingué, il a beaucoup produit, soit comme peintre, soit comme illustrateur. Il a dcbuté au Salon de 1878. Principales toiles : Bo>ds du Gapeau {musée d'AjaccioU U Malin à Valmondois (musée du Puv) : Bords de la Viosne imusée do Vire) ; l'Ecluse, bords de' la Sarthe (1889) ; le Vieux Pont sur la Bance (musée de La Roche-sur-Yon) ; l'Yvette à /Jnm;)t>rre(1893) [musée de Toulon] ; l'Etang il f<9*) fmmistère des Colonies]; la Baie de Douarnenez, pastels (1897); le Matin aux champs{l900) ; la Plage de Berck {\$0l) ; Sur (a côte d'Azur (1903); l'Embouchure du Paillon, à I\'iee ■ 1904) ; Berck-Plage et le Montagnard italien vl905); Jardin de paysans dans h's Basses-Alpes ; une Bue de village t^n Italie (1906). On lui doit aussi les illustrations de IVnrfo- Chine française contemporaine.

OARBAUD OU GARBADT (bâ) n. m. Nom vulgaire du chevesne, dans le bassin de la Loire.

Garborg (Arne). écrivain norvégien, né à Thime Jftdereni en 18M. Fils de paysans piélistes, instituteur, publiciste, il commença à étudier à Christiania en 1873, s'y fit remarquer par une étude critique sur Empereur et Galiléen d'Ibsen, et devint rédacteur de V - Aftonbladet •, où il défend vigoureusement les traditions luihérieunes contre les idées modernes. Bientôt cependant il évolua vers la libre-pensée et le radicalisme et fonda pour exiiosor ses idées le journal » Fedra-hoimon •■, qu il dirigea de 1877 à 1882. Il rédigea ce journal dans 1 idiome populaire appelé landsmaal, dont il devint Tapôtre passionné (voir son livre : le Aouveau Mvuirment hngutsb- Que et national non^égien [1877]). et où il publia ses premières DOUveUos (un libre Penseur [1878]). Elu réviseur do

l'Etat (1883), il roraporta un succès retentissant avec le roman Eluiiianls-paijmns (1883), séjourna à Paris (1884-1885) ot à Dresde, et on rainiorla ses /ti^cita et Léyendes (1885). I,cs audaces de son roman Hommes {iH87) lui aliénèrent le monde officiel ; il se retira (1887) dans les niunta^uesdo l'Oester- ,^^Ê^^^,

dal. Dégaf^é des partis, il publia J^K^k9^

alors do violentes satires poli- ^BT^^^ ^

tiques {/iitransiyeants, pièce do ^HHt^ -1

th.-àtro [1888,; Lettres de Kol- raFiOlifT

/j'tn ^189011; uu roman psycho- »?!•►■' '-^ J

lugiqùo (Cncz Maman), ijuî atti- . ^7^^ ^m^

ru peu l'attention. Il retrouva ''''■^.^' «R^

un immense succès avec les v-a >i\ h

romans (|ui suivirent, et ijui indi(|Ucnt un retour de l'auteur vers les tendances religieuses ., , ^

de sa jeunesse : Hommes Ins : ; ■{• '

(1891). 'l'Stoire d'un décadent <|ui retourne à l'Eglise ; Paix ( t892) ; le Père prodigue (1899); etc.

On lai doit aussi uno biographie do J. Lie (1893), lo beau cycle do poèmes Ilauqtussa Garborg.

(1895), diverses brochures poli-

tiuues, etc. Tempérament d'apôtre et de chef, artiste vibrant, d'une curiosité d'esprit passionnée, Garborg a su au cours do ses successives métamorphoses s'imposer au public Scandinave et acquérir une popularité comparable à celle de B. Bjôrnson et île J. Lie. Plusieurs do ses ouvrages sont traduits eu allemand, en anglais et en frani;ais.

* Garcia (Manuel), professeur de chant, né à Madrid en 1805. — Il est mort à Cricklewood en 1906. Chanteur assez ordinaire, mais théoricien distingué, il s'était surtout consacré à l'étude du mécanisme pnysiologiquo de la voix humaine, et il avait iina"iné, pour étudier U couformaiiun de l'appareil vocal, lo((i/"y«iyosco/)e, aujourd'hui très eniplnyé par fes médecins. Son centenaire avait été célébré à 'Londres, avec éclat, on 1905. 11 était le frère de la Malibran et do Pauline Viardot.

Garcia de QuevEDO (José Iloriberto), poète américain, né à Coro i, Venezuela) en 1819, mort en 1871. Apres de longs voyages dans l'ancien et dans le nouveau monde, il se fixa en Espagne, collabora à ditfércnts journaux et remplit divers portes diplomatiques. Comme écrivain, ses poésies lyri ;iies, inspirées parle plus noble libéralisme, commencèrent à le faire connaître (A la fe cristiana. A Colon, A la Libertad. A Itulia, A Pio fX). II collabora avec José Zorrilla à divers poèmes : la Corona poética de Maria, un Cuento de amores, Pentâpolis, et en écrivit d'autres seul : Delirium, la Segunda vida, el Proscripto. Parmi ses romans, on peut citer: el Amor de una nina, Dos daelos a i8 aîïos de distancia; et, parmi ses drames : Noblesa contra nobleza, un Poje y un caballero, D. Bernardo de Cabreras, el juirio puùlico, Contrastes. Il mourut en 1871, dos suites, dit-on, d'une blessure reçue sur une barricade do Paris, lors de la Commune, à laquelle il avait été assez activement mêlé. Celait un écrivain de valeur, un caractère élevé et généreux.

Garcia (Calixto). général cubain, né à La Havane en 1832, mort à \Vashiiii;ton en 1898. Avocat et patriote ardent, il entra en lutte contre la domination espagnole dans l'ilo do Cuba, et organisa en 18GS, à Holguin, une insurrection qui dura dix ans. Il paya de sa personne et fat blessé et transporté comme mort h. Manzanillo. Guéri deses !)lessuros, il lut envoyé en Espagne, où il resta jusqu'à la lin de la guerre en 1878. Il passa alors aux Etats- Unis, prit part, on 1880, à une nouvelle tentative d'insurrection eî, fait de nouveau prisonnier, il ao tira une balle dans la léte. Il ne réussit qu'a se blesser grièvement an front et, de nouveau, ou lo transporta en Espagne, où il vécut jusqu'en 1891, employé dans uno maison do banque. Garcia alors gagna la France, puis se rendit aux Etats- Unis et y organisa une expédition pour prendre part à la nouvelle insurrection, à la tête de laquelle venait de se placer Oomez (1S95). Arrêté, puis relâché par les autorités aniêricaiiies, il arma un petit steamer qui sombra, revint aux Etats-Unis, arma un nouveau bâtiment ponant deux canons llotchkiss et dos armes et parvint à débarquer. on mars 1896, sur la côte orientale de Cuba. 11 fut alors investi par les insurgés du commandement des provinces de Camaguey et de Santiago-de-Cuba et, à la tète de quatre à cinq mille hommes, û harcela sans relâche les troupes espagnoles dans des combats d'embuscade souvent heureux. Lorsque, en 1898, une armée des Etats-Unis. sous les ordres du général Shafler, débarqua dans la province de Santiago et vint mettre le siège devant cette ville, Garcia se joignit au général américain et coopéra avec lui à la prise de cette importante position: à la suite de ce fait d'armes l'Espagne se vit contrainte d'abandonuer lile et do l'airo la paix. Garcia avait été envoyé en mission à Washington par l'.Assemblée nationale culïaine. afin de négocier les couditions do l'autonomie de la nouvelle république, lorsqu'il fut atteint d'une fluxion de poitrine qui l'emporta. C était un ofticicr d'une bravoure et d'une expérience consommées, et peu d'hommes ont fait davantage pour l'indépendance cubaine.

*GARÇON n. m. — E.scYCL. Adm. Garçons de bureau. Les administrations de l'Etat, des départements et des communes les plus importantes occupent, dans leurs bureaux ou locaux, un grand nombre d'employés subalternes, dont la dénomination varie suivant la nature des fonctions qui leur sont attribuées, et aussi avec les administrations (jui les emploient. Des chefs, surveillants ou brigadiers, assument généralement la responsabilité des travaux qui incombent au personnel subalterne : entretien des locaux, bureaux, salles de musées, laboratoires, etc. îles liuissiersou aopariteurs sont chargés d'introduire les visiteurs auprès des ministres, sous-secrétaires d'Etat, directeurs ou préfets; des gardiens de cabinet et de bureau remplissent les mémos fonctions auprès des chefs de division et de bureau et entrciicuneut les locaux du service où ils sont employés. Des ordonnances, courriersfacteurs ou facteurs, portent, à pied ou à bicyclette, les plis ou dossiers que les administrations échangent entre elles. Dans les bibliothèques et musées nationaux, des gardiens procèdent aux travaux de nettovago et d'entretien des locaux el iudif^uent au public le'dépariemeut ou se trouve l'ouvrage qu'il désire consulter ou le rensei-

gnent sur remplacement des tableaux ou objets d'art dans les salles ou galeries. Dans les facultés et écoles, des Çarçons d'amphithéâtre ou de laboratoire aident les professeurs et les préparateurs dans leurs manipulaiion».

Ces divers agents, auxquels il convient d ajouter les portiers ou concierges des locaux occupés par les admiiiisiratiouB, sont nommés par les autorités qui dirigent les services auxquels ils sont attachés.

I^eur recrutement a lieu soit parmi les anciens militaires (loi 'lu 21 mars 1905j, soit parmi les candidats civils; toutefois, ceux-ci ne sont titularisés (|u'aprêscinqou six ans de services on qualité d'hommes d'équipe ou d'auxiliaires.

A part les portiers ou concierges et quelques surveillants, ces employés ne sont pas logés, mais le plus grand nombre sont habillés pour le scr\'ice. Les huissiers, gardiens de bureau, de t)il>Iioihèque, etc., reçoivent d'habitude un uniforme complet par an ; toutefois, ils ne sont pas obligés de le prendre lorstjue celui qu'ils possèdent est encore en bon état et des gratifications leur sont données lorsqu'ils laissent passer lannée sans réclamer tout ou parue des vêtements auxquels ils oui droit.

GARÇONNISBfC ($o-nissm'] n. m. Employé seulement dans la locution bon garçonnisme, dérivée do l'expression ton garçon : Le bon garçonmsmk de Pierre l'avait louché. (p. et V. Margueritte.)

Gardair (Joseph), philosophe français, né à Marseille en isic. Il s'est consacré spécialement à. la philosophie de saint Thomas d'Aquin, dont traitent tous ses livres. Il a fait do 1890 à 1895 un cours libre à la Sorboune et a collaboré à la ■ Revue de Philosophie ». Ses ouvrages sont, dans l'ordre où ils doivent être lus pour l'étude du thomisme : Corps et Ame (1892) ; la iXature humaine [ItiOù); la Connaissance (1895) ; les Passions et la Volonté (1892) ; tes Vertus naturelles (1901). Les Lois et Dieu sont destinés à compléter ce cours de philosophie thomiste. *GARDE n. m. — Encycl. Dr. Garde de navigation. Les gardes do navigation concourent â la surveillance et à la police des fleuves, rivières, canaux, lacs et étangs (notamment en ce qui concerne la navigation et la pèche fluviale), ainsi que de leurs rives, berges et dépendances, et des ports publics de navigation intérieure. Ils recherchent et constatent les délits et contraventions dans la circonscription qui leur est assignée. (Decr. du 19 août 1893, art. 3.) Ils surveillent, sous l'autorité des conducteurs et des commis des ponts et chaussées, le service des éclusiers et pontiers, le travail des cantonniers et ouvriers auxiliaires. (Même décr., art. 4.)

Choisis parmi les anciens militaires auxquels sont réservés des emplois civils (loi du 21 mars 1905), ou, â défaut, parmi les candidats présentés par l'ingénieur en chef après avis du préfet, les gardes de navigation sont nommés par le ministre des Travaux publics. Nul ne peut être titularisé s'il ne jouit do la qualité de Français, s'il a moins de vingt-cinq ans ou plus de trente-cinq. Toutefois, cette limite d'âge est reculée d'un nombre d'années égal à celui de la présence du postulant sous les drapcaiLx sans pouvoir, en aucun cas, excéder quarante-cinq ans,

Lo cadre des gardes de navigation comporte cinq classes aux traitements de 700 à l.OOO francs. La promotion d'une classe dans lautre ne peut avoir lieu qu après trois ans de services dans la classe immédiatement inférieure. I-es gardes de navigation sont eu général logés. S'ils ne le sont pas, ils reçoivent une indemnité de logement de lOO à 150 francs, qui s'ajoute, dans certaines villes, à une indemnité de résidence. Leur emploi est incompatible avec toute autre fonction et avec l'exercice de tout commerce. ^Décr. du 19 août 1903, art. 5 et suiv.)

* GARDE-BARRIÈRE n. — Encycl. Dr. Chargés de la manœuvre des barrières, de la surveillance des voilures ei bestiaux qui traversent le chemin de for aux passages à niveau, les gardes-barrières sont également chargés, dans certains cas, de la manœuvre et do l'éclairage des signaux fi.xes, en mémo temps que de la surveillance de la ligne sur un certain parcours. Aussi, ces multiples fonctions sont-elles généralement conliées à un ménage que les compagnies logent dans une maison construite sur les dépendances du chemin de fer, à proximité du passage à niveau, et. pendant que le mari fait les tournées sur la ligne, la femme assure le service des barrières.

Les gardes-barrières doivent faire immédiatement sortir toute personne qui s'est introduite dans l'enceinte du chemin do fer ou dans uno iioriion quelconque des dépendances où elle n'a pas le droit de pénétrer. Les chevaux ou bestiaux abandonnés qui seraient trouvés dans l'enceinte des chemins de fer doivent être saisis et mis en fourrière. (Ord. 15 nov. 1846. art. 68.)

Pendant les heures où s'exerce leur sur\*eillance, les gardes-barrières sont tenus de garder les portillons à 1 usage des piétons, qui sont accotés aux barrières. La compagnie est dès lors responsable d'un accident causé à un piéton, sur la voie, par un train, lorsque le gardebarrière a négligé de surveiller le portillon adjacent et n'a pas interdit l'accès de la voie à la victime de l'accident au luomeut du passage du train. (Cass. lî juin 1888.)

*GARDE-CANALn.m. — ExcTCL. Dr. La police des canaux est assurée par des agents de la navigation, préposés de la grande voirie, nommés et commissionnés par le ministère des Travaux publics (v. g.\rdk i>k x.wig.^tion) ; mais les compagnies concessionnaires sont également autorisées par les cahiers des charges à commissionner des gardes particuliers, appelés gardes-canaux. Placés sous les onlres des ingénieurs et des conducteurs, ces agents constatent les contraventions aux règlements sur les canaux au même titre que les agents de l'Etat ; ils sont également compétents pour réprimer les délits de pêche.

GARDE-PLACE n. m. Appareil en forme de cadre, dont sont munis certains compartiments des wagons de chemin de fer depuis 1900. (On insère dans l'appareil fermé à clef une portion du ticket portant un numéro, dont la souche est remise au voyageur par le conducteur. Le ticket inséré dans le garde-place porte indiquée la destination du vovageur.) — />« o.vbdb-places.

* GARDE-PORT n. m. — Enctcl. Dr. Les gardes-ports ont des attributions administratives et des attributions commerciales : chargés do la police des ports placés sous leur surveillance, ils servent également d'intermédiaires entre les expéditeurs el les destinataires et tiennent la comptabilité des opérations (.entrées et sorties) auxquelles les marchandises donnent lieu dans les ports.

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Leur îulcrvention. facultative sur les ports situés au delà des limites du bassin delà Seine, e*it oMÎ-.ir-JÎrc stir les ports établis dans ce basMu, lorsqu ( jin à

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et coke, la-.r-, . i.,iijt, plâtre, pierre a , rre i

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bre ou t r. du IM août 1852.)

Exclu>- ,MS pariiii !<-s

licrs des porUi idécr. du i ■ sont nommés et commissioi/ publics el n'entrent «-n '•>' ment devant le tribu de leurs services est

Ces agents ont le vi.ji. ... »m an contraventions commis sur les ports.

*GARDE-RlVltRE u. m. — E>< y.

garde-riviêre f Les uns, noi:

syndicales, et ri gardes champêtn s. ■•

Généraux ou particul es cours d'eau non :. ^ ^ ,

I..CS autres, nommés et :»alant-s par commerce, ont pour mission d a.ssurer. ^ d'eau du bassin de la î>cine. le libre pu. ..^ charbons destinés à l'alimeDlatioD de Pans,

*Gardet 'Georges), sculptftir

à Paris en 1863. — Lors de 1 I

pla<;a sous les yeux du j

groupe do Tigres destinés ;i

et il obtint un grand prix. Au .'Salon ù-

te Loup et l'Agneau, groupe, et Chevrette

en 1906» Panthère aévoraut un agneau, fc:. -, . re.

* GARDE-VENTE n. m. — Encïcl. Dr. Eaux et foréU. Depuis la loi du 21 juin 1896, qui a modifié l'art. 31 du code forestier, l'adjudicalairc de coupes de bois a la faculté d'en confier 1 exploitation â un garde parliculuT, appelé facteur ou garde-vente • fcisi j.'ir r.'iljiidî' ataire, recevant de lui une comfji } ar l'agent forestier local et as^^' jaixdansle ressort duquel sont s' -cr.

Les fonctions de gardc-vcLtu ne pcuvcut être exercées ni par la caution, ni par l'associé de l'adjudicataire, ni par les agents forestiers de la localité.

Le garde-vente est autoriséàdresserdes procès-verbaux tant dans la coupe vendue que dans un espace, appelé l'ouïe de la cognée, fixé à la distance de 250 mètres à partir des limites de ta coupe. Ces actes contcniieui sont soumis aux mêmes formalités que ceux des agenis fort-stiers et font foi jusqu'à preuve contraire. (Code forest.. an. 31.)

L'article 9i de l'ordonnance forestière du i"aoûi isïT" impose au garde-vente la tenue d'un registre coté et paraphé par l'agent forestier, sur lequel il doit inscrire jour par jour et sans lacune la mesure et la quantité des bois qu'il a débités et vendus, ainsi que lo nom des personnes auxquelles il les a livrés. Cependant le défaut de tenue de ce registre ne constitue pas un délit. L'adjudicataire et sa caution sont responsables et contraignabics par corps au payement des amendes et restitutions encourues pour délits et contraventions commis, soit dans la vente, soit à l'ouïe de la cognée, par tous leurs emi»loyés et notamment par le garde-vente. (Code forest., art. 46.)

Gardiner (Sarouel Rawson). historien anglais, né à Ropley (Hampshire) en 1829, mort en 1902. Il reçut son éducation au collège de Winchester el de Christ Church dans l'université d'Oxford. En 1835. il épousa la plus jeune fille dEd. Irving, et se rattacha à la nouvelle Eglise apostolique fondée par ce dernier. C'est alors qu'il se consacra tout entier à la période de l'histoire d Angleterre qui s'étend de 1603 à 1660. II publia ses deux premiers volumes sur cette époque, en 1865.

De 1874 à 1888, il professa à King's Collège à Londres et donna des conférences à titre de Cniversity Extension lecturer. Gladstone lui fit accorder une pension annuelle de 150 livres sterling en 1882. et deux ans plus tard, le collège d'AU Soûls à Oxford le nomma agrégé de la fondation pour lui permettre de continuer ses recherches documentaires. Quand il mourut, il avait presque achevé la tâche qu'il s'était imposée, et le dernier volume de son grand oeuvre parut, à l'état Iragmentaire. 1 année suivante.

Ses différents ouvrages forment une magistrale Histoire d'Angleterre pendant les règnes de Jacques I" Charles I", la guerre civile, la République et le protectorat. Entre temps, l'hisiûrien avait publié des éludes très remarquées sur In Guerre de Trente ans, les Deux premiers Stuarts, et il avait écrit, avec le IK Bass Mullinger. une majristrale introduction à l'Histoire d'Angleterre, et fait en 1896 des conférences du plus haut ::.:■ r't stir la Place de Cromvell dans l'histoire. I otai-

nantes de Gardiner comme érudit sori; anco

d'application étoimante, une stricte imp.. u en-

lève d'ailleurs rien à sa criuque persouncic, et iurtoat la passion de la vérité.

"^GARENNE n. f. — EnctcI-. Dr. Les lapins dos garennes sont réputés immeubles par destination (C. civ., art. 524). Ils appartiennent donc au propriétaire de la garenne ; mais s'ils passent dans une autre garenne, ils appartiennent au propriétaire de cet objet pourvu qu'ils n y aient point été attirés par fraude oulartince ;C. civ., art. 564). Ces dispositions ne s'appliquent qu'atix ç^arennes fermées, c'est-à-dire entourées de murs, fossés pleins d'eau ou clôtures continus, suffisants pour empêcher les lapins de sortir. Il est en effet de jurisprudence (Cass. 13 août ISlO^que les lapins des garennes ouvertes sont, comme toutes les autres espèces de gibier, des animaux sauvages n'appartenant à personne : les lapins ne deviennent propriété particulière que quand ils sont enfermés dans un clapier on dans un lieu spécialement destiné à Ic^ conserver et à les multiplier. Celui qui tue des lapins an fusil ou qui les prend à l'aide de furets et de bourses

GsrdiDcr.

et da

t.AlllBALDI

GASTRODIAl'IIAME

dans une gareniiu ouverte fait donc acte de cliasse ; si ]a garotiuo est formée, il coiiinioi un vol punissable d'un emprisonnomcnt do i à 5 ans et d'une aiuende de X6 à 50o francs (C. pên., art. 388).

Kn raison do la rapidiniavec latiucllo ils se propagent, les lapins deviennent facilenioiit uu danger, tant pour les bois iju'ils habitent, dont ils dévastent les jeunes taillis, que pour les cultures avoisinant ces bois. Aussi, le cahier dos charges dressé le 5 iuillet 1889 pour la location de la chasse dans les bois de l'Htat interdit-il l'introduction des lapins sur lo sol forestier. C'est éj^aleuient pour ce motif (|ue les préfets les classent parmi les animaux nuisibles que chacun peut être autorisé à détruire en tout temps sur ses terres; les propriétaires qui désirent obtenir des permissions à cet ell'et doivent s'adresser à l'autorité préfoctoralo, qui a pleine liberté pour subordonner lautorisation à l'emploi de tels moyens ou engins qu'elle juge devoir être les plus eflicaces.

Lo propriétaire d'une garenne, close ou non, est responsable des dégâis causés par ses lapins et doit une réparation aux propriétaires des récolles ou des plantations qu'ils OUI endommagées, lorsqu'il est établi t|u'il n'a pris aucune mesure puur prévenir les dommages en enrayant la propagation de ces animaux, soit en défonçant'les terriers, soîi en pratiquant do fréquentes battues ou il énergiques furetages.

*Garibai.DI (Menotti), général et patriote italien, né a .Mu> tardas, dans le Kio Grande (Brésn),eDl840. — Il est mort à Home eu 1903.

Garland ^.Hamlin), poète et romancier américain, né à West ï^alem (Wisconsin) .en 1861. Après avoir pris ses grades à Cedar Valley Seminary, il travailla quelque temps à la terre sur' la ferme de son père, se joignit aux chercheurs d'or du Dakota (1883) et retourna l'année suivante à Boston, où il commença à écrire, tout en donnant des leçons de littérature anglaise dans des écoles particulières. Il a publié; Mam-J'ruvelled Jîoads; Jason Edivards \ a Membtr of the Tinrd House ; a Spoil of Office ; Crunibluig Iduts ; Rose of Duicher's Coolbj ; Vi'mjside Courtshifis ; Ulysses Grant, étude historique sur le président des Etals-Unis, et plusieurs ouvrages inspirés par ses voyages dans les prairies et les montagnes de l'Est : Prairie /'ulks. Prairie Sony s, the Trait of the Gvld Seeltcrs, /loi/ life on the Prairie.

GarnaulT (Henri-Julos-Noël\ vice-amiral français, né à La Kochelle en 1820, mort à Toulon en 1906. Elève do l'Ecole navale en 1835, il fut nommé aspirant en 1837, ODscigno do vaisseau en 1841, lieutenant de vaisseau en 1817, et promu capitaine do frégate en 1854, après le combat du 17 octobre, livré par la Ville-tle- Paris tievant Sébaslopol. Capitaine de vaisseau en 1859, contre-amiral et major général à Lorient en 1870, il fut pendant deux ans U874-1876) chef d'étatmajor du ministre, devint vice-amiral en 1877, présida le conseil des travaux do la marine (1879), etreçut la même année le commandement de lescadro d'évolutions. En I88I, au moment de l'expédilion do Tunisie, il fut appelé à diriger la flotte française qui prit Tabarka, occupa bizerle, et, après un bombardement et un vif combat dans les rues de la ville, s'empara de Sfax. Cetio courte campagne, habilement menée par l'amiral, se termina par la prise de Menzel. de Gabés, do Sousse, et l'occupation de l'île de Djerba. Elle valui à l'amiral Garnault d'être maintenu sans limite d'âge dans la i" section du cadre de l'èiat^major général, pour avoir exercé un commandement eu chef devant l'ennemi.

GaRNET (Uicliard). poète, historien, critique et bibliographe anglais, né à Lichltield en 1835, mort à Londres en I90t;. Kils d'un sous-bibliotliéraire du British Muséum. i) entra, dans la même administration dès 1851, fut nommé surintendant do la Salle de Lecture en 1875 et conservateur des imprimés en 1890. II dirigea la rédaction du caïaloguo de 1881 à 1890, et prit sa retraite en 1899. Il était aussi administrateur de la Galerie nationale de portraits. Son érudition était inunenso et sa fécondité parfois excessive. Nous ciierons parmi ses ouvrages : Primula, vers lyriques (1858) ; lo in l^gypt et autres poèmes (1859); the l'iriliyhl of the Gods (1903) '; fphitjenia in Delphi (1891) ; Poems (1893) ; a History ofitalian literature (1898) ; Èssays m tiOrarianship and biblioyraphy (1899) ; des études critiques et biographiques sur Shelley, Carlyle, Emerson, Dryden, William Btake, Gibbon, Shakspeare, etc. ; plusieurs excellentes traductions du grec, de l'italien et du portugais, et une Histoire illustrée de la littérature anglaise en collaboration avec Edmund Gosse (1903-1904). *CARNI n. m. — Est vcL. Dr. Logeurs en garni. Les logeurs ou loueurs do maisons garnies sont tonus, comme les hôteliers, d'inscrire, sur un registre coté et paraphé

|>ar un oHicier municipal ou un commissaire do police, os noms, qualités, domicile habituel, dates d'entrée et de sortie de toute personne (jui aurait passé une nuit dans leurs maisons. Ils doivent représenter ce registre aux époques détormiuées par les règlements, toutes les fois qu ils on sont requis, aux maires, adjoints, officiers ou commissaires 'le police. Les infractions à ces dispositions sont punies ti'uno amende de 6 à 10 francs par contravention et d'un emprisonnement do 5 jours au plus en cas de récidive (C. pén., art. 475 et 478).

Dans la plupart des villes, toute personne qui veut exercer la orofession do logeur on garni est tenue don faire prculaldemont ladéclaraiion ù la mairie et do la renouveler taules les fois i|u'olle cliange do domicile. A Paris cotte déclaration, qui osl faite à la préfecture de police, doit ètru accompagnée de l'acte de naissance du déclarant, d'un certiticai de résidence et do moralité délivré Sar lo commissaire de polire ou lo mairo de sa commune, 'un extrait do son casier judiciaire et d'un état indiquant « ■'•■"nision, le nombre dos chambres garnies à louer et

Garnault.

la dii

le nombre do lits conlonns dans chacune. (Ord. de pol. du Î5 oct. 1883.) Lorstju ils cessent d'exercer leur prolos-

slon, les logeurs doivent faire une nouvelle déclaration à la mairie et y déjfoscr leur registre de police.

Tous les logeurs en garni sont, en principe, soumis aux obligations qui précèdent; mais la jurisprudence en exempte ceux qui louent en garni à des personnes sèdonlairos les chambres ou a[>purienieiils de leurs maisuns i[m excèdent leurs besoins, les propriétaires qui louent accidontellcment un appartement meublé, les sages-femtiifs ijui prennent dos pensionnaires.

GarNIER (Pierre), médecin français, né à Bagneux iMarnej en 1819, mort à Pans en 1901. Il a exercé. la médecine à Paris et a été longtemps rédacteur en chef de la " Santé publique ». On lui doit : Annuaire de médecine et de chirurgie pratique (1845-18(>5) ; Dictionnaire annuel du proyrès des sciences et institutions jïiédicalcs (1804-I887j; ta Génération universelle (1880); Impuissance physique et morale chez l'homme et la femme (1882); Célibat et célibataires (1887); Hygiène de la génération (1889); elc.

GaRNIER (Pierre-IIenri-Dicudonné-Léon), administrateur et écrivain français, né au Vigan (Gard) en 183G, mort à Paris en 1901. Il était le frcre aîné de Francis Garnier, lo conquérant du Tonkin. Il devint le secrétaire et le gendre de Vapereau, entra dans les bureaux de la préfecture de la Seine et devint inspecteur général des services administratifs. Tout en remplissant ces fonctions, il collabora à divers pénoditiucs, et donna de 18G5 à 1899 des articles sur les représentations de l'Opéra et de 1 Opéra- Comique. Il dirigea, en outre, le supplément à la 4' édition du Dictionnaire des contemporains ; il fonda en 1876, et dirigea avec Paul Dauvert, le recueil la Jurisprudence dn Conseil d'Etat. Il avait surveillé la publication du Voyage d'exploration en Jndo-Chine (1873 i de son frère Francis Garnier, absent, dont il avait donné une édition réduite (1889), et dont il annota le dernier récit do voyage, De Paris au Thtbet (1894).

Garnier (Jules), ingénieur français, né à Saint- Etienne en 1839, mort à Menton en 1904. Chargé, en 1803, du service des mines de la Nouvelle-Calédonie, il dressa la carte géologique de l'île et y découvrit des minerais dont le plus important, le nickel, devint la ricliesse du pays. En 1870, il recruta à Saint-Etienne un bataillon de vùîontaires du génie, à la tète duquel il fit campagne. Il remplit ensuite des missions en Suède-Norvège et Russie, voyagea aux Etats-Unis et au Canada, où il construisit des usines pour nickel, et fit, en 1898, un voyage en Australie, durant lequel son fils Pascal, qui l'accompagnait, mourut à Coolgardie. Il publia : la JS'ouvelle-Calédonie ; côte orientale (IS7I1; Océanie, île des Pins, Loyalty et Taïti {l^'il); Campagne de tS70-tS7f, les Volontaires du qénie dans l'Est (1872); ^e /'er (1878); l'Or et le Diamant au Transvttul (^1896); la Nouvelle-Zélande et ses mines (1898); l'Australie occidentale (1900).

GâTuier {Monument de Charles). Ce monument, élevé à l'angle des rues Auber et Scribe, auprès de l'Opéra, a été inauguré en 1903. L'architecture est due à Pascal; l'œuvre composite réunit, sur un bloc de marbre rouge, un buste de Charles Garnier par Carpeaux à des figures allégoriques en bronze doré par le sculpteur J. Germain.

Garnier (Christian), Hls de l'architecte Charles Garnier, né et mort à Paris (1872-1898). I! se consacra à la géof'raphie et à la linguistique. II a publié de son vivant un Essai de géographie générale (,1894) et fut lauréat de 1 Institut pour une Méthode de transcription rationnelle générale des 7ioms géographiques, qui parut après sa mort (1899). Après sa mort, ont été également publiés les Gratnmaires et vocabulaires méthodiques des idiomes de Bordighera et de Realdo (1898) et une Monografia délia provincia di Porto-Maurizio (1900). Son grand ouvrage, inachevé, sur la Géographie politique de l^^urope, est demeuré inédit.

Garnier des Garets (Louis), général français, né à Trévoux (Ain) en 183s. Il sortit de l'Ecole de Saint-Cyr, dans les chasseurs à pied, mais demanda à être envoyé en Cocbiuchine, au moment de la conquête de ce pays. Lieutenant en 186i, il fut deux fois cité à l'ordre du jour pour sa brillante conduite â Taug-Ho et la prise des lignes de Ki-IIoa. Capitaine en 1865, il servit en 1870 à l'armée de Metz, fut grièvement blessé à Rezonviile, et promu chef de bataillon, se distingua de nouveau pendant le second siège de Paris. Lieutenant-colonel en 1876, colonel on 1881, il devint général do brigade eu 1S87. Divisionnaire en 1892, il était appelé en 1896 au commandement du 16', puis du 2' corps d'armée. Il était membre du conseil supérieur de la guerre au moment do son passage dans le cadre de réserve en 1903.

GarOFALO (Rafl'aelo, baron), jurisconsulte italien, né à Naples en is52. Agrégé de l'université de Naples, il fut président du tribunal civil de Fcrrare, conseiller à la cour d'appel do Naples et professa le droit et la procédure criminelle à l'université de cette ville. Outre la collaboration à la Fteyra;^ il a produit un certain nombre douvrages justement estimés : la Criminologie (1885;, étude profonde sur la nature du crime et la théorie de la pénalité; la Superstition socialiste [li^'Jô]. sérieuse critique des théories du socialisme révolutionnaire ; Traité théorique et pratique du droit pénal ; elc. Il fut chargé en 189i des travaux préparatoires do rédaction du nouveau code de procédure pénale.

GARONNAIS, AISE adj. Qui habite le bassin do la Garonne et, plus particulièrement, le département de la ilauio-Garonne.

— Zootechn. Jtace garonnaise. Nom donné à un© catégorie de bovidés <|ui peuplent les régions arrosées par la (iaronno et la Gironde (déj>art. de la Hanlo-Garoune, Tarn-ol-Garonne, partie du Lot-et-Garonne, Gironde).

— Encvcl. Zoolechn. La race garonnaise est une variété do la race pyrénéenne plutôt qu'une race distincte. Lo s(|uelotie est grossier ot la forme générale assez irrégulièro; les membres sont déviés, le train de derrière plus élevé que l'antérieur; les cornes ont en général une croissance irrégulièro, et il faut souvent amputer celle qui se trouve, pour l'attelage, du côté du compagnon de joug. Les vaches sont beaucoup moins nombreuses que les bœufs; le pelage est froment clair uniforme. Los bœufs garonnais sont surtout dos bètes do somme robustes et vigoureuses; ils peuvent fournir une longue carrière do travail (huit à dix ans), après quoi on les met à l'engrais ; leur chair est très estimée par la boucherie de Toulouse, Montaubau et Bordeaux.

*GaRSONNET (Jean-Baptiste-Eagène), jurisconsulte français, né à Caen en 1841. — Il est mon à Feignies {Belgique,! en 1899.

Garsten. bourg d'Austro-HoDgrio (Haute-Autriche [cercle de la Traun, distr. do SleyerJ), sur l'Ënns, affluent du Danube; 5.500 Lab.

Garston, ville d'Angleterre (comté de Lancastrej, sur la Merscy, qui finit â cet endroit dans la mer d'Irlande ; 8.000 nab. Minoteries, fabrication do conserves, forges. C'est un faubourg industriel de Liverpool.

Garz, ville d'Allemagne (roy. de Prusse [prov. de Poméranie, présid. de Stettin]), sur l'Oder; 5.500 hab. Industrie et commerce très actifs; filatures, dentelles, etc.

* Gascogne (Emmanuel Ratoin, dit Jean), auteur dramatique français, né à Agen en 1862. — Il est mort à

Konsenac (L'harentej en 1904.

*GASCON, ONNE adj. — ZootcclÉn. liace gasconne, Variété de moutons issue de la race pyrénéenne, et que Toq rencontre principalement dans le département du Gers.

— E.NcYCL. La race gasconne diffère de la variété landaise par l'absence de cornes et sa toison est moins tachetée de noir. Les moutons de race gasconne, qui possèdent déjà une supériorité incontestable sur les variétés de même souche, sont susceptibles encore d'amélioration tant au point do vue du rendement en laine qu'au point do vue des qualités que recherche la boucherie; les agriculteurs l'ont compris et l'élevage de cette bonne variété prend chaque jour plus d'importance.

Gaspard (saint), en latin Gaspardus, d'après la tradition l'un des trois mages que l'étoile miraculeuse conduisit d'Orient au berceau du Sauveur. (V. maub, au t. V.) Les deux autres mages sont appelés Melchior et Ballhasar. Mais ces noms ne soni point dans l'Evangile. Ils figurent seulement dans certains ouvrages anciens. On dit que baptisés par l'apôtre saint Thomas les mages prêchèrent eux-mêmes la foi dans la Perse, que leurs corps, transportés à Constaniinople, puis à Milan, furent enfin placés a Cologne par l'empereur Frédéric 1" qui prit la ville de Milan en il62. Cologne leur a élevé un monument remar- (luable. Mais certains critiques contestent l'authenticité de ces reliques. L'Eglise honore les Mages le 6 janvier, elle diocèse de Cologne célèbre la mémoire de leur translation le 23 juillet.

*GaSPARIS (Annibal de), astronome et mathématicien

italien, né à Naples en 1819. — Il y est mort en 1892.

GaspÉ, comté du Canada (prov. de Québec), portion orientale de la Gaspésie, à la rive nord du Saint-Laurent et au bord de l'Atlantique; 11.650 kilom. carrés; 31.000 hab. Ch.-I. Percé.

*Gasq (Paul-Jean-Baptiste'j, sculpteur français, né à Dijon en 1860. — Il envoya à l'Exposition universelle de 1900 (Paris) un ensemble de bustes remarquables, et obtint une médaille d'or. Il a exposé chaque année des portraits modelés avec une grande sûreté.

GasQUET (Joachim), poète français, né à Aix en Provence en 1873. Il fonda en 1890 la revue provinciale la Syrinx et dirigea depuis les Mois doives et le Pays de /•rance. Il a publié divers recueils de poèmes, où s'allient dans une forme parfaite le souffle romantique et l'inspiration classique : l'Enfant (1900), l'Arbre et les Vents (1901), les Chants séculaires (1903)-Entin, il fil jouer au tliéâtre antique d'Orange en 1904 et l'année suivante à Paris au théâtre de l'Œuvre, avec la musique de Léon Moreau, une tragédie lyrique, Dionysos.

* GaSQUET ( Amédée'!, historien français, né à Clermont- Ferrand en 1852. — Devenu.de professeur à la faculté des lettres de Clermont, recteur de l'Université de Nancy, il fut nommé directeur de l'enseignement primaire i 1903). lia. en 1898, publié un savane ouvrage sur le Culte de Mithra.

*GaSSER de ValhORN (Joseph), sculpteur autrichien, ne â Pragrateu iTyrolJ en 1816. — 11 y est mort en 1900.

GaSTÉ (Armand), professeur et littérateur français, né à Vire (Eure) en 1S3S, mort à Caen en 1902. Maître d'études à Lisieux et à Caen. élève de l'Ecole normale supérieure (1861), il professa à Troyes, à Vesoul, au Mans et, en 1872, à Caen. En 1874, il' obtenait lo grade de docteur es lettres avec une thèse latine : iJe scoliis sive De coiivivalibus carminibus apnd Grspcos, et une thèse française : Etude critique et historique sur Jean le ffoux et le Vau de Vire à ta fin du xvi* siècle. En 1878. il était nommé maître de conférences de littérature ancienne; en 1881, chargé de cours, puis professeur de littérature latine et d'institutions romaines à la faculté de Caen. Enfin, en 1884, il passait dans la chaire do littéraluro française. II a publié, outre beaucoup d'éditions d'auteurs classitines latins et français ; /^s \ aux de Vire de Jean Le ffoiLT (1S75); Philippe, Gustave et Ferdinand de La Jieriaudière (1887); Olivier Ilasselin et le Vnu de Vire (1887): les Serments de Stra\b"urg ^2' éd., 1888); les Insurrections populaires en basse Xormandie au xv* siècle, pendant l occupation anglaise, et la question d'Olivier Basselin (1889); la Querelle du Cid, pièces et pamphlets publiés d'après les originaux, avec une .introduction ( 1899 ; lettres inédites de P.D. Huet à sou neveu de Charsigné (1901), dont la première partie seule a naru ; le Livre des chants nouveaux de Vauaevire de Jean Le houx (1901).

GASTÉRECTOMIE {slé-rèklomi — gastèr. estomac, et rrtomé. ain|tuiationl n. f. Résection do tout ou d'une partie importante de l'estomac.

Gastineau (Benjamin^ littérateur français, né à Montr.MuMîellay (Maine-et-Loire) en 1823. — Il est mort en l'.'Oi.

GASTROCÈLE (ghass — du gr. gastér, tros, estomac, et Ar'/e. tumeur! n. m. Embryol. Cavité gastrique primitive des aniiélides et des ancêtres hypothétiques des annélides. et dont les diverticules, uomfcreux, constituent un véritable organe nourricier.

OASTRODIAPHANIE (ghass, nt — du pr. gastér, tros, estomac, duu au travers, et phaiios, visible) n, f. Exploration de lestomao en introduisant dans sa cavité une source de lumière. iOn peut ainsi reoonnaUre la forme, l'état des parois et leurs rapports avec les organes voisius.)

GASTRO-ÉPIPLO'lTE (yhasa) a. f. Inflammation de l'os-

loiiiac et 'lo lY'piploon,

GASTROLOBINE (y/in5») a. f. Glucosidc extrait du j/«»-

Ifulubiuiii biluhum.

GASTROPLASTIE (t/hass-tro-piass-ll — du gr. gaslcr, ti-o'i, o^toiiiac, cl jjlastt's, (]Ut façonm.*) n. f. Opôraiion ayant [>(>ur but do rcmc'iier à une ouverture de l'estomac produite par un ulcère. (La gastroi^laatie consiste à refouler ù. l'intérifîur do 1 orgaoe les bords do la plaie et à suturer les lèvros externes.)

GASTRORAPHIE {(/hass, fi — du gr. //aslêr, trot, estomac, et vajihC-, buturo) o. f. Suture d"uue plaie de l'estomac.

GaSTU, connu. d'Algérie (départ, de ("oiisUintino '. urrond. t-i à 40 kiloui. de Pliilippovillo, à 20 de Jcnimapus, dans la jolie vallée de l'oucd Sauondja; 2.i>00 liab.

GaTACRE (sir ^Villiam Korbes), géucral anglais, né en 18-ta, mort à Gambala (Haut-Soudau) en iyo6. Entré dans larmée on 1862, il roniplii assez longtemps l'emploi d'instructeur surveillant à l'Kcolo militaire (Koyal Militarv Collogo), puis des louctioiis analogues à AKlersliot [\i~'J) et passa au service do 1 Inde en 1880. Liouteuaut-colonel en 1882, il participa à roxpcdition do la Montagne Noire (1888) et s'y distingua brillamnient, comme aussi dans l'expédition do Toulion (1889). Pronm brigadier général en I8y4, il fit avec distinction la campagne do Chitral (1805). A partir do I8y8, il commanda une brigade d'occupation en Egypte bt prit sa retraite avec le grade de major général. Au début de la guerre contre les Doers, il fut chargé du commandement d'une division. On attendait beaucoup de lui. Mais la fortune ne couronna point ses efforts énergiques. Il avait marché sur Stormberg dans linteution do reprendre cotte position stratégique, mais il dut se retirer, après des pertes sévères, sur Putterskraat (10 déc. 1899). Le 3 avril 1900, il subissait à Roddorsburg un véritable désastre. Cette défaite ruina sa carrière militaire.

Gâté (Camille), sculpteur ot écrivain fran<;ais, ué et mort à Nogont-le-Rotrou (t8:>6-iy00i. 11 est l'auteur do la statue de lùmy lielleaii, érigée dans sa ville natale on 1897, après avoir liguré au Salon do la même année. Il a publié : hludeset contes (1885), Sidonic (1885), i'vonne (1894). *GatlinG (Kichard-Jordan), inventeur américain, né à Ilortford (Caroline du Nord) eu 1818. — 11 est mort en iyo3.

Gatschet (Albert), linguiste ot othnograplie américain, uo ù, Saint-Beatenberg, dans lo canton de Berne, en 1832. Il ômdia l'histoire et la pliitologio aux universités de Berne et de Berlin, et se spécialisa, à partir do I8t>i, dans la linguistique. Ses travaux portèrent d'abord sur les dialectes germaniques et romans do sa patrie, ot il publia : Jtecherches i-tijînolot/û/ues sur tes fioms des lieux; Contributions à une toponornaslii/ue de la Suisse (en aliem., 1865-1867); Promenade onomaluloi/iffue sur Us bords du lac Léman (ou franc., 1867). Eu 1868, il alla à New-York, où il fut, jusqu'en 1877, collaborateur de divers journaux allemands. Il se mit à étudier les langues américaines et leur consacra une série d'ouvrages : Analytic report (1875- 1876); Douze langues du sud-ouest de i Amérique du Sord (en allem., 1876), etc. En 1877, il se rendit à Washington et fut attaché comme ethnographe à la Société lopographique do Powell. Envoyé en mission dans l'Orégon, il y poursuivit des études, commencées à New-York, sur la langue klaniath. Il alla ensuite recueillir des documents sur les idiomes de laGrando-Konde-Reservatioa, à l'ouest do Portland. Citons notamment sa Classification en cinq familles linguistiques des dialectes indiens de l'Ouest (dans le 7* vol. du Report upon United States qeographical survegs de Wlioelcr). Il est entré au bureau ethnographique do Washington.

GAU {g/io) n. m. Nom vulgaire de l'estomac de morue.

Gaucher (Ernest), médecin français, né à Champlemv (Nièvre/ en 1851. Interne lauréat des hôpitaux, puis chef de clinique médicale à la Faculté, il devint en l8St; médecin dos hôpitaux de Paris, abrégé en 1892, et obtint trois prix de l'Académie de médocmo en 1883, 1890, 1896 et le prix Montyon en 1897 do l'Académie dos sciences. Uo 1892 à 1901, il lit dos conférences à l'hospico Saint- Louis ot fut nommé, en 1902, professeur do cliuiciuo des maladies cutanées et syphilitiques. Pour lui, les alTections de la peau sont des loxidermies; il estime donc très utile à leurguérison de supprimer riniroduction des principes azotés toxiques contenus dans les aliments. Outre de nombreux mémoires originaux, il a publié : Traité théorique et pratique des maladies de la peau, précédé de Tanatomie et de la physiologie delà peau (1885); Traité des maladies de la peau, leçons faites à la Faculté et à l'hôpital Saint-Louis (1895); Traité de la supkilis (1899). Il a largement collaboré au Traité de médecine et de thérapeutique do Brouardel, au Traité de tUéraoeutique apjdiguée (1897), au Traité de pathologie générale ae Bouchard (séméiologie de la peau). Eulin, il a donné, eu collaboration avec le D' Gallois : Thérapeutique des maladies des reins, avec un abrégé de l'étiologie et de la symptomatologie.

Gauchin, ville d'Espagne (.Vndalousie ^'prov. de Malagajj, sur la ponte d'un sommet de la sierra del Hache ; 5.000 hab. Eaux minérales bicarbonatées gazeuses.

Gauckler (Paul), archéologue français, né en 1866. Il entra à l'Ecole normale supérieure en ISS6, fut nommé ensuite membre de l'Ecole française de Home, puis chargé d'une mission archéoiogiiiue en Algérie, devint inspecteur des antiquités de Tunisie, et, en 1896, à la mort de La Blanchère, fut nommé directeur du service des antiquités de la Régence. Il a conservé ces fonctions jusqu'en 1905. En 1899. il était élu correspondant de l'Académie des inscriptions. Pendant son séjour en Afrique, il a déployé une grande activité et dirigé ou surveillé de nombreuses fouilles à Carthage, à Oudna, à Dolgga, à Gighthis, à Tabarka, Uppera. 11 a rédigé le catalogue de plusieurs musées ; il a réorganisé et beaucoup développé le musée du Bardo, devenu le musée central des antiquités de la Tunisie. Outre une foule de mémoires et d'articles spéciaux, il a publié, seul ou en collaboration, de nombreux ouvrages : Musée de Constttntnie (1892) ; Musée de ChercheU{lS9^): Catalogue du musée Alaoui (1897J; Enquête sur les installations ht/drautiques romaines (1897 et suiv.); les Temples païens de la Tunisie .1S9S); Musées de Sousse (1902); etc.

'^Gaudez lAdrien-EtienDe\ sculpteur français, né à Lyon eu 18 15. — 11 est mort à Neuilly-sur-Seioe en 1902.

GASTllO-ÉI'll'LOÏTE — GAUTIER

Cet artiste est l'auteur du mooumeot do l'hrian à Alais et du monument des Enfanté de» Vosge» morts pour ta Patrie, à Hemiremout.

Gauguin ;Paul), peioirè français, oé à Paris ea 18*8, mort à la Dominique (Antilles anglaises; en 1903. Cet artiste s'est consacré au paysage avec un talent d'une rare puissance. Il choisit la Bretagne pour la rudesse do ses sites et le caractère fruste do ses habiiauls. Le dessin ferme ol simple, les teintes plates et vigoureuses donnaient aux peintures de Gauguin un caractère de force et de savoir qui ont fait la réputation d© l'artiste. Il fut avec Seguin, Chamaillard, Emile Bernard, le fondateur de l'école symboliste de Pont-Aven. A la suite d'un court séjour à Paris après 1890, Gauguin, épris d'indépendance et de nouveauté, partit pour Taïtl, où il se fixa. De U-mps à autre, il envoyait en France des scènes océaflicnues. dans lesquelles il se montra uo décorateur et un coloriste exceptionnellement doué.

GaUJACQ, comm. du départ, des Landes, arrond. et à 16 kilom. do Saint-Sever, au-dessus du Luy; 732 hab. Gisement du bitume. Eaux minérales chlorurées sodiques, boucs salines.

Gaujean (Eugène), graveur français, né à Pau en 1850. mort à Andrésy (Seme-et-Oise) eu 19oo. Il débuta au Salon de 1877 et se vit décerner une médaille d or à lExj^osition universelle de 1889 (Paris). A dater de cette époque, la renommée do l'artiste était fondée. Citons, parmi ses planches les plus connues : un Seigneur et ses deux fU d'après Antonio More, ta Vierge, Saint Georges et saint Donatien, d'après Vau Dvck, te Concert, d après G. Terburg, Bretons en prière. Dans l'ombre de l'église. Chanson du printemps, la Vierge au raisin, etc. Gaujean a gravé d'après Van Dvck. Alonso Cane, Lenain, Gustave Moreau, etc. Sa d,ernière planche est la Toilette du matin, d'après Chardin. La plupart do ses planchettes ont paru dans la « Galette des beaux-arts • .

Gaulard (Félix-Emile), çraveuren pierres fines français, né à Paris en 1842. 11 exposa d abord, de l8G6â 1869, des portraits gravés sur pierres tendres. A partir de 1870, il grava sur pierre dure et envoya dans les Salons des œuvres bien comprises ot d'une grande habileté technique, qui lui ont valu une première médaille en 1899. Il a obtenu do plus une médaille d'or à l'Exposition universelle do 1900 (Paris). A citer parmi ses œuvres : Phébus dans son char parcourant lespucf, minerai d'opale (musée du Luxembourg, 1881): X ai ssance de Minerve, sardonyx à trois couches (musée du Luxembourg. 1884); r/c/^a/, sardonyx (1891); l'Enlèvement de Déj anire, sardoÏDC (musée du Luxembourg, isssi; Léda, sardonyx (musée du Luxembourg. 1896); Après la lutte entre l'amour idéal et l'instinct matériel, sardonyx (I899j; Vers l'inconnu, Printemps (190:^), etc. Une statuette, Gallia, topaze brûlée (musée du Luxembourg, 1891).

Gaulard Lucien), savant français, né et mort à Pans (1850-1888). CIlimisto et adonné à la fabrication des composés explosifs, il débuta comme éleclncien en présentant à lExpositioa interualionalo d'électricité de 1881 une pile tbermochimique. Bientôt après, émule do Marcel Déprez dans la recherche du transport et de la distribution do l'énergie électriques, il trouva la vraie solution, pour le cas des courants aliernatifs. avec ses « générateurs secondaires », dont il fit l'essai au métropolitain de Londres, à l'Exposition électrique de Tours, etc. Los fatigues do son existence amenèrent la maladie cérébrale dont il devait mourir à l'hospice Sainte-Anne (Paris).

Avant Gaulard, les courants alternatifs nétaient rien; ils sont tout aujourd'hui. On lui doit cette révolution industrielle contemporaine, qui a créé les machines de 8.000 chevaux, les usines électriques de bO.OOO kilowatts, los transports de forcejusqu'à 350 kilomètres.

Gaulot Paul), littérateur français, né à Lyon en 1852. Reçu docteur en droit, il se fit inscrire au barreau de Paris. Mais le succès d'un roman qu'il publia en 1883, M^** de Poncin, l'encouragea à se livrer aux lettres. Depuis, il a donné plusieurs autres romans, dont les plus connus sont : le Mariage de Jutes Utvernai (l884i; l'illustre Casauhon (1885); les Défiances de Marthe (l887); les Chemises rouges (1893); Henriette Ousseuil (1894); l'Epingle verte (1897 ; Draco (1900); Ames de vaincus (1901j; etc. Il a aussi produit des ouvrages historiques remarquables, tels que Jtéve d'Empire, l'Empire de Maximilien et Ein d'Empire, (rois volumes (1889-1890) couronnés par l'Académie française. et dont une nouvelle édition a paru sous le titre l'Expédition du Mexique (1906); un Complot sous la Tei'reur (1889), récit d'une tentative faite pour l'évasion do Marie- Antoinette, q^ue l'Académie a éçiTlement couronné; un Ami de la lieine (1892); Amour* d autrefois (1903). Notons encore deux à-propos en vers à la Comédie-Française, l'un pour l'anniversaire de Racine (1889), l'autre pour celui de Corneille ^1891). Il a collaboré à différents journaux et périoditjue.;.

Gaultier de LaGUIONIE (Achille-Jules de), philosophe français, né à Paris eu 1858. Sous la signature de J ULES DE Gaultikr, il a débuté à la ■ Revue indépendante > (1891) et à la « Revue blanche B (1894), par des études de critique littéraire et philosophique; il a collaboré ensuite au " Mercure do France -et à la « Revue des idées ». Eu 1892, il publia une plaquette intitulée le Boiarysme, étude sur la psychologie dans l'oeuvro do Flaubert: il devait reprendre son litre pour son ouvrage capital, premier essai sur le pouvoir d imaginer. Ses autres volumes sont: De Kant à yirtzsche <1900); ta Fiction universelle 11903); yietssche et la lié forme philosophique (1904): les liaisons de l'idéalisme \1906). Son œuvre est caractérisée par sa conception de ce qu'il appelle le ■ bovarysme ». C'est le pouvoir départi à l'homme de se concevoir autre qu'il n'est, l'imago différente qu'il se forme de lui-même étant pour lui principe d hypnose.

GauquiÉ (Henri-Désirél. sculpteur fraoçais. né à Flers-lez-Lille (Nord) en [858. Elève de Cavelier et Fâche, il a donné des œuvres distinguées, entre autres : Bacchante et satyre, plâtre, et Brennus, statue bronze, qui lui valurent une deuxième médaille (1890) ; Diane, marbre (1891) ; /e ^e'i'ei/ t/u prni/e»);>s, marbre (1892' : Marguerite d'Angoulême, marbre, pour la maison de Saint-Denis (1893); le Maréchal de Villars, statue équestre, pour la ville de Denain (1896); le Monument de \Vatteau, érigé au Luxembourg ea 1896, d'un arrangement original, et qui reçut une

médaille d'argent & l'Exposition universelle de 1900 (Parib\ On lui doit les grands candélabres du pont Aleiandre-IU (Paris/: les groupes d enfants jouant avec des poissons et des guirlandes. Depuis, il a donné au Saion : A. Wattrau, statuette? marbre (1900); do nombreux bustes en marbre ou en bronze; Cigale, sutuette bronze doré (190» ; i'endanyewe, btatuoite marbre, et Chaaseur, Biatuclle brouzo (llfOS); Diane, statuette en marbre il906).

Gausseron (Beruard-.Maric-IlenriJ. littérateur français, né à 1^ Mothe-Saint-IIerayo ou 1845. Il professa à Pau et  Foix, et se rendit â Paris, où il participa 4 la fondation d'un petit journal littéraire dirigé contre l'Empire, la Fronde. Pendant la guerre franco-allocaande, il servit sous los murs de Pans, et, après le mouvement msurrcciionnel du 18 mars 1871. a-i'i'i-l il s'était mAlé, U passa on Belgique, puis on A: - lo

français et rallemand. et col. : .a

do VEncycloprdia Britannica .. ,.

vantes, il fut nommé professeur au ,.

de Rouen et de Janson-de-Sailly, à I- , ,s

son nom ou sous des pseudonymes d- ^p

do journaux et revues, entre autres a u. - iicuc uiiiverselfe Larousse », ci il a collaboré au .Voui-au Larouste illustré. Il fut le secrétaire do la rédaction du ■ Livre t et de r " Echo de la Semaine • . II a publié des traductions de l'anglais : les Voyages de Gulliver iias-ij; le Vicaire de Wakefield (1884,; quatre volumes de W'alter Armstroog et d'Austin Dob&on : Cainsburough et sa place dans Técou anglaise [IS99): Jleynolds {1^00); Bomney {1901) cl Hogarth (19021; SIX volumes do morale familière, parus d'abord anonymement : Doit-on se marier'/ Comment élever nos enfants ? fjue feront nos garçons ? Que faire de nos fiUei'/ Où est le bonheur ? Comment vivre â deux ? (1885-1891); la Bibliographie instructive (1891); les Keepsakes et les A inuaire4 illustrés de l'époque romantique {1&96) ; i'Art romain (1898J; Bouqumiana, S'otes et notules d'un bibliotogue {1901).

Gauthier, dit deClagny Etienne-Georges Albert), homme politique français, né â Versailles en 1853. Docteur en droit, avocat au conseil d'Eiat et à la Cour do cassation, ^)uis directeur du «Journal de droit administratif », il s inscrivit en 1^99 au barreau de la cour d'appel de Paris. De bonne heure, il fit de la politique active, et, boulaogisto déterminé, fit partie du comité directeur des comités républicains plébiscitaires que Lenglé créa ea 1883. Conseiller général pour le canton de Sèvres (1886), il fut élu député de la deuxième circonscription do Versailles aux élections générales de 1889 et réélu successivement en 1893 et en 1902. Il a combattu très vivement les cabinets Waldeck-Rousseau et Combes. Il a été réélu en mai 1900.

Gauthier (Louis), acteur français, né à Paris en 1864- Elève du Conservatoire, il y obtint un second prix de comédie en 1887, fut engagé à l'Odéon. où il prit I emploi des amoureux et débuta dans le Barbier de Séville et les Folies amoureuses. En 1893, il entra au Vaudeville, d'où il passa en 1895 au Gymnase, puis joua dans divers théâtres, et montra un talent gracieux dans tous les rôles. Parmi ses créations, il faut citer : /a />anie rfc carreau, la Montagne enchantée, le Liseron, la Citoyenne Cotillon^ Décadence, la Troisième Lune, les Trois Anabaplistetg Maman Colibri, Chaîne anglaise, etc.

GaUTHICZ (Pierre) ou Pierbe-Gauthibz, littérateur français, né À Eontenay-aux-Roses (Seine) en 1862. Elève de l'Ecole normale supérieure (1880), il en sortit agrégé (1883). Professeur au lycée d'Orléans, il quitte bieniôt rUni%'ersité (1885) pour entrera la bibliothèque do l'Arsenal, où il reste jusqu'en 18s8. époque à laquelle il se consacre tout entier aux lettres. Poète d inspiratioa élevée, il a donné : les Voix eifontes (1884); les I/e>bes folles (1892); Deux poèmes (1894J; Isle-de- France: Paris- Banlieue (1901). Comme romancier, il a publié : la Danaé (1888); Ombres d'amour (1899,; la Dame du Lac, romans sur les nihilistes russes en Suisse. Son œuvre historique et critique comprend : une étude sur P. Prud'hon ' ip«Si ; Etudes sur le xvi" siècle: Uabelais, Mont ' ' i

,18931; TArétin (1896); Jean des Bandes .'■■ Lurenzaccio 'Lorenzino de Medicis] (1904). -' ;

Luini (19o6'i. Il a collaboré à un grand nomi>re oe | ltiodiques, entre autres, à la • Revue de Paris ■ et & la ■ Gazette des beaux-arts >.

GauTHIOT ^Charles), géographe et publiciste français, né ù Dijon en 1832, mort iï. Paris en l9o5. A peine sorti da collège de Dijon, il alla se perfectiouner dans la connaissance des langues étrangères en Allemagne et en Angleterre. De retour on France, il professa l'allemand et la f[éographie aux lycées Saint-Louis, Henri-IV et Charomagne (Paris). De 1871 à 1887, il collabora au « Journal des Débats » ; plus tard, il devint professeur de lan^-ue allemande à l'Ecole coloniale. Eif 1873, il contribua à créer la Société de géographie commerciale, dont le but devait être de guider le commerce français vers la recherche de débouchés nouveaux. En 1878, il devint secrétaire général de la jeune société. C'est en grande partie à ses instances qu'a été due notamment l'exploration du Mékong, accomplie par les lieutenants de vaisseau Simon ot Le Vay, et ce sont aussi ses démarches auprès du ministre des colonies qui ont fait rétablir la mission liourst, longtemps interrompue, à laquelle on est redevable do l'exploration du Niger, de Tombouctou à Say.

Gautier (Armand Désiré», peintre fraii -^ " ^ ' "* en 1S25. mort à Paris on 1894. Elève dans -^ deSouchon.età Paris de LéonCogniet. il ne à l'académisme régnant et envoya aux diver? •'aïoi.s., depuis 1853. des tableaux de genre d'un art délicat et sincère. Ses principales toiles sont : la Promenade du jeudi (I8r-3 : la Salpétrière (18591; la Prisonnière ;1865i; Après ta > - (1867); Surprise au bam l^T*^; le Béfectoire [IS'»]: /■■ /!■pétition an couvent (1886;; le Mo/lastère {iSS'): li-:- ■ ' ic (1889;; le Vienx Vagabond (1892); et Loin de la rtlle 18'.';i,. Il a peint aussi divers portraits, ainsi que quelques animaux, des chiens en particulier, et des natures mortes d'un© touche ferme et lumineuse.

Gautier (/ii/«-Joseph-AIexandre), professeur et adminisiraieur français, né à Strasbourg eu 1856. Elève de l'Ecolto normale supérieure en 1875, il en sortit agrégé d'histoire en 1878, et professa, de 1S79 à 1895. aux lycées du Mans, de Rennes, Michelet Vanves' et Voltaire Pans . En 1895. il était nommé chef adjoint du cabinet du minis- Ire de l'instructiou publique dans le mimstère Bourgeois.

GAUTIlill — (jF.CKOLEPIS

Inspecteur de rAcaJénik- de Paris de 1896 à 1903, inspccicurt^éuéral do liuslruclioD publique {lïtOS), chef decabiuci du ministre lîienveuu-Mariiii (1U05}, il est outin devenu diivcteur du cabiiiot du minisire do rinstruction publique iiriaiid, dans le minisiùro .Sarricn. Il a été secrL-tairo de la rédaction do la - Kevue de rcuseiguemcut secondaire et de renseigueaient supûrieur » (l>i'l), puis directeur (layi-liigs) de la mémo publication. 11 a en outre collaboré, à différentes époques, à la « Kovuc universitaire % à la « Revue internationale de renseignement », à la

• Revue pédagogique ".et prit, à ce titre, une part considérable à léiaboration des réformes de renseignement secondaire.

GautœR (Emile-Félix), explorateur et professeur fra[is:ais, né en 186-1. AprC-s avoir pris ses grades universitaires, il se rendit à .Madagascar pour y recueillir les éléments d'une thèse du doctorat es lettres, et exécuta de 1892 à liyOi dans la partie occidentale de l'île ^surtout dans le Ménabé indépendant et dans le pays des Baras) dintéressantcs explorations. Nommé en isye dirccicur de renseignement à Madagascar, il protîta de sa situation oflicielie pour compléter ses recherches et partit pour la France avec les éléments de deux cartes Jiypsométrique et géologique) de lile et d'un volume considérable. iNonimé, après la soutenance de sa thèse (U>02), professeur à 1 Kcole supérieure des lettres d'Alger, il commença, au cours d'explorations dans le Sahara algérien, linventaire scientifique du désert, et exécuta ^1904-1905) une remarquable traversée du Sahara depuis l'archipel touâlien jusqu'au Niger. Outre de nombreux articles de revue, Gautier a publié une grande carte hypsométrique de Madagascar, et Madagascar, « essai de géographie physique • (19D2J.

*GaUTSCH de FranKENTHURM ibarou Paul\ homme politique autrichien, né à Vienne en 1851. — Il fut appelé de nouveau, le 31 décembre 19i>l, à présider le ministère autrichien après la chute du cabinet ue Kœrber. Il éprouva de graves -liflicultés pour le règlement des questions hongroises. M dut, en 1906, donner sa démission, succombant à la fiicho de faire voter le suffrage universel par une Cliambro dont la majorité se composait surtout de privilégiés. V. AUTRICUE-HONGRIE.

Gava, bourg d'Espagne (prov. de Barcelone), sur un petit sous-aflluent de l'Ebre ; tiOO hab. Eaux minérales froides ils" C.', bicarbonatées, ferrugineuses.

Gavard (Alexandre), homme politique suisse, né en 1840, mon il Nice en 1898. Il débuta comme professeur au collège de Genève, puis devint secrétaire au département de l'instruction pubiitiue, député de Genève au conseil des Etats, et entin président du conseil d'Etat. De concert avec Carteret, il avait fait une ardente campagne anticléricale et s'était montré l'adversaire déterminé des corporations religieuses. Plus tard, il entra en lutte avec Carteret au sujet il'une nouvelle loi sur l'instruction publique qu'il présentait. Il finit par l'emporter et remplaça Carteret dans la direction de l'instruction publique (1887). En 1889, il fut renversé par le parti libéral et vécut dans la retraite jusqu'en 1892. Il devint alors membre du grand conseil de Genève, qu'il présidait depuis un an lorsqu'il mourut.

Gavault Paul), auteur dramatique français, né à Paris en ISGT. Sorti du 13'cée Louis-le-Grand, il entra dans le journalisme en 1888 et écrivit au n National n, à la o Petite Képublique «, au ^ Voltaire », au « Soir <> où il tint la chronique dramatitjuc pendant trois ans, au

• Gil Blas ", au " Gaulois «, etc. Il ue tarda pas à travailler surtout pour le théâtre et fit jouer, soit seul, soit en collaboration, un grand nombre de pièces dont beaucoup dépassi-rent la centième représentation : les Aventures du raiiifuinr Corcoran, pièce tirée d'un livre bien spirituel d'Alfred .Assolant (Châlelet, 1902) ; Madame Flirt (Athénée, 190ij ; la /telle de .\ew~York (Moulin-Rouge. 1903); l'Enfant du »ij'rac/e (Athénée, 1903); le Papa de Franchie (Cluny, isor.). Citons encore: le Guet-apens [WJ i) ; Fin de rêve (189r.); Piutus (Odéon, 1896); le Pompier de service (Variétés, 1897); Cocher, rue Boudreaul (1897); les Demoiselles des Saint -Cj/riens (1898); les Petites Barnett (1898) ; Chéri (1898) ; .S'/ta^e5/)enre(Boutres-Parisiens, 1899); Moins c/h^.'(1900); Family Hôtel (1902) ; les Dupont (1902); Paris aux Variétés (1903) ; la Dame du iS (1904) ; une A/faire scandalpuse (190 i) : Monsieur l'adjoint {190h] ; la Petite Madame Dubois {litno), et le Frisson de l'Aigle, qui eut un beau succès au théâtre Sarah-Bernhardt (190G).

Gavere, lomni. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arrond. de Gand]), sur l'Escaut; 2.000 hab. Briqueterie. En 14:>3, le duc do Bourgogne Philippe le Bon y battit les Gantois.

GaviriA, bourg d'Espagne fprov. de Guipuzcoal ; 700 hab. Eaux minérales froides (12" C), sulfureuses, utilisées pour le traitement des maladies cutanées.

Gay (Charles), prélat et écrivain ascétique français, Dé et mort à Paris (1815-1892). Ami du cardinal Pic, évêque de Poitiers, il devint chanoine do cette ville en 1862. puis vicaire général, enfin, on 1877, auxiliaire du cardinal avec le titre d'évéquo d'Anthédon in i>artibu$. Il passa la tin de sa vie i Paris, écrivant, jirèchant et s'occupant d'ieuvres. Son principal ouvrage est intitulé : Oe la Vie el des vertus chrétiennes {IS', A). Ou pt-ut citer encore de lui : Elévations sur la vie et les doctrines de Xotre-Seigneur ; instructions en forme de retraite; Instructions pour les personnes du inonde; Sermons d'Avent; Sermon de carême. On a publié aussi, après sa mort, sa Correspondance (1899).

Gay (Nicolas Nicolavitch), peintre russe (1831-1894). Il étudia la peinture à Saint-Pétersbourg et fut onvové en h.ilic. Il en rapporta un tableau, ta Cène, qui fit sens.itioii. Il s'efforça d'mtroduirc le réalisme moderne dans l'iiiirrprétation des sujets bibliques. Outre un certain nombre de tableaux religieux, où l'on retrouve cette tendance parfois poussée à l'excès, il a peint des tableaux historiques: Pierre le Grand et son fils Alexis, Catherine au tombeaud'EHsnheth et des portraits. Il s'est essayé aussi dans la sculpture.

Gayet (Albert), archéologue français, né en 1858. Il s est consacré d'abonl à l'étude de l'art musulman. -.Il a publié notamment deux manuels intéressants : l'Art arabe (1893), et / Art pev&nn (1895). Plus tard, il a étudié l'an de I Egypte chrétienne; Il a résumé ses rechorobcs et ses mémoires spéciaux dans un livre richement illustré d'après

les documents authentiques, et intitulé VArt copie (1902). [ Mais il est connu surtout par ses fouilles d'.Vniinoé, en Egypte : fouilles entreprises d'abord au nom du musée Guimet, puis aux frais de la Société française des fouilles archéologiques. V. Antinoé.

Gayraud (Ilippolyte), ecclésiastique et député français, né à Lavit (Tarn-ei-Garonne) en 1856. Il entra dans l'ordre de Saint-Dominique, d'où il sortit plus tard. Professeur de philosophie et de théologie à l'Institut catholique de Toulouse (1887-1893), missionnaire apostolique (1894;, il fut élu député de la troisième circonscription de Brest, cp remplacement de MK'd'Hulst. en 1897 et réélu, après invalidation, la même année. Ses électeurs lui restèrent fidèles aux élections générales de 1898, de 1902 et do 190G. L'abbé Gayraud a écrit de nombreux articles dans les revues et les journaux catlioliques; il a prononcé plusieurs discours à la Chambre dans les questions relatives à la liberté religieuse, notamment au cours des débats sur la loi des associations en 1901 et sur la loi de séparation en 1905. Il a prêché souvent à Paris et en province. On a de lui les ouvrages suivants ; Thomisme et molinisme (1889); Providence et libre a/'6i/î'e (1892) ; Saint Thomas est-il prédctermmiste (1895); l'Antisémitisme de saint Thomas (1896); Questions du jour (1897) ; la République et la Paix religieuse (1900); la Crise delà foi (1901); les Démocrates chrétiens (1899); Un catholique peut-il être socialiste '^ {190^); la Foi devant la raison (19OG). L'abbé Gayraud est devenu chanoine honoraire de plusieurs diocèses.

*GAZ n. m. — Encycl. Dr. Les usines où se fabrique le gaz d'éclairage et de chauffage destiné à l'usage public sont rangées dans la 2* classe des établissements dangereux, insalubres ou incommodes, en raison de l'odeur qui s'en dégage et des dangers d'incendie qu'elles font courir au voisinage. Pour les mêmes motifs, celles qui produisent le gaz d éclairage et de chauffage destiné à l'usage particulier sont rangées dans la 3' classe des mêmes établissements (Dec. du 3 mai 1SS6}. Toute installation d'usine à gaz est donc soumise au régime édicté par le décret du 15 octobre 1810 : l'autorisation du préfet est nécessaire pour l'ouverture d'un établissement de 2* classe; la permission du sous-préfet pour l'installation d'une usine de 3* classe. Les usines de cette dernière classe, d'ailleurs très rares, peuvent être établies auprès des habitations, mais elles restent soumises à la surveillance de la police. Les dispositions du décret do 1810 ont été aggravées par le décret du 9 février 1S67, en ce qui louche les usines fabriquant pour l'usage public ou les gazomètres en dépendant : citons l'obligation d'entourer l'usine d'un mur d'enceinte ou d'une clôture solide en bois de 3 mètres au moins de hauteur et d'installer les ateliers de fabrication et les gazomètres à une distance de 30 mètres au moins des maisons et habitations voisines; celle de construire et de couvrir en matériaux incombustibles les ateliers de distillation et tous les bâtiments y attenant, d'assurer la ventilation des ateliers d'une certaine façon et d'installer les gazomètres dans des conditions minutieusement décrites.

Les concessionnaires fournissent le gaz aux services municipaux (v. éclairage) et aux particuliers.

Ceux-ci contractent ordinairement avec la compagnie un abonnement qui fait l'objet d'une police. Los dispositions suivantes, tirées des traités de la Compagnie parisienne d'éclairage et de chauffage par le gaz, se trouvent dans la plupart des polices. La compagnie conduit le gaz devant la demeure du consommateur abonné, qui en prend livraison au moyen d'un branchement sur conduite principale. Ces branchements, les travaux et fournitures relatifs à l'appareil intérieur et extérieur sontà la charge de l'abonné. Le gaz est livré au compteur. En conséquence, l'abonné doit faire établir chez lui et à ses frais un compteur de son choix et de l'un des systèmes approuvés par l'administration. L'abonné doit laisser un libre accès aux agents de la compagnie dans l'endroit où est posé le compteur; tout refus à cet égard est également poursuivi par les voies de droit. L abonné a la libre disposition du gaz qui passe par le compteur; il peut le distribuer comme bon lui semble, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur de son domicile.

Le prix de l'abonnement est payable par mois et d'avance au domicile où le gaz est livré (les alionués de la Compagnie parisienne consignent le premier mois 5 fr. depuis 1906 par brûleur), et la somme avancée est remboursée i»ar la compagnie à l'abonné, à l'expiration de l'abonnement, sous déduction de la valeur du gaz fourni. Le payement dos fournitures a lieu sur présentauon de la facture, après le relevé des consommations fait en jirésence de l'abonné et consigné parla Compagnie sur un livret qui reste entre les mains do l'intéressé. A défaut do payement dans les cinq jours qui suivent la présentation de la facture, la compagnie peut refuser de continuer la fourniture du gaz. Elle est en droit do supprimer d'oflico le gaz à l'abonné qui, malgré une mise en demeure, n'a pas payé les fournitures des mois échus (Cass., 29 juillet 1895).

Les compagnies sont pécuniairement responsables dos accidents causés par les défectuosités ou le mauvais état des travaux et appareils dont l'exécution, l'installation ou l'entretien leur sont confiés, et notamment des asphyxies ou explosions occasionnées par la négligence du leurs agents qui, prévenus d'une fuite de gaz, no se sont pas immédiatement rendus sur les lieux pour l'obstruer. Mais leur responsabilité est dégagée si la rupture qui a causé l'accident est duo, non au mauvais état des conduites, mais à un affaissement du sol produit par des travaux communaux (Conseil d Etal. 23 fév. 1894). Indépendamment do cotte responsabilité pécuniaire, le directeur et les agents des compagnies encourent une responsabilité pénale et peuvent être poursuivis devant le tribunal correctionnel pour homicide par imprudence.

— Mi'can. Par analogie avec le gaz u'éclairage employé dans les premiers moteurs à explosion, on a donné ce nom au mélange gazeux tonnant formé d'air et do vapeurs comhusliliTes qui le remplace dans les moteurs À essence, pétrole, alcool, benzine, etc.

Au mot cARUUKATioN OU irouvcra les lois do formation de ce mélange tonnant ou gaz dans le carburateur.

Gaz pauvre. Le gaz pauvre ou gaz Dowson s'obtient en faisant un mélange do vapeur surchauffée et d'air A travers une masse u'anihracito ou do coke chauffée à l'incandescence.

— Techn. J*ilc t't gaz. Depuis quelques années les physicicus do tous les pays ont essayé do produire l'énergie

électrique par des générateurs constants extra-légers, dont le point de départ théorique est la pile à gaz, c'est-à-dire l'élément dans lequel le mélange de deux gaz, produit au fur et à mesure des besoins, dégage un courant électrique intense. Partant do ce principe, il a été créé beaucoup d'appareils de laboratoire très intéressants mais jusqu'ici aucun générateur industriellement prati<iue.

Le gaz do houille étant très économifiut-ment produit, et l'un do ceux dont ou dispose le plus aisément a été utilisé jiar nombre d'inventeurs. Dans plusieurs piles le courant est dû à l'oxydation du gaz d'éclairage par l'oxygène de l'air condensé dans une électrode do charbon platiné, ou bien encore le gaz est oxydé par l'oxygène do l'air dans une solution de chlorure de cuivre. L'acétylène, la benzine, les hydrocarbures légers, ont été essayés par plusieurs expérimentateurs dans des appareils fdus ou moins compliqués.

Gaz à l'eau. C'est le gaz d'éclairage que l'on obtient en faisant passer un courant de vapeur d'eau sur le charbon incandescent. Il est surtout employé en Amérique pour l'éclairage à l'incandescence.

Gaz à l'air. Lo gaz à l'air s'obtient par le passage d'un courant d'air libre ou sous pression sur des liydrocarbures volatils (v. carbubateub). Extrêmement simple en théorie, sa fabrication, dès qu'il s'agit d'en produire une grande quantité, devient difficile, car on se heurte à une carburation très inLOuslante. Le gaz à l'air a l'inconvénient d'être plus lourd que l'air atmosphérique, ce qui oblige à le débiter sous pression. Les fontaines ù gaz sont des gazogènes dans lesquels l'air atmosphérique passe par sou propre poids à travers une substance poreuse saturée d'un hydrocarbure volatil ; dans la plupart des gazogènes à air un ventilateur actionné par un moteur mécanique refoule l'air dans le récipient contenant le liquide volatil qui produit le carbure éclairant.

Gazette de Cologne, de Francfort, de Moscou, de Saint-Pétersbourg, V. Cologne, Fkanci obt, Moscou, Saint-Pétersbolrg.

Gazette de la Croix, journal allemand. Son véritable nom es,t yeue Preusaische Zeitung (Nouvelle gazette prussienne), mais elle est connue sous le nom de « Gazette de la Croix » {Kreuzzeitung), parce quelle porte en tête une croix. Fondée en 1848, en pleine révolution, par le général de Gerlach, Otto de Bismarck, le futur chancelier, et quelques hobereaux de l'extrême droite conservatrice, elle est l'organe principal du parti aristocratique et conservateur des hobereaux prussiens et du parti protestant orthodoxe. Ses rédacteurs en chef ont été, après ■\Vagener : Beutner (jusqu' en 1872), Philippe de Nathusius-Ludom (jusqu'en 1876), le conseiller de Niebelschuetz (jusqu'en 1881), le baron de Hammerstein [v. ce nom] (jusqu'en 1895), le député Kropatscheck.

Gazette générale de PAllemagne du Nord

(.Voj-(/(/^H/sc/ie-4//ye»(eineZei7i(H^), grand journal quotidien fondé à Berlin en 1861, pour soutenir les intérêts de l'Autriche, d'une part, et la démocratie socialiste de l'autre. Liebknecht fut un de ses rédacteurs en chef. Il ne tarda pas, cependant, à évoluer et à devenir l'organe semi-officiel de Bismarck. Les successeurs de celui-ci ont continué de l'inspirer. Il publie deux éditions par jour.

Gazette nationale (J^ationalzeituug)., journal allemand, organe du parti national libéral à Berlin. Elle fut fondée en 1548 à Berlin par un groupe de libéraux modérés, partisans de l'unité allemande sous riiégémouie prussienne et de l'établissement d'un régime constitutionnel et parlementaire en Prusse. Frédéric Zabel prit la direction du journal, pour la garder jusqu'en 1875, combattit la politique particulariste prussienne et féodale do la Gazette de la Croix, soutint le gouvernement prussien cl le parlement de Gotha contre les révolutionnaires, lit pénétrer dans la bourgeoisie prussienne l'idée de l'unité allemande. Vers IS8O, elle devint l'orj^ane du nouveau parti national libéral, organisé en 1S84, soutint l'alliance des conservateurs et des nationaux libéraux contre le centre catholique, les libéraux démocrates et les socialistes, et appuya désormais la politique gouvernementale.

Gazzetta del Popolo (" Gazette du Peuple «). journal italien, fondé à Turin en 1847. où il parait quotidiennement. Il a été l'organe attitré de Brivi et de ses partisans et a mené une vive campagne en faveur do la réforme électorale. La " Gazzetta del Popolo » est libérale et anticléricale.

* Gebhart (Emile I professeur et écrivain français, né à Nancv en 1839. — Depuis 1900, il a publié : Cloches de .Xoëlet'de Pdqttes (1900); Conteurs florentins (1901); D'Ulysse à Pamirge (1902); un Pape de l'rpoquc df la Renaissance, Jules 7/(1904); /''/orencel 19061. En 1904 l'Académie française a accueilli parmi ses membres cet écrivain érudit et spirituel, historien pénétrant do l'Iialio médiévale ou do la Renaissance, dont il a peint et fait revivre tantôt avec une fine ironie, tantôt avec une indulgente mélancolie, les passions sensuelles et violentes ou les malices populaires aussi bien quo la grâce ariistiquo oa la tendresse mystique.

Gebhart (Bruno', historien allemand, né à Krotoschin :Silésie, en is:,s. Il étudia l'histoire et les lettres à l'université de Breslau, fut nommé professeur dans l'enseignement secondaire à Breslau et à Berlin, directeur de gymnase (Ivcée) et professeur à l'Université. Il a écrit des ouvrages très remanjués sur l'histoire d'Allemagne, parmi lesquels nous citons : les Griefs de la nation allemande ron tre la cour de Rome ( 1 895'i; Adrien de Corneto (1896^:

Galerie des empereurs alli mands, histoire des empereurs allemands par biogrophies, avec des illusirations 1,1894); Histoire de l'Alleinagneau \t\'sicclc 1,1897-1898); Guillaume de Unmholdt r(»"imeAom»ierf'A7(i/ (I89r>-I89'.'), 01 surtout Manuel d'histoirr d'Allemagne, en collaboration avec un grand nombre de savants [HKnO.

««»■>».«...« , •\ 1.^ ij Gcckolopis : a, l'.illc vue

GEGKOLEPIS (jé - ho-le- *

piss) n. m. Genre de reptiles sauriens, de la famille des geckonidés. comptant une seule esj)èco propre à Madagascar et à >'ossi-Bé. (Lo yeckolepis

viaculata est un petit gecko trapu, couvert de ^raodûs (icaïUos imbri(|uôcs, à doigts libres, fortement dilates, avec dos lamelles indivises et des gritïes rtilractilcs. D'un gris sombre, taché de brun en dessus, il est blanchâtre en

dessous.;

Gedalge (André), compositeur français, né à Paris on I85(î. D abord employé do commerce et voyageur en librairie, il ne s'occupa <jue fort tard d'études musicales. Admis au Conservatoire, il obtint on 1«86 le second grand prix do Homo. Il se livra alors à l'enseignement et â. la composition, fut le supplt-ant do Guiraud, puis de Massenet au Conservatoire, où il est devenu professeur, et publia des mélodies vocales. Il a écrit la musique dune pantomime eu quatre actes, le Petit Savoyard, représentée aux Nouveautés en I89I, et celle do Pris au piège, opéra-comiquo on un acte, et do PUœbé, ballet en un acte, représentés à rOpéra-Comiquo en 1895 et 1900. La mémo année il remportait le prix Cressent avec un ouvrage on deux actes, H'-iène. Il a fait exécuter aux concerts Colonne un Poème symphomque (1896), et a publié, outre un Traité de fugue, un recueil de mélodies intitulé les Vaux de Vire, un recueil do préludes et fugues pour piano, etc.

GÈDRE, comm. du départ, des Hautes-Pyrénées, arrond. et à 36 kilom. d"Argelês, sur le gave de Pau, formé à cet endroit par la réunion des gaves do Gavarnio et do Héas ; 800 hab. Gisement do plomb argentifère; fabrication de lainages. Sur le territoire do cette commune so trouve le cirque de Troumouso.

Geet-BETZ, comm. de Belgique {prov. do Brabant [arrond. de Louvain]), sur la Graude-Gecte, tributaire de la Demcr, sons-affluent de l'Escaut par leKupcl; 2.130 hab.

GeffcKEN i,Fi-édéric-Henri), diplomate et pubiicisto allomaud. né à Hambourg en 1830. — Il est mort à Munich en 1896.

*GEFrROY (Gustave), littérateur et crititiue français, né à Paris eu 185G. — Kdm. de Goncourt le désigna dans sou testament comme membre de son a('adémic. Sans cesser do donner à divers journaux des cbroniciues et des nouvelles, G. Gotfroy s'est, depuis 1900 surtout, consacré à la littérature pure et à l'art. Il a publié cinq volumes sur les musées d'IOuropo : la Peinture au Louvre, la Sational Gallery, Versailles, la Hollande et la Belgique, En 1902, a paru dans la collection des artistes célèbres : Rubens; eu 1903, les Bateaux parisiens; en 1901, l'Apprentie, roman, Constantin Guys, l'historien du second Empire, et, en 1905. la Servante. Il a donné à la « Revue Ûuiverselle » dos étudias sur RoUiuat, Whistler, Fantin-Latour ; au . Musée d'art », la Peinture de 1850 à 1900, et aux « Arts », à l'occasion de la mort de Carrière, un important travail sur cet artiste.

Gehrts (Charles), peintre allemand, né à Hambourg on 1853, mort à Endenich. près de Bonn, on 1898. Il étudia la peinture à l'Ecole des beaux-arts de Weimar (I8'ïi-I876), y fut réiôvo principalement de Gussow et d'Albert Baur et. en 1876, suivit ce dernier à Dusseldorf. Il fit surtout des illustrations pour des revues et des journaux, et acquit une grande célébrité par ses dessins humoristiques de gnomes ot de nains. Il a traité comme peintre des sujets historiques : le Banf/uel du margrave Géro (1881); Troubadours dans une famille bourgeoise; le Mariage de Petruchio; le Banquet de Macbeth. Il a illustré le Reineke Fuchx [Maître lienard) de Gœthe, le Tannhâuser de Jules 'W'oUr, les recueils pour les enfants : l'Amour chez les Jeunes et les vieux; Légende de mariage; etc.

A partir de 1890, it décora rentrée du musée do Dusseldorf. — Son frèro JcAN, né à Hambourg en 1825, fut aussi un peintre de valeur.

GEHYRA ijé-i) a. m Genre de reptiles sauriens, de la famille des geckonidés, comptant neuf espèces répandues de Madagascar à l'Australie et au Mexique.

— Enctcl. Les gehyra sont des geckos de taille médiocre, à doigts fortement dilatés et comprimés au bout, munis do griffes. Leur corps est couvert d'écaillés granuleuses, leur pupille est verticale. Toujours blancs en dessous, ils sont bruns rougeâtres ou olivâtres en dessus ; ils vivent surtout dans les forets, sur les arbres. Le gehyra mutilala, long de 10 i 12 centimètres, so trouve dans toutes les régions précitées.

GeiGER (Nicola.s), sculpteur et peintre allemand, né à Laningen en 18 i9. Élève do Knabl et de l'académie do Munich, il débuta par un groupe la Vie, qui fit sensation, et il se vit appelé à décorer les églises de Sigmaringen et do Stuttgart. Ses œuvres les plus connues en sculpture sont : Roméo e* Juliette, les Walkgries, la yaissance du Christ, la statue du Travail (Banque de l'Empire), la Victoire, etc. En 1884, Geiger aborda la peinture décorative. On lui doit dans cet ordre de travaux : l'Harmonie, l'imagination, l'fnspiration (palais des Expositions de Berlin), Promélhée et la Fortune, etc.

Geiger (Guillaume), orientaliste allemand, né à Nuremberg en 1856. Il étudia la philologie classique et orientale à Erlangcn, Bonn et Berlin, se fit habilitera Erlangen, comme « pnvatdoceut «, pour la pliilologie orientale, fut

Erofesseur de gymnase à Neusladt-siir-Iïardt, se fit hailiter de nouveau à Municii, et devint en 1891 professeur ordinaire do linguistique indo-germaniquo à Erlangen. Des voyages d'études le conduisirent en Angleterre (1888) et àCeyian (1895-1896). Il s'est occupé surtout de l'Avesta ot do fa philologie indo-iranienne. Ses principales publications sont : la Version pehlevi du premier chapitre du Vendldâd {un) -, Manuel pour étudier ta langue de l'Avesta (1879); la Civilisation iranienne de Test dans l'antiquité 0882 ; trad. anglaise par Peshotan Sanjânâ,1885); les Dialectes du Pamir, monographie géographique parue dans les Geographische Abhandlungen, do A. Penck (1887); Manuel élémentaire de sanscrit (1888); Etymologie et phonétique du baloutche (1890) ; Etymologie et phonétique aeTafî/nan (1893); Etymologie du cingalais (1898): Ceylan, journal de voyage (1897), etc. 11 dirige avec E. Kuhn la publication du Grundriss der iramschen Philologie (1895 et suiv.).

Gehyra.

GEUERE^yé) n. m. Genre do rutacées, comprenant de petits arbrisseaux australiens, à feuilles alternes, ires voisins des xanthoxyles et des fayara.

Geijerstam (Gustaf AK), écrivain suédois, né à JOnsarbo (Vesunaiilandj en 1858. Etudiant à t'psal, il débuta par des Souvellts (1882) ot devint très vite l'un des plus robustes représentants du naturalisme suédois, inauguré

fiar Strindbcrg. Très laborieux, il défendit dans la presse es nouvelles théories littéraires et publia un grand nombre do volumes : Erik Grane (1885) ; le Pasteur Uallin fI887); la Tête de Méduse (1895j, romans; Satires et rêves 1 1892J, poésies; des pièces paysannes, où il excelle; un drame, Sascha (1896), etc., et des brochures relatives â toutes les questions du temps. F'arti du naturalisme le plus cru, il évolua dans ses derniers livres vers la peinture des crises morales et des sentiments finement nuancés [Bokeu om LiUebror).

Geikie (D' Cunningham), théologien et écrivain anglais, né et mort à Edimbourg (1824-1906). Docteur en ilroit d'Edimbourg ot docteur en théologie, il fut ordonné pasteur en 1848, exerça le ministère au Canada et daus la Nouvelle-Ecosse jusqu'en 1860, se rendit alors en Angleterre, où il s'occupa do travaux littéraires, et à partir de 1876 fut successivement pasteur à Dulwich, à Neuillysur-Scine (1879-1881), à Barnstapic (1883) et à Norwich (1885). En 1890, il se retira à Boumeinouth. Ses travaux théolo^iques sont tenus en grande estime par ses coreligionnaires, et SOS ouvrages sur la topographie de la Terre sainte sont d'une lecture agréable. Citons : Enterinaon LifeilèlO); the Life and Works of Christ (1876); Old Testament Characters (1880); the Promises (1882); the English Reformation (1884) ; the Holy Land and the Bible (1885); Landmarks of Old Testament History (1895); Hours with the Bible (isy-i-lsye); the Vicar and his Friends (1901).

GEIKIELITE {je) n. f. Titanate naturel de magnésium

contenant un peu d'oxyde ferreux.

GETTONOGAMIE {je, mi) n. f. Cas où uno fleur est pollinisée par le pollen d'une fleur voisine située sur la même branche. V. I'ûllimsation.

GÉLANTHE n. f. Techn. Non donné à un vernis à froid, à base de gélatine et de gomme adraganie. * GELÉE n. f. — Encycl. Appareil indicateur des gelées. ].e pagoscope ou appareil indicateur des gelées est un appareil dtl à Bernel-Bourette. et dont le fonctionnement repose sur ce principe qu'une gelée nocturne est d'autant mieux à prévoir que vers le soir de la journée, un peu avant l'heure où le soleil ^

se couche, l'air se trouve être tout ensemble plus froid et plus sec (la vapeur d'eau atmosphérique forme, comme on sait, contre le refroidissement nocturne, et par suite contre les gelées qui en résultent, un véritable écran protecteur).

L'appareil se compose essentiellement de deux thermomètres, l'un A (thermomètre) qui permet de mesurer la température de l'air, et l'autre B (thermomètre mouillé, c'est-à-dire dont le réservoir est entouré d'une mousseline humectée) qui, par la comparaison de la température qu'il indique et de la température du thermomètre A, permet d'a])précier la sécheresse de l'air. Le thermomètre B

^ C£VrifiAP£ ' I !

Appareil indicateur des gcl(?es.

manjucra en effet, de toute évidence, une température d'autant plus basse qu'il cédera plus de chaleur à la mous selinc humectée, mais, cette consommation de chaleur étant principalement réglée par la rapidité d'évaporalion de l'eau de la mousseline, se trouve indirectement réglée par le degré de sécheresse de l'air. Les deux thermomètres sont fixés verticalement à gauche et à droite d'un bâti en zinc fondu, qui porto, à la partie inférieure, un petit réservoir allongé contenant de 1 eau bouillie. A l'aide d'une mèche do coton l'eau du réservoir peut s'élever par capillarité jusqu'à la mousseline du second thermomètre.

Quaud on veut se servir du pagoscope, on le suspend à l'ombre, à 60 centimètres au-dessus du sol, une demi-heure environ avant le coucher du soleil. Ou lit les températures indiquées par le thermomètre sec et le thermomètre mouillé. Cette dernière correspond à un certain chiffre d'une série de numéros, reproduite, d'autre part, en haut du bâti de zinc, suivant un arc de cercle. Vis-à-vis du chiffre qui convient on place l'extrémité d'une aiguille dont le pivot est au milieu du bâti vers sa partie inférieure.

La graduation du thermomètre sec est également reproduite ou plutôt traduite sur l'appareil par une série do lignes horizontales formant tableau. C'est devant ce tîibleau {lui-même subdivisé en trois zones : rouge, jaune et verte) que pivote l'aiguille quand on la déplace.

Celle-ci ayant donc été dispo.sée, comme nous avons dit, vis à-vis du numéro qui convient, on recherche son point d'intersection avec la ligne horizontale correspondant au degré qu'indique le thermomètre soc. Suivant que ce point est situé dans la zone rouge ou dans la zone verte, c'est qu'il y aura, dans le premier cas, ou qu'il n'y aura pas, dans le second, de gelée nocturne. La zone jaune, qui est intermédiaire, correspond au danger de gelée.

GÉLIFIER (SE) [Prend deux i de suite aux deux prcm. pcrs. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Sous nous gélifiions. Que vous gélifiiez] v. pr. Se dît dos cellules qui subissent la gélification. V. ce mot, t. IV.

GeltERKINDEN, bourg de Suisse (cant. de Bâle-Campagno [disir. de Sissaohj\ au confluent de l'Eibach avec l'Ergolz; 2.050 hab. Tissage de rubans de soie.

GeLZER (Henri), philologue et historien allemand, né à Berlin en 1847. Il lut chargé d'un cours d'histoire ancienne à l'université de Bâie en 1872, nommé professeur suppléant à celle de Heidelbcrg en 1873, et professeur titulaire d'histoire ancienne à celle d'Iéna en 1876. H s'est occupé particulièrement de l'histoire byzantine. Citons de lui : Sur les Branchides (1869); Sextus Julius l'Africain et

GEDALGE — GÉNÉALOGIE

la Cliroiiùlorjie byzanline (on deux siîrii'S, 1880 â 1898); Oeorgii Ci/prii detcriplio orbit romani (ISiu, ; Ùontiut de .\apki, vie de lainl Jean le itiiéricordmx, archecéuue d Alexandrie (1893); Jléiumé de Ihitloire de l empire byzantin, pul.lié iJaDs : Uitloire de la lillérature byzantine, de Kruiubacbcr ,2' éd., 1897;; etc.

GÉMIER (FirmiD), acteur fraoçais, né vers 1865. Artiste iun taleijt solide et sûr, il apprit son métier au théâtre Je Bcllcvillc 'l'aris), d'où il passa an Ch&tcau-d'Kau, puis aux BoutTes-du-.Nord. aprè.s quoi il ijt partie de la troupe •Ju Théàlrc-Lilirc d'Antoiuc. où il travailla avec ardeur et établit uno trentaine do rôles. Engagé ensuite à l'Arnkigu, il y créa : Tet (Jaielét de ieicadron, le Tram it» 6, lea Deux Gostes, entra en 1890 à rOdéon.oii il joua : /( Capitaine l'racane. Don Carlos, Dix nng apri's, quitta l'Odéon pour le théâtre .\ntoioe, s'y montra dans:

le Repat du Lion, Ceux nui restent, le Itetour de l'Aigle, le Gendarme est sans pitié, la Nouvelle Idole. Après une très courte apparition au Palais-Kojal, il lut engagé au Gymnase, créa à ce ;

théâtre ; la Poigne, la Bourse ou la vie, le Domaine, les Amants de Sazy, le Prestige, puis, en I90I, ' t •

prit la direction de la Renais- 7

sance. Là, il fit preuve d'activité Gémier.

et monta un grand nombre d'ouvrages, se montrant comme acienr dans : l'EeoUère, la Vie publique, le Voile du bonheur. Dette de famille, Stella, les Perruches, le Crrur a des raisons, etc. N'ayant pas réussi malgré ses efforts, il abandonna la Renâissan, e, rentra à 1 Odéon en 1903, et y créa successivement : la /tabouilleuse, l'Absent, la Divine Emilie et la Déserliuse, puis il devint directeur du théâtre Antoine ( 1906), «pris le départ d'Antoine, nommé directeur de l'Odéon. — Il a épousé A.s'iiRKK Mégard (Marie-Adélaïde-Alexandrine Chamonal, dite), actrice française, née â Saint-Amour (Jura) en 1869. Après avoir joué à Bruxelles, elle débuta, à Paris, au Palais-Koyal dans le Paradis (189S), joua successivement à la Kenaissance, an Gymnase, au Vaudeville, aux Variétés, à l'Odéon, etc. Elle a créé des rôles dans : Georgelte Lemeunier, Education de Prince, les Amants de Sazy, la /tabouilleuse, etc.

Gemmenicb, comm. de Belni<|r.o (prov. de Liège [arrond. de Verviers;), près de la Geule. afOuent de la Meu.se ; 2.300 hab. Carrières de pierre calcaire.

GEMMIPARITÉ n. f. V. GBMMIPABIE,

t. IV.

GENATTUS {j'é-na-tuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, de la famille des dcrmestidés, établi en 1902 pour des formes découvertes dans l'Amérique centrale. (Le type de ces petits dermestes, voisins de nos attagènes, est le genattus œqualis, du Mexique.)

GENDANG-BŒLŒ [Jin-dan-bé-lé) n. m. Instrument de musique

de Su[na- /.«fe^-r^*^ tra, fait »'»^"-^''

d'un mor- Geodany-bteloe.

ceau de

bambou et monté de trois cordes de lianes soatennes par des sillets mobiles.

*GENDARMEWE n. f. — L'organisation et le service de la gendarrrçrie ont été réglementés par le décret du 20 mai 1903, qui la définit : ■ une force instituée ponr veiller à la siireté publique, pour assurer le maintieti de l'ordre et l'exécution des lois. • Son action s'exerce dans toute l'étendue du territoire comme aux armées, et elle est particulièrement destinée à la sûreté des campagnes et des voies de communicaiion (art. 1"). Elle fait partie intégrante de l'armée (art. 2) et prend rang à la droite de toutes les troupes des diverses armes (art. 3). Bien qu'elle soit sous les ordres du ministre de la guerre, elle est, en raison de la nature de ses services, placée dans les attributions des ministres de l'intérieur, de la justice, de la marine et, en ce qui concerne les possessions d'outre-mcr, du ministre des colonies fart. ^).

La gendarmerie est répartie par brigades à cheval, à pied ou mixtes, commandées chacune par un brigadier ou un sous-officier (art. 8). Dans chaque arrondissement administratif ou secliond'arrondissement, le commandement et la direction du service appartiennent à un officier da

trade de capitaine, de lieutenant ou de sous-lieutenant* ans chaque département, à un oflicier du grade de chef d escadron. Plusieurs compagnies forment une légion (art.9).

Le corps de la gendarmerie se compose : !• des légioiis des départcmcnis et do 1 Algérie ; 2' de la gendarmerie coloniale ; 3* de la légion de la garde républicaine (art. 10). La composition do la hiérarchie est déterminée par l'article 11 du décret; le modo de recrutement et les conditions d'admission, par les articles I3 à 18 du titre I", consacré au personnel et dont les dispositions essentielles viennent d'être résumées.

Le titre II précise les devoirs de la gendarmerie envers les ministres de la guerre, do l'intérieur, de la justice, de la marine, des colonies (art. 5t-6r) et ses rapports avec les autorités locales (judiciaires, administratives, militaires) [art. 66-109]. .....

Le titre III est tout entier relatif a la police judiciaire (art 110-H6); le titre IV, au service spécial de la gendarmerie (art. 147-301) ; le titre V, aux devoirs et droits généraux do la gendarmerie dans l'exécution du service (art. 302-323;.

Généalogie de la Morale (la) [Z>ir Généalogie der .Vorai, de Frédéric Nietzsche (1887), trad. franc, «e Henri Albert [1900J. — Ce livre est la continuation de : Par delà le bien et le mal. Il est divisé en trois parties : la première traite de la morale des maîtres et de la morale des esclaves; la seconde étudie le péché et la mauvaise conscience, ainsi ((ue la morale des esclaves aux points de vue historique et psychologique ; la

GÉNESIOLOGIE — GEORGES II

troisième, l'idéal asctf'liqiio. On trouve dans la Généalngie de la morale les idées essenlieltos du oietzchéisme, à savoir la négation de toute morale, l'instauration d'une nouvelle foi, celle en la va!eur absolue do ce cjui est, et par conséquent la négation de tout idéal qui n'est pas celui do la force et do la puissance. I.^ science elle-même (qui conclut à notre ignorance de l'essence des choses) repose sur les mômes bases que l'idéal ascétique : l'une et l'autre supposant un certain atTaiblissemont do l'énergie; dans les di*u.\ ras. c'est lo m^nio ralentissement du rythme des passions, dans l'évolution d'un peuple, dit Nietzsche, les époques où le savant passe au premier plan sont des époques de fatigne, de crépuscule et do déclm. La science moderne est le meilleur auxiliaire de l'idéal ascétique. L'humme a été jusqu'à présont un non-sens. Sa vie sur la terre était sans but. Pourquoi l'homme exîste-t-il? C'était là une question sans réponse; l'idéal ascétique provenait de la constatation de cette ignorance ; une immense lacune environnait l'homme: on no savait pas encore vouloir Ihomme et la terre.

GÉNESIOLOGIE (;f — du pr. fjénésis, génération, et /ciyoï, discours) n. f. Biol. Kiudo descriptive et expérimentale des divers modes évolutifs (A. Giard).

— KNcYrL. Dans le développement ontogénique des individus, il se produit parfois des changements si complets de formes et d'habitudes que les anciennes observations ont pu attribuer à des espèces et à des "onres différents un même individu, suivant la phase embryonnaire à laquelle il était étudié. Ce sont les différents modes de ce polymorphisme évolutif (progénése, néotéuie, pœcilogonie, gônéagéuèse ou génération alternante, etc.), que la génésioloqie se propose d'interpréter en s'inspirant principalemont do la concurrence vitale qui s'établit, au cours du développement, entre les tissus et les organes et même entre les cellules constituant les êttes pluricellulaires.

Genêts, romm. du départ, de la Manche, arrond. et k 10 kilom. (1 Avrauches, à qucl<|ue dislance de la baie du Mout-.Sainl-Micliel; 600 hab. Bains de mer.

GENISTÉINE [nhs) n. f. Matière colorante C" H'" 0% que l'on retire du genêt.

GÉNITORRAGIE [jl; ou GÉNITORRHAGIE (de génital, et du gr. rfiagé, rupture) n. f. Ecoulement sanguin qui provient des organes génitaux de la femme.

— Enctcl. Le sang dans la génitorragie peut provenir de la vulve, du vagin, des trompes ou des ovaires. Mais la source habituelle est l'utérus. Aussi la génîtorragie estelle classée sous le nom de métrorragie.

GÉNITORRHÉE {ré — de génital, ei du gr. rfiein, couler) n. f. K.oulement qui provient des organes génitaux de la femme.

Genlt, comm.de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de MonsJ); 1.200 hab.

♦genouillère n. f. — Méc. Articulation de deux pièces. {On donne souvent à tort ce nom à l'articulation à la Cardan.)

Gensan ou "WonsAN iOuen-san), ville de l'empire de Corée (prov. de Ham-Kyeng), sur la côte orientale de la péninsule (dans sa partie la plus septentrionale et la plus étroite) et la mer du Japon ; n.ooo hab. environ. Port ouvert au commerce japonais en 1880 et au commerce européen en 1883- Aux environs de Gensan, occupé par les Nippons dès le commencement de la guerre russo-japonaise de 1904, ont eu lieu plusieurs engagements entre les belligérants en avril-mai 1904.

* Gentil (Emile), explorateur et administrateur français, né à Briey (Meurthe-et-Moselle) en 1866. — Nommé à son retour du Chari (1901) administrateur et:

chef des colonies, il devint in 1903 commissaire du gouvernement au Congo français. A la suite de l'affaire des administrateurs Gaud et Toqué, accusés d'actes de cruauté vis-à-vis des indigènes, qui suscita l'envoi de la mission Savorguan de Brazza au Congo (1905), Gentil fut accusé d'avoir commis ou laissé commettre différents actes de cruauté à l'égard des indigènes du Congo français, et une commission extra-parlementaire examina à la fois les rapports de la mission Brazza et les charges alléguées contre le gouverneur do la colonie. A la suite do cette enquête, Gentil fut mis hors do cause et retourna dans la colonie pour présider à la mise en vigueur de l'organisation nouvelle du décret du 15 février 190G. On doit à Gentil, outre do nombreuses conférences, la Chute de l'empire Se liabah

GENTIOL (jan-si) n. m. Poudre blanche, C" H" O', fusible à l\i\\ que l'on retire des pétales de la gentiane.

Gentz <"-uiliaiimc-Cliarles). peintre allemand, néà Neuruppin en IH.'î, mort à Horlin en 1890. Il quitta l'université de Berlin, pour s'adonner à la peinture. Elève de Kla'ber à Berlin, il alla étudier ensuite à Anvers, puis à Paris. Entre isiG et 1852, il fréquenta les ateliers de Gloyro et de Couture. A partir de 18*7, il se mit à voyager vers les pays du soleil. ])e ce moment date sa vraie vocation. Gentz est un des rares orientalistes de l'Allemagne. Bien qu'il ait traité un certain nombre do sujets religieux ite Iffpaschez Simon /*• Pharisien, etc.), il resté essentiellement un peintre do sites, de scènes et surtout do types orientaux. Le souci do l'ethnographie est fortement marqué dans ses toiles. Quant .i son coloris, il est plus violent, plus cru que chez les orientalistes français. Gentz sépnt de l'Espagne, du Maroc et de l'Egypto, où il retourna jusqu'à cinq fois. 11 s'éprit également du désert et do ses caravanes, qu'il a fréquemment représentées : J ri^re de la oiravane de La Mecque, /{encontre de deux caravanes dan» le désert, etc. A partir do 1870, commence

GenUI.

une Série de toiles intéressantes, les plus caractéristiques desonœuvro : Soir sur le Ail, Conteur de If'gendcs au Caire, léte dea morts au CaiW (1871); Charmeur de serpents, etc. t,n 1873. I fit lo voyage do Palestine, et y rassembla les éléments do son grand tableau : Entrée du Kvonprins alle-

mand à Jérusalem en f8ù9, tableau qui fut exposé en 1876, et qui, depuis lors, a pris place dans la Galerie Nationale de Berlin. Il fît ensuite une quantité de tableaux de genre, tirés de son ancien fonds oriental : Bazar à Alger (1879); Allée de Sphinx dans ta Thébaide imusée de Siettin); Lecture du Coran dans la grotte de Jérémie; Fête au cimetière Juif d'Atyer {iSSl, musée de Leipzig\ etc. En 1889, il fil un dernier voyage à Tunis et à Tripoli, mais sa santé était déjà atteinte, et il ne survécut que peu de mois. On lui duit une illustration originale du célÔDro ouvrage d'Ehors sur l'Egypte.

Genua n. f. Planète télcscopique n» 485, découverte en

lOoi \>av Carncra.

Genval, comm. de Belgique fprov.de Brabant [arrond. de Nivellesj). sur la Lasne, affluent de la Dyle (bassin de l'Escaut); 1.800 hab. Fabriques do tissus.

GÉOANTICLINAL, ALE AUX adj. Syn. de ANTICLINAL (v, ce nioi au t. I . — N. m. : L'n gêoanticlinal.

GÉOBIOLOGIE 71 — du gr. gé, terre, bios, vie, et logos,

discours) n. f. Science qui s'occupe des rapports de l'évolution cosmique géologique de la planète avec les conditions d'origine, de composition physico-chimique et d'évolution de la matière vivante et' des organismes qu'elle constitue. (Son idée directrice [Vignoli] est que la vie organique est une fonction naturelle du globe terrestre, provoquée et exercée par des facteurs internes et cosmiques superficiels.)

GÉOBIOS {oss — du gr. gê, terre, et bios, vie) n. m Ensemble des organismes terrestres (Haeckel).

*GEOFrROY SaiNT-HILAIRE /Etienne), naturaliste français, né à Etampes en 1772, mort à Paris en 184 i. — Outre les ouvrages déjà cités de cet auteur, nous indiquerons ses Lettres écrites d'Egypte, recueillies et publiés par le D' Hamy (1901). Les lettres réunies dans ce volume, écrites pour la plupart par E. Geoffroy Saint-Hilaire aux professeurs du Muséum et à sa famille", donnent d'intéressants détails sur l'histoire de l'expédition d'Egypte, mais elles contiennent surtout, racontée jour par jour, l'histoire de la commission des sciences et celle de l'Institut d'Egypte. Bien qu'on n'y trouve pas les lettres relatives au voyage de la commission dans la haute Egypte, cette publication fournit une importante contribution à l'histoire des travaux des savants français en Eg.\pte.

GÉOGALE (Jé-o) n. m.

Genre de mammifères insectivores, de la famille des potamogalidés, comptant une seule espèce propre à Madagascar.! Le Géogalc.

geogale aurita est un animal aquatique, de taille médiocre, ayant les mœurs des desmans; il vil au bord des cours d'eau, dans l'ouest de l'ile.)

*GÉOMÉTRIE n. f.— Géométrie non euclidienne, Système géométrique édifié en dehors du postulation d'Euclide.

— Encycl. Depuis longtemps on a cherché a démontrer le fameux axiome posé par Euclide, il y a deux mille ans, à savoir : par un point on ne peut'mener qu'une parallèle à une droite donnée. Ces tentatives demeurèrent infructueuses jusqu'à la fin du xvin* siècle. A cette époque un jésuite italien, Saccheri, essaya de fonder un corps de doctrine géométrique reposant sur un principe différent du célèbre /)t>«^i(/a/!(»f ; puis, au commencement du XIX* siècle, le Russe Lobatschevsltyet le Hongrois Jean Bolyai aperçurent, à peu près en même temps, l'impossibilité de cette démonstration. A la base de son sy.stème, Lobatschevsky pose l'axiome suivant : par un point on peut mener plusieurs parallèles à une droite donnée. Ensuite, tout en conservant les autres axiomes primordiaux de la géométrie ancienne, il en tire une série de conclusions qui, s'enchaiiiant dune façon logique et sans aucune contradiction , constituent une des premières iféomélries n<m euclidiennes qu'on ait édifiées. Naturellement les théorèmes lobatschevskiens diffèrent de ceux auxquels nous sommes habitués. Citons-en un exemple: La somme des angles d'un triangle est toujours plus petite que deux droits, et la différence entre cette somme et deux droits vaj'ie proportionnellement à la surface du triangle.

Toutefois Lobatschevsky, pas plus que Bolyai, n'avait épuisé le sujet, et Riemann, en 1867 , ouvrit d'e nouveaux liorizons en considérant l'espace comme sphérique. Le principe fondamental de cette antre géométrie non euclidienne s'énonce : La droite est une ligne finie rentrant en elle-même, et les propositions qu'elle renferme diffèrent, bien entendu, de cefles de Lobatschevsky et d'Euclide. Prenons lo théorème correspondant à l'exemple do tout à l'heure. Il devient dans la géométrie de Riemann : La somme des angles d'un triangle est plus grande que deux droits.

Dautre part, Boltrami (mort à Rome en 1900) ramena la géométrie non euclidienne à doux dimensions à n'être plus qu'une branche do la géométrie ordinaire. 'Voici ré-

sumées les considérations qu'il développa dans une suite de mémorables travaux. Supposons (lu'une figure quelconque soit tracée sur une toile flexinle et inextensible

appliquée sur une surface de manière que quand la toile se délorme les différentes lignes do cette figure changent d'aspect, leur longueur restant la même. La Uexihilité et l'inextensibilité emp/^cheront en général cette figure de so déplacer sans quitter la surface, à moins qu'on n'ait affaire aux surfaces d courbure constante. Mais celles-ci sont de deux espèces : les unes sont (i courbure positive et se déforment do cette manière on s'appliquant sur une sphère (géométrie do Riemann); les autressont ù coitrôtire négative (géométrie lobatschevskionne).

Enfin Sophus Lie, en cherchant à réduire au minimum les axiomes dont on se sert implicitement dans les démonstrations mathématiques habituelles, a démontré que lo nombre des géométnos est limité si on porte les prémisses suivantes : 1" L'espace a n dimensions ; i* te mow'pnient d'une figure invariable est possible; 3* pour dét-nnincr le mouvement de cette figure dans l'espace il faut p conditions.

Do tout ceci on no doit pas conclure à l'inexactitude de la science fondée par Eucfido. Comme l'a magistralement dit H. Poincaré, « une géométrie ne saurait être plus traie qu'une autre : elle est seulement plus ou moins commode «. Simple et en parfaite harmonie avec les pro-

Henry George-

priétés des corps solides qui nous environnent, nous n'aurions aucun intérct à abandonner la géométrie euclidienne, même si les astronomes de l'avenir parvenaient à démontrer que l'espace physique de notre expérience est C(dui de Lobatschevsky.

OÉONÉMIE(nii — du gr. pê, terre, el «^m^rn. habiter) n. f. Biol. Etude de la distribution géographique des organismes.

— E.NCVCL. V. FLORK, Cl FAf NR aU t. IV.

GÉOPHILE n. f. Genre de rubiacées-cofféées, tribu des psycliotriées, comprenant des herbes propres aux régions tropicales, et dont le port rappelle celui de nos violettes. (Leurs caractères les placent tout à fait au voisinage des uragnga ou cephœlis. Les espèces les plus répandues sont la géophile herbacée [Amérique, Asie, Iles ou Pacifique] et la géophile involucellée lA(n(]ue]).

GÉOPHILIE [K — du gr. gé. terre, et philos, ami) n. f. Nom proj)Osé par Areschoug pour le mode de développement de certains végétaux dits « géophytes », dont les pousses se développent plus ou moins dans la terre (parisette, fougère aigle, etc.).

^George fHeory\ publicîste et homme politique américain, né à Philadelphie en 1839, mort à New- York en isyg. — Successivement typographe, journaliste, éditeur et propriétaire du -. Post » on I8G9 à Sao-Francisco, il fut délégué en 1872 à la convention de Baltimore, qui désigna Greeley comme candidat à l'élection présidentielle.En 1879, Henry George fit paraître quelque temps le «State» en Californie, puis publia son livre Progrès et pauvreté.

trad. par Lemonnier (18871, qui obtint un succès considérable. Lauteur s'élève contre la plus-value du sol obtenue •< sans remuer le doigt, ni ajouter un iota à la richesse générale " ; il veut la supprimer, tout en réduisant an minimum les rouages de la machine gouvernementale et en dérangeant le moins possible les habitudes des gens, par un impôt sur la propriété foncière qui absorbera au fur et à mesure la plus-value au profit de l'Etat.

L'ouvrage eut un vif succès, et l'auteur vint développer sa thèse, en Angleterre, dans de nombreuses conférences. En 1884, il publia les Social Problems (188l)i dans lesquels tl soutint la même théorie et combattit le protectionnisme douanier, mais avec plus de mesure. En 1886, dans Protection et Libre-échange (1886; trad. par L. Vossion), il exposa ses griefs contre le protectionnisme avec une verve et un talent remarquables.

George (Stefan), écrivain et poète allemand, né à Bingen ( Hesse-Rhénane ) en 1868. Il fit ses études à Mayence et à Bonn, entreprit ensuite de longs voyages en Europe, étudia les lettres et les arts aux universités de Paris, Munich et Berlin, se mit à la tête de quelques écrivains, fonda avec eux une maison d'édition et une revue : Pages pour l'art, commença la lutte contre le naturalisme en poésie et créa une nouvelle école dans la littérature allemande, se rapprochant du symbolisme. Ses poésies sont remarquables par la profondeur et la variété des sentiments exprimés et par 1 originalité de la forme. Ses principaux ouvrages sont: Hymnes (1890) ; Pèlerinages (1891); Algabal (1892); les Livres des bucoliques et des poésies précieuses, des légendes, des chants et des Jardins suspendus {\&9i) ; l'An7iée de l'âme (i897);/e Tapis de la vie elles Chansons du songe et de la mort, avec un prélude (1899); la Fille {\9oi) ; Journées et nc/ions (1903). II a publié, en collaboration avec Wolfskehl, une collection d'ouvrages : Poésie allemande, oh ont paru ; Jean Paul. Un Journal pour ses admirateurs (1900); Gœthe (1901); le Siècle de Gœthe (1902\ II a publié une traduction des Fleurs du mal, de Baudelaire (1901).

Georges I*' (Frédéric-Auguste), roi de Saxe, né et mort à Pilnitz. près Dresde (1832-1904). Fils cadet du roi Jean de Saxe et de la princesse Amélie de Bavière, il ne monta sur le trône qu'en 1902, succédant à son frère Albert, mort sans enfant. Mais il avait déjà longuement brillé dans la carrière des armes et s'était surtout distingué dans la guerre franco-allemande {1870-1871). à Saint-Privat, à Sedan, à Champigny. En 1S88, il fut nommé feld-maréchal par Guillaume II. Pendant son court règne, il accentua la politiijue réactionnaire contre le socialisme. La fin de son existence fut surtout attristée parla fuite de sa belle-fille, la princesse Louise, femme du prince héritier, qui, en 1902, abandonna son mari et ses enfants pour suivre le précepteur de ces derniers, nomme Giron.

Georges n, duc de Sa.Tc-Moininn:en. né en 1826 à Meiningen, fils du duc Bernard et de la princesse Marie de llesse-Casscl. II développa ses goûts littéraires et artistiques, étudia à l'université de Bonn, entra dans le régiment des cuirassiers de la garde royale prussienne à Berlin et y servit iusqu'au grade de commandfant. En 1850, il épousa la princesse Charlotte, fille du prince Albert de Prusse, se retira à Meiningen et s'adonna à lé- , tudo des lettres et des art-i •* Son père abdiqua en septi' bre 1866 après la victoire la Prusse à Sadova et il .!. vint duc. Il soutint énergiquement la Prusse pendant la formatiun de l'unité allemande, fit entrer les troupes do son duché dans l'armée prussienne, fut nonmié général on 18G8 el prit part à la guerre franco-allemande. Dans ses Etats, il développa surtout les institutions artistiques et réunit une troupe remaniuahle d'artistes dramatiques, connue sous lo nom do .veininger, qui excellait dans la

Gcoritcs IL

Georges de Grèce.

rcpri-seiitation du drame classique et acquit vite une grande ccl6ljril6. — Georges II s'est mariô trois fois ; il a épousé : 1» en iôiO, la princesse Charlotte de Prusse, née en 1831, morte en I85ô ; 2" en 1858, la princesse Féodora do Hohcnlohe-Langcnbour(', nrc en 1839, morte en 1872; S' morganatiqucnient en luTs, Ilélcne Franz, née en 1839 à Naumbourg, créée en 1873 cointesso do Iluldbourg. Il a eu quatre enfants : Pdupremifrlil, le prince héritier Bernard (v. co nom), né en 1851 à Melningcn ; la princesse Mario- Elisabeth, née à Meiningen en 1853; 2' du deuxième lit, le prince Krnest, né à Meiningen en 18^9, qui éjiousa en 1892 morgauatiqueraent Catherine Jonscn, créée baronne do Saalteld ; le prmco Frédéric, né à MeintngOD en 18G1, colonel dans l'armée prussienne, qui épousa, eu 1889, la comtesse Adélaïde do Ltppc*Biesierfeld et ou a eu six enfants.

Georges de Prusse rprince), né -X DusscIUorf on 1826, mort à Berlin en rJù2. Fils du prince Frédéric, il devint ;;énéral do cavalerie et ne joua à co litre qu'un rôle effacé; mais il cultiva les lettres et, sous le pseudonyme de Gkoroks Conrad, publia des tragédies et dos drames dont quelques uns ont été représentés. Nous citerons, entre autres : Phèdre, Médée, Ciéupàtre, Loreley, Rudel et Méltsandi', la Marquise de Brinvdlifrs, otc.

Georges de Grèce, prince hellène, haut commissaire en Crète, né à Corfou en 1869. Second fils du roi do Grèce, Georges !•', et de la reine Olga. Après avoir suivi les cours do l'Ecole navale du Pirée, il alla compléter son instruction navale on Danemark, oii il devint lieutenant do vaisseau. Kentrô en Grèce, ■il fut nommé chef do la défense sous-marine du royaume avec le grade de capitaine de frégate et s'attacha à pL-rfectionner ce service. Pondant la guerre avec la Turquie, en 1897, il commanda une llotto de torpilleurs attachée â. l'escadre do l'Est ; on reprocha à cette flotte son inaction et on ût un procès au Commodore Sachiouris qui la commandait, et comme une partie des reproches s'adrossuicnl au prince Georges, celui-ci lit une déposition qui non seulement le justifiait, mais encoro dénotait une grande expérience do l'art naval. Il fut nommé on 1898 haut commissaire des puissances en Crèie pour trois ans ; la veille, sud père l'avait promu amiral. Ses pouvoirs lui furent ronouveléson 1901 et 1904. Il s'est rendu populaire par ses manières simples et la franchise de son caractère. Do grande taille et d'une force Sou commune, il s'est plusieurs fois signalé par des actes e courage. En iftyi, accompagnant le tsarévitch Nicolas (depuis Nicolas II) au cours do son voyage on extrême Orient, il lui sauva la vie en détournant le coup de sabre que lui portait un fanatique et il assomma l'agresseur avec sa canne. Peu de temps après, il se jeta à l'eau pour sauver un marin grec, au Piréo, etc.

Georges fAlexandrovitch), grand-duo de Russie, né à Tsarskoiè-Selo en 1871, mort à Abbas-Touman, en Transcaucaste, en 1889. Second fils do l'empereur Akwandre III ot de l'impératrice Marie-Féodorovna, il était d'un tempérament délicat et frêle et, au cours d'un voyage qu'il fit avec son frère Nicolas, il ressentit les premières atteintes do la phtisie; à partir do ce jour, il dut passer tous ses hivers sous des climats tempérés. Quand, à la mort de son père, son frère aîné Nicolas monta sur le trône de Uussie, eu 1894, le grand-duc Georges devint l'héritier présomptif avec le titre do tsarévitch. Mais il renonça au droit do régner pour épouser morganatiquement la princesse Orkowska, qu'il avait rencontrée pendant un séjour en Crimée. Trois enfants naquirent de cette union. Le grand-duc Georges succomba en 18S9 au mal qui le minait depuis longtemps.

Georges (Charles-Ernest\ lexicographe allemand, né et mort à Gotha (1806-1895). Il fît ses études d'abord sous la direction du lexicographe Kraft, puis il suivit les cours des universités de Gœltinguo et de Leipzig, et enseigna quelque temps au Real Gy mnasium de Gotha. Il se consacra ensuite exclusivement à ses travaux personnels. Il a revu le Dictionnaire latin-allemand do Sclieller, à partir de la 7' édition (1828, d'abord en collaboration avec Liinemann) jusqu'à la 10' (I8i8), dont il fît un ouvraf^o complètement nouveau (1879-1880). très estimé des latinistes. On lui doit aussi un bon Dictionnaire manuel allemand-labn. Outre ces deux grands dictionnaires, il a publié : Petit Dictionnaire manuel latin-ttllrmaiid et allemand-latin ; Dictionnaire scolaire latin-allemand et allemand-latin avec un Dictionnaire des ïioms propres ; uno refonte du Petit Dictionnaire ëtijmolngique latin de Scholler; Trésor de la latinité classique (continué par Mùhlmann) ; Lexique des formes latines; otc. Les travaux de Georges occupent une place importante dans l'histoire de ta lexicographie latine.

Georges (Ale.xandre), compositeur français, né à Arras en 18,=iO. Elève de l'école de musique classique (école Niedermeyer), il y obtint les premiers prix de piano, d'orgue et de composition. Il est devenu professeur d'harmonie de cette école, et organiste de léglise Saint-Vincent do Paul (Paris). Il s'est fait connaître d'abord en publiant un certain nombre de mélodies détachées et un recueil de mélodies en collaboration musicale avec le comte d'Osmoy, et plus tard deux autres recueils, les Chansons de Mîark-a (sur les vers de Jean Richepin), dont le succès fut grand, et les Chansons de LeUah. Désireux de se produire au théâtre, il écrivit d'abord une musique de scène et des chœurs pour deux drames de ViUîers de l'Isle- Adam, le Noui:eau Monde (th. des Nations, 1883), et Axel (Odéon, 1894), ainsi que pour .4/ee5(p, drame (Odéon, I89i). Il a fait ensuite les opéras : Poèmes d'amour, 3actes(1892) ; Chemin de croix, drame sacré en 3 actes (1896); Charlotte Cordaii, 3 actes (1901); Miarka, 5 actes (1906). Ce dernier était ïa mise en action du roman de Richepiu, dont le compositeur avait mis en musique les chansons, qui trouvaient leur place dans cet ouvrage. On connaît encore d'Alexandre Georges: le Printemps, opéra-coniique en un acte, et Myrrha^ <- saynète romaine » en un acte. Enfin,

SUPPL

Saint Georges, d'après l-rémict.

il est l'auteur d'un oratorio on trois parties, Xotre-Dame de Lourdes, exécuté avec succès eu lyoo.

Georges (saint), groupe do Frémiot (musée du Luxembourg, 1891).

— Le héros, a cheval, revêtu d'un harnais du XIV* siècle, est arc- boulé sur SOS étriers, et lient cloué au sol un dragon que sa lance vient de traverser do part en part. Tout, dans co beau groupe, affirme los qualités ordinaires du maître :1a hardiesse réfléchie des meuvements,rexactiludc pittoresque des reconstitutions archéologi(|ues, le m é l a n g o d'imagination et de science anatomique, qui donne au monstre inventé de toutes pièces un caractère intense de vio. Une réplique de ce groupe, de dimensions monumentales, orne le vestibule d entrée au Petit Palais.

Georgevztch (MikaJ, homme politique serbe, né vers 1853, mort à Belgrade en 1901. Il fut ministre dans les cabinets Grouitch et Pachitch ^ 1890-1892), et dans les cabinets Christitch (1894-1895) et Simitch (1896-1897). Ministre plénipotentiaire à Paris en 1893, il fut grièvement blessé par un anarchiste. Il vivait dans la retraite depuis le procès sur l'aitentat du roi Milan.

GÉOSAURIENS [ï<î-ri-(n) n. m. pi. Nom qui a été employé quelquefois pour désigner, parmi les classes des reptiles, les animaux qui vivent sur la terre, par opposition à ceux qui vivent dans l'oau. — Un gbosaurien.

GÉOSYNCLINAL, ALE, AUX adj. Syn. do SYNCLINAL.

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